Partager l'article ! Le Savagnin dans tous ses états Acte II: C'est au tour des jaunes d'entrer dans l'arène : ...
C'est au tour des jaunes d'entrer dans l'arène :
Vin Jaune - En Spois - Arbois 2003 - Stéphane Tissot : Le nez confirme bien que nous sommes chez les jaunes. Ce dernier est finement oxydatif et se confirme en bouche. On y trouve même des notes fumées qui donnent de l'ampleur et un joli milieu de bouche. Finale douce-amère et tranquille. **(*)
Vin Jaune - Les Bruyères - Arbois 2003 - Stéphane Tissot : Là encore, un pif de "là bas dit",
mêlant confiserie et du macis selon mon voisin de verre. Cette cuvée me paraît plus austère que sa cousine, mais dotée d'une puissance
de feu redoutable. Finale épicée et c'est un poil moins ma tasse de thé. **
Domaine Macle - Château Chalon 2003 : "Pffff quel pif..." Ai je noté et un autre terme que je n'arrive pas à relire... Matière épicée et
très prégnante et une austérité qui traduirait la jeunesse de ce dernier. **
Arbois Vin Jaune 2000 - Michel Gahier :
Nez miellé, noyau et fumé. Un attaque douce, fruitée et d'un bel équilibre. Dès que le nom apparaît (après ma note), je
comprends mieux pourquoi j'aime. ***
Arbois vin jaune cuvée 1992, Stéphane Tissot :
Un savagnin qui s'est bien fait remarquer.
Nez "plongeant "qui exhale des écorces d'agrumes et des notes lactées. Là encore, une attaque tout en douceur, délivrant une finesse et un soyeux de haute couture. Un vin tout en puissance et dotée de la grâce d'une danseuse étoile... J'ai eu l'image d'une pelleteuse qui dépose un oeuf dans une assiette de porcelaine sans casser ni l'un ni l'autre (bon je sais y'a plus poétique comme vision, mais y'avait un spectacle de pelleteuse à St Jean de Monts, désolé)... ***(*)
PS : l'étiquette, elle claque, non ? Sinon plus sérieusement, je vous conseille fortement de lire les infos d'Olif (le gourou de cette dégust), sur ce "savagnin
mené à la rouge".
Place aux sucres
L'École Buissonnière 2008 - La Maison de Rose (Vin de Table) - Dominique Grand : un joli nez fruité, miellé, fleuri sur des notes d'élevage et
qui laisse transpirer un caractère "chardonnesque". La matière propose finesse, miel et épices, pour un caractère aérien avec 80 g de sr annoncés. C'est pas mal du tout.
**(*)/***
Arbois Solstice 2003 - Domaine de la Tournelle - Evelyne et Pascal Clairet : Nez oxy, une pointe de
végétal et son contraire en "surmaturation". L'attaque est relevée (comprendre "épicée" puissance 4 chez les indiens sensibles), mais laisse une bizarre impression de "cul entre deux chaises". Comme pas fini, et c'est le "pas compris" qui
l'emporte au final . *(*)
PS : Olif l'a classé chez les "savagnins surmaturés". Étant un élève discipliné, je l'ai classé dans "les sucres" comme indiqué pendant la dégust. J'ai noté aussi les 42 g de sr.
Arbois-Pupillin 2007 L'ivresse de Noé - Philippe Bornard :
De nouveau le nez typique d'un chardo et un
caractère bien lacté. L'attaque est très acidulée, et déclame un beau citron vert que les antillais marieraient volontiers à un rhum endémique... *(*)
Arbois-Pupillin 1998 - Philippe Bornard : Une cuvée estampillée "PMG"
("Pour Ma Gueule" dans le patois vigneron) au nez tradi et de rancio. Un rancio qui s'exprime ouvertement et agréablement du début à la fin de la gorgée. ***
Arbois 2004 - Mélodie - Stéphane Tissot : Un "savagnin de glace" qui explose de clou de girofle et de raisin ( quoi de plus
normal pour un vin !!). L'attaque confirme le clou du nez et propose douceur, suavité et une figue fraîche sensationnelle. Un ensemble qui tient du magistral pour un des plus jolis équilibres
croisés dans le week end. La précision horlogère de Tissot a encore frappé...***(*)/ ****
SulQ 2002 - Jean-François Ganevat (Vin de Table) : On part dans les îles avec des parfums de papaye et
de mangue. L'attaque est dynamique, avec une belle acidité relayée par le miel et une conclusion épicée et gouleyante qui ne laisse pas sulQ, mais qui assoit bien la chose. ***
Les Bulles
Ça va bien - Philippe Bornard : Un vrai bonbec et de la pomme (le côté nature !!) sur les
narines. Une attaque un poil amère, un ensemble
un peu court pour des bulles à la croupe trop généreuse pour mon palais de danseuse après cette transjurassienne version "Ironman" (les triathlètes comprendront la chose, les cinéphiles autre
chose aussi...).
Moralité (c'est le renard de Bornard qui m'inspire cette facilité) :
Un panorama pertinent, construit avec intelligence avec des "duos - duels" où la comparaison (si tant est qu'elle pût avoir lieu parfois) avait un véritable sens...
Une aveugle qui ne fait que confirmer mon attachement à Gahier et Tissot. Ma "confirmation" pour Ganevat et ses vins qui m'avaient déjà mis à l'envers à la Dive.
Ce genre "d'épreuve" qui nous fait dire à chaque fois : "Pourquoi j'en ai pas en cave...".
Le traditionnel troc des REVEVIN a exaucé ce voeu....
Merci à Philippe d'avoir osé cette carte blanche et chapeau au roi Olif (il ne pouvait pas rester dauphin toute sa vie !!!).
La traditionnelle (et rare) photo de famille :
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