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EscapadeS

VdV#48 : les vins en série font leur cinéma...

27 Juillet 2012, 07:35am

Publié par Docadn

 

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"Ce sera donc une musique de film ou de série télévisée. Peu importe le genre ou la date de diffusion de cette musique, ce qui compte c’est l’univers qui l’entoure, l’émotion qu’elle vous procure et ce qu'elle vous donne envie de boire..." 


Derrière Vin de Presse se cache le joli minois d'une blogueuse découverte, pour ma part,

lors du VdV consacré à la syrah. Sonia nous avait gratifié d'un fort plaisant traité géo-historique du cépage. Elle est la présidente de cette 48 ème édition des Vendredis du Vin.

 

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C'est une thématique musicale, soit d'obédience cathodique* soit issue du monde du 35 mm, que Sonia nous propose de développer pour ce 38ème numéro des VdV. 

La musique d'un grand film à pour vocation de devenir intemporelle, unique, comme seul un grand moment de cinéma sait l'être.


La musique de "séries tv" a trop souvent vocation de jingle. On l'entend, souvent des années durant, marquer le début puis la fin de chaque épisode. C'est un peu le chronomètre qui égrène ses notes provoquant, si on est aux cabèches, une soudaine pression supplémentaire sur l'urètre pour ne pas rater la moindre image de notre série préférée.

 

Je suis fan de série tv. Principalement de séries moins populaires plus anonymes que celles, souvent tièdes, massivement diffusées par la petite boite noire (*plus très cathodique et désormais très plate).


Cette addiction a démarré avec la série "Six Feet Under". Un humour corrosif, une écriture jouissive, pionnière dans la "révolution scénaristique télévisuelle"

 Depuis, moult séries en ont copié les mécanismes. Peu ont égalé ce niveau. Le diabolique Dexter, ou encore l'éblouissante saga 60's de Mad Men ont des ressorts propres à me tenir en haleine, comme un bon vin jusqu'au cul de son contenant...

Il y a dix ans (soit un an après les débuts de Six Feet Under), naissait une série considérée comme majeure, louée par tous les spécialites de la chose, citée en tête du Panthéon des fictions de l'histoire de la télévision : The Wire ("Sur écoute" in french).

5 saisons diffusées par la chaine HBO (considérée comme "network alternatif" et déjà responsable de la diffusion de Six Feet Under), au réalisme, aux dialogues et à l'originalité exemplaires. Une originalité que l'on retrouve jusque dans la musique : 5 génériques, un par saison, la même chanson,"Way Down in the Hole", déclinée par différents interprètes, dont l'originale by Tom Waits (tirée de l'album "Franks Wild Years" sorti en 1987) pour la saison II.


 

 Saison 1 – The Blind Boys of Alabama

 



Saison 2 – Tom Waits

 

 

Saison 3 – The Neville Brothers

 

 

Saison 4 – “DoMaJe”

 

 

Saison 5 – Steve Earle

 

J'avoue un grand faible pour la version originale de Tom Waits, suivie par celle des Neville Brothers (saison III), puis celle de Steve Earl (saison V).

Bon, c'est bien beau tout ça, mais il est où le vin dans notre histoire ?! A vrai dire, il y en a très peu dans cette pentalogie imaginée par David Simon, coécrite avec Ed Burns. Nos protagonistes sont plutôt du genre à "se la coller" très régulièrement à coup de Jameson et de bières. Quelques coupettes de champagne ponctuent la série, mais rien d'excitant. Une seule scène montre Bunk amenant un "Coat du Rown" (Côtes-du-Rhône) pour dîner chez Mc Nulty et Beadie

"Way Down in the Hole" avec ses accents blues, finement jazzy, à la fausse lenteur, toutes tripes dehors, inspire un vin terrien, apaisé, apaisant, vigoureux, sûr de lui. Un vin empli de sagesse, de savoir, à l'ossature solide. Un nectar qui ne bluffe pas, qui va à l'essentiel, qui impressionne, que l'on attend pas !! Un vin direct, profond, complexe, sans concessions, juste habité des aspirations puisées dans la nature et que son auteur a voulu nous faire partager...

 

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Châteauneuf-du-Pape 08 - Domaine Charvin 


Aussi, quand démarre le générique, le nectar castel-papal épouse parfaitement la douce lumière, ponctuée de la rude atmosphère de Baltimore (un personnage à part entière de la série) et sa kyrielle de dealers, flics, dockers, profs, journalistes, écoliers et politiciens...

 

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Le 1 à Nantes

18 Juillet 2012, 06:17am

Publié par Docadn

Nous nous sommes échappés une petite heure des "Vignes de Nantes", pour nous sustenter en face, sur l'île de Nantes.  Le 1 a ouvert il y a un peu plus de 4 ans, sous l'impulsion de l'actuel chef de L'Atlantide, Jean-Yves Gueho.

Depuis, Le 1 fait partie d'un groupement composé de La Cigale et L'Atlantide. Un trio récemment passé quatuor, depuis l'acquisition de l'autre resto-concept de la ville : Félix

 

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Déco d'archi très étudiée, plaisante dans l'ensemble, discutable dans le détail. C'est lumineux, à la vue sur La Loire agréable, au mobilier chic (cuir et bois clairs). Une cuisine ouverte superbe, à même de rendre tous les showrooms de cuisinistes élitistes dépressifs. 

Accueil souriant par un personnel majoritairement sapé par le bottier de Francis Lalanne (des tabliers en cuir d'aspect aussi souples qu'une peau d'éléphant). La salle est quasi déserte en ce samedi midi. 

Une carte fournie, une formule pique-nique non disponible en ce jour férié, un service continu entre 12h00 et 23h00, 7 jours sur 7 (service "café" de 09h00 à 12h00). Nous arrêtons rapidement notre choix sur les tapas en "finger food"

 

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Sélection de cochonaille ibérique (jambon Pata Negra, lomo, chorizo)... 11 €

 

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Naan cuit dans notre four indien : à l'ail et coriandre fraîche... 5 €

 

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Boeuf-carottes façon maki... 7 €

 

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Tempura de légumes de saison, condiment pomme-poivron... 6 €

 

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Croustilles de langoustines au basilic, sauce citrus... 8 € (au fond à droite)

Wraps de poulet mariné et légumes... 6 € (au fond à gauche)

 

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Antipasti de moules et calamars à l'aigre doux... 7 €

 

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Café Gourmand... 7 €

 

Tout est fait minute. Les grignotages frits et le naan sont hélas un poil gras, alors que les légumes et les langoustines sont superbement cuits. Pour les autres "fingers", mentions pour le Pata Negra, le boeuf-carottes à l'excellente viande marinée, ainsi que pour les wraps de poulet au "fourrage" superbement équilibré. Un petit regret donc, pour cette forme d'hétérogénéité des mets. 

Les portions sont convenables pour deux (assortiment de 6 tapas pour 32 €). Seul le côté impair de certains grignotages peut provoquer des "conflits d'appétit".

Service aimable de brasserie, ne poussant pas à la conso. Une vieille bourge pète-sec voisine de table d'un certain âge, au caractère bien affirmé, assassinera sans ménagement sa "très fade et sans goût"  "persillade d'anguilles de Loire pêchées par Mr Barraud", en réponse à l'éternelle question de fin de plat : "ça vous a plu ?".

 

Carte des vins relativement intéressante, inégale où Couly-Dutheil côtoie Charvin, Guiberteau, Clos Canarelli ou encore Trimbach...

Sur cette base, les formules (14,80 € le pique-nique ou 16,80 € la formule entrée-plat ou plat-dessert au déjeuner en semaine) sont toujours économiquement plus intéressantes que les suggestions du jour, variant ce jour-là, entre 22 et 27 €.

En conclusion, c'est plutôt pas si mal sur l'échantillonnage goûté. Sachant que les "affamés sans montre" peuvent s'y pointer sans se soucier de l'heure de service.  Ce qui doit faire le  succès certain de cette agréable et dynamique brasserie, largement plus salivante qu'une Taverne de Maître Kanter...

 

Restaurant Le 1 

1 rue Olympe de Gouges

 L'île de Nantes

44000 Nantes

Tél. 02 40 08 28 00

Ouvert 7/7 

www.leun.fr

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Vignes de Nantes...

15 Juillet 2012, 14:47pm

Publié par Docadn

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Double animation autour du Belem, en escale à Nantes.

 

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Triple même devrait-on dire, avec "Le Voyage à Nantes", énorme happening culturel et artistique, avec expos et démos permanentes ou éphémères, jusqu'au 15 août prochain.

 

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Et au milieu, nos vignerons de la Loire-Inférieure campés sur les bords du fleuve, pour cette toute première édition "Les vignerons des vignes de Nantes abordent le Belem".

 

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Une affiche au double sens involontaire. Il semble que le vendredi 13 n'ait pas porté chance à la manifestation en terme d'ensoleillement. En ce samedi de "Fêt'nat", seules 2 "petites" averses ont ponctué la journée. Bien à l'abri sous le barnum, 18 domaines viticoles, un fromager de référence, des maîtres queux et des MOF aux fourneaux, pour le plaisir des yeux et des papilles.

 

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Tout cela donne une légitime soif. Armés de nos verres, nous entamons "la vendange du rang des domaines".

 

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Domaine Luneau-Papin

 

Terre de Pierre 10 (Butte de la Roche) a tout juste 1 mois de mise. Très fruité, au perlant prégnant, gras, un ensemble "fluide", frais, au petit amer en rétro, facilement dominé par la finale épicée. **(*)

Excelsior 07 (Schistes de Goulaine), dernier millésime disponible, sent la banane (levure?!), après 36 mois de cuve et une mise en 2010. Là encore, un fin perlant, un gras plus prononcé, un petit amer quasi identique à Terre de Pierre. **(*)

 

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Bruno et Marie-Françoise Cormerais

 

Un domaine dont je croisais régulièrement le nom, au travers d'une littérature relativement dithyrambique. Prestige 09 me plonge directement en plein Anjou. Je renifle à nouveau : on croirait vraiment du chenin !! La matière est soyeuse, complète, vibrante, très dynamique (pour un 09), avec une tension (3,4 g d'acidité) délectable d'une cuvée ayant partiellement vu le bois. ***/***(*)

Bruno 04 "7 ans", sobriquet correspondant aux 7 années d'élevage. Une cuvée issue d'un terroir mixte de grès, de quartz et de granite. Là encore, le chenin angevin plane sur cette matière assagie, complète, au gras confortable, qui se tend en finale pour libérer un très joli poivre blanc. ***(*)

Découverte heureuse d'un domaine passionnant, d'un brillant vigneron "allumé" par le vin, ses mystères et l'expression des terroirs.

 

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Domaine Les Hautes Noëlles

 

Les Granges 10 nous ramène à des fragrances plus typiques. De la poire, un petit côté salin pour ce vin très sec, un peu court, aux agrumes et au caractère tranchants. **/**(*)

Les Coteaux 11 se différencient des Granges par la fermentation malolactique subie. Une matière plus ample, plus grasse, aux accents de berlingot. **(*)/***

Pour finir Hého 11, le rosé (grolleau) sympathique bonbec de fraise. **(*)

 

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Domaine Poiron Dabin

 

Le domaine aux 12 vins qui pousse certains élevages jusqu'à 50 mois !! Château Thébaud 07 est d'une profondeur évidente, très fruité, plein, équilibré, aux amers gourmands. ***(*)

Le Pinot Gris Séduction 09 est aérien, "safrane" agréablement avec des sr* que j'ai misé à 30g, qui s'avèrent être de 20 g supérieurs. ***

Je fais part à Jean-Michel Poiron de cette "curiosité" existant aussi chez les  Frères Couillaud. Je mentionne en passant le petit manseng de la  Collection Privée. Il m'avoue être allé s'inspirer chez ces derniers, puis avoir tout récemment planté à son tour du petit manseng. Verdict dans quelques années...

 

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Domaine de l'Ecu

 

Grosse séquence (improvisée) sur le bout de table consacré au domaine (chaque vigneron avait droit uniquement à 2 cuvées en dégustation). C'est Fred Niger Van Herck qui est aux manettes.  Démarrage par Orthogneiss 10, au pétrole détonnant, à la fine impression de soufre marqué. La matière déroule souplesse et amers soutenus .**/**(*)

J'enchaîne avec Taurus 10, issu de vignes quinquagénaires, cailloux au pied des ceps, micas (issus de la désagrégation du granite) et orthogneiss au bout des racines, 10 mois de cuve, 6 mois de fûts (from  Anne-claude Leflaive). Monstrueuse matière, à l'amplitude et à l'élégance fulgurantes. Un grand vin en gestation, au prix déjà taillé pour le potentiel (25 €). ***(*)

 

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Mais la discussion avançant, Fred me propose de goûter à ses vins perso (apportés pour le repas entre vignerons du soir). Je vois mon verre se remplir successivement d'un excellent Côte-du-Jura 06 de chez Macle, puis d'un Condrieu 09 de Bonserine... Une deuxième salve, dans l'après-midi, verra un riesling 06 Turckeim de chez Zind-Humbrecht, Folio 09 de Coume Del Mas, Prima Donna "La Livinière" 07 de L'Oustal Blanc, puis un St-Joseph 09 de chez Gonon pour conclure. "Le vin ça se partage !!" lancera Fred pour conclure. Merci pour cette générosité !!

 

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Domaine de la Toulaudière

 

Romain Petiteau nous livre à son tour les particularités des terroirs de Vallet. Ses Vieilles Vignes 09 sur gneiss sont perlantes, aux agrumes vifs, pour un ensemble relativement plaisant. **(*)

Goulaine 09 (sur schistes) est plus gras, au fruité moins incisif, peut-être plus rassurant pour les amateurs de compromis. **(*)/***

 

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 Domaine Bonnet-Huteau

 

Dabinières 11 "poire" intensément, puis épice longuement en duo avec des amers pointus en finale. **

L'Héritage 07, est aussi gras, plus dense, au fruité marqué. On retrouve la trame très épicée, vive, mais aussi l'amertume marquée. **

 

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Domaine Jo Landron

 

"L'Astérix du muscadet" maîtrise parfaitement la recette de la potion magique. Fief du Breuil 10 explose de fruit, tout en dévoilant la vertigineuse profondeur d'une matière magistralement élégante, classieuse. ***(*)

Haute Tradition 09 (vieilles vignes élevées en foudre) confirme la haute teneur en fruits des vins     de Jo Landron. La fraîcheur de ce 09 est salvatrice. ***/***(*)

 

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Domaine Landron-Chartier

 

Présent dans le muscadet mais aussi en Coteaux d'Ancenis, voilà les Landron-Chartier père & fils. Un domaine de 25 ha en conversion bio (pour 2013), avec un Gamay 10 finement carbo, plein, juteux, à l'acidité dynamique, très finement asséchant. Un bon glouglou. ***

Malvoisie 11, avec ses 20,6 g de sr* propose d'abord un nez sudiste, puis local. Un perlant étudié, une matière épicée, bien équilibré dans l'ensemble. ***

C'est sur cette note sucrée que je quitte Naoned et cette première édition "bien arrosée" des Vignes de Nantes.

Très bonne ambiance, public curieux, vignerons attachés à expliquer patiemment les caractéristiques des sols cultivés et leurs vins.

L'avantage d'une première édition encore anonyme, de taille humaine, où on peut tenir le crachoir aux vignerons sans se faire expulser sur le côté par d'autres amateurs impatients.

Côté solide, des produits ultra-frais impeccablement préparés, avec mention spéciale pour le fromager-crémier Pascal Beillevaire.

 

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 www.facebook.com/vignes.nantes

 

* sr = sucres résiduels

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Courrier des lecteurs N°3, ou comment Google ne sera jamais vraiment un ami...

7 Juillet 2012, 08:02am

Publié par Docadn

Bonjour ami lecteur,

Si c'est la première fois que tes yeux tombent sur ce site, ne sois pas inquiet. Tu n'es pas seul et tu ne souffres d'aucun mal incurable. Tu as fait une recherche rapide, peut-être improbable, avec des mots clés que ton empressement a jugé bons et pertinents.

Tu viens peut-être de rejoindre la collection des requêtes décalées que Google répertorie patiemment dans son filet géant. Le premier moteur de recherche au monde renvoie comme bon lui semble sur certains sites ou blogs, au prix d'algorithmes aussi obscurs que le budget escort-girl du Vatican, toutes les recherches soumises.

 

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source Google

 

Après un  galop d'essai, les requêtes toujours plus nombreuses ont provoqué un second opus du courrier des lecteurs. Me voici dans l'obligation de répondre une nouvelle fois aux dernières questions saugrenues, empêchant sûrement tous nos curieux de connaître enfin le sommeil du juste. 

 

Assortiment avec la couleur figue ?

Demandez les conseils croisés d'un primeur et d'un vendeur de chez Leroy-Merlin, pour vous retrouver avec un sublime assortiment de guêpes et d'enfants léchant votre joli mûr...

 

Bruine açorienne ?

Chez lecteur, vous avez tapé cette requête 12 fois de suite. C'est exactement le nombre de fois que cette bruine frappe quotidiennement chaque île de cet archipel (argument fallacieux et éhonté de ma part, pour faire croire qu'il fait tout le temps pourri là-bas, pensant faire reculer de manière décisive la montée du tourisme dans ce paradis !!).

 

Boulangerie de Châteauneuf-la-Forêt, chez Mr Sauce Cyrille ?

Si d'aventure, un expert local de la pâtisserie, limousin, sportif confirmé, est pris d'une soudaine envie de pérégrination cycliste l'emmenant à plus de 40 kms de chez lui, a un creux, que sa banane permette le logement d'un croissant, je vous ferai un compte rendu détaillé de cette palpitante aventure, avec ou sans Mr Sauce (sachant que Mr Patate et Léon le bourdon seront aussi de l'aventure).

 

Perfusion jus d'orange ?

En plein Tour de France, on peut imaginer toutes sortes de perfusions. Celle au jus d'orange ne semble pas interdite par le règlement...

 

Quille d'autoroute plastique verte ?

Le cône de Lübeck n'arbore pas cette couleur singulière, mais pourquoi pas ! La Fistinière est une chambre d'hôtes ayant une passion certaine pour ce dernier. Aucune garantie d'en trouver un vert, par contre...

 

Comment changer les sphères de Bx ?

Pour la première fois dans l'histoire de cette rubrique, je suis en mesure de répondre réellement à cette question !! Oui, je sais changer les sphères de Bx. j'ai déjà changé celles de ma TZD turbo en 1999. Mais n'ayant jamais évoqué le moindre mot sur ce blog concernant cette voiture, comment êtes-vous arrivé chez moi ?? 

 

Saumon souriant ?

Il y a bien la vache qui rit, le saumon est libre, allez-y !!

 

Dessert isérois ?

Tarte aux noix de Grenoble, le Ruifard de Valbonnais, les Bouffettes de Mens... Wikipédia est largement plus efficace que ce blog !!

 

Jus pour testicules ?

Si vous cuisinez ces derniers, le "Guide de la cuisine sino-québécoise" du célèbre boucher Luka Rocco Magnotta, vous aidera à trouver la sauce idéale pour accompagner votre plat.

 

Flyers teuf canard Picard ?

Vous auriez fait un malheur à Radio Londres pour annoncer que : "c'est la fête du canard chez Picard du 06 au 18 juin sur présentation de votre carte de fidélité, avec 10% de réduction supplémentaire si vous faites coin-coin à la caisse"...

 

Tee shirt sudiste ?

Le marcel, un maillot de blaireau supporter de l'OM, le must étant le tee shirt "jaune poussin" estampillé "un Ricard, sinon rien"... 

 

Chérie, qu'est ce qu'on mange ? Dos de cabillaud au pesto !!

Le mec a dû rechercher une pub tv pour savoir qui commercialisait cette daube préparation. Je le répète, pas de recette ici !! Il est vrai que je mange (trop) souvent du dos de cabillaud au resto, ce qui, dans les algorithmes de Google, doit faire de moi le spécialiste mondial de cette partie du poisson !!

 

Patte de grenouille cuite ?

Je vous conseille vivement de la cuire, c'est bien meilleur !!

 

Sophie Davant en chaleur ?

Sûrement le même gars qui avait déjà tapé "Sophie Davant jambes croisées" (voir le courrier N° 2) !! On n'est pas chez "Les animaux du monde" !!

 

Qu'est ce qu'on peut dire sur un carnet secret ?

L'idéal serait d'y écrire des secrets, par exemple !!

 

Homme en caleçon qui cuit des grillades ?

Il existe des shorts guère plus longs que les caleçons. Cette tenue n'est donc pas inadéquate, pouvant à moyen terme conduire à une variante de jus du boucher de Montréal !!

 

Pizza marocco del arte ?

J'ai trouvé le sobriquet de cette pizza drôlatique, imaginant sans peine l'esprit fainéant d'un cuistot, pétri du 13h00 de Jean-Pierre Pernaut et de galéjades "thierryrolandesques", concoctant une pizza composée de merguez (c'est très connu le marocain mange des merguez tous les jours), de semoule de couscous (ben oui, avec la merguez !!) et de harissa (qui, comme tout le monde le sait, est marocaine comme Marine Le Pen est martiniquaise !!). 

 

Carcasse de veau de lait sous la mère primée ?

Quand vous voyez, de bon matin, ce genre de requête apparaître dans vos statistiques, vous vous frottez les yeux une première fois. Vous relisez lentement. N'étant ni grossiste en viande, ni en quoi que ce soit, je reste curieux à l'idée de voir dans une vitrine réfrigérée des carcasses de veau piquées d'une mention signalant que la mère a eu un prix (vous allez me dire que ça existe pour les chiots, mais ils sont vivants eux !!).

 

Les ananas au-dessus des lumières de Covent Garden ?

C'est moche la drogue !!

 

Fédération royale marocaine de cyclisme à l'allemande ?

Comme la pizza, je n'aurais même pas pu l'inventer celle-là !! Si déjà quelqu'un veut bien m'éclairer sur le "cyclisme à l'allemande" ?!

 

Voilà pour ce 3ème numéro. Je ne vous cache pas que d'autres nombreuses requêtes attendent déjà le prochain courrier des lecteurs.

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Le Gavrinis à Baden...

3 Juillet 2012, 11:51am

Publié par Docadn

Il me semble avoir gardé une certaine nostalgie pour l'école et ses accessoires. Depuis presque 15 ans (98 pour être exact), je garde "précieusement" la très grosse majorité de mes notes de resto (90% environ). Après une décennie de résidence dans une boîte, elles ont migré sur un cahier approprié. Depuis, consciencieusement, une fois par an, comme un élève de CM2, je fixe chaque note dans ce dernier.

 

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Aussi, quand je veux me souvenir de la date exacte à laquelle j'ai mis les pieds dans tel ou tel établissement, il me suffit d'ouvrir "l'album souvenir" (à la chronologie maladive d'un collectionneur de timbres spécialisé dans les illustrations de toucan) pour retrouver le jour et l'année du forfait...

 

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Voilà donc 94 mois (soit 8 ans moins 2 mois) que je n'avais pas exhibé ma bedaine dans cet établissement. 2004 correspond à la 1ère année de reprise de l'hôtel-restaurant "Le Gavrinis" par Serge Lignières. Un fils de charcutiers arrivé "tard dans le biz". Une décennie chez Flo, un passage chez Hédiard pour clore l'épopée parisienne.

Je garde le (lointain) souvenir d'une cuisine élégante dans les assiettes, goûteuse au palais. Une salle aux tons doux, naturellement chaude (c'était un vrai mois d'août). 

Une "Box", à 24h00 de la DLC, est le prétexte "obligatoire" de cette virée locale. 

La déco semble être la même 8 ans après. Toujours des bois flottés en guise de lustres, des tonalités encore dans le coup, une température toujours élevée en salle (nous sommes au mois de juin, mais en octobre côté thermomètre !!).

Le forfait nous ouvre droit au "menu du terroir" (29 €) avec une séquence entrée-plat-fromage-dessert. 

 

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Crème de betterave, chantilly aux 4 épices

 

Une de mes ennemies, pour commencer (la betterave). Une mise en bouche astucieuse, jouant sur le duel sucré-épicé. Chantilly savamment corsée. Bien joué !!

 

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Tarte feuilletée de sardines tièdes, spaghettis de courgettes et sauce vierge

 

Présentation un peu "mémère", mais ravissement des pupilles côté couleurs. Encore des légumes détaillés au presse-ail, une sauce vierge parfaite, des filets de sardines iodés, divins de fraîcheur, à la cuisson impeccable. Le croquant gourmand des légumes pour finir. Seule ombre au tableau, le feuilleté trop gras. 

En face, La Miss se régalait d'une "roulade de tête de veau fermier, sauce gribiche, salade maraîchère", exécutée dans les règles de l'art, qui ne fut pas sans rappeler l'excellence de celle dévorée à la Brasserie Georges à Lyon. 

 

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Pavé de merlu de nos côtes poêlé, épinards frais, émulsion de vin du Jura

 

Quelques frémissements à la vue du pavé, dissipés dès la première bouchée : c'est juste cuit (3 secondes de plus et nous passions du "côté obscur"). Le brocolis est top, des pois gourmands à la fraîcheur et au croquant indiscutables, une émulsion sympathique, mais pas d'épinards en vue. Le tout, servi dans une assiette sortant d'un haut fourneau ayant échappé à la vigilance d'ArcelorMittal.

 

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Fine tarte aux fraises du Maneguen, macaron basilic et coulis de fraises

 

Présentation moins "old school" que les autres plats, pour des fruits et un coulis au juste acidulé, un macaron au basilic peu disert, un sablé sans défaut, quasi parfait.

 

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Mâcon-Villages - VV 10 - Nicolas Rousset

 

J'avais croisé ce nom lors de mes errances virtuelles, mais n'avais pas encore approché la moindre quille de ce vigneron. C'est Serge Lignières qui est au service (il a quitté les cuisines il y a 4 ans, laissant Nicolas Even aux manettes). Il a carafé le vin, l'a juste rafraîchi, s'inquiétant tout au long du repas de son évolution. Ce curieux des vins connaît bien sa carte (relativement pertinente, large, aux coefficients aléatoires), l'anime humblement, avec engagement (des vins allemands y figurent, comme un clin d'oeil appuyé à Baden-Baden !!).

Un vin profond, qui s'est effectivement ouvert tout au long du repas, offrant un fruit seyant, de la mâche, une palette complète auréolée d'une très fine pointe oxydative. Il s'est fort bien tenu face aux fromages, judicieusement affinés par  La Fromagerie de Kérouzine, avec notamment une Boulette d'Avesnes "comestible".

 

Une table qui tient son rang, attirant une clientèle (âgée) plus attachée au contenu de l'assiette qu'à sa vue (pas de terrasse avec panorama sur le Golfe du Morbihan), à la cuisine soignée, au service volontaire et souriant.

Deux toques au Gros Jaune, 1 Bib gourmand au Gros Rouge amplement mérités. Pour parodier le Fooding, je dirais que c'est "terroir - poissons et fruits de mer - un peu vin sur vin - feeling stable - à moins de 30 € sans boire" (ça ne veut rien dire, mais c'est ça le "Fooding code" pour dire que c'est bien !!).

 

Hôtel - Restaurant Le Gavrinis

1 rue de l'île Gavrinis

56870 Baden

02 97 57 00 82

fermé samedi midi, dimanche soir et lundi

gavrinis.com

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