Partager l'article ! Et au milieu... cool Le Mékong !!: Les petits (comme les grands) "restos chinois" ne sont guère ma tasse de thé ! Quand je rôde (dans une vil ...
Les petits (comme les grands) "restos chinois" ne sont guère ma tasse de thé ! Quand je rôde (dans une ville inconnue ou pas) à la recherche d'une table, toutes les enseignes arborant des dragons en plastique et autres murailles de théâtre me font assurément fuir.
La conjonction de plusieurs facteurs rédhibitoires me pousse à ignorer, sans forcer, toutes ces tables. La déco kitsch clonée (un Monsieur Meuble asiatique existe, c'est sûr !!), le mélange absolu des cuisines (je me projette toujours au local, imaginant un improbable resto proposant ses spécialités de couscous, flamenkuche et de goulash), le rapport qualité-prix largement discutable (même si les tarifs sont dérisoires), la douce musique du micro-ondes rythmant la majorité des plats amoureusement assemblés après décongélation.
Sans parler de l'ambiance musicale assurée par la Mireille Mathieu continentale, le tout, souvent couronné par un service aussi joyeux qu'un Droopy ayant échappé à sa 8ème tentative de suicide. Pour ne pas inscrire dans le marbre ce cortège de clichés, je me fais parfois "violence" et renouvelle exceptionnellement l'expérience.
Le Mékong offre tous les critères tant aimés. Une déco qui louche vers le balinais (rare, mais pas moins kitsch), un sous-titre indiquant "spécialités cambodgiennes, thaïlandaises et chinoises", la musique barbeliviennesque d'abord rigolote, puis insupportable. La serveuse doit sûrement être la fille du boss, vu son jeune âge. Elle est sobre, pas plus triste que le "standard croisé".
Le menu à 10,50€ n'est pas disponible en ce samedi midi (salle déserte, complétée par 3 autres clients durant le repas), va pour la carte !
Une entrée à partager. Une feuille de salade dans laquelle on roule la "crevette entubée", on trempe dans une sauce endémique douce, on se brûle doucement le palais. Frits minute, comestibles jusqu'à la pointe. Rien d'extraordinaire, mais bien.
Une première visite, convaincante, m'avait fait choisir "une plaque chauffante" (appelée planchette ici) de canard vraiment remarquable.
La prise de risque n'étant pas de mise, nous optons une fois de plus pour les "spécialités du chef".
En haut, une version carnée de la planchette, au boeuf (13 €)
Juste en-dessous, "La Planchette Maison"(13 €), mêlant crevettes, lotte, St-Jacques, calamars et une sauce au basilic épicé.
Le première planchette propose une viande bien marinée, rappelant la texture "des larmes du tigre". Légumes croquants, sauce réduite, légèrement sucrée, un plat gustativement abouti.
La version maritime est une pure tuerie !! Pas un seul crustacé ne souffre d'excès de cuisson. La lotte, poisson à la cuisson ô' combien délicate, s'en sort honorablement. Le sommet de cette planchette est incarné par les noix de St-Jacques, à la cuisson inouïe !! Un ensemble de haut niveau, relevé, confirmant l'impression de la première visite.
Les légumes d'accompagnement sont raccords avec la prestation proposée. Le riz est quelconque.
Ce déjeuner m'a paru plus standard en terme de fluidité de service. La première expérience montrait des longueurs conséquentes, dues au "service à emporter" qui cartonne le soir. Service effacé, amateur, pas désagréable. Les différentes "agences de notation gastronomique" placent, dans l'ensemble, Le Mékong parmi les meilleurs "chinois" de la ville.
Sur le panel testé, je confirme. Reste à savoir ce que valent les autres spécialités. Je révise pour le coup mon "aversion naturelle et exacerbée" pour ces établissements, tout en observant la progression inquiétante des ces "hangars à bouffe"(sortes de routiers sans chauffeurs) peu à même de redorer le "blason des petits chinois, bons et pas chers"...
Le Mékong
13 rue du maréchal Foch
56100 Lorient
02 97 21 59 53
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Laisse-moi me morfondre dans ma crasse médiocrité et mon ignorance absolue... Quand je serai grand et moins con, J'irai chez Dutournier...ou pas.
Bonjour Docadn, comment allez vous?, bien j'espère.
Bon, une fois sacrifié à ces contingences bourgeoises auxquelles vous semblez si attaché:
Je me suis toujours méfiez des chinois mais bon! bien décongelé; no problèmo!
Bonjour Bionaute,
Je vais bien merci, et vous ?
De la part d'une personne qui ne jure que par la grande gastronomie, je ne sais pas qui de nous deux s'étouffe dans des contingences bourgeoises !?
Quant à votre méfiance asiatique, elle ressemble plus à un hommage à Véronique Courjault qu'à celle de quelqu'un qui aime manger frais...
S'il n'y avait que le Z !!
pour le z reconnaissez que je vous tends des perches (du nil)
Quid de la bonne gastronomie !! Ce qui est cher est bon ? Si c'est votre seul critère de jugement, je vous laisse à vos certitudes qui dénaturent sûrement la propre "valeur" des mets proposés... Comme dans les vins, quels sont les critères qui définissent les grands versus les petits ?? Le goût, mais comme disait le film, "le goût des autres..." Vous sembler apprécier la perche du Nil et les mets décongelés... Je vais tenter de ne pas faire d'effort dans cette direction, objectivement, je pense avoir tout à y gagner...
Votre vénérable âge vous a permis de connaître sûrement des troTskistes vivants, personnellement je n'ai fait que les étudier. Je ne connaissais pas ce volet propre au trotskisme sur la définition de la bonne gastronomie (un mot qui devait certainement valoir, à l'époque, un peloton d'exécution de part son outrancière "valeur bourgeoise et capitaliste" !!). Par contre il faut m'éclairer pour "lez jèses" !? A moins que ce ne soit un "s" et un "uit" qui ont glissé de votre clavier...
Que de sages paroles en effet !! Quelles soient le fruit de la réflexion d'une dame, c'est une évidence aussi...
Voilà pourquoi je n'ai pas répondu sur ces items Bionaute, faut pas broder avec AlainT sur G&M !! C'est un expert reconnu auprès des tribunaux des anecdoctes sur le Gault & Millau... Vous pouvez y aller, il a des fiches Bristol sur tout, faut être précis, très précis...
Précision pour Bionaute : avant que vous ne partiez dans tous les sens pour noyer le poisson (cuisson ?), je précise que je ne doute pas un instant que vous avez bel et bien mangé à Roanne...