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EscapadeS

Florilège de dégustations XXX

28 Février 2013, 18:54pm

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Et de 30 !! Trève de bla bla, on fonce direct !!

 

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Mondeuse Persan - Vin de Pays des Balmes Dauphinoises 09 - Domaine Nicolas Gonin

 

Nez ligérien, agrémenté de fourrure, rafle, aux accents de syrah (il va pas aimer le Nico là ), louchant aussi sur le beaujolais : un pur nez de "raisins backpackers" !! Une attaque d'abord délicate, qui vire au corsé. Le déroulé reste frais, dense, "crayeux", dans un esprit final "cab' franc gourmand, aérien et salivant en finale". ***

 

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Extraits d'automne 10 - Grignan les Adhémar  - Laurent Bès

 

Joli nez "granuleux" de grenache, riche, relativement fin, à la syrah sous-jacente, à la fraise dominante. Une attaque franche, pleine, fraîche, à l'acidulé prononcé, assez rustique, à la syrah en pointe, aux faux airs nordistes. Ce caractère septentrional s'affirme au fil des gorgées, avec des épices très démonstratives. A J+1, le nez crémeux, l'emphase de la syrah ne faisant plus de doute. ***

 

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Champagne Fidèle (R08) - Vouette & Sorbée - Dégorgé le 08/12/10

 

Belle robé dorée, "mousse de bière", nombreuses bulles très nerveuses défilent au générique de mon 1er verre de réveillon de Noël (quand je vous dis que je suis à la bourre, ce n'est pas qu'une image !!).

Pain chaud et fruits blancs s'enlacent autour des capteurs que sont mes poils de nez. L'attaque est très finement oxydative, puissante, vineuse, à l'acidité élevée, à la finesse crayeuse très expressive, à la bulle taillée au laser... "le toasté compense l'acidité", dixit La Miss !! Un champagne superbement équilibré. ***(*)

 

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Meursault - Les Corbins 08 - Vincent Dancer

 

Nez typé d'Ikea de "chardo bien boisé élevé", juvénile. Une attaque boisée comme à l'attendu, relativement fruitée, très finement perlante, digeste, aérienne, presque trop courte. Le lendemain, le nez est plus éthéré, moins marqué par le bois, au berlingot dominant. D'étonnants fins sr ponctuent la très belle matière proposée. L'ensemble est plus gras, plus "noble", aux superbes amers vibrants. Un vin tout juste à l'aube d'une "belle carrière". ***/***(*)

 

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L'Hurluberlu  11 - Saint-Nicolas de Bourgueil - Sébastien David

 

Nez de carbo, un poil lourd, presque "boisé", aux flaveurs intenses de fourrure. Ça pète de fraise, avec une tronche presque rhodanienne, où le menthol s'incruste sans vergogne. L'attaque est douce, très fruitée, un poil austère par moments, à l'acidulé suffisamment expressif pour patiner ce côté "mormon-rieur" involontaire. Un Hurluberlu qui va lentement se détendre du col, pour délivrer un cab' franc enfin joyeux, suave et gourmand, à l'amer juste. ***

 

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Sauvagine 11 - Coteaux du Languedoc - Domaine Hautes Terres de Comberousse (Paul Reder)

 

Un nez "pommadé", qui "muscate" intensément, aux fins effluves de poire, très trop sudiste dans l'âme. Un perlant généreux, un "gras-sudiste-mollasson" assez peu sexy, fatigant pour mon palais. *

 

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Jacquère 10 - Vin de Savoie - Domaine Dupasquier

 

Miel, roche humide, craie, fleurs égayent ma truffe rongée par la boisson  mon appendice nasal. Une mise en bouche perlante, immédiatement très fruitée, "chardonnesque", longiligne, aux amers fins, classieuse même. Le poivre blanc et la finale salivante en font un sacré bon vin, pour moins de 8 € !! *** 

 

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Changyu 10 - Cabernet Gernischt Blend

 

Boisé assez fin, plutôt rhodanien, se déclinant sur le café-moka dense. La suite fut un cauchemar sans nom. C'est tout simplement imbuvable !! Je n'exagère pas, puisque j'ai dû trouver un évier d'urgence pour recracher cette abomination oenologique !!

L'impression de boire voir toutes les forêts de Finlande (avec les feuilles, les branches, les écureuils, leurs morpions, etc..) tenter de s'implanter dans mon palais !! Une arme chimique qui devrait être interdite à la vente, tout en donnant l'espoir à pas mal de mauvais vignerons branleurs des vignes et du chai, de pouvoir refourguer leurs merdes à des ignorants, ou des palais plombés par des décennies de dégustations de parquet en chêne en bouteilles... 000

 

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Vin de Pétanque 11 - Domaine Mas de Libian

 

Nez réduit, à la grenache dominante, dense, crème de fraise, caramel, cassis, pas très envoûtant. Une attaque fraîche, suave, qui "syrahte" agréablement. Ensemble plein, quasi "nordiste", caressant, droit, très charmeur, à la fraise démoniaque, louchant dangereusement sur le versatile Côtes-du-Rhône de Laurent Charvin, dans sa meilleure expression. ***(*)

 

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Glou 11 - Jean Delobre - Domaine La Ferme des 7 lunes

 

Olive verte (tapenade qui disent les spécialistes qui n'en mangent pas), acidulé, métal et réduction ouvrent le bal. Matière perlante, à l'expression forcément très syrah, mêlant métal, gourmandise, fruit, bel amer discret, fraîcheur, suavité, font de ce Glou un très joli canon à prix pas boulet du tout (moins de 10 €). ***

 

Voilà pour ce XXXème rendez-vous de comptoir (très perlant, quand je me relis !!), la PAB (pile à boire) s'étiole quand la PAC (pile à commenter) ne baisse guère !!

 

A plus, dans le bus... 

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Vendredis du Vin #53: Orange Mécanik…

22 Février 2013, 06:53am

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Épisode #53 des Vendredis du Vin...

 

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(Rémy Bousquet)

 

Le pitch 

Une "bloggueuse-caviste-grande gueule-belge-troll de Twitter", décide un beau jour de février 2013 de prendre le pouvoir, instaurant une thématique à son image : tordue !!

 

La genèse 

Parce que Madame a eu la chance de goûter de bon vins orange s'est dit que c'était l'hiver, qu'une cure de vitamines s'imposait, paf, elle décrète que tout le monde doit foutre du jus de Casimir dans son verre !!

 

Le brainstorming 

Mais c'est pas possible de nous pondre des thématiques pareilles !! Pourquoi pas "les vins élevés dans des caves exposées nord-ouest avec véranda en alu brossé et salon en rotin, ont-ils des prédispositions à passer des vacances nudistes au Cap d'Agde, avec Eddy Mitchell à jeun" ?! 

 

Le dogme de Lars Von Trier

Qu'ils soient orange par leur couleur, par leur appellation, leurs arômes, leur type de vinification (les sacrés pinards  de macération, d’amphores, etc), leur étiquette… Le champ des possibles est vaste, ça vous permet d’aller à peu près partout. Tant qu’on y trouve de l’orange.

 

Et puis ?! Ça me fait une belle jambe (sans peau d'orange) !! Cause toujours, ça me gave déjà le steak avant même d'y brûler 3 neurones ton truc !! C'est bien parce que tu balances 167 conneries à l'heure que je veux bien faire ton VdV en tant que Zidente, mais là, tu nous gonflerais presque !!

 

Comment ça de qui je parle ?! Mais si, je vous ai déjà parlé de la tarée l'originale en question. Même qu'elle a été la première bloggueuse à gagner une Escapalme d'Or !!

 

La révélation 

 

Je reviens à mes agrumes. Je mate autour de mon bureau, histoire de trouver une piste, une idée (oui, il faut savoir que beaucoup d'idées à la con naissent le cul posé sur une chaise, beaucoup moins en pionçant sous un pommier, ou en se baladant avec un cerf-volant un soir d'ora(n)ge !!). 

 

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C'est le seul truc orange présent sur mon bureau (j'entends d'ici des rires sardoniques !!). Eh quoi ?!? C'est ma tirelire (en dépôt de bilan depuis mes vacances à la neige), elle est orange,  n'a jamais été fistée sur une quelconque étiquette !! Bon, et alors ?! 

 

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Le climax 

 

Coccinelle = orange = pas d'idée = laisse tomber, va-donc chez ton caviste !!

 

Le script doctor 

 

Le problème (j'en suis responsable à 67,23%), c'est qu'il me faut pas loin d'une heure avant d'aborder le sujet : bla, bla, bla "ski", bla, bla, bla "Dive, trop froide pour les rouges", bla, bla, bla, "t'as vu les tarifs de Fosse-Sèche", bla, bla, bla, "c'est bon Mélaric", bla, bla, bla, "Fanny Sabre aussi"...

 

Le casting 


"Au fait, j'ai Vendredi du Vin demain (très prévoyant le gars), t'as rien du type" :

 

  • Vin de la Principauté d'Orange, ou vinifié à Orange (elle fait chier la Sand' )?
  •  un pif avec une étiquette orange (putain de thème à la con) ?
  • un pif orange ou pas loin (c'est naze comme une chanson de Lou Doillon ce thème) ?
  • je te demande même pas si tu as du vin géorgien ?! 


Nous faisons 2 17 fois le tour du magasin. Pas d'étiquette orange, plus de vins produit à Orange, puis...

 

La mise en scène

 

"Tiens, j'ai ça !!". Oui, en effet, c'est orange. Allez zou, j'embarque !!

 

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Le jeu d'acteur    

 

Une petite heure au "frigo-bio" (c'est à dire dehors) tout en fredonnant les paroles de circonstance de la chansonnette, puis vint l'heure de scalper la quille.

Le nectar, lentement, s'écoule dans le verre, "attestant de visu" que la robe est à l'attendu du drastique cahier de charges nuancier colori imposé. 

 

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Puisque c'est le thème, attardons-nous un peu sur cette robe aux couleurs des merlus de feu les tenues du personnel de la DDE l'Équipement !!

Ben y a pas à dire, c'est bien orangé. Pas "orange-évolué", non "orange-jeune", comme un jaune d'oeuf foncé d'une poule nourrie "proprement", ou du sirop d'érable...

 

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Un nez flétri, riche, versant sur l'abricot, teinté de café, glissant sur le caramel. L'attaque est fraîche, éthérée, un poil lâche, comme un squelette en carence de calcium.

Puis, les gorgées s'enchaînent. L'acidité sous-jacente se réveille, structurant enfin la molle ossature offerte.

L'ensemble est très digeste (comprendre "pas fatigant comme des louches pleines de miel de pays dans la gueule"), à la finale forcément subjective d'ORANGE sanguine **(*)!!

 

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Vent d'Hiver 2007 - Domaine Chiroulet - Vin de Pays des Côtes de Gascogne

 

Bon, c'est moins violent que "A Clockwork Orange", mais quelle galère de pondre un scénar' aussi puissant et complexe qu'un long métrage de Max Pécas sous Xanax !! 

Voilà Zidente, c'était mon laborieux billet !! Je devine que tu avais rêvé d'un autre flim (oui, on dit flim quand ça ne parle pas de cyclimse), mais bordel, vin+orange, c'est pire qu'une dissert' de philo en araméen quand tu n'as fait que Bruce Willis en 1ère langue !!

C'était VdV#53 ORANGE en direct de BzH, à vous Liège !!

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Aux P'tits Oignons à Angers...

19 Février 2013, 12:39pm

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Suite et fin du périple ligérien, avec la découverte d'une "nouvelle" table du paysage angevin. De longues tractations, en coulisses, ont été nécessaires pour choisir notre table du soir.

C'est que vous ne vous rendez pas compte des négociations quasi onusiennes pour faire asseoir un limousin aux portes de la cinquantaine, sous perf' d'Oxyboldine depuis 1983, à une table de resto ?!


Il est quasiment plus aisé d'obtenir un poutou en public entre Netanyahou et Ahmadinejad, que de traîner le vioque à table sans qu'il risque une indigestion après la mise en bouche !! 

Après 3 semaines 3 jours de recherches et de concessions mutuelles, nous avons opté pour  "Aux P'tits Oignons", sise au 14 de la rue Cordelle à Angers.


Notre chevelu local, Fifi, nous rejoint directement à la table dudit établissement.

Une déco "hésitante", sans fil conducteur, un peu "hétéroclite" par les "styles" et couleurs croisés.

Pas désagréable, mais pas folichonne non plus (je ne suis pas loin de croire que Valérie Damidot et sa clique de bricolos du dimanche, ont un jour entendu des voix, qui leur commandaient de "décorer à la truelle toutes les maisons de France et de poser des bougies chauffe-plats partout"... si seulement quelques sympathiques anglois pouvaient leur réserver le même sort que Jeanne d'Arc !!). 


Voilà 3 ans qu'Anne et Nicolas Ruau ont repris cet établissement. Nicolas Ruau est sommelier de métier. Il a notamment exercé ses talents au Crillon (époque Jean-François Piège). 

 

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Accueil sobre, pas très chaleureux, presque distancié de la part de la patronne.

Une immense ardoise propose les combinaisons croisées de 2 menus. Après avoir posé les équations et autres dérivées secondes, nous comprenons que le "menu du haut" met les entrées à 12 €, au lieu de 6 pour le "menu du bas" (désignation totalement personnelle, moins exclusive que "menu moyen 2" et "menu de pauvre 1"), tout le reste étant commun.  


Pour les plats, un nouveau chef. En effet, Antoine Thomas n'est plus à la tête des cuisines.  Ce dernier a repris "La partie de Cartes" à la fin de l'année dernière.

Le resto s'appelle désormais "L'Astuce", 57 avenue Victor-Chateney, toujours à Angers.


Aux P'tits Oignons, on fait toujours dans la cocotte, concept semble-t-il toujours en vogue à Angers, relativement éculé ailleurs à Paris. 

Tout "absorbés" que nous sommes par la carte des vins, nous traînons un peu dans nos choix, avant d'opter pour le "menu de rupin 2".

 

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Noix de St-Jacques, mousseline de topinambours et jus au lard paysan

(12 €)

 

De belles noix charnues, un jus un poil salé, une mousseline purée de topinambours correcte. Une bonne entrée au global, portée par la parfaite cuisson des noix.

 

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Filet de lieu jaune, fondue d'endives et émulsion de beurre blanc à l'orange

(16 €)

 

Servi en cocotte, un filet relativement généreux, à l'aspect un poil sec cuit. Il se révélera moins catastrophique sous la langue, avec une cuisson à coeur "plus juste", mais comme toujours souvent too much pour moi !!

Côté accompagnements, c'est l'amertume (de l'endive, un peu l'orange) qui signe le plat. L'endive que je ne supporte que crue, est pour le coup fort bien accommodée ainsi. Un plat là encore soigné, à l'ail un poil généreux...

 

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Sablé breton aux pommes caramélisées et parfait caramel (6€)

 

Sympathique dessert chaud-froid, au caramel outrageusement trop sucré, au sablé honnête, aux pommes justement saisies. 

 

Côté liquides, nous avions l'embarras du choix. Le patron-sommelier a, il faut le reconnaître, vraiment soigné sa carte des vins :

Blot, Redde, Dagueneau, Cotat, Dauvissat, Coche Dury, Raveneau, Mas Jullien, Clos Rougeard, Bonneau, Montcalmès, Rayas, Soria, Trimbach, Alliet, Jamet, Gangloff, Grange des Pères, etc ...

Un inventaire à la Prévert à faire saliver tout buveur d'étiquettes, mais aussi tout amateur assoiffé, soucieux de ne pas se faire tondre par les coefficients généralement pratiqués...

 

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Ici, Nicolas Ruau a construit une solide carte des vins (dont il fait vieillir quelques références, pour les servir à leur "apogée") aux coefficients oscillant entre 1,5 et (très rarement) 3 !! 

 

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Ce soir-là, ce fut Chablis 1er Cru - "La Forest" 05 - Dauvissat (45 €), qui prit son temps pour s'ouvrir, délivrant opulence, relative rondeur et prégnance standard.

Ce fut bon, sans pour autant me défroisser le calbut, ni soulever le moindre mouvement involontaire dans le Thermolactyl du limousin, quand Fifi avait le Freegun frétillant... 


Un service cohérent, relativement ouvert, sympa (nous avions des fonds de quilles généreusement offerts par les Delesvaux, aucune objection, ni droit de bouchon réclamé par la direction).


En conclusion, une cuisine soignée, aux sympathiques accents gastro, aux cuissons "maîtrisées", aux saveurs pertinentes (teintées d'approximations mineures), à la carte des vins commercialement intelligente...

 

Restaurant Aux P'tits Oignons

14, rue Cordelle

49100 Angers

tél : 02 41 86 06 31

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Greniers St-Jean à Angers... Part II

7 Février 2013, 07:04am

Publié par Docadn

Bonjour,

Après la litanie des blancs, voici venue celle des rouges, théoriquement deux fois plus courte au vu des échantillons couleur sang, deux fois moins nombreux que les blancs...

En effet, seulement 63 rouges croisés contre 117 blancs... 

Une tendance assumée, se reflétant aussi dans ma cave, comme aspirant à y voir à terme, une vraie parité...

 

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C'est le Mas de Mas de Libian qui ouvre le bal, avec des rouges moins avenants qu'à l'habitude, comparés au coup de coeur pour le 11, goûté à St-Nazaire. Seule Calade 11 propose le soyeux, la caresse et la mâche attendus. Une expérience intéressante avec le "brut de cuve" de Bout d'Zan 12, déjà très gourmand. 

 

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Une des déceptions du week-end, avec des rouges qui n'ont pas rattrapé le côté "trop nature" des blancs. Seul le Gevrey 11 sauvait tout juste les pieds des meubles, malgré la bonne humeur naturelle de Dominique Derain.

 

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Seb' David a toujours le même problème avec les Greniers : la date de ses mises. Une fois de plus, de 5 à 10 jours de mise maxi, pour deviner le potentiel de ses vins ne leur rendent jamais grandement service.

Hurluberlu 12 signe toujours le "gourmand aérien", quand le dernier vin de Patrimoine SD, Dithyrambus, propose soyeux et bel acidulé, derrière une gangue prégnante de bois.

 

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Retour chez les Mélaric, pour des Billes de Roche 10 épicées, quand Clos de la Cerisaie 10 oscille entre suavité et austérité. 

 

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Chez Tissot, le Trousseau 11 est un chouette "100% pur jus frais de glouglou aux épices et aux fruits"...

 

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Chez Fosse-Sèche, c'est au tour d'Eolithe 09 (98% de cab' franc et 2% de cab' sauvignon) d'entrer en scène, pour nous délivrer un beau jus mûr, gourmand, au crayeux très marqué. 

 

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Grosse série chez Mas Del Périé, pour découvrir des vins aux antipodes du cliché des mastodontes trop souvent croisés. Ici, on fait rimer fraîcheur et finesse, mais aussi astringence et surmaturation sur certaines cuvées, à la digestibilité forcément limitée.

 

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Chez Elisabetta Foradori, quand les blancs m'ont laissé de marbre, les rouges ont un racé et une élégance indéniables. Mais une "immédiateté" forcément limitée sur les 10, que le 09 un peu chaleureux rend plus aimable. 

Un arrêt chez Gramenon, avec tous les 12 en dégustation. Peu d'émotions, jusqu'à la Mémé 12, au velouté diabolique. 

 

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Mais c'est encore un "sans-grade", un "anonyme", qui va (enfin) nous donner la gifle buccale. Nous avons vite oublié les viogniers 11 et 12, ainsi que le St-Jo 10 blanc de Jean-Pierre Monier, pour nous atteler à ses rouges.

Un St-Joseph 11 immédiatement gourmand, supplanté par un Châtelet 11 bien plus complexe, quand Terres Blanches 11 est déjà plein, ouvert, totalement "dispo". Jean-Pierre Monier est un peu comme un Facteur Cheval, dont l'oeuvre sera reprise, on l'espère, par son fils (à ses côtés lors de ces Greniers). 

 

Tant que nous sommes au pays de la syrah, deux mots sur La Ferme des 7 Lunes, à la Syrah 11 juteuse, au St-Joseph 11 gourmand, plus complexe, quand la version "Chemin Faisant" 11 explose de fruits.

 

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Le Domaine de la Fourmente nous avait épatés l'an dernier avec sa cuvée de vieilles vignes de grenache Garrigues 11. Regoûté cette année, le charme n'est plus. Même la cuvée Native 11 et Amour de Fruits 12 nous laissent sur notre faim.    

 

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A quelques mètres, c'est chez "l'homme au bonnet" que nous posons notre verre à pied. De jolies fulgurances sur les vins de Jean David, mais peu de "décollages". Mention spéciale pour Bonnet 11 (vieilles vignes), fin, net, droit, à la pureté (presque) justifiée du sans soufre.

 

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Déception relative sur l'accueil et les vins du Domaine des Bruyères. Seule la cuvée "Entre Ciel & Terre 10" dépasse du panier, mais n'arrive pas à nous scotcher, comme la version 09 de l'an dernier. 

 

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Chez Mathieu Barret, c'est Gore 09 (Cornas) qui réveille par sa finesse, son élégance et sa douceur, nos papilles fatiguées. 

 

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Nous terminons ce marathon liquide par le Domaine de la Vieille Julienne, qui signe les plus jolis "toucher de bouche" rouges du week-end, malgré l'austérité relative des jeunes jus proposés. 

 

Comme d'habitude, de légitimes regrets, des impasses souvent (in)volontaires, des pans entiers zappés (Languedoc, Roussillon, Provence, etc...), bordel !! C'est physique un week-end dégust' !!

Je n'imagine même pas 5 jours à ce rythme !! Juste la satisfaction, malgré le chiffre relativement important des vins dégustés (180), d'avoir échangé, parfois durablement, avec les parents passionnés des vins présentés...

 

Greniers St-Jean 2014 ?! Why not !!

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Greniers St-Jean 2013 à Angers... Part I

4 Février 2013, 17:47pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Il va nous falloir quelques années pour nous débarrasser du vocable "Renaissance", pour les désormais "Greniers St-Jean".

Encore 2 à 3 ans à se dire "on se voit à Renaissance", puis on dira : "on t'as pas vu cette année aux Greniers ?!".

 

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Edition 2013, la 3ème pour ma part, avec l'impression de commencer à vivre le syndrome  "un jour sans fin".

Les mêmes tronches (comme moi, en avance) attendant un collègue, un potentiel client pour dealer au cul de la Dacia des "vins débettanisés".

L'occasion de (re)voir tous mes cavistes en moins de 02h00 sur 16,46 mètres, alors qu'ils sont distants, pour certains, de plus de 50 bornes. Tiens, un autre alcoolique qu'on n'a pas revu depuis... l'an dernier en fait !!

Des repères rassurants comme "une soupe à 18h30 dans une maison de retraite", ou des signes avant-coureurs de lassitude ?!

Et pourtant, les bonnes comme les mauvaises surprises, sont toujours légion dans ce "marché couvert".

Tout d'abord mes chiffres : 117 blancs, 63 rouges, (plus un "petit blanc à kir" dégusté au cul d'une Peugeot). Comment voulez-vous que je résume 181 levers de coude et quasiment autant de crachats ?!

 

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La grosse Faria feignasse qui sommeille en moi, va pour le coup vous donner les moments forts, ainsi que quelques déceptions notables, inattendues...


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Samedi 02 février, 10h00 pétantes !! Me voilà en compagnie de Fifi l'angevin, motard amateur travaillant une calvitie naissante à coups de casque rembourré à la toile émeri, pour attaquer les bulles tant honnies par Alain T, ex-pivot du CSP Limoges.

 

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Franck Pascal, Larmandier-Bernier, Françoise Bedel, Fleury, Marie-Courtin, quatuor de la Champagne pour "se faire le palais".

Une très belle série pour déjà succomber au crémeux de Concordance 10  (Marie-Courtin, 100% pinot noir, extra-bt, non dosé, vinifié sans soufre) au volume extravagant, vineusement éthéré, à la finale fine, savoureuse que même l'JC a trouvé superbe (encore un ennemi de la roteuse) !! 

Un Guillemot 11 fermé, qui m'a laissé les lèvres beurrées et insatisfaites, comme les vins des Vignes du Maynes.

Même impression en demi-teinte, avec le Château de Béru, où seul le Vaucoupin 11 était "juste pas mal"

 

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C'est dans le Jura que notre moral est remonté, grâce à Indigène 10 et son affriolante bulle, malgré un caractère fermentaire.

Mailloche 10 (mise d'une semaine) donnait dans le vernis et les fruits qui pètent, quand Curon 10 ("l'Montrachet du Jura" qui disent ces frimeux de collinards) délivre une élégance absolue et un étonnant "joli crayeux".

 

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Chez les Mélaric, les Billes de Roche 10 sont fines, droites, nettes, quand Clos de la Cerisaie 10 donne dans un registre plus mûr, plus épicé et crayeux...

 

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Chez Fosse Sèche, l'extinction de voix du vigneron n'empêche point l'expression relativement tendue d'une sympathique Arcane 10

Chez Carème, ben c'est Carème justement ce jour-là !! Moins gourmands, plus en dedans, peu bavards, sauf le Pet' Nat 10 !!

 

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Petit crochet chez les Delesvaux. Le couple, "banane et bonne humeur à revendre" propose Feuille d'Or 11, à la fraîcheur, à l'acidulé inouï, un équilibre remarquable avec 15 g de sr. Dix grammes plus haut, Authentique 10 "safrane", "abricote" avec là encore, une acidité modèle... 

Grosse déception au Clos de l'Elu, que je n'ai jamais mal goûté à ce jour, ben c'était le jour !!

Richard Leroy, notre barbu hivernal, proposait des Rouliers 11 volumineux (au regard de la maigreur de certains 11 croisés dans l'heure précédente), que Montbenault 11 surpassait dans la foulée, avec une finesse de rugbyman-violoncelliste !!

 

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Je ne cache pas une certaine méfiance en arrivant sur le stand de Maï Sato & Kenji Hodgson. Faia 11 par sa fraîcheur, sa précision et ses belles épices fera tomber mes préjugés à la con...

 

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Autre méfiance (mais cette fois-ci justifiée par des dégustations antérieures). La Pointe 09 (élevé 2 ans en fûts) détonne par son équilibre sucre/acidulé, quand La Rue aux Loups 11 (8 g de sr), me ravit avec ses fruits acidulés et sa tonicité, malgré quelques amers saillants.

 

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C'est chez Clément Baraut que nous prenons une double, voire une triple, mandale avec les Savennières 11, et 11 sans soufre, à la netteté, à la longueur et aux amers vibrants rares. Le Moelleux 11 est aussi superbe d'équilibre et de force !!

 

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Les longues escales chez Zusslin & Josmeyer sont probantes, mais peu vibrantes. Ce sont les pinots blancs 11 qui se détacheraient presque pour leurs caractères affirmés.

 

Chez les Oosterlinck (Domaine Juchepie), les nez deviennent "naturellement inquiétants", quand les matières sont heureusement bien plus avenantes !! Accessit pour La Passion 08 au top !!

 

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Retour chez les Delesvaux, pour un trio d'extra-terrestres !! L'acidité du Clos 11 ouvre la porte des Grains Nobles 10 (230 g de sr) à l'exotisme dantesque, quand Anthologie 10 (le plus grand millésime depuis 97 selon Delesvaux mâle) est tout simplement hallucinant de classe avec ses 360 g aériens de sr !!

 

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Le lendemain, nous recommencons notre rando des blancs avec Ostertag et un Pinot Gris 11 remarquable, quand le Muenchberg 11 délivre la pureté, la finesse et la droiture d'une chemise en coton d'Egypte repassée par un militaire de carrière...

Longue étape chez Marc Tempé, où la encore c'est un Pinot Blanc 09 qui s'en sort pas mal du tout !!

 

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Chez Albert Mann, c'est le Pinot Gris 12 qui se démarque, quand le Riesling Schlossberg 11 a la mâche et le salivant de bon aloi.

 

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Chez Zind-Humbrecht, le Zind 10 est d'une banalité rare, quand le Riesling Heimbourg 10 frise la médiocrité face à ses voisins moins prestigieux. Le Clos Winsbuhl 10 est enfin plus vif, opulent, quand le Pinot Gris 10  GC Rangen de Thann Clos-St-Urbain achève cette dégustation laborieuse. 

 

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Excursion outre-Rhénan, avec Florian Busch (Weingut Clements Busch) et son Marienburg Rothenpfad 11 (sur schistes rouges) exceptionnel de finesse. C'est Marienburg 08 qui parachève notre avis très favorable pour ce domaine allemand enthousiasmant... 

 

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Petit tour dans le Muscadet, au Domaine de l'Ecu ou Fred Niger Van Herck fait l'imbécile avec une belle bouteille de Gros Pet 11, au fruité, au gras et au salivant sautillant et bienfaiteur... 

 

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Le "choc" du week-end viendra d'un duo vénéré par de nombreux amoureux de la Dive Quille. Les De Moor prouvent avec ce (difficile) millésime 11, qu'ils ont la "science de l'observation", doublé d'un savoir-faire indéniable.

Les Aligoté 11 vieilles & jeunes vignes et d'Autres Vallées 11 sont sciantes de beauté !! Si on avait perdu les lettres de noblesse de l'aligoté, ne cherchez pas, ce sont les De Moor qui ont toute la typographie !! L'Humeur du temps 11 (Chablis) ne déroge pas à cet inventaire de finesse, de racé et d'équilibre extatique !! 

 

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La veille, nous avions droit à une dégustation privée de la cuvée Jull-Pull Jull-Gilet d'albanais 12. Son géniteur n'est jamais content, doute, goûte, redoute et regoûte. Résultat, il lui reste juste cette demi-bouteille de Cristalline à commercialiser !!

Bon, c'est un pote, mais il n'empêche que c'est droit, fruité au possible, finement "poire verte", mais très largement moins honteux qu'un Tariquet de n'importe quel millésime  !! 

Allez, ca suffit !! Si vous êtes arrivés jusqu'à ces lignes, c'est que vous n'avez rien de mieux à faire, mais merci quand même !!

Pour les rouges, merci de patienter encore un petit peu...

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La Chaumière à Auray...

1 Février 2013, 07:38am

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Voilà typiquement un établissement qui serait porté aux nues à Paris par Le Fooding et ses blogueurs-suiveurs...

Mais pour cela, il aurait dû se situer dans le Xème, avoir un patron (minimum ex-convoyeur de voiliers de luxe, fatigué par ses 11 tours du monde) hâbleur, ayant eu l'idée d'ouvrir une cantine "sincère, sans chichis, où l'important c'est le produit".

La déco serait négligemment étudiée, les plats "terroiristes", la clientèle jeune, la carte des vins naturelle, le jambon forcément ibérique comme Cécile de France est belge !!

 

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Mais voilà, nous ne sommes pas dans le Xème. Nous sommes à Auray, dans le Morbihan !! Le patron (visible) est une patronne, la déco n'est pas négligée, juste d'origine, la carte des vins est nulle, les plats sont figés sous le menu plastifié (un peu collant, comme au Toritcho), l'enseigne annonce depuis 2 décennies "spécialités de poissons"...

Et vous vous dites que même avec tout ça, il va nous en parler ?! Ben je vais me gêner !!

 

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(détail de la nappe,  table 10)

 

Eh bien oui !! Car on se dit qu'à 500 bornes près, à 11 000 quartiers près, à la branchouille ésotérique près, ça s'est joué à pas grand-chose pour que La Chaumière soit le best off, le petit mausolée, le lieu culte, Ze truc couru, increvable comme un Verre Volé pour un ardéchois expatrié, ou une "Crêperie de Josselin" pour un breizhou nostalgique...

 

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Alors que dans les faits, Edwige et Patrick Abgrall tiennent La Chaumière depuis plus de 20 ans, sans chercher à faire un quelconque buzz.

2 décennies dans une discrétion qui frise l'abnégation. J'ai découvert, personnellement, cette "inquiétante" devanture il y a presque 10 ans. 

On effectue un réel saut dans le temps pour la déco, quand la carte se veut juste "réaliste". Ici, pas de name-dropping, d'hommage, de tendance.

Le chef fait de la cuisine, de la vraie, la sienne, point.

Edwige prend les commandes, sert les kirs au bar situé à l'arrière. Romain, le serveur, donne du "bonjour madame, bonjour monsieur", comme on lui a sûrement appris à l'école hôtelière de Dinard, ou ailleurs... 

Le menu est à 16 €, les suggestions du jour sont nombreuses, classiques, comme la clientèle, visiblement fidèle, à peine 4 fois plus âgée que l'établissement.

On zappera le crépi noirci, le bar 80's, les accessoires fantomatiques de l'ambiance Bag(d)ad Café. On parcourera la carte, les zygomatiques presque moqueurs, en lisant l'antédiluvien Post-It signalant "recommandé par Petitrenaud".

 

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Il est marqué "spécialités de poissons", donc on prend du poisson. Alors oui, il est trop cuit pour moi, comme dans 50 89,7% des cas !!

Mais ici, c'est un des derniers endroits en Bretagne (peut-être même en France, aujourd'hui ?!) où on vient encore vous montrer la pièce crue avant qu'elle ne passe à la poêle !! 

La première fois, j'y avais pris de la viande... on m'avait aussi présenté la pièce avant traitement !!

Vous imaginez, chez Buffalo ou Courtepaille, le serveur vous amener la pièce de boeuf, toute fumante, à peine sortie de ses -18°C ?! 

Rien que pour ce poignant et touchant détail "à la Escoffier", La Chaumière mérite un petit mot sur ce carnet du mauvais goût assumé,  qui emmerdera toujours les vestes pied de poule qui sont restées coincées sur la cuisine de Fernand Point.

 

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Alors oui, la présentation est aussi très 1992 1983. Mais la rillette de saumon, les herbes justes ciselées, la baguette (à 2 balles) grillée vous plongent dans le casse-croûte marin qu'on ne fait jamais pour soi. 

 

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(une baguette polymorphe)

 

Qui reculerait devant ce cassoulet de canard (à la Maïté) avec ses 134 768 calories ?! La justesse, la rudesse et la générosité de ce plat (un poil assaisonné) fait vite oublier la préciosité qui animent certains culs et ventres serrés qui viennent parader dans les restos pour une salade et une San-Pé !!

 

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Comment ne pas succomber face à cet autre petit tableau kitsch maritime mettant en scène le "gratiné d'espadon Thermidor" !? 

 

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Voilà une adresse à se refiler fréquenter, quand on a moins de 20 € en poche et qu'on en a marre de bouffer de la merde 100% décongelée !!

Alors oui, on est pas chez "Dutour-je-ne-sais-quoi-et-je-m'en-branle", on y vient pour se nourrir, pour se remplir le bide, efficacement, avec même un peu de plaisir !!

Oui, c'est moche dedans, oui les plats ne sont pas glamour à regarder (et mes photos de daube, même pas "instagrammées", n'arrangent pas le portrait), mais il faut juste parfois arrêter de s'exciter sur des "assiettes-mannequins" qui n'offrent parfois que de l'érection oculaire et de la branlette gustative !! 

Ici, c'est votre voisin(e), votre astrologue, votre urologue, la meilleure amie de votre femme, le meilleur pote de votre fils, votre collègue de boulot, sur lequel-laquelle vous avez raisonnablement fantasmé, qui s'offre à vous.

L'avantage, c'est qu'il ou elle a dit oui, qu'il ou elle est à la hauteur de vos attentes... 

 

La Chaumière

1, rue Abbé Philippe Le Gall

56400 Auray

Tél : 02 97 50 77 75

 

EDIT 2014 : restaurant fermé au 1er semestre 2014

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