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EscapadeS

Florilège de dégustation Part II : Les Rouges

24 Décembre 2007, 10:56am

Publié par Docadn

Suite et fin du florilège avec les rouges dégustés ces derniers mois . Même système de "notation" que pour les blancs...
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Cairanne "Réserve des seigneurs" 2004
Domaine de l'Oratoire St Martin :
Une robe rubis pour un nez levuré et typé de grenache. On nage dans une écurie négligée avec des notes de réductions, de marc de café et un soupcon de noix de muscade. Le vin se révèle riche en bouche avec beaucoup de mache, épicé et un tantinet sucré. La finale est relativement courte. Peu d'émotion J'en attendais plus. (**)

Touraine 2006
Domaine de la Charmoise : robe violacée intense au nez c'est la groseille qui déboule suivie de l''artichaut, du silex et un boisé marqué. On renifle même un  caractère "acidulé".En bouche c'est surtout le végétal qui s'exprime. Malgré une matière plutôt dynamique, le "vert" écrase le reste. L'ensemble est cohérent et assez doux. Dommage (**)

Côteaux d'Aix-
Domaine des Béates 1999 : Robe évoluée intense avec une nez de bois humide et de sous bois (ca m'a fait penser à un Margaux sur le coup), de champignons, du végétal bref un vieux bordeaux. En bouche le vin se révèle simpliste, la matière est moyenne, peu de longueur. Il reste agréable avec une belle acidité. Bien fait pour à peine 7 euros. (***)

Afrique du Sud -
Pinotage 2004 -Western Cape - Domaine Spier : robe violacée à rubis d'intensité moyenne et un nez d'une "pureté" rare (en fait c'est net, ca dépasse pas). Petits fruits noirs, notes de caramel, ca sent presque les Landes tellement c'est boisé, et bizarrement un nez de Syrah alorq qu'il n'y en a pas une goutte (Pinot noir + Cinsault = Pinotage). En bouche pas mal de matière, c'est la prune qui ressort du lot, avec un caractère solaire et épicé jusque dans la rétro. L'ensemble est cohérent. (***)
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Fiefs Vendéens -
Domaine St Nicolas - Le Poiré 2003 : Robe intense rubis avec une belle expression de fruits noirs, de figue, de réglisse intense ( on dirait encore une Syrah , je sais je fais une fixette sur ce cépage) et de vanille. En bouche une amertume marquée (à la 1ere gorgée) et des tannins rugueux. Les autres gorgées seront plus agréables révélant un vin plus harmonieux et unitaire. Le boisé reste important. (**)

Pic St Loup -
Domaine de l'Hortus - Bergerie de l'Hortus 2003 : Robe intense au relents de fruits rouges, de violette et de réglisse. Des notes de réductions et un caractère alcooleux. On retrouve une matière de consistance et de longueur moyennes en bouche ainsi qu'une sucrosité qui laisse transpirer le millésime. (**)

Costières de Nîmes -
Domaine de Campagnol - Gourmandise 2005 : Robe intense sur les fruits noirs, le pruneau, le pain grillé. Un caractère herbacé et sudiste viennent complêter le tableau nasal. En bouche l'attaque est douce puis épicée. La longueur est quasi nulle mais c'est agréable et frais. (***)

VDP de l'Hérault -
Domaine de Clairac - Renaissance 2000 : une syrah 100% d'un domaine bio que j'aime bien. Robe évoluée intense au nez forestier (pour arrêter de dire boisé), puis de l'olive, mélée au pruneau,la violette, le sous bois et le champignon . J'ai du mal à y voir une Syrah. Le nez n'est pas typique. J'attend. Il s'ouvre enfin pour me laisser gouter un vin plein, rond au grain serré, à l'acidité relevée mais excellente. J'aime beaucoup. (****).

VDP des Côtes Catalanes -
Calvet Thunevin - Constance 2004 : robe intense, nez marqué par des notes de réductions, de fruits rouges, de prune, de figue, de poivron vert, d'olive, de pierre chaude, de beurre rance et l'alcool (cela fait bordelais et solaire).En bouche, l'attaque se fait douce, la matière est très conséquente, il y a de la mache, finale un tantinet chaude. (**)

Givry 1er cru - Domaine Joblot - Clos de la servoisine 2005 : Robe d'intensité moyenne. Nez sur la framboise et la fraise, une pointe de vanille, le poivre blanc, un poil herbacé. En bouche c'est d'une fraîcheur, on croque des petits fruits rouges, c'est droit, net (avec une très très fine amertume de fin de gueule). J'adore (****)


Côtes du Rhône -
Domaine Richaud - Les Garrigues 2005 : Robe violacée intense. Nez "profond" sudiste (avec un poil d'alcool) sur la figue, l'olive, les fruits noirs, l'humus, la réglisse et la terre chaude. En bouche la matière est pleine, ronde, droite, sans creux d'une jolie longueur, finale sur les épices et sans la chaleur alcoolique. mamita que c'est bon (****)

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VDP de la Principauté d'Orange -
Domaine de la Janasse - Terre de Bussiere 2005 : Robe violacée intense, nez sur le cassis, le caramel et le pain grillé (pour pas dire boisé), typé sud. En bouche le vin est dense, ramassé, droit et sans aspérité. Une belle acidité, de la "mache", c'est gras c'est bon (***)
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Barbera d'Asti - Enrico Sérafino 2003
: robe pourpre intense, nez "profond" sur les fruits noirs, le poivron, les épices accompagnés de fortes effluves de vernis, peinture et de bois. C'est typé cabernet. En bouche c'est banal, sur le poivron, finale alcooleuse courte sur l'amertume. (*)


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Maroc - Côteaux de l'Atlas  2002 - Celliers de Meknès : Robe rubis, nez intense de cassis, le poivron, le cêdre et une vanille limite insoutenable. C'est boisé comme le parc des Ecrins. Une fois les lêvres franchies, du sucre et une avalanche de chêne, on devine difficilement le fruit. Un grand vin pour termites (*)

VDP Collines Rhodaniennes -
Domaine les Bruyeres - (S) vin des Monestiers  2006 : Une Syrah bio élaborée par David Reynaud. Des notes d'olives noires saumurées, de beurre rance, de sang de boeuf et de pierre mouillée. Un acidulé sympa (qui pourrait le faire passer pour un blanc en dégust "total aveugle") qui laisse place a une amertume et un alcool dominants. C'est simpliste, la matière est  fluette, la fin de bouche est marquée par des notes de grenade sympa. Dommage (*)
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Lirac - Domaine de la Mordorée - la Dame Rousse 2005 : robe violacée intense, nez sur les fruits rouges et le menthol. Un coté végétal qui le mettrait coté "Bordeaux pas mûr". Un vin ferme aux tannins assez durs. Il s'avère plein, dense, avec un léger perlant. Une fin de bouche sur la prune avec une astringeance marquée. Plutôt austère (comme un bordeaux jeune), d'autres diraient "fermé". Et pourtant il en a sous la semelle (**)

VDP des côtes du Brian- Domaine du Gabelous - Cuvée Plaisir 2005
: une cuvée à base de carignan, syrah et grenache à la robe pourpre intense sur des notes de fraise, de menthol, d'humus et de caramel. Une bonne attaque laissant place à un vin velouté, épicé, plein le tout porté par une très jolie acidité, bouche sur le pruneau... Une vraie cuvée Plaisir (***)

Côtes du Rhône - Domaine de la Réméjeanne - Les Genevriers 2005 : des notes de pruneau et de fruits noirs ouvre ce vin à la teinte sombre. des effluves de caramel au lait succèdent à un boisé évanescent. L'attaque en bouche est d'une douceur envoutante, c'est velouté, sphérique, droit, une pointe d'alcool mais pas trop pour finir sur un pruneau plein et savoureux. Matière superbe... (****)

Lalande de Pomerol - Château Moulin à Vent 1997 : robe évoluée tuilée sur les fruits noirs fugaces puis mon légume favori : le poivron. le nez ne serait pas complet sans signaler les notes de boisé et de fumée. La matière est moyenne, plutôt agréable, soyeuse, une acidité encore vive pour une longueur moyenne. (**)

Ribera Del Duero - Protos - Roble 2005 : un vin fort boisé au nez et typé sud (trempranillo) sur des notes de cerise et de vanille entêtante, les 5 mois de barriques signalés sur l'étiquette sont bien là !! le vin présente une acidité vive, il reste court en bouche et la finale et un poil alcooleuse (**)

Maroc -  S de Siroua (syrah présumée de 2004) : robe tuilée evoluée un boisé ostensible et des notes d'olives noires puissantes. La matière se révèle fluette avec une finale sur les fruits à l'eau de vie. J'avais bien aimé ce vin bu sur place il y a 2 ans mais là y'avait plus l'ambiance !! (**)

Maroc - Guerrouane - Domaine de Sahari 2004 : robe pourpre intense. Le nez présente de fortes notes de réductions, un boisé excessif et des notes de poivron soutenues. En bouche, c'est sucré, boisé et brulé (*)

St Joseph - Cheze - cuvée Ro Rée 2005 : pour l'avoir confondu avec la cuvée en blanc je l'ai mis 3h00 au frigo, donc c'est foutu. Je le regoute le lendemain a température "normale". Le nez fait  "très combustible a cheminée" (c'est plus long a dire que bois mais bon ca change), pain grillé et vanille en force. L'attaque est souple, le fruit déboule vite, une grosse matière, la longueur est moyenne. Un nez nul mais une bouche savoureuse, c'est ce qui compte non !! (***)

Gevrey Chambertin 2005 - Sylvie Esmonin : robe violacée d'intensité moyenne. Le nez peu expressif au départ est "aérien" sur les fruits rouges. En bouche le vin se présente tout en finesse, soyeux, toujours aérien, sur la cerise, de longueur moyenne, aucune aspérité, ca "glisse"... (****)

Et dire qu'il y a eu les vins de noël entre temps !!

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Florilège de dégustation : Part I : Les Blancs

15 Décembre 2007, 16:59pm

Publié par Docadn

Il est vrai que ces derniers mois mes dégustations bacchiques n'ont guère eu de place sur ce carnet virtuel.  Mais je n'ai pour autant pas cesser de tremper mes lèvres dans moult verres et rempli plus ou moins consciencieusement mon carnet d'impression...
Voiçi donc pêle mêle le florilège des mes tribulations buccales (merci de ne pas interpréter au 8 ème degré cette expression certes osée mais juste). Et comme dans une dégust "classique" place tout d'abord aux blancs.Pour la 1ere fois je vais m'oser au délicat exercice de la notation. Je choisi celui du type *, car donner des notes au quart de point près m'a toujours épaté (pour ne pas dire exaspéré) donc voiçi mon barème :

*: bof , t'as rien d'autre dans ta cave...
** : Moyen, c'est bien parce que j'ai soif et que je ne veux pas te laisser boire seul(e)...
*** : Bon, j'aime beaucoup, donne m'en donc encore une goutte pendant qu'il en reste
**** : Excellent, j'adore, que personne d'autre ne touche cette bouteille

Champagne Perrier Jouët : bulles fines,un nez sur la pomme cuite, le jasmin et les fruits jaunes, une pointe végétale. En bouche, une attaque vive, les bulles confirment la finesse observées, c'est relativement gras,un poil levuré . Une fine amertume de fin de bouche pas trop génante. C'est un bon BSA. (***)

Alsace Riesling Fronholz 2001 Ostertag : jolie robe or, etonnant nez de chenin puis les hydrocarbures et le curry (épices indiennes). Une note sucrée. En bouche , c'est la cata, hormis le caractère sec, c'est dilué,sans âme. Un Riesling plus que banal. Ma déception est grande face au beau souvenir que m'avait laissé ce domaine lors des REVEVIN 2006. Donc vraiment pas terros et pas donné.(*)

Champagne Rose de Jeanne
cuvée les Ursules : robe très légèrement saumonée (c'est une cuvée 100% blancs de noir), des notes de melon, pêche et de fleurs blanches et de craie. Et mine de rien ça pinote. Et bouche, c'est droit net, vineux à souhait, gras (le doit on au dosage ??). C'était la dernière de mes 2 bouteilles. Une cuvé confidentielle et rare (sou)tirée à 3500 exemplaires et qui ne l'est pas moins (exemplaire). Un très beau champagne. (****)

Anjou Gains de Maligné 2005  : une robe voilée jaune citron au reflets verts. Un nez sur le miel, la pomme mûre la poire (non on ne fredonne pas du Sacha Distel) et le melon et l'acacia. Des notes très chenin (pour moi) de vernis puis quelques notes boisées. En bouche le vin se montre vif, dynamique, épicé. Un léger perlant, très typé chenin avec un caractère "champenois dégazé" (et dégusté très loin dans le temps du champagne précédent). J'aime toujours. (***)

Allez voilà donc une tite photo pour une étiquette sympathique.

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Australie - Tisdall Winery - Goulburn Valley - Hoo Roo Creek
: Un chardonnay au nez d'amandes, de fruits jaunes et de pierre à fusil. En bouche la matière se révèle moyenne, perlante avec un caractère hésitant entre le fruit et le végétal. Pas de quoi casser 5 pattes à un kangourou mais voilà. (**)

Espagne Rias Baixas 2001 (Albarino)
: Robe jaune citron, nez sur le bonbon anglais, la pomme, l'amande le silex. Puis des notes pétrolées et un boisé marqué. Cela me semble typé sauvignon puis alsacien... Bref je suis perdu.Mes papilles analysent un vin gras,un peu de sucre résiduel, un léger perlant et des saveurs de pomme verte. 24h00 plus tard il veut se faire passer pour un alsacien. (**)

Saumur Brut - Eclat - Ladubay (chenin + chardonnay) : robe jaune citron sur un nez de pomme cuite, la brioche, le pain grillé (ca fait chardonnay très boisé). La bulle est très fine. Une belle attaque suivie de ... Rien. A l'aveugle il passerai pour un petit champagne la complexité en moins. Pas inoubliable(**)

Allemagne Franken - Sylvaner 2000 : robe jaune dorée intense, le tilleul en fragance puis des notes de miel et l'inévitable pétrole. E bouche un désagréable goût de liège, une matière diluée mais sans sucre résiduel, une amertume dérangeante en fin de bouche et des notes d'agrumes appuyées... (*)

Côtes du Rhône - Les abeilles 2003 -JL Colombo
: notes de beurre rance peu engageantes, puis la violette domine. La matière est fluette, peu de longueur et une finale alcooleuse des plus désagréable.(*)

Champagne Deutz Brut Classic : un nez sur la pomme et un végétal peu rassurant, puis des notes fumées. En bouche une attaque franche avec une très belle acidité, une amertume appuyée. Bulles nerveuse et assez fines. C'est de belle facture (***)

Champagne Jacquart Rosé Mosaïque : robe saumon au nez typé de chardonnay boisé. En bouche le vin se livre avec des bulles dynamiques, une jolie matière mais avec un végétal qui gache le tout. Dommage (**)

Champagne Rosé Dérouillat "Arthémia" : jolie robe framboise. La flute dégage des effluves de fraise puis de pomme. En bouche une matière molle et grasse (lun dosage excessif à mon humble avis) avec des bulles plutôt fines, on retrouve les fruits rouges. En fait un vrai petit champagne de dessert (**)

Voilà pour les blancs,tout prochainement les Rouges...








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Escapade Costarmoricaine 4 étoiles

12 Décembre 2007, 18:43pm

Publié par Docadn

Direction le département des Côtes d'Armor.Nous voici à Perros Guirec pour découvrir le 1er établissement classé 4* en Bretagne.l'Agapa nous accueille pour un séjour Détente & gastronomie...

DSCN3341.JPG(C'est pas des flocons mais il pleuvait un ptit peu)
L'établissement à ouvert ses portes en 2005 et il est membre  du prestigieux cercle des Small Luxury Hotels of the World.
A l'arrivée, on découvre un parc qui signe déjà ce que l'on va découvrir à l'intérieur de l'établissement, arbustes taillés, espaces épurés, un poil japonisant.Le parking (très bien étudié pour ne pas faire verrue sur le site) et les véhicules présents nous donne le ton sur la clientèle de l'établissement. Ils ont l'air d'aimer les grosses berlines allemandes. Nous garons notre modeste teutonne  du peuple et nous présentons à l'accueil. C'est  spacieux, feutré et incroyablement lumineux (vu  le temps à l'extérieur).
Partons à la découverte de notre chambre. Je pense que même les allergiques au contemporain ne pourront rester de marbre, face à cette architecture d'une réussite sans conteste...

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Le panneau au dos du lit délivre une lumière rosée des plus agréable (avec son jeu pour retrouver le nombre d'or
pour les insomniaques). La chambre est basée sur un  concept dit du totem (en fait le meuble sur la gauche de la photo çi dessous surmonté d'une lampe pyramidale regroupant tous les appareils : tv,mini bar, coffre..).

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Et si on parlait de la vue... Là j'en suis resté baba, puisqu'en terme de vis à vis nous n'avions que les 7 îles...

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Vous l'aurez compris on nage déja dans un luxe indéniable avec moults plaquettes décrivant le fonctionnement et les services de l'hôtel disponibles jour & nuit. Il est temps de démarrer notre séjour détente par du sport. Direction le Spa pour découvrir des appareils derniers cris. Tapis de course, vélo, banc de musculation, tous équipés d'écrans vidéo au cas ou vous voudriez regarder Derrick en pédalant à fond de cardio... Après l'effort, le réconfort dans un Spa de toute beauté habillé de granit rose. L'éclairage est là aussi une réussite que ce soit dans le hammam, ou le très joli sauna.C'est presque désert et d'un calme délicieux. Puis vint l'heure du bain d'argile grec. Imaginez une baignoire de 2 m de diamètre remplie d'argile crèmeuse à 38°c. La pièce est magnifique et vous en ressortez 
30 minutes après  avec une véritable peau de bébé. Un instant tout en douceur à contempler de jolis diaporamas sur écran 90 pouces (présents dans chaque recoin de l'hôtel et pour la taille j'exagère à peine). Retour dans la chambre ou l'on peut se désalterer d'une eau plate galloise (si c'est pas chic isn't it !!) et nous nous préparons pour le dîner. La salle de restaurant est zen et la déco en phase avec le reste de l'établissement...
Nous démarrons avec un bon champagne Mailly rosé Grand cru (servi en magnum) avec ... Des chips oui oui (bon il y en avait quelques une à la betterave) Ce décalage m'a fait sourire.
Puis dans l'ordre :
*Un velouté au tourteau (réussi) avec un Reuilly 2005 de chez Jamin de très bonne facture.
*Ravioles de langoustines avec un bordeaux blanc 2005 pas inoubliable (ainsi que le nom).
*Filets de turbot (avec une réduction au gout très asiatique) sublimes et son risotto aux champignons des bois non moins excellent.
*Les fromages de chez Bordier (ou j'apprenais que ce dernier avait vendu sa fromagerie) avec un excellent Grain de Folie 2005 du chateau Plaisance.
*Un coulant au chocolat et son sorbet pistache avec un vintage 2004 du Mas Amiel.
un service très pro, pains maison en phase avec les plats dégustés. Le temps d'assouvir des besoins naturels et vous retrouvez une nouvelle serviette à votre table. On devine aussi bien en salle que dans l'assiette que l'on cherche un 1er macaron (et que l'on se cherche encore, mais c'est très  prometteur)...Un sommelier discret pas très dispo, semblant connaître sa carte mais à priori confronté à une clientèle "traditionnelle" (il aurait juste fallu qu'il nous propose un blanc sur les Bordier...) et buveuse d'étiquette... 

Puis il fût temps de tester la literie, de dormir comme il se doit et de découvrir un petit déjeuner un peu en retrait (bon en même temps j'attends toujours "Ze brunch" à la hauteur de celui de Marcon). Puis ce fût le départ à regret  d'un séjour toujours trop court. Une dernière fois à regarder la plage du Trestraou
et ses surfeurs à l'assaut des très belles vagues de cette baie...

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Notre chétive allemande au milieu de ses usines à CO2 quitte à son tour sa demeure dorée.
l'Agapa est une très belle adresse d'exception. Le forfait comprenait absolument tout (même les vins). Le tarif basse saison a quand même gonflé de 100 euros entre le moment ou je l'ai réservé (il y a 2 mois) et le moment ou j'y suis allé (il y  a 10 jours). J'ai, au grand soulagement de ma tirelire, réglé l'ancien tarif. Bref à faire pour une grande occasion et  pour voir la Bretagne si belle en cet fin d'automne...




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St Aubin de Luigné, le paradis caché des Anges...

9 Décembre 2007, 10:25am

Publié par Docadn

Pour sa 2ème édition, ce ne fût pas le froid mais la pluie qui rythma ces Angevins... Pour 5 euros vous voilà propriétaire d'un spiegelau et locataire d'une jolie salle remplie de quilles prometteuses...Un peu à la bourre, je tombe directement sur les incontournables passionnés dont quelques "régionaux" de l'étape (alias le duo Laurent-Julien), le père de La Pipette et des limougeauds ayant fait le déplacement rien que pour ça tellement ils aiment ça. Ptiphilou à la tête d'une délégation francilienne très active.Ca fait longtemps que l'on ne s'est point vu mais nous poursuivons nos libations le verre à la main en le humant ou le portant à nos badigoinces...
Nous démarrons le marathon dégustatif par le domaine Jo Pithon dont la principale nouveauté réside en la "joint venture" des 2 cuvées "Bonnes blanches" et "bergères" en 1 seule sous le nom des "blanches bergères" sur le millésime 2006... C'est la cuvée Croix Picot Savennières 2006 qui a retenue mon attention sur le coup. Puis un saut sur la gauche du stand précédent pour découvrir l'autochtone du salon (il est de St Aubin) à travers le récent domaine de Jérome Saurigny qui fit sursauter (dans le bon sens du terme) mon palais avec son vin de table en sauvignon répondant au code Sau6. Puis l'incontournable étape chez Richard Leroy avec ses Clos des rouliers et ses Noëls de Montbenaults 2006 d'une droiture et d'un équilibre magistrals. 2006 est très grand selon lui. Selon moi c'est immense (du moins chez lui)... Petit saut chez Chaffardon où sa cuvée Isidore 2004 m'a parue outrancièrement boisée. Une pause agréable chez Stéphane Pz avant de me "réconcilier"avec la cuvée des nourissons 2004 de chez
Stéphane Bernaudeau qui m'avait laissée sur une impression mitigée de cette cuvée. Cette fois çi le vin et mon palais sont en phase. Le 2004 est excellent mais 2005 encore plus affable et dispo. Comme Richard Leroy, Stéphane est lui aussi convaincu de l'apport des tries sévères avec "zéro botrytis" dans les secs pour une identité marquée et une évolution saine de ces derniers dans le temps...Une petite discussion la quasi disparition de l'étiquette de la mention Anjou entre 2004 et 2005.

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nous amène à apprendre que ses 2006 seront en vin de table.La colère gronde chez certains vignerons de l'anjou. Le système et les critères des agréments aux Aoc semblent fort chahutés et contestés. La disparition de René Renoux n'a guère aidé à la réforme tant attendue... Même son de cloche chez le très controversé Mark Angéli qui à lui aussi fait la bascule en vin de table sur ses 2006. Plus affable (du moins pour moi) que l'an dernier, j'ai aussi trouvé ses vins plus cohérents. Son cabernet sauvignon (seul rouge dégusté ce jour) plein de matière avait par contre un taux de bois un poil élevé a mon goût et une astringeance relevée, son blanc sec était consensuel mais assez plaisant. Chez Le moing, plus de 2006 dans ses gains de Maligné, seuls ses 2004 étaient encore présents. Petites escales chez Juchepie,chez Patrick Baudoin, puis la découverte du domaine des Griottes au pétillant (moussaillon) surprenant voire agréable mais un vin tranquille trop proche du cidre pour en apprécier pleinement la matière. La grosse étape chez Mosse , pour déguster quelques blancs en Erlen tchèque ...Dont une Marie Besnard

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remarquable mais bien évidemment non dispo !! 4h00 ça passe très vite. J'avais malheureusement (et au pour le plus grand bonheur de mon ange gardien de banquier) oublié mon chèquier mais j'ai récupéré des flacons bourguigno-alpins grace à l'infatiguable Pipette-man...








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Les Açores c'est fini... Pour cette fois çi

6 Décembre 2007, 17:15pm

Publié par Docadn

Ultime épisode de cette saga açorienne avec une dernière balade (et sous la pluie) entre Capelo et le fameux Capelinhos.


Une promenade humide sur 7 kms avec un dénivellé transparent.Après avoir démarré à la sortie de Capelo, nous rejoignons et faisons le tour du Cabeço Da Fonte (sans grand interêt sous la pluie) et découvrons plus loin au milieu d'une assez jolie végétation,le miradouro de Furna Ruim. La barrière de protection plutôt fragile de ce gouffre, nous incite à la prudence. Comme tous les grands enfants, nous voulons bien évidemment y jeter notre caillou pour "palper" la profondeur de ce dernier... Mais pas l'ombre d'un projectile à 50 m autour du trou. Comme pour certaines fontaines de par le monde nous y jetons une pièces de 2 centimes... Le bruit se fait attendre puis vient au bout de plusieurs longues secondes...
Nous répétons l'opération 2 à 3 fois et appliquons même la formule h=1/2xgxt(au carré)pour estimer la profondeur à environ 160 à 180 mètres...La frèle barrière en bois et l'accès à cette dernière nous paraîssent tout à coup plus dangereux.
La pluie et les nuages-brouillard nous privent de certaines vues détaillées par notre plaquette (d'ailleurs nous zappons le tour du cabeço Do Canto). On passe devant une antenne tout en basalte du musée de Capelinhos. Puis nous arrivons à proximité du site du Capelinhos dont le phare subit un lifting poussé après 50 ans d'inactivité et d'abandon. 
Une balade un poil ennuyeuse en dehors du passage dans les bois entourant la Furna Ruim. C'est bien évidemment une rando en ligne  (environ 12 bornes aller retour  sans repasser par les 2 Cabeço).
De retour à Horta, nous faisons une rapide visite (40 minutes en prenant son temps) dans le jardin botanique (très moyen et gratuit) de la ville et un bon moyen de mettre un nom sur toutes les plantes endémiques croisées + un petit  carré de plantes médicinales (avec explication en anglais je crois).

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Ainsi se termine, ce très beau voyage à la découverte d'îles toutes différentes et d'un archipel encore un peu préservé du tourisme de masse. Un seul conseil allez y vite avant qu'il ne soit trop tard. C'est mon 2ème séjour et il me reste encore 4 îles à découvrir... Et comme beaucoup de voyageurs croisés là bas, prèsque tous ont juré qu'ils y reviendraient ... Il y de forte chance que moi aussi...


Allez un dernier lever de soleil sur le Pico et on referme l'album de l'été...

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Prochainement... eh ben on verra !!

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