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EscapadeS

Renaissance aux Greniers St Jean Acte I

31 Janvier 2011, 17:57pm

Publié par Docadn

7ème édition de cette manifestation qui porte pour la dernière fois ce nom...

C'est en lisant l'excellent article de BB (pas la castreuse d'âne, mais notre Barbu Baroudeur et accessoirement rédac'chef de La Pipette) que j'ai appris cette "nouvelle".

 

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Première participation personnelle à cette grande rencontre sous la (magnifique) charpente des Greniers St Jean à Angers.

Pas moins d'une centaine de vignerons et un quota de 5 vins par domaine (pas très respecté à notre grand soulagement pour certains, à notre désespoir pour d'autres).

Je retrouve aisément l'homme qui venait du froid (surnommé aussi « poitrine de grizzly ») et un autre passionné limousin, miraculé de la mécanique (surnommé aussi « la lavette de comptoir »).

 

Nous démarrons par une mise en gueule avec la maison Fleury.

J'en retiens un joli Bt Nature, un Blanc de Noirs dansant (assemblage 06-07), avant un Extra Bt 95 à la finesse et à la bulle remarquables.

 

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Quelques tables plus loin, nous découvrons les jolis blancs d'Olivier  De Moor, avec un très frais Aligoté 09 à la finale de poivre blanc, un Aligoté 09 "vignes de 100 ans" mou et fin, une Rosette 09 au nez pur & profond, à la matière tranchante.

Une Humeur du Temps 09 au fin sucre, à l'équilibre de funambule, un Sauvignon 09 malté et vif pour finir.

 

Une escale rapide chez  Marc Guillemot, pour découvrir un Quintel 09 riche et mollasson, alors que le Quintel 08 s'avère aérien, dense et très bon.

 

Richard Leroy profite comme nous du salon. Il trouve le temps de nous faire découvrir ses Rouliers 09 bourrés de finesse, racés et déjà fort aimables. Les Noëls de Montebenault 09 sont un peu plus lâches en bouche que les Rouliers, mais toujours animés par cette pureté.

 

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Nous restons en Loire, avec le sec 08 de Juchepie à l'impressionnante longueur sur la poire mûre, quand  P. Delesvaux me bluffe littéralement avec sa Feuille d'Or 08, iodée comme un coquillage de grande marée, à la salinité toute carbonifère (typique des années froides selon ce dernier).

 

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Le Blanc 09 de Barral (terret) inquiète par sa couleur et s'avère bien trop "space" pour ma pomme.

Le Ciné-Panettone 09 du Clos de L'Oum et ses arômes de caramel au lait ne me convainc guère non plus.

 

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Retour en champagne, pour découvrir l'ensemble de la production de  Franck Pascal.  

Sagesse et Tolérance (rosé) sur des assemblages 05-06 ont une sauvagerie plaisante, quand Quintessence Bt 04 (60% pinot, 25% meunier et 15 de chardonnay) impose sa classe, sa nervosité  et ses bulles serrées totalement maîtrisées.

 

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L'heure tourne, normal chez Tissot. Un Crémant 05 au volume, au caractère débridés et plaisants.

Un Sursis 07 (chardo ouillé) étonnamment calcaire et gras à souhait. L'Amphore 09 nous fait surfer sur un savagnin surmaturé au fin résiduel, à la très belle finale sur l'amande. Un superbe nez, un non moins superbe fruit en bouche sur son Pinot noir 09.

 

50 cm plus loin, c'est le domaine Pignier qui nous offre son Trousseau 09, plein de légèreté et de fruit.

 

Voilà le virage des rouges est amorcé...

 

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C'est l'heure de la grosse claque avec le domaine Gramenon. Une Poignée de Raisin 10, bourrée de fruits et cinglante.

Élémentaire 10 est explosif et nous fait grimper d'un niveau.

La Sierra du Sud 10 nous donne la fraîcheur d'une très belle syrah (la seule de la gamme).

Le CDR 10 glisse et tapisse le palais, quand "A Pascal" 10 me scie littéralement.

Ce dernier a tout. Le premier gros coup de coeur de la journée !! La Mémé 09 elle, livre une matière mûre, sur le noyau, plus cérébrale...

 

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Mathieu Barret propose 2 sympathiques plantigrades (Petit Ours Brun et Petit Ours Gris 10), sur un air de carbo plein de fruits.

Le Carignache 10 est finement sucrailleux et astringent.

Le CDR 08 "Brise Cailloux" malgré la réduction est frais, plein et fruité.

Le "Bloody Cornas 09" claironne un air de chasse pour un ensemble dense et relativement tendre.

 

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Grand panorama chez Mas de Libian, avec un Vin de Pétanque 10 qui pète de fruits, un Bout d'Zan 09 quasi incrachable et un Khayam 09 et Calade 10 complets.

 

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Je rencontre enfin "mon idole" du Rhône nord : "Monsieur Monier".

Il ne me déçoit pas, loin de là.

Quand son St-Joseph Chatelet 08 signe une fraîcheur et une fine sucrosité, Chatelet 09 me scotche totalement. Une densité, un soyeux, une plénitude, une tuerie !!  

Terre Blanche 09 est un poil dur. Plus rien de disponible au domaine, comme d'habitude...

 

Je passe un peu à côté des vins de David Reynaud (alors que j'en ai un peu en cave). Les Croux 09 sont expressifs, le reste est en dedans...

 

Fin de la matinée...

 

A suivre....

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L'ivresse d'un malentendu permanent...

28 Janvier 2011, 19:13pm

Publié par Docadn

Bonjour à tous, lecteurs, lectrices fidèles & occasionnel(le)s,

 

En ce jour de VdV littéraire, le scribe maladroit que je suis, a renoncé à l'édition d'un texte à la médiocrité trop criante (j'entends supérieure à l'accoutumée) pour être exhibé à vos mirettes et vos cortex fatigués...

Je ne serai jamais un "littéreux", tout juste un "litreux" et un "baffreux" de seconde zone dont seules une gangrène des mains et une double ablation nez-palais réduiraient à néant mes conquêtes du verre et de l'assiette...

Aussi, je me devais d'appliquer un plan B avec un CR substantiellement en phase avec mon talent, toutes mes excuses auprès du son président mensuel  Hub.


Etant un amateur au sens large du terme, je revendique le droit à l'erreur aussi bien pour ma pomme que pour la quille sur le grill.

 

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Côtes du Roussillon  - Ivresse des Sens 08 - Domaine Sol-Payré

 

Comme chez les Parent, on retrouve les infatigables dynasties parties de "presque rien" en 1913 (une dizaine d'ha), qui ont bâti sans faiblir le grand domaine d'aujourd'hui (35 ha)...

J'apprends un nouveau concept sémantique sous les traits de l'expression de "protection raisonnée".

De ce que j'en ai compris, c'est ni trop bio, ni trop chimico, entre deux eaux...

Il propose une vingtaine de vins en Côtes du Roussillon, VDN (vins doux naturels) et en Vins de Pays des Côtes Catalanes.

 

L'étiquette a une jolie typo (c'était ma touche littéraire) et reprend un vieil écueil marketing, peu original mais efficace, pour la clientèle de GMS qui, comme l'écrit (en gros) Le Bicéphale, achète ça entre le PQ et "la pâte à blanchir les chicots après 2 cubis de tannat".


Un boisé-vanillé intense, à foutre des termites junkies en transe.

Mon nez passe même les Pyrénées et y perçoit du "tonneau hispanique". Une pointe de menthol et de crème (lactée).

L'attaque est sucrée-boisée, relativement fraîche, aux grains "lâches".

Le bouche se resserre, délivre un peu d'hémoglobine puis vire sur la tapenade  intense (ça "syrahte grave", j'ai lu par la suite qu'il y en avait près de 60 % dans cette cuvée).

L'alcool explose et la finale me replonge dans le whisky-Coca de mes 20 ans à 04h12 du mat' en boîte de nuit (les 3 fois où un gros connard de videur "portier-physionomiste" a eu la grande bonté de me laisser entrer).

A J+1, les termites peuvent se faire un nouveau shoot de chêne et les diabétiques aussi.

A J+2, encore de quoi se refaire un dernier fix d'écorce, de la terre humide et du glucose... *(*)

L'avis de la Miss (le CR le plus court du monde) : Beurk !!

A 6,50 euros au Leuleu, pour tenter d'exorciser un vieux démon avec le domaine... Rien n'y fait.

Alors oui, 08 c'est trop tôt, c'est ceci, c'est cela... Je veux bien, mais même sur d'autres millésimes, sur d'autres cuvées, je n'adhère définitivement pas aux vins du domaine à "l'élevage ambitieux" et au style discutables (Scelerata 04 de très vague mémoire est dans la même veine).

Sans rancune...


Domaine Sol-Payré
Route de Saint Martin
F-66200 Elne

Tél: 04 68 22 17 97
Fax: 04 68 22 50 42

domaine@sol-payre.com

www.sol-payre.com

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La Corvée des Parent !!

23 Janvier 2011, 13:45pm

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Petite incursion au pays du pinot noir.

 

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Ladoix 1er Cru - La Corvée 01 - Domaine Parent

 

Le site égrène fièrement l'ancienneté du gène viticole et ses contacts avec un certain Thomas Jefferson (un ambassadeur buveur d'étiquettes, célèbre pour ses "wine tours" qui finira statufié sous un mémorial à Washington).

Le domaine fut fondé en 1803. C'est le petit-fils, Jacques Parent, qui donna la stature et la dimension internationale à la propriété dans les années 60.

 

Aujourd'hui, ses filles, Anne (vinification) & Catherine (com' et commercialisation), ont repris le flambeau et exploitent une dizaine d'ha répartis sur plusieurs appellations de la Côte de Beaune.

 

"La Corvée" est l'un des 12 climats de Ladoix classés en 1er Cru. Ce dernier est blotti entre "Le Clou d'Orge"& "La Micaude", au pied du "Bois de Mont".

 

Pour notre bouteille du jour, le site détaille des sols argilo-calcaires et des vignes de 35 ans.

Les vendanges sont manuelles, élevage en fûts de chêne (1/3 de neufs) de 14 à 16 mois.

 

Le nez décèle un joli pinot, teinté de finesse et d'hémoglobine. Un fin boisé, de la terre humide.

Étonnamment, les notes boisées s'amplifient à l'aération.

L'attaque est neutre. Les gorgées suivantes révèlent un amer dérangeant et un ensemble relativement fluet.

Le vin poursuit son évolution. La matière délivre des petits fruits rouges, une fine sucrosité, mais toujours aussi peu de "caractère".

C'est fade, demi-corps, à la finale sur le vieux poivre.

24h00 plus tard, le nez dévoile un petit cô solaire, l'ensemble s'est légèrement amélioré. C'est un peu moins terne, à la fraîcheur honnête, mais finement alcooleux.

à J+2, le vin  est à terre...

Un millésime certes peu lumineux, selon les spécialistes, mais une bouteille au mauvais rapport qualité-prix (16-18 euros de mémoire). *(*)/**

L'avis de la Miss :

"Ah, enfin du pinot... Glou, glou, glou... (ndlr, elle boit)

"Po terrible, c'est amer, boisé et dilué !!"

"Quoi ! 16 euros (environ 169 décibels) !! C'est trop cher et po terrible... Je préfère encore le gamay de l'autre fois..."

 

Domaine Parent

26630 Pommard

http://domaine-parent-bourgogne.com/

contact@domaine-parent-bourgogne.com

tél : 03-80-22-15-08

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Saint Nicolas en décembre, Gammes en May !!

21 Janvier 2011, 13:28pm

Publié par Docadn

Bonjour à tous,

 

Escapade en Vendée chez un des papes des Fiefs Vendéens : Thierry Michon.

Ce dernier a, avec  J.Mourat, sorti cette appellation d'une mort programmée (Bon Phil, vas-y mollo pour l'historique, je me fie juste à mon "ressenti", si j'ai fait le raccourci de trop, n'hésite pas à user du nécessaire "droit de rectification").

"Converti à la biodynamie" depuis 95 (cherchez pas de lieu de culte, c'est pas encore une religion), il cultive aussi bien du chardonnay, du chenin ou encore du grolleau gris en blanc, que du gamay, du cab'franc ou du pinot noir en rouge et rosé sur une trentaine d'ha au total (je croyais qu'il avait un peu de négrette !!).

 

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Fiefs Vendéens - Gammes en May 09 - Domaine Saint-Nicolas

 

Un  100% gamay sur schiste au rendement "honnête" (30-40 hl/ha) à la vendange manuelle. Une cuvée pigée, produite à près de 8000 cols (j'ai absolument tout pompé sur le site).

Une jolie robe burlat à la densité moyenne.

Un nez solaire, réduit et métallique. On laisse la chose s'ouvrir comme une huître à la marée, ou dans un four.

L'entrée en la matière est en retrait, comme coincée. La grenadine s'extirpe doucement, pure (sans additifs, ni conservateurs). La fraise la ramène,  donnant le caractère fruité attendu.

L'ensemble est hélas court, moyennement expressif, aux amers marqués.

Le contenu s'ouvre toujours, le toucher lingual s'affine mais reste relativement timide.**

L'avis de la Miss :

"Pfffff, encore du gamay !! Mouais, c'est léger et un peu dilué. J'en ai marre du gamay..."

Ma caviste, peu fan du domaine et de cette cuvée, a trouvé Les Reflets 09 (pinot noir, cab'franc 60/40) spectaculaire...

Ses jours sont comptés (pas à la caviste, aux Reflets).

 
 
 
 

Domaine Saint-Nicolas

THIERRY MICHON
La Croix Bégaud
85340 L'Ile d'Olonne

Tél. : 02.51.33.13.04
Fax : 02.51.33.18.42

 
CAVE MICHON 
11, rue des Vallées
85470 Brem-sur-Mer

Tél : 02.51.90.55.74

 

www.domainesaintnicolas.com

 

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Un Ricard des Armand...

18 Janvier 2011, 19:12pm

Publié par Docadn

Bonjour à tous,

 

Nouvelle incursion dans la Loire avec :

 

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Touraine - Cuvée Armand 03 - GAEC Ricard

 

Je vous épargne volontiers la surenchère de jeux de mots pathétiques (le titre possède déjà sa quote-part) qui ponctue régulièrement la littérature du domaine.

Le sancerrois Vincent Pinard est encore mieux loti dans ce périmètre,

en conjuguant pléonasme et oxymore.

Petit raccourci grossier pour lier ces 2 domaines par leur cépage commun : le sauvignon.

Vincent Ricard, après un bel apprentissage de Padawan aux côtés de  Philippe Alliet, un rapide passage chez Claude Levasseur (l'oncle de François Chidaine) reprend le domaine familial début 99 avec son père.

Il cultive aujourd'hui près de 17 ha en mode très raisonné semble t-il.

La cuvée Armand est qualifiée de "sauvignon moelleux". Elle est issue de vieilles vignes de plus d'un demi-siècle. La vendange est manuelle.


Une très jolie robe "vieil or" vient dorer les parois du verre.

Un plaisant nez de miel, de fruits jaunes, une pointe d'exotisme, un fin safran et une goutte de vernis à ongles.

L'entrée en matière est immédiatement demi-corps. Le fin sr (sucre résiduel) tapisse la langue puis s'aplatit subitement.

Un agréable toucher de bouche, sur le paprika et l'ananas mûr, insuffisant pour relever l'ensemble.

Les sr sont à leur place, mais cela reste fluet et poussif.

Comme aurait pu dire Cloclo en redressant son néon sous la douche : "cela manque cruellement de tension..."

Ce millésime 2003 affiche près d'une vingtaine de grammes de sr selon Vincent Ricard himself. Mon palais en a perçu moitié moins.

A J+1, le botrytis domine et la matière paraît encore plus diluée... *(*)/**

On savait que 03 n'avait pas été tendre avec nos anciens, tout le contraire avec beaucoup de vins... Snif !!

J'avais oublié l'avis de la Miss :

"C'est sucré !! C'est du chenin ?"

"Du sauvignon, ah bon !! Bof, c'est sucré..."

 

Domaine Vincent Ricard

www.domainericard.com

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Le Roscanvec

16 Janvier 2011, 09:45am

Publié par Docadn

Bonjour à tous,

 

Quand le Roscanvec fête le premier anniversaire de son nouveau décor, Escapades décide de le célébrer.

Bon d'accord, c'est en cherchant des infos sur la toile que j'ai découvert ce scoop déjà tiède. Une table que je n'avais pas encore eu le loisir d'essayer. Un des derniers établissements de ma wishlist vannetaise (aucun rapport avec Women In the Senate and House).

 

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Thierry Seychelles aligne un cv beau comme une cuisine Allmilmö.

Un passage chez  Patrice Caillaut à Rochevilaine, quelques litres de transpiration chez Alain Passard, Alain Ducasse ou encore Pierre Gagnaire.

Installés depuis 2006 avec Sarah Kaczorowski, ils sont désormais 7 à œuvrer dans cette jolie bâtisse historique.

Un accueil tout sourire et très dynamique dans le hall, avant de découvrir une jolie salle aux tons sobres au premier niveau.

 

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Cette dernière, un peu bruyante, abrite une petite quarantaine de couverts. La carte dévoile un premier menu à 30 € (au dîner), mais c'est le Menu Collection "hiver" (40 €) qui nous fait rapidement des oeillades.

 

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Crème de lentilles et espuma de lard

 

Une mise en bouche chaude, bien sentie, puissante mais hélas un poil trop salée. La fleur de sel en surface me paraît en trop. La texture est malgré tout harmonieuse et douce.

 

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Ris de veau et écrevisses en fin ragoût, jus de carapaces pressées au fumet de champignons des sous- bois.

 

Entrée choisie par la Miss. Un plat aérien, aux écrevisses justes saisies. Le fumet de champignons est remarquable, les ris bons selon la spécialiste (que je ne suis pas).

 

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Langoustines en tortellini & champignons du moment, Bouillon de parmesan à l’huile de truffe noire.

 

Une verdure dispensable qui dissimule les délicieuses langoustines enfermées dans des tortellinis savoureux et fondants. Un bouillon dense, très parfumé, qui donne du volume et de l'épaisseur à l'ensemble. Le pain éponge efficacement ce jus truffé terrible.  

 

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Lièvre à la Royale selon Couteaux, tuile cacao et fine mousse de potimarron.

 

Un plat éphémère proposé en parallèle du "Lièvre cuit au sautoir, tuile cacao et fine mousse de potimarron".

Thierry Seychelles adapte la recette du sénateur Couteaux et sa préparation approchant les 48h00.

Un morceau d'une puissance et d'un moelleux rares, un jus équilibré entre sang et abats, qui me renvoie à l'exceptionnel lièvre de L'Auberge de Kerbourg goûté à l'aube des années 2000 (Bernard Jeanson a quitté les fourneaux il y a 3-4 ans).

Le mariage avec le cacao est cohérent, le potimarron donne le soupçon de douceur nécessaire à la préparation débridée et cinglante du plat...

 

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Lotte des côtes façon tatin, chapelure de cèpes et parfums de truffe blanche.

 

"Pour l’émotion avec laquelle on nous en parle depuis 3 ans", cette formule précède l'intitulé du plat, en l'occurence celui que j'ai choisi. La présentation est plutôt réussie (la rondelle de radis et le bouquet de verdure commencent à me fatiguer), et appétissante. La chair de poisson est un poil ferme, les autres éléments apportent heureusement du moelleux,  la chapelure de cèpes explose en bouche. Y'a un peu du Velay dans ce plat !! Le jus est saisissant, un très joli plat...

 

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Pré-dessert : mousse de mangue & bavarois chocolat blanc.

 

Frais, bien fait et bienvenu.

 

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Pomme de terre violette dite "Kitamurasaki" en soufflé chaud, glace au sucre noir

 

Très joli soufflé au goût relativement neutre. C'est la glace qui pour le coup est intéressante. On y retrouve des notes de sucre candy, de pain d'épices et un côté "terre humide" étonnant.

 

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Véritable Kouign-Amann aux pommes, glace au caramel au beurre salé à la fleur de sel de Guérande

 

Servi tiède, il s'avère délicieux et exécuté dans les règles de l'art. Extérieur croustillant, juste caramélisé, intérieur moelleux juste cuit. Un excellent Kouing-Amann. La glace est juste gâchée par la fleur de sel, là encore dispensable et bien trop présente sur le dessus de la quenelle.

 

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Côté soif, un joli bottin, agréable à feuilleter, honnêtement garni, avec quelques fulgurances salivantes et des étiquettes rassurantes pour la clientèle prudente. Notre choix, pas très heureux mais toujours curieux, s'est arrêté sur un pinot noir alsacien 08 de Pierre & Audrey Mercklé.

 

Un échange très sympathique avec nos 2 serveuses, soucieuses de ne pas donner une atmosphère trop pompeuse à cette table.

Un exercice que j'imagine périlleux, avec la clientèle parfois coincée de ce type d'établissement.

La jeunesse de l'équipe (le doyen a 35 ans) explique aisément cette "joie du bien vivre".

En résumé, une cuisine à l'image du personnel, joyeuse et débridée, mais toujours sérieuse.

Il faudrait juste enlever cette increvable rondelle de radis et cette salade un peu fatiguée...

 

Le Roscanvec

17 rue des Halles

56000 Vannes

tél : 02-97-47-15-96

www.roscanvec.com

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Tous les chemins mènent à Saint-Julien...

12 Janvier 2011, 18:31pm

Publié par Docadn

Bonjour à tous,

 

Aucun hymne à la gloire de cette petite appellation du Médoc, championne du monde des nominations au classement de 1855.

Si vous comptiez lire des CR sur Las Cases 82 ou sur un autre grand cru, passez votre chemin ou restez-y, au choix.

Escapades se remet lui aussi sur ce dernier, après une quinzaine à baffrer et à picoler me sustenter et à déguster avec modération, en arpentant de nouveaux horizons.

 

Des perspectives très locales (d'autres diront éco-responsables) teintées de bout du monde.

Direction la presqu'île de Quiberon, pour le discret et très charmant quartier de Saint-Julien.

 

Une première promenade nommée "La Côte Sauvage" propose un circuit de 9 kms au départ du "hameau".

 

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Elle permet de découvrir la tour de l'ancien sémaphore, point culminant de la presqu'île avec ses vertigineux 33 mètres d'altitude (on doit frôler les 40 mètres au sommet de la tour).

L'accès à la tour est libre et permet de découvrir un panorama (assez banal) sur Houat, Belle-Ile, Groix et Lorient qui, même de loin, ne fait toujours pas rêver...

 

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Le reste du parcours est d'un ennui terrible. Hormis les vieux panneaux en béton et le hameau de Kerboulevin, rien de passionnant pour les yeux et les cuisses.

Le passage en facade "Côte Sauvage", entre la Pointe de Kervihan et Berg Er Goalannec, est lui aussi sans éclats.

Un balisage aléatoire, sur la fin du parcours, finit par sensiblement m'agacer.

Le meilleur chocolat chaud breton (une tuerie absolue pour le "fâché du lait" que je suis) du Gulf Stream et la lumière divine de la grande plage de Quiberon apaiseront un peu mes contrariétés.

 

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15 jours plus tard, retour à St-Julien pour une autre balade baptisée "Pointe du Conguel" (11 kms) qui, comme son nom l'indique, passe par la Pointe du Conguel, un truc de dingue quoi !!

Le départ est identique à la précédente rando mais se dirige immédiatement vers le littoral, "côté baie". Il fait très beau, la lumière est une nouvelle fois divine. Le charme opère instantanément...

 

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Port-Haliguen est serein.

 

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Le Pêcheur & l'ondine, vu par le sculpteur berlinois Karsten Klingbeil, se font face.

 

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Nous plongeons rapidement, après le Fort Neuf, vers la fameuse Pointe de Conguel.

Point final de la presqu'île, elle fut le théâtre d'une  catastrophe aérienne en pleine bleumania...

 

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Le retour se fait par les quartiers tranquilles et déserts de la station balnéaire, ponctuée par des centres de vacances historiques.


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La rando se termine par le chemin de Tal Fetan (humide en hiver), qui nous laisse découvrir les dernières parcelles de "campagne à la mer" de cette langue de terre, soumise à une pression foncière incessante...

La grosse majorité du parcours emprunte le GR 341 qui couvre près de 55 kms à travers toute la presqu'île...

 

En conclusion, Saint-Julien est un quartier au charme indéniable et la rando "Côte Sauvage" n'est pas incontournable.

Préférez-lui donc "La pointe de Conguel" vraiment remarquable. Une troisième alternative, un poil technologique, trouvée sur le oueb ICI.

 

Ne ratez pas le chocolat à l'ancienne du Gulf Stream (je l'ai déjà dit, mais j'ai oublié de parler du "triptyque de Johnny", avec "Johnny se marie", "Johnny rit avec la patronne" et "Johnny a acheté un gâteau et une bougie pour sa fille"...).

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Les Pampres les plus mayennaises du Languedoc !!

9 Janvier 2011, 15:19pm

Publié par Docadn

Bonjour à tous,

 

L'année 2011 sera, comme les années précédentes, placée sous le sceau de la continuité.

Aussi, je vous garantis un nombre conséquent de jeux de mots bourrés de janotismes, de paronymies, de néologismes en veux-tu en voilà, de cacographies, de virelangues, de phonèmes, d'homéotéleutes à gogo, poil à l'AVC de Jean-Paul Belmondo...

Ce nouvel article va illustrer l'amour du "tagada tsoin-tsoin du clavier" que je traîne et cultive comme un boulet sans canon.

Un outing refoulé au quotidien par des "nu, je fais pleurer des  tapirs", "j'admire le travail des tractopelles" et "RTL est la meilleure radio du monde" ponctuant chacune de mes interventions orales.

Mais revenons à nos ovins (là, je suis sûr Olif !!) avec le dossier du jour.

 

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Mas Laval - Vin de Pays de l'Hérault - Les Pampres 2008

 

Le site du domaine nous apprend que cette cuvée 2008 est composée majoritairement de syrah (56 %), une lichette de mourvèdre (14 %), un peu plus de carignan (21 %), un poil de grenache pour finir puisqu'il restait 9% pour que ça fasse 100 tout rond.

 

On a élevé le tout pendant 6 à 8 mois en foudre et en barrique bourguignonne chauffé doucement au briquet Bic orange (j'extrapole).

Chaque cépage est élevé séparément. Au bout de 6 mois, quand il s'emmerde grave, on effectue l’assemblage pour qu'il soit super content de se faire enfin des potes...

 

Un fin boisé et un gros rayon de soleil au premier coup de narine.

Une jolie rafle prend la place.

La syrah domine ensuite les débats avec sa tapenade d'olives noires.

 

L'attaque est immédiatement suave, mais démonstrativement en retrait.

Une pointe sucrée ponctue l'acidulé et la puissance de l'olive.

La fraîcheur, la longueur et la prégnance auréolées de la "mâche remarquable" de l'ensemble donnent une résonance et une profondeur des plus agréables.

Finale finement boisée et acidulée et synthèse très très très gourmande.

 

A J+1, le duo mourvèdre-carignan domine le bal olfactif.

Le grain est serré, la mâche un peu plus lâche, l'ensemble un poil plus austère mais c'est encore très très gourmand.

***/***(*)

Petite nouveauté 2011, avec l'avis du cobaye (rarement involontaire) partageant (très souvent) mes forfaits, donnant ainsi toute la crédibilité nécessaire à l'alcoolisme scientifique de mes expériences.


L'avis de la Miss (au bout d'une gorgée) :

"c'est bon ça !! Ca coûte combien... ??".

Moi (le pif encore dans le verre) :

"heu, entre 9 et 11 euros, de mémoire, pas sûr en fait..."

Miss (faussement choquée après la cinquième rasade) :

"Ah quand même !! Mais c'est bon..."


Largement plus explicite que ma prose de comptoir et plus compréhensible que mon titre...

 

Domaine Mas Laval (Joël Laval)

 

26 rue Jean Casteran

34150 ANIANE

tel: +33 (0)4-67-57-79-23

fax: +33 (0)4-67-57-84-38

Email: contact@maslaval.com

www.maslaval.com

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Michel Guignier, l'autre "rebelle" de Vauxrenard !!

7 Janvier 2011, 12:57pm

Publié par Docadn

 Il y a quelques années, Vauxrenard était un énième village du beaujolais, bien planqué et anonyme, comme  Clansayes ou Chantemerle-Lès-Grignan...

Puis  la sphère assoiffée a découvert, non  pas un conte, mais une Red Bull au goût plus nature que la boisson ci-devant.

Isabelle Perraud "éparpille, ventile, disperse" sur les fameux "réseaux sociaux", pour en faire des "réseaux soucieux".

Soucieuse d'une exigence bio et naturelle, car elle aime les poils sous les bras, voire sur les orteils quand on porte des tongues, car ce n'est pas un monopole de Hobbit ...

 

pieds-de-hobbit.jpg

 (source google)

 

Elle a pour voisin un certain Michel Guignier (ou le contraire, comme le veut la célèbre blagounette).

Ce dernier exploite quelques 6 ha de vignes en mode bio et bio-dynamique...
« cela m'a permis de redécouvrir la vigne et ses sensibilités» dit-il.

Aussi,il mène son vignoble en phase avec ses engagements.

Juste maturité, prise en compte des terroirs, levures indigènes.. Il produit 6 vins déclinés en Moncailleux, Beaujolais Nouveau, Moulin à Vent, Beaujolais Rosé, Beaujolais Villages & Fleurie.

 

Découverte, par la "petite porte", du travail de ce vigneron respecté et encensé dans "le milieu" (ça fait mafioso ou Bayrouiste selon la sémantique).

 

Guignier-1.JPG

 

Beaujolais Villages Nouveau 2010 - Michel Guignier

 

La bouteille est carafée 01H00.

La signature carbonique s'extirpe en premier du verre, la groseille la suit de très près.

Une facette rhodanienne fugace, avec des notes d'olive et d'épice.

Une touche solaire, de suie, et ma note favorite et indissociable du gamay : le métal froid.

La première gorgée est fruitée, acidulée, fraîche et relativement délicate.

Les gorgées suivantes impriment un "grain fin", une matière pas très complexe et des amers consensuels. La "mâche" manque un peu à l'appel.

L'aération permet à la relative transparence de l'ensemble, de s'étioler pour prendre un peu d'épaisseur.

Un vin de soif sans histoire, qui m'a laissé un peu sur ma faim.

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Effet millésime ? Typicité de la cuvée ?

A ce stade, je n'en sais strictement rien, mais j'avoue une petite frustration sur l'attente (peut-être trop grande) sur ce vigneron.

Mon amour du gamay me rendant peu consensuel, j'attends de confirmer ou d'infirmer rapidement la chose.


Monsieur Guignier, s'il vous plaît, rendez-moi plus guilleret la prochaine fois...

 

Domaine Michel Guignier
FAUDON
69820 VAUXRENARD
Tél : 04 74 69 91 52

www.vignebioguignier.com
earlguigniermichel@wanadoo.fr

 

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Clos Saint-Philibert : "Peut Méo faire..."

3 Janvier 2011, 20:39pm

Publié par Docadn

Bonjour à tous,

 

1er billet de l'année, direction la Bourgogne, à l'assaut d'un mythe local : le domaine Méo-Camuzet.

 

Vins-2011-0057.JPG

 

 

Hautes Côtes de Nuits blanc - Clos Saint-Philibert 06 - Domaine Méo-Camuzet

 

Un monopole de 3,5 ha, des vignes de 20 ans, le tout dirigé par Jean Nicolas Méo, épaulé par Christian Faurois côté vignoble.


Il y a 2 ans, j'avais bu cette cuvée sur 05.

Un infanticide au goût de fût, partagé avec le plus gros commentateur de ce blog.


Changement de décor avec ce 06.

Des notes fumées, de réduction, une touche de berlingot, de pierre humide et un très joli poivre blanc.

L'attaque est tendre, sur la confiserie, anisée, fraîche mais irrémédiablement molle.

L'ensemble est gras, très aromatique mais toujours paresseux.

Finale légèrement perlante et finement boisée.


Conscient d'enfoncer des portes ouvertes avec ce millésime jugé tendre par beaucoup, j'en épargne (sans mal) la moitié pour le lendemain.

L'ensemble est pommadé, aux amers très marqués et toujours à la vivacité d'un myopathe sans Téléthon...

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Ca commence vraiment pas fort cette année côté glou...

Je vous la souhaite excellente en passant...

Domaine Méo-Camuzet 

11, rue des Grands Crus
21700 Vosne-Romanée - France

03 80 61 55 55

information@meo-camuzet.com

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