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EscapadeS

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

29 Novembre 2015, 18:05pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Petit week-end dans les vignes angevines, avec un casting de vignerons établi sur un critère simplissime : la curiosité... et la dispo aussi !!

Avec 3 autres collègues de goulot, nous nous retrouvons, pour démarrer le marathon des crachoirs, à Vallet, hameau "collé à Faye d'Anjou".

Depuis quelques mois, la glouglousphère "buzze" bruyamment sur un jeune vigneron, au point d'en avoir fait quasiment le "phénomène angevin de l'année 2015" !!

Des avis dithyrambiques qui n'ont pas manqué d'aiguiser la grande curiosité des mes coreligionnaires.

Moi, je ne suis pas difficile, tant qu'on peut picoler déguster découvrir, je suis partant !!

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou
Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

C'est sur la propriété de ses parents que Pierre Ménard élabore, à part, ses propres vins depuis le millésime 2013.

Sur les 25 ha exploités (en chimie "tradi" pour la coopé) par ses darons, Pierre Ménard a "isolé" quelques ares de vieux chenin (85 ans) planté en coteaux sur argilo-calcaire et schiste. Il soigne désormais 7 rangs sur le lieu-dit "Le Quart des Noëls", avec une approche axée sur les principes de la biodynamie.

En parallèle, il exploite aussi quelques arpents de sauvignon quinquagénaire, sur coteaux de schiste itou, quelques hectomètres plus loin et plus haut (au Clos de la Roche).

A peine 1/2 ha cultivé en tout, quand il compte rapidement en exploiter 4 dès que possible !!

Ingénieur de formation, Pierre Ménard a bourlingué en Nouvelle-Zélande, en Hongrie et dans le Bordelais, avant de revenir sur la "terre de ces ancêtres".

Accueil souriant, voix douce, c'est une version couillue de Fifi Brindacier qui nous emmène directement sur la parcelle de chenin, pour échanger sur les pratiques et l'approche de "sa viticulture" avec le Gros Jull Sorcier du Compte-Marc !!

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

Retour au chai (en fait, sous la maison des darons, dans le garage), pour passer aux travaux pratiques.

Laïka 2014 "Sauvignon blanc" - IGP Val de Loire : robe très brillante, élevage de type "fût neuf d'obédience bourguigonne" marqué au nez. L'attaque confirme le boisé, dominant mais pas caricatural, la matière est plutôt "sphérique", très charmante, à l'amertume et à l'équilibre nets. Même étiquette découverte, aucun "marqueur" archétypique du sauvignon. C'est très bien foutu.

Le Quart des Noëls 2013 - Anjou : Là encore, l'élevage domine le nez, même si de sympathiques agrumes se fraient un chemin jusqu'à mes parois nasales. Une attaque "enrobée" (malo partielle, 0,8 gr de sr), compacte, puis salivante en fin de bouche, qui monte crescendo (longueur remarquable). Finale un peu éthérée au fil des gorgées, sur de petites notes de champignons.

Le Quart des Noëls 2014 - Anjou : nez "boisé" plus discret que sur les 2 premiers vins, "plus chenin" dans l'expression olfactive. Matière très finement boisée, plus aérienne que 2013, plus demi-corps aussi, très épicée, portée par une splendide finale, quasiment "chardonnesque dans l'esprit", ciselée, très fine, glissante... qui n'arrive quand même pas à faire fléchir, au global et à ce stade, ma préférence pour 13 !!

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

Pipette à la main, nous entamons le "cycle des barriques".

Laïka 2015 "Sauvignon blanc" - IGP Val de Loire : poire monstrueuse au nez, matière très flatteuse, en cours d'élevage (20 gr de sr estimé, 11°).

Le Quart des Noëls 2015 - Anjou : nez acidulé, flaveurs de pomme verte, matière nette, à l'acidité savamment salivante, très gros vin en perspective.

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

Retour aux flacons.

Cosmos 2014 - Coteaux du Layon : abricot et safran boxent valsent au-dessus du verre, puis le quatuor "fraîcheur-suavité-digeste-équilibre" tatoue le petit nectar aux 135 gr de sr, à l'acidité un poil consensuelle pour ma pomme qui aime le "tranchant", surtout dans les "sucres".

Et moi qui voulais du "tranchant", je vais être servi avec ce Verjus 2015.

Pour rappel, le verjus est élaboré à partir des jus acides des raisins encore verts.

Dans notre cas, Pierre Ménard exploite les fruits issus de sa "vendange en vert" (cette dernière consiste à couper le "surplus de raisins" pour mieux réguler le rendement des ceps, tout en assurant une maturité potentielle plus favorable pour les raisins restants), en la valorisant sous la forme d'un verjus, usuellement utilisé en cuisine (pour déglacer, notamment).

Nez intense de rhubarbe, à l'acidité haute qui fait presque recroqueviller mes poils de tarin !! En bouche, on doit frôler le pH 0 1 !!

L'acidité est très très haute, énorme même, très plaisante en l'état avouerais-je.

La rhubarbe signe autant la bouche que le nez.

Pierre Ménard commente sobrement chaque vin avec des infos claires, pragmatiques et engagées. Il écoute sans ciller nos remarques de découpeurs de prépuces d'hannetons. Il a une l'humilité de rigueur avec ses 2 premiers millésimes, malgré le "déferlement" de louanges dans la glouglousphère... et il est plutôt sympa en plus !!

Reste des tarifs déjà "ambitieux" (14 et 21 € respectivement pour son sauvignon et son anjou, 8 pour le verjus... 22 pour son sucre).

S'il est vrai que ces vins respirent déjà une pureté, un éclat et un équilibre qui souffrent peu la critique (avec des 15 qui risquent de "casser la cabane"), la grille tarifaire est déjà "mature", surtout pour le chenin !!

A 15 €, j'aurais sauté comme une antilope narguant un vieux lion fatigué pour vanter l'excellence du rapport qualité-prix.

A 21 €, ma préférence pourrait aller, hiérarchiquement, sur d'autres vins... ailleurs !! Il n'en demeure pas moins que la relève est bien là... et qu'elle a pas envie de manger des cailloux !!

Merci encore à Pierre Ménard pour la générosité du temps consacré à 3 amateurs (et un pro) parfois enclins à geindre sur certains prix !!

Domaine Pierre Ménard

Vallet,

49380 Faye d'Anjou

www.facebook.com/domainepierremenard

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Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...

20 Novembre 2015, 09:53am

Publié par Docadn

Bonjour,

Épilogue gastro d'un désormais lointain week-end parisien, en passant au scan (à la précision d'une douchette infrarouge de supermarché) 2 petites tables.

A peine le pied posé sur le quai de la gare, que j'ancre les coudes (je sais, c'est très mal élevé) sur la table d'un "bistrot de bout de quai". Le Petit Sommelier est un établissement que je boude depuis longtemps, après 2-3 essais infructueux.

Le couple Vila Paleja a confié les rênes à leur fils Pierre (ex-Crillon, Lasserre) depuis une presque une demi-décennie, pour réveiller le potentiel naturel de ce bistrot-resto aux allures de carte postale pour touristes ricains.

Si l'adresse a toujours plus brillé par sa très belle carte des vins que pour sa cuisine, le fiston s'attache à combler l'écart, tout en continuant à enrichir une volumineuse et attractive cave (on annonce plus de 400 références).

Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...

Au menu, "le bœuf bourguignon grande tradition" (mariné au vin rouge 24h00, oignons, lard), alors que La Miss scelle le sort du "tartare de bœuf Charolais au couteau".

Le bourguignon est très généreux, quasi confit, un tantinet salé mais bien exécuté, quand le tartare (dont je ne raffole pas) a les qualités d'un "vrai débité au knife" selon ma walking eating dead de compagne. Le dessert (Dôme chocolat 78%, mousse, poire pochée aux épices, caramel au beurre salé) ne m'a guère ému (trop sucré et lourd).

Côté liquides, l'établissement tient son rang. L'Arbois 2012 désigné ne manque pas d'interpeller le directeur-sommelier (la vérité, c'est que son assistant a préféré appeler son boss pour ne pas faire de boulette). Très poliment, il nous met "en garde" contre ce vin et ne manque pas de nous en faire l'article, avec précision et humilité.

Je lui confie mes petites connaissances des vins du Jura et de ceux de Puffeney en particulier. Nous échangeons assez longuement sur les jus du "sorcier de Montigny-lès-Arsures".

Un vrai pro-passionné, à la politique tarifaire plutôt "décente" pour la Capitale, à l’éclectisme rare, proposant de nombreux millésimes anciens prêts à boire.

Au final, un "bistrot sympa qui vaut le détour quand il s'agit de se faire plaisir dans les verres avant tout", faisant quasiment oublier la médiocrité du passé.

On pourra juste être un peu perturbé par ce concept "carte bistrot - carte resto", entre deux eaux, difficile à cerner.

Le Petit Sommelier
49 Avenue du Maine, 
75014 Paris
Tél : 01 43 20 95 66
www.lepetitsommelier.paris

Seconde adresse scannée, un samedi midi, en compagnie de Oanèse, Chrisos et Mr Lung : Baffo.

Cette petite trattoria d'à peine 20 couverts a ouvert il y a tout juste 2 ans, avec aux commandes, un certain Fabien Zannier (ex-Eat me).

Pas de buzz monstrueux à noter, si ce n'est le "trollage énamouré" de Fabrice Ivara (Coup de Fourchette, avec qui je ne suis pas très souvent d'accord) pour cette adresse.

Ce jour-là, un seul client porte la "baffo" (moustache) et la salle est vide !!

Déco sobre, carrelage (d'un joli vert) de métro au mur... et éclairage pourri de bar à hôtesses au-dessus des tables (il faut bien que je justifie mes photos de merde).

Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...

Accueil sobre, poli... avec l'impression d'avoir privatisé la salle (3 autres clients une quarantaine de minutes plus tard).

Nous démarrons par un "antipasto terra della marremma" à partager (20€), où seul l'art du tranchage peut être considéré comme "valeur ajoutée" à cette généreuse assiette.

C'est gustativement correct, mais on veut savoir de quel bois se chauffe notre moustachu de cuistot !!

Pour moi, ce sera "Piccata lemone + dragoncello" (filet mignon de veau de Laguiole, crème de citron, estragon, tagliolini aux épinards, 28€).

Ce plat est une réussite absolue !!!!

Tout y est !! Le fondant extraordinaire d'une filet mignon terrible de goût, juste rosé, la parfaite acidité générale qui donne cette "niaque salivante" au plat.

La version "Piccata chef" (avec des cèpes, 34€), bien que très soignée, est moins convaincante.

Une "Riccotina" honnête pour finir (riccotina di buffala, pignons de pin, poudre de biscuit, miel bio, 8€).

En conclusion, un très grand plat, tandis que l'entrée et le dessert sont communément réalisés/réalisables sur d'autres tables... mais pour une fois, je ne suis pas en total désaccord avec toi Fabrice !!

Pas de grande soif ce jour-là, juste un blanc correct (Ansonica, Costa Dell' Argentario 2014), dont j'aurais préféré la fraîcheur plus évidente d'un catarrato bianco...

Baffo 
12, rue Pecquay 
75004 Paris
Tél : 01 44 59 86 72
www.baffo.fr
(ouvert du mardi au samedi)

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Restaurant Les Saisons, Paris 9ème

11 Novembre 2015, 11:35am

Publié par Docadn

Suite de l'escapade parigote, avec les versions salées des tables picorées.

Nous démarrons dans le IXème arrondissement de la ville, avec Les Saisons.

C'est Jonathan Lutz (ex-Crillon, L’Alcazar et Glou, ce qui n'est pas pour me rassurer pour cette dernière mention) qui drive le piano d'une adresse polymorphe qui a dû coûter plus cher en changement d'enseignes qu'en ravalement de façade (on compte pas moins de 4 noms différents dans l'histoire récente de cette adresse) !!

Accueil souriant par Reiko Lutz, la moitié japonaise du patron-cuisinier, nous découvrons un "resto de poche" sur 2 niveaux, qui n'est pas sans rappeler l'intérieur/l'ambiance d'une crêperie malouine dans la ville close.

Déjeuner à l'étage, à l'escalier casse-gueule, où l’habileté des serveurs semble indispensable pour ne pas ébouillanter les clients avec les plats.

On retrouve tous les "codes du Fooding" : du pain très correct "typé Poilâne", des assiettes plus grandes que les tables (les 60 cm maxi de rigueur), le serveur d'1m82 et 31 kg.

La soupe de panais (9€) est un petit modèle du genre !! C'est la "comfort food" type que j'affectionne en automne.

Même si je tance régulièrement les "légumes anciens à Paris", fatigué de les voir envahir chaque cm2 de nos assiettes, il y a dans ce plat toute la "gra(s)titude attendue" !! La "pointe sucrée", la richesse voluptueuse d'une crème très expressive, à l'écume de cèpes puissante.

La salade César (17€) à suivre (avec un temps d'attente un poil longuet) est des plus basiques. Les gambas sont nombreuses, bien saisies, mais le plat ne fait pas décoller le séant.

Soupe crémeuse de panais et marrons, écume de cèpes

Soupe crémeuse de panais et marrons, écume de cèpes

Une adresse pratique pour le déjeuner, à partir du moment où on accepte une certaine exiguïté, un niveau sonore élevé, ainsi que l'éventuelle diarrhée verbale de 2 connasses-clientes, qui commentent comme de puantes prescriptrices la prestation du moment.

Ayant même cru à un sketch, j'ai cherché partout la caméra d'un avatar de "Connasse", mais non, c'était des vraies, des bios, sans OGM !!

Mais comme dans tous les duos, il y a une surdouée !!

L'entendre parler sans manières au serveur, l'interpeller sans-gêne (alors qu'il sert des desserts sur une autre table) pour lui demander de lui garder un morceau de tarte, s'indigner de constater qu'on ne peut pas changer de plat dans la "formule cheap" (alors qu'avant c'était, paraît-il, possible !!) et de pérorer "je vais le dire sur les réseaux sociaux"...

Aussi, toi la (jeune et très prometteuse) super connasse qui fait tout ce cirque pour laisser moins de 20 € sur la table, qui ne peut avaler plus de 436 calories sinon tes petits doigts boudinés ne pourront plus twitter à la vitesse de la lumière, continue de troller à l'infini sur la toile et n'emmerde plus les serveurs et les clients avec tes caprices de branleuse-anorexique-radine-fauchée et très mal élevée !!

Service et accueil dans le ton pour les pros de la salle, dont je salue la patience et le professionnalisme face à ces vilaines et tenaces bactéries !!

Les Saisons
52 rue Lamartine
75009 Paris
Tél : 01 48 78 15 18
 www.restaurant-les-saisons.com



NB : offres régulièrement disponibles 
sur le site La Fourchette proposant, 
au déjeuner, entre -20 et -30% sur les plats de la carte.

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Pâtisseries en vrac à Paris

6 Novembre 2015, 18:58pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Un week-end flash dans le ventre de Paris, pour développer notamment le sien (enfin le mien).

Commençons par le "picorage sucré" ("version "luxe"), avec le désormais célèbre "slalom de la rue du Bac".

Philippe Conticini (La Pâtisserie des Rêves), Claire Damon (Des Gâteaux et du Pain), Angelina, Chapon, Marcolini... n'en jetez plus, ce n'est plus une rue, c'est le "walk of fame des dentistes et des diététiciens" !!

Et juste à l'angle de la rue du Bac et de celle de Varenne : l'inégalable Jacques Genin !!

Pâtisseries en vrac à Paris

Vous entrez, vos yeux cherchent désespérément des gâteaux... et rien !!

C'est normal, c'est la (jolie et dernière) boutique du "fondeur de chocolat"... dédiée uniquement à ce dernier !!

Mais si vous demandez à la vendeuse la "fameuse tarte au citron", vous la verrez acquiescer, puis disparaître quelques secondes pour revenir avec ladite tarte (individuelle, seulement dispo dans cette boutique les mardis et samedis de ce que j'ai cru comprendre).

7€ et 135 mètres plus tard, asseyez-vous sur un banc du square des Missions Étrangères et régalez-vous de ce petit bijou pâtissier, à l'onctuosité, à l'équilibre, à la cinglante et divine expression de citron vert et de basilic !!

Jacques Genin
27 rue de Varenne
75007 Paris
Pâtisseries en vrac à Paris
Pâtisseries en vrac à Paris

Chez Conticini, je tente "Le Caramel" !!

Le titre est carrément pompeux, voire définitif !! Mais quand on a fait de vous "l'Alain Delon de l'entremet", quoi de plus normal que de "chuknorriser les bases séculaires de la pâtisserie" !!

Philippe Conticini a donc "réinventé" Ze Caramel. Le plan de coupe permet d'admirer le travail et l'exigence absolue des créations du "Maître".

Passons à la dégustation. Bon... très bon même !!

Conticini confirme son statut de "star", avec son inénarrable sens de l'équilibre... magistral de bout en bout sur cette petite et roborative gourmandise de luxe (6,10 € la part).

La puissance de la noix, la croquante diablesse du crumble (un crumble poêlé au blé noir et aux noix selon le site)... et cette finale salée d'une finesse superlative !!

Un grand gâteau... si ce n'est la présence d'un morceau de coquille de noix !!

Une faute à ce niveau, qui gâche toute la magie du moment !!!

La Pâtisserie des rêves
93 rue du Bac
75007 Paris
Pâtisseries en vrac à Paris

Chez Angelina aussi, c'est la déception !! Le millefeuille déroute par sa texture et sa richesse très 80's !! Certes la vanille est puissante, on ne lésine pas dessus, mais c'est très peu digeste en l'état, limite écœurant !!

En parallèle, j'ai goûté l'éclair au chocolat, qui représente lui aussi un joli voyage dans les décennies précédentes. Un chocolat fort honorable, à la texture crémeuse traditionnelle, pour un chou pas des plus réussis !!

Angelina
108 rue du Bac,
75007 Paris

Chez Claire Damon (Des Gâteaux et du Pain), après plusieurs tentatives, j'en conclus que je suis plus fan de ses viennoiseries que de ses gâteaux... et l'absence regrettée de son spectaculaire chausson cassis-violette lors de mon passage, normal c'est pas la saison !!

En attendant, j'aime beaucoup son kouglof (13 € le "familial" que je peux démonter tout seul sans forcer, 2,40 € l'individuel), qui fera sûrement bondir les Alsaciens tenants de la "tradition", mais il sied parfaitement à mon palais !!

Des Gâteaux et du Pain
89 rue du Bac 
75007 Paris

Je n'ai pas eu le temps d'aller regoûter les créations d'Hugo et Victor (Bd Raspail)... à programmer pour la prochaine ventrée !!

A suivre, le "picorage salé"...

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LPV BzH visite la Côte de Beaune

1 Novembre 2015, 18:23pm

Publié par Docadn

Bonjour,

16 ème rendez-vous pour notre cercle bacchique bretonnant LPV BzH.

Nous devions boucler la boucle ligérienne, mais le Doodle en a décidé autrement !!

Petit détour par la Côte de Beaune, avant de revenir explorer, très vite je l'espère, le Sancerrois .

Petit compte-rendu clinique des vins dégustés, comme d'habitude à l'aveugle, avec la cuisine de Maïté Ligeron qui tente avec nous des expériences culinaires comme d'autres tentent d'arriver à l'heure avec un RER un jour de grève !!

Vu le très bon niveau une fois de plus délivré par "la sorcière néo-végétarienne" de la rue de Paris à Rennes, voilà un sort de cobaye que je souhaite à tous !!

Fleur d'Aligoté (estimé 2014) Céline et Laurent Tripoz

Fleur d'Aligoté (estimé 2014) Céline et Laurent Tripoz

Fleur d'Aligoté (estimé 2014) Céline et Laurent Tripoz.

Nez très fementaire, bulle grossière, un poil demi-corps, matière simpliste avec un citrique appuyé sur la finale.

Très peu charmeur en l'état, déçu à double titre en voyant l'étiquette et le potentiel original "raté" de la chose. *

Bourgogne - Chardonnay 2011 - François Carillon

Bourgogne - Chardonnay 2011 - François Carillon

Bourgogne - Chardonnay 2011 - François Carillon.

Réduction appuyée au 1er nez, peu disert après une aération dynamique, pointe beurrée et caractère timidement élégant.

L'élégance s'affirme en bouche, fraîcheur de bon aloi, finesse et amers classieux, presque vibrants dans l'expression finale, si ce n'est cette petite pointe alcooleuse qui vient ternir le joli tableau. ***

Santenay le Bievaux - L'air de Rien 2012 - Antoine et Rachel Olivier

Santenay le Bievaux - L'air de Rien 2012 - Antoine et Rachel Olivier

Santenay le Bievaux - L'air de Rien 2012 - Antoine et Rachel Olivier.

Nez à l'évidente élégance, très fruité, légèrement anisé, qui se confirme en bouche.

Un "vin schizo", qui présente une très belle "entrée en bouche" avec joli déroulé, élégance et expression, mais qui rate totalement sa "fin de bouche", avec des amers grossiers et un manque d'allonge conséquent. Dommage . **

Saint-Romain 2012 - Alain Gras

Saint-Romain 2012 - Alain Gras

Saint-Romain 2012 - Alain Gras.

Nez peu disert, quasi muet. La bouche montre un caractère plutôt plaisant, mais se "dédouble" bizarrement, comme porté par un squelette et un exosquelette pas du tout taillés pour coexister. Un peu comme si on pouvait boire ce vin sur 2 niveaux à chaque gorgée. Ce manque d’homogénéité me dérange au global, quand l'assemblée hurle sa joie et son désaccord. Finale éthérée peu charmante. **

Bourgogne - Gravel 2012 - Catherine et Claude Maréchal

Bourgogne - Gravel 2012 - Catherine et Claude Maréchal

Bourgogne - Gravel 2012 - Catherine et Claude Maréchal.

Nez "boisé-torréfié" peu sexy, d'une jeunesse aussi rude que "le 1er bouton d’acné du reste de ton adolescence" . En bouche, c'est juste un infanticide à mains nues. Un nourrisson aux amers rédhibitoires, au végétal d'un cab' franc sur pied au mois de juin. Juste imbuvable en l'état... et c'était mon apport. 0

Beaune - Les Beaux et Bons 2013 - Jean-Claude Rateau

Beaune - Les Beaux et Bons 2013 - Jean-Claude Rateau

Beaune - Les Beaux et Bons 2013 - Jean-Claude Rateau.

Un nez archétypique de pinot noir, à la fraise exubérante, un poil "vendanges entières". En bouche, on retrouve un végétal aussi enivrant qu'une déambulation dans le rayon phyto d'un Jardiland. Aucune sympathie spontanée de ma part pour ce vin. 0

Savigny-les-Beaune 2012 - Olivier Decelle et Pierre-Jean Villa

Savigny-les-Beaune 2012 - Olivier Decelle et Pierre-Jean Villa

Savigny-les-Beaune 2012 - Olivier Decelle et Pierre-Jean Villa.

Nez "boisé-grillé", pinoteur à souhait. Une matière immédiatement soyeuse, simple mais efficace. La puissance augmente au fil des gorgées, à l'équilibre attendu depuis quelques verres. C'est très bon, pas d'une complexité folle, mais fort bien gaulé. ***(*)

Ladoix - Les Ranches 2013 - Domaine Bonnardot

Ladoix - Les Ranches 2013 - Domaine Bonnardot

Ladoix - Les Ranches 2013 - Domaine Bonnardot.

Nez discret, aux fines notes de grenadine. Un pinot avec de la mâche... mais rien d'autre !! On en reboit... et toujours rien d'autre. *

Savigny-les-Beaune - Aux Fournaux 2010 - domaine Rapet

Savigny-les-Beaune - Aux Fournaux 2010 - domaine Rapet

Savigny-les-Beaune - Aux Fournaux 2010 - domaine Rapet.

Un nez puissant de cosmétique, qui vous propulse directement dans l'ambiance survoltée d'un Nocibé à la Fête des mères !!

La bouche est agréablement gourmande... mais les amers finaux sont beaucoup trop saillants pour lui laisser son capital gourmand intact. **

Pommard - Vieilles Vignes 2010 - Domaine Loïc Durand

Pommard - Vieilles Vignes 2010 - Domaine Loïc Durand

Pommard - Vieilles Vignes 2010 - Domaine Loïc Durand.

Réduction marquée, robe évoluée, quand l'attaque trompe son monde par sa "jeunesse aboutie". La matière est soyeuse, pulpeuse, puissante. Seule la note finale de "bois brûlé" et le côté un poil court réduisent la majesté de ce vin qui aurait pu être très grand.

Cela reste quand même un très bon vin qui, comme le Finger de Cadbury, aurait mérité d'être un peu plus long... ***(*)

Beaune 1er Cru - Clos des Mouches 2009 - Brigitte Berthelemot

Beaune 1er Cru - Clos des Mouches 2009 - Brigitte Berthelemot

Beaune 1er Cru - Clos des Mouches 2009 - Brigitte Berthelemot.

Le plus joli et le plus complexe des nez de la série des rouges. Il mêle délicatesse, suavité, notes de cerise, graphite, fumée, presque hypnotisant !!

L'attaque est délicate, hyper charmeuse... puis presque plus rien derrière !! Un vin que je qualifie péjorativement de "jupe fendue" (le fait que ce soit une femme qui le fasse est un hasard absolu, nous buvons à l'aveugle pour rappel), ou "slip rembourré" si vous préférez, histoire d'éviter une campagne de sexisme trollage en plastoc !!

Des promesses non tenues après un nez des plus sensuels. **/**(*)

Saint-Aubin 1er Cru - En Montceau 2012 - Marc Colin et Fils

Saint-Aubin 1er Cru - En Montceau 2012 - Marc Colin et Fils

Saint-Aubin 1er Cru - En Montceau 2012 - Marc Colin et Fils.

Retour momentané sur les blancs. Nez salivant, puissant, sur la "tarte aux citrons meringuée". L'évidence de la maîtrise en bouche. Pas un protagoniste ne manque à l'appel. Nous avons l'équilibre, le fruit, l'éclat, les vibrations, la puissance, l'élégance d'un très grand vin. ****

Maranges 2000 - Yvon et Céline Contat-Grangé

Maranges 2000 - Yvon et Céline Contat-Grangé

Maranges 2000 - Yvon et Céline Contat-Grangé.

Nez puissant de citron, qui vire "poire très mûre". C'est un véritable jus de fruits qui déboule entre les badigoinces. C'est hyper gourmand, ça pète de fruits blancs, on en sifflerait des citernes en l'état. ***(*)

Volnay - Vieilles vignes 2011 - Joseph Voillot

Volnay - Vieilles vignes 2011 - Joseph Voillot

Volnay - Vieilles vignes 2011 - Joseph Voillot

Flaveurs "boisées-fumées", à l'acidulé très marqué, mais comme cloisonné dans son expression totale. "Fermé à double tour" diraient les fans de "Prison Break". *

Monthélie 2011 - Pierre Boisson

Monthélie 2011 - Pierre Boisson

Monthélie 2011 - Pierre Boisson.

Retour sur les rouges,avec un nez cosmétique, épicé, très mûr. L'acidité est très haute, les amers là encore un poil saillants. La cerise et l'amande amère s’enlacent agréablement en finale. Plutôt correct dans l'ensemble. **(*)

Ladoix 2011 - Edmont Cornu et Fils

Ladoix 2011 - Edmont Cornu et Fils

Ladoix 2011 - Edmont Cornu et Fils.

Un nez étonnamment "salin-marin", à l’astringence très marquée, asséchante, aux amers rédhibitoires, au caractère global "rustique" qui plaît à certains... pas à moi !! *(*)

Pommard - Paisseaux 2000 - Moillard-Grivot

Pommard - Paisseaux 2000 - Moillard-Grivot

Pommard - Paisseaux 2000 - Moillard-Grivot.

Un nez de "marée basse en plein été" et "iodé-barré" peu rassurant. La bouche signe le constat : bouchonné !! NN

En conclusion, une dégustation où les blancs (peu nombreux) ont été plus brillants moins déçu que les rouges pour ma part.

Marc Colin confirme son rang, quand des "inconnus" brillent en rouge face à des "références". Beaucoup de vin jeunes dans notre casting et une acidité très particulière sur les rouges 11, qui fait qu'on peut quasiment les sortir du lot à l'aveugle en fin de partie...

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