750 grammes
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EscapadeS

Pizzas !!

11 Septembre 2011, 12:27pm

Publié par Docadn

La pizza est à l'italie ce que le tajine est au Maroc, la choucroute à l'Alsace, la piperade aux vins rouges de Touraine au Pays Basque et au Béarn, la Dacia au sport automobile... 


Il y a 5 ans, j'avais déjà séjourné en Italie, côté lacs italiens, pour y constater la chose suivante : les pizzas y étaient d'une franche médiocrité. 


Aussi, une demi-décennie plus tard, en séjournant à peine plus au sud, je ne me faisais guère d'illusions sur le potentiel du Piémont dans ce domaine.


Pouvais-je marteler "ce cliché", en condamnant sur le papier un éventuel savoir-faire local, sans y goûter !?Que nenni !!

Donc, pour toi, ô' lecteur attentif ou passager, je me suis sacrifié sans compter.

Oui, juste pour toi, je me suis astreint à manger des pizzas 4 soirs de suite, juste pour te rapporter ce qu'il en est, dans un triangle de 10 kms autour de notre résidence, sise au pied de Monteu Roero.

Certaines images seront difficiles à regarder, je le conçois, mais la vérité est à ce prix !!


Première adresse testée à 3 jets de caillou de la chambrée :

 

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Un parking digne d'un Dinner's, des 4x4 qui se pointent toutes les 5 minutes, dont les occupants se dirigent, bizarrement, non pas à l'entrée, mais derrière l'établissement.

J'ai même soupçonné l'organisation de combats illégaux de dindons survitaminés, dans la cave de cette pizzeria nommée "Lo Scoiattolo" ("L'écureuil" selon ce que j'ai pu en déduire de l'explicite logo de l'enseigne).

Des antipasto, pas mal, ont précédé les 2 pizzas du soir :


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Pizza Rustica, aux tomates fraîches, relativement moyenne au global.


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Une pizza aux légumes (dont j'ai oublié l'intitulé exact), à peine plus excitante que la première.

Une eau et un vin blanc, tous les deux pétillants pour 27,50 € (11,50 € les 2 pizzas, on ne pleure pas non plus !!).

Service "jeunes m'en foustistes", patronne plus attentive que les 2 écervelées de service...

Lo Scoiattolo

Fraz. Tre Rivi

Monteu Roero


Le lendemain soir, nos errances nous mènent à Montà d'Alba. Un petit café qui cache dans ses entrailles une salle de restauration, à peine plus grande, avec un écran plat qui hurle la série américaine (en italien discret bien sûr) du moment.


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Une cuisinière (lilliputienne) ainsi que l'affable patron, nous accueillent chaleureusement. La clim' s'épuise à pulser un air à congeler des bébés (alors que la fenêtre est ouverte), ça sent la mauvaise soirée en perspective.

Je me "lâche comme un fou sur la carte", optant pour la dispendieuse "Pizza Cavallo Bianco" (9 €):


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Chou rouge, copeaux de parmesan, une ou 2 lamelles de truffes (d'été), le tout arrosé d'huile de truffe...

La pâte est top de chez top !! Croustillante sur les bords, moelleuse en son centre, la garniture est d'une fraîcheur sublime, l'huile est remarquablement dosée... Dans mon top 3 des meilleures pizzas dégustées...

En face, la miss déjà fatiguée des pizzas, a opté pour :


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Côte de veau et ses légumes grillés (12 €)


La photo ne rend pas hommage à la taille, énorme, de la côte servie (perso, je n'ai jamais vu cela !!).

Viande somptueuse, légumes grillés au millimètre. J'en ai oublié la déco à la con et la téloche. J'ai terminé le tout  par excellent tiramisu maison (2,5 € !!).

Ristorante Pizzeria Cavallo Bianco

Corso Manzoni, 3

Montà D'Alba


Le lendemain, nous atterrissons volontairement dans une usine à manger, proche cousine des Del Arte. Déco tendance, discutable, service, speedé, pas moins de 3 cartes différentes sur la table, "la petite suggestion des vins qui va bien" engoncé dans un petit support en plexiglas.

Bref, tout l'arsenal du "marketing bien pensé pour te délester proprement de tes deniers"


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Une pizza végétale, pas mal côté garniture, assez moyenne côté pâte. Vins et desserts "chers" (au local, je m'entends). Dîner plié en 40 minutes chrono, faut que ça tourne, merci au revoir...

Io Pizza

9 via Turin

2040 Vezza d'Alba


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Pour conclure cette pénitence calorique, une ultime expérience, à quelques centaines de mètres de Io Pizza, au Re Artu.

Détonnant décor (moderne, presque agréable) avec celui de la façade, peu accueillante.

Des jumeaux, épaulés par leur père, sont aux commandes de ce grand resto qui veut mettre en avant un certain intérêt pour le vin (les quilles forment l'essentiel de la déco murale).


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"Insalata di mare" quelconque pour La Miss, quand je m'attache à ne prendre qu'un seul plat. La pizza définitive.


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J'avais croisé un spécimen assez semblable la veille, mais n'avais pas osé franchir le pas. Là, je tente "Ze ultimate experience" avec cette pizza agrémentée de frites !! Tu vois, lecteur chéri tellement je t'aime, je suis prêt à tout !! 

Hormis le caractère curieux de la chose, la (bonne) pâte se hisse à la seconde place de mon quatuor.


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"Affogato al cioccola" pour faire glisser le tout...  Léger et fin comme un Granola trempé dans du Nutella...

Re Artu

Via Torino, 62

Borbore Di Vezza D'Alba

 

Fin du marathon des sucres lents et rapides, qui a frisé par moment le syndrome "Super Size Me".

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(source Google)

En conclusion, "l'Italie du nord n'est pas si nulle que ça" en terme de pizzas, la preuve !!

La "petite perle inconnue" de Cavalo Bianco mérite cette juste remise en cause (ils font en plus des "pizzas familiales pour grandes tablées" très impressionnantes).

On notera, avec grand plaisir, la mention (sûrement obligatoire) systématique des ingrédients surgelés entrant dans la composition des plats proposés (je rêve de voir cela en France, ça risque de faire très mal à pas mal de restos).


PS : Une class action a pour le coup été engagée par 17 tee-shirts, 6 pantacourts, 11 caleçons, 4 paires de chaussures, 3 blousons, 2 ceintures, rejoignant la plainte en cours de mes 14 pantalons pour "pression physique"...

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Le Piémont version Negro...

6 Septembre 2011, 17:42pm

Publié par Docadn

Fin de notre séjour dans le vignoble piémontais. Nous trouvons enfin du temps pour aller à la rencontre de ce domaine, devant lequel nous sommes passés une bonne dizaine de fois depuis le début de notre séjour.


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C'est Nadia (alias Nasko) qui assure la visite et supervise les dégustations. Cette sommelière japonaise a longtemps hésité entre le pinot et le nebbiolo, avant de dire oui à "L'Azienda Agricola Negro Angelo et Figli".


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 La saga des Negro démarre au XVII ème siècle. Des fermiers de Tre Rivi reconvertis, dont les descendants perpétuent encore la culture de la pêche et de la noisette sur les terroirs mal exposés.

Nasko nous fait un court topo sur la géologie du Roero face à celles du Barolo et de Barbaresco ("géographiquement en face", le Tanaro marquant la frontière administrative et géologique des 3 appellations).


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La discussion se fait en anglais. La dégustation est payante (c'est relativement courant là-bas). J'opte pour 5 vins (10 €). Je me "fais la bouche" avec une bulle :


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Maria Elisa Rose' 08 - VSQ Brut


Un 100% nebbiolo travaillé "à la champenoise", élevé en barrique pendant 6 mois, goûté avec 2 ans de bouteille.

Un nez de chardonnay, une matière très ample, aux amers relevés, qui se "volatilise littéralement".

Le vin se fait fluet, la bulle est brouillonne, sauvage... Elle s'assagit, devient enfin élégante, presque calibrée. La mention VSQ signifie Vino Spumante Qualita. **


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Perdaudin 10 - Roero Arneis


Cépage blanc emblématique du Roero,  exhalant le carton mouillé, la coquille d'huître. Issu de vignes sur sable, élevé en cuve inox. Assez transparent. *


La cuvée Sette Anni est plus complexe (elle séjourne 7 ans en bouteille avant d'être mise sur le marché).

Élaborée uniquement lors des "beaux millésimes", celle goûtée correspondait à 2001.

Le prochain millésime sortira en 14 (correspondant donc à 07). Sur un faux-air de sauvignon, mûr, à la trame nette, droite, aux amers prégnants. **/**(*)


Passons aux rouges :


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Bertu - Barbera d'Alba  09


Cépage Barbera, élevé  16 mois en fûts (français, oui monsieur !!), 30 % neufs, qui dégage une pêche hallucinante (le fruit, pas la forme physique). Attaque suave, fruitée, finement boisée, rafle (alors que c'est éraflé). Un ensemble élégant, bien équilibré. Une cuvée non produite en 10. ***


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Prachiosso - Roero 07


18 mois d'élevage, 50 % fûts, 50 % foudre. Nebbiolo issu de vignes de 45 ans au nez épicé, une pointe végétale, qui offre fraîcheur et fruits à noyaux. Un charme limité, pour une finale relativement astringente **


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Sudisfá - Roero - Riserva 05


Élevage de 24 mois en fûts de chêne, 1/3 neufs.

Cette cuvée est une "parcellaire mobile" (selon les millésimes, mais toujours "plein sud" et sur des terroirs argilo-calcaires).

La mention Riserva est autorisée pour les vins de 3 ans et plus.

Un agréable nez de menthol, d'épices prononcées, pour une texture délicate et fraîche. Un joli volume, grâce par un "déroulé granuleux et délicat de la matière". ***


Une dégustation pas super fascinante, mais instructive sur 'l'élaboration" des vins du clan Negro.

3 frères et 1 soeur sont à la tête des 60 ha de ce patrimoine familial. Une winery présente sur les plus gros marchés mondiaux du vin.


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Un chai immense, doté des dernières technologies. Tout est surveillé au plus près, pas de place pour le hasard.

Une cinquantaine de salariés en moyenne et un chantier décisif pour l'avenir de l'entreprise : L'intégration d'un programme HUMUS.


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"La lombriculture" est désormais à l'ordre du jour chez les Negro.

Sur les bases d'une étude scientifique menée dans le Frioul, le domaine a importé des lombrics californiens très performants.

L'objectif d'une vigne "no chemical" dans les 5 ans à venir, grâce à ces vers infatigables, qui ont pour mission de redynamiser naturellement les sols éreintés par les "traitements conventionnels".


 

Azienda Agricola Negro Angelo & Figli di Giovanni Negro

Fraz. Santa Anna

12040 Monteu Roero

www.negroangelo.it

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Yo man, je vais taguer ta face !!!

3 Septembre 2011, 12:01pm

Publié par Docadn

C'est le jeu post-Biactol qui anime ces derniers jours la blogosphère.

Tiré d'une chaîne active de "la sphère mode et beauté",  dont  je suis un intarissable ambassadeur,  la ligérienne aux chaussures plates a remodelé le questionnaire version picolo.


C'est le duo bordelais Daniel-Isabelle qui m'a donc gratifié de ce tag. Tout cela, pour ne pas briser la chaîne qui me verrait plonger dans un coma de 123 ans, agrémenté de fistules, quotidiennement scarifiées puis traitées au sel de Guérande, tout en écoutant du Jean-Michel Jarre à 120 db.

Aussi, pour éviter un bonheur aussi poin(g)tu que La Fistinière, je m'exécute sans hésiter.


L’avarice : Quelle bouteille avez-vous trouvé outrageusement bonne malgré un prix honteusement bas?

Pour faire le lien avec mon carnet de vacances, honteusement stoppé par cette machination, je dois avouer avoir craqué pour cela :


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C'est à la Cantina Sociale Barbera Dei Sei Castelli (une coopérative du Piémont) que j'ai découvert ce chardonnay, aux accents angevins, teinté de miel, de cire et d'une profondeur plus que respectable.

Une fraîcheur absolue pour une matière pleine, déliée, avec un petit boisé qui lui sied.

J'ai franchement apprécié et n'ai pu dissimuler une petite honte au front, en voyant le prix : 5,30 €. Oui, j'avoue, j'en ai acheté. J'ai même emporté 2 autres cuvées à 4,80 et 5,20. Un carton de 6 pour moins de 30 €...


La paresse : Quel vin n’avez-vous jamais goûté par flemme de vadrouiller dans X cavistes pour le trouver ?

En fait, c'était (vous noterez l'emploi de l'imparfait)  Terre des Chardons 07. J'en ai lu des pages et des pages.On me faisait régulièrement la remarque type : "Quoi ! T'as pas encore goûté !?" (vous mettez les aigus à la  Coluche pour bien vous imprégner de la remarque stridente) .

Ben non !! Puis un limousin de passage m'a fait goûter la chose, donc c'est fait, tant pis pour les cavistes !!

NB : Pas un professionnel, au local, pour oser proposer ce rouge tellement aromatique pour les puristes !!


La luxure : Dans quel vin aimeriez-vous prendre un bain et faire des bisous (oui, il y a des enfants dans l’assemblée, on fait soft) avec votre moitié ?

Au risque de surprendre d'un côté et pas de l'autre (j'ai cramé mes cartouches pour le soft avec le lien de La Fistinière), l'hypocondriaque qui sommeille en moi, prendra une douche et un bain.

Une bonne douche avec un Kezako de Sébastien David (le seul avec Marc Houtin à m'avoir réconcilié avec le poivron cab'franc) et un bain, à la limite de la noyade, avec une bonne grosse Poignée de raisins 10 de chez Gramenon, découverte pas plus tard qu'hier...


L’envie : Quel vin dégusté sans vous par l’un de vos amis ou connaissances vous a fait le plus envie (et enragé) ?

Là, c'est la colle !! N'étant pas d'un naturel jaloux (pour le vin, je m'entends), je n'envie pas systématiquement les belles rencontres viniques faites en mon absence...

J'ai lu, il y a quelques années sur LPV, un hédoniste-gourmand narrer sa rencontre avec un Yquem 68 pour fêter sa quatrième décennie ... Juste pour être du même millésime (pourri) que le dégustateur et que le nectar ouvert, j'aurais bien voulu goûter un fond de verre...

 

La gourmandise : Quelle bouteille pourriez-vous siffler tout seul d’une seule traite ou presque ?

Celle qu'on s'est descendue hier avec Nico (patron des Remparts), qui doit son salut (la quille, pas Nico) à son serveur, à qui on a épargné un fond de verre : Les Corvées sous Curon 06 du Domaine de la Tournelle.

Les plus jolis amers croisés depuis longtemps, une tension remarquable, qui réconciliera "les déçus du chardo en 06 en Bourgogne". A encaver d'urgence !! Un très joli et puissant millésime en Jura !!


La colère : Quel vin vous a tellement déçu que vous l’avez jeté de colère après l’avoir dégusté ?

Un running gag que je cultive assidûment avec tous les vins de Sol-Payré !! De moins en moins présent chez les cavistes, de plus en plus en FAV... Cherchez l'erreur...


L’orgueil : Quelle bouteille pensez-vous être le seul à pouvoir apprécier à sa juste valeur ?

Pour faire encore hurler un ou deux de mes plus fidèles lecteurs, tout en rassurant les milliers d'amateurs sincères de ce domaine, je nommerais, sans hésiter une nanoseconde, les vins de Jean-Pierre Monier. Très prétentieux comme impression, comme en musique d'ailleurs. On reste persuadé d'être le seul à entendre et "vivre" tel ou tel album, aussi intensément...


L'interrogatoire étant clos, je passe le relais, en "taguant la face" de J-C (à qui je dois, "un tag de la mort qui tue" depuis des mois, que j'ai laissé moisir), aux bonnes choses qui ont faim, au Rustre quand il daignera revenir de vacances, à Estébour le roi du boulghour, au voleur de lunettes d'Hillary jeune...

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Torino salé...

1 Septembre 2011, 17:28pm

Publié par Docadn

La (trop) brève escale dans la capitale piémontaise, m'a privé de la possibilité d'embrasser "un panel représentatif" de la cuisine nord-italienne (si tant est qu'elle existe !!).

2 nuits sur place, 1 déjeuner et 2 dîners seulement au compteur (et sur la balance aussi !!).


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Un premier repas (après une visite au musée du cinéma ci-dessus) qui a pris une tournure tragi-comique (j'ai oublié jusqu'au nom de l'établissement, tellement il m'a gavé). 


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A peine arrivés, nous sommes jetés au fond d'une salle déserte (quand la terrasse est pleine, l'étage bondé), puis oubliés une bonne vingtaine de minutes avec des menus à décrypter...

Les serveurs passent une bonne dizaine de fois, sans s'arrêter... La patronne, sentant "un certain agacement de ma part",  nous amène des bruchettas (bonnes) pour patienter et s'excuser...

La commande est prise une bonne quinzaine de minutes plus tard.

Puis, plus rien.

Quand une assiette de charcuterie débarque entre les mains de la patronne, comme pour s'excuser à nouveau du zapping systématique de la part des 2 connards serveurs qui s'en battent les c... très distraits (que je soupçonne d'avoir transmis la commande avec beaucoup de retard).


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Des "ravioles de poissons" bonnes, justes fondantes, un poil salées par le jus, au bout d'une heure et quart.


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Un "sympathique petit sicilien" pour faire glisser le tout, 02h00 pour ça !!

Service de daube, cuisine correcte, mais le mal est fait, malgré la gratuité des bruchettas et de l'assiette de charcuterie...


Le déjeuner du lendemain, se présenta fort heureusement sous de meilleurs auspices.

Une adresse soufflée par Luca Roagna himself, lors d'une visite improvisée de notre part, l'avant-veille à Barbaresco (article à venir).

Pour lui, c'est tout simplement "la meilleure trattoria de la ville".

C'est sous une fine pluie (après une visite marathon au museo egizio), que nous nous rendons au 23 Via Monte di Pièta, au Ristorante Consorzio.


Une escalope de veau panée, une panna cotta (d'anthologie, je me répète, je sais !!), peu esthétiques (d'où l'absence volontaire de clichés) mais cinglantes.

Assurément une cuisine simple, goûteuse, soignée,  justement tarifée (2 plats, 2 desserts, une bouteille d'eau pour 38 €).

Je vous invite à consulter la carte des vins, remarquablement pointue...


Ristorante Consorzio

Via Monte di Pièta, 23

Torino

fermé samedi midi et dimanche

+39 011 276 7661


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Fin du séjour. Au fil de nos pérégrinations nocturnes, nous atterrissons au Satprem, Via Piave (une rue perpendiculaire à la fameuse Via Garibaldi). L'établissement est un "bioristorante naturale", qui affiche fièrement sa "certification biologique d'une cuisine naturelle" axée sur le poisson, la viande blanche, le végétarien.

Déco un peu improbable, mêlant des influences indiennes et "le reste du monde philosophiquement annexé par les bobos".

Les tables sont plus cohérentes. Un menu très fourni, qui provoque toujours en moi une certaine méfiance. 


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Antipasto de tofu épatants, où nous devinons facilement ceux à la betterave, moins facilement les autres.

Des "linguines au poisson et à la tomate" honnêtes, sur lesquelles j'ai empilé un "biotiramisu" moyen. Au global, un service sympa, une cuisine "tiède", mais naturelle...


Satprem

Via Piave, 8/10 

Torino

011.436.66.80

www.satprem.it


Fin du séjour, nous remontons toujours le temps. Prochaine étape : le vignoble du Piémont....

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Torino, sucré...

27 Août 2011, 16:24pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Je n'ai plus le choix... Je me dois, hélas pour vous, de démarrer la narration de mes vacances d'été 2011.

Comme promis, je débute par la fin. C'est plus pratique en terme de mémoire (ce qui laisse entrevoir une fin très très floue pour le début), tout en me donnant la latitude nécessaire pour broder des pans entiers de mythomanie estivale...

C'est donc la fin des vacances disais-je,  nous bouclons la quinzaine de notre voyage par l'ex-capitale historique de l'Italie : Turin.

 

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"La ville aux arcades" (près d'une vingtaine de kms) regorge de palazzos et d'édifices baroques.

Malgré cela, elle souffre d'une "relative carence de valorisation de son exceptionnel patrimoine architectural" (interprétation personnelle, que j'ai la prétention de comparer à "Bordeaux avant l'ère Juppé" !!).

 

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Côté ventre, la ville ne manque pas d'atouts. Célèbre pour son chocolat à croquer (cioccolatO), elle le décline aussi à boire (cioccolatA) dans une version chaude, épaisse, très particulière.

 

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C'est dans le magnifique décor du Mulassano (un café historique datant du début XXème, situé Piazza Castello), que j'ai pu me régaler d'une tuerie cacaotée.

 

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Élaboré comme un chocolat chaud traditionnel, le lait est remplacé par de la crème fraîche... Plus facile à manger qu'à boire, un des meilleurs chocolats jamais croisés par mon palais. Comptez environ 15 678 calories par cuillerée...

 

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Autre spécialité de la ville, le bicerin.

Un savant mélange de café, chocolat et de crème. C'est dans l'antre du très chic Caffè San Carlo (Piazza San Carlo) que j'ai pu découvrir le "Bicerin D Cavour" (6,5 €, soit bien plus cher qu'ailleurs, standing oblige).

 

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C'est bon, bien équilibré entre le café et le chocolat, un poil trop sucré pour moi. La crème est par contre moyenne.

"L'astuce économique" des cafés en Italie est de consommer au comptoir, afin d'éviter la surcharge de service pouvant peser jusqu'à 50% de la note...


La plus grande joie sucrée du séjour est arrivée lors de la conclusion d'un déjeuner au Consorzio (dont je détaillerai la partie salée dans le volet suivant). Une panna cotta renversante, de texture et de goût, immense, qui me fait encore saliver en l'évoquant...

 

A SUIVRE

 

NB : Une plainte a été déposée par 14 de mes pantalons pour "pression physique" à la suite de cette expérience...

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Quand le Limousin et la Touraine débarquent en BzH...

21 Août 2011, 11:42am

Publié par Docadn

Que voulez-vous ?! J'ai encore trouvé un prétexte pour reporter mon "cahier de vacances" !!

Un célèbre "ouvrier niveau IV", en villégiature à Roscoff qui ,d'un en 8 coups de Dacia, a traversé la péninsule pour s'attabler avec une petite fiotte nature du Limousin, au top de sa forme (à peine 1 kg d'Ibuprofène et 400 grammes de Citrate avalés lors du week-end).

Les hostilités démarrent gentiment avec un "blanc du sud", fort bien vendu par Nicolas, de la cave "Les Crus des Vignerons" à Auray.


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Bastide du Claux -L'Odalisque 09 - Vin de Pays de Vaucluse


Roussanne-grenache blanc-chardonnay à 30-30-40%, guère facile à situer à l'aveugle, mais à l'aromatique soutenue (fastoche quand on sait).

Il finit par dévoiler son visage sudiste (plus typé marsanne que Roussanne), dont le boisé "juste" donne du volume.

Une matière schizo, grasse et citronnée, à l'acidité bienvenue, soutenue, qui donne un peu de charme à cette cuvée opulente, un peu tendre, sur un millésime que j'attendais moins frais dans la matière proposée. **


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Alsace - Louis Sipp - Riesling - Nature'S 08


A mon tour de jouer avec (n'en déplaise à certains) des notes "d'énergies fossiles" (j'ai pas dit pétrole), typées (j'ai pas dit typiques) d'un riesling, accompagnées de notes de caillou humide après une pluie d'orage de juillet 84 dans l'Aude.

Matière très fruitée, immédiate, fine sucrosité, pour un "resserrage des papilles" en fin de bouche, qui relance l'ensemble.

C'est un poil perlant, à l'acidité marquée, mais juste, d'un 08 comme je les apprécie. **(*)


Ces 2 vins furent proposés à Jull et "Jullette" à leur arrivée, en guise de mise en bouche.

Une entrée en la matière salvatrice, quand on connaît les traumatismes irréversibles liés au séjour, 02h00 durant, dans un habitacle spartiate, à la réputation éhontée de pickpocket (dans leur cas ce sont les clés dudit engin qui ont été subtilisées par le monstre de fer blanc lui-même).


Jull nous propose un blanc carafé pour ouvrir le bal de ce vendredi soir.


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Montlouis - Chidaine - Les Choisilles 02


Très jolie robe évoluée, qui exhale le gingembre, un fin boisé et des épices très marquées.

La matière est ample, miellée, dynamique grâce à une acidité franche, se terminant par d'étonnantes notes d'ananas. Perdus nous sommes !! Un chenin difficile à positionner, qui s'ouvre en louchant vers le sud avec un faux-air de Jurançon. Très agréable. ***/***(*)


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Meursault - Domaine Buisson-Charles - Les Tessons 02


Un nez bourguignon, finement grillé ("cacahuète coche-durienne"), fumé, avec des relents de "carton mouillé" comme j'en renifle parfois sur le chardonnay.

Attaque d'abord fraîche, toucher de bouche sur le champignon, qui me renvoie sur "La Lune 02" d'Angeli.

La matière bégaie, hésite, elle se cherche.

L'évolution est spectaculaire (le regret de ne pas avoir carafé l'ensemble). Le vin se met en place, dégage des notes métalliques impressionnantes. Il délivre même d'étonnantes notes sanguines.

J'ose lancer "Chassagne, pour le fumé", Jull tente je ne sais plus quoi. Raté et surprise pour ce Meursault schizo, complexe et relativement unique.  ***


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Vouvray Sec 96 - Domaine Foreau


Nez "profond", sur la cire, le miel et le "champignon de Paris fraîchement coupé".

Le nectar livre une matière ciselée, délicate, fraîche, un fin sr, tout en nuance. Un vin salivant, puissant, là encore déroutant. Une très belle quille. ***(*)


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Crozes-hermitage 05 - Domaine Combier


La syrah est immédiate. Cassis, poivre, fraîcheur, un soupçon de rafle. Une syrah qui me ramène à celle de "Terre des Chardons".

La matière est fraîche, nette, toujours méridionnale pour mon palais. Une jolie syrah de cuve, agréable, digeste à l'aromatique discutable pour certains, à la densité étonnante pour un 05 pour la majorité **(*)


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Bourgogne 03 - B. Dugat-Py


Nos experts partent dans le grand sud, puis hésitent longuement sur l'origine de ce pinot à la rafle marquée, à la fraise exubérante.

Une matière encore bien marquée par le bois, très conséquente en terme de volume, finement astringente, vraiment too much pour ma pomme. L'ensemble me renvoie aux limites de buvabilité d'un autre pinot bu il y a quelques temps. *(*)


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Cornas - La Geynale 06 - Robert Michel


Une syrah évidente, olfactivement parlant (merci Combier), la discrétion aromatique en plus.

Un fin sr, une certaine rusticité, qui donne du volume et un caractère très plaisant à l'ensemble. Le "grain de bouche" me plaît beaucoup. C'est soyeux, à l'amertume sautillante. Le temps le rend "cistercien" et confirme le pedigree souvent "austère" d'un Cornas que nous n'avons pas deviné...***/***(*)


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Nuits-Saint-Georges 02 - David Duband


Un pinot serré, relativement monolithique, soyeux, fruité, à la finale épicée agréable.

La framboise s'en mêle pour mettre en évidence la juste maturité du jus. ***/***(*)


Une soirée quasiment improvisée, qui s'est révélée très agréable pour les papilles et les abdos, de part les tranches fines et délicates de rire de notre humour très cérébral, à la justesse indiscutable.


Ndlr : cette conclusion à lire au degré que vous voulez, se veut aussi drolatique que l'a été notre soirée...

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C'est la rentrée, alors sortons !!

14 Août 2011, 15:34pm

Publié par Docadn

Déjà ?! Oui, c'est déjà fini. Ou bien ça commence, comme vous voulez !!

Avant de vous saturer les mirettes avec mon cahier de vacances, commençons par la fin, ou presque...

Après une quinzaine à courir la montagne suisse et le vignoble piémontais, votre dévoué buveur-marcheur a renoué avec un de ses plaisirs premiers, en rentrant dans sa très (trop) verte Bretagne.


"Le spécialiste  de l'étiquette pourrie mais souvent divine" nous a nouveau convié à sa table, pour le match retour d'un tournoi en deux manches, organisé annuellement avec son ami Denis autour de la table et du vin.


Aussi, après une quinzaine parsemée de vins souvent trop boisés, je ne me suis guère fait prier pour occuper le strapontin d'une soirée dantesque. Comme toujours, tous les vins sont dégustés à l'aveugle.

 

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Chassagne-Montrachet 1er cru Morgeot 84 - Bernard Morey 


Superbe couleur d'un vin apparemment évolué, qui exhale la cire, le thé et un fin toasté.

L'attaque est "en dedans", délicate, "chardonnesque" (que j'ai placé en Jura), accusant rapidement un manque de puissance.  

Fidèle à la tradition, Ludo nous dévoile une étiquette au look très étudié. C'est très finement oxydatif, sympathique au regard des conditions de vieillissement (au-dessus d'un placard de cuisine pendant une bonne douzaine d'années). **


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Jurançon sec 74 - Clos Joliette

  
Nez évolué, peu net, sur des notes de champignons. La bouche est littéralement à l'opposé, délivrant une immédiate pureté sans faille.

C'est très volumineux, doté d'une très belle et grosse acidité. Une finale sur l'ananas donne un ressort supplémentaire, une seconde et longue vie à ce quasi quadragénaire. Très beau vin ***(*) 


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Savennières - Bel Ouvrage 05 - Damien Laureau 

 
Nez puissamment miellé, fines notes de berlingot, colle Cléopatre, un étonnant pétrole au fil du service.

Attaque opulente, mûre qui dévoile un très bel équilibre, une matière classieuse, à la finale d'amande amère, au potentiel de garde encore conséquent. ***/***(*) 


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Riesling Frédéric Émile 1979 de chez Trimbach 


Assurément le vin de la soirée !! Un nez, limite repoussant, de terminal pétrolier, de soufre volcanique (déjà ressenti lors d'une soirée chez les Vikings) qui m'a pour le coup mis sur la (fausse) piste d'un riesling allemand. La matière est dentelle, l'acidité extraordinaire, équilibre, plénitude & complétude d'un très grand riesling **** 


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Meursault-Genevrières 1er Cru 02 - Domaine des Comtes Lafon 


Difficile de passer derrière ce monumental riesling.

Pourtant, le carton mouillé, le fruité, le fumé, largement moins repoussants que le gaz alsacien, du Meursault ne se laissent pas faire. Il nous offre amplitude, délicatesse et une classe aboutie. Un très joli chardonnay finement épicé ***/***(*)

 

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Côte-Rôtie "La Mordorée" 93 de Chapoutier 


Un boisé intense, un solaire conséquent enveloppent mon appendice nasal. Un soupçon de chèvrefeuille, de fruits à noyaux. Une acidité très dérangeante, limite, pour une matière peu complexe, à la finale kirschée. Un petit millésime dont j'attendais un poil plus. */*(*) 

 

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Margaux Marquis de Terme 90

 

Nous nous plantons royalement à travers tout le vignoble bordelais pour découvrir un Margaux au nez "très rafle", à l'acidité jaillissante, métallique, solaire, sanguin, plus une étonnante pointe d'olive.

Le jus est soyeux, "debout", avec un côté très "garçon manqué" qui me surprend beaucoup pour un Margaux.

Les notes de café parfument le verre, donnant un plaisir musclé et délicat d'un domaine, dont j'ai bu quelques millésimes, surprenant de masculinité dans l'échantillon proposé. ***(*)


Avant les rouges, Ludo nous a une fois de plus gratifié de sa cuisine inspirée, fraîche, savoureuse et cinglante (pour information, Ludovic est cuisinier à domicile). La preuve par l'image :


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Cocos de Paimpol, girolles & pétoncles

Vins-2011-0747.JPG"Petites saloperies locales" avant le grand sacrifice du feu Weber

Vins-2011-0751.JPGLe combava pour parfumer

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Homard bleu de nos côtes, tagliatelles fraîches (maison), carottes du jardin (le sien bien sûr)...


Une soirée aussi délicieuse dans les verres que dans l'assiette. Un très bon moment de convivialité, de plaisirs et de gourmandises...

Les coordonnées du cuistot inspiré :


Ludovic Jouan

 3 clos parc fossec

 56880 Ploeren

06 19 86 47 15

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Vendredis du Vin #38: Cet été, n'abandonnez pas votre caviste...

29 Juillet 2011, 05:46am

Publié par Docadn

Excellente thématique proposée par le plus alsaçophile des belges en activité, Patrick Böttcher, auteur inspiré du blog "Monomaniaquement Alsace".

 

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Le caviste, acteur incontournable de mes découvertes, qui fait les kms que je ne peux pas tout le temps faire.

Sans lui, beaucoup de vins resteraient au stade de la littérature, du mythe, de l'intouchable.

J'habite une région où le cep de vigne est aussi improbable qu'un olivier centenaire,  une soirée tartiflette à Hammamet, ou un championnat du monde du cri du zébu castré !! Aussi, je hante tous les lieux dédiés à la vigne et aux vignerons.

Je narrais il y a peu sur FB, la fermeture la cave  "Bacchus & Gourmandises" à
Auray.

Hélène & Christophe ont jeté l'éponge avant qu'il ne soit trop tard...

Une issue triste, alors que la sélection était belle, risquée,mais elle n'a pas trouvé son public !!


En parallèle de cette triste nouvelle, l'espoir, avec la découverte d'un autre caviste à quelques hectomètres, caché dans une zone commerciale à l'architecture un peu bordélique. 

Mickaël Nauleau a ouvert, il y près de 8 mois, L'Ampélographe.

Cet ex-visiteur médical propose une sélection pertinente, parfois osée (il propose même du Grignan-Les-Adhémar en BiB bio du Mas Théo !!). Il est fou du gamay, rien que pour cela, il mérite ces quelques lignes.

Au-delà, il a le bon goût de dealer du Marc Ollivier. "Le génie du melon de Bourgogne" enfin à ma portée géographique...

 

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Clos Cormerais - Cuvée Vieilles Vignes 05 - Muscadet Sèvre & Maine - Domaine de la Pépière


Un "nez angevin" qui se délie sur les fruits jaunes, le miel, une touche de craie, une profondeur remarquable et une pointe de sucre candi.

Une attaque sur la poire, intense, avec la confirmation de la craie. Une matière, grasse, dense, animée par une très belle acidité qui donne tout le tranchant nécessaire à cette matière que l'on pourrait ranger trop vite dans la catégorie "train de sénateur qui fait le service minimum, vu son envergure indiscutable"...

La finale citronnée relance la matière, monstrueuse de raffinement, s'éteignant sur un très beau panache poivré qui louche, sur certaines gorgées, du côté de Savennières !! ***(*).


L'Ampélographe,

4 rue Louis Blériot

Zone de Toul Garros

56400 Auray 02 97 56 52 35


Sur Vannes, Nicolas Séjourné à ouvert depuis peu, un petit coin de cave dans son resto-bar à vins Les Remparts à Vannes.

La petite sélection "à emporter" ne vous laissera pas de marbre, celle disponible à table est "la grande classe locale" !!


Les Remparts

6 Rue Alexandre le Pontois
56000 Vannes
02 97 47 52 44

 www.restaurant-lesremparts.fr


Toujours dans la péninsule, côté nord, ne manquez pas le néo-caviste David Fulbert.

A la tête de Vinbiothé, depuis avril dernier à Binic (22), il propose une sélection soignée comprenant notamment Richard Leroy, Jousset, Breton, Larmandier Bernier, Bérèche, Selosse, Ducroux, Falfas, Ostertag, Rietsch, Ganevat, Overnoy, Rousset-Peyraguet...


Vinbiothé

1 Bd Clémenceau

22 520 Binic

 02.96.76.05.28


Pour les casaniers, ou ceux n'ayant pas la chance de partir en vacances, le caviste s'offre à vous par la magie de l'informatique.

Mais encore, Arnaud Dietrich et son Trink !! (faudrait quasiment le subventionner tellement il ose ce gars-là !!), ou encore ce "ronchon de Bébert" (élu "meilleur guide de Vichy" par mes soins !!) et son site levertetlevin, branché jusque dans la piscine, vous apporteront (presque) toutes les cuvées introuvables ou trop différentes pour être dégotées chez le Nico ou le Leleu du coin... 

 

Cet été, n'hésitez-pas, aidez un caviste (et les vignerons aussi, pour le coup) en faisant le geste qui sauve !!!

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Jésus aime l'apéro... à table !!

12 Juillet 2011, 20:12pm

Publié par Docadn

C'est la seule réflexion qui me soit venue, après avoir regoûté une des cuvées du "Jésus déclouté de Vias", j'ai nommé Antony Tortul.


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Pomponette - Rousé 2010 - La Sorga


Un "rousé" comme l'a baptisé son géniteur. Victime des vannes de ses amis, sur son "incapacité" à élaborer un rosé qui ait la couleur du rosé... Dont acte avec ce "rousé", à la teinte appuyée que certains lui reprochent !!


Composé de syrah et grenache à parts égales, il livre un nez de carbo très intense, un acidulé, des notes de pierre humide et un étrange effluve de carton mouillé.

Un perlant rafraîchissant, un fruité indéniable, immédiat. C'est épicé, brut, avec une mâche très appréciable.

Bref, comme à son époque "Jéjé de Naza" ne plaisait pas à tout le monde, ce rousé ne fait pas non plus dans le consensuel.

Je n'y ai pas retrouvé le même grand charme qu'à Vini Circus (en dehors de son côté épicé), mais j'ai beaucoup aimé la grande mâche, rare dans ce type de vin !! Un apéro qui peut se prolonger à table, pour tendre l'autre joue à tous les plats d'été qui se présenteront...

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La Carotte...

8 Juillet 2011, 12:21pm

Publié par Docadn

Discrète petite adresse que ce snack, bien planqué dans la cité historique de Vannes.

Dans un coin sombre de la place Valencia (aux dimensions de placette), La Carotte n'attire franchement pas le regard.

 

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C'est le panneau ci-dessus qui a retenu notre attention : "des bagels à Vannes !!".

 New-York étant un peu loin à cette heure de la journée pour déjeuner, La Carotte a aiguisé, pour le coup, notre curiosité...

 

Un snack qui fait office de bar à jus, dans l'esprit "presque veggie" (le croque au jambon fera sûrement fuir les puristes !!).

 

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Nous commandons, pour commencer, un jus "concombre-pomme-céleri" pour ma poire, "orange-carotte" pour La Miss, pas rousse pour un rond.

 

"Pressés minute" (bruyamment dans notre dos), les 2 jus sont à la hauteur attendue.

Le "concombre-pomme-céleri" est top. Un concombre qui marque toute la fraîcheur de l'ensemble. Le céleri "poivre" justement, quand la pomme apporte l'acidulé et la douceur.

"L'orange-carotte" est un poil dominé par cette dernière, mais c'est très bon aussi. 

 

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Un "bagel-salade" et un bagel "truite-salade" avec la verdure de rigueur.

Les 2 pains n'ont pas la même texture. L'un est hélas plus sec que l'autre. La garniture sonne toujours la fraîcheur, le croquant,  sans atteindre la gourmandise générale de ses alter ego d'Outre-Atlantique.

 

A 3,90 € à emporter (ou 5 € sur place, avec la salade), c'est pas si mal.

La placette est fraîche, agréable, quand le cagnard tape comme un Little Richard sur son clavier. Service speedé, un poil lent, car en solo pour assurer devant et derrière le piano...

Wi-fi gratuit pour les geeks à l'éthique alimentaire étudiée, soucieux des calories engrangées.

 

En conclusion, un snack aux jus de fruits délicieux, aux sandwichs "fait-main-minute" bien meilleurs que "les stands à graillon" autour de La Porte Saint-Vincent ...

 

La Carotte

15 place Valencia

56000 Vannes

tél : 02 97 67 53 88

www.la-carotte.com (en construction)

 

EDIT 2014 : établissement fermé en 2013

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