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EscapadeS

VDV#40 : gammes en Beaujolais...

28 Octobre 2011, 06:14am

Publié par Docadn

Ceci est un message du  Président Olif, déclaré vainqueur des dernières primaires du PGJ (Parti du Goulot Joyeux) :

"Cette nouvelle session des Vendredis du vin est un pied de nez anticipatoire et l'occasion de griller les médias traditionnels sur la ligne de départ. Révisez vos gammes et parlez-nous donc du Beaujolais, du bon, du beau, du joli, de celui qui devrait toujours nous enchanter, parce que c'est la plus belle région viticole au monde située entre Mâcon et Lyon. Mais parlez nous en juste avant début novembre, le mois médiatique officiel..." 

 

vdv-logo


A la bonne heure !! Autant la thématique des  VdV#39 m'avait effrayé, autant cette dernière m'enchante, rendant la parole à mon clavier, plus enclin à bavasser sur les courbes des quilles que sur celles des filles...


Le gamay !! Je pourrais vous rendre quasi aveugle, vous alourdir les paupières, vous décrochez la mâchoire en vous assénant des pages et des pages de borborygmes sur ce beau cépage et  les magnifiques breuvages qui peuvent en découler... 

 

Je suis d'accord avec le président ! Le Beaujolais est la "plus belle région viticole du monde"...

Comment ça vous n'avez pas encore mis les pieds dans cette région ?!

Dépêchez-vous donc de découvrir les plus belles collines du monde (juste après celles de ma Drôme chérie), avec ses pentes à vous donner envie de chausser vos skis et tenter un super-G de J.O entre les rangs, avec un meilleur finish que Régine Cavagnoud.

Viendez donc admirer ses "mamelons géologiques" aux courbures érotiques, modèles du genre, ayant inspiré tous les impressionnistes du monde (j'exagère un peu, mais s'ils avaient su, ils auraient venu)...

Pour finir, venez vous "glotter" la cavité buccale avec le mal-aimé. Banni de Bourgogne par Philippe Le Hardi (le mal-nommé surtout, oui) au 14ème siècle, ce cépage traîne encore une image tenace et injuste de pestiféré. Le grand raout de novembre et son cortège de daubes, n'aide en rien à une quelconque reconnaissance. 


Lâchez les "infâmes rayonnages", oubliez les "jus végétaux servis glacés".

Des dizaines et des dizaines de vignerons se tuent à la tâche pour vous offrir des nectars sans commune mesure avec "l'aigre 3ème jeudi de novembre".

Faites l'effort de pousser la porte d'un caviste ou d'un vigneron avisé. Posez-leurs des questions.

Ecoutez-les vous parler de Morgon, Brouilly, Moulin-à-Vent, Chirouble, Régnié, St-Amour, Chénas, Juliénas...

Délectez-vous de leurs saines paroles, avant de vous alanguir les lèvres sur la promesse décrite :


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Morgon 09 -Jean-Paul Thévenet


Une quille découverte lors d'une soirée dégustation chez  Carnet de Vin. Regoûtée tranquillement à la maison, après un joli coup de coeur sur place. 

Un nez très "carbo-comme-j'aime-sur-ce-cépage-qui-lui-va-à-ravir", notes ferriques, finement solaire, serré (cherchez pas, c'est juste pour frimer !!).

Une attaque finement sucrée, dense, ramassée, épicée, sanguine. Un ensemble très expressif, avec cette "fine rugosité" qui donne tout le volume, la précision et de  la profondeur au jus. Une finesse évidente, une complexité naturelle...

Un gamay complet, équilibré, fruité, à la sauvagerie étudiée d'un "rebelle éphèbe sortant de l'eau, au corps parfaitement sculpté (tablette de chocolat 85% cacao), à la mèche humide, arborant fièrement une fine cicatrice sur la mandibule"... ***/***(*)


Comment refuser l'idée que le gamay puisse être complexe, gourmand, animal et sensuel ?! Dire que le caviste lorientais commercialisant la chose a reçu des demandes du ch'nord (oui oui, chez Dany Boon) pour en obtenir...

Voilà, c'était long (comme prévu), mais je ne pouvais pas faire moins après avoir séché la session précédente. 

En conclusion, "gamay c'est mon produit de beauté", je t'aime cépage incompris...

 

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(celui qui me trouve une animation aussi "wizzz et ringarde" aura toute mon admiration !!)

 

Jean-Paul Thévenet

Le Clachet

69910 Villié-Morgon

04 74 66 39 93

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Soirée Champagne !!

23 Octobre 2011, 08:55am

Publié par Docadn

Un de mes "dealers du vin" a eu la riche idée d'organiser une soirée dédiée à l'une des plus prestigieuses appellations de l'hexagone : La Champagne.


Michaël Nauleau organise régulièrement des dégustations. Il aime aussi confronter ses choix avec ceux de son plus grand concurrent : La GD (Grande Distribution).


Aussi, en introduction, il nous livre le pedigree de chacune des bulles proposées et les 2 outsiders du soir. Tous seront dégustés à l'aveugle.

Un rapide topo sur les cépages, ainsi que sur la géologie "maritime et sismique" ayant donné naissance à ces terroirs, de la sudiste Côte des Bar au nordiste Massif de Saint-Thierry.


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Lhuillier - Brut


Un nez sucré, sur les agrumes, l'anis et le carton mouillé. Une attaque nette, vive, qui se casse la gueule plus vite qu'un Airbus dans la mer. Les gorgées suivantes sont molles, grasses, à l'amer marqué. La finale sur le citron vert intense laisse une impression générale très très réservée. Qu'il est dur d'ouvrir le bal . (*)


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Laherte Frères - Brut Tradition


Un nez sucré plus fin que son prédécesseur, plus net, un chardo expressif (alors que la cuvée n'en contient que 30%, pour 60% de pinot meunier et 10 de pinot noir), un joli nez de pain chaud. Une attaque dynamique, stylée, évanescente, qui ouvre des perspectives crayeuses, salivantes agréables. Une jolie bulle qui donne une longueur et un volume appréciables, à la finale citronnée, équilibrée. ***


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Nicolas Feuillatte - Cuvée Spéciale 2004


Un nez simpliste, juste carbonique, une pointe réglissée et sucrée. Une bulle envahissante, brouillonne, sucrée, qui se délite sur la pierre humide, tapissant le palais d'un amer quasi rédhibitoire. *


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  G.H Mumm - Brut


Un nez de chou-fleur guère charmeur, de silex, fruité. Une matière "taillée", finement vineuse, ample, très fruitée, à l'amer un peu brut. Consensuel, il plaira sûrement au plus grand nombre. **(*)


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Henriot - Brut Souverain


Nez peu complexe. Attaque fine, un peu tendre. Bulle bien taillée, élégante, délivrant une matière longiligne, relativement consensuelle, manquant un peu de personnalité. **/**(*)


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Laherte Frères - Les 7


Un nez maritime, iodé, salin. Une bulle taillée au laser qui met en scène une substance fine, fruitée, très vive, calcaire, aérienne, équilibrée.

Un vin "anti-Bisounours" qui, de part son acidité et sa classe cinglante, porte à débat. Un champagne atypique contenant  fromenteau, arbanne, pinot noir, blanc et meunier, chardonnay, , Petit Meslier (d'où le nom de cette cuvée, plus communément appelée "Les 7 cépages"). Personnellement, j'adore. ***(*)


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Larmandier - Bernier - Tradition 1er Cru extra-brut


Un nez semblable au 1er Laherte dégusté. Un peu plus de profondeur dans le nez, un caractère plus brioché, très chardonnay (80 %). Une jolie bulle fruitée, nette, gourmande. Toujours plaisant. ***


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Larmandier-Bernier Terre de Vertus


(photo source Larmandier-Bernier)


Là encore, un nez très fin, "détonnantes" flaveurs de rancio et de croûte de pain. Finesse, délicatesse de la bulle, caresse et évanescence de la matière, avec une stupéfiante touche orientale (curry), une belle finale sur l'orange amère. ***/***(*)


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Laherte Frères -  Brut Rosé


Nez discret, peu disert. Une matière vive, un peu brouillonne, moins soignée que les autres cuvées croisées ce soir-là. **


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Le tout agrémenté de quelques grignotages légers. Une dégustation fort intéressante qui dégage 2 écoles parmi les dégustateurs du soir : les adeptes du brut et sa rondeur rassurante d'un côté. Les fans du non ou peu dosé, comme moi, de l'autre.

 

Au global, Laherte et sa cuvée Tradition sort en tête des préférences. C'est largement mérité pour cette cuvée au bon rapport qualité-prix (21 € prix caviste). "L'évidence même" des vins de Larmandier-Bernier, qui me plaisent toujours autant. Les 2 vins de la GD sont en queue de peloton, ce dernier est souvent fermé par Lhuillier.

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Le Café de L'Espérance à Bouliac

19 Octobre 2011, 17:33pm

Publié par Docadn

Un week-end pyrénéen qui s'achève. Sur la confortable (et dispendieuse) autoroute A'lienor du retour, l'idée de déjeuner à proximité de Bordeaux me prend.  

Un coup de fil au "casque bleu de la gastronomie" (il maintient l'ordre par l'observation d'un moratoire gastronomique strict, pédalant sans relâche à travers le Limousin, pour ne pas céder à la tentation calorique), qui me dégote rapidement une table répondant à un cahier des charges strict : "simple, bon, pas cher, à moins de 5 minutes de mon ruban d'asphalte"...

 

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Il est 13h00 en ce lundi de septembre. Je suis à Bouliac, célèbre localité abritant un charmant petit hôtel familial et sa cantine ouvrière Le Saint-James, établissement Relais & Châteaux,  accessoirement table doublement étoilée dirigée par Michel Portos...


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Brillante idée, de la part de ce dernier, que de créer à quelques mètres de la maison mère, un bistrot "à l'ancienne" en lieu et place de l'ancien bar du village : "Le Café de L'Espérance".

Si la volonté était de créer un "bistrot atmosphère années 60-70", chapeau au décorateur !! 

 

C'est sans réservation que je pointe mon palais affamé. Accueil neutre, juste poli. Les 2 salles sont quasi pleines, la terrasse est ouverte, la météo un poil fraîche pour en profiter...


La clientèle est très éclectique. On y croise des cols blancs se dégourdissant les jambes en papillonnant entre le buffet des entrées et celui des desserts, quand les cols bleus profitent pleinement de leur pause, en se faisant servir la formule à 15 €.

J'opte aussi pour cette dernière. Les grosses mâchoires voisines m'ont tellement impressionné, que je n'ai osé sortir mon appareil photo de peur de le voir (et moi avec) broyé par ces dernières.


C'est donc en "mode tout petit" (dans mon caleçon réduit instantanément à la taille 12 ans), que j'ai dégusté une "salade de pâtes" un peu grasse, aux accents orientaux bien étudiés.


Puis, une "poule confite - frites - salade" juste, dans l'esprit bistrot. Une viande très bien confite, louchant presque sur un bon canard, de grosses frites maison un poil sèches.


Pour finir un "assortiment de desserts" comprenant un "riz au lait vanillé" bon (alors que je n'aime pas le riz au lait), un "gâteau au chocolat" dans l'esprit ménager, pas mal,  un "clafoutis aux mûres" pour finir, qui déchira absolument tout !!


Une carte des vins (majoritairement locale) relativement "déséquilibrée", où se côtoient Falfas, Seguin, Lafargue, Clos Floridène, Clos de Los Siete et Mouton-Cadet... Un verre de riesling 10 de Trimbach moyen, pour arroser le tout (facturé quasiment la moitié du prix de la formule).

Un café serré, accompagné d'un très bon cannelé pour finir.


Service surfant entre "très décalé" pour le lieu, voire distant par moments, contrastant avec la franche nature rassurante et unique d'un "Paul Préboist qui ne joue pas"...


En conclusion, un concept réussi, une cuisine directe, bonne, pas chère, idéale pour une pause routière...Un grand merci au "cycliste casqué" pour ce bon plan...


Café de L'Espérance

10 rue de l'espérance

33270 Bouliac

tél : 05 56 20 52 16

Ouvert 7/7

www.cafe-esperance.com

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L'Épicuriste

16 Octobre 2011, 09:10am

Publié par Docadn

Aymeric Kräml & Stéphane Marcuzzi ne sont pas des nouveaux venus dans le PAP (comprendre Paysage des Assiettes Parisiennes).

Après l'expérience "bistrot-bourgeois du quartier latin" avec L'Epigramme, nous retrouvons le duo un peu plus au sud, dans le XVème.

 

Aymeric Kräml a un cv ponctué de quelques poids lourds de la cuisine française. Bardet à Tours, Bocuse à Lyon, Jean-François Piège "époque Crillon",  Coconnas place des Vosges, L'Entredgueu dans le XVIIème à Paris.

Quant à Stéphane Marcuzzi, il baladait sa moustache de directeur du Cap Vernet dans le quartier doré du VIII ème, avant de transformer le salon de thé "La Forêt Noire" en Épigramme.

 

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L'Épicuriste a ouvert ses portes en novembre 2010. Déco sobre, murs tapissés de bouteilles, salle à la circulation aérée, quand les tables font souvent du coude-à-coude.

Accueil souriant, naturel. Un mardi soir calme sur le boulevard Pasteur.  6 entrées, 10 plats et 6 fromages & desserts au choix dans la formule du soir à 34 €.

 

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Pressé de volaille, foie gras, sauce césar

 

Entrée fraîche, bien exécutée, volaille goûtue,  foie gras un peu doux, sauce raccord.

 

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Pavé de daurade royale sauvage rôtie (+4 €)

 

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Galettes de légumes

 

Un filet à la chair délicate, aux limites de la cuisson (comme trop souvent pour moi), une garniture très citronnée, cohérente avec l'ensemble. 

 

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Crème brûlée au café

 

Dessert exécuté dans les règles attendues de l'art. Café expressif, crème impeccable.

 

Le service n'est pas en reste, avec cette justesse "so rare" que je ne peux passer sous silence.

 

Côté vins, Stéphane Marcuzzi semble cultiver une certaine passion pour la dive bouteille, que seuls le bon sens et la place semblent pouvoir canaliser.

La carte est, comme au Cornichon, d'une exemplarité ténue. On y croise de mémoire, les vins de Mosse ou encore ceux de J. Delobre (La Ferme des 7 Lunes).  

Ce soir là, c'est   l'Anjou 10 (28 €) de Patrick Baudoin qui nous a tenu bonne compagnie.

 

En conclusion, malgré l'involontaire et relative neutralité apparente de ce billet, une jolie table au service agréable. Une cuisine dans le ton, à la carte des vins salivante...

 

L'Épicuriste

41 Bvd Pasteur

75015 Paris

tél : 01 47 34 15 50

fermé le dimanche et le lundi

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Le Cornichon

14 Octobre 2011, 08:53am

Publié par Docadn

J'ai recommencé mes "migrations saisonnières" (très irrégulières) entre mon fief breton et Lutèce.

Paris est laboratoire oeno-gastronomique géant où se côtoient le meilleur, le pathétique, l'unique, avec un turn-over à faire pâlir le MEDEF !!


Un renouvellement qui offre le suprême avantage de nouveautés incessantes. Hélas, ces dernières semblent rarement excitantes. Les réussites passent par le bouche à oreille du "microcosme branché (souvent gourmand) du pavé parisien".

Le Dandy-Masqué est souvent à l'avant-poste de "Ze table to eat" (ce qui sous- entend un réseau efficace). Les nombreux suiveurs et suiveuses s'y retrouvent (souvent frustrés) 24h00 après la diffusion du "billet-scoop".

On ne parle même pas du "spécialiste des travaux" qui crie au génie culinaire juste en matant la sous-couche sur les mûrs...

Ou encore du "centralisateur de dépêches AFP" qui pond (ou recycle) 5 articles par jour en reniflant les assiettes au téléphone, ou dans le meilleur des cas par le passe...


Ne faisant partie d'aucune de ces catégories, n'ayant aucun réseau, je me contente des conseils de gourmands-amateurs, de sites brouillons où l'on doit trier le bon grain de l'ivraie, mais aussi d'une presse pas aussi déconnectée qu'on veut bien nous donner à croire.


Pour notre adresse du jour, c'est à partir de février dernier que l'on a vu fleurir des articles. Un "gentil buzz" sur cet ex-bistrot prénommé "Chez Jules", se transformer en... bistrot rebaptisé "Le Cornichon".


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Franck Bellanger a "débauché" Mathieu Nadja de "L'Ami Jean" (Stéphane Jego), pour animer cette nouvelle table à la situation géographique "excentrée".

Déco récente, avec l'inévitable "inspiration-émission-de-déco-je-mets-du-taupe partout-sur-les-mûrs", sobre, élégantes petites tables en bois d'arbre.

Accueil souriant, "même quand on ne réserve pas".

Nous sommes lundi soir (le 12 septembre dernier), il y a encore un peu de place.

Une séquence entrée-plat-dessert à 34 € (32 au déjeuner), en phase avec mon budget, c'est parti !!


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Pressé de joues de boeuf mijotées, poireaux, carottes et girolles au vinaigre


Une entrée "bien vinaigrée", champignons expressifs, joue joliment pressée. On entre, sans déhanchements inutiles, dans l'esprit "bistrot" attendu.


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Sauté de veau fondant aux olives, jus de cuisson et purée à l'huile d'olive


On poursuit notre chemin avec ce veau moelleux, un tout petit peu sec, des légumes fondants, un jus juste, une purée académique.

Les portions sont en-dessous de l'attendu, mais on ne demande pas du rab non plus... 


Le dessert : Le pot de crème et lait vanillé, cake moelleux au citron n'était pas inoubliable (par contre, la photo n'est pas montrable !!).


La carte des vins est assez remarquable. Je n'ai hélas pas pu la parcourir en entier, mais les origines ligériennes du patron sont évidentes. On y croise (de mémoire) Vincent Carême, ou encore les rhodaniens Graillot & Chèze pour ne nommer que ces derniers...


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Cabernet Franc 09 - Le Rocher des Violettes - Xavier Weisskopf(25 €)


Une cuvée dont je n'avais pas encore honoré mon palais. La fraîcheur et l'acidité sur ce millésime sont toujours épatantes. Mon "cépage détesté favori" est tout à fait digeste, mûr et taillé pour la table dans le cas présent.***


Le pain servi (en petite quantité, obligeant les serveurs à pas moins de 5 ravitaillements) est excellent.

Service oscillant entre les "réflexes et service de gastro" et l'irrépressible envie de "vous mettre à l'aise, sans vous taper sur l'épaule et proposer un 421 sur le comptoir".


En conclusion, une bonne cuisine qui ne se prend pas la tête, au juste rapport qualité-prix.

Quelques mots, échangés en fin de repas avec le capitaine du cucurbitaceae, révèlent que la crise (comprendre "l'absence de la clientèle d'affaires") pèse "cruellement" depuis le démarrage.


PS : La table 12 les soirs de grandes chaleurs, vous offre la "juste ventilation" vous évitant ainsi d'avoir l'air de sortir d'un Gymnase Club sans douche...


En attendant, voilà un dîner que je place dans les réussites de mon large palmarès des approximations, dont je me suis fait "le spécialiste" dans la capitale.

D'autres points de vue visibles ici, , là encore.

 

Le Cornichon

34, rue de Gassendi

75014 Paris

tél : 01 43 20 40 19

www.lecornichon.com

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L'Embarcadère...

12 Octobre 2011, 16:42pm

Publié par Docadn

"Je saute par-dessus la Suisse" (que je vous réserve pour les longues soirées de l'hiver à venir), pour vous conter le tout début des mes vacances (et la fin momentanée de ce "cahier de vacances" fleuve).


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Des "pré-vacances" plus exactement, du côté de Nantua, dans l'Ain.

Ah, Nantua !! Son lac, sa sauce, et ses "étonnantes boutiques aux façades années 50" (je viens de finir la lecture du manga, que l'on dit culte, "Quartier lointain", dont  l'adaptation cinématographique a pris pour cadre Nantua). 

Quelques randos de mise en jambes, quelques bulles de Cerdon et de Bugey (cet hiver aussi pour les CR, si j'ai le courage), nous voilà déjà sur le départ pour Interlaken... La veille, nous tentons "la table de la ville".


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Une grande rotonde, lumineuse, qui m'a fait penser à l'établissement de Richard Coutanceau à la Rochelle. Des travaux sont en cours.  L'hôtel est en expansion.

"Accueil vieille France", comme pourrait l'abhorrer le dandy-mangeur-masqué 

Clientèle majoritairement détentrice d'une convention obsèques, au milieu de laquelle surnage quelques suisses-allemands en "chaussettes-sandales" et un gars en gougounes (votre humble scribouilleur). C'est le début des vacances, on y va mollo sur le budget, menu à 22,60 €.


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Mousse d'avocat - poivron - crevette


Une mise en bouche très "beurre & crème fraîche", bien citronnée, à la crevette juste saisie. Un bon guacamole qui, malgré la crème dominante, sait rester frais.


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Crème d'asperges blanches, émulsion de saumon fumé


Une entrée froide très bonne, bien crémeuse, aux délicieuses pousses d'asperges. La crème de saumon est "goûtue". Ensemble pas très sophistiqué, mais là encore, un plat "lacté" qui respire la fraîcheur...


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Omble chevalier de La Voûte au jus d'écrevisse


La peau brille des "mille feux de la matière grasse à peine épongée", pour des filets aux limites acceptables de la cuisson (selon mon échelle, aux dimensions d'un escabeau pour hamster).

Les légumes sont top de fraîcheur, de cuisson et de goût. Le jus d'écrevisse est un "génocide dexterien" !!


La Miss a attendu patiemment (les 30 minutes de rigueur) son unique plat, pioché dans la carte :


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Quenelle de brochet, sauce Nantua (17,60 €)


Très bonne selon la bénéficiaire. La sauce endémique est en effet délicieuse.


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Clafoutis aux abricots, glace amande


Excellent clafoutis aux accents "bretons louchant sur le kouign amman" (un beurre aussi généreux que les crèmes précédentes).

Là encore, la performance vient du côté "sans gras perceptible" de l'ensemble. Abricots frais, mousse exotique bonne, glace amaretto très... amaretto (j'aime pas l'amaretto !!).


Au global, la cuisine de Jean-Charles Guyot fleure bon "le piano à l'ancienne" par ses côtés beurre & crèmes. La prouesse résidant dans le caractère digeste et relativement aérien de la majorité des plats, tout en préservant les goûts et les textures.

Une fausse note de cuisson sur le poisson, des justesses pour le reste. Une carte des vins relativement sage (qui  propose tout de même quelques cuvées de Jean-François Ganevat). 


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L'Etoile 07 - Domaine de Montbourgeau


Un chardo (avec un tout petit peu de savagnin) qui fleure le curry, le silex et la pierre humide. Une attaque fraîche, fruitée. C'est sec, net, très très tradi. **(*)


Un service très inégal où se croisent "le rigolo de service sympa & pro", deux "apprenties blondes hiltoniennes", qui soufflent à chaque passage et s'engueulent assez peu discrètement au milieu de la salle.

Des erreurs sur la note finale, qui se terminent par un appréciable "apéritifs offerts".

Une table à la cuisine plaisante, aux accents rétros, équipé d'un panorama aquatique qui "claque".


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Hôtel-Restaurant L'Embarcadère

Avenue du Lac

01130 Nantua

tél : 04 74 75 22 88

www.hotelembarcadere.com

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Boccondivino...

9 Octobre 2011, 17:30pm

Publié par Docadn

Monica (fille des proprios de la Cascina Vrona) s'était fendue de la sentence suivante : "Alba, c'est pour les touristes, Bra c'est pour les italiens, il faut aller à Bra !!"

 

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Étant touriste mais pas italien, j'ai suivi son conseil.

J'ai découvert une ville au charme certain (c'était en plus le jour du marché), bigarrée, relativement proprette. En déambulant dans les rues, je suis tombé sur un sigle mondialement connu...


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J'avais oublié que le berceau du Slow-Food est à Bra !!

Voilà 2 décennies que ce mouvement piémontais, instigué par Carlo Petrini, distille en douceur ses principes à travers les tables du monde entier.


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Le siège est toujours situé Via Mendicità Istruita, mais pas seulement. Une osteria est là pour illustrer ce mouvement "d'oeno-gastronomes".


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Une porte d'entrée décorée comme un général russe. Pas un guide ne manque à l'appel.


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Un salle simple, agréable, alternative "fraîche" à la cour ensoleillée.


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Cave sous "haute surveillance".


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Une sélection de vins au verre (entre 2,50 et 6,00 €) qui aiguise ma curiosité.  J'opte pour un Barbera d'Alba - Brico Maiolica - Diano d'Alba 09, au joli boisé ciselé, à la "solarité" évidente. Une matière suave, élégante, évidemment jeune, à l'élevage pour le coup aussi classieux qu'au nez.


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Stracotto di vitello in umido (12 €)


"On se croirait à la cantine !!", lâche La Miss en découvrant l'extrême dépouillement et le caractère archi-basique de mon "ragoût de veau".

Je ne peux lui donner tort sur ce point. La viande s'avère ultra moelleuse, quasi confite, goûtue. Le "petit jus tomaté" est très bon, les "patates à la con" sont transparentes.


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Futti di bosco con crema fredda di zabaione (5 €)


Fruits mûrs, savoureux, sabayon dément, biscuit aux amandes (au fond) top achèvent ce triple homicide sucré, parfait. 


Service impeccable, endroit paisible, tarifs doux (entrées entre 7 & 9 €, plats à 12 €, desserts entre 3 & 5 € de mémoire).

Les plats de saison sont signalés sur la carte par le célèbre gastéropode.

Ambiance sereine de bistrot, où le fond prime sur la forme. Le succès aurait pu "dévisser la tête de la maison mère".

Il n'en est rien, fort heureusement. Les 2 établissements estampillés "Slow-Food" testés cet été, ont largement dominé le podium des meilleurs rapports qualité-prix d'Italie.


Osteria Del Boccondivino

Via Mendicità, 14

Bra, CN

tél : 0172/425674

www.osteriadellarco.it

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Le Piémont version Cantina Comunale...

8 Octobre 2011, 08:40am

Publié par Docadn

La Morra doit une belle part de sa célébrité au panorama exceptionnel qu'elle offre sur le vignoble de Barolo.

 

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Le village n'est pas en reste côté architecture. Ce dernier abrite une "Cantina Comunale", située sur le haut du village, près de l'esplanade.

Une "expo permanente sur les vieux outils de la vigne" occupe 5 minutes les bambins et la mère, quand le père salive sur la belle sélection de crus. La dégustation est payante. J'opte pour un forfait 2 vins pour 3 €, puis 2 vins pour 5 € (pour les Barolo).


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Langhe - Nebbiolo 08 - Alberto Voerzio


un nez très estival, mêlant rafle, sucre, bois, agrémenté de fruits à noyau et d'épices intenses.

L'attaque est d'emblée sucrée, relativement fine, sanguine, toujours boisée. Le déroulé  délivre des épices intenses, imposant la densité importante de la matière. C'est hélas astringent et asséchant au final. *(*)


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Barolo - Vigna Boiolo 06 - Bosco Pierangelo


Très joli nez, finement pinoteur, à la rafle légère. Attaque très suave, extrêmement fine, droite, qui se vautre subitement dans un jus de bois étouffant, à la sécheresse intenable. Quel énorme gâchis !! *(*)/**

 

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Barolo 07 - Leonardo Stroppiana


Nez bourguignon, offrant une matière tout en délicatesse,mais finalement asséchante là aussi. Dommage !! *(*)/**


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Langhe - Nebbiolo 08 - Alessandria Silvio


Rafle et pointe végétale précèdent une matière suave, fraîche, joliment équilibrée, qui tient le fil jusqu'à la glotte et au-delà. Très agréable. ***


Un accueil aussi chaleureux qu'une garde rapprochée après une tentative d'attentat. Un "animateur" au charisme hypnotisant d'une paire de santiags.

J'ai pris un flacon du dernier vin dégusté (13 € de mémoire). Ce coup-ci, la dégustation m'a été facturée.

Un très beau choix de vins relativement prestigieux sur les étagères, un accueil très largement perfectible.


Cantina Comunale Di La Morra

Via Carlo Alberto, 2

12064 La Morra

tél : 0173-509204

www.cantinalamorra.com

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Le Piémont version enoteca...

5 Octobre 2011, 17:21pm

Publié par Docadn

Le moyen le plus simple (et rapide) de rencontrer une majorité de vins sans faire du porte à porte chez les viticulteurs, reste les cantinas et enotecas fleurissant de nombreux villages du vignoble piémontais.

Ces cantinas & enotecas sont soit régionales, soit municipales de par leurs statuts et la sélection proposée.

 

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Nous sommes dans "le choeur" de l'Enoteca Regionale Del Barbaresco. Au-delà de son décor déroutant (elle est installée dans une chapelle), elle propose un choix très conséquent de références. Toutes les dégustations sont payantes dans les enotecas-cantinas. J'opte pour un "quatuor" (12 €, soit 3 € le verre).

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Rattalino - Barbaresco 08 - Quarantetre43


Nez fortement boisé, rafle, une touche de menthol. L'attaque est finement sucrée, suave, ramassée, avec un délié sur le noyau et les épices.

Une acidité appréciable pour un vin au caractère vif, à la longueur imposante, qui s'éteint sur une jolie cerise, faisant presque oublier les phéromones peu attrayantes du départ. **(*)/***


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Angelo Pastura - Barbaresco 07 - Serraboella


Très joli nez, évolué, relativement discret, qui évoque le "sous-bois à l'aube". Une entrée en la matière fraîche, qui "grenache" terriblement.

Un squelette ramassé, qui se déplie, s'étire avec une précision métronomique. Là encore, une acidité remarquable, des notes de menthol qui fusent, un ensemble très finement astringent. Il restera pour moi, un des modèles d'équilibre croisés là-bas. ***(*)/****


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Casetta - Barbaresco 04 - Vigna Magallo


Un nez évolué, sur le noyau, "le vieux bois ayant séjourné 3 ans dans l'eau", une pointe solaire, quelques effluves sanguines.

L'attaque, finement sucrée, laisse place à une relative fraîcheur, à une cerise intense. La matière est agréablement granuleuse, dense, mais l'astringence finale gâche un peu le joli défilé. **/**(*)


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Mainordo - Barbaresco 06 - Riserva


Cerise et cannelle flottent au-dessus du verre. L'attaque est à nouveau finement sucrée, fraîche, pleine, à l'astringence quasi immédiate, sur un boisé outrancier. La matière laisse "filer" quelques gorgées sanguines et kirschées, mais c'est vraiment too much !! *


Service de qualité, accueil impeccable. J'ai acheté pour le coup une bouteille d'Angelo Pastura (12 €).

Surprise à l'addition, les verres dégustés ne m'ont pas été facturés (vu que j'ai tout recraché, cela a peut-être joué en ma faveur !?).

Un geste commercial fort appréciable, qui me pousse à vous recommander cette jolie boutique, fraîche (l'été, quand la canicule rôde) et très pro.


ENOTECA REGIONALE DEL BARBARESCO

Via Torino 8/A
Tel. +39 0173 635251 

enoteca@enotecadelbarbaresco.it

www.enotecadelbarbaresco.it

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