Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
EscapadeS

Cycle de lavage...

2 Janvier 2016, 16:56pm

Publié par Docadn

Bonjour,

A l'instar d'un autre blogueur-amateur-jouisseur, j'ai aussi le clavier triste et le palais amer à l'aube de nouveau cycle.

2016 ème, 5776 ème, 1437 ème année après qui que ce soit, on s'en fiche !!

Alors oui, j'aurais aimé vous écrire, comme beaucoup, les sempiternelles formules à l'empathie aussi durable qu'une bougie chauffe-plat, mais le moral n'a pas envie de forcer le trait pour "disneylandiser" des sentiments chaleureux et des espérances rieuses !!

Je n'ai pas pour autant envie de troller l'espace internautique par des sentences évangélistes du dernier jour !!

Alors oui, au fond, je souhaite la paix dans le monde, un dîner chez Gagnaire et des vins naturels droits pour tous, tous les jours !!

Mais je souhaite aussi ne plus voir ces "chers" réseaux sociaux picolos-gastros se transformer systématiquement en "bar-tabac-PMU" à chaque catastrophe meurtrière, pour alimenter de haine, de fiel et de bêtises toutes les analyses de comptoir aussi profondes qu'un ballon de picrate vide avec de la cendre au fond !!

Source Ouest-France

Source Ouest-France

2015 fut une année "bizarre", quand côté vigne et cuisine, on semble être plus "vivants", presque optimistes !!

J'ai scalpé quelques bulles durant le dernier réveillon... elles avaient toutes une amertume inhabituelle !!

De l'avis de tous (ça fait presque 2 décennies que je réveillonne avec les mêmes personnes), c'est le pire casting que nous ayons eu à "juger" dans nos verres !!

Seules la Triple Zéro de Blot et une bulle 04 de Philippe Gourdon (Saumur) ont sauvé les meubles !!

On parle souvent de "déguster avec la bouche et non avec la tête", il n'empêche que quand la tronche est en biais, les vins soumis le sont parfois aussi !!

Je défends depuis toujours une "liberté d'expression et de pensée" plutôt large, mais quand elle véhicule stupidités et dogmes sans fondements, je bous !!

Si je suis prêt à lire et acquiescer à la majorité des critiques, virulentes ou non, sur le vin, la gastronomie, la politique, le tuning en zone périurbaine, mes limites à la connerie ambiante sont rapidement atteintes quand c'est "la faute à Hollande", "aux 35h00", "aux sans-papiers forcément musulmans, de race peu blanche et zoophiles", "à l'Europe", "aux Roms qui seraient tellement mieux vus s'ils étaient agricoles", "aux Juifs qui ont le pouvoir, de l'argent et les meilleurs locaux dans le Marais", "aux Ricains qui imposent leur culture qui ne fait pas maigrir", au "Qatar qui achète tout surtout si c'est beauf, cher et que ça court vite sur de la prairie tondue" !!

Si je n'ai l'esprit à verser dans la scatologie justifiée du Père Olif, je peux, même sans patois, être aussi tenté d'apporter ma bouse à l'édifice !!

Aussi en 2016, je conchierai toujours plus ou moins poliment sur Sarkosy quand il postillonnera une énième connerie en piétinant, par son arrogance et sa stupidité, "l'esprit français" et les imbéciles qui l'applaudissent !!

En 2016, j'effectuerai comme le colibri ma part dans ce nécessaire "cycle de lavage" !!

Je pisserai (oui, l'ondinisme est une posture plus pratique pour échapper aux représailles) à la figure ou à la raie (selon la taille) des hygiénistes, extrémistes, téléphonistes (fans de la daube musicale renommée Les Insus), végéto-cabernistes (fans du poivron) et autres "snobituristes" (espèce très répandue d'alcooliques ne picolant que de la cartouche éligible à l'ISF) de tout poil !!

1ère bouteille bue en 2016, ça commence bien pour une fois !!

1ère bouteille bue en 2016, ça commence bien pour une fois !!

Et le blog dans tout ça ?!

Ben, il continuera à vivre à son rythme de feignasse, éditant irrégulièrement des billets ronronnants, où votre scribouillard étrillera injustement un vin naturel ou pas, encensera inutilement une table à la cuisine rétrograde du XXème siècle...

Pas d'Escapalmes en décembre dernier.... et moins de voitures brûlées la nuit du 31/12... comme quoi !! Je vous l'ai dit, cette année 2015 était vraiment bizarre !!

Allez, on passe au programme "lavage main, textiles fragiles" pour cette 9ème année miamglouesque !!

A la bonne vôtre mes fidèles et rares lecteurs/lectrices !!

Voir les commentaires

Calendrier de l'Avin 2015 : 20

20 Décembre 2015, 10:22am

Publié par Docadn

Calendrier de l'Avin 2015 : 20

Calendrier de l'Avin, saison 6 !!

S'il est bien une notion de l'éphémère, c'est au net qu'on la doit... sauf pour le calendrier picologique proposé, sans relâche, par Eva-Oenos depuis plus d'une demi-décennie !!

Heureux élu depuis la genèse de cette cave à vin virtuelle, j'ai eu cœur de mettre en avant des vins ligériens (chers à la "Gouroute aux ongles tatoués"), à 2 exceptions près (beaujolais et japonais).

"Fidélité" oblige, c'est encore la Loire qui illustrera cette 20ème case.

Une case particulière, puisque je vais parler du vin d'un collègue de goulot !!

Je vous vois déjà en train de dodeliner de la tête en expirant un "pfff, il va nous faire la pub de son pote..."

Et bien détrompez-vous... qu'à moitié !!

Vouvray - Le Compte Marc 2013

Vouvray - Le Compte Marc 2013

Julien Vedel est ouvrier agricole (niveau 4 quand même) au Domaine du Clos Naudin (Philippe Foreau), à Vouvray.

Le soir venu, quand il n'a pas de dégustation, il cultive quelques ares sur une parcelle nommée "Le Compte Marc".

Depuis 2012, son premier millésime, il concocte un Vouvray avec l'ambition de se mesurer aux références locales.

Labours au bourrin, pas d'intrants, une pincée de soufre à la récolte, puis à la mise (je crois) et c'est tout !!

Il a beau être mon pote, il n'empêche que je ne lui laisse rien passer pour autant !!

Déjà, aucune bouteille offerte... ce qui me laisse une franche objectivité sur les jus chèrement payés !!

J'ai goûté son 12 à 2 reprises. Une fois seul, une autre fois en comité élargi à l'aveugle. La critique ne fut pas exagérément enthousiaste !!

C'est ainsi, comme je le répète souvent : on ne ment pas à un pote... même s'il met ses couilles au barbec' jette tout son égo dans son vin !!

Julien Vedel, géniteur du Compte Marc

Julien Vedel, géniteur du Compte Marc

Pour cette case n°20, partons à l'assaut de son Vouvray - Le Compte Marc 2013.

un premier nez très mellifère, crayeux, sur des fruits blancs génériques, qui vire sur l'archétype d'un chenin.

Une attaque vive, fine, crayeuse à mort, un poil courte, aux amers fins, courts, donc frustrants... j'oublie la bouteille 01h00, avec l'espoir qu'elle va se livrer un peu plus.

Je reviens sur la bestiole après les 60 minutes réglementaires de respiration, pour redécouvrir un vin totalement métamorphosé.

Le nez "poire", sur un caractère s’annonçant "plus gras".

Le gras se confirme en bouche, avec une jolie pointe d'austérité comme je l'aime dans le chenin. L'ensemble est plus vibrant, aux amers enfin sexys et longs...

La finale est superbe, l'allonge de rigueur, "vlà ti pas un bon chnin" !! ***

A j+1, la matière est monolithique, plus puissante, aux amers plus "pointus". Un vin moins charmeur-charmant et surtout plus court.

A carafer longuement sur ce millésime... si vous en trouvez !!

Domaine Julien Vedel

46 rue Docteur Lebled

37210 Rochecorbon

julienvedel@yahoo.fr

lecomptemarc.vouvray@gmail.com

C'était le Calendrier de l'Avin 2015, à vous Madame Eva !

Voir les commentaires

Week-end angevin part II : Thibaud Boudignon à Savennières

17 Décembre 2015, 12:52pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Suite et fin de la balade angevine, avec l'autre étoile montante du paysage viticole local : Thibaud Boudignon.

Cet ex-judoka, membre du Pôle France, a troqué le kimono contre le sécateur et le mustimètre il y a déjà presque une décennie.

Diplômé d’œnologie (il raconte qu'on lui a demandé de se taire et de suivre les cours lors de sa "reconversion"), notre ceinture noire débute au Château Olivier (Pessac-Léognan), avant de tâter du pinot noir chez Charlopin.

Puis ce sera le Domaine de la Soucherie en Anjou, avec un poste de directeur d'exploitation, qu'il occupera jusqu’à la fin de cette année 2015, pour mieux se consacrer à son propre domaine, crée en 2008 (1ère récolte en 09) désormais "mature" !!

 Week-end angevin part II : Thibaud Boudignon à Savennières

Thibaud nous reçoit dans un chai splendide, résultat de travaux qu'on devine dantesques. Ce trentenaire, au look d'hipster, parle aussi sereinement que Pierre Ménard.

La pipette s'impatiente déjà, au boulot !!

D'emblée, Thibaud nous balance "l'Anjou Domaine 15", élevé en fûts neufs. Un nez puissant, très "bourguignon dans l'esprit", avec cette impression de raisins bien mûrs. Une matière immédiatement précise, nette, à l'acidité très haute, comme déjà en place, comme déjà très grand. ***(*)

Nous enchaînons avec "la fin de presse" Les Gats, toujours en 15. Un nez très réduit, plus "angevin dans l'esprit", à l'attaque vive, aux amers vibrants. **

La version "pleine" Les Gats 15 offre un nez élégant, au fruité de fou... un monstre pour les sens... et la bouche. ***(*)

A Françoise 15 (Anjou) délivre des effluves élégants, précis, une bouche diablement structurée, vive (pas de malo), aux amers, là encore, longs et vibrants. ***(*)

La même cuvée, sur une barrique de 500 l, offre un perlant conséquent, assortie d'une plénitude et d'une dimension monumentale ***(*)/****

 Week-end angevin part II : Thibaud Boudignon à Savennières

Place aux savennières !!

Les Fougeraies 15 (barrique Gauthier Frères) hume la fraîcheur et une finesse modèles, quand le jus se pare d'une élégance, d'une délicatesse qui confèrent à un silence de recueillement et de contemplation. ***(*)/****

Le Clos de la Hutte* 15 (Stockinger) est olfactivement très réduit, mais le vin est "plein", frais, au "train de sénateur" qui file tranquillou au fond du gosier. ***

La version "4 vins assemblés" du Clos de la Hutte 15 (barrique de 500 l) louche vers Fougeraies 15 au nez, alors que la bouche est d'un équilibre hypnotique, où quand King Kong danse son 1er ballet étoilé !! ****

Nous balayons furtivement 2014, en démarrant par l'Anjou 14, au nez de crème brûlée, rond, "gras et opulent", un poil tendre à mon goût, aux jolis "amers polis". **(*)

Les Fougeraies 14 fait dans "l’archétype local", avec une pointe de consensualité étonnante par rapport au panel goûté. **(*)

A Françoise 14 me fait mentir, par la somptueuse délicatesse, la droiture et son profil "traçant". Finale très salivante. ***(*)

Une dégustation exceptionnelle !!

Des vins d'une rare précision, aux squelettes parfaitement équilibrés, où le bois est au service du vin.

Thibaud Boudignon est un vigneron à la "passion tranquille". Derrière un calme quasi olympien, se cache un vigneron qui n'a pas perdu sa fougue de sportif.

Il plante 1 ha par an, forme et travaille avec un "repenti de la restauration", fourmille d'idées, teste des dizaines de barriques.

De grands projets sont en cours pour son domaine (nouveau chai au milieu des vignes) !! Des ambitions forcément coûteuses, avec une idée fixe sur l'optimisation des flux et des process que son implantation lui oblige à repenser !!

Thibaud Boudignon ne reçoit pas les particuliers. Il a fait une exception pour nous (nous étions nous-mêmes accompagnés d'un vigneron).

Il ne fait pas les salons, avoue détester cet exercice.

En quelques millésimes, Thibaud Boudignon a, pour moi, piqué le cul réveillé l'appellation Savennières sur ses grands secs !!

Si on parle très souvent d'Eric Morgat comme "premier coup de trompette", Thibaud Boudignon sera le cor de chasse qui suit...

Les 15 risquent d'être des monstres qu'il faudra très rapidement récolter piller chez tous les bons dealers.

Les tarifs sont aussi ambitieux que le bonhomme.

Comptez, de mauvaise mémoire, 19 € pour l'Anjou domaine, 27 € pour la cuvée "A Françoise", 36 € pour "Les Fougeraies"...

Thibaud Boudignon
13 chemin de la monnaie
49170 Savennières

* nouvelle cuvée en Savennières, pas d'indication pour le tarif !!

Voir les commentaires

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

29 Novembre 2015, 18:05pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Petit week-end dans les vignes angevines, avec un casting de vignerons établi sur un critère simplissime : la curiosité... et la dispo aussi !!

Avec 3 autres collègues de goulot, nous nous retrouvons, pour démarrer le marathon des crachoirs, à Vallet, hameau "collé à Faye d'Anjou".

Depuis quelques mois, la glouglousphère "buzze" bruyamment sur un jeune vigneron, au point d'en avoir fait quasiment le "phénomène angevin de l'année 2015" !!

Des avis dithyrambiques qui n'ont pas manqué d'aiguiser la grande curiosité des mes coreligionnaires.

Moi, je ne suis pas difficile, tant qu'on peut picoler déguster découvrir, je suis partant !!

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou
Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

C'est sur la propriété de ses parents que Pierre Ménard élabore, à part, ses propres vins depuis le millésime 2013.

Sur les 25 ha exploités (en chimie "tradi" pour la coopé) par ses darons, Pierre Ménard a "isolé" quelques ares de vieux chenin (85 ans) planté en coteaux sur argilo-calcaire et schiste. Il soigne désormais 7 rangs sur le lieu-dit "Le Quart des Noëls", avec une approche axée sur les principes de la biodynamie.

En parallèle, il exploite aussi quelques arpents de sauvignon quinquagénaire, sur coteaux de schiste itou, quelques hectomètres plus loin et plus haut (au Clos de la Roche).

A peine 1/2 ha cultivé en tout, quand il compte rapidement en exploiter 4 dès que possible !!

Ingénieur de formation, Pierre Ménard a bourlingué en Nouvelle-Zélande, en Hongrie et dans le Bordelais, avant de revenir sur la "terre de ces ancêtres".

Accueil souriant, voix douce, c'est une version couillue de Fifi Brindacier qui nous emmène directement sur la parcelle de chenin, pour échanger sur les pratiques et l'approche de "sa viticulture" avec le Gros Jull Sorcier du Compte-Marc !!

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

Retour au chai (en fait, sous la maison des darons, dans le garage), pour passer aux travaux pratiques.

Laïka 2014 "Sauvignon blanc" - IGP Val de Loire : robe très brillante, élevage de type "fût neuf d'obédience bourguigonne" marqué au nez. L'attaque confirme le boisé, dominant mais pas caricatural, la matière est plutôt "sphérique", très charmante, à l'amertume et à l'équilibre nets. Même étiquette découverte, aucun "marqueur" archétypique du sauvignon. C'est très bien foutu.

Le Quart des Noëls 2013 - Anjou : Là encore, l'élevage domine le nez, même si de sympathiques agrumes se fraient un chemin jusqu'à mes parois nasales. Une attaque "enrobée" (malo partielle, 0,8 gr de sr), compacte, puis salivante en fin de bouche, qui monte crescendo (longueur remarquable). Finale un peu éthérée au fil des gorgées, sur de petites notes de champignons.

Le Quart des Noëls 2014 - Anjou : nez "boisé" plus discret que sur les 2 premiers vins, "plus chenin" dans l'expression olfactive. Matière très finement boisée, plus aérienne que 2013, plus demi-corps aussi, très épicée, portée par une splendide finale, quasiment "chardonnesque dans l'esprit", ciselée, très fine, glissante... qui n'arrive quand même pas à faire fléchir, au global et à ce stade, ma préférence pour 13 !!

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

Pipette à la main, nous entamons le "cycle des barriques".

Laïka 2015 "Sauvignon blanc" - IGP Val de Loire : poire monstrueuse au nez, matière très flatteuse, en cours d'élevage (20 gr de sr estimé, 11°).

Le Quart des Noëls 2015 - Anjou : nez acidulé, flaveurs de pomme verte, matière nette, à l'acidité savamment salivante, très gros vin en perspective.

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

Retour aux flacons.

Cosmos 2014 - Coteaux du Layon : abricot et safran boxent valsent au-dessus du verre, puis le quatuor "fraîcheur-suavité-digeste-équilibre" tatoue le petit nectar aux 135 gr de sr, à l'acidité un poil consensuelle pour ma pomme qui aime le "tranchant", surtout dans les "sucres".

Et moi qui voulais du "tranchant", je vais être servi avec ce Verjus 2015.

Pour rappel, le verjus est élaboré à partir des jus acides des raisins encore verts.

Dans notre cas, Pierre Ménard exploite les fruits issus de sa "vendange en vert" (cette dernière consiste à couper le "surplus de raisins" pour mieux réguler le rendement des ceps, tout en assurant une maturité potentielle plus favorable pour les raisins restants), en la valorisant sous la forme d'un verjus, usuellement utilisé en cuisine (pour déglacer, notamment).

Nez intense de rhubarbe, à l'acidité haute qui fait presque recroqueviller mes poils de tarin !! En bouche, on doit frôler le pH 0 1 !!

L'acidité est très très haute, énorme même, très plaisante en l'état avouerais-je.

La rhubarbe signe autant la bouche que le nez.

Pierre Ménard commente sobrement chaque vin avec des infos claires, pragmatiques et engagées. Il écoute sans ciller nos remarques de découpeurs de prépuces d'hannetons. Il a une l'humilité de rigueur avec ses 2 premiers millésimes, malgré le "déferlement" de louanges dans la glouglousphère... et il est plutôt sympa en plus !!

Reste des tarifs déjà "ambitieux" (14 et 21 € respectivement pour son sauvignon et son anjou, 8 pour le verjus... 22 pour son sucre).

S'il est vrai que ces vins respirent déjà une pureté, un éclat et un équilibre qui souffrent peu la critique (avec des 15 qui risquent de "casser la cabane"), la grille tarifaire est déjà "mature", surtout pour le chenin !!

A 15 €, j'aurais sauté comme une antilope narguant un vieux lion fatigué pour vanter l'excellence du rapport qualité-prix.

A 21 €, ma préférence pourrait aller, hiérarchiquement, sur d'autres vins... ailleurs !! Il n'en demeure pas moins que la relève est bien là... et qu'elle a pas envie de manger des cailloux !!

Merci encore à Pierre Ménard pour la générosité du temps consacré à 3 amateurs (et un pro) parfois enclins à geindre sur certains prix !!

Domaine Pierre Ménard

Vallet,

49380 Faye d'Anjou

www.facebook.com/domainepierremenard

Voir les commentaires

Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...

20 Novembre 2015, 09:53am

Publié par Docadn

Bonjour,

Épilogue gastro d'un désormais lointain week-end parisien, en passant au scan (à la précision d'une douchette infrarouge de supermarché) 2 petites tables.

A peine le pied posé sur le quai de la gare, que j'ancre les coudes (je sais, c'est très mal élevé) sur la table d'un "bistrot de bout de quai". Le Petit Sommelier est un établissement que je boude depuis longtemps, après 2-3 essais infructueux.

Le couple Vila Paleja a confié les rênes à leur fils Pierre (ex-Crillon, Lasserre) depuis une presque une demi-décennie, pour réveiller le potentiel naturel de ce bistrot-resto aux allures de carte postale pour touristes ricains.

Si l'adresse a toujours plus brillé par sa très belle carte des vins que pour sa cuisine, le fiston s'attache à combler l'écart, tout en continuant à enrichir une volumineuse et attractive cave (on annonce plus de 400 références).

Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...

Au menu, "le bœuf bourguignon grande tradition" (mariné au vin rouge 24h00, oignons, lard), alors que La Miss scelle le sort du "tartare de bœuf Charolais au couteau".

Le bourguignon est très généreux, quasi confit, un tantinet salé mais bien exécuté, quand le tartare (dont je ne raffole pas) a les qualités d'un "vrai débité au knife" selon ma walking eating dead de compagne. Le dessert (Dôme chocolat 78%, mousse, poire pochée aux épices, caramel au beurre salé) ne m'a guère ému (trop sucré et lourd).

Côté liquides, l'établissement tient son rang. L'Arbois 2012 désigné ne manque pas d'interpeller le directeur-sommelier (la vérité, c'est que son assistant a préféré appeler son boss pour ne pas faire de boulette). Très poliment, il nous met "en garde" contre ce vin et ne manque pas de nous en faire l'article, avec précision et humilité.

Je lui confie mes petites connaissances des vins du Jura et de ceux de Puffeney en particulier. Nous échangeons assez longuement sur les jus du "sorcier de Montigny-lès-Arsures".

Un vrai pro-passionné, à la politique tarifaire plutôt "décente" pour la Capitale, à l’éclectisme rare, proposant de nombreux millésimes anciens prêts à boire.

Au final, un "bistrot sympa qui vaut le détour quand il s'agit de se faire plaisir dans les verres avant tout", faisant quasiment oublier la médiocrité du passé.

On pourra juste être un peu perturbé par ce concept "carte bistrot - carte resto", entre deux eaux, difficile à cerner.

Le Petit Sommelier
49 Avenue du Maine, 
75014 Paris
Tél : 01 43 20 95 66
www.lepetitsommelier.paris

Seconde adresse scannée, un samedi midi, en compagnie de Oanèse, Chrisos et Mr Lung : Baffo.

Cette petite trattoria d'à peine 20 couverts a ouvert il y a tout juste 2 ans, avec aux commandes, un certain Fabien Zannier (ex-Eat me).

Pas de buzz monstrueux à noter, si ce n'est le "trollage énamouré" de Fabrice Ivara (Coup de Fourchette, avec qui je ne suis pas très souvent d'accord) pour cette adresse.

Ce jour-là, un seul client porte la "baffo" (moustache) et la salle est vide !!

Déco sobre, carrelage (d'un joli vert) de métro au mur... et éclairage pourri de bar à hôtesses au-dessus des tables (il faut bien que je justifie mes photos de merde).

Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...

Accueil sobre, poli... avec l'impression d'avoir privatisé la salle (3 autres clients une quarantaine de minutes plus tard).

Nous démarrons par un "antipasto terra della marremma" à partager (20€), où seul l'art du tranchage peut être considéré comme "valeur ajoutée" à cette généreuse assiette.

C'est gustativement correct, mais on veut savoir de quel bois se chauffe notre moustachu de cuistot !!

Pour moi, ce sera "Piccata lemone + dragoncello" (filet mignon de veau de Laguiole, crème de citron, estragon, tagliolini aux épinards, 28€).

Ce plat est une réussite absolue !!!!

Tout y est !! Le fondant extraordinaire d'une filet mignon terrible de goût, juste rosé, la parfaite acidité générale qui donne cette "niaque salivante" au plat.

La version "Piccata chef" (avec des cèpes, 34€), bien que très soignée, est moins convaincante.

Une "Riccotina" honnête pour finir (riccotina di buffala, pignons de pin, poudre de biscuit, miel bio, 8€).

En conclusion, un très grand plat, tandis que l'entrée et le dessert sont communément réalisés/réalisables sur d'autres tables... mais pour une fois, je ne suis pas en total désaccord avec toi Fabrice !!

Pas de grande soif ce jour-là, juste un blanc correct (Ansonica, Costa Dell' Argentario 2014), dont j'aurais préféré la fraîcheur plus évidente d'un catarrato bianco...

Baffo 
12, rue Pecquay 
75004 Paris
Tél : 01 44 59 86 72
www.baffo.fr
(ouvert du mardi au samedi)

Voir les commentaires

Restaurant Les Saisons, Paris 9ème

11 Novembre 2015, 11:35am

Publié par Docadn

Suite de l'escapade parigote, avec les versions salées des tables picorées.

Nous démarrons dans le IXème arrondissement de la ville, avec Les Saisons.

C'est Jonathan Lutz (ex-Crillon, L’Alcazar et Glou, ce qui n'est pas pour me rassurer pour cette dernière mention) qui drive le piano d'une adresse polymorphe qui a dû coûter plus cher en changement d'enseignes qu'en ravalement de façade (on compte pas moins de 4 noms différents dans l'histoire récente de cette adresse) !!

Accueil souriant par Reiko Lutz, la moitié japonaise du patron-cuisinier, nous découvrons un "resto de poche" sur 2 niveaux, qui n'est pas sans rappeler l'intérieur/l'ambiance d'une crêperie malouine dans la ville close.

Déjeuner à l'étage, à l'escalier casse-gueule, où l’habileté des serveurs semble indispensable pour ne pas ébouillanter les clients avec les plats.

On retrouve tous les "codes du Fooding" : du pain très correct "typé Poilâne", des assiettes plus grandes que les tables (les 60 cm maxi de rigueur), le serveur d'1m82 et 31 kg.

La soupe de panais (9€) est un petit modèle du genre !! C'est la "comfort food" type que j'affectionne en automne.

Même si je tance régulièrement les "légumes anciens à Paris", fatigué de les voir envahir chaque cm2 de nos assiettes, il y a dans ce plat toute la "gra(s)titude attendue" !! La "pointe sucrée", la richesse voluptueuse d'une crème très expressive, à l'écume de cèpes puissante.

La salade César (17€) à suivre (avec un temps d'attente un poil longuet) est des plus basiques. Les gambas sont nombreuses, bien saisies, mais le plat ne fait pas décoller le séant.

Soupe crémeuse de panais et marrons, écume de cèpes

Soupe crémeuse de panais et marrons, écume de cèpes

Une adresse pratique pour le déjeuner, à partir du moment où on accepte une certaine exiguïté, un niveau sonore élevé, ainsi que l'éventuelle diarrhée verbale de 2 connasses-clientes, qui commentent comme de puantes prescriptrices la prestation du moment.

Ayant même cru à un sketch, j'ai cherché partout la caméra d'un avatar de "Connasse", mais non, c'était des vraies, des bios, sans OGM !!

Mais comme dans tous les duos, il y a une surdouée !!

L'entendre parler sans manières au serveur, l'interpeller sans-gêne (alors qu'il sert des desserts sur une autre table) pour lui demander de lui garder un morceau de tarte, s'indigner de constater qu'on ne peut pas changer de plat dans la "formule cheap" (alors qu'avant c'était, paraît-il, possible !!) et de pérorer "je vais le dire sur les réseaux sociaux"...

Aussi, toi la (jeune et très prometteuse) super connasse qui fait tout ce cirque pour laisser moins de 20 € sur la table, qui ne peut avaler plus de 436 calories sinon tes petits doigts boudinés ne pourront plus twitter à la vitesse de la lumière, continue de troller à l'infini sur la toile et n'emmerde plus les serveurs et les clients avec tes caprices de branleuse-anorexique-radine-fauchée et très mal élevée !!

Service et accueil dans le ton pour les pros de la salle, dont je salue la patience et le professionnalisme face à ces vilaines et tenaces bactéries !!

Les Saisons
52 rue Lamartine
75009 Paris
Tél : 01 48 78 15 18
 www.restaurant-les-saisons.com



NB : offres régulièrement disponibles 
sur le site La Fourchette proposant, 
au déjeuner, entre -20 et -30% sur les plats de la carte.

Voir les commentaires

Pâtisseries en vrac à Paris

6 Novembre 2015, 18:58pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Un week-end flash dans le ventre de Paris, pour développer notamment le sien (enfin le mien).

Commençons par le "picorage sucré" ("version "luxe"), avec le désormais célèbre "slalom de la rue du Bac".

Philippe Conticini (La Pâtisserie des Rêves), Claire Damon (Des Gâteaux et du Pain), Angelina, Chapon, Marcolini... n'en jetez plus, ce n'est plus une rue, c'est le "walk of fame des dentistes et des diététiciens" !!

Et juste à l'angle de la rue du Bac et de celle de Varenne : l'inégalable Jacques Genin !!

Pâtisseries en vrac à Paris

Vous entrez, vos yeux cherchent désespérément des gâteaux... et rien !!

C'est normal, c'est la (jolie et dernière) boutique du "fondeur de chocolat"... dédiée uniquement à ce dernier !!

Mais si vous demandez à la vendeuse la "fameuse tarte au citron", vous la verrez acquiescer, puis disparaître quelques secondes pour revenir avec ladite tarte (individuelle, seulement dispo dans cette boutique les mardis et samedis de ce que j'ai cru comprendre).

7€ et 135 mètres plus tard, asseyez-vous sur un banc du square des Missions Étrangères et régalez-vous de ce petit bijou pâtissier, à l'onctuosité, à l'équilibre, à la cinglante et divine expression de citron vert et de basilic !!

Jacques Genin
27 rue de Varenne
75007 Paris
Pâtisseries en vrac à Paris
Pâtisseries en vrac à Paris

Chez Conticini, je tente "Le Caramel" !!

Le titre est carrément pompeux, voire définitif !! Mais quand on a fait de vous "l'Alain Delon de l'entremet", quoi de plus normal que de "chuknorriser les bases séculaires de la pâtisserie" !!

Philippe Conticini a donc "réinventé" Ze Caramel. Le plan de coupe permet d'admirer le travail et l'exigence absolue des créations du "Maître".

Passons à la dégustation. Bon... très bon même !!

Conticini confirme son statut de "star", avec son inénarrable sens de l'équilibre... magistral de bout en bout sur cette petite et roborative gourmandise de luxe (6,10 € la part).

La puissance de la noix, la croquante diablesse du crumble (un crumble poêlé au blé noir et aux noix selon le site)... et cette finale salée d'une finesse superlative !!

Un grand gâteau... si ce n'est la présence d'un morceau de coquille de noix !!

Une faute à ce niveau, qui gâche toute la magie du moment !!!

La Pâtisserie des rêves
93 rue du Bac
75007 Paris
Pâtisseries en vrac à Paris

Chez Angelina aussi, c'est la déception !! Le millefeuille déroute par sa texture et sa richesse très 80's !! Certes la vanille est puissante, on ne lésine pas dessus, mais c'est très peu digeste en l'état, limite écœurant !!

En parallèle, j'ai goûté l'éclair au chocolat, qui représente lui aussi un joli voyage dans les décennies précédentes. Un chocolat fort honorable, à la texture crémeuse traditionnelle, pour un chou pas des plus réussis !!

Angelina
108 rue du Bac,
75007 Paris

Chez Claire Damon (Des Gâteaux et du Pain), après plusieurs tentatives, j'en conclus que je suis plus fan de ses viennoiseries que de ses gâteaux... et l'absence regrettée de son spectaculaire chausson cassis-violette lors de mon passage, normal c'est pas la saison !!

En attendant, j'aime beaucoup son kouglof (13 € le "familial" que je peux démonter tout seul sans forcer, 2,40 € l'individuel), qui fera sûrement bondir les Alsaciens tenants de la "tradition", mais il sied parfaitement à mon palais !!

Des Gâteaux et du Pain
89 rue du Bac 
75007 Paris

Je n'ai pas eu le temps d'aller regoûter les créations d'Hugo et Victor (Bd Raspail)... à programmer pour la prochaine ventrée !!

A suivre, le "picorage salé"...

Voir les commentaires

LPV BzH visite la Côte de Beaune

1 Novembre 2015, 18:23pm

Publié par Docadn

Bonjour,

16 ème rendez-vous pour notre cercle bacchique bretonnant LPV BzH.

Nous devions boucler la boucle ligérienne, mais le Doodle en a décidé autrement !!

Petit détour par la Côte de Beaune, avant de revenir explorer, très vite je l'espère, le Sancerrois .

Petit compte-rendu clinique des vins dégustés, comme d'habitude à l'aveugle, avec la cuisine de Maïté Ligeron qui tente avec nous des expériences culinaires comme d'autres tentent d'arriver à l'heure avec un RER un jour de grève !!

Vu le très bon niveau une fois de plus délivré par "la sorcière néo-végétarienne" de la rue de Paris à Rennes, voilà un sort de cobaye que je souhaite à tous !!

Fleur d'Aligoté (estimé 2014) Céline et Laurent Tripoz

Fleur d'Aligoté (estimé 2014) Céline et Laurent Tripoz

Fleur d'Aligoté (estimé 2014) Céline et Laurent Tripoz.

Nez très fementaire, bulle grossière, un poil demi-corps, matière simpliste avec un citrique appuyé sur la finale.

Très peu charmeur en l'état, déçu à double titre en voyant l'étiquette et le potentiel original "raté" de la chose. *

Bourgogne - Chardonnay 2011 - François Carillon

Bourgogne - Chardonnay 2011 - François Carillon

Bourgogne - Chardonnay 2011 - François Carillon.

Réduction appuyée au 1er nez, peu disert après une aération dynamique, pointe beurrée et caractère timidement élégant.

L'élégance s'affirme en bouche, fraîcheur de bon aloi, finesse et amers classieux, presque vibrants dans l'expression finale, si ce n'est cette petite pointe alcooleuse qui vient ternir le joli tableau. ***

Santenay le Bievaux - L'air de Rien 2012 - Antoine et Rachel Olivier

Santenay le Bievaux - L'air de Rien 2012 - Antoine et Rachel Olivier

Santenay le Bievaux - L'air de Rien 2012 - Antoine et Rachel Olivier.

Nez à l'évidente élégance, très fruité, légèrement anisé, qui se confirme en bouche.

Un "vin schizo", qui présente une très belle "entrée en bouche" avec joli déroulé, élégance et expression, mais qui rate totalement sa "fin de bouche", avec des amers grossiers et un manque d'allonge conséquent. Dommage . **

Saint-Romain 2012 - Alain Gras

Saint-Romain 2012 - Alain Gras

Saint-Romain 2012 - Alain Gras.

Nez peu disert, quasi muet. La bouche montre un caractère plutôt plaisant, mais se "dédouble" bizarrement, comme porté par un squelette et un exosquelette pas du tout taillés pour coexister. Un peu comme si on pouvait boire ce vin sur 2 niveaux à chaque gorgée. Ce manque d’homogénéité me dérange au global, quand l'assemblée hurle sa joie et son désaccord. Finale éthérée peu charmante. **

Bourgogne - Gravel 2012 - Catherine et Claude Maréchal

Bourgogne - Gravel 2012 - Catherine et Claude Maréchal

Bourgogne - Gravel 2012 - Catherine et Claude Maréchal.

Nez "boisé-torréfié" peu sexy, d'une jeunesse aussi rude que "le 1er bouton d’acné du reste de ton adolescence" . En bouche, c'est juste un infanticide à mains nues. Un nourrisson aux amers rédhibitoires, au végétal d'un cab' franc sur pied au mois de juin. Juste imbuvable en l'état... et c'était mon apport. 0

Beaune - Les Beaux et Bons 2013 - Jean-Claude Rateau

Beaune - Les Beaux et Bons 2013 - Jean-Claude Rateau

Beaune - Les Beaux et Bons 2013 - Jean-Claude Rateau.

Un nez archétypique de pinot noir, à la fraise exubérante, un poil "vendanges entières". En bouche, on retrouve un végétal aussi enivrant qu'une déambulation dans le rayon phyto d'un Jardiland. Aucune sympathie spontanée de ma part pour ce vin. 0

Savigny-les-Beaune 2012 - Olivier Decelle et Pierre-Jean Villa

Savigny-les-Beaune 2012 - Olivier Decelle et Pierre-Jean Villa

Savigny-les-Beaune 2012 - Olivier Decelle et Pierre-Jean Villa.

Nez "boisé-grillé", pinoteur à souhait. Une matière immédiatement soyeuse, simple mais efficace. La puissance augmente au fil des gorgées, à l'équilibre attendu depuis quelques verres. C'est très bon, pas d'une complexité folle, mais fort bien gaulé. ***(*)

Ladoix - Les Ranches 2013 - Domaine Bonnardot

Ladoix - Les Ranches 2013 - Domaine Bonnardot

Ladoix - Les Ranches 2013 - Domaine Bonnardot.

Nez discret, aux fines notes de grenadine. Un pinot avec de la mâche... mais rien d'autre !! On en reboit... et toujours rien d'autre. *

Savigny-les-Beaune - Aux Fournaux 2010 - domaine Rapet

Savigny-les-Beaune - Aux Fournaux 2010 - domaine Rapet

Savigny-les-Beaune - Aux Fournaux 2010 - domaine Rapet.

Un nez puissant de cosmétique, qui vous propulse directement dans l'ambiance survoltée d'un Nocibé à la Fête des mères !!

La bouche est agréablement gourmande... mais les amers finaux sont beaucoup trop saillants pour lui laisser son capital gourmand intact. **

Pommard - Vieilles Vignes 2010 - Domaine Loïc Durand

Pommard - Vieilles Vignes 2010 - Domaine Loïc Durand

Pommard - Vieilles Vignes 2010 - Domaine Loïc Durand.

Réduction marquée, robe évoluée, quand l'attaque trompe son monde par sa "jeunesse aboutie". La matière est soyeuse, pulpeuse, puissante. Seule la note finale de "bois brûlé" et le côté un poil court réduisent la majesté de ce vin qui aurait pu être très grand.

Cela reste quand même un très bon vin qui, comme le Finger de Cadbury, aurait mérité d'être un peu plus long... ***(*)

Beaune 1er Cru - Clos des Mouches 2009 - Brigitte Berthelemot

Beaune 1er Cru - Clos des Mouches 2009 - Brigitte Berthelemot

Beaune 1er Cru - Clos des Mouches 2009 - Brigitte Berthelemot.

Le plus joli et le plus complexe des nez de la série des rouges. Il mêle délicatesse, suavité, notes de cerise, graphite, fumée, presque hypnotisant !!

L'attaque est délicate, hyper charmeuse... puis presque plus rien derrière !! Un vin que je qualifie péjorativement de "jupe fendue" (le fait que ce soit une femme qui le fasse est un hasard absolu, nous buvons à l'aveugle pour rappel), ou "slip rembourré" si vous préférez, histoire d'éviter une campagne de sexisme trollage en plastoc !!

Des promesses non tenues après un nez des plus sensuels. **/**(*)

Saint-Aubin 1er Cru - En Montceau 2012 - Marc Colin et Fils

Saint-Aubin 1er Cru - En Montceau 2012 - Marc Colin et Fils

Saint-Aubin 1er Cru - En Montceau 2012 - Marc Colin et Fils.

Retour momentané sur les blancs. Nez salivant, puissant, sur la "tarte aux citrons meringuée". L'évidence de la maîtrise en bouche. Pas un protagoniste ne manque à l'appel. Nous avons l'équilibre, le fruit, l'éclat, les vibrations, la puissance, l'élégance d'un très grand vin. ****

Maranges 2000 - Yvon et Céline Contat-Grangé

Maranges 2000 - Yvon et Céline Contat-Grangé

Maranges 2000 - Yvon et Céline Contat-Grangé.

Nez puissant de citron, qui vire "poire très mûre". C'est un véritable jus de fruits qui déboule entre les badigoinces. C'est hyper gourmand, ça pète de fruits blancs, on en sifflerait des citernes en l'état. ***(*)

Volnay - Vieilles vignes 2011 - Joseph Voillot

Volnay - Vieilles vignes 2011 - Joseph Voillot

Volnay - Vieilles vignes 2011 - Joseph Voillot

Flaveurs "boisées-fumées", à l'acidulé très marqué, mais comme cloisonné dans son expression totale. "Fermé à double tour" diraient les fans de "Prison Break". *

Monthélie 2011 - Pierre Boisson

Monthélie 2011 - Pierre Boisson

Monthélie 2011 - Pierre Boisson.

Retour sur les rouges,avec un nez cosmétique, épicé, très mûr. L'acidité est très haute, les amers là encore un poil saillants. La cerise et l'amande amère s’enlacent agréablement en finale. Plutôt correct dans l'ensemble. **(*)

Ladoix 2011 - Edmont Cornu et Fils

Ladoix 2011 - Edmont Cornu et Fils

Ladoix 2011 - Edmont Cornu et Fils.

Un nez étonnamment "salin-marin", à l’astringence très marquée, asséchante, aux amers rédhibitoires, au caractère global "rustique" qui plaît à certains... pas à moi !! *(*)

Pommard - Paisseaux 2000 - Moillard-Grivot

Pommard - Paisseaux 2000 - Moillard-Grivot

Pommard - Paisseaux 2000 - Moillard-Grivot.

Un nez de "marée basse en plein été" et "iodé-barré" peu rassurant. La bouche signe le constat : bouchonné !! NN

En conclusion, une dégustation où les blancs (peu nombreux) ont été plus brillants moins déçu que les rouges pour ma part.

Marc Colin confirme son rang, quand des "inconnus" brillent en rouge face à des "références". Beaucoup de vin jeunes dans notre casting et une acidité très particulière sur les rouges 11, qui fait qu'on peut quasiment les sortir du lot à l'aveugle en fin de partie...

Voir les commentaires

Le site La Passion du Vin racheté par Olif, François Audouze et Gérard Depardieu !!

17 Octobre 2015, 13:44pm

Publié par Docadn

La rumeur n'avait cessé d'être relayée, mais c'est acté : le site francophone n°1 des passionnés du vin est désormais entre les mains de l'improbable trio Olif-Audouze-Depardieu !!

Revenons sur les dessous de cette incroyable transaction, qui fait déjà frémir tout le Mondopicolo !!

Le site La Passion du Vin racheté par Olif, François Audouze et Gérard Depardieu !!

Un joint-venture au-delà de toutes les stratégies imaginables...

Qui aurait pensé que ces 3 passionnés du vin, que tout oppose, se seraient ralliés pour faire main basse sur le site leader des analyses de vin et de la plus grande concentration de trolls picologues internautiques.

Un peu d'histoire...

Né il y a une dizaine d'années, le site La Passion du Vin a rapidement acquis une audience qui, aujourd'hui, fait désormais force dans le Paysage Vitipicole.

Une équipe franco-belgo-suisse compose le noyau des fondateurs... dont Olif occupera brièvement un strapontin en tant que membre du bureau !!

Premiers nains d'IGP Pontarlier / Prescription finale pour l'obtention de l'IGP (source Google)
Premiers nains d'IGP Pontarlier / Prescription finale pour l'obtention de l'IGP (source Google)

Premiers nains d'IGP Pontarlier / Prescription finale pour l'obtention de l'IGP (source Google)

Les histoires d'amour finissent mal... en général !!

Mais comme toutes les "success story", les déchirements sur les visions divergentes de la gestion d'un site et d'une même passion ne tardent pas à se dessiner.

Même si l'équipe dirigeante ne manque pas de médecins, la fièvre monte... et Olif se voit obligé de quitter le giron de LPV pour se lancer dans un élevage de nains jurassiens nourris au Comté 36 mois, affinés au tonneau de ploussard, massés à la cancoillotte tiède sur fond de Benjamin Biolay diffusé 24h sur 24 !!

Source Darty

Source Darty

Et François Audouze arriva...

L'ex-capitaine d'industrie fit une entrée fracassante dans le "bistrot ronronnant de LPV".

Rapidement estampillé "buveur d'étiquettes", décrié par beaucoup, il se signale très rapidement comme un "nécrophage-nécrophile du vin", de prestige si possible...

Pour lui, un vin de moins de 30 ans c'est un peu notre beaujolais nouveau à nous !!

Il a tout bu, mangé dans tous les triples étoilés, s'ouvre du Clos du Mesnil à l'apéro, le termine en kir si c'est trop jeune...

Attaqué de toutes parts, le "tombeur des vieilles (bouteilles)" ne lâche jamais prise.

Depuis, il prend régulièrement part aux "mêlées de LPV". Ses mollets portent toujours les mêmes morsures, mais il résiste.

Un rachat maintes fois démenti... et pourtant !!

Si l'équipe dirigeante a toujours martelé son indépendance, refusant toutes les publicités et autres propositions financières, elle n'a pas vu arriver cette "OPA peu amicale", dont l'habileté force l'admiration !!

Soucre l'Express

Soucre l'Express

Et Depardieu dans tout ça.. et des "winetapes" !!

Un Blitzkrieg (guerre éclair en teuton) qui a laissé pantois l'équipe historique, obligée de céder les rênes du site.

Depardieu, par l'entremise de son ami Vladimir Poutine, a diffusé une série de "winetapes" concernant certains membres du bureau.

Ainsi, on a pu voir Luc Javaux défendre la notion de terroir, tout en se gargarisant (avec un plaisir non dissimulé) d'un vin sans soufre issu de la biodynamie...

Que rajouter en voyant Thierry Debaisieux faire de la sangria avec les 2005 de Laurent Charvin, ou encore Jérôme Perez se lancer dans un bashing ultra-violent contre les vins du sud...

Des "winetapes" qui ont laissé des traces profondes, forçant les "coupables" à renoncer définitivement à leurs fonctions sur LPV... entraînant dans leur chute les autres membres innocents !!

Source "lamidesarts.fr"

Source "lamidesarts.fr"

Le montant de la transaction tenu secret... payé en liquide(s) !!

 

Des "winetapes" qui ont fait largement chuter la valeur intrinsèque du site.

Si personne ne confirme les montants les plus bas jamais atteints pour l'achat d'un site internet, Il se raconte (en off) que les "vendeurs" auraient empoché 12 bouteilles de la cuvée "De battre mon cœur s'est arrêté" sur le millésime 2008, ainsi qu'une carte de réduction de 15% (valable toute l'année) à "Un Midi Dans les Vignes" à Rennes (hors périodes de soldes, hors prestations culinaires, dans la limite des bouteilles sans soufre disponibles).

Un financement occulte, complexe, qui a vu naître un bloc majoritaire composé de François Audouze et Gérard Depardieu, quand Olif, malgré un crowdfunding actif (il n'a récolté que des bouteilles), ne se voyait doté que de 0,7% du nouveau capital !!

 

Source guitarist.com

Source guitarist.com

L'avenir du site LPV...

 

D'après les 3 nouveaux administrateurs, la refonte du site devrait, selon leur communiqué, "améliorer la visibilité de ce dernier, tout en innovant sur des thèmes volontairement écartés par l'ancienne équipe".

La nouvelle équipe a assuré de pas vouloir "censurer" les membres actuels, dont certains jouissaient d'une "liberté de ton plus grande que d'autres"... Gérard Depardieu et son ami Vladimir (dont le pseudo est "Vladim est là" sur LPV) seront chargés de faire respecter cette équité de liberté d'expression.

Une ouverture qui devrait permettre à des prescripteurs classés "bordeline" de pouvoir à leur tour entrer dans l'arène.

On annonce déjà Nicolas le Rouge et un certain Philippe Qu(c)bi côté Hexagone, mais aussi Sandrine Goeymachin et Vincent Pousse-toi pour la partie internationale...

François Audouze souhaite ardemment ne pas "bolloriser" cet espace d'expression, en achetant des chroniqueurs à coups de Petrus et autres La Tâche !!

Il ne paiera ces "consultants en avis définitifs" qu'en "avoirs valables pour un dîner au sein de son Académie des vins anciens".

Source Audiofanzine

Source Audiofanzine

Un nouveau site... 2 rubriques... et des nouvelles tensions !!

François Audouze a décidé de scinder le site en 2 rubriques.

La première sera consacrée aux "Vins à plus de 250 € avec un nom connu en Bourgogne, à Bordeaux ou en Champagne + les restaurants 3 macarons au Michelin", quand l'autre rubrique sera modestement intitulée "Pinards et cubis pour pauvres + bistrots à 19,90 € le midi".

Olif, très fâché par cette nouvelle stratégie, n'a pu opposer son véto contre cette nouvelle architecture.

Il a juste réussi à arracher la gestion de la rubrique "Pinards et cubis pour pauvres + bistrots à 19,90 € le midi", qu'il a immédiatement redécoupé en 2.

Ainsi, les lecteurs pourront lire et alimenter 2 sous-rubriques.

La première sera consacrée aux "vignerons rebelles et respectueux des terroirs, vins natures et bios-avec-n'importe-quoi-derrière + les casse-croûtes charcutiers", quand la seconde sera consacrée aux "vins de merde industriels, foire aux vins, avis sur Bettane et autres cochonneries marketées".

Olif nous confiait (au téléphone) qu'il était peu fan des "forums"... mais qu'avec cette nouvelle opportunité, il espérait attirer et reconquérir des lecteurs éparpillés et désorganisés sur les réseaux sociaux qui se veulent soucieux de la bonne image que le vin et sa culture doivent véhiculer... mais aussi promouvoir l'élevage des nains sous voile, plus aptes à résister à leur exploitation à la téloche ou au ciné !!

Le site La Passion du Vin racheté par Olif, François Audouze et Gérard Depardieu !!

Souhaitons "bonne chance" à ce nouveau défi internautique... qui n'arrivera sûrement jamais !!

Une laborieuse tentative de parodie pour soutenir un nouveau blog drôle, réservé à une niche de lecteurs aux amateurs de pinard qui zonent sur les réseaux sociaux et autres forums, qui comprendront sans mal le 8ème degré et les personnages mis en scène.

Ça s'appelle La Revue des Gros Vins de France (RGVF), c'est tenu par un certain Marc Hélalie, c'est un peu "notre" Gorafi pinardier... et longue vie à lui !!

Voir les commentaires

Miettes liquides et solides

11 Octobre 2015, 14:30pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Une rentrée très calme sur le front de ce foutoir internautique !!

Mon tire-bouchon est quasiment dans le coma, quand mes raids de gastronomie se réduisent à la fréquence d'un jamboree de scouts unijambistes Burkinabés.

Miettes liquides et solides

Côté liquides, la mandale mensuelle m'est tombée sur le râble par l'intermédiaire d'un splendide Riesling 2008 du Château Béla (Sturovo Region, Muzla, Slovaquie), produit la mythique Weingut Egon Müller (et un certain Miroslav Petrech).

La star allemande (Egon Müller IV de son petit nom) a découvert l'incroyable potentiel de ce terroir (ayant appartenu à un Baron Ullmann) situé sur les bords du Danube, au début des années 2000.

1er millésime en 2001, avec pour objectif de venir se mesurer, notamment, aux "références alsaciennes" des grands secs.

Sur ce 08, le nez est à l'archétype d'un riesling. Hydrocarbures puissants, élégance, déjà salivant. Une attaque finement perlante, à l'expression étonnante "d'écorces de citron", au gras très marqué, finement boisé, aux amers extraordinaires vibrants.

Finale miellée, à l'élégance indéniable, avec une infime-ridicule-limite-tu-la-sens-pas pointe de sucre, que l'équilibre exemplaire intègre parfaitement. Pour à peine 18€, une très belle bouteille qui vieillira encore admirablement. ***(*)

Miettes liquides et solides

Revenons sur nos terroirs, avec un joli jeu de mots dreadlockstracté capillotracté que "Le Telquel un poil dur" (Vin de France 2013), produit par le duo Puzelat-Bonhomme, m'a donné à voir.

Une macération carbonique pinot noir-gamay (80/20) sans soufre ajouté (à la vinif comme à la mise) ni filtration, qui renifle le "peu pas protégé mais droit", avec sa réduction qui sent les poches du manteau de fourrure remisé depuis 3 saisons... limite "cab' franc bio" dans l'esprit.

En tronche, c'est extrêmement fruité, souple, à l'acidité de diable, tout en restant gourmand et équilibré. Un truc pour convaincre les anti-natures par nature qui réduisent (parfois à raison) ces cidres vins à des cours de poterie pour zadistes dépressifs !! ***

Autour de 10 € le glouglou, qui semble avoir plus la cote chez nos voisins anglais que par chez nous, tout en se gardant de tarifs débiles de plus en plus fréquents chez certains "ultra-naturistes" !!

Mises en bouche - Escabèche de maquereau - Dos de lieu jaune aux cocos de Paimpol - Dos de cabillaud - Champs de choux à la framboise
Mises en bouche - Escabèche de maquereau - Dos de lieu jaune aux cocos de Paimpol - Dos de cabillaud - Champs de choux à la framboise
Mises en bouche - Escabèche de maquereau - Dos de lieu jaune aux cocos de Paimpol - Dos de cabillaud - Champs de choux à la framboise
Mises en bouche - Escabèche de maquereau - Dos de lieu jaune aux cocos de Paimpol - Dos de cabillaud - Champs de choux à la framboise
Mises en bouche - Escabèche de maquereau - Dos de lieu jaune aux cocos de Paimpol - Dos de cabillaud - Champs de choux à la framboise
Mises en bouche - Escabèche de maquereau - Dos de lieu jaune aux cocos de Paimpol - Dos de cabillaud - Champs de choux à la framboise

Mises en bouche - Escabèche de maquereau - Dos de lieu jaune aux cocos de Paimpol - Dos de cabillaud - Champs de choux à la framboise

Côté solides, un dîner (le 1er) chez le très discret mais néanmoins très recommandable Tire-bouchon à Lorient, que je fréquente irrégulièrement (au déjeuner).

La déco de "vieille pizzeria-auberge" triste et sombre a laissé place à un intérieur plus "damidoesque". Les poutres ont été repeintes en blanc, une nouvelle moquette à bouclettes, des tons gris... et toujours les classiques nappes blanches.

Un menu à 19, un autre à 29 €, pour 2 séquences parfaitement maîtrisées, où l'esthétisme des assiettes rimaient avec la fraîcheur et le respect des produits .... bon y'a bien 9,58 secondes de cuisson de trop sur les poissons, mais je ne suis toujours pas une référence "normale" dans ce domaine !!

Estampillé d'un "Bib au Gros Rouge", il ne manque à cette table qu'une carte des vins en phase (oui, oui, je me contredis par rapport à ce que j'écrivais en 2009, mais moi z'aussi j'ai changé) avec l'excellence de ces plats, dans cette catégorie "bistrot très soigné", au rapport qualité-prix indéniable le soir comme au déjeuner.

Le Tire-Bouchon

45 rue Jules Legrand

56100 Lorient

Tél : 02 97 84 71 92
Crédit photo : letandem.bzh

Crédit photo : letandem.bzh

Côté "nouveauté qu'il faudra tester", on m'a annoncé l'ouverture "récente" (le 19/05 dernier quand même, mais on est pas à Paname non plus où il faut avoir donné son avis avant l’ouverture) à Vannes, d'une nouvelle adresse détenue par Olivia et David Jubin, aux cv de 1ers de la classe (Guérard, Rambaud, Bras, Boulud, ducasse) : Le Tandem.

David est pâtissier de formation, quand Olivia officiait côté salé lors de leur rencontre chez les Bras. Après 3 ans chez les Québécois, les voilà en néo-voisins du Roscanvec.

Le lieu se définit comme "restaurant-brunch-salon de thé". La cave devrait s'étoffer rapidement selon les murmures d'un caviste... à suivre !!

Une naissance qui succède à la fermeture précipitée-soudaine-surprenante du Café de la Mairie à St-Avé en juin dernier. Un énième rideau baissé pour cause de "modèle économique non-viable".

En souhaitant à Nicolas Séjourné de rebondir rapidement après ce trébuchement !!

crédit photo : Laurentleberrigaud.com

crédit photo : Laurentleberrigaud.com

Autre miette solide, sur la côte lorientaise : La Table de Laurent Le Berrigaud à Guidel.

Après avoir transpiré pendant près d'une décennie au Bistrot Saumon à Pont-Scorff dans un anonymat totalement injustifié, Laurent Le Berrigaud s'est rapproché de l'océan au printemps dernier (le 18/04/15 pour les astiqueurs de diptères).

Il en a profité pour "augmenter sa visibilité" en participant à un jeu tv intitulé "le meilleur menu de France", l'été dernier.

Une nouvelle ligne à rajouter à ma liste "nouveauté qu'il faudra tester" !!

Crédit photo : cavepurjus.com... caricature d'Antony tortul alias "le Jésus déclouté" !!

Crédit photo : cavepurjus.com... caricature d'Antony tortul alias "le Jésus déclouté" !!

Dernière miette bretonne, liquide cette fois-ci, avec un "nouveau dealer internautique de jus" basé à Ploemeur (près de Lorient, une adresse signalée par notre correspondant du 8-7, AT) : Pur Jus.

Google m'apprend que c'est un certain Tegwen Naveos qui semble se "cacher" derrière cette enseigne (dont le début des activités date de 2014) axée "vins naturels", avec une boutique en ligne déjà bien achalandée.

Tegwen Navéos est surtout connu dans le milieu de la gastronomie morbihannaise. Il est cuisinier de formation et possédait une très jolie table au milieu des années 2000 à Guidel... qui a fermé... pour rebondir avec 2 autres établissements plus "accessibles" (1 pizzeria et un bistrot de la mer), toujours à Guidel.

J'avais mangé à sa "grande table" (en 2005), puis au "bistrot de la mer" à l'ouverture, mais ne sait pas si les 2 derniers établissements sont toujours d'actualité !!

Voilà, le long flash info "j'ai pas mangé ni bu grand-chose, mais je vous dis ce qu'il en est de l'actu tiède des fourneaux pas encore testés dans le 5-6" est terminé, vous pouvez fermer l'onglet !!

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 > >>