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EscapadeS

Les Vendredis du Vin #51 : des vins vivants pour fêter la mort !

30 Novembre 2012, 06:45am

Publié par Docadn

Bonjour,

51 ème rendez-vous des VdV, avec au pupitre, Olivier Lebaron dans le rôle du chef d'orchestre.

Le Showviniste du sud nous propose une thématique "vivante d'outre-tombe", pour ce vendredi où nous fêtons les André ("à la Saint-André si tu entres dans un troquet, tu sortiras 02h00 plus tard bourré comme une urne de l'UMP").

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(crédit Rémy Bousquet)


Le sieur Lebaron nous invite "à faire partager le vin du dernier festin. Quel serait l’ultime vin à retenir ? Avant un dernier souffle, quelle serait votre dernière gorgée ? Aurez-vous le vin gai ou le vin triste ? Serez-vous seul ou accompagné ? Et si cette fin vous effraie, passez donc à l’étape d’après et imaginez le vin de vos funérailles, qu'aimeriez-vous laisser dans votre cave pour arroser vos amis ?"  


 

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(crédit Rémy Bousquet)

 

Nous sommes en 2075. Je viens de fêter mes 107 ans et ne sais toujours pas ce que l'expression à la con : "j'vais pas attendre 107 ans", signifie !

Tous les matins, depuis désormais près de 70 ans, je consulte les blogs dédiés au vin. Ils se font rares depuis 2 décennies.

Les dinosaures de la blogosphère ont presque tous disparu. Ne reste plus que Bourgogne Dead, animé par la 3ème génération Desperriers-Ibanez, ainsi que No Wine is Alive coaché par Byron Iommi-Amunatéguy et Zoubir Audouze (oui, oui, le prénom Zoubir est devenu très tendance dans les années 2060, comme quoi, tout arrive !!).

 

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(source tronches de vin)

 

Olif nous a quitté à la fin des années 60. Le chantre du vin vivant s'est éteint tranquillement dans son Jura natal. On raconte qu'il a même reçu l'extrême-onction du neveu du petit-fils de Bettane en personne (à la tête de la Fondation MB pour "Mieux que Bio") !!

C'est dans un cercueil en épicéa, renforcé par des clavelins, que le porte-voix des vignerons natures a rejoint le caveau des "héros du jaja" (une sorte de Panthéon pour alcoolos). Ses derniers mots furent "chardoglou, plouglou, savaglou..." agrémentés de deux filins de bave, naturellement sans soufre...

Son petit-neveu Donovan Big John a tenté de reprendre le flambeau, mais a rapidement décrédibilisé le blog historique, en s'associant avec le groupe Castel lors du lancement d'un vin "bio", selon les critères de la 115 ème réforme du cahier des charges européen du vin biologique... 

 

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(source tronches de vin)

 

Quelques mois plus tôt, le diplodocus du webwine 2.0 (alors que je vous écris à l'heure du web 35.0), le père de La Pipette aux 4 vins nous quittait.

50 ans durant, il a nourri la toile et notre curiosité. On raconte que son trépas fut causé par "une négrette vendéenne de contrebande, qui déboula en contresens face à des tellines garées en double file sur un dentier-test en corne de vache"... "Raharglhhlrglarhhh" furent ses dernières paroles...

  

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(source metrofrance)

 

Personne ne donnait cher de sa peau, pourtant elle est encore là, "l'Annie Girardot du comptoir", "la Simone Signoret du verre à pied", celle qui a enterré des wagons d'Amy Winehouse, j'ai nommé Sandrine, alias la tenancière de la PinardotheK.

Cette dernière a pris une retraite est désormais une pensionnée active, après avoir gavé le foie de clients ignorants, 45 ans durant.

Des années d'abus liquides qui ont conduit l'ex-égérie de la twittosphère à une démence quasi permanente.

Elle occupe désormais ses journées à couper quotidiennement 0,03 mm de sa frange fatiguée, twittant, entre 07h05 et 18h34, 711 fois de suite : "JE SUIS CAVISTE PUNK AVEC UNE CRÊTE DE SCREWPULL". Elle s'assaisonne désormais le foie au Porto 2068, en souvenir d'un 1968 magique...

 

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(source tronches de vin)

 

Autre survivante du web du début du siècle, voici Eva (la photo date de cette période). En retrait de la vie publique, elle vit désormais recluse sur les bords de Loire, distillant des conseils pointus en onglerie et en prévention des troubles gastriques.

Sa vue baisse, sa soif de chenin non !! Elle nous a confié ses dernières volontés : 6 applications 3D de chenin (nous sommes en 2075 je vous rappelle), 1 boite d'Imodium biodynamique, de l'acétone estampillé AB, le rouge #58 de chez Kure Bazaar en hologramme permanent...

Une fois par an, elle anime encore le calendrier de l'avin... comme un pied de nez au fantôme-tourmenteur de Bétourné...


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(source le Journal de Saone et Loire)


Dernier survivant du "Moyen Âge électronique", David Faria, le Bicéphale-torcheur à lui tout seul.

L'ex-bassiste guitariste musicien de "La Grosse Commission" a lui aussi pris sa retraite. Il officie désormais, en tant que chanteur, dans un petit groupe de quartier baptisé "Fuite Urinaire". La pratique de tout instrument lui est désormais interdite, suite à un accident qui aurait pu lui coûter la vie. 

En cause, une palette mal chargée (sûrement volontairement) de vins angolais lui est tombée sur le bras, lors de la FAV 2057 des magasins Brandon Leclerc (oui, oui, c'est toujours la même famille !!). 

Accident qui le prive désormais des riffs rageurs, avec lesquels il avait bâti sa réputation depuis l'avènement de son Parkinson. Il boude désormais les GMS, faisant ses courses sur le net, comme tout le monde...

 

 

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(crédit Rémy Bousquet)


Et votre vieux serviteur dans tout ça ?! Il pense boire quoi avant le grand saut, pour profiter enfin pleinement de sa convention obsèques ?!

 

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(crédit rémy Bousquet)

 

Comme beaucoup, il voudrait revenir aux sources !!

Celles qui l'ont vu naître, ou pas trop loin !!

Vu son âge désormais canonique, il regoûterait bien un vin, pour le coup presque centenaire :


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Les Cailloux 1990 - Cuvée Centenaire - Châteauneuf-du-Pape - André Brunel

 

65 ans plus tôt, je découvrais ce vin et je notais :

Le vin est aérien, d'une élégance absolue. Ça glisse, la trame est taillée au couteau à sushi !! La dernière fois qu'un Châteauneuf m'a fait cet effet, c'était Brunel. ***(*)/****

 

Les vignes seront bicentenaires, le vin aura 85 ans, sera sûrement peut-être par terre, comme moi d'ailleurs, nous serons enfin à égalité !!

 

Je voudrais juste retrouver le souvenir d'une profondeur (peut-être éreintée en 2076), l'écho (à bout de souffle ?!) de l'émotion "vivante" que ce vin m'a donné en ce printemps 2010 !!

Grenache en ossature, syrah et mourvèdre en renforts.

Juste pouvoir caresser du palais, une ultime fois, l'élégance conjuguée d'une vieille dame aux racines séculaires, drapée de galets roulés, fruit d'un terroir et d'un savoir-faire...

 

PS : big up pour Rémy et ses illustrations !!

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Soirée "vins-terre-mer"...

22 Novembre 2012, 04:12am

Publié par Docadn

Tardif debriefing d'une soirée "accords vins-fromages-crustacés-coquillages" organisée fin octobre dernier, par un des mes dealers.

Toujours le même  rituel obscur, derrière les rideaux tirés du  clandé à pifs. Tout le monde est là, nous pouvons démarrer...

De la plate et creuse pour le maritime, de la vache et de la chèvre pour le terrien... 

 

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Domaine de la Mercredière - IGP Val de Loire 10

 

Nez prégnant de poire, de fruits blancs divers, moins oblongs que le premier. L'attaque est tendrement sucrée, aux jolis amers longilignes, très gentillet. *(*)/**

 

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Clos des Briords - Cuvée Vieilles Vignes - Muscadet Sèvre et Maine 11

 

Un nez très bavard, bourré d'iode, pour une attaque "berlingotée", au joli gras, au perlant de bon aloi, à la complétude agréable, en harmonie avec les huîtres "birkiniennes" (les plates) et "samanthafoxiennes" (les creuses) proposées. ***

 

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Clos Cormerais - Cuvée Vieilles Vignes - Muscadet Sèvre et Maine 10

 

Un nez à l'opposé des Briords, taiseux, au fin fût discret, à l'attaque tranquille, presque éteinte, finement épicée, s'ouvrant lentement, devenant opulente après de longues minutes d'attente. En retrait, face à la polyvalence des Vieilles Vignes des Briords 11. **/**(*)

 

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Domaine de la Mercredière - Le Saphir- Le Pallet - Muscadet Sèvres et Maine 03

 

Un boisé et une déviance qui ne méritent guère plus de mots. O

 

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Quelques produits laitiers fermentés...

 

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François Crochet - Sancerre 10 

 

Joli nez de réglisse, matiné d'anis, pour une matière oscillant intelligemment entre vivacité et gras. Des amers vibrants, une finale salivante, qui appelle l'inévitable copine de Mr Seguin, avec un peu de fleur de sel. ***

 

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Domaine du Clos de l'Elu - Anjou - Bastingage 11

 

un boisé soutenu, des fragrances puissantes, typiques de chardo (pas mal pour un 100% chenin !!), un acidulé marqué devisent devant les narines.

Un fin perlant, une puissance affirmée, des fruits exotiques déboulent en vrac aux premières gorgées. L'ensemble trouve rapidement une chorégraphie plus disciplinée, exprimant une salvatrice fraîcheur, une droiture exemplaire, une jeunesse et, par ce biais, un potentiel enthousiasmant. ***/***(*)

 

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Domaine Thévenot-Le Brun & Fils - Hautes-Côtes de Nuits - Les Renardes 09

 

Allez, un coup de rouge !! Robe claire, pinoteuse, sur des airs de cosmétique. Une attaque un poil végétale, "kirschée", à l'amertume marquée, relativement simple dans son ensemble. ** 

 

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Un claquos de compét', une tuerie, un abattoir, un génocide... 

 

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...affiné par la Fromagerie de Kérouzine...

 

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Viognier - vin de France 11 - Gaillard

 

un nez sudiste, qui "muscate" un poil, pommadé, finalement très viognier. Une attaque molle, chiante comme une chanson, une interview, les cheveux gras  de du Benjamin Biolay tout court, à la finale anisée. *

 

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Domaine Bordenave Coustarret - Renaissance 07 - Jurançon sec 

 

Nez mellifère, au champignon évident, déviant. 0

Pour se racheter d'une déviance dont il n'est pas responsable, Michaël nous dégoupille un "Blanc de blancs" de chez Laherte, dont la tension, le "calibrage" des bulles, le "crayeux salivant" me plaisent toujours autant. ***

 

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Domaine Pierre Gelin - Fixin 1er Cru - Clos Napoléon 07

 

Retour sur le rouge, avec une robe très évoluée, pinoteuse, finement solaire, qui délivre un "délicat soyeux dans un taffetas d'épices douces" (on dirait une dissert' d'une classe de 3ème latiniste, celle que tout le monde déteste, car "c'est des gros fayots coiffés comme des culs de babouins").

Pas une aspérité pour gâcher le roulement du jus entre langue et palais. Vibrant pinot, à la puissance d'un Pommard, à la délicatesse d'un Chambolle, dont on boirait des piscines de Takieddine sans intrus dedans. ***(*)

 

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Pour le persillé, faut du costaud...

 

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Coteaux du Layon 10 - Domaine Clos de l'Elu

 

Nez mêlant miel et champignons, assorti d'une acidité en filigrane. Une matière tonique, à l'acidité de nerf de boeuf, se développant sur un fil d'équilibre remarquable. Très belle finale sur l'ananas et la pierre humide. Un fort joli sparring-partner pour notre corpulente pâte persillée... ***(*)

 

Sympathique exercice, où la diversité des vins et des mets permet des combinaisons osées, difficilement réalisable chez soi, à table, quand on peine à ouvrir plus de 2 bouteilles... A faire avec des pochtrons fous du vin... et de la table.

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La Suite à La Rochelle...

18 Novembre 2012, 10:09am

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Dire que La Suite n'existerait pas sans Xynthia, est un doux euphémisme de littérature de comptoir.

Johan Leclerre, avant de s'installer à La Suite, a connu un parcours spectaculaire qui l'a mené de Cagna (Relais Sainte-Jeanne) à Gagnaire (époque St-Etienne), en passant par Troisgros à Roanne, ou encore Ducasse à Monaco. Une longue marche qui l'a mené au prestigieux col tricolore en 2007.

 

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Bien avant le titre de MOF, Johan et Stéphanie Leclerre s'étaient installés dans "La Maison des Mouettes" en 1998. 

Deux restaurants, un bel hôtel de 12 chambres à Aytré, rasés dans la nuit du 27 au 28 février 2010 par la tempête Xynthia.

 

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Les Leclerre abattus (sans mauvais jeu de mots), ont rebondi rapidement. En mai 2011, ils ouvrent La Suite, un restaurant de quartier au coeur de La Rochelle historique. Sobriquet "pied de nez" à la nature, symbole de continuité... 

 

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Ce long week-end de la Toussaint se termine, nos agapes aussi. Dernière étape chez un des "espoirs" les plus prometteurs de la place de La Rochelle.

L'oeil averti observera rapidement la prédominance des Coutanceau sur la ville. Le 2 macarons est désormais entre les mains de Christopher (qui, comme un interne en collège, soucieux de ne pas perdre se faire voler ses affaires, a marqué son prénom sur tous les petits stores ringards de l'établissement), quand son frère Grégory "téléguide"  Le Comptoir des Voyages,  Les Flots,  L'Entracte,  La Cédraie...

"Coincé" entre Les Flots et Le Comptoir des Voyages, Johann Leclerre tente d'attirer les regards avec son col tricolore (affichant même sur la devanture le fait d'être le seul MOF de Charente-Maritime...).

 

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(source l'Internaute)

 

Une déco en provenance directe de M6 et de sa génitrice blonde énervante, avec les mêmes codes couleurs, le même mobilier qui me saturent la rétine depuis au moins 3-4 ans. Sans parler de l'inusable compli' "lounge-Costes", sûrement pompée sur le CD original de  Suwanna.

L'esprit se veut assurément "chic-contemporain". Cela ressemble plus à un bar à cocktails new-yorkais des années 80 où il ne manque plus qu'un faux Tom Cruise à peine "déBiactolisé", qu'à un resto à vocation gastro... Passons aux assiettes et son menu à 26 €...

 

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Crème de potimarron 

 

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 Pain Bagnat (olives, anchois marinés, radis fenouil)

 

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Galette de maïs roulée, effilochée de saumon et chèvre frais

 

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Merlu poché au beurre tandoori, fine ratatouille d'automne taillée au couteau

 

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Tartare de fruits frais version automne-hiver, sorbet passion

 

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Cheesecake, crème glacée au thé Matcha

 

Derrière le cv du cuisinier, son titre de MOF, les intitulés, le tarif du déjeuner, la déception est hélas au rendez-vous. 

La mise en bouche est gentille, mon entrée plutôt pas mal (pain bagnat), à l'huile d'olive douce et plaisante, aux bons anchois,  quand celle de La Miss est d'une franche banalité. 


Le plat est par contre d'une médiocrité criante en terme de cuisson (pour une fois, je me suis mis dans la peau d'un gars qui mange un poisson "normalement" cuit). c'est extrêmement sec, bâclé, quand le tandoori est juste bon. Dommage, car l'accompagnement était soigné. Celui de La Miss était juste mieux moins cuit...


Quant au dessert, il semble avoir fait l'équivalent d'un Vendée Globe au frigo, tellement le "goût" de ce dernier était prégnant dans le cake... La glace était par contre bonne. 

Le dessert aux fruits fut qualifié de "salade de fruits en emporte-pièce" par La Miss, convaincue par le sorbet (dont elle n'est pas fan habituellement). Un bon point pour l'acidulé de l'ensemble.


Le service se veut "standing poussant poliment mais souvent sur les boissons", la clientèle bourgeoise péteuse (entendu à la table voisine : "désormais c'est uniquement Coutanceau et ici que je viens manger..."), la musique sincèrement insupportable.

Carte des vins classique, s'appuyant sur les champagnes de "grandes maisons", aux généreuses vitrines de propagande. 


En conclusion, il est clair que le col tricolore, fièrement revendiqué dès l'entrée, est un symbole d'exigence fort dont je n'ai pas retrouvé "la sève" dans les plats délivrés ici.

La déco et l'ambiance ne m'ont pas mis plus à l'aise (je passe sous silence les "tables semi-hautes ou basses" comme au Suwanna, sans parler de ma chaise déjà branlante).
La vraie déception du week-end quand, sur le papier, ce devait être LA table censée faire trembler le petit empire des Coutanceau... 

 

La Suite - Johann Leclerre

15 rue de la Chaîne

17000 La Rochelle

tél : 05 46 50 51 98

www.lasuite.co

suite@orange.fr

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Tastevin à Saint-Nazaire, les rouges...

14 Novembre 2012, 16:06pm

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Suite et fin du "télex de Saint-Nazaire"... les rouges de la mezzanine !! Tous les vins ont été recrachés, à l'exception des exceptionnels...

 

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Domaine Joubert - Fleurie - vieilles vignes 11 : nez entêtant de "Nocibé rayon poudres et fards", ainsi que de fruits rouges. Attaque délitée sur les fruits, ensemble tendre, aux amers saillants. **

 

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Domaine Clape – Cornas – Renaissance 10 : nez de fruits à noyaux (pruneaux), pour une matière fine, pleine, finement asséchante, forcément juvénile. Encore trop tôt. **(*)

 

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Longue étape chez Emmanuel Reynaud. Interrogatoire de l'inspecteur Jull tentant de décrocher, chez ce dernier, une formule"visite des vignes+ dégustation+conseils pour son jardin" (je ne dis pas non, non plus pour les 2 premiers volets), assortie de quelques recommandations de service et de garde sur différentes cuvées.


Côtes-du-Rhône 01 – Château de Fonsalette : bouteille ouverte 48h00 plus tôt (E. Reynaud conseille même de l'ouvrir 3 jours avant). Une énorme barquette de fraises se rue sur les narines, s'enfonçant sans mal jusqu'au plus profond de deux cloisons, pourtant fortement sollicitées depuis quelques vins.

Un véritable "jus de fraises" déboule dans le palais. Suavité, délicatesse, fruité, élégance se déploient jusqu'au fond du palais, tapissant la glotte d'un voile velouté, très gourmand. Sacré trio gagnant de grenache-cinsault-syrah !! ***(*)/**** 

 

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Auxey-Duresse 1er Cru "Les duresses" 09 – Diconne : Un bel acidulé, happé par une prégnance alcooleuse dévastatrice *(*)

 

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Vosne Romanée – Les Damaudes 10 – Manuel Olivier : nez peu bavard, attaque sucrailleuse, très fruitée, pleine, au fin trait vert en finale. ** 

 

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Chambolle Musigny 10 – Arlaud : nez "lourd", contrastant avec la matière délicate, joliment équilibrée, s'exprimant savamment en bouche. ***

 

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Pommard - Clos des Epeneaux 10 – Comte Armand : nez très élégant, doublé d'une bouche mûre, juteuse, à l'acidité scintillante. ***(*)

 

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Bordeaux 11 – château Roque de Jeanlice : nez peu sexy de bois brûlé, quand la bouche exprime une étonnante accessibilité, ouverte sur une relative gourmandise. Le tout, pour un prix limite indécent : 5,20 € **(*)   

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Château de Coulaine – chinon - Les Picasses 10 : nez riche de cab' franc, au "classique végétal olfactif", quand la bouche délivre un fin sucre, des épices affirmées, un bel équilibre, pour une finale savamment acidulée. **(*)/***

 

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Coteau de Noiré - Chinon 10 – Alliet : forte réduction, presque animale, teintée d'une certaine rusticité, au fin végétal de rigueur. L'attaque est de soie, concentrée, juteuse, agréablement crayeuse, à la finesse indiscutable. ***/***(*)     


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St-Nicolas-de-Bourgueil 09 – Le Vau Jaumier - Gérald Vallée : Ensemble "sucrailleux", fruité, plein, agréablement épicé, à la finale un poil austère. **(*)/***

 

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St-Chinian 09 – Clos de la Rivière : un boisé massif, un sucré désobligeant plombent l'ensemble, malgré de sympathiques épices. Bof ! *

 

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Pic St-Loup – Château de Valflaunès - Espérance 11 : une réduction marquée, pour un ensemble à la fois agréablement mûr et moins agréablement astringent. Moyen. **

 

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Mas de Libian - Côtes du Rhône 11 : Nous retrouvons Hélène Thibon, nous résumant de vive voix  la catastrophe survenue en mars dernier. Toujours souriante, elle nous propose "la cuvée des jus sauvés" 2011 (j'avais eu la chance de goûter les différentes cuvées prévues à  Renaissance).


L'espace laissé libre sur l'étiquette est une "page blanche" proposée par les vignerons aux dégustateurs. Libre à eux d'y apposer un nom ou autre chose... Je le ferai sûrement à l'ouverture de chacune de mes 2 bouteilles rapportées.

En attendant, le jus est mûr, frais, très très gourmand, dissimulant de manière merveilleusement bluffante les 15,5° affichés (près de 16,5 dans la réalité). ***/***(*)

 

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Lalande de Pomerol – Château Tournefeuille 05 : 60% de merlot, 40 de cab' franc, pour un jus évolué, prêt à boire, plaisant. ***

 

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Château Lamartine - Cuvée Particulière 09 – Cahors : un bon canon, cohérent, fruité, mûr, au plaisir primaire juste. **(*)    

 

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Albe – GD Vajra – Barolo 08 : immédiate finesse, teintée de puissance maîtrisée, finement alcooleuse. C'est mûr, élégant, dangereusement bon. ***/***(*) 

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Châteauneuf-du-Pape – Janasse 10 : "à boire en dernier" qui disait le petit papier devant la bouteille !! Un jus fin, équilibré, épicé, un poil serré et astringent en fin de gueule. ***

Ainsi s'achève ce rendez-vous, relativement exceptionnel par la présence de vignerons peu disponibles en temps normal (Emmanuel Reynaud, Raveneau, Anne-Claude Leflaive...), organisé à priori tous les 5 ans...

A dans 5 ans alors !!

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Tastevin à Saint-Nazaire, les blancs...

12 Novembre 2012, 16:06pm

Publié par Docadn

Vino Vini (une petite "chaîne" de cavistes de l'ouest, 6 boutiques à ma connaissance) fête ses 30 ans. Du coup elle fait une surboum à St-Nazaire... "Tastevin" qu'elle s'appelle la teuf (comme le magasin de St-Nazaire, en fait) !!


C'est dans le hall du cinéma de la ville, qu'elle a convié une grosse vingtaine de vignerons, venus pour l'occasion présenter une cuvée de leur production.


Les blancs au rez-de-chaussée, les rouges sur la mezzanine. Nous démarrons par le frais (je suis en compagnie de Jull alias "la barrique buveuse d'étiquettes sur pattes", ainsi que David alias "le nez du vin version 372 fragrances".


Un billet au style télégraphique, comme mes notes prises entre deux crachats... 

Crémant de Loire – Domaine Richou :

90% chardo, 10% de chenin sur une base 2008. De fines bulles, un poil brouillonnes, une acidité soutenue. Réveil tonique des papilles. **(*)

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Champagne Philipponnat – cuvée Royale Réserve : zéro dosage, une base 06 avec 75% de pinot, exhalant la "boulangerie à 07h02 du matin", ainsi que des notes fermentaires soutenues. L'attaque est crémeuse, ample, relativement aérienne, à la "tendresse" marquée, pour de jolis amers finaux. **(*)


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Bollinger "Spécial Cuvée" : présenté dans la bouteille au format "1846", 60% pinot, 25% chardonnay, 15 de meunier. Relative déception pour une cuvée que j'aime plutôt bien. Dans notre cas, c'est éthéré, simple, sans profondeur. *(*)/**


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Vincent Carême – Vouvray - Le Peu Morier 10 : Notes soutenues de berlingot et d'anis, pour une attaque tendre, aux amers vifs, à la rétro lente. Pas si mal en fait, même si j'attendais plus de "niaque". **(*)


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François Chidaine – Montlouis/Loire - Les Choisilles 10 : nez assez discret, relarguant quelques effluves très exotiques. Ensemble très marqué par "l'ananas aux épices", plaisant. **(*)


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Kientzler – Riesling - Grand Cru Geisberg 08 : nez très "pétro-calcaire" (alors qu'on est sur des schistes marnes de mémoire), à l'attaque suave, fruitée, épicée, à la puissance élégante, à l'équilibre spectaculaire. ***(*)


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Domaine Huet - Vouvray – Le Mont Sec 09 : réduction et élevage marqués, pour une matière cristalline, fraîche, droite, aux fins sr et aux amers délicats. ***/***(*)


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Chablis 1er Cru – Vosgros 10 – Picq & fils : nez "chablisien", fumé, à l'attaque fruitée, déliée, finement épicée, à la finale flottante et tendre. **


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Domaine Pithon-Paillé – Anjou - Coteau des Treilles 10 : nez "angevin", puissant, précédant une jus croquant, "en dedans", aux fins sr, comme bridé (fermé !?). **(*)


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Domaine Raveneau – Chablis 1er Cru – Butteaux 08 : Nez délicat, qui laisse place à une matière ample, tout aussi délicate que le nez, pleine, à la tonicité comme bridée par un côté "lacté marqué". **(*)

En fin de séance, nous retournons "enquêter" à nouveau sur ce dernier. Le vin est plus tonique, l'acidité plus évidente, l'élégance aussi. ***


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Domaine Leflaive – Puligny-Montrachet 05 : élevage et réduction dominants. Attaque schizo "lâche, puis resserrée, puis à nouveau lâche", très épicée, à la finale flottante, très longue. **(*)

Là aussi, en fin de séance, nous regoûtons. Pomme blette, sensation d'oxydation signent la bouche et le nez de l'échantillon testé. *(*)


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Domaine Coche-Dury – Meursault 09 : fin fruité au nez, matière fluide, glycérinée, épicée, avec une petite touche solaire. **(*)

La seconde dégustation révélera un vin plus longiligne, moins gras, à l'ossature plus élégante. ***

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Agrapart & Fils – Terroirs – Extra Bt : Blanc de Blancs sur une base 07-08, issu de vignes de 20 à 40 piges, à l'immédiate vivacité, bourré d'élégance, aux fruits blancs éclatants, à la bulle superbement calibrée pour le plaisir qu'Eva ne boira pas. ***(*)

 

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Ostertag – Fronholz 09 - VT de gewurztraminer : pif de "litchi typique du gewurzt", au fin perlant, à la sucrosité un poil jaillissante (97 g un poil large), au fin safran final. **/**(*)

 

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Domaine des Tours - Vin de Pays de Vaucluse 07 : 100% clairette, au nez sudiste, de berlingot et d'anis typiques. Une matière grasse, très épicée, mollassonne comme je ne les aime guère dans le coin. *(*)


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Domaine de Montgilet - Coteaux de l'Aubance - Les Trois Schistes 10 : nez de flétri, datte confite, à la fraîcheur et à l'acidité sur le rasoir. Joli jus pour diabétique suicidaire (190 g). ***

 

Transmission terminée pour les blancs...

Prochain télex sur les rouges...

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Suwanna à Saint-Martin-de-Ré

9 Novembre 2012, 08:37am

Publié par Docadn

13 ans aussi que je n'avais pas remis mes semelles de chaussures soldées sur l'Île de Ré. Que de changements depuis ma dernière promenade cycliste de l'été 99 !!

 

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J'avais à l'époque, comme tous les "pauvres", laissé ma Bx TZD turbo vert bouteille et ses 205 768 kms au pied du pont, pour ne pas payer ce dernier. Puis, j'avais loué un vélo pour arpenter les pistes cyclables de l'île. 30 kms dans les pattes, 2 glaces dans le cornet plus tard, je revenais en sueur vers le continent.

13 ans plus tard, j'ai réussi !! Je peux enfin me payer le pont (au tarif hors-saison, à - 50%) pour partir à la découverte des "champs de patates taxés par l'ISF"...

Je redécouvre notamment Saint-Martin-de-Ré, filiale francilienne des néo-CPCH (Colliers de Perles - Carré Hermès), reconnaissables à leurs vélos hollandais qu'ils enfourchent avec des bottes de pluie norvégiennes et un parapluie ouvert à la main (je ne l'invente même pas !!). 

 

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L'insularité semble très lointaine quand on voit le nombre de boutiques "élitistes" ayant pignon sur le port. J'ai l'impression de visiter un parc naturel sanctuaire prônant la sauvegarde du pantalon en velours à grosses côtes et celle du chihuahua diabétique...

Après avoir écarquillé les yeux devant une boutique de "brocanteur en meubles industriels" (style qui, comme tout le monde le sait, est né sur cette île, célèbre pour ses fonderies et ses mines à ciel ouvert), je me suis mis à la recherche de ma "cible comestible".

Comme je l'expliquais dans l'article précédent, j'ai utilisé pour la 1ère fois les données de Tripadvisor. J'ai ainsi découvert que 31 restaurants y étaient répertoriés pour la seule commune de Saint-Martin-de-Ré (pour moins de 3000 habitants à l'année !!).

En 6ème position, un restaurant thaï (je n'apprendrai qu'à mon retour qu'il était estampillé du "label" Le Fooding). Une présence somme toute banale, quand on peut acquérir des "bronzes originaux du Burkina Faso" dans une galerie de La Flotte !!

 

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Des commentaires forcément dithyrambiques quand on est classé 6ème sur 31. Là est la "force" discutable de Tripadvisor !!

Pourquoi manger thaï sur l'Île de Ré me diront certains d'entre-vous !? Parce que l'arrogance tarifaire constatée chez certains, doublée de pédants intitulés, ne m'ont pas donné envie de changer mon fusil d'épaule !!

Un peu à l'écart du centre de la bourgade, nous pénétrons dans une cour abritant un sympathique jardin, puis gagnons le (grand) resto quasiment vide (4 couverts sur la bonne cinquantaine potentiels). 

Accueil "casté" (les critères physiques purement pros de chez Costes s'exportent admirablement bien), souriant, "gauche touchant"

 

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Une énième déco "lounge", les insupportables tons taupes, d'inconfortables tables et chaises mi-basses (ou mi-hautes, au choix selon la taille de ses jambes), sans parler de cette musique, là encore très "lounge", horripilante : welcome to "Paris by Ré" !!

 

Une formule du midi à 18 € pour entrée-plat ou plat-dessert, 24 € pour la totale. Des suggestions du jour appétissantes sur le papier. La Miss part sur la formule du midi à 18 €, quand je choisis 2 suggestions dans la carte du jour.

Deux verres de vin justes corrects pour commencer, suivis d'une mise en garde essentielle de la part de la serveuse pour mon entrée. Je joue la prudence, demandant que la préparation soit "adaptée".

 

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Som Tam Thaï = salade épicée de papaye verte (9,80 €)

 

Posologie révisée en terme de piments broyés pour une salade très croquante, très très relevée mais supportable. L'alliance avec les cacahuètes fruits secs fonctionne plutôt bien (j'ai l'impression d'avoir lu, il y a longtemps, une longue "discussion-baston" sur ce sujet !?), le jus de fond d'assiette éteint partiellement les 17 foyers d'incendie parsemant mon palais...

 

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Salade de filet de boeuf épicée thaï 

 

L'entrée de La Miss : une salade très gourmande, à la viande presque parfaite en terme de marinade (quelques rares morceaux sont un poil secs). Herbes, petits légumes, épices et jus donnent de l'allonge et de l'écho à chaque bouchée. La Miss se régale. J'en fais autant avec les quelques bouchées chipées !!

 

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Massaman Kae = agneau au curry "Massaman" et lait de coco (14,80 €)


Nous revenons à des "doses standards" d'épices. Une viande quasi confite, délicieuse, habillée d'une sauce onctueuse, petite merveille d'équilibre entre crémeux et épices. Le lait de coco est sur le registre infime du "lacté-décalé", les légumes fondants atténuant efficacement cette fine prégnance. Une expression presque "indo-pakistanaise" d'un plat fort bien tourné.

 

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Canard au curry rouge épicé et lait de coco

 

Nous atteignons facilement nos 3 produits laitiers pour la journée. Un lait de coco plus marqué que dans mon plat. Un canard de compét' en apnée dans une tuerie de curry. Là encore, La Miss se régale sans ménagement. 

J'ignore toujours si la cuisine délivrée ce jour était effectivement thaï ou non, une chose est sûre : c'était bon !!


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(ceci n'est pas un publi-reportage !!)


La serveuse nous apprendra que les patrons gèrent deux autres établissements à Paris. C'est en allant aux cabèches wc que j'ai appris le nom de la "maison mère" : Lao Lane Xang (la carte de visite est curieusement disposée à côté du lavabo post-grosse ou petite commission).

Ken et Do Siackhasone sont les propriétaires des 3 lieux, quand une certaine Suwanna Tusanapinij occupe le poste de manager...

Option thaï aussi pour le Lao Lane Xane I, laotien avec un "bout de viet' " pour le II, "Fooding sacrement" pour les 3 adresses.

Ce dernier détail devrait atténuer largement mon enthousiasme !! Eh bien non, soyons objectif !!

Suwanna est une excellente adresse à la formule déjeuner d'un rapport qualité/prix épatant, à la carte des vins relativement pertinente, mais sûrement peu facile à conjuguer avec les mets proposés... 

Quant à Tripadvisor, il semble que j'ai eu de la chance, quand d'autres témoignages rapportent un seuil de crédibilité aussi grand que l'industrie du rapt de viennoiseries en France...

 

Suwanna

20 Cours Vauban

17410 Saint-Martin-de-Ré

Île de Ré

tél : 05 46 07 04 04

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"La Cuisine de Jules" à La Rochelle

7 Novembre 2012, 10:25am

Publié par Docadn

 

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Escapade pluvieuse au coeur de la "capitale" de la Charente-Maritime : La Rochelle. Je n'y avais plus mis les ongles, pas coupés, de mes pieds depuis 1999. De très vagues souvenirs, l'occasion de redécouvrir une cité au passé prestigieux, au charme actuel certain. 

 

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Une balade facile, d'une petite heure, nous fait découvrir des édifices historiques, ainsi qu'une plaisante architecture héritée de l'importante activité commerciale rythmant, en son temps, le port et la ville. 


Comme souvent, la faim se fait sentir quand les deux aiguilles se croisent autour du 12 de la tocante même pas waterproof.

J'ai, pour une fois, pris la précaution de noter plusieurs adresses, piochées dans un vaste "horizon prescripteur". Je vais même tenter, lors de ce week-end, une adresse recommandée par le célèbre fourre-tout Tripadvisor !!


Pour démarrer ce week-end de gros gourmand, j'ai scanné les historiques Gros Rouge & Jaune pour y dénicher une adresse commune aux 2 mastodontes dinosaures de la presse gastro. 

 

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 La pluie nous pousse juste derrière les jolies halles métalliques de la ville. Une

toque et un bibornent la poitrine de ce bistrot au joli cachet sur les murs, aux sempiternels tons taupes, à la déco un peu "cheap" pour son comptoir et son habillage autour des tables (je fais partie du "collectif contre la frisette dans les pizzerias et sur les plafonds des combles aménagés").


Accueil souriant, sans résa comme (trop) souvent. Un verre de beaujolais quelconque pour démarrer. Un verre obtenu après avoir tenté "d'arracher" le pedigree des autres propositions au verre.

Moue dubitative de la serveuse quand je lui demande de quel domaine vient le Crozes proposé au verre ! Elle va vérifier, revient en lançant mollement : "Chapoutier !"...


Bref, une carte des vins bien moins vivante dans sa bouche que dans celle de son collègue, mari, pote, employeur, ex, j'en sais rien, je brode... 


Jour férié : une formule à 28,50 € pour la séquence entrée-plat-dessert, 23,50 € pour entrée-plat ou plat-dessert. Nous prenons une prudente séquence entrée-plat, au regard du "marathon stomacal" qui nous attend pour ce long week-end.

 

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Salade "foldingue", gambas et cecina, copeaux de parmezan, vinaigrette à l'huile de truffe

 

La cecina est une viande séchée de boeuf. Deux petites gambas, parfaitement cuites, sont adossées à une salade très bien assaisonnée. Un parmesan gentil, une huile de truffe douce mais affirmée.

Une entrée sympathiquement fraîche, avec le croquant de rigueur. 


La Miss fut moins convaincue par sa "galette de tête et pied de cochon grillé, vinaigrette à l'échalote et toast de campagne". La galette était effectivement gélatineuse, peu goûteuse. Là encore, une bonne huile douce (noisette, noix ?!), mais un ensemble moins gai que mon entrée. 

 

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Le tartare de Jules juste saisi à la plancha

 

Bonne surprise d'emblée, avec ce tartare passé sur la plancha. La partie saisie est agréablement croustillante, se mêlant agréablement avec la partie fraîche et crue, aux herbes bien dosées.

Une purée maison agrémentée de morceaux, riche et bonne.

 


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Risotto de langoustines snackées

 

Plat visuellement salivant, aux langoustines justement snackées. Risotto maîtrisé en terme de cuisson, catastrophique en terme d'assaisonnement. C'est excessivement salé, limite ingurgitable pour une personne en bonne santé, assimilable à une "tentative d'homicide" sur un hypertendu !!

Une vraie déception, que La Miss ne manquera pas de signaler poliment à la fin du déjeuner. Remarque qui soulèvera une indifférence presque attendue de la part de la serveuse, moyennement affable, au sourire radieux d'un chômeur en fin de droit. 


En conclusion, un déjeuner très hétérogène. Ma séquence servie par l'autre serveur aurait été qualifiée de "cuisine soignée de bistrot au service très plaisant".

La séquence de La Miss, assortie du service triste en vigueur, nous pousserait presque à jeter une lapidaire conclusion du style : "plats très aléatoires, l'as du risotto en cuisine doit écouler un stock conséquent de sel lié à une activité non déclarée de paludier..."

Carte des vins très inégale où se côtoient Chanson & Weisskopf, recelant tout de même quelques bonnes références.

 

La Cuisine de Jules

5 rue Thiers

17000 La Rochelle

05 46 41 50 91

www.lacuisinedejules.com

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