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EscapadeS

Domaine des Alyssas

27 Mai 2008, 15:49pm

Publié par Docadn

Après un petit intermède gastro pedestre, revenons donc en Drôme provençale pour faire plus ample connaissance de la "si petite et si dénigrée" appellation locale à savoir les côteaux du Tricastin. Cette dernière se secoue les puces par quelques coups de sécateurs bien placés pour elever le niveau viticole moribond... L'an dernier lors des REVEVIN 2007, j'avais placé quelques quilles de cette appellation et elles s'en étaient pas mal sorti (bon y'en a qu'une qui a fait débat et y'avait pas de quoi puisqu'elle était très bonne aussi !!)... Un troc plus tard et voili pas que le glup blogger Eric se fend d'un billet dithyrambique sur une bouteille du domaine des Alyssas... Un véritable coup de coeur...
Je roule tranquillement en direction du magnifique village perché de Clansayes,



Quand tout à coup, je remarque un logo qui m'est familier.J'emprunte la route puis le long chemin menant au domaine en question. Une voiture me dépasse sur le dit chemin (et il s'agit de Laurent Bès qui rentre chez lui).


Une dame charmante m'accueille. C'est la mère de notre jeune viticulteur. Elle me propose illico de déguster les vins disponibles. Je commence a sortir mon calepin et mon stylo. Elle est ravie de voir mon intérêt et me tend immédiatement les fiches techniques (très bien faites au demeurant) de tous les vins présents. Un petit bonheur pour tout amateur. Elle appelle son fils et nous entamons la discussion. Nous parlons internet, et il me parle de l'article d'Eric et de la joie que lui à procuré ce billet. Je débute la dégustation par la nouveauté du domaine depuis 2006 :

Fleur de Vigne 2007



85% grenache blanc, 15%viognier sur un terroir argilo sableux, 40hl/ha, fermentation malolactique effectuée a moitié (arrétée spontanément). 6 mois d'élevage en fûts. Cuvée tirée à 3000 quilles.
Nez légerement boisé, fleuri, la matière allie fraicheur et joli amer, sans creux en bouche,alcool discret.  2007 est loin d'être facile comme dans pas mal de régions. Et dire que je n'aime pas les rhône sud blancs, ben là faut reconnaitre que c'est pas mal et que y'en a plus des masses au domaine et la bouteille est jolie.

Passons au rosé : Entre Chien & Loup 2007

50% syrah, 50% grenache, terroir argilo calcaire bordé de garrigue, 40hl/ha."Rosé d'une nuit",macération pelliculaire de 8h00, pas de macération carbonique.tirée à 2500 flacons.
Nez intense sur la poire, bouche poivrée, dynamique, fraiche. Un bon rosé d'apéro qui ne cogne pas.

Extraits d'automne 2005 :

60% grenache, 40% syrah, terroir argilo calcaire avec du silex pour la grenache et du sable pour la syrah. 25hl/ha.Tirée a 10 000 exemplaires
Nez sur les fruits rouges et les épices. En bouche un poil végétal, matière conséquente et légèrement alcooleuse.
De bon aloi.

Puis au final la désormais célèbre Tissu de Syrah 2006 :

terroir argilo calcaire bordé de garrigue, 40hl/ha. Cuvaison de 9 jours avec montée de température jusqu'a 28°C et 2 légers remontage/jour. tirée elle aussi à 10 000 goulots.
Nez intense de crème de mures, une pure bombe de fruits noirs.En bouche on retrouve le caractère du 2005 mais avec plus de niaque. C'est toujours soyeux, velouté mais vif et frais. Equilibre & fraicheur pour une gourmandise aérienne. J'aime toujours beaucoup.


02h et demie d'échanges pour faire connaissance d'un très jeune vigneron qui en 3 vendanges a réussi à trouver son style et quel style !! Un véritable allumé de son dur métier et fils de vigneron pourtant !! Et il en parle avec une passion sans limite. Je lui demande le pourquoi de la vendange mécanique. Il me répond préféré vendanger avec une machine bien réglée (il vendange à 2,5km/h alors que les machinos payés à l'ha tournent à 5km/h) plutôt qu'avec des vendangeurs manuels pas très soigneux. Il est un des rares à avouer que 2007 fût calamiteux avec des pertes de l'ordre de 50% par endroits. Mais il pense aussi avoir ramassé quasiment rien de "sec ou pourri sur ceps" même mécaniquement et annonce son 2007 tout en puissance, concentré et tout de même prometteur.
Il fourmille d'idées (et il semble avoir une approche marketing qui me fait férocement penser à Marc Houtin) et reste persuadé que l'effeuillage "coté soleil levant"  apporte à la vigne et donc au vin qui en découle. Cela lui prend un temps fou et il préfère mettre de la main d'oeuvre dans cette partie du travail...
Des investissements lourds sont programmés (il n'a pas encore son propre chai) et une famille solidaire qui le soutien forcément. Un jeune viticulteur très attachant et animé par une passion sans faille sur un terroir peu propice à la réussite. Mais vu le résultat une reconnaissance ne saurait tarder. Il privilégie la distribution chez les cavistes et restaurateurs et il est présent sur la région lyonnaise et sur l'Alsace. Si un distributeur s'est perdu sur cet article, qu'il fonce, car avec une moyenne à 6 euros la bouteille, j'ai pas encore trouvé  d'équivalent en rapport qualité-prix cette année... L'an prochain j'irai voir Bonetto Fabrol (mal gouté aussi bien par moi que les autres dégustateurs aux REVEVIN 2007) sur la Garde Adhémar, encore un autre très beau village ou il s'en passe des choses...

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Ce coup ci c'est le mien !!

26 Mai 2008, 07:10am

Publié par Docadn


Petite pause dans mes écrits pour fêter mon anniversaire (je suis arrivé le jour de la fête des mères et 40 printemps plus tard c'est le lendemain de la même fête). après une escale sur l'ile de Batz (que je détaillerai plus tard), je me vois convié à l'une des grandes tables du monde (il a intégré ce prestigieux cercle de 146 adresses cette année) :
Patrick Jeffroy. C'est le 28 Mai 2000 que ce dernier à repris "l'hotel de La falaise". Il y a installé 12 chambres avec vue sur l'océan et un restaurant à la vue tout aussi éblouissante.


Un apercu du panorama de notre chambre (l'ile verte). Cette dernière est classique, agréable, confortable et bien équipée.


Prenons donc le chemin de la salle du restaurant pour nous asseoir et assister au spectacle culinaire maritime. Nous ouvrons le bal par un blanc de blanc de chez Gonet savamment dosé tout en explorant le bottin des vins. La sélection est plutôt intéressante et elle laisse la place aux "dits petits vins" à des prix très intéressants. Je me laisse faire et suis les recommandations du sommelier sur sa proposition face au menu choisi.  Ces derniers portent le nom d'embarcations et s'étalent entre 36 (déjeuner) et 119 euros. J'embarque sur un cormoran (bateau de petite plaisance de 1922) à 87 euros. Et c'est parti pour presque 3h00 de croisière.

Les amuses bouches



L'éclair à la langoustine est délicieux, la crème au citron et oeufs de saumon est délicate, la tomate cerise en pomme d'amour gouteuse et la chantilly de la verrine avocat-betterave au wasabi frais est remarquable de puissance et de juste dosage.

Grosse Langoustine rôtie, asperges verte et crème de mousserons,


Foie Gras de canard rôti et Homard bleu, petit pois, jus beurré de livèche.


Il s'agissait d'une seule entrée "double", la langoustine est cuite au millimètre et les mousserons parfumés et justes fondants. Idem pour le troncon du bleu des océans. Une réserve sur le foie gras parfaitement cuit mais hélas pas dénervé.Les asperges sont croquantes & fondantes.

Filet de bar au beurre d'herbes fraîches, marmelade d'oignons rosés de Roscoff au citron confit, petit violet.


Le filet de bar est extraordinaire (en même temps c'est mon poisson favori donc pas très objectif) de texture et de finesse. Le beurre d'herbes frâiches m'épate. C'est puissant et doux à la fois (je ne veux même pas savoir la dose de beurre pour réaliser une telle texture). La marmelade est classique. Une très belle interprétation d'un prince de la mer.

Terrine de Roquefort aux fruits secs et pain de mie au cacao.


Très joli travail de recherche sur un fromage difficile d'accès. Le pain de mie est excellent.

Noir chocolat barre "Magaro Madagascar" aux gariguettes et fruits rouges, sorbet cassis.



Un des meilleurs desserts gouté a ce jour. Le chocolat est divin, les gariguettes au top, et le sorbet cassis acide et sucré comme je l'aime.

Puis les mignardises et les tisanes maison


Mignardises classiques (une mention pour le macaron aux fruits de la passion). Les tisanes elles sont là aussi exceptionnelles (celle aux fruits rouges notamment).
Ah j'oubliais et avec tout ça nous avons découvert et aimé :



Un nez comme je les déteste, peu expressif, pas avenant du tout, la litière de chat quoi !!. En bouche c'est d'une complexité folle. C'est gras, complet, pas trop boisé et minéral. Il s'est  plié à chacun des plats, sans les écraser ou se faire écraser (comme l'aurait peut être fait un bourgogne destination vers laquelle j'avais fait mon choix au départ).Un bon choix de notre sommelier encore merci.
La soirée parfaite s'il n'y avait pas eu ce mariage (déplacé) dans un tel lieu. La trentaine de convives aux décibels de bal de village de fin de soirée auront gaché ce grand moment gastronomique. La remarque fut faite le lendemain à Me Jeffroy qui pris note de ne plus renouveller cette expérience désagréable pour les autres tables. Patrick Jeffroy était aux manettes (ca nous changent des chefs en "délégation permanente" dans leurs cusines) et avait la lourde charge de ramener tous les plateaux vides de service en cuisine. Si je dois rajouter un petit reproche, c'est peut être la touche un poil trop classique de sa cuisine de haut vol.Les notes de wasabi frais, wakamé et autres algues Nori sont presque trop discrêtes aujourd'hui. Le restau semble être en voie d'agrandissement les travaux sont en cours... La nuit fût très calme et le petit déjeuner en salle avec le soleil enfin de retour fut le final de cette parenthèse enchantée...



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Domaine Charvin

20 Mai 2008, 18:04pm

Publié par Docadn

Voilà près de 5 ans que je rends visite tous les mois de mai à Laurent Charvin. J'y déguste les vins disponibles, j'échange parfois longuement avec ce passionné de vin et des mots. Cette année, Laurent Charvin n'est pas dans son assiette. Et pour cause, il se remets doucement d'un accident de chai avec trauma cranien et scaphoïde en vrac. Un peu géné, je veux écourter ma visite. Il me rassure en me disant qu'il va mieux et me propose son (méconnu) rosé 2007.
Il a mené ses propres tests de bouchon à vis et l'a définitivement adopté sur ce dernier. Ce rosé est gourmand et disposé a étancher toutes les soifs de fin de matinée...
Nous enchaînons avec son Côtes du Rhône 2006.C'est comme à son habitude d'un très haut niveau. Une bombe de fruit, une trame nette, épicé à souhait avec une très très fine astringeance de fin de gueule. Et une fois de plus mon palais me dit "c'est un cran au dessus de 2005 !!". Je lui fait part de ma préférence sur ce millésime et lui avoue oublier quelques Rhône de son domaine pour "voir".
Ni une ni deux le voilà qui part me chercher un CDR 2001 (je n'ai démarré qu'en 2002 avec son domaine). Le vin délivre des effluves de camphre et de sous bois. Franchement à l'aveugle peu de gens placeraient ce vin en Côtes du Rhône, tellement la compléxité qu'il révèle en bouche est impressionnante.
Un jeune stagiaire de la CCI débarque au nom de cette dernière pour un problème de bassin versant. Il a un pseudo cadastre en main et fait le tour des domaines afin d'identifier les propriétaires des parcelles concernées par ce problème.
 La méthode d'investigation et certaines annotations déja présentent sur le plan semble agacer notre viticulteur à juste titre. Le pauvre stagiaire à été jeté dans un nid de crabes et il a (à mon humble avis) "la grande chance" de ne pas connaître les susceptibilités qui animent l'appellation de Chateauneuf et tous les acteurs de la filière en guerre permanente les uns contre les autres...  Mais revenons à nos raisins.
Je goute enfin le très convoité Chateauneuf du Pape 2005 (Bien evidemment il n'y en à plus de dispo sauf pour ceux ayant fait leurs réservations en Automne 2007). Laurent Charvin goute toujours en parallèle en ma compagnie. Il me confie que le 2005 est dans le même état que lors de la mise.Je découvre une fois de plus un vin aérien. Laurent Charvin est toujours dans ce travail de recherche de finesse de puissance mais aussi d'identité. "J'ai un potentiel, à moi de l'exploiter au mieux..." Ce potentiel c'est bien evidemment cette notion qui hérisse le poil de tous les agnostiques du vin : Le Terroir.
Je fais rapidement connaissance de la charmante épouse de Laurent Charvin en charge de "l'organisation administrative des commandes et assimilés" (cette appellation est le pure produit de mon imagination)  La médiatisation grandissante de ses vins et son domaine ont rendu notre viticulteur prudent... Ces vins sont très courus et les sollicitations ne manquent pas. On lui demande son avis sur tout et il se garde bien de le donner, car il se méfie hautement de l'interprétation de ces dires. "Un contexte reste un contexte". Charvin père est encore dans les parages et j'échange avec lui des trops fameuses conditions climatiques des dernières semaines. Ce sont les abricots et les cerisiers qui ont largement morflés avec des pertes de l'ordre de 50%  pour certains. Je prends congé après une heure et demie et quitte le domaine le coeur léger et le coffre lourdement chargé...

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Merci Linda !!

18 Mai 2008, 19:19pm

Publié par Docadn

De retour en France après une semaine magique en terme de découvertes et de météo, je pars comme tous les ans vers les alpages dominants la vallée de la Pique et plus exactement à Binos (que je prononce "Baïnos" depuis mon retour des states) . Coté météo, c'était bien plus mitigé qu'a Gotham. Et le soleil nous faisait grace de sa présence qu'un seul jour sur 2.


Pas de rando du coup. Mais une vraie semaine de repos ( et de rephasage pour cause de jetlag) le planter de patates annuel (pourtant ca fait 2 ans que j'arrive à le louper mais là rien à faire !!) et une très belle soirée musicale dans le cadre du festival " les rencontres du saxophone". Un évènement qui ne serait pas sans les bénévoles dévoués et passionnés soucieux d'offrir au public un grand évènement culturel dans le commingeois.
Le festival débutait en ce 1er mai par un concert à guichets fermés d'Avishaï Cohen Trio. Et Linda, une très sympathique bénévole de nous offrir 3 places à une amie, sa mère et moi même. Et j'ai du la remercier 30 fois tellement le moment vécu fût grand. Ce talentueux contrebassiste nous a livré pendant 1h00 en compagnie de son excellent pianiste (Shai Maestro) & son incroyable batteur (Mark Guiliana), un concert hallucinant. Et je pèse mes mots c'était tout simplement IMMENSE. Son jeu très physique et sa musique aux accents multiples, la complicité avec ses 2 partenaires parfaits ont fait chavirer toute la salle... Le trio arrivait de Londres et repartait le lendemain pour Hambourg. Bref un énorme coup de coeur et un
disque tout frais sorti est  disponible vous donnera une idée sur ce trio démoniaque.


PS : C'est la version dédicacé de l'album.
PS 2 : Et pour la 31 ème fois, encore merci Linda...

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Bigue Appeul parte for... Zi inde

18 Mai 2008, 07:26am

Publié par Docadn

Et sinon du coté de la table c'est comment me demanderont certains ? Eh bien pas si mal que cela. NY n'abritent pas autant d'obèses que cela (problème n°1 de santé aux US) car les New yorkais sont attentifs à leur alimentation et il y a des salles de gym à chaque coin de rue... Et comme à Londres, on peut y déguster les cuisines du monde entier. Les  déli pululent, les cantines chinoises aussi. Les pizzas sont DÉLICIEUSES (et quasi partout, quand je pense à la médiocrité de celles dégustées en Italie) et d'un équilibre en terme de matières engagées bluffant. Un conseil  : évitez les restos ou il n'a y pas la queue (c'est pas bon signe de ce qui s'y mijote à l'intérieur).A une exception près le Sylvia's testé lors du traditionnel brunch dominical et qui fut un cauchemar intégral.
Sinon quelques établissements testés et recommandables :
Pongal un indien végétarien sympathique
*Serendipity 3, resto bio-boutique très original
*Burger Heaven comme on les voit à la télé & délicieux
*Ej's Lucheonette, un autre burger sympa
*Et un très agréable (mini) resto cubain dans Soho le
Cubana Café.

coté glouglou (puisque mon lecteur le plus assidu n'osait pas me poser la question...), le débiteur le plus connu est Sherry Lehmann. La boutique n'est pas immense mais c'est le paradis des buveurs d'étiquettes et des cartes platinum(donc pas trop ma tasse de thé) mais les champagnes y sont moins chers qu'en France . J'ai nettement préféré la cave se trouvant dans Chelsea Market.


Tout d'abord pour l'esthétique de la boutique, mais aussi pour la selection bien plus intéressante que Sherry. Par cette même occasion (est ce à cause de cela que j'ai aussi bien aimé ce quartier),mon pote franco canadien à repéré la meilleure boutique locale dans Soho et qui officie sous le nom de Vintage New York (1 autre boutique sur Broadway). Une très belle échoppe dédiée aux vins régionaux. j'y ai appris que l'état de New York était le 2ème plus grand producteur de vins après la Californie. La ravissante Mémorie nous proposa de découvrir un apercu de la production (50 vins blancs sont proposés à la dégustation et autant en rouge !!) pour 15$ et 5 fonds de verres.La variété des cépages cultivés est incroyable et le niveau des vins (pour une (re)culture datant d'une dizaine d'années seulement) est plus qu'honorable pour certains.
Le bois signe presque tous les vins et j'ai retenu :
* Lamoureaux landing 2005 (Finger Lakes) : un chardonnay droit, épicé, un poil végétal mais équilibré et avec de la mache.
* Lamoureaux landing dry Riesling 2005 (Finger Lakes) : même maison, un riesling typique de nos campagnes alsaciennes sur l'ananas et le pétrole, pas très complexe mais sympa.


Coté rouge, des cabernets sauvignon à l'elevage luxueux et des merlots franchement sympa et notamment :
* Paumanok Assemblage 2004 (Long Island) au nez toasté et un poil alcooleux. En bouche c'est d'une suavité débordante, légèrement mentholé et d'une longueur conséquente, j'ai beaucoup aimé.
j'ai aussi aimé :
* Lenz "Estate selection" Merlot 2001 (Long Island) : un 100% merlot sur les fruits noirs, léger, fruité et soyeux comme il faut , une petite gourmandise qui a battu Pétrus à l'aveugle (mais Pétrus connait point donc !!).
Avec un peu plus de réserve, j'ai noté :
* Duckwalk Carbernet Sauvignon Reserve 2005 (Long Island) ; jolie matière mais boisé outrancier.
* Ravines Pinot noir 2006 (Finger Lakes) : fin comme un bon pinot mais sur une planche.
Une adresse à ne rater sous aucun prétexte !!

Et sinon coté shopping. Là aussi les cartes de crédits peuvent vite chauffer selon vos aspirations et vos budgets. Que ramenez de NY. Ben pour les bouteilles c'est bien moins facile depuis 2-3 ans (et c'est pas les selections des duty free qui font rêver !!). Les amateurs de gadgets technologiques courront les boutiques spécialisées et tenteront de ne pas de faire refourguer des magnifiques contrefacons aux prix des originaux (fuyez toutes les boutiques proposant Ipod & Iphone 10 à 20 $ moins chers qu'ailleurs c'est des faux). Les passionnés des tocantes doivent visiter à tout prix le plus grand magasin du monde (1000 m2, 8000 modèles, 100 marques), j'ai nommé Tourneau.


3 niveaux pour ce magasin et 3 niveaux de prix. De la montre dite "accessible" au sous sol (comptez 3 à 400 euros l'oignon) jusqu'à la bling bling présidentielle à plusieurs dizaines de milliers de dollars au 1er (j'ai même pas osé y aller).Il suffit de regarder la très discrète "Fiat 500 locale" garée juste devant.
Voilà un (trop) rapide tour d'horizon de la ville qui ne dort jamais. Assurément le charme est encore là puisque je répète à qui veut l'entendre que j'y retournerai volontiers demain pour poursuivre mon exploration des autres boroughs.
Salut la grosse pomme et à un de ces 4 ...


Je vous retrouve dans les pyrénées dans le prochain billet...



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Nouille Orque Part free

17 Mai 2008, 22:40pm

Publié par Docadn

Suite de notre périple d'outre atlantique et petit glossaire des abréviations qui dans mon imaginaire étaient des noms à part entière. Ainsi j'ai déja traduit SOHO, mais il y a aussi NoLIta (pour North Little Italy) TriBeCa (pour TRIangle BElow CAnal street). Manhattan se découpe en une vingtaine de quartiers dont j'ai visité environ les 3/4. Parlons des plus remarquables (et cela n'engage que moi). Gramercy respire la bourgeoisie tranquille et son parc (à priori privé) regorgent de nounous d'enfants de parents fortunés. Les immeubles luxueux entourant le dit parc se livrent une rude bataille d'esthétisme.


Un autre quartier paisible et qui fut sans conteste mon favori fut Greenwich village (dans le West village). Ce dernier respire une tranquillité et possède des rues d'un charme rare.


Autre quartier  qui parait il jouissait d'une mauvaise réputation et semblait livré à lui même, jusqu'à ce que les artistes en prennent possession et lui fasse subir un liftting salvateur: Chelsea. On peut déambuler des heures en flanant dans toutes les galeries d'art présentes (et y'en a un paquet). Les travaux battent leurs pleins et on y trouvent encore des paysages typiquement new yorkais.


Ce quartier abrite le fameux Chelsea Market. Un mini centre commercial installé dans une ancienne biscuiterie, à l'architecture fabuleuse et abrite des boutiques d'alimentations à rendre fou tous les gourmets, et dont nous avons tester les délicieux sushis de la superbe poissonnerie "The lobster place".


N'hésitez pas à grimper à l'étage de l'apple store juste un peu plus loin pour avoir une vue assez sympa du quartier.
Et tant que vous y êtes faites donc un saut sur le coté pour voir le fer à repasser.


Le Flatiron fut le 1er gratte ciel (et donc le plus haut en son temps) avec ses 81 m. Un très bel immeuble dessiné par le célèbre architecte Daniel Burnham de l'école dite de Chicago. Autre objet symbolique de New York ce sont ses réservoirs d'eau tronant sur de nombreux toits d'immeubles. Ils y en aurait près de 10 000. Ils font partie du paysage...


Et quand le soir approche,


vous aussi rapprochez vous d'un autre symbole de Big Apple : Le pont de Brooklyn.
Allez donc vous régaler du spectacle de New York By Night sur cet immense pont reliant Manhattan au quartier désormais huppé de Brooklyn.


Unique je vous dis.
tou bi continuaid...

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Nou i orc part tou

16 Mai 2008, 18:08pm

Publié par Docadn

Marcher dans NYC et un pur plaisir dont peu de grandes villes peuvent se vanter.


De très larges trottoirs (bon en même temps leurs rues ne datent pas du moyen age donc aucune comparaison avec nos bonnes vieilles cités millénaires pour certaines, avec des "espaces piétons" quasi d'origines) et des véhicules très (trop) discrets en terme de décibels (sauf bien evidemment les ambulances & les camions de pompiers aux sirènes stridentes et identiques à toutes les séries tv). Du coup on n'est pas obligé de gueuler pour parler à la personne à coté de vous comme à Panam par exemple. Autre point agréable, l'air y est respirable (si si j'vous jure). Peu de véhicule au gasoil (le scandale de la semaine était le galon de super  5$ soit environ 0,90 euros le litre), donc pas de problème de respiration. Les new yorkais malgré une activité intense ne pratiquent pas la marche au pas de course. Aussi nous calquons assez vite notre rythme sur le leur. Petite visite du coté de Battery Park : la parc à l'extrème sud de Manhattan à 2 jets de pierres du NYSE  plus connu sous le sobriquet de Wall Street.


Prenez le ferry menant à Staten Island (gratuit) pour vous offrir un panorama grandiose du sud de Manhattan.


Dès votre retour longez la sympathique promenade le long de l'Hudson river avec vue sur le New Jersey ou cyclistes & marcheurs cohabitent pacifiquement.



Puis remontez vers l'incontournable Chinatown, à l'ambiance unique. Paradis de la fausse montre et de la copie de maroquinerie & lunettes de parfumeur.


Tiens nous voilà à SOHO (South Of HOuston) quartier de shopping bobo à l'architecture pleine de charme...


Et pour finir cette rando, jetons un coup d'oeil du coté de Broadway et son cultissime (et bruyant et insupportable) Times Square et ses bandeaux publicitaires géants.


mais surtout l'incontournable Naked Cow Boy...


Allez on se repose un peu là haut. Mais oui prenez 2 ascenseurs type TGV et vous voilà au resto bar "The View". Un bar panoramique qui tourne et vous permet d'observer la cohue du quartier et les buildings environnants en toute quiétude... Si on buvait un coup.


Russian River Ranches : Un chardonnay californien au nez citronné, toasté et au boisé entêtant. La bouche est minérale, ample. C'est gras, plein, sur le pamplemousse et la jolie finale est corsée (***)
Allez un petit dernier avant la route.
Loustal (Beaulieu Vineyard) : Encore un chardonnay présentant un nez boisé, fumé et bizarrement typé Loire. La matière est fade, molle et sans relief. bof, bof (*)

Bon demain je vous fais visiter d'autres coins de NY et quelques vues du pont de Brooklyn by night...
See you later

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Niou York Niou York Part Ouane

14 Mai 2008, 17:51pm

Publié par Docadn

Ah la plus fameuse pomme du monde n'a pas fini de fasciner les voyageurs. Elle compte désormais un aficionado de plus en mon humble personne. Il a suffit de 7 petits jours pour comprendre pourquoi Woody Allen n'a cessé de faire ses films à Gotham City et de lui rendre hommage dans chacun de ses films (bon il est dans sa période londonienne pour le moment mais chassez le naturiste il revient au bungalow)... Que dire de plus qui n'est été écrit ou dit ou montrer ?? Pas grand chose. Que répéter de plus sinon que c'est une ville tout simplement fascinante.On est frappé par l'architecture de tous les édifices d'un esthétisme a vous dégouter de presque toutes les villes non historiques d'Europe.


Cette mégapole dégage un calme communicatif. Les new yorkais sont des citadins paisibles et le transmettent remarquablement bien à leur chère ville.
Et toutes les communautés coexistantes semblent adopter rapidement ce style de vie. Les français que nous sommes seront frappés par l'extrème politesse de tous. On se souvient tout à coup que l'on méritent amplement notre réputation de raleurs avec un respect des autres parfois "borderline". Nous n'avons visité qu'un seul des 5 boroughs de la ville à savoir Manhattan (et encore pas tout) durant cette (trop) petite semaine. Logeant dans Upper East Side, non loin du célèbrissime Central Park, tout juste revetu de ses couleurs de printemps.


Comme tout le monde le dit, il est difficile de se perdre dans la très géométrique ile de Manhattan. Une dizaine d'avenue orientées nord-sud entrecoupées d'une centaine de rues orientées est-ouest (il n'y a que Broadway qui présente une légere courbe). Toutes nos pérégrinations se font à pied (l'ile faisant un gros semi marathon de long sur 3,7 au plus large). Nous traversons le parc pour rejoindre le fameux MET.


Ce musée gigantesque abritent moults oeuvres et peut venir à bout de tous les marcheurs invétérés. Une très belle collection d'oeuvres des impressionnistes les plus célèbres mais aussi un très joli département asiatique.


Et une aile remarquable consacrée aux arts de l'océanie(bon je suis pas objectif je suis fan de ce coin là en terme d'art). Courbet etait à l'honneur lors de mon passage et j'ai pu découvrir les autres oeuvres de ce peintre un peu barré et dont l'origine du monde était bien dissimulée dans un recoin de l'expo (pudeur ricaine oblige !?!?)... Le prix de l'entrée est laissé à l'appréciation de chacun (on peut y laisser quelques $ si on à envie d'y retourner car une très grosse journée semble un minimum pour voir l'intégralité du musée). Nous avons consacré entre 5 à 6h00 dans chacun des musées visités.
Le Guggenheim
et son architecture débridée dans la très chic et très select Vème avenue et proposait le travail de l'artiste chinois Cai Guo Qiang. Des créations déroutantes & impressionnantes.
Une visite à New York ne se fait pas en ratant l'autre temple de l'art contemporain qu'est le MOMA. Ce musée offre des vues incroyables sur la ville


et abritent les plus grandes toiles de
Pollock, Rothko,de nombreuses oeuvres de Picasso, le monumental bronze de Balzac par Rodin (sur la photo la chèvre de Mr Picasso)... Le seul musée ou il m'est arrivé d'entendre moins de 10 visiteurs parler anglais tellement les français y sont nombreux... Achetez un billet combinant 2 établissements pour un tarif plus avantageux dans l'un des 2 sites visités et évitez ainsi la file d'attente devant le MOMA (près de 300 mètres ce jour là). Le billet fut acheté dans une autre célébrité de NYC : le top of the rock alias l'observatoire du Rockefeller. Un ascenseur des plus touristique vous enmène au 69 ème étage en une trentaine de secondes, et à près de 260 mètres d'altitude.


Cet observatoire offre un avantage net par rapport à la tour de King kong, c'est sa vue sur le poumon vert de NY, et un panorama sur le reste de la ville pas moins impressionnant.


That's all folks for the moment...To be continued.

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