"The place to be in le Marais" diraient les fashions victimes locales et voisines...
Ouvert en début d'année par l'ex rédac chef du magazine Régal, cet établissement a bénéficié d'un généreux plan com' à faire pleurer bon nombre de petits nouveaux en mal d'exposition...
Une partie de la blogosphère parisienne s'en est entichée, d'autres ont été
peut être plus réalistes et sont même un poil revenu sur leur première impression quand d'autres ont été plus sévères...
J'arrive en ce samedi midi dans l'établissement encore à moitié désert. déco dépouillée branchée et toujours ces inévitables tables aux dimensions de guéridon de Hobbit (je me répète mais ça me
gave toujours)...
Service jeune et décontracté, ardoises et suggestions, clientèle "duffle coat, lunettes à écailles et poussette de compétition".
Un coup d'oeil à la carte. tarifs locaux et jolie carte des vins.
Je serais tenté de dire "branchée bio (logique et dynamique) à l'étiquette parfois faussement anonyme".
Las, les tarifs sont tout simplement ahurissants si on veut se contenter d'un verre un peu différent. Aussi j'ai du débourser pour un verre de 8 cl de GC Rangen de Thann "Clos St Urbain"2004 de
Zind Humbrecht 11 euros (et à ce tarif j'ai eu la fin de la quille généreuse en tartrique...).
Pour illustrer mes propos, une (bien mauvaise) photo d'une partie de la carte des vins :
N'ayant pas une faim de barbare, je me laisse tenter par :
Salade d'artichauts poivrade en barigoule de jambon Ibaïona, parmesan, pousses d'épinards et tomates confites.
(12 euros)
C'est d'une fraîcheur indiscutable, c'est petit (c'est une entrée en même temps) mais tous les ingrédients sont bons à très bons comme ce jambon que tout le
monde porte aux nues à juste titre.
La salade d'en face nommée "gourmande" (15 euros) est bien plus banale, le jambon blanc est garanti sans phosphate, "et alors !!" aurais je envie de dire, il souffre largement la comparaison
avec le basque...
La bonne et mauvaise surprise reste l'autre vin au verre découvert à cette occasion. et c'est ce qui fut le tournant de ce moment passé là bas.
Le verre coûte le prix plus raisonnable de 4,5 euros et il se nomme "Red Gamay".
L'ayant trouvé pas si mal, je tente d'en savoir un peu plus sur le domaine et éventuellement le viticulteur : "Il s'appelle Noëlle quelque chose" me répond la jeune serveuse qui ne prend même pas
la peine de parcourir les 3,62 mètres la séparant de la bouteille pour compléter l'info avant d'ajouter fièrement " on fait beaucoup de petits récoltants pas connus..." et de s'en aller.
SUPER, c'était l'occasion d'élargir un peu plus mon petit paysage viticole et d'en faire profiter les quelques lecteurs de ce carnet virtuel.
Mais non... Je signale encore à sa décharge que ce n'était pas le rush côté clients...
Bref un service artificiel ,comme je les hais, à vous couper l'appétit. Du coup pas de dessert. 2 cafés et zou dehors...
47,50 euros pour 2 salades, 2 verres de vin et 2 cafés...Gloups !!
Dommage, il manque ce qui fait parfois le "vrai succès" d'une table quand l'assiette est bonne : le talent qui se trouve entre la cuisine et nous...
PS : après avoir "googuelisé" le ticket de caisse et les indices de la "mère Fouras", j'ai pu retrouvé le vin mystère :
Domaine des Hautes Noëlles Red Gamay 2008 de Serge Batard... On était vraiment pas loin !!!
Glou
101 rue Vieille du Temple
75003 Paris
tél : 01 42 74 44 32
Par Docadn
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Publié dans : escapade gourmande
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