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EscapadeS

Les Escapalmes d'Or 2012

27 Décembre 2012, 06:59am

Publié par Docadn

Aussi vieux que le Calendrier de l'Avin et Les Vindic d'Or, voici venu le temps de la 3ème cérémonie des Escapalmes d'Or® du "blog qui boit trop, mange trop et qui devrait marcher un peu plus pour compenser tout ça..." 

 

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Pour les nouveaux venus et les récipiendaires de cette nouvelle cuvée, un rappel des anciens Escapalmés, pour mesurer l'impulsion que cette distinction a donné à leur carrière :

 

Autre rappel majeur concernant les Escapalmes d'Or. Elles sont comme les étoiles du Michelin à savoir, qu'on ne peut ni les refuser, ni les rendre, ni les revendre !!

Un jury nommé à vie, objectif comme un appel d'offres dans le BTP. Ainsi est bâtie l'impitoyable éthique de L'Académie des sets de table, du verre à pied et du poisson trop cuit

Des centaines de nominés, des débats houleux avec moi-même, un palmarès forcément exceptionnel, avec son lot d'outsiders venus faire trembler "l'establishment"...

Mais ne faisons pas patienter plus longtemps les "élus"....


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trrrrtrrrrtrrrrtrrrrrrrtrrrrtrrrrrrtrrrrtrrtrrtrtrrttrrrrrr (c'est censé imiter le roulement de tambour), Aurélien Litron président d'honneur de ce "3ème festival international des couverts de table et du tonneau" déclare, officiellement, ouverte la 3ème cérémonie des Escapalmes d'Or 2012 !!

Voici le palmarès des Escapalmes d'Or cuvée 2012 :

 

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Escapalme d'Or du "meilleur accueil vigneron de Séguret, que même quand tu arrives à la bourre, que tu te pointes avec des amis bourrés heureux, que même toi tu fais mine de maîtriser, alors que le pique-nique fut très fatigant, ben il garde la banane" est attribuée à Pablo Hocht, vigneron à Séguret...  Un vigneron à découvrir pour sa personnalité, son parcours, ses vins et sa philosophie... Au plaisir Pablo !!

 

Escapalme d'Or de "la meilleure série anti-Aspartam goûtée à Renaissance 2012, où tu te dis que tu préfères mourir d'un diabète sans insuline que d'un cancer du colon causé par un lobby de la chimie" est attribué à : "Coteaux du Layon 10", "Les Clos 10", et "SGN 09" modèles de fruité, d'équilibre et de tension de chez Catherine et Philippe Delesvaux

 

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Escapalme d'Or du "meilleur espoir ligérien, où le gars doit passer sous silence l'influence des capricornes sur les schistes des terroirs sud d'Uranus, qui fait du vin qui ne sent ni la compote fermentée ni la fiente de coccinelle" est attribuée à Thomas Carsin et toute son équipe du Domaine du Clos de l'Elu, pour tous les bons vins goûtés cette année, en blanc sec, en moelleux, et même en rouge qui ne sent pas (trop) le poivron... 

 

Escapalme d'Or "que je suis obligé d'attribuer à un domaine du Rhône-sud parce que j'en viens, pour des vieilles vignes de grenache que tu goûtes pour être poli, que tu restes le palais scotché par tant d'élégance et de soyeux" est attribuée au Domaine de la Fourmente pour sa cuvée "Garrigues 2011".


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Escapalme d'Or de "la dégustation la plus drôle de l'année, où tu prends une fois de plus conscience de ta petitesse face au vin, quand il est servi à la Steevie Wonder, que tu dois jouer à Elisabeth Tessier, que tu repars avec un bonnet d'âne et 6 verres pour apprendre à déguster, quand Les gros épais Jull & David jouent une qualif' aux JO du Pif" est attribuée au Concours de la RVF, étape ligérienne...


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Escapalme d'Or du "meilleur pinot torché, un peu évolué, encore ramené par Ludo avec son étiquette à moitié pourrie, dont la finesse vibre encore sous ta langue juste en prononçant son pedigree" est attribuée à Vaudoisey-Creusefond pour son Pommard-Epenots 1er Cru 2002...


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Escapalme d'Or de la meilleure urine féline du "meilleur sauvignon torché cette année, qu'on pourrait confondre avec un chardo à l'aveugle, tellement c'est complexe, fin, profond, frais, issu de vieilles vignes, pouvant faire chanceler beaucoup de convictions sur le fameux variétal du sauvignon" est attribuée à Les Angeslots 08 - Sancerre de Pascal et Nicolas Reverdy


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Escapalme de "la meilleure initiative vigneronne pour démystifier le sempiternel duo muscadet-huître, avec des mothers fuckers terroirs et des fucking peasants, qui suent sang et vin pour faire des grands vins de garde à prix dérisoires, qui en plus te les font goûter avec de la cuisine étoilée sur les bords de Loire" est attribué au collectif  Vigne de Nantes.

 

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(source PinardotheK)

 

Escapalme d'Or du "meilleur reportage d'oenotourisme, avec des jeux de mots pourris, qui donne quand même envie d'aller lécher des terrasses cramées par le soleil, de parler à des cailloux en lusitanien, avant de te noyer le gosier avec des noms de séries limitées de bagnoles comme LBV, Tawny, Vintage" est attribuée à Sandrine de la PinardotheK pour sa série Da-Douro-ron ron.

 

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(source Ouest-France)

 

Escapalme d'Or de "la cave que t'es content d'habiter assez loin d'elle pour ne pas liquider ton RSA tous les 09 du mois, que le taulier a toujours un truc intéressant à te faire goûter, que quand tu vois sa sélection, tu regrettes juste de ne pas être grossiste en shit avoir assez travaillé à l'école" est attribuée à Laurent Briand pour sa cave Vino Vini à Séné (56).


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Escapalme d'Or du "meilleur bistrot lorientais qui, sans changer de cuistot, est passé d'une cuisine gentille à une cinglante petite gastronomie qui fait que tu veux y retourner à plat ventre tout en dévorant la carte des vins qui est sûrement une des plus pertinentes de la ville" est attribuée à Anthony Rault & Mathias Carnot pour le restaurant-bar à vins L'Astéroïde à Lorient.  

 

http://img.over-blog.com/500x334/1/01/96/38/Restos-2012/Restos-2012-0716.JPG

 

Escapalme d'Or du "meilleur plus grand cabillaud de l'année de tous les temps de 2012, mangé dans un resto avec un carrelage de crêperie, pour qui j'avais juré de me baigner à poil en hiver s'il n'obtenait pas une étoile au Gros Rouge, qui depuis a changé de carrelage et m'a évité un rhume du cul séant" est attribuée à Aurélia & Olivier Samson pour le Restaurant La Gourmandière à Vannes. 

 

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Escapalme d'Or "du meilleur sauté de veau de Lisbonne que si tu as un peu de respect pour ta planète, tu te cognes pas le voyage juste pour aller le manger là-bas, alors que y'a des gens qui le font vachement bien, moins loin, avec des pifs qui tiennent normalement plus que la route" est attribuée à Isabelle et Christophe Ligeron de la "cave à manger" Un Midi dans les Vignes à Rennes

 

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Escapalme du "meilleur dessert de fruits de l'année mangé lors du déjeuner étoilé au meilleur rapport qualité-prix de l'année, quand d'autres se font chier ne réfléchissent pas plus loin que le menu Grilladin de Courtepaille 5,20 € moins cher, alors que le top, le frais, le non décongelé est sous vos yeux bande de Gilbert Montagné !!" est attribuée à Christiane et Eric Mariottat à Agen


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Escapalme d'Or "du service le plus glamour de l'année, avec une envoûtante ambassadrice de la cuisine la plus lumineuse de l'Avenue Foch, qui te fait dire pourquoi se faire chier à aller à St-Jacques de Compostelle, où à part te prendre un encensoir et de la fumée dans la tronche en arrivant, on ferait mieux d'aller au Havre à pied, car c'est moins loin, t'es sûr de manger pas trop loin du paradis si t'y crois, tout en dévorant Ze quatre-quart du nirvana si t'es adepte d'hindouisme ou de bouddhisme" est attribuée à Anabelle et Jean-Luc tartarin au Havre

 

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Escapalme d'Or du "meilleur filet de rumsteack de l'année, noyé dans la nuée parisienne des bars à viandes qui poussent comme des pissenlits dans un jardin non-traité, qu'on te vend au prix d'un avant-bras, quand le pif est vendu au prix du reste du corps" est attribuée au Beef Club à Paris

 

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Escapalme d'Or du "meilleur restaurant asiatique insulaire fréquenté par des Beigbeider l'été, par des ploucs ruraux l'hiver, à la musique chiante comme du Lou Doillon, à la déco à faire se pâmer un inspecteur du Fooding, aux assiettes épatantes pour le prix d'un snacking bien marketé à Lutèce" est attribuée à Suwanna à St-Martin-de-Ré

 

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Escapalme d'Or de "la tartellette fine aux pommes que tu as toujours rêvé de manger à la sortie de l'école quand t'étais minot, dont je me goinfre désormais à chaque fois que je vais à Paris en faisant la queue avec les gamins de 5ème B qui créent un bouchon dans la boulangerie tous les jours à 16H49" est attribuée à Jean-Paul Charbonnier à Paris XVème.

 

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Escapalme d'Or du "chocolat quasi indétrônable qui te scie par son équilibre, sa force, sa finesse, sa délicatesse, sa régularité et qui tue toujours sa race de caniche abricot" est attribuée, comme en 2011, à  Fabrice Gillotte à Dijon. 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/61gjGKKFVcL._AA1500_.jpg

(source Amazon)

Escapalme d'Or du "livre-enquête sorti en 2011, écrit à deux pour se partager le boulot des requêtes Google, des réseaux sociaux, les 4 coups de fils aux attaché(e)s de presse, censé nous dévoiler les dessous de la gastronomie française, qui te fait dire que pondre un bouquin avec autant de fautes d'orthographe, de poncifs, enfonçant autant de portes ouvertes de hangars d'Airbus A380, est à la portée du premier péquin qui maîtrise un clavier azerty, Google et Twitter, moins son correcteur, que je serais aussi capable de perdre du temps à d'écrire un livre qui ne t'apprend rien, ah non je le fais déjà avec ce blog" est attribuée à Aymeric Mantoux et Emmanuel Rubin pour leur inutile contenu et le titre prétentieux du "Livre noir de la gastronomie française".


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Escapalme d'Or du "skeud de l'année, puisqu'il en faut au moins un pour recevoir cette inutile distinction, sachant que ce n'est pas Iron & Wine comme d'habitude, mais encore un truc qui ne fait pas la promotion de la langue de Franck Ribery" est attribuée à "l'évanescent" album If de Bill Ryder-Jones. 

Ainsi s'achève cette 3ème cérémonie des Escapalmes d'Or. Encore bravo à tous les récipiendaires, qui n'hésiteront pas, j'en suis certain, à mentionner sur leur cv cette prestigieuse récompense.


Cette dernière devrait leur permettre :

  • de voir le retour de l'être aimé à la casa.
  • d'avoir 563 amis de plus sur Facebook.
  • vaincre des maladies dites incurables comme "aimer le football".
  • retrouver un boulot à 285 k€ + un Picasso 7 places.
  • d'être classé 58 mois de suite dans le top 10 d'Ebuzzing scrapbooking. 
  • mettre dans ton lit celui ou celle qui te résiste depuis le deuxième trimestre de CM2.
  • avoir une peau plus nette, même en fin de journée. 
  • de se protéger des méfaits de l'huile de palme, même si elle est signée Max Havelaar.
  • d'exploser la tête du diable si tu es possédé depuis le 23 janvier 1998.
  • d'amener la paix dans le monde entier sans que la colombe te chie dessus en passant.

 

A l'année prochaine...

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Calendrier de l'Avin 2012, saison III

24 Décembre 2012, 06:53am

Publié par Docadn

Ça y est, c'est mon tour ??

Ok, bon, je suis prêt !!


Bonjour à tous,


Heureux de vous retrouver pour cette 3ème édition du calendrier de l'Avin.

Un "sapin-calendrier liquide" coaché par la prêtresse "des caves à manger franciliennes", j'ai nommée Eva, rédactrice en chef d'Oenos et de la rubrique "maux de ventre" chez Top Santé, accessoirement caution féminine de "Trogne de pif fatiguée" seule auteure de Tronche de Vin pouvant taguer ses ongles sans subir les quolibets de ses potes tatoués...


J'ai le "privilège" d'avoir obtenu un siège à chacune des éditions. le 18/12/10 lors de la première édition, le 19/12/11 lors de la seconde. Par deux fois, c'est le gamay qui se cachait derrière. Pour cette 3 ème "olymPIFiade" de Noël, nous partons vers des contrées un peu plus septentrionales :

 

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Quintaine 10 - Pierrette & Marc Guillemot - Viré-Clessé

 

Une cuvée déjà goûtée lors de Renaissance 2012. J'avais griffonné, à l'époque, la synthèse suivante :

 "Quintaine 10" de Guillemot, pour la première fois en appellation Viré-Clessé suite à un assouplissement du cahier des charges de l'AOP. Ce dernier est éclatant de fruit (poire opulente) et de gourmandise. 

 

Me voilà devant un des spécimens acquis dans ma Drôme natale (la pertinente cave   Toutengros à Montélimar) au printemps dernier, au tarif très attrayant de 13,50 € (je viens de découvrir que Quintaine est désormais à 12,40 € sur le site du magasin !!).


C'est tout d'abord des notes de miel, de fleurs, de compote de pommes qui flottent paisiblement au-dessus du verre. La pierre humide, le vernis (Eva, on a dit pas de vernis lors des dégust' !!), un caractère presque ligérien dessine les contours de la matière à la robe claire, aux reflets verts.

L'attaque, un poil perlante, est très fruitée, relativement tranquille, un peu serrée pour tout dire... Une impression de "fermeture" que je n'avais pas encore rencontré sur les vins des Guillemot. 


Quelques minutes d'attente permettent au vin de "s'ouvrir". Les gorgées se succèdent, donnant à voir une matière qui "poivre" gentiment, avec un fin sr sous-jacent.

L'ensemble prend un virage tonitruant, où se mêlent puissance et finesse....

Le lendemain, un miel oriental occupe l'espace olfactif, avant de laisser la poire Williams dominer les débats.


Un vin "zen" comme la barbe de Marc Guillemot, où l'élégance croise la danse sexy du chardonnay de Quintaine...

C'était l'éphéméride du jour, à vous les studios...  un joyeux Noël à tous et un bon anniversaire à ma copine Inge !!

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Baston de marrons... le debriefing !!

21 Décembre 2012, 09:51am

Publié par Docadn

Bonjour,

 

C'est la première fois que je me risque à l'exercice du compte-rendu sur une telle série de sucreries. Je n'ai fait que ce que je sais faire, en abordant les marrons presque comme des vins, en analysant l'aspect, parfois les flaveurs, mais surtout les textures...

Trop occupé à manger, je n'ai pas pris de photos. Aussi, les illustrations ci-dessous ont été lâchement empruntées sur le blog de l'organisatrice du hang out : Louise-Raids Pâtisseries. La dégustation a eu lieu dans l'ordre suivant (si je ne me suis pas planté dans mes notes), par paire de marrons.

 

http://2.bp.blogspot.com/-WuOMemC2__8/UNLTiw0wZhI/AAAAAAAAGrw/UxujS6StDD0/s1600/Sabaton.JPG

 

(source Raids Pâtisseries)

 

Sabaton (disponible chez G. Detou)  (22,20€ les 12)

 

Découpe moelleuse, flaveurs délicates de marron. Un sucre assez présent, un goût authentique de marron, ne souffrant aucunement de sécheresse. Il est difficile d'ouvrir une dégustation, mais cet exemplaire me plaît beaucoup par la délicatesse qu'il dégage. ****

 

http://2.bp.blogspot.com/-9go10HV2Lh4/UNLTfzQW6AI/AAAAAAAAGrg/WOnomoV9saA/s1600/Patrick+Roger.JPG

 

(source Raids Pâtisseries)

 

Patrick Roger  (3€ l'unité)

 

Robe très claire, aux flaveurs plus délicates que Sabaton. Une immédiate "liqueur" de café enveloppe puis domine un ensemble bien plus sec que celui de Sabaton. Il est aussi plus pâteux, au sucre plus lourd. Il fait néanmoins l'unanimité auprès de la majorité des autres dégustateurs. Pas moi, Sabaton et son marron de l'Ardèche lui est supérieur. ***

 

http://2.bp.blogspot.com/-t2GdTENKxIw/UNLTZUF-GCI/AAAAAAAAGrA/Xtr29mvrQOc/s1600/Debauve+Gallais.JPG

 

(source Raids Pâtisseries)

 

Debauve & Gallais  (4€ l'unité)

 

Un marron très cassant, comme déjà sec. Une texture bien moelleuse qui ne masque pas la petite sécheresse de l'ensemble. La vanille est dominante, rappelant l'archétype du goût de la crème de marron Clément Faugier de mon enfance. Il y a par contre de véritables morceaux de marrons qui rattrapent un peu l'ensemble très moyen. **(*)/***

 

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(source Raids Pâtisseries)

 

A La Mère de Famille  (prix au kg. 28,60€ facturé pour 10 unités)

 

Aspect très (trop) glacé, encore plus difficile à découper que celui de Debauve & Gallais. Il est très cassant, s'émiettant comme aucun avant (ni après d'ailleurs). texture un poil sèche, sucre dominant, trop peu typique pour ma pomme. **/**(*)

 

http://3.bp.blogspot.com/-_4-Z0YaNLXw/UNLTlO9EekI/AAAAAAAAGr4/OIBsVVEklQI/s1600/Sadaharu+Aoki.JPG

 

(source Raids Pâtisseries)

 

Sadaharu Aoki ** (3€ l'unité)

 

Joli marron, au coeur brillant, comme parfumé à la noisette. Il est hélas extrêmement sucré, avec un profil aromatique de marron très tardif, à cause justement de la prégnance du sucre. Sans parler de l'inévitable sécheresse qui flingue rapidement les chances de briller face à la concurrence. Je constate, avec cette nouvelle expérience, que je n'accroche toujours pas plus avec la vision pâtissière de cet artisan réputé. **

 

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(source Raids Pâtisseries)

 

Pierre Hermé  (37€ les 12)

 

Robe assez claire, au goût immédiat de marron brut. Bien moins sucré que son prédécesseur, il se montre presque nature (merci à la vanille dispensable). C'est réussi. ***(*)/****

 

http://1.bp.blogspot.com/-EsoMSUWFrio/UNLTeI2zEtI/AAAAAAAAGrY/1MtUpN7GqFw/s1600/Marcolini.JPG

 

(source Raids Pâtisseries)

 

Pierre Marcolini (3€ l'unité)

 

Une texture et un goût "comparable" à une pâte de fruits, à la vanille entêtante. Un marron pâteux, plat, banal au global. **

 

http://4.bp.blogspot.com/-u0JRhq1SDRo/UNLTa2t6GzI/AAAAAAAAGrI/drTKqMJmv24/s1600/Genin.JPG

 

(source Raids Pâtisseries)

 

Jacques Genin (4€ l'unité)

 

Un concentré de savoir-faire qui se décline sur un évident pralin, au goût puissant de marron. On peut presque l'aborder comme un gâteau. Pour moi, le plus "pâtissier" des marrons de la série. ****(*)

 

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(source Raids Pâtisseries)

 

Christian Constant (34€ les 10)

 

Un sucre outrageant, un goût de véritable marron assez prononcé, gâché par une vanille opulente. Une impression sirupeuse qui ne fait pas de moi le premier fan du marron de Constant. **(*)/***

 

http://3.bp.blogspot.com/-d1ca_xx-uJM/UNLTcunSrXI/AAAAAAAAGrQ/qdhqWlLZaqs/s1600/JPH.JPG

 

(source Raids Pâtisseries)

 

Jean-Paul Hévin  (3,30€ l'unité)

 

Difficile à couper, un poil sec à l'entame, au sucre généreux. Il s'exprime sur des notes exotiques (ananas) assez intenses, portées par un marron puissant, relativement naturel. C'est sa complexité qui me pousse à le mettre en très bonne place sur le podium. ****

 

Comme résumé la veille, mon podium se compose, dans l'ordre, des marrons de Jacques Génin en tête, suivi par celui de Jean-Paul Hévin, devançant d'une courte tête celui de la Maison Sabaton (seul marron d'Ardèche !!).

Pour revivre l'ensemble de la dégustation, la vidéo est toujours visible ICI. Encore un grand merci à Louise de m'avoir convié à ce "run sucré".

 

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Baston de marrons...

20 Décembre 2012, 06:44am

Publié par Docadn

Bonjour,

 

C'était mardi 18 décembre dernier. Hangout : voilà presque 2 jours que je me la pète avec ce terme 2 ou 3.0.

Une première mondiale, pour ma pomme, organisée avec brio par Louise, intendante en chef du délicieux blog Raids Pâtisseries (rien qu'en regardant la première page, tu prends 11 kgs et tu fais péter ton cholestérol au niveau de celui de Gérard Depardieu),

Valentine et Raphaelle du staff Google (merci à vous 2 d'avoir assisté le boulet informatique que je suis).

 

 

C'est mon aisance informatique qui m'a permis d'arriver avec 10 bonnes minutes de retard sur l'ensemble des convives (composé d'Emilie, Reuven, Virginie, Andrey, Thierry, Anne-Gaël et Rémy).
Je vous laisse découvrir ce "run gourmand" sur la vidéo ci-dessus.

Un exercice interactif vraiment très intéressant. Des avis et des goûts judicieusement opposés par moments. Un podium presque aux antipodes de celui des "pros de la chose"

Le mien fut composé des marrons de chez Génin, Hévin et Sabaton.

Je vous invite à  découvrir les jolies photos et un compte-rendu détaillé sur le site de Louise. Pour finir, je poke à mon tour Virginie, drômoise expatriée chez les gones, chocolatement addict...

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Château de Locguénolé à Kervignac

16 Décembre 2012, 11:11am

Publié par Docadn

Bonjour,

 

2012 restera, de manière relativement marginale, l'année du "revival culinaire local" en ce qui concerne les tables côtoyées. Après Le Gavrinis à Baden, L'Astéroïde à Lorient, me voilà de retour 11 ans et 6 mois (jour pour jour) au Château de Locguénolé à kervignac (56). 

 

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Pour preuve, cette facture, en francs, datée du 02/06/01. Le souvenir (financièrement cuisant pour La Miss) culinaire qui en faisait une table dispendieuse, soignée, classique, au protocole rigide comme des bottes bordelaises au milieu des années 90.

 

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11 ans et demi après, pas de changement notable dans la déco surannée pour certains, authentique pour d'autres.

Le plancher craque, les fauteuils aussi. Un dimanche frais de décembre. Un accueil digne d'un Relais & Châteaux (dont fait parti l'établissement), proposant instinctivement de prendre l'apéritif dans un des 3 plaisants salons en enfilade avec vue sur le parc et le Blavet (plus 1 privatif à la demande). 

 

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grignotages : consommé de crevettes-petits légumes / Céleri Chantilly / Guacamole potimaron

 

Tout en feuilletant les propositions, nous découvrons quelques "échantillons" de la cuisine d'Olivier Beurné dans les grignotages servis.

Un consommé puissant aux crevettes parfaitement saisies, aux légumes idoines, une Chantilly amusante, une tartine nette dans le croisement des saveurs proposées. 

Olivier Beurné, 43 ans, est arrivé courant 2009 au Château de Locguénolé. Succédant à Bernard Pautrat, ce natif de la Haute-Marne a écumé des "maisons cotées" comme Devos en Belgique, L'Espérance à Vezelay (Marc Meneau), ou encore Lasserre à Paris (Marc Daniel).  

Nous terminons nos vins (moyens) pour nous diriger vers la salle à manger située en-dessous des salons.

La Miss a jeté son dévolu sur  "L'éveil de vos sens", le grand menu de la carte (92 €)...

Je me sens obligé Je n'ai pas d'autre choix que de la suivre sur cette randonnée gastronomique en 7 étapes (sans compter la mise en bouche ni les mignardises). 

Embarquement pour 02h00 de spectacle...

 

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Mise en bouche : sot-l'y-laisse & pomme de terre vitelotte


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Crevettes bouquet "vapeur d'orange et thym", Granny Smith, crème de citron vert et tuile de pomme verte

 

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Noix de St-Jacques betterave au vinaigre de framboise, écume de corolle

 

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Cube de Charlotte et Trappe de Timadeuc, émulsion d'oignon, lard de Colonnata et poudre de jambon fumé

 

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Homard bleu rôti, pâtes noires et poireau caramélisé

 

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Joue de boeuf braisée, "tartine" de foie gras, échalotes croustillantes, câpres à queue

 

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Notre sélection de fromages de France

 

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Coteaux varois-en-provence - Clara Luna 11 - Château Miraval

 

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Saveur d'agrumes : sphère de citron jaune, crémeux de citron vert, coeur de Yuzu

 

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Mignardises

 

Grand moment que ce déjeuner dominical !! Passée la gentille mise en bouche, le ballet des "virgules gastronomiques" n'a pas molli un seul instant.

 

Premier choc avec les Crevettes bouquet "vapeur d'orange et thym", Granny Smith, crème de citron vert et tuile pomme verte, terribles de précision, de puissance et de goût. Moi qui rechigne à croquer les têtes de crevettes, j'ai découvert de véritables bonbons caramélisés !! Fabuleux en somme !!

 

La suite fut au diapason de cette surprise. Avec en filigrane, une touche sucrée toujours perceptible dans les différents plats délivrés, comme une référence à l'Asie et sa cuisine.

L'allergique au mélange "sucré-salé" que je suis, n'a rien trouvé à redire sur cette touche omniprésente de douceur sucrée, équilibrée, n'ôtant en rien la force des jus et réductions proposés par ailleurs.

 

Des cuissons magistrales, des portions adaptées, un sans faute pour Olivier Beurné et toute son équipe. 

Sans parler du service : impeccable, courtois, détendu comme on aimerait le rencontrer plus souvent (le "prestige" d'un lieu ne doit pas faire obligatoirement appel à un service ampoulé qui effraie tant de monde...). 

Seule la carte des vins, désuète et onéreuse comme celle d'un resto des années 90, souffre la comparaison avec cette cuisine "lumineuse"...

Un serveur souriant, échangeant naturellement, nous apprenant au passage qu'Olivier Beurné est végétarien... 


Un esthète qui nous a conté, à travers ce menu (qui s'ouvre et se ferme avec le Yuzu), une très belle histoire de cuisine, où nos sens endormis ont croisé des alliances risquées, pour nous gifler les certitudes et les réveiller avec bonheur...

 

Château de Locguénolé

Locguénolé

56700 Kervignac

Tél : 02 97 76 76 76

www.chateau-de-locguenole.com

locguenole@relaischateaux.com

fermé le lundi et mardi midi

 

EDIT : à la demande générale d'Olif, la note 2012 pour clore cet article comme il a débuté... 

 

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Restaurant Mariottat à Agen

12 Décembre 2012, 19:15pm

Publié par Docadn

Eric Mariottat doit être le dernier cuisinier en France (vivant) à se réclamer de Raymond Oliver !! Il raconte que c'est à cause de lui que l'envie de devenir cuisinier est née...

Apprenti à 15 ans et demi, 10 maisons et autant de "maîtres à cuisiner" (dont Ernest Young et André Daguin) plus tard, il s'installe à la périphérie d'Agen à la fin des années 80. Une décennie plus tard, il emménage au coeur de la ville, dans l'adresse actuelle.

Une belle maison bourgeoise, à la cour aérée, nichée dans un dédale de ruelles forcément trop étroites (admirez le pléonasme volontaire, forcément ridicule malgré son signalement).

 

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Un aller-retour dans le Sud-Ouest pour fêter les 40 ans de ma coiffeuse. Quelques heures avant la grosse beuverie sauterie, je m'offre un déjeuner en solitaire, dans une tenue légèrement déconnectée du lieu.

C'est en effet sapé comme un montreuillois (sans sa trottinette) faisant son marché le samedi matin, que je passe la porte de "la table la plus huppée" de la préfecture du Lot-et-Garonne.

Un accueil en cohérence avec "l'esprit et le standing" de la table. Je n'ai pas de réservation, le sourire demeure. On m'installe dans un joli salon "bourgeois vieille France" au charme et à la patine sans artifices. 

Une explication détaillée, souriante de la carte, ainsi que les suggestions du jour, anime le triste sauvignon local qui m'est servi en guise d'apéritif.

J'opte naturellement pour le "menu du marché", communiqué de "bouche à oreilles"...

 

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Grignotages

 

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Mise en bouche : crème de panais, chips de carottes

 

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Risotto, filet de truite, jeunes pousses de salade

 

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Pintadeau, légumes et son jus épicé

 

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Clémentines, sorbet mandarine, tuile de caramel

 

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Mignardises

 

Un ballet de 55 minutes, parfaitement orchestré, au rythme soutenu, très plaisant pour le gourmand impatient que je suis. Cette grande séquence ci-dessus m'a été facturée 26 € (hors boissons et café) !!

Dès les grignotages (mention particulière pour le nem au lapereau), l'ambitieuse cuisine d'Eric Mariottat s'affiche.

La mise en bouche, telle une caresse automnale, détend langoureusement le palais pour le gifler immédiatement après, avec l'entrée.


Une entrée subtile, au risotto bien collant, agrémenté d'un souffle végétal, fil aérien s'opposant intelligemment aux accents carnassiers et aquatiques des filets de truite....


Le plat secoue encore mes sens, avec cette cuisson au millimètre de ce pintadeau moelleux, ne souffrant d'aucune sécheresse, rehaussé d'un jus épicé-corsé puissant (un poil salé), de légumes admirablement traités, donnant à l'ensemble une posture altière indiscutable...


Redoutant, depuis deux décennies, le moment du dessert, je laisse venir les agrumes, pieds trempés dans le jus couleur jaune d'oeuf, pour me faire scotcher la cavité buccale et l'expression générale de ma tronche bobine, dès les premières bouchées de cette "vitamine C reconstituée". Un très grand dessert, dont la seule évocation me fait encore saliver !!


Les mignardises (un cran en-dessous, soyons honnête) ont empli les derniers cm3 encore disponibles dans mon estomac.


Cet "extrait" de la cuisine d'Eric Mariottat m'a tout simplement enchanté. Un déjeuner au rapport qualité-prix impressionnant, au regard du haut niveau délivré (une étoile au Gros Rouge amplement méritée).

Pas un creux notable sur cette longue séquence (hors 2 mignardises). Difficile de voir de quelconques "escoffiades" dans les salves servies...


Eric Mariottat semble s'être définitivement affranchi de ses "maîtres à cuisiner". Il offre une cuisine bourgeoise dépouillée de ses attributs, sans en trahir l'esprit.

La peinture "dite contemporaine" semble avoir inspiré sa cuisine. Les spécialistes (dont je ne suis pas) y trouveront l'épure, assise une base technique solide, vivante, vibrante.  


Certains se focaliseront sûrement sur le service un peu "province" (francilien, ce message est pour toi), très "dress-école hôtelière" (hipster amateur de serveuses au percing sur petites lèvres, ce message est aussi pour toi), légèrement ampoulé (skater amateur de serveurs tatoués te tutoyant, ce message est encore pour toi).

Oui, so what et alors !? 

Il suffisait d'observer le couple d'anglais s'extasier devant chaque assiette, chaque présentation (sortant leur appareil photo après m'avoir vu à l'oeuvre), gloussant presque à chaque bouchée (j'ai même cru que la fille allait nous faire le remake de la scène du Kat's de "When Harry Met Sally", quand le splendide dessert au chocolat est arrivé sur sa table), pour s'affranchir des derniers doutes sur le plaisir vécu...


"Manger comme un prince" au prix d'un menu  "Hippo Plaisir", mon choix est fait !!

 

Christiane et Eric Marriottat

25 rue Louis-Vivent

47000 Agen

tél : 05 53 77 99 77

www.restaurant-mariottat.com

contact@restaurant-mariottat.com

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L'Atelier Vivanda by Akrame Benallal à Paris

6 Décembre 2012, 12:13pm

Publié par Docadn

Bonjour,


Tapez par curiosité l'identité d'Akrame Benallal sur "la concierge du net", vous y trouverez de quoi retracer son parcours en moins de 2. Ce que je ne me suis pas privé de faire pour écrire le préambule de ce billet. 

C'est donc à Tours, que le jeune Akrame Benallal se fait connaître. Au Château des 7 Tours d'abord, puis au Trendy, qui deviendra "L'Atelier d'Akrame".

Passé par chez Gagnaire, Solivérès, Adrià, c'est à la fermeture de son Atelier que sa popularite "explose". Il monte à Paris, cherche à travailler de la même manière qu'à Tours, tout en exorcisant l'échec de cette première expérience. "Le plus dur n'est pas d'exister, mais de durer" (sic)... 

 

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(source Vivanda)

 

C'est dans la rue Lauriston qu'il s'installe courant 2011, dans ce qui fut "Le Bistrot Lauriston" de Guy Savoy. Un nouvel Atelier de 26 couverts, immédiatement récompensé par une étoile au Gros Rouge... 

Il est, depuis, un peu la nouvelle coqueluche du microcosme médiatique parisien de la table, comme le fut Gilles Choukroun en son temps...

Mais Akrame a encore faim et soif... En cette fin d'année 2012, il ouvre L'Atelier Vivanda, pile en face de son actuel piano...   

 

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Il a confié la plancha à Nicolas Tissier (ex-Jean-François Piège). Vivanda est un "bistrot à viandes", concept très couru depuis (au moins) 3-4 ans.

Ces bistrots poussent, à Paris, comme de l'acné sur le visage d'un ado. On ne compte presque plus les tables dédiées à la "boucherie cuisinée" (Le Severo, Beef Club, Bang!...).

Une mode qui s'est déclinée sur les burgers (qui ne propose pas un burger sur la carte peut considérer avoir raté sa vie), pour aboutir sur les actuels food trucks, quintessence du "j'aime faire la queue par -1000 °C pour manger debout, sous la pluie, un burger à 10 €..."


Pour L'Atelier Vivenda, Akrame nous a mis des tables Charles Ingalls épaisses comme des billots de boucher, mais larges comme des guéridons de terrasse de café.

La déco est simple, un poil dépouillée mais très loin de l'ambiance "chaînes à barbaques". Les serveuses sont dotées de jolis tabliers en cuir, quand le cuistot opère dans un aquarium semi-ouvert face à la salle principale...


Nous sommes 7 ce soir-là à table (8 à la fin). 6 fidèles estomacs ayant répondu à mon appel au secours de "paysan qui descend en ville". Content de retrouver ce petit gang (sans Bang!) urbain de passionnés, pour le coup affamés...

Une formule à 35 € pour la séquence entrée-plat-dessert, voilà une première bonne nouvelle dans un quartier où certains bars à hôtesses vous offrent juste un sourire pour le double de cette somme...

 

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J'ai raté les grignotages "grouiquesques", mais pas mon premier verre de Crozes-Hermitage "Et la bannière 2011" de Matthieu Barret, à la trame très serrée, comme fermée, très peu sexy ce soir-là, sûrement trop jeune pour sortir sans sa mère (je parle de l'ourson, pas de Matthieu !!)....

 

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Velouté Dubarry

 

Un velouté crémeux, "réconfortant comme un thé devant la cheminée après avoir passé deux plombes sous la pluie", à l'acidité "flottante" agréable (herbes ?!). Un potage raccord avec la saison et le froid externe. Une bonne entrée, directe, bien foutue.

 

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Coeur d'entrecôte black angus

 

Une viande surprenante, peu marquée par la "maturation" et la cuisson (plancha). J'entends par là, une certaine neutralité gustative quand on aime, comme moi, le goût subtil (ou pas) de la cuisson au charbon.

Un morceau très tendre, onctueux, relativement gras mais pas écœurant, sans le fibreux qui donne souvent la mâche et parfois de la longueur à cette dernière...

La découpe est épatante, aussi peu résistante qu'un gardé à vue dans la même rue 70 ans plus tôt...

Les accompagnements disponibles sont, hélas, peu variés. Entre la patate La pomme de terre déclinée de 5 façons différentes !! Autant aimer le féculent qui concourt, ici, au titre "du meilleur ami de la viande"...

 

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Ce Côte de Nuits-Villages 10 (Didier Fornerol) flotte un peu en bouche. Pas mauvais du tout, juste un peu brouillon pour moi dans son expression...


 

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Nous sommes plusieurs à vouloir de la crème brûlée. C'est un grand plat à partager qui arrive. Une bonne idée, qui donne le supplément de convivialité que les tables de 2 ne provoquent pas naturellement pour les groupes.

Un dessert, qui respecte les critères en vigueur d'une bonne crème brûlée. Nous la dévorons à 4 puis à 5.... Voilà un défaut : beaucoup trop petite pour 4 fanas de crème brûlée !!


 

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Vouvray - Foreau - Moelleux 09

 

Le dernier vin sera le "bon". Un moelleux 09 "tendu comme un string d'Isabelle bourré de pétales de roses"... Acidité remarquable, équilibre modèle pour un 09 !! Chapeau Philibert & Co...

 

Un service juste, effacé, sachant se faire entendre en douceur avec un groupe dissipé comme le nôtre comme tous les groupes...

Akrame Benallal quittera même son piano d'en face pour claquer la bise à Eric Guerin, serrer la main d'Alain Neyman et les nôtres. Il échangera 5 bonnes minutes, naturellement, avec nous...

 

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En conclusion, un menu tarifairement "sage" par rapport à d'autres bistrots à viandes.

Une réserve sur certains suppléments de la formule, qui frôlent le "vol à main armé" (35 € par personne pour la côte de boeuf pour 2, ou encore 20 € pour le coeur de black angus de 500 g).

Une pratique "benchmarkée" sur le gastro, où Fabrice disait avoir vu la même "déconnexion" sur la formule du midi à 35 € , avec un supplément de 60 € !!

Carte des vins jeune, relativement pertinente, aux coefficients peu choquants par rapport à la concurrence.

Ces "diffractions" pèsent peu sur mon avis, globalement positif, portant sur une cuisine simple, qui colle aussi bien à l'air du temps qu'à nos vêtements...

Encore merci à Isa, Alain, Chrisos, Oanèse (et la mamie-nourrice), Mix, Fabrice et Louise...

 

L'Atelier Vivanda

18 rue Lauriston

75016 Paris

Tél : 01 40 67 10 00

www.ateliervivanda.com

réservation fortement conseillée

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