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EscapadeS

Le Caveau Municipal de Chassagne-Montrachet

26 Septembre 2010, 16:35pm

Publié par Docadn

Et hop, retour en Bourgogne avec une autre adresse hautement recommandable.

 

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Désolé pour la palette improbable squattant la façade du caveau municipal de Chassagne-Montrachet.

Caveau, qui a l'énorme avantage de regrouper une grande partie de la (très bonne) production locale.

 

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On découvre à l'intérieur, un véritable Harrods pour amateur de vin. Des bouteilles partout, mais pas le temps de détailler les étiquettes, qu'une employée nous tend immédiatement le "livre de cave".

Accueil un peu trop direct à mon humble goût. S'ensuit la question "quel type de vin recherchez vous ?". Tout cela, 20 secondes après avoir mis les pieds dans la boutique...

Je décide d'être aussi direct en annonçant : " je cherche du Saint Aubin, plus particulièrement le "En Remilly 08" de Pierre-Yves Colin-Morey ..."

L'employée se fait immédiatement plus souriante. Elle nous propose de nous installer autour d'un fût pour déguster une sélection de Saint Aubin.

 

Saint Aubin 1er Cru - "En Remilly 08" - Marc Colin & Fils : nez de médicament assez repoussant. L'attaque est très fruitée, douce, sur la poire bien mûre. La finale est épicée. Ensemble peu complexe. **

 

Elle me propose l'autre Saint Aubin de Colin-Morey, en détaillant avec talent et précision, la localisation et les caractéristiques de ce climat par rapport à celui de "En Remilly".

 

Saint Aubin 1er Cru - "La Chatenière 08" - Pierre-Yves Colin-Morey : nez très profond et débordant d'amande. La matière est vive, sur le citron dense. C'est relevé, très acidulé, mais à l'amer marqué et gênant. Je préfère "En Remilly". **

 

Toujours avec le même talent pédagogique, mélant maîtrise de la géographie et leçons de pédologie, elle nous propose :

 

Saint Aubin 1er Cru - "Les Murgers Des Dents de Chien 07" - Vincent Girardin : nez miellé et doux. Attaque idoine qui se délite en milieu de bouche pour laisser place à un amer un poil dérangeant. **

 

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Le débat est engagé, elle enchaîne en proposant :

 

Meursault - Les Corbins 08" - Vincent Dancer : nez réduit pharmaceutique et très aromatique. Attaque sur les agrumes, puis une jolie poire pour une finale aux amers fins, qui équilibrent très bien l'ensemble. ***/***(*)

 

Chassagne-Montrachet 1er Cru - Les Caillerets 08 : le même nez fumé et un poil réduit que les Caillerets 08 de chez Morey-Coffinet. Attaque citronnée, dense, qui se développe tout en dentelle, équilibrée et à la belle finale évanescente. ***(*)

 

L'animatrice (Laurine, je crois) un peu rentre-dedans du début, s'est transformée en parfaite conseillère, passionnée, répondant très précisément à toutes mes questions. 

Elle m'a littéralement soufflé par sa connaissance pointue des climats de Chassagne-Montrachet et des vignerons qu'elle promeut.

Je suis reparti comme prévu, avec des "En Remilly 08" de P-Y Colin-Morey et "Les Corbins 08" de Dancer.

 

Une cave qui voit passer le monde entier mais qui a été dans l'obligation d'instaurer une méthode peu commerciale, mais dissuasive pour les alcoolos-radins de passage.

Longtemps victime de son statut "d'open bar", le caveau a rincé le palais de nombreux picolos avant d'imposer un ticket payant pour la dégustation.

Cela choque encore pas mal de clients, mais le crachoir ou des achats (50 euros de mémoire), vous éviteront les 10 euros en vigueur.

 

Un caveau sélectif, qui reçoit moult sollicitations des domaines non référencés pour y figurer...

Les tarifs sont, pour certains, pas très éloignés de ceux des domaines.

Une escale incontournable pour embrasser un petit panorama des climats de Chassagne...

Les amateurs de grandes étiquettes pourront aussi cligner des yeux devant les quilles (et les prix) les plus spectaculaires de Bourgogne, avec la sélection des Grands Crus que le caveau assure.

 

 

LE CAVEAU MUNICIPAL (alias le Caveau de Chassagne)

Ets Rateau

Rue du Village Charles Paquelin

21190 CHASSAGNE MONTRACHET

TEL 03 80 21 38 13

Caveau des Grands Crus

tél : 03 80 21 96 06

www.caveaudechassagne.com

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Vendredis du Vin # 29 : "vive la quille"

24 Septembre 2010, 16:54pm

Publié par Docadn

 

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C'est déjà la rentrée pour les  VdV.

Escapades, après les "participera peut-être" des 2 dernières convocations, répond enfin présent pour cet opus 29.

 

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En découvrant cette étiquette, je n'ai pu m'empêcher de penser à la pièce de théâtre de Yasmina Reza : Art.

Patrick Bouju n'a pas dû vivre les mêmes déchirements pour nous livrer l'étiquette la plus simple du monde...

 

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The Blanc - Vin de table - 09 - Domaine la Bohème

Un pur chardonnay auvergnat. Bien élevé en fûts (sur lies fines) et mise en quille sans additif. Ca fait 27hl/Ha sur des vignes (en coteaux) de 20 à 45 balais plantées sur de l'argilo-calcaire (je récite très bien les contre-étiquettes). 


Il se livre, au premier coup de narine, avec un caractère très ligérien. Poire et pierre humide, sur un petit air de Savennières. Un zeste d'agrume, une pointe de pétrole. L'attaque est demi-corps, puis libère un fruité très très prégnant. La bouche développe un très très fin résiduel qui renforce le caractère ligérien du nez. On croirait un chenin !! Finale très persistante sur la pomme mûre.

Une étiquette qui annonce la couleur (pour le vin, le blanc est une couleur). Un vin qui ne trompe pas son monde. L'Auvergne est ligérienne, donc le chardonnay goûte comme un chenin.


Un joli pirate à mettre entre les pattes des renifleurs de godet...

Merci Arnaud pour Ze Blanc là....

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Une nouvelle soirée joliment arrosée...

19 Septembre 2010, 16:34pm

Publié par Docadn

Encore un petit intermède, pour conter un petit dîner-dégustation local.

Comme annoncé lors de la dernière soirée entre collègues de goulot locaux, c'est à notre tour de recevoir avec grand plaisir, Valérie, Solen, Ludovic et Nicolas, pour se sustenter autour de quelques vins.

Tous les vins seront dégustés à l'aveugle, hormis 2 d'entre eux :

 

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Une bulle pour ouvrir la soirée, avec le Champagne Roses de Jeanne. Un blanc de noirs vineux à souhait, aux bulles très fines, juste un poil dosé pour ma pomme. Cela reste malgré tout un beau champagne complet et à la grande structure.***/***(*)

 

Ludo (que j'ai même soupçonné travailler pour le GLR*) nous fait découvrir entre les blancs et les rouges, sa grande gourmandise estivale :

 

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Domaine du Tariquet - Rosé de pressée 09

 

Servi un poil frais, ce vin délivre un champ de groseilles et s'offre comme un belle gourmandise de soir d'été. Simple, très fruité, c'est surtout bon, au grand coefficient de torchabilité. ***

 

Juste après le champagne, le grand jeu du "c'est quoi donc que je bois" démarre avec les blancs.


Le 1er blanc est proposé par Nicolas.

Un grand nez !! Des pétales de roses, une finesse vertigineuse qui laisse transpirer quelques notes pétrolées. En bouche, c'est ciselé, gras, très rond et remarquable.

Ludo et moi concluons sur un riesling, avant d'égrener les quelques domaines connus par chacun. Je finis par lâcher "c'est trop rond pour un Ostertag !!". Première "expertise", premier rateau, la soirée démarre bien...

 

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Domaine Ostertag - Riesling 07 - Clos Mathis ***(*)

 

Je sers le second blanc, carafé.

C'est un nez de fou, qui part dans tous les sens. Une corbeille de fruits jaunes, de la pâte de coing, Ludo trouve que ça truffe. Nos 2 gars planchent et flanchent sur ce nez et cette bouche vraiment atypique (honnêtement, je serais aussi parti en Rhône sud et sur de la marsanne).

En attendant, l'ensemble est d'une minéralité cinglante et d'une structure d'orfèvre. Des amers finaux un poil saillants, mais très fins. Classieux et déroutant (à l'aveugle).

 

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Chablis 1er Cru - La Forest 01 - Dauvissat ***(*)

 

Nico nous livre un nouveau blanc.

Un nez stupéfiant de finesse !! Ca "berlingote", ça "anise". Ludo et mézigue "biodynamisons" le vin et déclarons "chenin" dans la foulée.

Une matière là encore, ciselée, soyeuse, complète, à la longueur phénoménale. Un grand et beau chenin.

 

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Savennières - Eric Morgat - L'Enclos 07 ***(*)/****

 

Place aux rouges. J'ouvre le bal avec une bouteille polémique sur LPV.

Malgré les 10h00 de carafage, le vin ne délivre que des fruits à l'eau de vie (au nez comme en bouche). C'est alcooleux, aux amers terribles et loin de la réputation du domaine. il fait l'unanimité contre lui autour de la table.

 

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Château des Tours - Vacqueyras 2001 *

 

C'est Ludo qui s'y colle.

Au premier coup de narine je lance "Bourgogne 03". Ludo acquiesce. Pas de mérite de ma part, j'avais ouvert 24h00 plus tôt, une Servoisine 03 au nez semblable. Une bouche classieuse, relativement fraîche en début de bouche, mais qui pêche par ce manque d'acidité, laissant le champ libre au caractère solaire un poil prégnant au final. Aucune idée, hormis la Côte de Nuits. Et pour cause.

 

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Romanée Saint Vivant Grand Cru 03 - Hudelot -Noellat ***

 

Encore Ludo au service.

Un élevage et une finesse toute bordelaise au nez. Je penche pour un Margaux bien évolué. La belle acidité laisse deviner quelques belles années devant lui. Les amers finaux sont un peu saillants.

 

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Château Gruaud Larose 90 - Saint Julien ***

 

La soirée touche à sa fin quand je décide de servir, à l'arrache, un dernier canon.

Pas "le nez de fourrure" auquel m'a habitué ce domaine. Ludo secoue la quille après le service, dévoilant le riche CO2 qui habite encore le vin. Toujours ce petit côté carbo, complété d'un caractère sanguin et terreux.

La bouche révèle un jus très gourmand, complet, dense, racé et sérieux.

 

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Domaine Christian Ducroux - Régnié 09

 

Il est très tard, et c'est la banane aux lèvres, que nous nous quittons après cette belle soirée... Merci à vous tous.


* GLR : Grand Lobbying du Rosé

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Morey-Coffinet

14 Septembre 2010, 18:08pm

Publié par Docadn

Retour au récit estival, avec un court séjour entre la Côte de Nuits et celle de Beaune.

Plusieurs demandes de rendez-vous se sont soldées par un : "désolé nous sommes en congés sur cette période..."

Heureusement, quelques-uns partent plus tard, avouant que l'été reste une période confortable pour recevoir les visiteurs .

 

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Nous sommes à Chassagne-Montrachet, au sein d'une grosse bâtisse (datant du 16ème siècle) aux caves remarquables (et rares à Chassagne selon les spécialistes du coin).

C'est le jumelage des vignes de Marc Morey avec celles de Fernand Coffinet (à la fin des années 70) qui a donné naissance à ce domaine de 9 Ha.


Ce sont désormais Michel (le fils) et Thibault (le petit fils) qui signent les vins. C'est avec ce dernier, que nous découvrons une (grosse) partie de la production.

 

Bourgogne 09 : la mise a tout juste un mois au moment de la dégustation. Raisins issus de plusieurs parcelles, 12 mois d'élevage.

Un poil de réduction qui s'efface pour des fruits blancs discrets. Attaque fruitée, presque molle qui me fait penser à 06 (je suis un peu traumatisé par 06 dans le coin). Matière pleine, très poivrée, aux jolis amers finaux. **

 

Chassagne-Montrachet Village 08 : Issu de vieilles vignes sur 2 parcelles (Houillères et les Chaumes).

Un nez réduit et "en dedans", puis des notes fumées et le fameux "carton mouillé". L'attaque est citronnée, pêchue, se déclinant sur le berlingot. Là encore, le poivre surgit dans un ensemble plein, dynamique jusqu'au bout, pour un amer final remarquable. **(*)/***

 

Chassagne-Montrachet 1er Cru "Les Caillerets" 08 : fine réduction et notes fumées. Matière citronnée, pleine, grasse à l'amer délicat et évanescent. ***

 

Chassagne-Montrachet 1er Cru "En Remilly" 08 : Silex et minéralité signent le nez. Attaque vive sur la poire. Ensemble prégnant, mais un poil en dedans au global. **(*)

 

Chassagne-Montrachet 1er Cru "Blanchots Dessus" 08 : une parcelle de 6,4 ares qui révèle, là encore, une minéralité complétée par des notes métalliques.

Grosse attaque sur les fruits blancs qui se pare de poivre, confirmant au passage, la densité et la vivacité de l'ensemble. C'est riche, aérien et d'une longueur extatique. ***(*)

 

Puligny-Montrachet 1er Cru "Les Pucelles" 08 : fine réduction pour une matière offrant une poire entêtante, un poil tendre mais complète. Longueur conséquente mais mollesse relative. **(*)

 

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Chassagne -Montrachet 1er Cru "La Romanée" 07 : Jolies notes "mellifères" et de caillou humide. Une attaque suave, tendre (mais pas molle), fine,  tout en longueur puis qui se met en largeur. Un convoi de plaisir à la finale d'amande amère et magnifiques amers finaux raccords. ***(*)

 

Batard-Montrachet Grand Cru 08 : Thibault indique un élevage en fûts neufs (pour 2/3) pour la confidentielle production de ce Grand Cru (700 quilles), dont la parcelle se situe sur la partie haute de l'appellation.

Fin bois, silex et notes fumées flottent au-dessus du verre. Attaque minérale, puis fruitée, qui emporte le palais dans un tango où se mêlent le soyeux, la finesse extrême et les très très fins amers hypnotisants. ***(*)/****

 

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Je finis par céder à la proposition de Thibault de goûter ses rouges.

 

Bourgogne 09 : vanille et petits fruits rouges débordent du verre. Matière finement astringente, marquée par une jolie fraîcheur, mais pas convaincante pour autant dans l'ensemble. **

 

Chassagne-Montrachet Village 08 : même origine parcellaire des raisins que pour le blanc. Nez boisé pour une attaque acidulée, à l'amer (trop)  saillant. **

 

Chassagne Montrachet 1er Cru "Clos Saint Jean" 08 : encore un nez marqué par le bois. L'attaque est finement "sucrée" et astringente, mais révèle un ensemble très fruité, agréable et complet. ***

 

Une visite très agréable, dans un cadre magnifique (la table de dégustation est éclairée par une pseudo luminothérapie qui donne une certaine ambiance). Thibault Morey parle doucement et très bien de ses vins. Les tarifs sont encore "raisonnables" pour le coin. Il va sans dire que j'ai préféré les blancs aux rouges, mais voilà une adresse fort recommandable pour qui veut, comme moi, acquérir quelques 1ers crus sans se retrouver fiché à la Banque de France...

 

Domaine Morey-Coffinet

6 Place du Grand Four

21190 chassagne-Montrachet

tél : 03-80-21-31-71

morey.coffinet@wanadoo.fr

www.domaine-morey-coffinet.com

 

Mais aussi le blog de Thibault : ICI

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Les Goûts Uniques à Nantes...

5 Septembre 2010, 09:16am

Publié par Docadn

Petit intermède dans le récit estival pour vous narrer "une journée aux Goûts Uniques".

Évènement organisé conjointement par le  Lieu Unique et  Omnivore, cette 1ère édition a vu les choses en grand, avec notamment  le champ des producteurs (un marché bio à 98,3 %) et les  tablées uniques.

Le tout orchestré par le grand manitou des lieux (sur le départ du LU dit-on) Patrick Bouchain.

 

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La riche idée de ce marché, était de proposer aux visiteurs la transformation de certains produits dans l'un des 3 stands implantés au coeur du marché.

Prénommés CRU, FEU et EAU, les 3 stands mettaient en oeuvre la vapeur (impressionnant cuiseur à vapeur sèche de chez Hobard) , le feu ou la découpe et l'assaisonnement des mets proposés.

 

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Un poissonnier vendait les petits crustacés bleus ci-dessus à 8,80 euros pièce !!. Les 3 pianos voyaient se succéder des cuisiniers comme  Nicolas Bourget,  Alexandre Hardy,  Alain Ruffault, le talentueux  Olivier Arlot ou encore le jeune  Joackim Salliot.

Point de baluchon pour notre part (la tablée du samedi soir était complète), mais l'envie de goûter au menu unique concocté par Fabrice Biasiolo.

 

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Ce dernier a investi les cuisines du restaurant du LU pour nous proposer :

 

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Salade roquette-brebis - Tourin tomate - Carpaccio magret

 

Une triple entrée fraîche et bienvenue. Un carpaccio délicieux, un tourin étonnamment oriental (pois chiche marqué, dans l'esprit d'une soupe marocaine du ramadan, mais froide, accompagnée de capres TOP) et une salade roquette-brebis alliant croquant et moelleux.

Suite à des problèmes avec le curry (passager j'espère), on me propose une alternative au "curry porc, gambas et prune dente" :

 

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Brochettes de poulpes et de poulet

 

Tout est très bien cuit, de la viande aux légumes. C'est roboratif et soigné, le poulpe est juste tendre. De la bonne utilisation de la plancha.

 

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Duo de cup cake, pomme confite et écume de "Petit Lu"

 

Un joli dessert régressif où même les "gouttes de CBS" sont excellentes...

Le tout pour 17 euros !! Un petit verre d'Appétillant de chez Jousset en apéro.

 

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La 2ème session du Grand Chaud se profile déjà :

 

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C'est (le désormais très médiatique) Sébastien Demorand qui est en charge de l'animation des "Master Class du Grand Chaud".

Le père fouettard des apprentis cuistots de PAF est juste un poil plus sobre qu'à la téloche, et surtout bien plus respectueux.

Le 1er invité de ces Master Class n'est autre que la coqueluche parisienne de l'année 2009 : William Ledeuil.

Peu démonstratif et théorisant énormément sur SA cuisine, Ledeuil nous la joue conférencier. Il dit cuisiner à l'intuition et justifie son orientation asiatique par un seul mot : fraîcheur. C'est donc autour de la tomate (thématique de son master class) déclinée en 3 versions qu'il applique sa vision culinaire avec une obsession : l'acidité.

 

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45 minutes plus tard, c'est un Olivier Bellin au look de judoka qui débarque sur le plateau.

 

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Ce dernier a la mission de nous montrer les vertus et les qualité du blé noir.

Un chef (bi-macaronné depuis cette année) dont la cuisine m'avait ébloui il y a 3 ans.

Je découvre un personnage jouant sur la corde du terroiriste, revendiquant à tout va SA cuisine de paysan.

"Le cuisinier du pays bleu" (dixit la broderie dans le dos de son tablier) se veut le chantre du blé noir à toutes les sauces.

Passablement "excité" et à l'humilité trop peu discrète (à mon humble goût sur le coup) sur son ascension et la place qu'occupe désormais "l'Auberge des Glazicks", Olivier Bellin balance avec une "énergie violente", des plats d'une délicatesse désarmante.

 

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Un chef dont le maître à penser est Robuchon (il a été formé chez ce dernier), en espérant qu'il n'aille pas jusqu'à cultiver l'arrogance de ce dernier...

 

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Dernier acte de cet après-midi de Grand Chaud avec Fabrice Biasiolo.

Le patron "d'une Auberge en Gascogne" est en plein chamboulement. L'auberge est actuellement fermée et devrait rouvrir début 2011 avec une partie hôtellerie (à la place du "Square" toujours à Astaffort). En attendant, Fabrice Biasiolo assure toujours un service de traiteur, a ouvert dans l'intervalle "Cochon, canard & Cie", mais aussi "Imagine" dans la banlieue agenaise.

Gilles Choukroun avait animé le matin même, un atelier sur le thème "cochon et mâche". C'est au tour de Biasilio de nous livrer son cochon, mais dans une version apéro.

Cet atelier fut pour moi le meilleur des 3. Voilà un chef au look de pilier (de rugby) qui nous a livré un morceau d'amour de la cuisine. Quarante minutes de passion, de sueur et de générosité pour nous concocter un "apéro cochon" salivant.

 

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Une cuisine décomplexante pour les amateurs que nous sommes. Pas de prouesse technique, juste de l'envie, de la convivialité et la joie que peut procurer un filet mignon fourré de mascarpone, de gambas et d'un peu de coriandre.

Une belle leçon de cuisine et toute l'humilité de cet ogre au charisme et à la gentillesse communicatifs.

 

En résumé, une première édition à taille humaine, au public paisible (sauf à la fin de chaque atelier, c'est le lâcher des "morts de faim" sur les 3 pauvres petits plats qui disparaissent en 4 secondes chrono, d'où les photos sur écran).

La météo étant de la partie, les bobos énervants n'ayant pas encore monopolisé la manifestation, il ne reste plus qu'à tester la tablée unique, les ateliers du goûts, ceux du vin... Facteur freinant : les tarifs. Entre 5 et 18 euros l'atelier, préparez les pépettes, ou sélectionnez vos envies !!

On verra l'an prochain...

 

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 Les Goûts Uniques 

au Lieu Unique

quai Ferdinand-Favre  
Nantes

Ou

2, rue de la biscuiterie 
Nantes

 

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