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EscapadeS

Escapade insulaire

29 Février 2012, 07:18am

Publié par Docadn

Un article censé occuper l'espace dévolu, à l'origine, aux récits des "balades italo-helvétiques" de l'été dernier. Une bête histoire de "carnet qu'on ne retrouve pas", voilà un week-end de février déjà en ligne...

Belle-Île est certainement le confetti de l'Atlantique que j'ai le plus écumé. Cette visite doit être la sixième à mon actif. Ma dernière escapade là-bas comptait notamment un séjour chez Vauban. J'ai parcouru l'île en long et surtout en large (plus court). Pour cette 6 ème visite, guidée par des conditions météo acceptables au regard de celles proposées par les autres îles de la péninsule Armoricaine, c'est L'Hôtel Atlantique qui a servi de camp de base (pile en face du débarcadère, d'une propreté à rendre priapique un hypocondriaque impuissant).

 

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Pour commencer, un conseil aux radins qui comme moi préfèrent mettre leur pognon "dans n'importe quoi sauf la literie avec vue". Demandez la chambre 33 de l'hôtel qui vous permettra d'avoir une honnête vue sur le port (la preuve ci-dessus), sans le supplément de 20 € pour "la vue sur mer".

Les sacs déposés, nous voilà sur la route (trop fréquentée), direction Sauzon.

 

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La route est parsemée de cyprès légèrement déracinés. La tempête de décembre 2011 a laissé quelques traces. Nous apprendrons quelques heures plus tard que ce ne sont pas moins d'une trentaine d'entre eux qui sont tombés au champ d'honneur. 

 

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L'adorable port de Sauzon est désert. Seul le PMU (L'Abri Côtier) et la boulangerie sont ouverts. C'est en repartant du bourg que nous trouverons de quoi nous restaurer. 

 

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La petite crêperie nous attend. Nous serons les seuls clients du service. La patronne-cuisinière-serveuse est accueillante, affable. D'abord employée, elle a racheté voilà 10 ans cette sympathique "bonbonnière baba-cool".

 

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Une "Bangor" (salade + chèvre), plus "une gourmande" (au CBS) pour moi. "Une complète" et une "miel-citron" pour la randonneuse. Crêpes et galettes correctes, sans plus. Tarifs du quartier de Montparnasse hors-saison.  35 € avec 2 cafés et une demi-bouteille de cidre. 

 

Crêperie La Mère Michelle

Pen Prad

56360 Belle-Île-en-Mer

02 97 31 62 70

 

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Retour par la côte et les 13 kms (relativement escarpés) reliant Sauzon au Palais. Un parcours déjà effectué auparavant, mais dans l'autre sens !! Une côte toujours enchanteresse, malgré le ciel maussade. Trois petites heures pour rejoindre la capitale insulaire. 

Le soir, nous ferons le plein de sucres lents à la pizzeria-gril-snack-café-glacier L'Artimon. La déco lassante de bistrot avec ses fausses vieilles pubs (genre Au Bureau, mais en bien plus cheap). Un serveur branché-branleur, assez doué, condamné à servir des pizzas moyennes mais bien garnies.

 

L'Artimon

Avenue Carnot

56360 Belle-Île-en-Mer

02 97 31 43 06

 

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Le lendemain, c'est autour de la plage de La Ramonette que nous polissons nos semelles. Une mise en jambes matinale, de 6-7 kms, moins escarpée que la veille. 

 

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Midi trente !! Nos estomacs se sentent menacés. Une table (repérée la veille) nous fait de franches oeillades avec son menu d'appel. 

 

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Déco relativement chaleureuse (le coin bar est "cosy" aussi), poncée comme un Ikéa fraîchement ouvert. Un menu bistrot agrémenté de plats à la carte un poil élististes (forcément onéreux, comme ce pavé de turbot à 24 €), au regard de la séquence entrée-plat-dessert à 17 € !!

Un (très) mauvais réglage de mon appareil a planté l'ensemble des clichés. Pour autant, mon palais se souvient de :

  • La salade de chèvre chaud, miel et noix
  • Le rôti de boeuf, sauce marchand de vin

 

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Moelleux aux deux chocolats

 

Ma coéquipière ayant préféré :

 

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Gratin de fruits de mer aux épices douces

 

Des plats généreux (en quantité), "gentils", en phase avec la cuisine attendue. L'établissement à été repris courant mai 2011 et totalement rénové. Service souriant mais dissipé. Mention pour le dosage des épices du gratin, ainsi que la petite carte des vins comportant notamment Fosse-Sèche (Saumur), ou encore les "Ceps Centenaires" de Chasseloir (Muscadet)... L'établissement propose aussi des plateaux de fruits de mer.

 

Le Vivier

 4, place de l'hotel de ville

 Le palais56360

Belle-Ile-en-MerFrance

02 97 31 37 37

 

L'après-midi, c'est avec 2 tours de taille supplémentaires que nous avons loué le ludique et "hipster" deux-roues suivant :

 

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un moyen efficace de revoir quelques lieux emblématiques de l'île :

 

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Les aiguilles de Port-Coton

 

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La Pointe des Poulains... qui démontre que le soleil est très généreux en Bretagne !!

 

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L'Apothicairerie (et son hôtel fermé totalement vandalisé), comme les autres lieux, sont déserts comme un magasin à la veille des soldes.

Nous rendons notre scooter de Barbie en fin d'après-midi, perdons un temps délicieux à lire en attendant l'heure du dîner. Ce dernier ne nous demandera qu'une dizaine de mètres de dénivelé pour nous y rendre. "Le Grand Café" est le nom de restaurant de l'hôtel. Un menu à 18,50 € comprenant notamment un impeccable filet de lieu jaune à la sauce aux algues (transparente) pour ma pomme, une tête de veau dans les règles de l'art en face. Service peu souriant mais appliqué.

 

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Une dernière matinée avant de rejoindre le continent et Quiberon, toujours baignée d'une des plus belles lumières du département, assortie d'une hideuse architecture de HLM de bord de mer...

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Courrier des lecteurs n°2, ou comment Google n'est vraiment pas ton ami...

26 Février 2012, 10:35am

Publié par Docadn

Bonjour à tous,

je m'étais déjà fendu d'un  billet listant les étranges requêtes menant à mon carnet virtuel. Deux mois plus tard, je me vois encore dans l'obligation de répondre à certaines sollicitations. Décidément, Google avec ses 8 millions de "I like" sur FB, a encore du boulot pour optimiser correctement ses critères de référencement.


Bus pour aller de Las Vegas Bd à Etel chocolaterie ?

je ne sais pas si ce chocolat maritime ne contient que du cacao, mais la ligne de bus Etel-Vegas n'a pas encore été inaugurée par le conseil général du Morbihan...

 

Sirop Sport Meknès ?

Oui, mais on en trouve aussi à Tanger, à Taroundant, mais aussi à Saint-Pourcain-sur-Sioule si c'est plus près pour vous...

 

Homme en sandales ?

Je répondrais instinctivement "Gladiator" ou "Jésus de Nazareth" si c'est le titre d'un film que vous cherchez. Je connais bien 2-3 collègues de boulot qui en portent aux beau jours, mais c'est franchement pas très hipster.

 

La femme est comme la bulle de Champagne : ronde, légère et versatile...

Je ne sais pas comment l'internaute est tombé sur mon blog, car après 30 pages de Google, je n'ai pas trouvé de lien avec Escapades et encore moins l'auteur de cette formule. Donc en mode Kaamelott, je vous répondrais "C'est pas faux !!"

 

Acheter moins cher les vins de Richard Leroy ?

Directement chez Richard Leroy par exemple...

 

Quoi manger le matin ?

Voilà le genre de requête fascinante. Imaginons le mec, la tronche tatouée une nuit entière à l'oreiller, coiffé comme un dessous de bras, la burne pendante dépassant du calbut froissé, avec encore le caca nocturne dans les yeux, pianotant sur Google un conseil pour savoir quoi avaler le matin... On n'a pas inventé internet QUE pour apprendre à petit-déjeuner !!

 

Açorienne nue en chaleur ?

Les seules aperçues, lors de mes deux séjours là-bas, étaient effectivement nues tous les jours, régulièrement en chaleur, se tenaient à 4 pattes et se faisant traire deux fois par jour. Si vous êtes zoophile et n'avez pas peur des taureaux, la vache açorienne est votre partenaire de demain...

 

Armand le connard ?

Oui, si vous voulez, mais Google regorge aussi de connards ne répondant pas au prénom Armand. Votre champ d'investigation risque d'être encore trop grand en le réduisant à ce dernier. Courage, les connards vivent longtemps. Vous finirez par le retrouver.

 

Vue aérienne du Domaine Nicolas Grosbois à Chinon ?

N'ayant signé aucun accord avec l'IGN, je suis dans l'incapacité de vous renseigner sur cette requête géostratégique...

 

Petite culotte pleine de poils ?

Une fois de plus, c'est le blog du  Bicéphale buveur qui est le plus à même de vous combler dans ce domaine...

 

Justine Levy dédicace ?

Là encore, c'est JC du  blog Livr-esse qui anime le fan club de Justine. Il détient une collection rare de dédicaces. N'hésitez pas à lui dire que vous venez de ma part, il vous réservera un accueil spécifique...

 

Blaireau danger pour le raisin ?

Oui, le blaireau est un danger pour le raisin et le produit de sa transformation. Il faut l'éloigner des bouteilles mentionnant le logo suivant :

 

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Source Causses-Marines

 

 

Fétichisme angora nord de la France ?

Là, je dois dire que je coince pour vous donner une piste sérieuse. Tentez  Le Carlton de Lille, on y trouve un peu de tout...

 

Baignoire pattes de lion installée dans une chambre à coucher ?

Je vous renvoie aussi à la réponse au-dessus...

 

Comment sont faites les gnocchis aux châtaignes du maquis ?

Vous aurez peut-être remarqué qu'en tombant sur ce blog, il n'y a jamais de recettes. Tout juste quelques critiques jugées "infondées" et des avis discutables. Trouvez d'abord un maquis riche en châtaignes (en Corse par exemple). Pour les gnocchis, Google offre 630 000 liens juste avec ce mot...

 

Tongs pour la rue ?

N'étant prescripteur d'aucun accessoire, je découvre avec cette requête, que les tongs ont une fonction bien précise selon le modèle choisi. Personnellement je ne connais que celle pour la rue. Si vous connaissez un modèle spécial "sentier de randonnée", "chemin vicinal" ou encore "taillé pour les départementales", merci de me faire parvenir la documentation technique afférente. 

 

Centre pour anorexiques Pays de Loire ?

Je connais un gars de la région Centre (de Tours plus précisément), qui est la preuve vivante de l'efficacité de ces structures sur son organisme. 

 

Cheval disant je t'aime ?

Quand un coeur le dit, nous surfons déjà aux frontières de l'ésotérisme, alors un cheval qui parle...

 

Savagnin pas agréable ?

Bon Olif, si tu veux bien arrêter deux minutes de chercher des vins improbables dans mon dos. Tu demandes et je te fournis la liste...

 

Qu'est ce que l'apéro nommé Jésus ?

J'en sais strictement rien, si quelqu'un a la réponse...

 

Chèvre grosses couilles ?

Disons que c'est plutôt le bouc qui en est équipé. Après, libre à vous de chercher une forme de transexualité chez les caprins...

 

Randonneurs nus ?

Une requête récurrente, qui excite l'imaginaire de certains. Je propose "une marche des Grands nus", en opposition à celle des Grands Crus (ou Marche des Climats de Bourgogne), pour assouvir les esprits lubriques et confirmer l'inconfort absolu de se balader les couilles à l'air même si on n'est pas une chèvre brésilienne...

 

Tapoter les jambes et les mollets mains jointes ?

Le Yogi Coudoux, c'est par  ici.

 

Cherche mec pour sexe Vendée ?

Toujours étonné de constater que le pays, trop souvent moqué, des ventres à choux est à la pointe côté "sport de sommier"... 

 

C'est quoi le meilleur poisson pour bébé ?

Le colin évidemment, car "fais dodo colin mon petit frère...". Désolé.

 

Je ne mange pas la rafle...

Rassurez-vous, nous sommes nombreux dans ce cas. Ne consultez pas, tout va bien...

 

Salaire bar à vins Ô' Château ?

N'ayant pas eu le plaisir de refuser un généreux salaire, dans ce rade bling-bling porté par les  fulgurantes convictions de son patron qui osa  affirmer il y a peu que : "pas un français n’est capable, par exemple, de citer un vigneron, alors que beaucoup sont des stars à l’étranger", me prive de toute réponse sur cet item.

 

Amour, bonne bouffe, sport, bons vins et amitié ?

Oui, oui, c'est ici, enfin j'espère !! 

 

Cherche travesti à caresser au-dessus de ses bas ??

Non, non c'est pas ici, enfin j'espère aussi !!

 

Prix vin gros lolo rouge Pithon-Paillé ?

Si vous cherchez le prix d'un vin d'Anjou à la poitrine généreuse, ce n'est pas non plus par ici !!

 

Johnny Hallyday narine en or ?

Ah, ce Docteur Delajoux, quel joueur !!

 

Sophie Davant, jambes croisées ?

Mais qu'est-ce que Sophie Davant fout ici ?? J'ai le vague souvenir de l'avoir citée     une fois, mais de là à la retrouver ici !!.

 

Voilà, j'espère que certaines réponses seront à la hauteur de leurs géniteurs et génitrices. Je vous donne rendez-vous, le plus tard possible, pour un nouveau florilège de questions pas communes... 

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Les Vendredis du Vin #43

24 Février 2012, 06:01am

Publié par Docadn

Bonjour à tous,

 

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Pour cette édition "sérieuse" des VdV #43, c'est Antonin du politiquement incorrect "Vindicateur" qui nous colle l'équation des "vins politiques".

Est-ce que les vins ont un profil de droite ou de gauche ? Peuvent-ils pousser le vice jusqu'à être du centre-droit ? Pour éclaircir ce vaste débat, Escapades à fait appel à Aurélien L. Un amateur de vin certes, un peu moins de la politique...


 

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Autour d'un Verre

21 Février 2012, 18:27pm

Publié par Docadn

Tout le monde le sait, si tu veux boire "nature", tu vas en ville. Paname doit, par l'intermédiaire de ses très nombreux bars à vins et restos, dealer la très grande majorité de la production des vins (dits) "natures"

Les temples et cryptes dédiés aux vins (dits) "naturels" se disputent une niche convoitée. La clientèle est curieuse, friande de nouveautés et de "savoir". Munie d'un pouvoir d'achat assez éloigné de celui d'un turfiste raté au RSA dégressif, elle suscite toutes les attentions. Nous n'occultons en rien le snobisme parfois étudié (et non négligeable) que compte cette frange de consommateurs. Depuis une décennie, le saint des saints, La Mecque des pifs qui sentent le cul de poney roux est "Le Verre Volé". D'autres lieux ont suivi depuis ce concept. La preuve par l'image :


BAV         

source : on boit quoi ce soir

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il semble difficile de mourir naturellement de soif dans la capitale. Personnellement, je n'en ai pas testé des wagons. Hormis une (fade) expérience culinaire au Plan B, celle "discutable" du Verre volé, je suis loin d'être un spécialiste de la chose. Pour Paris, Le Fooding semble être le prescripteur majeur du domaine. Le site "vinsnaturels.fr" en recense un peu plus de 200 dans le monde (il en manque forcément, à commencer par la Bretagne. La liste est consultable -> ICI).

Le hasard a placé une de mes nuits parisiennes à 91,62 mètres du restaurant "Autour d'un verre". Il est midi trente, quand je tente ma chance en ce mardi de février. La salle, à la déco très "négligée-étudiée" de "relais de Nationale 7, période Michel Fugain et le Big Bazar", est quasi déserte. Un seul client. Il se délecte d'une bière en attendant son plat. Accueil souriant, un sympathique "installez-vous où vous voulez !!" donne des points vitaux pour mon jugement à venir (la bonne vieille manie consistant à te coller dans un recoin, quand il y a plus d'espace vide que sur la place Tian'anmen à 03h00 de matin, assorti d'un agenda de réservations plein comme un spectacle d'Alain Turban, me gonfle profondément !!). 


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Une formule "Entrée-Plat" à 16 €. Rajoutez 6 € pour le dessert. Je démarre par un verre de "grolleau gris". C'est à ce moment là que l'on devine être dans un fief du nature. Je demande instinctivement le nom du domaine et du producteur. Le serveur me lance "Gildas Béclair", que seul un  Pipetteman  et 6 autres buveurs dans le monde, sont à même de connaître...

 Un grolleau gris 10, au fin sr, très nature par ses notes prononcées de kéfir, mais aussi très ligérien par sa trame olfactive. La matière s'avère droite, un poil tendre, à l'amertume porteuse, somme toute agréable. L'immense ardoise affiche un casting de vignerons à faire chialer des fans, comme dans un concert de Patrick Bruel dans les 90's. Delobre, Sénat, Lebled, Azzoni, Oustric, ou encore le regretté Fabien Merono pour n'en citer que quelques uns...

 "Saumon fumé à la crème d'aneth" pour démarrer ce déjeuner. Un filet ferme, juste fumé, visuellement gras, très digeste. La crème donne dans le consensuel agréable.

 

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Filet de cabillaud, poireaux, purée maison


Je traverse une très grande période de chance concernant le poisson, puisque ce filet est très bien cuit. Les poireaux sont "forts saisis", la purée est transparente (trop fine pour ce coup-là Mix  !!). Un criant et désarmant dressage de cantine scolaire qui pourra agacer les chieurs (comme moi), ou se faire prosterner les fans du "dépouillement et de la simplicité"...

"Un gâteau au citron et cardamome" conclut le repas. Ce dernier louche largement vers le Maghreb, voire beaucoup plus à l'est avec ses jolies notes indiennes... Un vrai et bon "gâteau de boulanger" dans l'esprit et la matière !!

La salle s'est emplie au fil de mon déjeuner. Une blogueuse (ou journaliste) immortalise ses assiettes. Une table devise légèrement autour d'un magnum de rouge. Un local partage son adresse avec un américain très content. Sur cet instantané, je qualifierais la clientèle comme plus connaisseuse, mais pas moins bobo que celle du Verre Volé. 

26 € pour cette séquence honnête, simple et directe. Une bonne adresse pour qui veut "manger-du-frais-bien-préparé-présenté-comme-à-la-maison-avec-du-vin-sûrement-parfois-rigolo-et-pas-trop-cher-le-tout-servi-en-dilettante-étudiée-et-appliquée".

 

Autour d'un Verre,

21 rue de Trévise

75009 Paris,

01 48 24 43 74,

M° : Grands Boulevards

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LPV BzH Acte V

19 Février 2012, 07:12am

Publié par Docadn

5ème rendez-vous de pochtrons de buveurs-mangeurs, liés par un forum mauve & vert dédié à l'absorption du raisin fermenté. Notre QG officiel nous accueille encore remarquablement. Il manque notamment un des piliers du cercle, parti "instruire" d'autres amateurs.  Laurent Maynadier et son agent Sylvain sont, comme l'an dernier, de la partie. E-mane et sa moitié, Emilien et toute sa tribu, un caviste Escapalmé et son associée de compagne ont également     répondu  présents. 


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Une sympathique tablée, qui a bravé le froid pour animer la thématique suivante : "ta cave aussi a un coeur, montre-le-nous !!"

Nicolas nous offre, en attendant les derniers arrivants, une fine et agréable bulle, difficile à localiser. Nous faisons un bon tour de France avant de découvrir l'identité de cette troublante et bonne mise en bouche : Crémant d'Alsace de Geneviève & François Barmès. Un crémant "zéro dosage" contenant majoritairement du pinot blanc, additionné de chardonnay et d'un zeste de pinot noir. ***

Nous passons à table et entamons la dégustation par un blanc très anisé, à l'attaque tendre, un poil pommadée. C'est fruité, tendre de bout en bout, à la finale de berlingot. *(*)

 

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Mas de Daumas Gassac 09 - Vin de pays de l'Hérault

 

C'est un triptyque de blancs qui se succèdent. Un premier vin propose un joli fruit, à l'attaque tendre. Le second est plus poivré, relativement tendre aussi en bouche. Le dernier propose un nez serré, une matière ample, plus dynamique, déclamant un très bel ananas. 

Trois versions d'un même vin : Corbières 10 - Champ des Soeurs ayant séjourné à des altitudes et latitudes différentes. Le premier (**) est la cuvée classique issue de la cave de Laurent Maynadier (à 500 mètres d'altitude). Le second (**) à été plongé à 5 mètres de profondeur côté Méditerranée. Le dernier (mon favori ***) a séjourné à près de 20 mètres de profondeur, pendant 6 mois dans la baie de St-Brieuc.

Un pétrole évident ponctue les effluves de ce 4ème blanc. Une matière grasse, très ample, poivrée, à la minéralité cinglante (hou le gros mot ! Mais j'assume). Finale aux amers saillants et à la salinité sous-jacente agréable. ***

 

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Alsace Grand Cru - Riesling Pfersigberg 08 - Jean-Louis & Françoise Mann

 

Le 5ème blanc propose des notes finement oxydatives. Il a en effet besoin d'air. Lentement, ce caractère "oxy" diminue, le boisé pointe. L'attaque est tendre, puis décolle vers des accents acides intenses et salvateurs. Une vraie lame signe le fil de ce vin, au potentiel certain, à l'ossature athlétique. ***

 

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      Rully - Maizières 08 - Vincent Dureuil-Janthial


Les deux derniers blancs ont pu se frotter à la cuisine, toujours inspirée, d'Emilie :

 

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Carpaccio de coquille Saint Jacques, mangues-ananas

 

Place aux rouges. Un nez intensément boisé, une matière serrée, avec juste ce côté épicé intense. Je ne reconnais pas le rouge qui m'a fait chavirer quelques mois auparavant. D'autres apprécient plus grandement la chose, tant mieux. Snif pour ma part. **/**(*)

 

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Mondeuse/Persan 09 - Vin de Pays des Balmes Dauphinoises

 

Le second rouge amorce des flaveurs boisées et épicées (oui, je sais y'en a partout ce soir-là !!). La matière semble verrouillée. Une fine sucrosité, épaulée d'un très joli poivre blanc final,  donne le ressort nécessaire à l'ensemble. Personne n'a deviné le 100% mourvèdre. **

 

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Peyroulières 09 - Domaine Bordes - Vin de Pays des Monts de la Grage

 

Une aromatique explosive. Ca pète de syrah !! L'élevage en fond de volume, une fraîcheur tonique, un équilibre remarquable, une gourmandise déjà toute acquise. J'aime beaucoup. ***/***(*)

 

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Crozes-Hermitage - Cuvée Albéric Bouvet 07 - Gilles Robin

 

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      Pigeon fermier, rôti d’abattis, lentilles bio cuisinées au lard 

 

Une robe de pinot, un nez de fraise (E-mane trouve le vin en moins de temps qu'il n'en faut à Usain Bolt pour rater son départ du 100 m). Une matière opulente, des amers vifs, une pointe d'alcool un peu gênante. C'est moins hard que 07, mais quand même !! **

 

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Domaine des Tours - Vin de Pays de Vaucluse 08

 

Là encore des amers saillants, pour un vin presque linéaire, un tantinet boisé, à l'expression plus large que longue. La température ne l'avantage pas à ce stade. *(*)/**

 

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Corbières 09 - Les Sarrazines - Abbaye Sainte-Eugénie

 

Un petit blanc, en intermède, qui "berlingote", au fruité et à la fraîcheur salvatrice. J'aime assez bien ce chardonnay-viognier, qui tient plutôt bien la route pour un "blanc du sud"... **(*)/***

 

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Le clos Rivieral - Les Fontanilles 10 - IGP Pays d'Oc


Retour vers un rouge, découvert au dernier moment, à la rafle et à la sucrosité dominantes. Laurent est le premier à souligner que la température de service n'avantage pas la matière. J'acquiesce en soulignant que c'est souvent la fraîcheur qui signe ce Fitou 10 "Bel Amant" (carignan majoritaire) du Champ des soeurs. *(*)/**

L'heure des douceurs a sonné. Carafé pendant 01h30 sur le rebord de la fenêtre (il devait faire pas loin de 1°C dehors). Un nez de muscat qui se décline sur la fleur d'oranger et l'eau de rose. Une attaque tout en rondeur, avec un sursaut sur la fin de bouche, qui épice délicatement. Longueur et douceur de bienvenue pour conclure le voyage. **(*)

 

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Muscat de Beaumes de Venise 09 - Domaine des Bernardins

 

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Une dernière salve de douceur évoquant figue et miel, avec le Banyuls "Âme de Pierre 09" Abbaye Sainte-Eugénie **/**(*)

C'est sur ces douces notes que notre équipage se sépare, tard dans la nuit froide dissipant trop rapidement la chaleur particulière de ces soirées toujours trop courtes et rares...

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Bang! Restaurant, à Paris

14 Février 2012, 18:50pm

Publié par Docadn

C'est à Chrisos que l'on doit cette 2ème biennale "Les blogueurs prescripteurs rencontrent les padawans gourmands de la toile ". Ce dernier a réuni la crème de lait entier des mangeurs parisiens, pour guider le petit provincial que je suis (condamné, il y a 2 décennies, à une peine de 52 mois de séjour dans les entrailles de Lutèce), à travers la jungle urbaine des tables recommandables. 


De longues tractations en coulisses ont débouché sur cette adresse créée par François Di Giugno et Imina Nial. Notre ami Google nous apprend que l'adresse s'appelait "Le Poisson Rouge". Les commentaires étaient majoritairement dithyrambiques pour sa terrasse et sa vue sur le canal. Depuis, place à ce "bar à viandes" ouvert depuis début novembre 2011, quai de Jemmapes.


Il fait -1327 °C en cette fin de mois de janvier 2012, quand Mix et moi nous faisons poliment jeter du Verre Volé, après avoir eu l'idée saugrenue d'y boire un coup. Il va falloir d'ailleurs penser à rebaptiser le rade en "Verre Volé, tu y bois, si tu manges seulement", puis dire à Mr Lung d'arrêter de filer des rencards dans des lieux où il n'a pas mis les pieds depuis son premier rasoir jetable !!


Le groupe se forme à l'approche de Bang! Très rapidement nous pénétrons à l'intérieur de l'onomatopée, pour découvrir une déco sobre, nette, un poil froide à mon humble goût.

Je fais la connaissance d'Isabelle, bloggeuse linguale au clavier sautillant et prescripteur. Mais aussi Louise, alias "la Tomb Raider des pâtissiers". Pour compléter la tablée, Fabrice le retardataire de la soirée, auteur de l'influent "Coup de Fourchette".

 

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En attendant ce dernier, nous avons fureté sur la carte des vins (hésitante, forcément jeune, relativement curieuse), puis humecter nos lèvres gercées avec le Riesling 08 du  Domaine de la Sinne (Frédéric Geschickt). Un pétrole évident, une acidité "tardive" pour ce 08 au fin résiduel inattendu.

 

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La carte des mets confirme, en dehors des entrées, les desseins peu végétariens de l'endroit. Une sélection étudiée des références carnées. Desnoyer pour le plus médiatique (il doit avoir un abattoir automatisé pour fournir tout le monde !!), Les Boucheries Nivernaises pour le côté "roots à la source".

 

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Encornet grillé, huile d'aubergine et pequillo

 

Une entrée qui manque d'emblée de quelques degrés de chaleur (assiette froide). L'encornet est indiscutablement très bien cuit, l'huile expressive. Une bonne entrée qui m'aurait totalement conquis, avec une chaleur plus évidente que celle du piment énervé.

 

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Os à moelle, pain grillé et fleur de sel

 

L'entrée de mon voisin de gauche. Dans les règles attendues selon ce dernier.

 

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Boeuf Black Angus (Kansas) sauce au cacao et à la sarriette - Frites maison

 

Un joli morceau, prompt à faire saliver tout carnivore qui se respecte. A l'arrivée de l'assiette, les nasaux s'affairent,  s'imprégnant avec avidité de toutes les fragrances empyreumatiques délivréesLe couteau (évidemment aveyronnais) et la fourchette s'activent, naturellement, autour de la pièce moelleuse. La chair (saignante) se découpe sans forcer. La mâchoire entre en action. Les molaires déchiquètent sereinement une viande onctueuse, saisie avec maîtrise, goûteuse, manquant juste d'un brin de vibration. Je n'avais plus mangé d'Angus depuis des lustres. J'avais le souvenir d'une viande un peu plus "forte" (maturation ?!). La sauce est pas mal, les frites honnêtes, sans plus.

 

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Tiramisu au caramel et au pralin


Le "creux" du repas. Une overdose de sucre habille et habite ce tiramisu, capable de plonger dans le coma un diabétique italien... Dommage !!

 

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Cheesecake


Une bouchée volée à ma voisine, dont on peut voir le flou étudié de ses doigts velus (comme son nez). Bonne texture, bonne garniture, "base croquante" de bon aloi, mais un poil trop "cannelisé" pour mon palais de chieur-né...

Le tout arrosé de :


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Un sauvignon 10 de Villemade assez variétal au nez, cinglant en bouche, mais pas transcendant. Un "Mon P'tit Barriot 10" (Côtes Catalanes), fidèle à ma première rencontre avec cette cuvée : gourmand & juteux. Moins convaincu par "Les Narys 10" (St-Chinian) de Bordes. Déception anticipée sur l'Amalaya (Argentine), aux accents "vin du monde et son cortège de clichés boisés".

Un service effacé, tout en douceur. Imina manque encore un peu d'assurance pour animer efficacement sa salle, ainsi que sa pertinente et éclectique carte des vins (fournie notamment par "Le Vin en Tête" et "La Contre-Étiquette" à Paname, ou encore "Le Grain de Folie" aux Lilas).

Au global, en dehors du ratage du dessert, un repas fort appréciable de part le soin apporté aux plats dégustés, ainsi que la bonne, la bruyante et joyeuse compagnie de la tablée...

 

PS : Avec quelques heures d'avance sur le mien, le point de vue de Chrisos lisible  ICI.

 

Bang!
112, quai de Jemmapes
75010 Paris
Tél : 01 40 40 07 11
Fermé le dimanche

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Auberge de la Roche à St-Jean de Linières

9 Février 2012, 18:10pm

Publié par Docadn

Après  "Autour d'un Cep", bistrot gourmand découvert l'an dernier en marge du  "salon Renaissance", place à une autre table du PAMEAB (Paysage A Manger Et A Boire) angevin.

Claire et Philippe Bodier, "guidés par la nostalgie du pays", ont repris cet établissement il y a environ 18 mois. Philippe Bodier s'était fait remarquer à la fin des années 90, en arrachant la 3ème place du "Challenge européen de la gastronomie". Il avait déjà offert quelques litres de sueur aux cuisines parisiennes des restaurants Opéra, Café de la Paix ou encore à celles de l'Inter-Continental. Un parcours qui l'a mené jusqu'au prestigieux  poste de chef au Pavillon Ledoyen, aux côtés de l'indéboulonnable Christian Le Squer.

Nous débarquons en ce samedi soir dans l'antre de cette auberge de bord de route, pour découvrir une déco surannée, typique des "Logis de France des 70's",  suffisamment soignée pour refiler un lupus à François Simon. L'accueil, le service et certains détails tendent à inscrire l'ensemble dans le courant "gastro-chic des régions, sans architecte à la mode". Le resto va rapidement afficher complet grâce, semble-t-il, au tout récent passage de Jean-Luc Petitrenaud dont  la presse locale s'est faite le large écho. La diffusion étant prévue pour le 19 février prochain, Claire Bodier nous a confié redouter un "déferlement" de réservations encore plus grand après l'émission...


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Crème de lentilles et gougères


Crème de lentilles affable et gentillets choux en amuses bouche, pour ouvrir le "menu découverte" à 29 €.


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Chair de tourteaux sur gelée d'étrilles et lit de fenouil


Intitulé un peu "old school", pour une entrée délivrant des bouffées d'iode et de fraîcheur remarquables. Une chair un poil "humide", mais au goût bien distinct. La gelée d'étrilles est un petit modèle du genre. Ça commence plutôt pas mal...


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Filets de daurade royale, phocéenne de légumes, vinaigre balsamique à l'huile d'olive

 

Des filets à la cuisson impeccable (à un poil de morpion près), des légumes croquants justement. Mon inspecteur G&M souligne, à juste titre, la quantité trop importante d'huile d'olive. Les quenelles de poivrons (mûrs) sont justes aussi. Un plat à l'esprit plus largement méditerranéen que"phocéen"


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Coque chocolatée, compotée de fruits rouges, vanille glacée sur cheveux d'ange


Montage un peu approximatif des deux demi-coques (mon référentiel étant la sphère croisée à  L'Auberge Grand Maison). La coque recèle une délicieuse compotée, à l'acidité de circonstance, face au chocolat fondu bien trop sucré... Dommage !!

Une sympathique discussion s'engage avec Claire Bodier (ayant assuré un service empreint de rigueur et de douceur) au moment de l'addition. Elle nous détaille naturellement les objectifs de la maison. Le couple Bodier vise le "bib gourmand". Une mention toujours très prisée, synonyme d'une fréquentation assidue, en échange d'un niveau culinaire toujours en alerte. A la lumière des plats délivrés, ils peuvent y prétendre sans conteste (pour l'anecdote, le chef de Gagnaire était dans les cuisines ce soir-là, le "quasi quinqua" a compris qu'il était dans la salle  !!). 

La carte des vins, aux accents forcément ligériens, est encore perfectible. "Les Rogeries 10" de chez Richou était d'un mollasson légitimement décevant...


Auberge de la Roche

10 Route Nationale 23

49070 St-Jean de Linières

02 41 39 72 21

Fermé dimanche à dîner, lundi

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Les Greniers St-Jean paient la tournée des rouges...

5 Février 2012, 09:42am

Publié par Docadn

Résumé, version magenta, des « vins d'hiver à Angers ».

 

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Après les rouges "neutres" de Cyril Falh, direction poivron land, chez Séb' David qui relance la mode du badge des 80's. "Hurluberlu 11" garde son esprit de soif, "Kezako 11" a une austérité plus pointue que 10, quand "Sanguin" (le S de Patrimoine SD, soit 2009 normalement) est une tuerie absolue de cab' franc (j'ose encore dire, le breton ça peut-être bon, je vieillis très mal !!).

La table de Gramenon étant libre, nous filons nous enfiler des vins "tirés sur cuve ou fûts". "Poignées de raisins 11" est la gourmandise attendue, celle dont on boirait des piscines gonflables entières. "Sierra du Sud  11" donne dans le sérieux avec son joli lot d'épices. "Sagesse 11" est suave, dynamique, quand "A Pascal 11" ne m'éclate pas comme le 10 (ce dernier, jugé "indigne" a été mis dans "Sagesse 10"). "Papesse 11" a retrouvé son AOP Vinsobres. Mon vieux limougeaud y détecte une volatile élevée. Nous terminons par "Mémé 10" au caractère épicé, mais encore serrée.

 

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A La Ferme de Montbenault, les Beatles se sont glissés dans un rosé "Strawberry Fields 11" très gourmand. Une "semi-carbo 11" glisse et nous mène à nouveau face à Aymeric de Mélaric.

Un "grolleau/cab' franc 50/50" à la rafle marquée, qui épice et glisse, quand "Billes de Roche 09 sucre finement" dévoilant un fruit bien mûr. Le match "Cerisaie 09 & 10" donne la finesse à 10, quand 09 "envoie du gros crayeux" malgré le petit serrage de slip en fin de bouche.

 

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Le Sud nous appelle. La belle série vécue l'an dernier sur la table du "Clos de l'Oum" demandait confirmation. "La Compagnie des Papillons 09" est sur le mode "rafle, serré et épicé", quand "St-Bart. 09" (carignan-grenache-syrah) déclame crémeux et finesse. La version 10 est d'un aérien épatant (12,5°, les clichés du sud ont la vie dure). La syrah 100% de la cuvée "Le Clot 09" poivre intensément, délivrant un soyeux remarquable. Le duo grenache-carignan du "Pozzo Rococco" (un nom qui déclenche des tsunamis de rire chez les japonais selon sa génitrice), surfe longuement sur le palais.

Nous restons dans le grand sud avec Clos Fantine. "La Lanterne 11" illumine nos trognes de plaisir par son fruité et sa gourmandise intenses. "Tradition 10" et "Courtiol 10" sont moins joyeux, mais susurrent "patience".

 

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Chez Barral, "Tradition 09" (grenache-carignan-cinsault) offre le duo schizo "plein mais serré", "Jadis 09" (grenache-carignan-syrah) est finement astringent, quand "Valinières 09" (80% mourvèdre-20% syrah) balance une matière au top de l'équilibre.

 

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Un rapide et terne passage aux "Enfants Sauvages", avec juste une petite mention au "Roi Lézard 10" (100% carignan) à la petite suavité plaisante.

 

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Nous remontons vers le nord, direction le Rhône avec "La Ferme des 7 Lunes". Un Jean Delobre et ses vins plus fringants qu'à Vini-Circus. "St-Joseph 10" (15 mg de soufre), servi un peu froid, exhale une belle tapenade, de fines épices et un fruit seyant. La version "Chemin Faisant 10", sur la même appellation, est un génocide de syrah top gourmande. "St-Joseph 09" est hélas réduit, au profil asséchant.

 

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Invité incrusté de dernière minute (pas annoncé au casting), Monsieur Monier propose des St-Jo palots au regard des fulgurances goûtées et encavées l'an dernier.


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Déception vite oubliée par la gamme du "Mas de Libian". Un "Vin de pétanque 11" dont on boirait des piscines olympiques. "Bout d'Zan 10" au profil plus complexe, mais "plein-serré", quand "Khayyam 10" donne dans le noyau et l'asséchant. Le plaisir revient au galop, avec "La Calade 10" au soyeux délicat...

 

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Au domaine Georges Reynaud (Domaine Les Bruyères), du fruit, un peu de "sucrailleux" sur le "Crozes 10"."Les Croix 10" s'élève un peu plus dans l'expression. "Entre Ciel & Terre 09" (une parcellaire des Croix, élevée en muids et Nomblot) signe une des plus belles élégances de jus croisées lors de ce week-end.

Chez Mathieu Barret, "Brise Cailloux 10" (Cornas) est réduit, mais sérieux et gourmand. "Terrasses du Serre 09" réitère la réduction, avec un poil de volatile. Nous achevons le tour du propriétaire avec "Billes Noires 09" à la finesse et au sérieux indiscutables. Descente en Rhône sud, au Domaine de Villeneuve. "Griffes 10" (CDR) est d'une jolie gourmandise, quand le "Châteauneuf-du-Pape VV 09" explose de fruits et de vivacité.

Découverte du "Domaine de La Fourmente" <- là y'a un lien (Visan) avec un "Amour de Fruit 11" (grenache, cinsault, syrah) perlant, puis "Native 10" (ex-cuvée nommée "Nature") un poil stricte, pour aboutir sur "Garrigues 11" (VV de grenache) à l'élégance et au soyeux bluffants...


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Une dernière étape chez la première victime d'Aurélien Litron, pour divaguer au gré des terroirs de Michel Guignier. "Mélodie 10" chante la complétude que "Mélodie 11" prolonge dans les airs. Un peu d'acétate dans le "Moulin-à-Vent 09", vite oublié sur "Moncailleux 09" (MAV aussi) à la droiture évidente.

Une édition encore très intéressante, avec des intervenants toujours disponibles, patients, passionnés... Pas encore de "présomption à l'ennui" à la perspective de la prochaine édition...

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Les Greniers St-Jean paient la tournée des blancs...

4 Février 2012, 23:28pm

Publié par Docadn

Renaissance, c'était le nom que l'on ne devait plus donner à la belle manifestation organisée sous la majestueuse voûte des Greniers St-Jean d'Angers. 
Mais non, on dit encore "on se voit à Renaissance..." Et pour se voir, on s'y est vu. 
Quasiment toute la "glouglousphère facebookienne" (ainsi qu'une bonne partie de la section Lpvienne) était descendue, ou montée à Angers pour croiser le verre et/ou le couvert. Les "2 piliers" de la Champagne représentée par le duo Boulard/Tarlant. Eva (venue sans la chiasse, c'est rare) et son fan-club de Montreuil, organisant des débats-rencontres autour des crachoirs libres. Trois autres piliers que sont Olif, Pipetteman & Pipettewoman (on l'oublie trop souvent, mais elle est toujours là), mais aussi un caviste vert, un autre qui "Trink", un vigneron d'Isère, un restaurateur voisin, un pharmacien belge et sa team insatiable, une blonde venue du froid. On y aurait même aperçu son blondinet de cousin à l'accent méridional. 

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Présents du matin au soir aux Greniers, du soir au matin dans les bistrots, dans les caves et autres "repas vignerons"... C'est plus un salon, c'est un comptoir géant où l'on cause beaucoup (trop) et où l'on ne goûte plus (assez)... On aimerait le contraire, mais les collègues de goulot ont parfois des choses plus intéressantes à nous dire que certaines bouteilles... Et c'est tant mieux !! 
Arrivés au milieu de l'après-midi, nous entamons "la tournée des blancs". Je démarre par les belles bulles de Larmandier-Bernier, aux cuvées plus "sphériques" qu'à l'accoutumée. Le millésime 05 des "VV de Cramant", ou encore celui du 1er cru (composé à 60% de 2009) ne semblent pas étrangers à cette rondeur. 

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Jull veut goûter les "10" alsaciens. Nous le suivons. Hélas, peu de 10 disponibles. Les 09 dégustés chez Zind-Humbrecht (Le Brand notamment), s'en sortent pas si mal. Ils sont, sans surprise, bien moins tranchants que les 08. 
chez Josmeyer, seul le "Kottabé 10" se fait remarquer par une richesse intéressante et une belle acidité. 
du côté de chez Zusslin, je note aussi la belle acidité du "Clos Liebenberg 10", ainsi que la remarquable complétude du "Pfingstberg 10". 
Pour en finir avec l'Alsace, un petit tour chez Albert Mann avec en point d'orgue, un Schlossberg 2010 tout simplement stupéfiant... 
Cap sur la Bourgogne, avec "Quintaine 10" de Guillemot, pour la première fois en appellation Viré-Clessé suite à un assouplissement du cahier des charges de l'AOP. Ce dernier est éclatant de fruit (poire opulente) et de gourmandise. 

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Un petit pas sur le côté pour découvrir "les 10 de De Moor". Un bon aligoté, qui laisse la place à un chablis aux amers vifs, puis un massif "Bel Air et Clardy", avant de revenir à la normalité d'un "coteau de Rosette". 
Allons sur d'autres coteaux, ceux du Loir (côté Jasnières), plus précisément au domaine de Bellivière. "Rosiers 10" est plus aimable et vif que le "Rosiers 06" dégusté il y a peu. "Prémices 10" ne me donne pas envie d'en savoir plus. 
Nous descendons en Anjou et nous plantons devant le taciturne et talentueux Bernaudeau, Stéphane de son prénom. "Sables 10" résonne d'acidité quand "Terres Blanches 10" assomme tous les blancs croisés auparavant. Une largeur, un équilibre et une force herculéenne animent ce grand blanc, relégant même la belle cuvée "Nourissons 10" au rang de "bon vin". 

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Nous remontons légèrement jusqu'à Saumur pour "taster" les blancs de Mélaric. "Billes de Roche 10" est lacté, très aérien. Sympathique parallèle entre "Clos de la Cerisaie 09 & 10". Petite préférence pour le 10, à ce stade, plein et déjà bien gaulé. 
Petit intermède (Eva sort des chiottes en pleine forme), je retrouve mes collègues de goulot chez P. Delesvaux. Je prend le train avec "Feuille d'Or 08" vif, la version 09 pleine, "Authentique 09" aux sr traînants, mais aux jolis amers puis j'enchaîne avec "les sucres". "Coteaux du Layon 10", "Les Clos 10", et "SGN 09" modèles de fruité, d'équilibre et de tension chez les Delesvaux. 
Les prescripteurs locaux nous poussent à faire un tour chez Cyril Fahl. Il propose un "maccabeu 11" plutôt pas si mal, quand les rouges (VV de carignan 11 et les jeunes vignes 11 de grenache) me laissent de marbre. 

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Le lendemain matin, j'entame la journée avec le "Bouzeron 10" de chez de Villaine à la matière serrée, tendue d'un bon aligoté. "Rully St-Jacques 10" pète de fruits, puis décline rondeur et opulence. "Les Clous 07" semblent effacés, comme gommés. 

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L'Olif et "Phiphi le centaure pansé" (mi-homme, mi-moto convalescente) me conseillent vivement d'aller découvrir les bulles du Champagne Courtin. Madame Moreau me fait découvrir 3 cuvées. "Efflorescence 07" (élevé en fûts) est crémeux, opulent, aux amers tranchants. "Résonnance 09" (pinot noir majoritaire) propose un nez fermentaire, pour une matière vive, là encore crémeuse, crayeuse, opulente et salivante. Quand "Concordance 09" (là aussi pinot noir majoritaire) est un champagne sans soufre, vif, aérien, à la complétude remarquable... presque évidente. 
Autant le terret 09 de Barral m'avait scié de part son côté "oxydé-déviant", autant la version 10 m'a paru plus droite, plus nette, juste un poil alcooleuse. 
Je chope Richard Leroy (toujours en vadrouille) sur son stand et lui "vole" quelques gorgées de son "Rouliers 10", hélas peu convaincantes ce jour-là. 

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Nouvelle découverte (que l'on doit à Barbu of Vendée) que cette Ferme de Montbenault. Un "pet'nat" (pétillant naturel) nommé "Grappes de bulles" sur 10 qui hume et goûte comme le "crayon de l'ardoise" (c'est plus long à écrire que craie, c'est juste pour changer). "Grappes de soleil 11" est un top jus de poires addictif. 

Les Blancs, c'est fait... Place aux rouges !!

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Week-end ligérien : Le concours de la RVF

2 Février 2012, 17:28pm

Publié par Docadn

08h45, nous sommes pile à l'heure pour participer à la manche qualificative du "championnat de France de dégustation RVF 2012".


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C'est le Château de la Bourdaisière qui accueille les 54 équipes de cette épreuve organisée (avec brio) par les vignerons de Montlouis.

54 équipes décidées, entraînées, motivées pour décrocher une des 5 places qualificatives pour la grande finale et le titre suprême de "champion de France RVF".

Au milieu, un charlot tout juste capable d'enfiler des perruques, de renifler du gamay, parfois du grenache et qui a trop souvent honni le breton (cab'franc).


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Sous l'impulsion du roi de la fiche Canson, j'ai accepté de participer à ce concours. Une première, qui nous a valu quelques bonnes tranches de rire et d'humiliation d'humilité bien placées...

Notre "dévoreur de rillons" (Jull) est en duo avec son pote de lycée. Tous deux "professionnels de la profession" (c'est à dire alcooliques notoires et payés pour l'être), auréolés d'une très belle 6ème place (alias "la place du con") lors de l'édition 2010. Ils ont à cœur de briller à nouveau dans cette nouvelle édition.


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Jull notant le premier vin en crémant du Jura


Le premier vin est servi. Une bulle dont le premier nez me fait partir sur le chenin poussiéreux de la veille. Mon partenaire, peu porté sur la bulle, encore sous l'effet du kilo d'Oxyboldine matinal, me laisse délirer sagement. Il penche plutôt pour une bulle de Champagne. Je suis catégorique : "C'est trop nul pour un champ' !!" Le carafage à sûrement un peu flingué la matière, mais c'est pas assez complexe et trop rondouillard pour du champagne. C'est du chenin !! Mettons Vouvray, Vincent Carème, sur millésime moyen comme 2007.

Vin n°1 : 

Cépages : pinot noir 55% chardonnay 35 % 10% pinot meunier 
Appellation : Champagne
Producteur (Château ou domaine) : Drappier
Nom de la cuvée : Millésime exception
Millésime : 2004

 

Ça commence sur les chapeaux de roues !!


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Jull écrivant son 1er roman d'amour "Et si c'était vrai...ment du crémant du Jura"...


Le second vin nous laisse dubitatif. Nez hésitant. Nous penchons tous 2 vers un viognier. Un côté "pharma sudiste, berlingot, calcaire et anisé" de l'ensemble me fait aller sur Rhône sud. Mon collègue veut rester au nord : St-Peray. On parlemente, on hésite. Nous concluons par Viognier, Vin de Pays de l'Ardèche 10 de la cave coop de Sarras.

Vin n°2 :

Cépages : rolle 50 % sémillon 50 % 
Appellation :Côtes de Provence
Producteur (château ou domaine) : Château Léoube
Nom de la cuvée (si nécessaire ) : 
Millésime : 2010

Le club IVV tremble devant notre assurance et notre flair naturel...


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Jull dédicaçant son dernier ouvrage "Mémoires d'un buveur de crémant" aux Editions du Pochtron.


Enfin un troisième vin "évident". Ça pue la pisse de chat !! Un sauvignon variétal, pas complexe pour un rond. Une bouche fruitée, nette, qui salive par ses aspects crayeux. Nous le mettons en Touraine. Notre indécis de service finira par annoncer après l'arrêt de notre décision "ou sinon un Sancerre merdoque..." Nous écrirons "Touraine 10, Le Petiot, Vincent Ricard".

Vin N°3 :

Cépages : sauvignon 
Appellation : Sancerre
Producteur (château ou domaine) : Pascal Jolivet
Nom de la cuvée (si nécessaire ) : Le Chêne marchand 
Millésime : 2010

On pleure discrètement, mais nous relevons la tête..


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Jull signant les dialogues de l'adaptation cinématographique de son autobiographie "Moi Julien V. 36 ans, drogué, prostitué pour du crémant..."


Le quatrième vin "pétrole" suffisamment pour nous mettre d'accord rapidement. Là, je laisse toute la place au "Guide Bleu d'Alsace" qui me sert de coéquipier, pour géolocaliser ce riesling alsacien. Petite discussion sur le millésime pour aboutir sur "Riesling GC Furstentum Paul Blank 2009".

Vin N°4 :

Cépages : riesling 
Appellation : Alsace grand cru
Producteur (château ou domaine) : Jean Marie Haag
Nom de la cuvée (si nécessaire ) : Gd cru Zinnkoepflé
Millésime : 2009

L'honneur est presque sauf !!


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    Jull écrivant une chanson pour Johnny Halliday intitulée "Ah crémant tu jureras"


Un boisé généreux, ambitieux. Là, notre "Amundsen de la polaire" prend la parole, balance "Châteauneuf-du-Pape". Je note grenache blanc. Il nage en pleine amnésie référentielle. Plus aucun domaine n'arrive jusqu'à sa boîte noire. Il crache enfin un Beaurenard 2007. Puis se ravise, après la mise au propre du notre fiche de dégustation, évoquant un Hermitage. Trop tard !!

Vin N°5 :

Cépages : roussanne 
Appellation : St Joseph 
Producteur (domaine) : Yves Cuilleron
Nom de la cuvée (si nécessaire ) : St Pierre
Millésime : 2010

Papy commence à se contorsionner pour voir s'il peut mordre ses gonades..


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Jull écrivant à L'office de tourisme du Jura


 Le 6ème vin annonce le changement de couleur... Place aux rouges.

Je sursaute. "Ca sent le gamay, j'en suis sûr". Mon vieux dégustateur (pas loin de 3 décennies de foires aux vins de chez Leclerc) me calme immédiatement, en assénant un "non c'est du cab' franc". Pourtant, le côté "carbo" est évident. Le fruit pète, c'est (enfin) bon, gourmand. Papy martèle « cab'franc Chinon 09, Château de Coulaine", je m'incline... à tort

Vin N°6 :

Cépages : gamay 
Appellation : Régnié
producteur : Domaine Jean Michel Dupré
Nom de la cuvée (si nécessaire ): Vignes de 1918
Millésime : 2009

Là, c'est moi qui essaie de neutraliser l'anaconda choper mon système urinaire.


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Jull notant la liste des 10 choses qu'il doit réaliser dans sa vie, dont la première : boire du vrai crémant du Jura...


Le 7ème vin déclame l'olive caractéristique d'une syrah dominante. Une belle acidité, un bois brûlé, de la rafle évoquant une vendange entière. Nous concluons sur "syrah – Crozes Hermitage 10 – Domaine des Lises". Pas loin, bien sûr...

Vin N°7 :

Cépages : syrah 85 % grenache 10% mourvèdre 5% 
Appellation : Costières de Nîmes
Producteur : Domaine de la Patience
Nom de la cuvée (si nécessaire ) : Sébastien
Millésime : 2009

Maîtrise totale du sujet...


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Jull proposant que le crémant du Jura soit rattaché à l'AOP champagne...


Le 8ème vin annonce enfin le cab' franc, le vrai (du moins on y croit). Archétypique au nez, il développe fourrure, élevage et craie. Des tannins saillants, des épices friandes nous font diagnostiquer  "Bourgueil 08 – Mi-pente - J.Blot".

Vin N°8 :

Cépages : cabernet franc 
Appellation : Bourgueil
Producteur (château ou domaine) : Yannick Amirault
Nom de la cuvée (si nécessaire ) : Le Grand Clos
Millésime : 2009

Tremble Enrico Bernardo !!


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Jull sommant Drappier de produire du crémant du Jura 


Un rapide coup de narine au-dessus du 9ème vin nous fait dire en cœur "cabernet sauvignon". Un vin suave, équilibré, épicé, "bien élevé" que nous baptisons "Tour Haut-Caussan – Medoc 08". Un verdict d'experts !!

Vin N°9 :

Cépages : merlot 70 % cabernet franc 30 % 
Appellation : St Emilion
Producteur : Château Haut Sarpe
Nom de la cuvée (si nécessaire ) : 
Millésime : 2007


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Jull ne sachant plus si crémant s'écrit avec un d ou un t


Le dixième nez annonce clairement une syrah dominante. Mais, peuvent-ils nous mettre 2 syrah dans la même série ? Nous doutons. Aussi, nous nous mettons en quête d'un Languedoc au mourvèdre majoritaire. Nous imaginons pour ce vin à l'attaque sucrée, à la matière mûre, bien élevée aussi, un "Pic Saint Loup 08 – Château de Cazeneuve – Roc des Mates".

Vin N°10 :

Cépages : syrah 60% grenache 25 % carignan 15 %
Appellation : Languedoc Terrasses du Larzac
Producteur (château ou domaine) : Château Crés ricards
Nom de la cuvée (si nécessaire ) : Stécia
Millésime : 2009 

Autant de clairvoyance force le respect...


Vins-2012 0716

Jull signant les "accords de Montlouis" entérinant l'interdiction du crémant du Jura dans les dégustations de la RVF


Nous espérions un pinot noir, le voilà enfin. Doté d'une déconcertante simplicité tant par sa souplesse que par son équilibre. Un pinot pas mal qui nous fait pencher vers un "village sérieux avec un peu d'évolution". Le pilote de série Scénic réactive son disque, plus trop dur, pour déglutir sans convictions (mais toujours plus que moi) "Vosne-Romanée 05 de chez Jadot".

Vin N°11 :

Cépages : pinot noir 
Appellation : Pommard
Producteur (château ou domaine): Château de Pommard
Nom de la cuvée (si nécessaire ) : 
Millésime : 2009

A quatre ans, à quelques kilomètres, à quelques appellations près...


Vins-2012 0716

Jull mettant la touche finale à l'édito de son blog "Crémant crémeux, Jura j'en veux..."


L'humiliation touche à sa fin, avec un tout dernier vin blanc qui m'évoque le Layon, de la volatile, une certaine puissance, mais une structure demi-corps. Notre porcelaine de Limoges a le châssis en miettes. Nous bâclons l'ouvrage en apposant un ultime  "Coteaux du Layon - Bonnes Blanches 05 - Ogereau".

Vin N°12 :

Cépages : petit manseng 
Appellation : Jurançon
Producteur (domaine) : Domaine Cauhapé
Nom de la cuvée (si nécessaire ) :Noblesse du temps
Millésime : 2009

Un exercice amusant et "prenant" à la fois. La gagne n'étant pas le moteur de notre participation (heureusement, vu notre magistral classement), cela nous a permis de tenter des choses improbables. Une fantaisie qui n'a guère de place dans le concours. Notre Jull était en mode "Christophe Lemaitre" (version bowling dans son cas, qui s'agace de ne faire que "spare").

Les rires ponctuant nos verdicts contrastaient avec la solennité des tables voisines (ça rigolait pas derrière nous, ça donnait même dans la confiance !!).

Notre chantre de la banane-ceinture a refait le match avec de légitimes regrets.

Un casting des vins qualitativement discutables, une organisation qui ne souffre aucunement la critique, avec des présents toujours appréciables (6 verres C&S et 2 bouteilles de vin de Loire).

Je resigne quand tu veux vieux pour essayer de faire mieux !!

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