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EscapadeS

escapades IØ (Part I)

17 Avril 2012, 06:09am

Publié par Docadn

Une éprouvante semaine de labeur, à cotiser pour une infime partie des confortables retraites des députés et sénateurs, me donne une légitime et furieuse envie de week-end de détente. Les prévisions météo limitent le champ des possibilités d'un cahier des charges comportant une clause irrévocable de randonnée. C'est l'Île d'Oléron qui remporte l'appel d'offres.

 

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Un trajet, tranquille de 03h30, nous mène au Viaduc (gratuit) d'une île que je ne connais absolument pas.

Oléron est, dans mon esprit, une île où la moitié des réalisateurs du cinéma français a tourné les tourments d'une famille de bobo en villégiature au mois d'août (l'autre moitié des réalisateurs ayant préféré tourner sur l'Île de Ré). Il y est souvent question d'un père s'angoissant sur l'état de la mer, son bateau, sa calvitie et d'une maîtresse enceinte qui menace de débarquer. La mère flippe sur le vernissage essentiel de sa galerie à la rentrée tout en faisant de l'œil au meilleur copain du fils, fin prêt à brader son pucelage avant de repiquer sa première.  Quant aux enfants (toujours un frère et une sœur, super bien foutue la génétique chez les bobos), ils découvrent aussi leurs premiers émois sexuels mais avec des prolos, si possible ostréiculteurs ou saisonniers au Bar de la Plage (le fils découvre toujours son homosexualité pendant les vacances d'été)...

Le premier contact avec l'île est tout simplement démoralisant. Des routes (en très bon état) bordées de lotissements et de campings aux sobriquets excitants. Une architecture hétérogène allant du "mouais" à "ils ont pas osé ?!".

Quelques courses au Super U du Grand Village (doté d'une galerie marchande a classer dans la catégorie "ils ont pas osés ?!") avant de déposer nos affaires à St-Georges d'Oléron.


 

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Nous entamons notre périple par le port de La Cotinière (bof), puis le site de Chassiron (pas mal) sur lequel trône un hôtel-galerie commerciale modèle "Pointe du Raz 1987" (que même les bretons ont détruit depuis, tellement c'était indigne).

 

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"L'aventure" optique continue, les ports étant privilégiés dans nos choix de destinations. Nous découvrons à chaque fois, adossées à de sympathiques petits ports, de véritables horreurs architecturales dédiées à "Ste-glace pas bonne" ou "St-beignet trop gras". Une large place est faite à de nombreuses chapelles dédiées à "Notre-Dame-de-la-décongélation du-METRO-je-vous-émascule-le-porte-monnaie-avec-le-sourire". De jolies plages ponctuent cette galerie visuelle comparable à un "freaks de la maçonnerie".


Mes recherches de bons plans pour manger sur le quatuor "G&M, Gros Rouge, Trip Advisor, Mmmm" se sont avérées guère excitantes.

C'est à Domino que nous posons nos séants et nous sustenter le soir venu. Le Grain de Sable est posé en contrebas d'une sympathique plage du nord-ouest de l'île. Non déco subjective d'une salle aux tons clairs. Accueil sur la réserve, poli. Une séquence entrée-plat-dessert à 28 €, avec 3 propositions au choix. La séquence entrée-plat ou plat-dessert est à 23 €.

 

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Cassolette de langoustines, réduction d'échalotes au pineau

Une entrée qui se révèle fade, puis prend du volume au fur et à mesure des bouchées. Ce miracle d'évolution est dû a des grains entiers de poivre et de baies roses dissimulés dans cette entrée, globalement gentille, copieuse en langoustines, à la cuisson limite.

 

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Gigot d'agneau cuit en 07h00, mogettes à la fleur de sel

La plat arrive, provoquant un doute immédiat sur le temps de cuisson annoncé. "L'apprenti légiste en viande d'agneau" que je suis, ne donne pas plus de 03h00 de cuisson à la viande d'ovin proposée. Le doute se confirme en mâchant la bête. Pas le moelleux ni le confit espérés, sur ce plat normalement et naturellement divin. C'est relativement sec, les mogettes sont trop cuites. Seul le jus de mogettes est honorable. La Miss tente une café gourmand. Les bouchées volées sont nulles ou transparentes.

Au global, une cuisine qui manque singulièrement de peps et d'application. Service neutre, carte des vins à la peine, déco oubliée. Ça commence vraiment bien ce week-end à Oléron...

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laurencem 20/04/2012 16:39

bonjour,souvenirs de vacances dans cette ile,ce plat me parait bien de circonstance en cette période,bon week

Docadn 20/04/2012 18:08



Bonjour Lolotte,


Désolé de vous accueillir sur la version "béta" de cet article, dont une mauvaise manipulation "en mode edit" a "coupé au montage" les intitulés des plats. C'est chose faite à l'heure de cette
réponse...


Merci pour votre visite


Cordialement