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EscapadeS

Remise en Ventre III : L'Hédoniste à Tours...

28 Février 2010, 11:10am

Publié par Docadn

Tours était la seule étape du "week end coup de tête" où j'avais quelques noms de restos en bille (sinon ça fait 2 fois tête dans la phrase).
Sans parler du lobbying forcené du régional de l'étape qui comme Raymond Babitt répète inlassablement "Casse-Cailloux, Casse-cailloux...". Et le hasard faisant toujours le contraire de ce que l'on veut : ce dernier est fermé le week end...
Étonnant fonctionnement, mais c'est comme ça !!

J'avais du coup inscrit le Barju au programme du soir. En flânant dans la ville, je découvre par hasard la devanture de ce dernier et une discrète affichette signalant que l'établissement est fermé ce jour et les suivants pour cause d'inventaire...

Bref, aucune perspective en vue. Le soir venu, je surfe sans convictions sur le site du Rive Gauche mais là encore pas de plats ou d'intitulés suffisamment excitants pour franchir le pas (et faut pas rêver, on est samedi soir et ce dernier comme les 2 autres macs de la ville doit certainement compenser les appétits
guindés des "orphelins de Bardet"...).

Aussi, je relis le texto reçu le matin même du Raymond Babitt local.Il me suggérait en dernier recours (sans conviction coté cuisine mais avec bien moins de réserve côté carte des vins) "le resto de la cave à côté de la cathédrale" :

"Allo oui, bonsoir, je voudrais savoir si vous avez une table pour 2 de disponible pour dans un quart d'heure ?"
"Oui bien sûr, une table pour 2 pour 20h10, c'est noté au nom de monsieur..."
"C'est parfait, à tout de suite".

Fascinants dialogues qu'Audiard père & fils n'auraient même pas inventé tellement c'est immuable quand on réserve une table...

14 minutes plus tard, nous sommes donc accueillis dans l'établissement qui jouxte la cave du même nom.

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Intérieur mi tuffeau, mi four à pizza (dès que je vois des briques, je pense à Pierre Bachelet et j'imagine toujours les maisons ch'ti comme des fours à pizza géants...) Les cartes débarquent. Intitulés bistrot et des formules Entrée plat ou plat dessert oscillant entre 24 & 30 euros. Je pars sur la formule plat & dessert à 30 euros.

Saint Jacques en robe de canard,fondue d'endives & jus terre & mer


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Encore l'appareil de secours pour une vision pas très claire du plat. L'association canard et St Jacques m'a plu sur le papier et s'avère réussie dans l'assiette. Les St Jacques sont bardées par le volatile et ce dernier ne domine pas la noix. C'est cuit au poil, pardon à la plume (le canard est juste un poil sec) et la fondue d'endives (je hais les endives cuites mais c'est comme les vins rouges de Loire, je m'acharne ...) n'a pas l'amertume coutumière, c'est même bon. C'est dans l'ensemble bien exécuté, dans l'esprit bistrot de la carte : simple et bon...

Maki Sushi au lait de coco & fruits exotiques

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et un flash à la con un !! Là encore sur cette proposition, on se fait remarquer mais on reste cohérent... Une pâte à crêpe renfermant un riz au lait et des fruits exotiques (c'est la journée de la mangue). Vu que c'est mon week end de chance, je n'avais pas imaginé du riz au lait (et j'aime pas le riz au lait !!!). Par contre je découvre avec bonheur l'association du caramel et d'un coulis de fruits exotiques... C'est divin !!! je me serais même contenté juste de cela...

Et coté glou alors me diront "ceux qui se cognent l'article juste pour savoir ce que je me suis mis dans le cornet et qui se fichent éperdument que la noix soit bien cuite et que j'aime pas le riz au lait"....

Pour commencer, la carte est vraiment d'une clarté et d'une justesse rares... C'est vraiment une belle carte mettant en avant les vignerons et non pas le nom de leur domaine... C'est volontaire et c'est pas plus mal...
Bien évidemment, une grande place est laissée aux productions "endémiques", mais aussi un éclectisme issu des multiples déplacements du patron Jacky et de Fred le sommelier (ce dernier ayant juste le défaut d'avoir un niveau sonore à peine audible pour la trop grande gueule de service que je suis).
Les 2 personnages sont un plaisir absolu en terme de connaissances, de conseils et d'échanges...
A noter la transparence de la carte des vins qui affiche les prix "à table" & caviste des quilles proposées...

Grégory Leclerc - Domaine Chahut & Prodiges - La Mule 2008 - Vin de France


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"La mule, ben parce qu'il faut toujours charger la mule !! Gamay carbo, zéro soufre...08 c'est le 4ème millésime de ce vigneron..." Tel fut le résumé d'ouverture de Fred qui nous a redirigé vers cette quille après l'absence du gamay choisi au départ (et que j'ai oublié le nom du coup)... Et je ne peux que le remercier à nouveau, car là, j'ai pris la gifle du week end !!!

Une forte réduction ouvre la matière, puis le vin commence à exploser de petits fruits rouges et affirme un caractère acidulé.La matière glisse en bouche, sans aucune aspérité, mêlant framboise et chocolat, gourmandise absolue, petit bonheur en bouteille...
Et vu que nous sommes très sages, le "gloubag à emporter" (de rigueur dans  l'établissement) nous a permis de le ramener à la maison.
Le lendemain, le vin s'est complexifier en proposant olive, réglisse et prune au tarin. La mise en gueule est pleine, suave et toujours terriblement gourmande...***(*)

Signalons que l'incontournable Olif en fait "une pub éhontée" en annonçant la présence de ce petit gars aux belles quilles lors du salon de Villebarou... Si vous y êtes, surtout ne l'évitez pas !!!
En résumé, voilà "une bonne brasserie à vin" proposant une cuisine soignée et actuelle, soutenue par une formidable carte des vins, le tout joliment animé par 2 mordus curieux, et une cave adjacente qui ne mérite pas moins le coup d'oeil...


L'Hédoniste
16 rue Lavoisier
37000 Tours
02 47 05 20 40
www.lhedoniste-caviste.com

Et un grand merci à mon modèle qui illustre parfaitement une vraie remise en ventre...

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Remise en ventre II : La Chocolatière, Christophe Ménard à Tours...

28 Février 2010, 09:34am

Publié par Docadn

Découverte de la ville de Tours, dotée "d'un patrimoine riche et varié" largement plus criant que celui de la matinée, quand mon estomac se manifeste très bruyamment.
C'est l'heure du sucre et un relais à la crédibilité sans faille (à mes yeux) apparaît tout à coup.
Une très jolie boutique, de jolies pièces et une clientèle très pincée ou stressée (niveau crash aérien minimum) à l'idée de ne pas être livrée à temps pour le dîner de ce soir !!!
Nous faisons remarquer qu'il est dommage de ne pas voir l'établissement doté d'un salon de thé (alors qu'ils en vendent). L'employée nous explique que la place manque, l'étage étant déjà occupé par la chocolaterie.
Nous mangerons donc nos pâtisseries dehors. En entendant nos propos, l'employée, très pro, ajoute couverts et serviettes dans la boîte pour notre pique-nique de diabétiques.

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A gauche, une tarte à la mangue, et à droite "Mélissa", composée de chocolat, praliné et coeur de mousse de crème brûlée à la vanille (de mémoire).
La tarte à la mangue est une bombe de fruits frais, au sablé parfait et juste sucré.Goût et texture sans défaut, une tuerie !!
Mélissa n'est pas en reste, chocolat et praliné top, la mousse est là-aussi parfaite. Allez petite critique c'est juste un "poil de photon" trop sucré à mon goût. Je fais une fixette sucre depuis que je mets moins de 40 g de sucre dans ma tasse de café !!!
Bref, l'institution de la ville mérite son rang, et je suis sûr que la vieillesse dorée de la ville réclame elle aussi à coup de sac à main et de caniche, un salon de thé raccord avec cette excellente Chocolatière.

La Chocolatière
2 & 4 rue de la scellerie
37000 Tours
02 47 05 66 75
www.la-chocolatiere.com


A SUIVRE...

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Remise en jambes II :Montlouis mon c...

26 Février 2010, 18:46pm

Publié par Docadn

Une bonne nuit et un petit déjeuner plus tard et nous prenons congé du Petit Hureau pour poursuivre notre remontée de la Loire direction Montlouis.
Une matinale remise en jambes "entre Loire et Cher à la découverte d'un patrimoine riche et varié"dixit la fiche de rando qui annonce une petite boucle de 8000 m.
Partant du centre ville, la balade se poursuit sur une allée de l'Europe au décor "rieur moscovite seventies" et file à travers une campagne pelée et juste peuplée de quelques bourricots dépressifs et d'une joggeuse en rose.
Le topo annonce un panorama sur le Cher et rien, nada, le cerveau de dopé de Candeloro...3 maisons troglodytiques et un champ de boue et enfin un bâtiment digne de ce nom,

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en la personne du château de La Bourdaisière.
Magnifique demeure qui vit la naissance de la 184 ème infidélité de François 1er qui se tapa la femme de son trésorier Philibert Babou pas rancunier pour un sou (sors de ce corps Raymond Devos !!).
Et de découvrir que ce domaine (bien évidemment fermé en cette période) abrite un conservatoire de la tomate avec pas moins de 630 variétés, et un jardin contemporain de dahlia (dessiné par Louis Benech) de 130 variétés.
Autant vous dire qu'aucune de ses 2 spécialités n'est visible de notre chemin ni même à l'intérieur vue la saison...

Nous nous engageons vers la partie la plus passionnante du parcours en longeant une magnifique départementale (faisant certainement partie du "patrimoine riche et varié" et que nous n'avons pas su comprendre) avant de rejoindre un chemin longeant le parc du château ci-dessus.
Nous traversons des vignes fraîchement taillées et parsemées des plastiques de rigueur artistiquement éparpillés par le vent et la négligence des viticulteurs. Encore un aspect du "patrimoine riche et varié" tellement particulier que nous passons encore à côté...
C'est passionnant comme une poursuite de péniches... Le chemin débouche sur la zone commerciale de Montlouis où toutes les enseignes hideuses sont là pour magnifier le fameux "patrimoine riche et varié"...

il faudra attendre les 1500 derniers mètres pour atteindre "le sentier en balcon" (chemin Bellevue de mémoire) pour jouir enfin "de la découverte d'un patrimoine riche et varié" que nous, stupides bipèdes à chaussures montantes, sommes enfin en mesure de comprendre...

une vraie balade à chier qui mérite malgré tout un billet pour ne pas faire perdre du temps à des randonneurs occasionnels qui ne rechausseront jamais le moindre godillot après une rando aussi nulle...

du coup même pas eu envie de passer à La Cave Insolite (et ils n'y sont pour rien),tellement le patelin m'a mis en rogne en terme de foutage de gueule...
Je ne leur demande pas le grand canyon non plus, mais de tenir leurs promesses à savoir la fameuse "découverte d'un patrimoine riche & varié"...

Direction Tours pour oublier rapidement cette matinée
.
A Suivre...

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Remise en ventre : L'Amuse Bouche

24 Février 2010, 18:28pm

Publié par Docadn

Un petit repérage pédestre pour déterminer lequel des 2 restos nous accueillera ce soir. Avantage non négligeable de ce Petit Hureau est de pouvoir se restaurer à une centaine de mètres de la couette.
D'un côté, le Madinina qui propose comme son nom l'indique des spécialités antillaises et locales. C'est assez curieux pour nous interpeller.
De l'autre côté, l'Amuse Bouche dont notre logeur nous a dit du bien ( et dont nous découvrirons les menus dans la salle du petit déjeuner). Des curiosités là aussi, on hésite. Retour au bercail et c'est une pièce  de 10 centimes et le côté face de cette dernière qui décidera de nous emmener à L'Amuse Bouche.

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Intérieur soigné, tuffeau et quelques touches rococo pour l'insensible que je suis. Une serveuse mi timide-mi débutante pour nous accueillir et une patronne au rire expansif et agréable avec de faux airs de Marianne Basler et quelques dizaines de tours de taille en moins.
Une carte qui décline des entrées entre 15 & 24 euros, des plats entre 19 & 23 euros. Cela me paraît cher mais la possibilité de constituer son menu à partir des plats de ladite carte si celui à 21 euros ne vous inspire guère...
Et pour 27 euros c'est Entrée Plat fromage ou Dessert, et la possibilité de faire la "doublette" (viande+poisson) pour 35 euros.
Je pars sur le classique EPD à 27 euros et immédiatement notre serveuse débute avec :

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Un flash très moche pour apercevoir la crème brûlée au foie gras. Le patron a l'air d'adorer le foie gras puisqu'il a semble t il bâti sa réputation locale avec notamment sa recette de "foie gras poêlé au chocolat" (que nous ne goûterons pas).Je laisse de coté mes forts préjugés sur le foie gras cuisiné pour découvrir une excellente crème brûlée.C'est juste sucré, la texture est parfaite, à la bonne température et c'est hélas comme souvent dans ces cas là, trop petit. Vraiment pas mal.

Velouté de pleurotes, sa quenelle de brochet et sa crème légère à la cancoillotte.


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Cherchez l'intrus dans l'intitulé ?? Vous avez trouvé !! Velouté riche, parfumé et expressif de pleurotes. La cancoillotte est plutôt transparente, mais l'ensemble est pas mal et fortement déconseillé aux chasseurs de calories...

Matelote d'anguilles au Saumur blanc

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Une autre des spécialités de l'établissement. D'emblée le bouillon est bien trop salé pour mon palais. J'attaque les anguilles (un  poisson dont je raffole). La cuisson est brouillonne et les légumes pas gégés. C'est plus que moyen...

La crème brûlée et flambée à la Framboise

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Encore un de mes desserts favoris. Une crème classique, une eau de vie de framboise, un coup d'allume gaz sur le tout. Deuxième froncement de sourcil de la soirée : je n'aime pas les desserts alcoolisés. Je m'attendais à une crème brulée avec des framboises. Que nenni, elle est juste flambée. J'avais qu'à mieux lire le menu !!
L'alcool ne marque pas trop la crème, c'est classique, sans plus...
Et côté goulot !! La carte est timide et propose 95% de vins de Loire dont 90% situé à moins de 30 bornes du resto.Pas de grands noms, mais les voisins et les domaines du bord de Loire.Et une rubrique coup de coeur dans laquelle j'ai pioché la quille du soir...

Chinon - Blanc de Franc 2007- Couly Dutheil


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Un (rare)cabernet franc (noir à jus blanc) très aromatique, sur la confiserie et vraiment too much aussi bien au nez qu'au palais et qui n'a fonctionné sur rien, le plantage total...
Dans l'ensemble, c'est pas remarquable mais les petites réussites nuancent mon propos sur le coup...La miss ayant opté pour d'autres plats est plus convaincue que ma pomme sur la qualité de la table. Et les morceaux picorés vont aussi dans ce sens...
Donc, ne faites pas un détour pour la chose, mais sur le coup j'essaierai bien le Madinina si je repasse dans le coin...


L'Amuse Bouche
512 Route de Montsoreau
Dampierre/Loire
02 41 67 79 63
www.lamusebouche.fr
lamusebouche@wanadoo.fr


A suivre Montlouis et Tours...

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Remise en jambes : Montsoreau

21 Février 2010, 16:59pm

Publié par Docadn

"Déjà février" et pendant que certains se meulent à Vancouver, d'autres tentent de roder leurs toutes nouvelles chaussures de marche pour ne pas choper des ampoules 400 watts l'été prochain.
Escapades renoue avec sa devise après des mois à baffrer et à picoler et démarre la saison par la découverte "d'un des plus beaux villages de France" selon ses habitants et les fans de sites troglodytiques : Montsoreau.
La découverte s'est faite par l'intermédiaire d'une randonnée démarrant sur les bords de sa majesté la Loire.

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Après 2-3 kms, le chemin traverse le magnifique site de la demeure de la Vignolle. Un hôtel restaurant (fermé de novembre à Mars) niché dans une demeure du XVII ème (et dominant des vignes de Filliatreau) et équipé d'une piscine troglodytique et de chambres raccord. Un établissement membre des Châteaux, Demeures de traditions et Grandes Etapes des Vignobles.

Puis un petit coup de cul à donner sur le chemin (glissant) grimpant sur le plateau et nous voici au beau milieu du vignoble (et accessoirement au dessus de La Champignonnière du Saut Aux Loups ornée de son champi en tuffeau en bien mauvais état) avec un délicieux panorama sur la vallée.

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La balade se poursuit et la carte annonce "les Vignobles", "les Bournais"... Elle annonce aussi un moulin (la Herpinière) on en aperçoit un autre au loin (La Tranchée). Mais la course du soleil est plus rapide que nos pas et nous oblige à raccourcir notre itinéraire... Un dernier coup d'oeil avant de regagner le niveau de l'eau...

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La balade fait 9,5 km au total et elle propose des points de vue remarquables (sur la partie effectuée). Seule la partie Loire est impraticable lors des crues. Retour sur les quais de Montsoreau et un dernier cliché(et une volute de Chinon à l'extrème droite du cliché) avant de découvrir notre logis...

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C'est le Petit Hureau qui nous accueille pour la première nuit de ce week end ligérien. Cette chambre d'hôtes située à la sortie/entrée de Dampierre est une petite perle d'architecture animée avec talent par Christian Pommery.

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Mise en jambe pas encore douloureuse pour les mollets en phase de "réveil".Une douche plus tard, nous sommes parés pour la table...
A SUIVRE

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Florilège de dégustations Part XX

12 Février 2010, 17:23pm

Publié par Docadn

Bonjour à tous,


suite & fin du florilège et la version rouge des vins passés entre mon pouce et mon index :


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Reserve Trivento 2005 - Mendoza – Argentine : Boisé, solaire, acidulé, menthol et « syrahte »Rhône Nord, épices, fruits noirs, métallique. Attaque acidulée, un poil bordelaise, très boisée, milieu de bouche typée Crozes Hermitage. C'est frais mais un peu en retrait. S'ouvre doucement, toujours avec ce caractère Rhône, matière pleine et amer un peu marqué.**(*)/***


JUIN-2009-0141.JPGChâteauneuf du Pape 2005 – Domaine Charvin : Nez profond, doux, concentré, rafle, épices, olive intense, menthol, métallique, solaire, figue. Attaque suave, ronde, pleine, fraîche, fruits noirs. Une étoffe de soie ciselée et à la finale poivrée. Gros potentiel et déjà top. ***(*)/****


JUIN-2009-0003.JPGSaint Emilion Grand Cru 1996 – Cap de Mourlin : Sous bois, caramel, végétal, camphre, essence algérienne, lacté (crème fraîche) et sanguin. Attaque immédiatement asséchante, amer, creuse, végétale, très austère, pas mûr ah 96 !! *



Vin de Pays des côtes du Brian - Calamiac Terroir 2007 – Domaine Combe Blanche : Solaire, typé grenache, sanguin, puis vire Rhône nord, acidulé, crémeux et métallique. Attaque boisée, acidulée, sanguine, typé Croze, solaire, un poil chaude, finale épicée et sur les fruits noirs. **/**(*)


JUIN-2009-0007_1.JPGVin de Pays des Côtes Catalanes – Cuvée Zoé 2006 – Préceptorie de Centernach : Forte réduction d'emblée, sous bois, solaire, tabac, sudiste, fruits rouges, terreux, sanguin. Attaque aérienne, fruitée, acidulée, un poil rapeuse, dotée d'une jolie trame et sur un fil épicé. Matière superbe, longue et racée. Gourmand et finale vaporeuse...Très beau vin ***(*)


JUIN-2009-0009.JPGListrac Médoc – Château Fourcas Dupré 2000 : stère de bois au fond de la remise, et caractère de torréfaction intense. Un vrai cliché bordelais, pointe végétale, crème de fruits noirs. Le lendemain toujours du bois et un cassis jaillissant. Attaque très végétale avec une acidité terrible. Toujours cette gangue de bois et quelques épices parsemées. C'est fluide avec une pointe miraculeuse de fraîcheur, mais à l'amer final démoniaque. *


JUIN-2009 0001-copie-1Côtes du Rhône – Château des Tours 2005 : Joli nez complexe composé de fragrances solaire, métallique, romarin, rose puis des fraises, de l'olive, de la prune, notes sanguines et un poil alcooleux. Attaque sur le noyau, c'est immédiatement gourmand, vif, plein; dense, riche... Trop riche et l'alcool domine au final et rend la buvabilité limitée. Belle longueur, qui laisse déborder quelques jolies épices et finale café. Le lendemain, le nez est très métallique, très CDP la matière est en retrait, c'est moins alcooleux mais plus austère. **(*)


JUIN-2009-0003-copie-1.JPGCôtes du Roussillon Villages – Au pied du Roc 2008 – Mas Camps : forte réduction qui laisse place à un nez sanguin, olive, profond, rafle et un végétal prononcé. Attaque tendue et un poil austère puis s'arrondit au fil de la dégustation. Tanins anguleux, jolies épices, matière pleine. Le lendemain, le vin est moins granuleux, moins sauvage et se fait gourmand et agréable. ***


JUIN-2009 0010Portugal - Douro – Fabelhaft 2002 : Nez évolué, sucré, boisé, noyau, fruits à l'eau de vie, sanguin et solaire. Attaque sucrailleuse sur les fruits noirs, matière dense et extrêmement riche voir à la maturité très poussée. C'est typé Rhône sud, finale douce, épicée et sur une figue dominante. Cela reste un poil lourd dans l'ensemble malgré la jolie matière. Le lendemain, le vin révèle un joli acidulé, plus de fraîcheur et encore plus typé CDP. **(*)

PS : la plus belle étiquette de vin croisée avec une BD dans la langue de Horst Tapper que je vais certainement essayer de faire traduire par Iris (si tu veux bien).


JUIN-2009 0082USA – Zinfandel 2001 – Weinte : nez très sanguin (une vrai boucherie !!), acidulé, végétal, genévrier, terre humide, un poil bordelais. Attaque souple puis immédiatement après très épicée. Fine sucrosité, structure fine voire déficitaire. Joli fruit, c'est agréable mais un poil court et un peu maigre. **/**(*)

Ainsi s'achève ce XXème inventaire, avec les inévitables rossignols bordelais. A retenir surtout : l'excellent rapport qualité prix de la cuvée Zoé de la Préceptorie, la découverte personnelle de Mas Camps et la relative déception liée au Château des Tours vraiment alcooleux...

 

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Florilège de dégustations Part XIX

7 Février 2010, 15:52pm

Publié par Docadn

Petit résumé des quilles, et comme d'hab les pas rouges pour démarrer :

Vin de Pays de l'Hérault - JM Alquier 2006 : Nez oxydatif (un poil typé Barral), pharma, vernis, "boisé grillé" et un poil pétrolé. Attaque fraîche, dense et très finement oxydative et toujours boisée. Gros volume et matière très épicée pour un déroulé sur de jolis amers et une finale amande sympathique. C'est pas le rapport qualité prix de l'année, mais c'est bien **(*)/***

JUIN-2009 0140Champagne Bollinger - Spécial Cuvée : Agrumes, fleurs blanches, et notes toastées. Cordon au ralenti et bulles grossières à l'oeil. L'attaque est vive, la bulle est plus fine en bouche que visuellement. Expression sur les agrumes (citron+orange) et caractère très crémeux de l'ensemble. C'est d'une fraîcheur réjouissante. ***

JUIN-2009-0001-copie-3.JPGAnjou-Les Bergères 2004 - Domaine Jo Pithon : nez délicatement miellé, abricot, oriental, sucré et angevin... Attaque pharma, épicée pour une figure aérienne et finement oxydative de la matière. C'est gras, volumineux, droit mais un poil déficitaire en structure (ah 2004 !!) finale joliment épicée. ***

Champagne-Rosé-Yannick Prévoteau : nez de pommes au four et de fruits blancs crus.matière très fruitée (poire) et ample, relativement simple et à la finale un peu convenue. **

Haut Montravel  - Château Laroque - Jeux D'ambre et de Lumière 2002
: nez d'une richesse rare : miel, datte, figue, sous bois, noyau, finement pétrolé, sanguin. Attaque sur l'abricot, un poil de pétrole puis c'est la figue qui pousse tout le monde dehors. C'est velouté, riche, épicé et porté par une finesse et une très très bel équilibre acide-sucre et d'une opulence rare. A J+2 c'est le cacao et le rancio qui domine le terrain. ***/***(*)

Vouvray - Le Bouchet 2005 -Domaine François Chidaine : nez féminin, ligérien et je trouve encore du pétrole mais aussi du miel, vernis (acétone), poire. Attaque un poil pharma, puis fruitée. Le déroulé est un peu mou mais reste frais et ample. Un vin tout en largeur sur une trame miellée à la finale de poire aux épices. **(*)/***

Alsace Grand Cru - Hengst - Gewurztraminer 1997 :Voilà ti pas la 1ere fois que le litchi me saute à la tronche comme ça !! C'est pas du réunionnais nais mais ça doit y ressembler tellement c'est frais !! mais aussi une sensation de soufre excessif comme rarement ressenti. L'attaque est douce, fruitée, finement pétrolée. Ensemble mou, dilué et en retrait avec une sensation pâteuse. *

JUIN-2009-0012-copie-1.JPGJurançon sec - Chant des vignes 2005 - Domaine Cauhapé : Pomme blette intense, pierre sèche, pointe oxydative au pif. Attaque large, fruitée et confirmation du coté blette en bouche.C'est volumineux, gras mais aussi oxydé. Finale très épicée et amer très désagréable. Première vraie déception avec ce domaine. Problème de quille, j'espère !! *(*)

JUIN-2009-0013-copie-1.JPGSavennières - Clos du Papillon 2004 - Domaine des Forges : Réduction terrible au 1er coup de tarin. Carton mouillé, sparadrap et boisé clôturent le bal. Attaque oxydée, diluée, molle et pharmaceutique que je compléterais par une sensation liègeuse et très boisée pour une finale aux amers très marqués. Ça donne envie hein !! Allez va pour une seconde quille foireuse.. *

JUIN-2009-0010-copie-1.JPGAlsace - Sélection Riesling 2002 - Domaine Fux & Fuchs : Très aromatique et le sacro saint pétrole (j'aurais pu faire un plein ou fortune avec tout ce que j'ai trouvé) mais aussi un étonnant ananas très mûr et une huître, là, toute seule au milieu de tout ça. Attaque là encore sur les hydrocarbures,étonnamment fraîche et épicée. Structure moyenne et expression agréable de safran. Mais la finale éthérée, la mollesse de l'ensemble et la finale épicée très persistante ne sauvent en rien ce rossignol cette cigogne pas digne *(*)

JUIN-2009-0008-copie-2.JPGsélection Paul Jacqueson - Crémant de Bourgogne Brut : Grosses bulles nerveuses à l'œil. Fruits blancs, agrumes, confiserie et un poil "chardonnay boisé" au nez. Au palais, la bulle est fine, c'est dynamique avec juste un dosage "borderline" pour mes papilles, l'ensemble est agréable, suave pour une finale aux amers un poil saillants. Ça vaut largement un bon petit champagne.***

Alsace - Kaefferkopt 1995 - Xavier Schoech : Tiens revoilà le litchi, et du sans plomb 98, du miel, du sucre et un coté Savennières !!. L'attaque est fluette, sur le miel oriental, finale poussive et squelette creux, c'est pas désagréable mais c'est juste pas gégé dans l'ensemble. *

JUIN-2009-0005.JPGMuscat de Beaumes-De-Venise 2004 - Domaine de Durban : Nez typique de muscat complété d'écorce d'orange, sensation de lourdeur, de manque de complexité plus un poil pharmaceutique (c'est plus un tarin, il se prend pour un spectro de masse !!). L'attaque est massive, très épicée et montre rapidement ses limites. C'est pataud et sans âme. Finale aux jolis amers mais la bouteille était fuyarde avant l'ouverture donc pas de grand espoir. *

JUIN-2009-0002-copie-1.JPGMuscadet Côtes de Granlieu 2007 - Domaine les Hautes Noëlles: agrumes très prononcés, acidité et carton mouillé. Bref un nez pas "noble" parsemé de quelques fleurs blanches.L'attaque est grasse, un poil sucrailleuse (sur une surprenante banane flambée). L'ensemble est plat mais "intriguant".Longueur moyenne et finale courte.Goûté sur 2 jours, il s'est "bonifié" avec une expression encore plus confiserie et qui a pris un peu d'épaisseur. **/**(*)

JUIN-2009-0004-copie-1.JPGAlsace - Gewurztraminer 1998 - Cuvée Martine Albrech : Tiens, là on est passé au SP95 complété d'épices et pis c'est tout... Attaque en retrait avec de timides agrumes. C'est épicé, gras et encore ce manque flagrant de tension et une finale éthérée. Vous en pouvez plus de toutes ces "pépites" dégustées hein !! *(*)


JUIN-2009-0081.JPGVin de Pays d'Oc - Muscat Sec 2006 - Vignes Orientales : on reste chez Total et chez l'apiculteur pour une expression très Alsace le tout sur une impression très sucrée. L'attaque est fluette, pas mal fruitée mais là encore aussi rigide et tendu qu'une limace. C'est simpliste au possible. *

Ainsi s'achève ce XIX ème Florilège avec encore de jolis rossignols alsaciens. La confirmation d'une grande prédisposition personnelle à relancer le projet des avions renifleurs pour une prospection
active d'hydrocarbures sur tout le territoire. Un autre projet plus humble dans l'apiculture et l'ouverture d'une officine avec vernis à ongles, sparadrap et tout le toutim...
A suivre les rouges ...

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Une soirée entre collègues de goulot...

5 Février 2010, 09:29am

Publié par Docadn

C'est la veille de la Dive, et un grand passionné de poivron des vins de Loire et sa dame nous ont invités sur leurs terres pour un repas. Et quand on connaît le loustic, qui dit miam dit glou et reglou et rereglou...
Et la table propose un casting d'amateurs chevronnés (dont je m'exclus volontiers). Hormis un semi-pro du coude et ouvrier agricole de niveau IV (niveau qu'il peut allègrement échanger contre une licence de même catégorie), je fais enfin la connaissance de Bébert et de sa douce, JC et Isa.
Et je retrouve avec plaisir nos 2 chtis Bruno & Valérie qui démarrent leurs vacances d'été dans les parages (coutume largement répandue chez les chtis pour qui le mois de février "n'importe où sauf chez eux", vaut nos insolations de bord de mer au mois d'août).
Après les salutations d'usage,le carafage de quelques vins, on attaque les délicieux grignotages endémiques préparés par Cécile et c'est parti...
NB : Tous les vins sont dégustés à l'aveugle.

JUIN-2009 0013Champagne Raymond Boulard-Brut Nature-Grand Cru Mailly:1er nez très pomme, puis bonbon anglais et finement anisé. Ça "levure fin" et l'ensemble n'est pas exubérant au pif.L'attaque est très fine, bulles très serrées et racées pour une structure très vineuse au volume impressionnant et l'amer explosif. La finale file sur le même volume, expression très agrume (pamplemousse), pour un joli vin. Première rencontre personnelle avec un des champagnes Boulard et là encore une réputation qui semble fondée. ***/***(*)

JUIN-2009-0020.JPGChampagne Tarlant - Brut - Cuvée Louis 1998 : Là encore un nez peu disert, et aussi cette petite expression anisée puis de pierre humide. Au palais, le vin se présente "en largeur". La bulle semble grossière vis à vis de son prédécesseur. Je retrouve cette pierre humide sur la langue. L'ensemble n'est guère dynamique et le dosage prégnant. Dommage. **

JUIN-2009-0035_1.JPGJull Pull 2008 - Demi Doux Moelleux - Vin de boite à outils : Nouveau concept inventé par le crachoir à 2 pattes de Tours, après les vins de garage, voici les vins de boite à outils. Tiré à 12 exemplaires, il s'agit de la refermentation en bouteille des fins de jus du moelleux 08 de chez Foreau. il en ressort un nez fermentaire là encore peu disert et de plastique. L'attaque est très grasse, portée par un acidulé hélas pas suffisant pour masquer le coté myopathe de la chose. Par contre il exprime un fruité mazette !! C'est long, et il se meurt sur des notes de caramel, mais reste aussi vivace qu'un enfant sous les roues d'un 4x4 du Dakar. Allez, c'est un pote je ne mets pas de note (la vache la rime !!)...

JUIN-2009-0021.JPGChablis 1er Cru 2007- Côte du Léchet-Laurent Tribut : Nez de carton mouillé, bonbec anglois et typé bordeaux blanc-muscadet (quand je vous disais que j'étais pas un chevronné) et un poil de réduction.Attaque grasse, relativement fruitée, matière pleine sur la poire mais pas décollante !! 2ème rencontre avec l'un des vins de Tribut et même impression que la 1ère : ça me cause moyen, et cela n'a pas la "grandeur" d'un Chablis 1er cru. A noter le mimétisme flagrant de l'étiquette avec le beauf... **

JUIN-2009-0022.JPGAlsace - Grand cru du Pfersigberg 2007 - Riesling-Schueller & Fils : nez très très pétrolé, notes de miel et de vernis et un bois à mettre un castor en overdose.L'attaque est très "résinée" (ça m'a fait penser à de la Malvoisie) avec un amer très marqué pour un ensemble très pharma. C'est volumineux mais le caractère chimique flingue toute appréciation.Décidément, j'ai pas de chance avec ce domaine !! N'est ce pas Alain !! **

JUIN-2009-0023.JPGAnjou - Les Noëls de Montbenault 2002 - Richard Leroy : Nez de carton mouillé, champignons et de fruits blancs. L'attaque est dynamique, droite, fluide et sans aspérités. L'ensemble dégage une fraîcheur réjouissante avec le "juste gras" nécessaire. Très beaux amers prégnants de fin de gueule. J'aime beaucoup, beaucoup.
***(*)

JUIN-2009-0025.JPGMontlouis - Maison Marchandelle 2002 - Mise 18 mois - Stéphane Cossais : Nez "en dedans", peu bavard. entrée douce sur les épices, mais ça se casse la gueule rapidement. C'est bien mou et il souffre la comparaison avec le chenin précédent.Dommage et paix à son âme. **

JUIN-2009-0026.JPGBarolo - Vigna Rocche 2005 - Erbaluna : Nez terreux et de sous bois sur un fil très alcooleux. L'attaque est fruitée sur une très fine astringence mais à l'amer ultra prononcé et limite désagréable. L'ensemble remplit bien sa culotte mais manque de personnalité. **


JUIN-2009-0027.JPGBourgueil - La Tempérance 2006 - Bertrand Galbrun : Nez très mûr et extrêmement fruité qui me fait partir vers Sébastien David et son Hurluberlu (pour une fois j'étais dans le coin alors que pour les autres j'étais à au moins 500 bornes à chaque fois). Donc fruits rouges et cosmétique, très cabernet. En bouche, c'est un véritable jus de fruits à la finesse et à la trame joliment épicée. Fine amertume au final pour ce sympathique Bourgueil. ***

JUIN-2009-0029.JPGVin de pays des Côtes de Gascogne  -Les Menhirs 2003 - Montus Bouscassé : Boisé et cassis ouvrent le bal. Cela fait très clicheton bordelais, notes fumées avant de découvrir en bouche que le boisé n'est pas qu'une sensation. C'est aussi asséchant et très mûr, bon j'ai reconnu la carafe de mon apport et suis moyennement convaincu. Une quille offerte par mon collègue de goulot local Nidal et que j'ai voulu partager.**

JUIN-2009-0028.JPGChili - Otono 2007 - Clos Ouvert : Impressionnantes flaveurs d'olive, puis menthol et écorce d'orange sur un caractère solaire.Entrée sucrailleuse, puis expression de noyau et d'orange persistantes.C'est frais et épicé à la fois et c'est même plutôt pas mal. ***

JUIN-2009-0037.JPGChâteauneuf-du-Pape - Domaine de Villeuneuve - Vieilles Vignes 2003 : Nez discret, voire effacé avec quelques pics végétaux. Fine sucrosité d'entrée en la matière et un très joli fruité s'installe (grenadine) puis laisse la place à des épices agréables,Structure classique mais fort plaisante. ***

JUIN-2009-0040.JPGVin de table de France - La lettre à Elise - René Mosse : confiserie et cosmétique et une jolie poire au nez. Attaque sur la frangipane (et un fin perlant) rehaussée par des fruits blancs très expressifs. Jolie finale épicée. ***


JUIN-2009-0039.JPGCollioure - Domaine de la Rectorie - Argile 2004 : Nez bizarre de chewing gum, poire et de vernis. En bouche, c'est d'une fraîcheur et d'une droiture exemplaires. C'est racé, et superbement non recrachable.***/***(*)


JUIN-2009-0042.JPGChâteauneuf-du-Pape - Domaine de la Mordorée 97 : Le vin le plus déroutant de la soirée par son évolution spectaculaire qui nous à fait voyager de la Loire jusqu'à ses origines...
Un 1er nez très Loire pour ma part, de sous bois et un tantinet végétal. En bouche le vin se révèle plein à la formidable structure charpentée (dans le sens large d'épaules) et délicatement soyeuse. miam et remiam !!! ***(*)

Et je ne fus pas le seul à l'apprécier à priori :

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Ce fut la dernière image consciente de notre barrique roumaine, la suite n'a guère sa place sur ce compte rendu...
Ma pudeur naturelle ne saurait me permettre de raconter qu'il a superbement ignoré le crachoir pendant toute la soirée et qu'il n'a même pas eu la force de se glisser dans le lit qui lui était réservé pour s'écrouler comme un polonais de 14 ans et demi sur le canapé voisin. Puis ces dames prises d'un instinct maternel incontrôlable se chargèrent de déchausser Superpoivrot qui dans le même temps improvisait un habillage sonore sur les bases d'un mix vulgaire de ronflements de fête de la bière et de Féria nîmoise...
Ah si j'avais pu écrire tout cela, mais non, mon respect de la vie privée des gens est trop grand...

Tiens voilà l'heure des sucreries :

JUIN-2009-0048.JPGCoteaux de Saumur 97 - RN Legrand : Nez pétrolé, vernis et miellé. Attaque fraîche, belle expression sur la datte juste un poil déficitaire en structure. Joli équilibre mais pas la magie des 97 du coin qu'il m'a été donné de goûter. ***


JUIN-2009-0050.JPGCoteaux du Layon Chaume 97 - Domaine Jo Pithon : Nez d'abricot intense et de terre mouillée. C'est riche et drôlement épicé. C'est agréable mais en dessous du Saumur de Legrand pour ma part. Et puis ça fatigue sec. **(*)

Et donc voili. Quand je vous disais que ça glougloute avec Laurent, je ne déconnais pas !! Pas moins de 17 vins sur un excellent repas et une ambiance à vous déboîter la mâchoire de rire. Il est 02h30 du mat quand nous nous quittons. Seul l'apprenti picolo à rayures dort...

http://photos-c.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/hs123.snc3/17046_286434824665_850294665_3177330_4550081_n.jpg(photo by Bebert)

Encore merci à Laurent & Cécile pour cette très belle soirée et merci à tous d'accepter à votre table une patate de l'aveugle comme moi...

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La Dive bac tou ze routse

2 Février 2010, 20:35pm

Publié par Docadn

Week end très très chargé sur les bords de Loire en terme de vins avec notamment la 6ème édition de Renaissance des Appellations au Grenier St Jean à Angers  qui se voyait opposée au retour de la Dive sur ses terres d'origines à Brézé après quelques éditions en territoire altoséquanais du week end normand.

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N'ayant pas connu tous les charmes du palais des congrès de Deauville, je n'ai pu que m'extasier devant le cadre "original" de ce grand raout au casting impressionnant.Direction les galeries troglodytiques pour attaquer cette énorme dégustation.

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Et autant dire tout de suite que les rouges ne furent pas à la fête. La température ambiante flirtant les 4°C, ces derniers étaient en bien mauvaise posture pour délivrer tout leur potentiel.Pour les blancs, c'était "supportable".

Dès l'entrée de la galerie, arrêt immédiat chez Foillard avec comme écrit ci-dessus des rouges peu bavards et la découverte d'un Fleurie 06 élaboré depuis la reprise de vignes sur cette appellation en 2005.

En face c'est chez Descombes que l'on effectue un grand tour du proprio avec une gamme cohérente et un beaujolais 09 remarqué. Mentions pour le Morgon générique 07 et le Chiroubles VV 08 du fiston Coquelet.

Passage rapide au domaine de Souch plutôt décevant pour ma part et aussi peu convaincant chez Plageoles.

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Puis en descendant toujours dans la galerie, le Père noël au chapeau bleu dans le coin nous accueille pour un panorama du domaine Chaume Arnaud à Vinsobres et un 07 sur cette appellation des plus agréables.

Et premier téléscopage du salon avec les inséparables collègues de goulot que sont Olif et Pipette man. Satisfaction personnelle de voir enfin notre jurassique en tenue quasi alpine. Mais toujours prompt à nous démontrer qu'ici il ne fait pas froid le matin et que Béatrice Dalle n'a qu'à bien se tenir...

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Notre hibernatus nous entraîne illico vers le tonneau de Béatrice et Hervé Souhaut et je découvre de véritables nectars. De leur viognier/roussanne jusqu'à la Souteronne qui "syrahte" (alors que c'est du gamay), en passant par leur Sainte Epine  07, (et toujours dans des conditions extrêmes) c'est remarquable en tout point.

j'arrive au bout du tunnel et notre insatiable buveur qui venait du froid me cale devant le tonneau de Luca Roagna.

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Nous sommes dans le Piémont et je vais voyager à travers cette région pendant 1/2 heure avec le discours passionné et passionnant de Luca Roagna.
Dolcetto d'Alba, Barolo, Barbaresco sur des millésimes comme 03,04,05,08 et un final sur un Barolo Chinato inouï... Des vins d'une élégance folle et un vigneron "aux yeux d'enfant dans un Jouéclub" quand il parle de ses vins.

Et hop, encore une rencontre. Je le reconnais, lui non. Et pour cause, il ne m'a jamais vu ! Salut Gildas !! Mince, le temps file, une saucisse de lapin plus tard, Philippe m'indique le tonneau voisin de Luca qui n'est plus qu'à moitié italien.

La ravissante (et mariée) Clémentine me présente son domaine Le Coste situé dans la région du Lazio (au nord de Rôme) et son Litrozzo rouge 09 qui est une petite tuerie sans parler de son Aleatico Passito 07 qui fit partie de mes tops de la journée...
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Et pour en finir avec Clémentine & Gian Marco, ces derniers ont la bonne idée de cultiver des oliviers entre leurs parcelles de vignes. Et "l'extra vierge pressée à la meule de pierre comme au bon vieux temps" est topissime mais réservée aux palais vraiment pas fragiles...

Petit détour vers le Languedoc avec un stop chez le sympathique tenancier de Zélige Caravent et un tour du Pic Saint loup pour retenir un gourmand Zazous à Zanzibar, une Ellipse 08 top de structure et un Velvet 07 à la fraîcheur réjouissante.
Petit saut rock'n'roll à Collioure chez  Casot de Maillol avec des nez déroutants mais une Poudre d'Escampette pas si mal que cela...

Puis "le choc" de la journée en découvrant un copain de lycée (plus vu depuis ce temps) et qui s'est fait vigneron en Ardèche. Avec Vincent Fargier, Manuel Cunin a créé le domaine Les 2 Terres à Villeneuve de Berg.
Ils présentaient uniquement le millésime 09 avec un viognier un poil mou à mon goût, une cuvée 100% carignan plus que bien, une syrah carbo honnête et un 100% grenache pêchu.

Et cette satanée montre qui n'a jamais tourné aussi vite... Vite c'est la fin, direction Le Jura.

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Bon, vu le génocide derrière le tonneau de Bornard, on n'est pas les premiers !! La Chamade 07 me plaît bien, le trousseau "des graviers" 07 me fait succomber. Son pinot est d'une originalité rare et j'en fais un autre de mes tops du jour...

Puis Ze last but not ze worse, le bouquet final chez Fanfan Ganevat. Estampillés "neveux non officiels de Tonton Olif", on s'incruste autour du maigre tonneau lesté des cuvées du prince de Rotalier.
Et c'est un grand chelem de cuvées au top qui défile dans mon palais. Dès Florine, je décolle pour un pic sur Challasses VV. Le pinot moins original que celui de Bornard est tout de même grand...

16h00, je m'arrête sur ce dernier pinot pour la route, et quitte cette remarquable manifestation où les vignerons n'ont rien à vendre. Un incontournable que j'inscris désormais sur mes tablettes en espérant que la Dive plante définitivement ses racines dans ce cadre unique (avec juste quelques degrés de plus).

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