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EscapadeS

Balade bourguignonne volume I : Domaine Nicolas Maillet à Verzé

30 Juin 2013, 12:59pm

Publié par Docadn

Je sors du "bistrot chic" d'Anne-Sophie Pic pour reprendre la route, toujours plus au nord !!

J'ai rendez-vous avec un vigneron dont on me saoule la tronche vante les vins depuis des mois, voire des années...

C'est en déconnexion totale que je rends compte, tardivement, du jour choisi pour ce rencard...

Même si la notion de "jour férié" n'existe que peu pas chez les vignerons, je suis confus de lui imposer ma présence, alors qu'il a sûrement mieux à faire que de me recevoir tout seul, à l'heure du goûter...

Balade bourguignonne volume I : Domaine Nicolas Maillet à Verzé

Me voilà à La Cure, sur la route d'Igé, à Verzé, chez Nicolas Maillet.

Il est le représentant de la 4ème génération des Maillet aux commandes de ce domaine, dont il a pris la conduite en 1999.

Mais avant cette reprise, Nicolas Maillet s'est doté d'outils théoriques (diplôme d'ingénieur agro + DNO *), puis pratiques avec de nombreux stages à l'étranger, sur des vignobles espagnols, argentins, américains...

Depuis 99, le domaine s'est agrandi de 2 ha (de chardonnay) pour atteindre les 5,5 ha... taille jugée suffisante par son coach pour mener au mieux le vignoble, certifié en bio depuis le millésime 2011.

Balade bourguignonne volume I : Domaine Nicolas Maillet à Verzé

Les vignes sont situées sur des coteaux argilo-calcaires, principalement exposés sud-ouest & est.

Le temps de changer l'eau du petit Grégory me soulager discrètement, notre vigneron arrive. L'accueil est chaleureux, à la jovialité qu'on aimerait rencontrer plus souvent...

Balade bourguignonne volume I : Domaine Nicolas Maillet à VerzéBalade bourguignonne volume I : Domaine Nicolas Maillet à Verzé

Après un rapide historique, nous attaquons les hostilités par le Bourgogne Aligoté 11, à l'attaque tendre, au berlingot expressif, qui s'élargit au fil des gorgées développant épices et amers subtils **(*).

Le Mâcon-Villages 11 (issu d'achat de raisins sur Viré) laisse échapper de jolis effluves d'amandes au-dessus du verre. La matière est plus "ramassée", plus fruitée, mais se fait plus lâche au fil des gorgées, malgré la note épicée en finale !! Il fera office d'un bon canon à servir frais vers 18h46 **/**(*).

Balade bourguignonne volume I : Domaine Nicolas Maillet à VerzéBalade bourguignonne volume I : Domaine Nicolas Maillet à Verzé

Le Mâcon-Verzé 11 (issu de coteaux exposés est) propose une attaque tendre, aux notes de berlingot évidentes, très consensuel en l'état (la bouteille était ouverte depuis 4 jours), avec 0 mg de SO2 libre... **

Mâcon-Igé 11 (expo est, bas de coteaux) a, malgré le gaz important, une finesse notable, une tendresse "typée 11"... **(*)

Balade bourguignonne volume I : Domaine Nicolas Maillet à VerzéBalade bourguignonne volume I : Domaine Nicolas Maillet à Verzé

Mâcon-Verzé 11 "Le Chemin Blanc" (issu de vignes de 80 ans) a le gras, l'élégance, l'amplitude, la plénitude attendus d'un beau chardonnay charnu et long. ***/***(*)

Un exercice amusant avec un Mâcon-Verzé 08 "fatigué" (la bouteille est ouverte depuis plus de 6 jours), quand la quille ouverte au débotté offre un équilibre immédiat, une sapidité de diable. ***

Balade bourguignonne volume I : Domaine Nicolas Maillet à VerzéBalade bourguignonne volume I : Domaine Nicolas Maillet à Verzé

Pouilly-Fuissé 11 cultivé et vinifié sur place, dans un domaine dont Nicolas Maillet est actuellement le régisseur (plus pour longtemps selon ses dires...), issu de vignes de 70-80 ans sur des sols marneux en "bas de coteaux". Un nez très tourbé de "whisky juste sorti du fût", pour une matière ramassée, énergique qui demande à être libérée comme un N°6 de Patrick McGoohan... **(*)

Mâcon-Verzé 11, issu de gamay, avec passage en fûts, propose un nez sanguin, des notes de "cab' franc végétal", délivrant une gourmandise et un coefficient de glougloulogie remarquable. ***

Une première approche des vins de Nicolas Maillet sur un millésime (11) pas des plus flatteurs représentatifs faciles !!

Il n'en demeure pas moins que certaines cuvées comme Le Chemin Blanc ou Mâcon-Verzé 08 donnent un très bel aperçu des spécificités des vignes & terroirs exploités, du trait de caractère abouti de vins personnels, "élevés" par un vigneron humble, enthousiaste et pragmatique...

Pour les tarifs, nous sommes encore dans des zones (très) accessibles : comptez (prix domaine) 8,50 € pour le gamay, 10,50 € pour l'Igé, 14,50 € pour Le Chemin Blanc...

* Diplôme National d'Oenologue

Domaine Nicolas Maillet

La Cure

Route d'Igé

71 960 Verzé

www.vins-nicolas-maillet.com

(sur rendez-vous uniquement)

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Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

26 Juin 2013, 06:11am

Publié par Docadn

Bonjour,

A peine arrivé dans "le sud", que je le quitte par le nord. Je me dirige vers le mâconnais, non sans avoir tenté de décrocher un couvert dans ce qui semble être le bistrot le plus couru de la préfecture de la Drôme...

Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

Je ne vous fais pas la pige sur la maison Pic à Valence. Si ?! Bon d'accord, mais juste 3 mots, même si résumer cette saga familiale gastronomique peut s'avérer aussi long que la vulgarisation d'une complication horlogère...

Commençons par la fin, avec la 4ème génération à la tête de cette maison "cent-vingtenaire" : Anne-Sophie Pic (qui a succédé à son frère, incapable de "maintenir à flots" le vaisseau, allant jusqu'à perdre une des 3 étoiles).

2ème dame de la famille à occuper le poste de "capitaine des fourneaux", seule cuisinière en France à détenir le Graal du Gros Rouge depuis la Mère Brazier (les 3 macs ont été reconquis en 2007), elle ventile depuis son savoir-faire avec succès, en éditant des livres, en signant des cartes, de Lausanne à Paris, en animant une école de cuisine, tout en restant fidèle à la maison historique...

Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

Mes vacances m'ayant laissé un peu sur la paille...

Pressé par le temps, je n'ai pas le temps de m'attabler pour 04h00 à la grande table...

C'est le bistrot que je suis venu découvrir, en ce mercredi (férié) de mai. J'arrive à midi pétantes, sans réserver.

Accueil très souriant, chaleureux, dans la très grande salle (mais aussi une très grande terrasse ombragée disponible), à la déco moderne, routière, sobre et sombre, "aux chiottes propres qui sentent très bon" (il paraît que pour certains, c'est encore un "signe de qualité non négligeable" de nos jours #SorsDeCeCorpsLouisDeFunès).

Notaires et autres médecins généralistes déconventionnés à la retraite entrent lentement mais sûrement tout droit dans le temple, quand les pauvres CSP- arrivent fébrilement devant le bistrot (dont l'entrée se situe à gauche dans le hall).

Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

Je grignote de petits sablés au parmesan en découvrant la formule "Plein des Sens" (Nationale 7, bagnole, station-service, tout ça, 100% jeu de mots "M6 Turbo" !!).

Un courte sélection de vin au verre, dont une thématique "à l'aveugle" que je m'empresse de prendre...

Un blanc que je place immédiatement en Muscadet Loire Méridionale, aux accents sudistes évidents... qui se trouve être un blanc 11 de Mas de Libian... en Ardèche (dont le domaine se situe effectivement sous la Loire, n'y voyez aucune mauvaise foi de ma part, ce n'est absolument pas mon style) "encore dans le mille Cécil B2" !!

C'est sans points Tatal que j'opte pour la formule hydrocarbures à 30 €...

Le velouté d'asperges vertes, panna cotta à la réglisse

Le velouté d'asperges vertes, panna cotta à la réglisse

L'entrée arrive très rapidement (tout droit du frigo, vu la température de service). Le velouté est impeccable, aussi bien sur le volet consistance que sur celui du goût. La belle idée réside dans l'étonnante panna cotta à la réglisse, là encore d'une rare justesse en terme de texture et de goût... Le ton est donné !!

Le merlan saisi, fenouil confit, bouillabaisse revisitée à la fève Tonka

Le merlan saisi, fenouil confit, bouillabaisse revisitée à la fève Tonka

Le temps de regoûter à mon blanc, toujours sudiste, que voilà le plat. Le choc thermique avec l'entrée est imposant. L'ensemble est bouillant, mais pas un élément ne souffre d'une surcuisson !!

Le merlan (cuisson-laser) est une ode à la mer, le fenouil un hymne au potager et à la cuisson douce, la bouillabaisse un splendide hommage à Fernandel la cuisine méridionale, quand la fève se cherche en finale, comme un Jo-Wilfried Tonka... Un plat ébouriffant !!

La (toute petite) Anne-Sophie Pic passe, donnant à tous du "bonjour" timide et souriant, s'installe au passe de la cuisine (ouverte) du bistrot, puis déjeune (la même chose que moi, copieuse !!) sur un tabouret en compagnie d'un de ses enfants...

Un serveur m'amène une second verre de vin blanc, mais c'est mon voisin qui l'a commandé...

Le moelleux au chocolat Guanaja, coeur coulant et sorbet à la framboise

Le moelleux au chocolat Guanaja, coeur coulant et sorbet à la framboise

Le "creux" de ce "programme court" quasi parfait !! Un moelleux un poil sec, au "coeur coulant" moyennement digeste, bien trop sucré pour mon bec !! Le sorbet est classique, "typé Pacojet", servi à la température idéale...

Service souriant, aimable, "détendu-sérieux". Carte des vins locale, accessible et courte...

Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

Le 7 dans l'assiette ressemble à l'image que l'on devrait avoir du (souvent trop fumeux) concept de la "bistronomie".

Pour 30 €, vous avez de vrais produits de saison travaillés, une réflexion évidente et originale des alliances entre ces derniers, des assiettes très gourmandes, un service très pro... et l'envie d'y retourner !!

La reine de la gastronomie 3* a tout compris !! Son "bistrot chic" l'est... son mobilier décalé beaucoup moins !!

Seule ombre à l'ardoise (dont j'assume la moitié de la responsabilité), le second verre de vin (non commandé) m'a été facturé !! Mon timing de "lapin d'Alice" n'ayant relevé la boulette que 4 jours après... en rentrant de Bourgogne !!

En conclusion, une excellente adresse à faire sur "la route des bouchons", dont la réservation ne paraît pas inutile est tout de même fortement conseillée...

Le 7, bistrot chic

285 avenue Victor Hugo

26000 Valence

Tél : 04 75 44 53 86

Ouvert toute l'année midi et soir, sans exception...

www.pic-valence.com

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Restaurant Le Parvis à Orange

21 Juin 2013, 08:29am

Publié par Docadn

Bonjour,

C'est le palais encore meurtri par les affres du dîner de la veille, que je cherche l'inspiration de quoi déjeuner dans un des ex-bastions du FN celle que l'on nomme parfois encore la "Cité des Princes".

Il est midi pile, je cherche quelque chose de "central" dans l'antique cité, avec si possible un parking couvert, histoire de ne pas ramener mes bouteilles de Châteauneuf-du-Pape chauffées à 30°C !!

Le cours Pourtoules propose un providentiel parking souterrain (gratuit à l'heure du déjeuner), ainsi que quelques restaurants peu encombrés en ce début de mois de mai.

L'ardoise du Parvis gagne rapidement mes faveurs. J'entre...

Restaurant Le Parvis à Orange

Le "gap" est conséquent entre la formule très populaire attrayante à l'extérieur et l'intérieur aux aspirations bourgeoises, auréolé de "peintures naïves montmartoises" !!

L'accueil est poli, mais frais comme une clim' très mal réglée. Seules 2 autres tables sont occupées.

Restaurant Le Parvis à Orange

J'opte pour la formule du jour, tandis que l'on me dépose "l'éternelle-sempiternelle-traditionnelle tapenade" (aux olives noires aujourd'hui), que je grignote en compagnie d'un blanc sudiste oubliable (et oublié) !!

Filets de rougets grillés, ratatouille froide

Filets de rougets grillés, ratatouille froide

Les filets sont remarquablement bien saisis !! La fraîcheur et le goût se disputent autour d'une délicieuse ratatouille. Une ratatouille relevée avec une précision diabolique !! Je suis déjà en mode "Bob l'Eponge qui cligne les yeux, se demandant où il est" !!

Poisson cuisiné selon le retour du marché : filets de maquereaux à la cannoise d'olive...

Poisson cuisiné selon le retour du marché : filets de maquereaux à la cannoise d'olive...

5 généreux filets d'un poisson vulgaire trop souvent méprisé, qui peut s'avérer fabuleux quand il est traité avec soin !!

Là encore, une cinglante démonstration de la maîtrise des cuissons, qui offre un condensé de savoir-faire, des bouffées magiques d'iode, quand la mer ne s'offre à vous, visuellement, que 3/4 d'heure plus bas !!

Le jus est une tuerie, une boucherie, un génocide des sens, mêlant une huile d'olive limite "hallucinogène pour les papilles", additionnée d'olives de dingo forcément d'un autre monde, capables de faire avaler du navet au "brassicasséphobe" que je suis (hé oui, je déteste aussi les olives en temps normal !!).

Les rares légumes sont au diapason du niveau olympique du plat !!

Une assiette qui manque de provoquer un avc à mes paupières de Bob l'Eponge, quand mon palais veut prolonger ce coït inattendu !!

Le savarin à la mangue

Le savarin à la mangue

C'est une sorte de "baba au rhum" qui débarque sur la table (je n'aime pas les babas non plus !!).

L'acidulé et le sucré se téléscopent judicieusement dans ce savarin, qui disparaît en moins de 3,5 bouchées (oui, même la bouche de Mick Jagger à côté de la mienne ressemble à la poitrine de Birkin face à celle de Christina Hendricks)...

Jean-Michel Bérengier officie depuis la fin des années 80 au Parvis (la carte précisait même qu'il fêtait ses 25 ans cette année, à la tête de l'établissement).

Sans être d'un avant-gardisme désopilant (il semble se réclamer d'Escoffier), voilà un cuisinier qui cultive un sens aigu des goûts, délivrant une cuisine désarmante de simplicité assise sur une technique éprouvée...

Un mot sur le service. Si celui-ci fut teinté d'une certaine fraîcheur au départ, il a su se faire souriant, voire charmant, pour ne pas dire flatteur, quand l'élégante hôtesse me fit notamment part du "bel organe inexploité" que représentait ma voix (cassée depuis plusieurs semaines)...

Au-delà des rougeurs provoquées par ces flatteries, le service est très pro, mais effectivement pas immédiatement engageant !!

Restaurant Le Parvis à Orange

La formule entrée, plat, dessert + 1 verre de vin + 1 café est facturée 19,50 € !!

Contrairement au Poulpe, où le prix de la formule "rend" la séquence bonne, ici c'est très bon, au rapport qualité/prix exemplaire !!

Etonnant de constater que ce resto (aux formules plus "ambitieuses" le soir venu) ne soit guère plus "médiatique" !!

Il y manque sûrement la gouaille d'un cuistot "grande gueule avé l'assent", ou les services et l'acharnement d'une attachée de presse affamée !!

Si l'on devait "coter" Le Parvis, il pourrait largement prétendre à un Bib Gourmand (alors qu'il ne figure même pas dans la sélection du Gros Rouge) et naviguer sur "2,5" toques au Gros Jaune (où il ne figure pas non plus !!), sur la base de ce déjeuner .

Les locaux se plaignant, à juste titre, de la banalité du paysage gastronomique orangeois, seraient très inspirés de réorienter leurs budgets vers Le Parvis, plutôt que de s'acharner à gaver les nombreuses "chaînes de décongélation"...

Le Parvis

55 cours Pourtoules

84100 Orange

Tél : 04 90 34 82 00

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Restaurant l'Esplan à Saint-Paul-Trois-Châteaux

14 Juin 2013, 05:36am

Publié par Docadn

Bonjour,

De retour en France, c'est toujours lesté de mes 4 kgs que je pars à la découverte du restaurant de l'hôtel du centre-ville de la bourgade, d'où on jettera sûrement mes cendres le jour venu, là-haut sur la colline, à côté de la chapelle !!

Par le passé, j'ai dû tenter 4 ou 5 fois d'y déjeuner à l'improviste !! A chaque tentative j'ai pris un rebond digne d'une épreuve olympique de trampoline !!

A l'époque, c'est un certain Cédric Denaux qui distillait, avec succès, sa cuisine très inspirée !! Depuis, il a migré à quelques centaines de mètres de la place de l'Esplan, avec Madame, dans sa propre maison (qui fut aussi la mienne) nommée L&Lui.

Restaurant l'Esplan à Saint-Paul-Trois-Châteaux

Ce (chaud) soir-là, je me pointe, une fois de plus, sans convictions. Des tables inoccupées... le "oui, nous avons une table de libre" franchit enfin les lèvres de la responsable de salle !!

Je vais enfin pouvoir poser mon séant dans "le patio aux brumisateurs" (c'était une pure "révolution" à l'époque où l'hôtel ouvrit ses portes !!).

A peine le fessier thermomoulé dans le siège, que l'on me dépose quelques tartines grillées et "l'éternelle-sempiternelle-traditionnelle tapenade" (aux olives vertes).

Grignotage banal, dégusté avec un verre de "Colombier 11" (Grignan-les-Adhémar) du très local Bonetto-Fabrol, au boisé très marqué (alors qu'il n'y a que de la cuve), à la syrah gustativement dominante (c'est normalement 50/50 grenache-syrah). L'ensemble est crémeux, plein, aux Gildas amers marqués.

Papeton d'aubergines, coulis de tomates fraîches au pistou

Papeton d'aubergines, coulis de tomates fraîches au pistou

Une entrée au goût très marqué par l'oeuf, servie tiède, au coulis gentil, que le serveur m'a servi dans un mutisme à faire passer un Chartreux pour une pipelette de terrasse de café...

Sauté de boeuf longuement mijoté à la provençale

Sauté de boeuf longuement mijoté à la provençale

A la première bouchée, une impression immédiate se dégage : voilà un plat qui semble avoir été amoureusement réchauffé dans un micro-ondes d'une puissance de 15 yottawatts !!

Je manque juste de me brûler la langue et le reste du bec avec le jus de ce "sauté du Vésuve" !! La viande n'a pas le moelleux qu'un long mijotage est censé lui donner.

Elle est même dure par moments !! La sauce semble avoir été allongée à la flotte, sans parler de l'assaisonnement à la pelleteuse !! Un sauté d'une absconse nullité, sauf pour les fanas de volcanisme maritime buccal...

Dessert du jour : millefeuille aux pommes

Dessert du jour : millefeuille aux pommes

Là encore, une affligeante banalité entoure ce montage de pièces de feuilletage et les morceaux de pommes !!

Une séquence facturée 25 € (Menu de Saison) assez ennuyeuse, pour ne pas dire pathétique.

Le service peut parfois compenser minorer la médiocrité de la cuisine. Là encore, il n'en fut rien. Comme si ce dernier se devait d'être au diapason des fulgurances réchauffées délivrées...

Le verre de vin fut tarifé 6€, quand la bouteille vaut environ 8€ prix caviste (je vous laisse calculer le coefficient) !!

Le chef n'est autre que ... Serge Fricaud, petite gloire locale qui tient aussi les pianos du couru Logis de l'Escalin, (même si ma mémoire approximative reste persuadée que c'est le prénom d'une fille qui signait la carte et le menu ce soir-là !!).

Vu le résultat, peu importe !! La sympathique cour ne suffit pas à claquer 25 boules pour manger du "mal réchauffé" et boire un verre de vin au prix des 3/4 de la quille !!

Si vous passez par "mon village", faites plutôt honneur à Cédric & Cathie Denaux, ou bien à la discrète Chapelle hélas fermés ce lundi soir...

Restaurant l'Esplan

15 place de l'Esplan

26130 St-Paul-3-Châteaux

Tél : 04 75 96 64 64

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Morocco Tour

7 Juin 2013, 11:21am

Publié par Docadn

Bonjour,

8 ans que je n'avais pas remis les orteils au Maroc !! En 2005, j'avais surtout "vadrouillé" dans le sud, sur un triangle Marrakech-Essaouira-Taroudant.

Cette année, j'ai décidé "d'explorer" le nord du bled, dont je n'ai vu aperçu, gamin, que le port de Tanger ou de Ceuta, puis les courses effrénées des RME* pour s'extraire au plus vite du piège continu, à faire passer n'importe quel bouchon estival de Quiberon à Auray pour un simple ralentissement !!

Morocco Tour

Tanger était pour moi synonyme d'enfer auditif !! C'était la première ville traversée, ce côté "welcome au pays", grouillante, hurlante, un carrefour de tous les petits trafics !!

La ville a vu son activité de ferry se déplacer vers le port de Tanger Med depuis 2010. Une marina (en chantier lors de mon séjour) devrait voir le jour tout prochainement en lieu et place du port ferry !!

Il n'est pas mal de commencer la journée par un petit thé dans le joli (et très 50's) Café de Paris (face au consulat de France, près de la place du Grand Socco), ou sur la terrasse ensoleillée du Café Central (place du Petit Socco) avant de se "perdre volontairement" dans le dédale des ruelles de la médina...

Morocco Tour
Morocco Tour

Une errance qui s'avère très agréable (en cette saison). Quasiment pas de sollicitations, des ruelles désertes, un calme appréciable... très appréciable.

Morocco Tour

Quand la faim survient, un en-cas à la Giralda (avenue Pasteur, tél : 212 5393-70407), café-glacier situé juste en face de la place des feignasses du "mur des fainéants", célèbre belvédère dominant la vieille ville.

Morocco Tour
Morocco Tour

L'entrée se fait par le côté gauche. On y découvre, à l'étage, une grande et belle pièce à la "déco rococo" plaisante, à la vue agréable.

Le "Croque la Giralda" n'est pas gégé, mais très nourrissant (20 dirhams).

Les "jus" (plus précisément des milk-shakes) amandes ou avocat sont bons (18 dhs), un poil sucrés comme partout au bled !!

Morocco Tour

A l'heure du goûter, j'ai tenté une des (esthétiques) pâtisseries de la Gelateria (sur la corniche). Seule la noix de macadamia était plaisante. Là encore le sucre massacre tout sur son passage. Le lieu est très bruyant, assez froid... et fumeur !! Pas testé les glaces...

Morocco Tour

A une centaine de mètres de notre hôtel (excellent spot, dont les tarifs sont négociables sur place), nous testons le soir venu El Tangerino (186 bd Mohamed VI).

Déco très "resto breton pour tribu ciré Guy Cotten Quechua - bottes Aigle Tribord", rigolote pour le coin. La salle est vide (ben oui, y a match de Champions League, tout le pays est scotché aux Samsung des cafés). 3 serveurs, 1 gars à l'encaissement... 2 cuistots, puis un seul quand le resto se remplit !! L'organisation "à la marocaine" m'étonnera toujours.

Le patron (Hicham) débarquera plus tard pour discuter avec une tablée. Dans un anglais au TOEIC de 12, il parle comme un "jet-setter Rayanair", se pavanant comme un Kamel Ouali au bulbe capillaire aussi fatigué que celui d'une vieille loutre sortant de l'eau !!

Crevettes à l'ail (90 dhs)

Crevettes à l'ail (90 dhs)

Un entrée "chiche" pour le local (8 crevettes), chère, bien relevée, bien meilleure en l'agrémentant de citron !!

Croquettes aux fruits de mer (40 dhs)

Croquettes aux fruits de mer (40 dhs)

Généreuse autre entrée, aux croquettes pas mal, trop "régulières" pour être vraies "home made"...

Fritures variées (170 dhs pour 2)

Fritures variées (170 dhs pour 2)

Excellentes fritures maritimes, dont toutes les cuissons ne souffrent le moindre reproche !! Un plat au très bon rapport qualité-prix, que deux bons mangeurs auront du mal à terminer. En conclusion, ne prenez pas d'entrée, tapez directement dans le plat !!

Il est clair que ce sont des tarifs pour "touristes" !! Rien ne vous empêche d'aller goûter les plats à 20 dhs de la souriante gargotte sénégalaise de la médina (en haut des escaliers, juste avant Bab Dar Dbagh).

Morocco Tour
Morocco Tour

Tétouan, autre médina (inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco), sous les feux de la rampe depuis 99, année où M6 (je parle du monarque, pas de la chaine de tv) a décidé de faire de la ville sa résidence estivale !!

Une médina aux dimensions conséquentes, la plus tortueuse de toutes celles visitées... Un statut qui entraîne bien plus de sollicitations (ben oui, même le "local physique" que je suis, se fait rapidement repérer grâce à sa vraie casquette et ses vraies lunettes pour ne pas porter la fausse coiffe D&G) qu'à Tanger.

Là encore, on peut, une fois débarrassé des gêneurs, délicieusement se perdre dans de jolies ruelles désertes, calmes, en humant les flaveurs des fours à pain séculaires, encore en activité...

Morocco Tour

Le soir venu, c'est à La Restinga (21 avenue Mohamed V) que nous nous sustentons. Là encore, c'est "soirée foot" dans la ville. Tous les cafés sont blindés de moustachus hypnotisés par des dalles coréennes diffusant de la pelouse verte Cetelem, sur laquelle des mecs en short suent comme au hammam !!

Morocco Tour
Morocco Tour

A La Restinga, c'est plus calme. La terrasse est fraîche, les anneaux de calamars pas mal, quand La Miss se bâfre déguste un tagine (peu relevé) de keftas. Service speed, le resto fermant tôt à très tôt (passé 21h00, ne tentez même pas le coup, les tables sont déjà rangées !!).

Nuit à l'hôtel Atenas, très très pratique de part sa situation idéale, son parking privé et couvert (rare dans le quartier), un peu light côté insonorisation (le Maroc, c'est 1000 décibels même quand personne n'est dans la rue !!).

Morocco Tour
Morocco Tour

Ultime visite de médina, située au nord de Tanger : Assilah. Petite cité fortifiée (d'origine portugaise) magnifiquement restaurée, devenue depuis, lieu de villégiature chouchou de la beurgeoisie casablancaise !! Le maire de la bourgade (un ex-ministre du tourisme) a compris tout ce que le "touristus en shortus" cherche...

Un (vieux) festival des arts anime régulièrement la petite cité (cherchant à devenir la "petite Essaouira du nord" à mes yeux) et les murs de certaines maisons !!

Par contre côté restos, comme dans le reste du pays, tout le monde fait des "pizzas-chawarmas-paninis-hUmburgers" (dernière plaie du paysage culinaire marocain), concept dont j'avais naïvement pensé qu'il ne toucherait le Maroc (je parle des classes très populaires) que dans 10 ou 15 balais !!

Morocco Tour

Dernière table, au caractère presque régressif, puisque ce fut mon dernier repas lors de mon séjour de 2005.

"La Nature", le resto la cantine préférée d'un de mes cousins, située au nord de Casablanca, sur la route côtière de Kénitra (désolé pas d'adresse précise)

Un concept simple : bouchers et marchands de fruits et légumes tiennent boutiques tout autour du resto. Vous faites vos courses, le resto s'occupe de tout préparer dans d'immenses cheminées. Vous commandez vos 3 litres de thé et humez les alléchantes odeurs de grillades sur la terrasse ombragée, en attendant les vôtres !! Vêtements imprégnés garantis !!

Morocco Tour

Ultime adresse, version sucrée, située dans un quartier pas du tout glamour de la capitale économique : la boulangerie-pâtisserie El Hamd (44 bd Ali Yaata, Casablanca).

C'est sûrement la meilleure alternative actuelle, face au célébrissime Bennis des Habous. Il y a une justesse de sucrosité assez rare, sans parler de la fraîcheur, des textures, de l'équilibre de chacune des pâtisseries proposées (je parle des "traditionnelles", je n'ai pas testé les "occidentales").

Quand Bennis vous déleste de près de 130 dhs le kg de gâteries, El Hamd vous cogne le larf pour à peine 90 dhs le kg (pour les gâteaux contenant des amandes, soit les plus chers).

C'est avec 4 kgs supplémentaires que j'ai terminé ce "Bled Tour", sur une saison (le printemps) plus propice que l'été pour apprécier pleinement la cuisine marocaine.

Une cuisine dont j'ai découvert les influences un poil "hispaniques" dans cette partie du pays, inexistantes dans le reste du pays...

Il ne reste plus qu'à les perdre (je parle des kgs, pas des influences), puis à y retourner !!

*RME : Résidants Marocains à l'Etranger

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Mets et Vins Plaisirs à Angers...

3 Juin 2013, 06:16am

Publié par Docadn

Bonjour,

Après l'intermède des VdV, retour sur la suite de notre périple ligérien qui, comme dans les BD peuplées de gaulois moustachus et rieurs, se termine par un banquet...

Mets et Vins Plaisirs à Angers...

Retour à Angers, pour nous sustenter au "Mets & Vins Plaisirs", table reprise et baptisée ainsi en 2009 par Gaëlle & Richard Cerini.

Ce dernier aspirant à "créer une table de toute pièce", a aussi ouvert depuis août 2012 le XVIIème (dans l'ex-hôtel particulier "Gohin des Aulnays", 6 rue Claveau à Angers), aux aspirations plus gastronomiques que notre table du soir...

Nous passons devant la cave et une impression de vide nous saisit "au volume étudié", avant de rejoindre notre table dans une salle à la déco "branchée", que l'allergique au "lounge-Damidot" que je suis boude immédiatement...

L'accueil est très poli, un poil guindé pour un bistrot...

Mets et Vins Plaisirs à Angers...

Assez rapidement, nous jetons notre dévolu sur le "Menu 1er Cru" (37€). La question de "quoi boire" anime très vite notre hippie-motard.

Ici, le principe est simple : on va choisir directement dans la cave (à l'entrée, dans "l'espace très dégagé") avec l'aide du sommelier, la victime désignée...

Mais le choix est rude, surtout avec notre "polaire-man" aussi pointilleux qu'un régleur de Tourbillon, devant une sélection relativement maigre... pour des chieurs comme nous !!

                            Fondant de crabe aux agrumes, vinaigrette exotique

Fondant de crabe aux agrumes, vinaigrette exotique

Une entrée plutôt plaisante à regarder, par ses couleurs vives, au crabe à la texture un peu trop humide, à l'accord réussi avec les agrumes, à la vinaigrette trop exotique (en plus d'être "trop sucrée") pour moi !!

Thon rouge, sauce mangue & piment d'Espelette, billes de légumes

Thon rouge, sauce mangue & piment d'Espelette, billes de légumes

Les intitulés auraient dû faire reculer le fan de sucré-salé que je ne suis pas !! Mais l'espoir de voir le piment d'Espelette jouer les trouble-fête dans cette "salade de fruits maritime" m'a décidé à choisir ce plat, dont le thon rouge fut le principal alibi !!

Je ne m'éternise pas sur la cuisson du poisson (assez hétérogène, délivrant de vraies petites bouchées de bonheur quand d'autres gâchent la fête), mais plutôt la sauce sucrailleuse où surnagent d'agréables billes de légumes et d'autres de melon !!

Fondant au chocolat, sorbet coco

Fondant au chocolat, sorbet coco

Le sorbet coco ayant été (à ma demande) remplacé par un autre sorbet à l'origine moins douteuse bien meilleur (question de goût personnel, pas de jugement qualitatif), je termine ce repas par un fondant classique, servi trop chaud, dont les 11 000 calories de rigueur viennent tapisser la cuisine trop "sucrée" pour mon bec !!

Mets et Vins Plaisirs à Angers...

Pour le glou, c'est un Savennières Roche-aux-Moines de chez Damien Laureau qui accompagna par sa "grasse" son "opulence" et son "boisé ostensible" le repas, là où on nous promettait de la tension.

En conclusion, une cuisine relativement soignée, mais dont les "expérimentations" sucrées-salées présentent un déséquilibre rédhibitoire sur les plats goûtés...

Mets & Vins Plaisirs

44 boulevard Jean-Marc Ayrault

49100 Angers

Tél : 02 41 87 03 35

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