Et autant vous dire que j'avais un paquet de chocolatiers, macaronniers, pâtissiers et autres spécialistes en "iers"
dans mon carnet.
Et j'ai laissé le hasard de mes randonnées urbaines faire le boulot. Aussi la première échoppe croisée et testée fut celle du 52 rue François 1er : La Maison du Chocolat.
Il est 17h00 en ce samedi, et la belle échoppe est pleine d'une clientèle asiatique (et en plus on se croirait dans une boutique Vuitton de part les tonalités du décor) matinée des boucliers
fiscaux locaux.
Ce sera pour ma part un café Ristretto que je siroterais avec une des nouveautés de la maison : La tarte Belle Chocolat.
Et cette dernière est tout simplement extraordinaire. Tous les éléments se livrent une lutte acharnée pour s'imposer en bouche.
Et c'est d'un équilibre magistral à chaque bouchée. Le chocolat est d'une suavité et d'une force rares. Le sablé est d'anthologie et porte à merveille l'ensemble. La poire fondante apportant la
pointe de fraîcheur nécessaire... Une très belle tarte !!!
J'ai pu par la même occasion croquer dans l'éclair au chocolat d'en face : irréprochable lui aussi en tous points mais bien moins complexe.
La déception viendra en fait de la ganache offerte avec le café que j'ai trouvé d'une fadeur extrême après le festival décrit çi dessus.
La Maison du Chocolat
52, rue François 1er
75008 Paris
01 47 23 38 25
et les autres adresses sur le site :www.lamaisonduchocolat.fr
Puis c'est en passant devant le gourmet Lafayette que mon GPS interne à crié des borborygmes se voulant japonais.
Et nous voilà devant les vitrines de Sadaharu Aoki.
Au delà des "boites de gouache" ci dessus, les gourmandises proposées sont d'une esthétique rare et salivantes comme pas permis...
Et c'est dans un cadre moins chaleureux (notre chambre d'hôtel) qu'à la maison du chocolat que nous dégusterons :
Cassis Chocolat
Le pralin est juste de croustillant. La mousse de cassis est douce mais se révèle dès que le palais croise une des
baies (qui semblent avoir séjourné dans une crème de cassis) qui explosent de fruit et de densité et donnent une longueur et une persistance jouissives...
Le chocolat est bon mais un poil trop sucré à mon goût.
L'esthétique est trompeuse car on s'attend à de "l'aérien" ou de "l'évanescent".
Eh bien non, c'est plutôt roboratif (vu le prix ça peut). C'est bon et le cassis m'a subjugué...
Duomo Mâtcha Azuki
Composé de crème Mâtcha d'une pâte d'haricots rouges et d'une feuillantine, le tout accompagné de son macaron au
Mâtcha.
C'est la 3ème fois du week end que je goûte à ce "dessert" (semble t-il typiquement japonais) et ce n'est pas la version la plus convaincante croisée. C'est juste bon. Là encore c'est très
roboratif mais sans la vivacité ou le peps attendu...Un gâteau un peu "mou" dans son expression. Le macaron est banal. Fin de l'épisode Aoki.
Mais la grande variété proposé par ce pâtissier me laisse l'espoir d'être scotché par une des ses créations une prochaine fois...
Sadaharu Aoki
35 rue Vaugirard 75006
56 Bd Port Royal 75005
Paris www.sadaharuaoki.com
Et voili pour Paris... Retour à la casbah pour parler un peu des quilles décédées ces derniers mois (j'ai une petite pile de Cr à vous rendre...).