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EscapadeS

Sous les pavés la plage, sous le pont les quilles la suite...

24 Janvier 2009, 10:55am

Publié par Docadn

Vous avez eu plus d'une semaine pour vous remettre, donc je peux poursuivre mon tour du monde des vins... Retour en Europe :


Mavrud Reserve 2003 - Assevnograd Winery - Bulgarian

C'est le vin à l'étiquette blanche à droite. Nez fumé, prune, eau de vie, olive et un coté madérisé. En bouche cela s'avère un poil alcooleux, sur la prune et un agréable soupçon de chocolat et une jolie finale poivrée **(*)

Mavrud Spécial Reserve 2001 - Assevnograd Winery - Bulgarian

Bouteille de gauche avec son christ dépressif. Boisé intense (c'est radical dès qu'on fait un "spécial réserve" il faut impérativement noyer son vin dans du chêne) vanillé, solaire et typé bordelais. En bouche l'acidité vient réveiller les gencives, l'astringence déchausser un peu plus nos chicots fragilisés, l'amer est extrême, fade au final et sans caractère *


BCD Alpha Zeta - Corvina 2007 - Italia

Très joli nez profond, solaire, un poil boisé sur les fruits noirs et la rafle et l'olive. L'attaque délivre un prune puissante puis une fraise frivole, pour un bel amer et un caractère très gourmand.
C'est épicé au poil et d'une longueur remarquable ***


Leonardo - Chianti 2007 - Italia

Nez moins complexe que le vin précédent avec des dominantes figue et garrigue. L'attaque est semblable mais plus marquée par l'alcool. Je crois y déceler un poil de volatiles, finale sur la prune, la figue et les épices **(*)

A ce stade j'attaque le stand des vins dits "premium" :


Paulo Laureano - Tinto Reserve 2004 - Alentejano - Portugal

Boisé ostensible, sanguin, cuir et cerise. Puis figue, noix et prune. En gueule, cela s'avère d'abord alcooleux, puis la fougue s'estompe. C'est riche, dense & rond, au boisé moins lourd qu'au nez. La matière est ramassée, de belle longueur et épicée. Plus que pas mal au bout du compte ***


Vertice 2005 - alpata Wineyard - ColchaguaValley - Chili

Nez réduit, plastique brûlé bref pas terros. Passée les badigoinces, la matière est en fait affable, de caractère bordelais et chaude. C'est très épicé, boisé pour une longueur honnête ** (*)


Pangea 2005 - Syrah - alpata Wineyard - ColchaguaValley - Chili

La cuvée 100% syrah (alors que la précédente n'en possédait que 10 à 15% pour 85-90% de carmenère).
Nez la aussi réduit et poivré. C'est bien plus fruité en bouche et légèrement sucrailleux.C'est doux, plutôt gourmand, à l'acidité très correcte et à l'amer consensuel ***
Ce vin se veut l'une des références nationales et se vend plus de 40 euros la quille.

nous terminons la visite par le
cocktail "Bombay Sapphire" et (comme le dit l'ami Jull) son espace en effet très agréable et reposant.


il existe un moyen de visiter l'espace "sans payer" en passant par le bar resto situé à l'arrière de Vinopolis. Une visite donc dispensable et juste ludique pour les vins croisés.
Puis nous sortons au bout de 3h00 pour marcher en direction du mythique Tower Bridge (que beaucoup confondent avec le London Bridge).


Puis nos pérégrinations hasardeuses nous ramènent au plus près du pèlerinage du boxing day où les croyances du jour sont bien éloignées des traditionnelles...


La faim commence à nous tirailler, et c'est à proximité du Camden Market que l'on se sustentera honnêtement dans un resto-salon de thé à la déco des plus typiques.


Le Trojka propose des plats à toutes heures avec des sourires très intériorisés et des chevelures très péroxydées... C'est roboratif, pas très cher pour une ambiance mélant Bobos et musiques slaves.
Ainsi s'achève ce (frais) week end londonnien sur de bons baisers de Russie, c'était dans le ton...

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Sous les pavés la plage, sous le pont les quilles

16 Janvier 2009, 11:11am

Publié par Docadn

Encore une matinée fraîche, mais aujourd'hui après 3 jours de marche,  les pattes sont en RTT bien mérités...
Et nous leurs offrons une travelcard one day (5,30£ en "peak off" c'est à dire hors heures de pointe).
Nous débarquons à Embankment puis traversons le pont pour nous dégourdir malgré tout les jambes le long du Millénium mile (qui en fait plutôt 2 miles) et rejoindre la Tate Modern.
Comme à son habitude ce haut lieu de l'art contemporain présente les "oeuvres" les plus inattendues à vous faire passer le Guggenheim de New York pour une ronronnante galerie de Pont Aven...


L'accès à la Tate est gratuit (mais on peut contribuer à hauteur de 3 £ voire plus). Seules les expos temporaires sont payantes et relativement chères (de l'ordre de 14£).
Ayant déjà visité le lieu et face au dilemme suivant : allez voir l'expo Rothko ou une attraction voisine...
J'hésite !! J'ai vu pas mal de ses toiles au MoMa donc je passe mon tour pour ce coup ci. L'attraction est à quelques hectomètres de la Tate juste en dessous du London Bridge...


Comment ça vous étonne pas !! Que voulez vous que j'y fasse !!. Je lis le guide et si je vois "vins", je vais à la page correspondante et j'y découvre Vinopolis. Donc j'y vais...
 Le guide mettait bien en garde sur le caractère dispendieux de l'attraction, et il a raison.
Les "Wines Tours" proposés varient entre 19,50 et 32,50 £...
Nous choisissons le "Vineyard Tasting Tour Ticket" qui pour 22,50 £ nous propose :
  •  Une initiation à la dégustation
  • Un livret de dégustation
  • 5 tickets pour 5 vins dits "regular"
  • 2 tickets pour 2 vins dits "premium"
  • Un cocktail "Bombay Sapphire" (décidément ça me poursuit).


Les thématiques sont plutôt bien mises en scène (d'un point de vue esthétique j'entends). On voyage d'un pays à l'autre au gré des pièces aménagées. Le tout sur les bons gros clichés qui collent à chacun:
la deuche pour chez nous, le scooter pour l'Italie.
Coté français les raccourcis vont bon train :
  • Bourgogne et beaujolais ensemble pour le meilleur et le pire.
  • Rhône, Provence & Roussillon C'est du pareil au même.
  • Seules les "intouchables" Bordeaux et Champagne sont bien distincts.
L'heure de l'initiation sonne, assis dans un mini amphi, notre verre rempli d'un blanc. Et c'est parti...
Nous avons droit à un très bref et rapide topo sur les cépages et les variétés les plus communes.

Les caractéristiques (très parkerienne) pour juger un vin :
Note sur 100 répartie en 20/30/50 pour oeil/nez/bouche et de nous apprendre que les  points les plus importants de la dégustation sont l'oeil et le nez. Ben tiens et la bouche ça ne compte pas !! Je me tais...
Mise en application avec un vin français... Qui m'est totalement inconnu.
Et pour cause, c'est Chamarré qui commercialise ce pur produit marketing (et du coup sponsorise l'initiation) censé faire la nique à tous les vins du dit "nouveau monde" en Grande-Bretagne et en Europe en utilisant les mêmes armes commerciales et stratégiques que ces derniers.
Me voilà donc en présence d'un "Chardonnay-Sauvignon-Chenin Blanc" aux arômes de fleurs blanches, de foin, de pomme verte, de pisse de chat et de poire (ben oui pour l'exercice il fallait que tout le monde en trouve un et j'ai pas osé dire "piss of cat").
En bouche, c'est plat, acidité moyenne, pas typé pour une longueur inexistante et une petite rétro poivrée (sur mon échelle de notation ça ne dépasse pas 1*).
Le public semble ravit, et l'animateur pose la question sur le prix de cette bouteille ?
Ma voisine annonce 5,99 £ qui est en effet le prix de vente de cette daube boisson.
Je commence à pleurer mes 2 billets de 10 £ et les pièces les accompagnant.
 En 10 minutes chrono nous sommes donc parés pour découvrir enfin le monde incroyable du vin...du monde entier !!
Les stands sont répartis en 3 endroits : 2 pour les regulars et 1 pour les premiums.
Nous démarrons donc par les regulars :


Debus- Muller Thurgau - Trocken - Rheinhessen 2006 (Allemagne)

pétrolé et végétal sur des notes de carton mouillé. En bouche cela s'avère dilué, sec mais sans âme pour une finale assez longue et poivrée (*)


Wienrieder - Gruner Veltiner - Klassik 2007 (Autriche)

expression "Rhin"(assez proche du vin précédent) mais en plus "boisée grillée"(plus un petit air de cheminée). En bouche on croirait un sylvaner, c'est moins expressif, longueur moyenne, amer sympa et finale sur la pomme verte **.


Charles Back - Fairview - Sauvignon Blanc 2008 (Afrique du Sud)

arôme de chenin, carton mouillé, puis un oeuf pourri intense, du bouchon...je goûte, c'est bouchonné...Je reste perplexe. Je prends mon courage à 2 pieds et signale timidement l'éventuel problème à la responsable du stand. Elle se sert un verre, me dit ne rien sentir. Elle goûte, et me rassure en confirmant mes doutes. Soulagement, puis stupeur quand je la vois ouvrir une nouvelle bouteille équipée d'un screw cap (bouchon à vis en french). Elle me ressert une nouvelle dose (au passage très précise et estimée à 4 cl environ). Je repars dans mon coin et même constat...  (0)


Quinta Do Seival - Touriga national 2005 - Brazil

Comme l'indique l'étiquette, le cépage roi des vins portugais est repris par leurs cousins d'outre Atlantique mais aussi de l'alfrocheiro et du tinta roriz pour un vin au boisé international (10 mois de fûts selon la contre étiquette). Vanille et fruits noirs se disputent le haut du panier. En bouche on croirait un cabernet franc pas mûr. Tannique et asséchant, amer désagréable. L'équivalent d'un mauvais rouge de Loire (0)


Monsoon Valley -Blended Red Wine- 2006 - Thailand

C'est le genre de curiosité qui vous fait du coup un peu moins regretter la visite. Mêlant du Poke Dum, de la Syrah et du muscat noir pour les cépages. Robe de pinot et joli nez un poil techno où l'on croise de la fraise, de l'iode, du bubble gum. En bouche c'est fruité, dynamique, toujours marqué un poil techno avec un fin bois et un finale Hollywood chewing gum.Pas mon genre mais bien foutu ***


Kim Crawford - Pinot noir 2007 - Marlborough - New Zealand

Ce 100% pinot confirme au nez sa composition en y ajoutant des notes de rafle et de fruits rouges.L'attaque est sucrée puis molle.L'acidulé sympa qui suit relève un temps la matière mais la fine astringence stoppe nette la jolie évolution naissante.Dommage **

Tiens les yeux vous piquent !! C'est vrai qu'il commence à drôlement s'allonger  ce billet... Vous pouviez pas me le dire  !!
Allez je fais une pause et vous propose la suite de cette dégustation mondiale très prochainement...
A SUIVRE

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London Step by steppe...

11 Janvier 2009, 10:16am

Publié par Docadn

Nuit de répit après le réveillon "hot spicy" de la veille... Nous voilà  fin prêts à user nos semelles dans la (très grande) capitale anglaise... Comme je le disais dans le précédent billet, seuls les taxis roulent le 25 décembre...
On est venus marcher donc on marche...
On ne répètera jamais assez que la découverte d'une ville ne se résume pas au trajet entre la station de métro et le monument, quartier et autres curiosités incontournables...
On rate bien des choses en "rationalisant " ainsi ses visites...
Pour se rendre à notre point de rendez-vous, une très fraîche mise en jambes qui nous laissera entrevoir :


Le museum d'histoire naturelle


Harrods sans Mercedes ni princesses...
On a l'impression de traverser une ville abandonnée et livrée aux quelques touristes ( tous équipés comme des trekkistes dans une steppe urbaine) en quête d'une épicerie pour y acheter une bouteille d'eau ou des grignotages.
Trouver boutique ouverte en ce 25 décembre est un défi de taille...
Nous arrivons à Trafalgar Square point de départ et d'inscription de la Christmas Walk... De nombreux marcheurs ont zappé la grasse matinée pour participer à cette traditionnelle "marche culturelle" organisée par la plus célèbre et ancienne agence de visites guidées : Original London Walks.


A cette occasion je fais un outing conceptuel : je n'ai jamais fait de visite guidée. Que ce soit au musée, ou pour la visite d'une ville ou d'un quartier, je me suis toujours gaussé de cette pratique. Sans parler des petits trains et autres niaiseries touristiques, j'ai toujours fui ces "outils à pigeons". Le site et les commentaires de visiteurs promettent une expérience de qualité... Y'a intérêt.
Nous ne sommes pas moins d'une centaine de personnes à nous présenter sous le fameux sapin de Trafalgar. Une fois délestés de nos billets à l'effigie de Babeth, nous démarrons la balade de 02h00 au rythme de notre guide (il y aura du coup 2 groupes pour cette balade matinale )et son petit piedestal en plastoc...
Et c'est l'histoire de Samuel Pepys qui nous sera contée pendant cette paire d'heures. Ce chroniqueur hors pair, a tenu un journal durant 6 ans dans lequel il a consigné tous les évènements de sa vie et sa ville, le tout codé afin que sa femme ne puisse en comprendre les éléments transmis ...
De ses calculs rénaux (et l'incroyable régime alimentaire associé à la préparation de l'opération) en passant par la sympathique épidémie de peste de 1665 , le  barbecue géant de l'année suivante, les différentes exécutions publiques ou autres "Montanades" (pour ne pas dire exhumations) les plus délicates, le guide nous détaille avec talent et enthousiasme cette histoire certainement animée des centaines de fois (et sans le rythme robotique à la Hal 9000).
Nous parcourons à peine plus de 3 kms sur toute la Christmas Walk, car les explications ont lieu à quelques centaines de mètres les unes des autres.
L'occasion de découvrir des ruelles dissimulées, des détails au delà de notre champ de vision habituel, et d'imaginer le Londres du 17 ème siècle, tout en découvrant le siège actuel du MI 6, ou encore la face cachée du 10 downing Street sans être soupçonné d'un quelconque complot aux abords de ces lieux...
Je n'ai pas hésité à payer de ma personne en me plaçant au plus près de notre guide à l'accent et au débit très conséquent puisque les explications ont lieu dans la langue locale.
Et j'ai ainsi pu allègrement profiter de ses généreux postillons (en même temps dans un groupe de 50 personnes la voix se fait plus faible !!).
C'est déjà la fin de la balade, et nous nous hasardons du coup dans les quartiers voisins, déjà visités lors d'un séjour passé, mais rarement avec aussi peu de monde...


Covent Garden


Carnaby Street
Etonnant Londres en sommeil , avant le gong du boxing day voyant pour la 1ere fois de son histoire les magasins ouverts dès le 26 décembre (au lieu du 27 les autres années)...
Quasiment tous les établissements publics (musées compris) et les cinémas sont d'ailleurs fermés du 24 au 26 décembre inclus...
Une très bonne occasion de voir un Londres différent.


Se perdre dans des quartiers plus étonnants les uns que les autres à la recherche des fameuses plaques bleues signalant l'ancienne demeure d'un écrivain connu de tous ou une personnalité très très célèbre... Uniquement ici.
Le meilleur et incontournable guide pedestre étant  sûrement le Géographer's A-Z Map Compagny.
Ou découvrir les magnifiques devantures de certains pubs centenaires...


La nuit tombe déjà et dévoile les habits de lumière de Londres à Noël, ou une fois de plus le plus grand magasin du monde a voulu briller encore plus que les autres, il a encore gagné...


A SUIVRE..
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Ici Londres (Escapade à Bombay/Tamise)...

4 Janvier 2009, 17:49pm

Publié par Docadn

Quoi de mieux que passer noël à Londres... Oui, bon je sais d'autres me diront que Rovaniemi c'est encore plus "dans la plaque" quand on veut être au plus près du père noël...
La trop fameuse compagnie low cost était à même de proposer en cette fin d'année moults vols pour quelques piécettes et nous en profitâmes en partant de Dinard direction donc London Stanted...
Un train express plus tard (40 minutes plus exactement), nous débarquons à Liverpool station, direction Earls court pour rejoindre l'hôtel lui aussi puisé dans la jungle des "christmas prices"...
Earls Court, quartier très inégal en terme d'architecture, mais très pratique pour manger et se déplacer, et brassant toutes les origines que Londres peut compter dans le Commonwealth et ailleurs...
24 décembre 2008, it's "9 pm" et nous nous présentons pour le dîner du réveillon devant le N°1 de Kensington High Street :


Je réveillonne dans celui qui est considéré comme le meilleur restaurant indien de la ville : Le Zaika et son cuisinier Sanjay Dwivedi croulent sous les éloges de la presse et a "définitivement" assis sa réputation en décrochant un macaron du guide rouge.
L'établissement occupe une ancienne banque, la salle est très spacieuse mais les tables sont bien évidemment très nombreuses donc très (trop) proches.
La 2ème déception arrive quand l'hôtesse nous informe poliment (tout en s'excusant) que l'établissement ferme exceptionnellement ses portes à 23h00 ce soir pour permettre aux employés de rentrer chez eux...
Eh oui, sachez le,mais Londres temple du capitalisme, n'assure aucun transport en commun (métro, train, bus...) du 24/12 au soir au 26/12 au matin...
Puis vint la 3ème déception par l'éclairage très très très tamisé de la salle... On n'y voit guère mieux que dans un ciné avec des lunettes de soleil !!
Décision est prise de découvrir cette cuisine par la carte et non par un menu faute de temps... Ce sera une entrée et un plat.
Le décompte a démarré, décryptage de la grande carte mêlant anglais et hindi :
j'opte pour un DHUNGAR MACHLI TIKKA  détaillé dans le texte comme:
Tandoori charcoal smoked "Loch Duart" salmon, marinated in mustard, honey & dill,  white lentil Áuttappam’, avocado "raita" .

en image cela donne (avec l'éclairage de rigueur) ceci :


L'ensemble est juste honorable, la crème avocat détonne, le saumon tandoori est un poil trop cuit, le mini kebab au saumon fumé est très correct et les saveurs au global s'expriment bien, épices et graines parfumés déboulent (surtout le clou de girofle) et ne quittent plus le palais qui affiche le chauffage à tous les étages...
Et pour tenter combattre le feu buccal rien de tel qu'un vin austral puisé dans la très très grande carte (et plutôt remarquable en choix notamment coté italien)des vins du Zaika...
Partant sur une syrah australienne, mes "velléités" furent très rapidement calmées par le sommelier qui m'annonça froidement "not available"... Aussi c'est un Delta Vineyard pinot noir 2003 qui eu les honneurs de nos gosiers aussi brûlants qu'un soleil au mois août 2003...
Je fus (enfin) agréablement surpris par la bonne tenue et figure de ce vin face aux plats volcaniques goûtés ce soir là...
en face de mon verre se trouvait un assortiment intéressant opérant sous le code suivant :
ZAIKA PLATTER ou dans la langue de (presque tous les) Monty Pythons :
Platter of smoked salmon kebab, tandoor black spiced "Goosnargh" chicken, duck "sheekh kebab", goat’s cheese & cashew nut samosa". Toujours avec l'éclairage intime du studio Bollywoodien cela donne :


Ben c'est flou, et un peu à l'image de certains éléments de l'assortiment, le samosa au chèvre est délicieux, on y retrouve le saumon mieux cuit que dans mon entrée, le poulet et le canard se dispute un peu le prix du Vésuve dans la catégorie "oui je peux être encore plus hot qu'une poignée de piments oiseaux cul sec"...
Juste le temps à nos palais de se remettre du "feu du rasoir de New Delhi" que nos plats suivants arrivent (faut faire fissa il est déjà 22h00). J'ai opté pour un canard (car ce volatile me semble rare dans cette cuisine selon ma petite expérience) préparé sous le sobriquet suivant :
MURGHABI MUSSALAM alias Masala duck breast :
"Goosnargh" breast of duck, rich black lentil sauce, celeriac and parsnip mash &  crispy "ladies fingers", mushroom naan. 


Malgré le montage, que je devine hautement technique, la présentation n'est guère flatteuse en réalité...
L'ensemble est en effet croustillant, les lentilles dominent largement les saveurs et toujours l'immanquable clou de girofle.Les champignons sont frais et très bons et le canard rôti un poil asséchant... Un plat, un poil casse gueule, et qui me laisse là aussi sur une petite frustration... Les naans commandés sur chacun des plats sont par contre très bons avec une mention pour celui dit au "safran et graines de sésame"... Ce doit être du faux safran vu la quantité présente sur chacun des pains, mais il est d'une force indéniable, celui au fromage est plus classique, celui à l'ail est très sympa...
En face la volcanologue d'un soir avait choisi un volatile de circonstance : la pintade
SARSONWALA TITAR  alias Tandoori guinea-fowl :
Tandoori breast of guinea- fowl marinated in porcini mushroom "masala","upma" polenta, chilli consommé, truffle oil.
La présentation n'étant pas plus flatteuse que précédemment, je n'ai pas jugé utile de l'immortaliser. Mais là aussi une explosion d'épices et une huile de truffe à la puissance timorée...
La course contre la montre se terminant par une insipide et pathétique "eau chaude et ses 3 feuilles de menthe" pour une addition d'un macaron...
Ainsi se termina à 23h00 pétantes ce réveillon oriental, au goût d'inachevé. C'était bon mais pas grand, c'était trop fort et sans mise en garde de la part des serveurs (il est de rigueur dans cette cuisine que l'on vous renseigne sur la puissance de certains plats).
Mais force est de constater qu'au global je nage en plein syndrome du "buveur d'étiquettes" selon la formule suivante :
étoilé = très supérieur à la cuisine lambda sur mon expérience.
Mais je ne connais que des étoilés de la cuisine française.
Les critères sont ils différents (moindres !!) sur les cuisines étrangères ?
Je ne sais pas !! Si un inspecteur ou "un grand gourmet à l'expérience internationale en étoilé du guide du pneu" s'est paumé ici qu'il me réponde...
 Le Zaika tout en étant très supérieur, ne me semble pas du niveau d'un étoilé...
Mais c'est bon, juste bon...
On rentre repu et fatigué pour une bonne nuit de sommeil avant de (re)découvrir le walking London...
A SUIVRE

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Quoi de 9 en 2009 ??

3 Janvier 2009, 15:12pm

Publié par Docadn

Bonjour à tous,

je me dois, comme l'exige la tradition de vous transmettre tous mes voeux en ce début d'année. Et cette année comme toutes les autres une seule résolution : pas de résolution !!
En effet, c'est la seule promesse que je suis à peu près certain de respecter, car résolution rime souvent avec contrainte.
Un tout petit billet pour remercier mes fidèles lecteurs et les occasionnels que les moteurs de recherche mènent jusqu'à ce petit carnet.
Escapades étant encore un bambin du net, il a encore tout à apprendre et il remplit petit à petit son caleçon encore trop grand...
donc pas de promesses virtuelles mais toujours l'envie de gribouiller l'écran de ma prose de comptoir, de partager des photos plus ou moins floues, de vous livrer des comptes rendus sur des vins hautement obscurs, et qui le resterons pour beaucoup, ou des coups de coeur sans concessions.
L'envie encore et toujours de "briller en mat" dans des dégustations à l'aveugle ou non, de marcher, de manger bref de partager encore et toujours ces moments de "bon vivre".
enfin pour clore ce billet, un "teaser" sur  l'édition prochaine du résumé d'un grand et glacial week end londonien vécu en fin d'année dernière.
A très bientôt et encore merci à tous.
Et en avant première un exemple de fauteuils anglais assez éloignés des classiques Chesterfield ...



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