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EscapadeS

Virée lyonnaise...

24 Août 2010, 09:05am

Publié par Docadn

Deux petits arrêts dans la capitale des Gaules et (re)découverte du Vieux Lyon, ses traboules, ses cours intérieures et sa gastronomie.

C'est l'été, et nombre d'établissements sont eux aussi en congés.

Aussi, je n'ai pu me sustenter au  Georges Five (en prestation extérieure selon l'écriteau, et ce par deux fois à 1 semaine d'intervalle).

J'ai aussi tenté ma chance au  "Verre et l'Assiette". Là encore, je me suis cogné au rideau de fer...

Aussi, avant de manger, j'ai sacrifié au rituel lyonnais chez le glacier historique :  René Nardone.

 

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Duo figue-citron vert. La figue (fraîche) est une tuerie absolue !!!!

Petit tour chez le chocolatier Bouillet. La météo caniculaire nous incite plutôt à déguster ses macarons (5,10 € les 6 pièces).

 

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Les versions salées sont plus convaincantes que les sucrées, l'ensemble ne me fera pas non plus relever la nuit. Petite mention pour le carotte-cumin et le citron-gingembre, quand les versions framboise ou vanille nagent dans le "tout juste correct".

C'est du côté des Halles Bocuse que nous testerons ceux de Sève.

 

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Le gérant de la boutique nous indique que Bouillet est plutôt dans l'esprit macaron "biscuit-craquant" quand Sève élabore les siens dans l'esprit "gâteau-moelleux".

Pour ma part au-delà de la texture, il y a plus de complexité gustative dans les macarons de Sève. Le macaron verveine est top !!! Crémeux, parfumé et fondant. Le gorgonzola-cèpe est une tuerie d'équilibre...


Pour le déjeuner, j'avais envie de retourner dans l'antre historico-touristique de la Brasserie Georges.

 

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Excellente bière maison (version dorée) de rigueur pour démarrer. 

 

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Nous sommes jeudi, je prends le plat du jour : Volaille fermière en croûte de sel.

Un vrai plat de brasserie. Volaille et pommes de terre fondantes, cuisson aboutie, rien à redire...

En face, je redécouvre le bonheur d'un plat ancestral que j'évite systématiquement, certainement à tort...

 

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Tête de veau sauce ravigote

 

Quasiment pas de partie gélatineuse, morceaux là encore d'un fondant, comment dire, confondant. Sauce ravigote pêchue, un plat excellentissime !!

 

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Mille-Feuille aux framboises

 

Nous sommes toujours jeudi et c'est le dessert du jour. Le petit génocide® (copyright  Chrisos) de fin de repas. Un feuilleté modèle, une crème renversante et des fruits à l'acidulé jouissif. Je persiste sur l'excellence de cette populaire et grosse brasserie, au service enjoué et attentionné, dont nous avons bénéficié grâce à l'une des rares serveuses de la maison.

Carte des vins toujours pertinente et étonnante pour une brasserie.

 

Le soir venu, c'est indécis et hésitants que nous avons passé le seuil du Comptoir des Marronniers, sis dans la rue éponyme et attrape-touriste.

Une déco pseudo-historique réussie, mais sans âme. Nous commandons "le plat lyonnais".

Une "rassurante attente de 20 minutes" que l'on occupera avec une "assiette lyonnaise".

 

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Les gratons sont fidèles à leur réputation, à savoir gras à souhait, la rosette quelconque, la cervelle des canuts est par contre bonne.

 

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Quenelle & coulis sauce homardine

 

Très jolie réalisation et taille plus que respectable pour ladite quenelle. C'est  gustativement réussi et loin des  avatars Liebig que certains restos n'hésitent pas à servir. La sauce homardine est puissante (juste un poil trop salée à mon goût). La carte des vins est nulle, le service très distant, en dilettante, limite méprisant par moments.


Les très belles adresses ne manquent pas à Lyon. J'ai maté par curiosité la carte de Cuisine & Dépendances Acte II, n'ai pas trouvé En mets fais ce qu'il te plaît, louché sur la belle cour et les menus de La Cour des Loges. Bref, trop de belles promesses et pas assez de temps, ni d'argent pour vous en dire plus sur ces derniers...

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J-C 27/08/2010 08:32


Je rêve ou la quenelle est presque plus grosse que le plat ?!
Et la tête de veau, c'est presque la tête d'un veau, isn't it ?!
Décidément, été copieusement copieux !
Et rayon marche pénitente ???


AlainT 26/08/2010 19:27


Toujours ton légendaire sens de la mesure, salopard !!
Pour la peine, tu me feras 10 séries de 10 "curls" avec une barre chargée de la différence entre mon poids et la barrière d'entrée dans ton fameux restau lyonnais. Et crois-moi sur parole : je me
marre à distance, tellement je suis loin du quintal ! Allez, zou...Non, pas comme ça, tu balances le torse...Arrête, tu vas te faire mal...Arrête...Ne sois pas déçu...Je m'en doutais, c'est
vraiment trop lourd pour toi...Allez, repose la barre, et retourne faire du rameur !..
Alain


docadn 26/08/2010 18:45


Salut Mix,
Eh beh !! Ca ne donnait pas envie en effet dans ces conditions !! Très bizarre et confirmant la réputation de tête à claque que le père Ishida cultive...
Salut Alain,
il est vrai que la cuisine Lyonnaise n'est pas réservé aux fiottes de la fourchette, l'anecdote narrée par un restaurateur il y a 2 ans parlant d'une institution passée où l'accès de
l'établissement était réservé aux mangeurs accusant le quintal minimum (passage sur la balance avant d'entrer), tu es bientôt éligible non ?? ;-)))


AlainT 24/08/2010 22:41


Eh ben, après les portions corses, voilà que vous avez fait dans le light !
Je n'aurais certainement pas choisi les mêmes plats...sauf sans doute le mille-feuille, fort appétissant.
Bons souvenirs de Nardone (café, mais surtout tiramisu !); quant aux macarons, les adresses me sont inconnues.
Alain


mixlamalice 24/08/2010 15:57


J'y étais il y a pas très longtemps, pour bosser, je logeais chez une copine qui habite dans la rue de "En mets fais ce qu'il te plaît". On savait pas où aller et j'avais lu la critique extatique
du Fooding, et donc même si je m'en méfie on était passé devant.
C'était tôt (genre 19h15), personne dans la salle. On regarde dedans, personne. On demande poliment si on peut lire la carte, qui n'était pas affichée dehors (je crois qu'il n'y avait que celle du
midi). Ils étaient trois affalés chacun à un bout de l'entrée, finalement le chef japonais, bras croisés au comptoir de l'accueil, en gromelant, farfouille trois minutes au milieu d'un tas de
papier et finit par nous tendre deux vieilles photocopies un peu tachées en nous disant que "ça doit ressembler à ça". Pendant ce temps là, les deux serveuses nous regardent sans un mot et sans se
lever.
Menu à 35 euros (environ), mais sur la carte il n'y avait qu'un seul plat (parmi les 5-6 proposés) sans supplément: jamais vu ça! Et sur les entrées et desserts, pareil, presque tout avec des
suppléments.
Comme en plus personne ne nous a rien dit, ni bonjour, ni merde, et s'est désintéressé totalement de notre existence 2 secondes après nous avoir tendu la carte, que les intitulés ne nous ont pas
fait rêver, on a murmuré un "merci, bonsoir" et on s'est barré à la pizzeria du coin.
Vraiment bizarre comme ambiance. Même pas vraiment malpoli, juste super froid, genre non on fait pas vraiment resto, mais si vous y tenez on vous nourrit. Pour 50 euros. Strange (et pourtant j'ai
déjà connu des ambiances "japonaises" tout en retenue et distance sans que ça m'ait jamais vraiment dérangé).
Est-ce que c'était pas tout à fait encore ouvert, ou je ne sais quoi? Quelle que soit la raison, l'un des endroits les moins commerçants où je sois rentré (et pourtant, en 20 ans à Nice, Dieu sait
que j'ai vu des boutiques où le client-touriste est plus ou moins ouvertement pris pour de la merde).