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EscapadeS

Articles avec #a eviter

Restaurant l'Esplan à Saint-Paul-Trois-Châteaux

14 Juin 2013, 05:36am

Publié par Docadn

Bonjour,

De retour en France, c'est toujours lesté de mes 4 kgs que je pars à la découverte du restaurant de l'hôtel du centre-ville de la bourgade, d'où on jettera sûrement mes cendres le jour venu, là-haut sur la colline, à côté de la chapelle !!

Par le passé, j'ai dû tenter 4 ou 5 fois d'y déjeuner à l'improviste !! A chaque tentative j'ai pris un rebond digne d'une épreuve olympique de trampoline !!

A l'époque, c'est un certain Cédric Denaux qui distillait, avec succès, sa cuisine très inspirée !! Depuis, il a migré à quelques centaines de mètres de la place de l'Esplan, avec Madame, dans sa propre maison (qui fut aussi la mienne) nommée L&Lui.

Restaurant l'Esplan à Saint-Paul-Trois-Châteaux

Ce (chaud) soir-là, je me pointe, une fois de plus, sans convictions. Des tables inoccupées... le "oui, nous avons une table de libre" franchit enfin les lèvres de la responsable de salle !!

Je vais enfin pouvoir poser mon séant dans "le patio aux brumisateurs" (c'était une pure "révolution" à l'époque où l'hôtel ouvrit ses portes !!).

A peine le fessier thermomoulé dans le siège, que l'on me dépose quelques tartines grillées et "l'éternelle-sempiternelle-traditionnelle tapenade" (aux olives vertes).

Grignotage banal, dégusté avec un verre de "Colombier 11" (Grignan-les-Adhémar) du très local Bonetto-Fabrol, au boisé très marqué (alors qu'il n'y a que de la cuve), à la syrah gustativement dominante (c'est normalement 50/50 grenache-syrah). L'ensemble est crémeux, plein, aux Gildas amers marqués.

Papeton d'aubergines, coulis de tomates fraîches au pistou

Papeton d'aubergines, coulis de tomates fraîches au pistou

Une entrée au goût très marqué par l'oeuf, servie tiède, au coulis gentil, que le serveur m'a servi dans un mutisme à faire passer un Chartreux pour une pipelette de terrasse de café...

Sauté de boeuf longuement mijoté à la provençale

Sauté de boeuf longuement mijoté à la provençale

A la première bouchée, une impression immédiate se dégage : voilà un plat qui semble avoir été amoureusement réchauffé dans un micro-ondes d'une puissance de 15 yottawatts !!

Je manque juste de me brûler la langue et le reste du bec avec le jus de ce "sauté du Vésuve" !! La viande n'a pas le moelleux qu'un long mijotage est censé lui donner.

Elle est même dure par moments !! La sauce semble avoir été allongée à la flotte, sans parler de l'assaisonnement à la pelleteuse !! Un sauté d'une absconse nullité, sauf pour les fanas de volcanisme maritime buccal...

Dessert du jour : millefeuille aux pommes

Dessert du jour : millefeuille aux pommes

Là encore, une affligeante banalité entoure ce montage de pièces de feuilletage et les morceaux de pommes !!

Une séquence facturée 25 € (Menu de Saison) assez ennuyeuse, pour ne pas dire pathétique.

Le service peut parfois compenser minorer la médiocrité de la cuisine. Là encore, il n'en fut rien. Comme si ce dernier se devait d'être au diapason des fulgurances réchauffées délivrées...

Le verre de vin fut tarifé 6€, quand la bouteille vaut environ 8€ prix caviste (je vous laisse calculer le coefficient) !!

Le chef n'est autre que ... Serge Fricaud, petite gloire locale qui tient aussi les pianos du couru Logis de l'Escalin, (même si ma mémoire approximative reste persuadée que c'est le prénom d'une fille qui signait la carte et le menu ce soir-là !!).

Vu le résultat, peu importe !! La sympathique cour ne suffit pas à claquer 25 boules pour manger du "mal réchauffé" et boire un verre de vin au prix des 3/4 de la quille !!

Si vous passez par "mon village", faites plutôt honneur à Cédric & Cathie Denaux, ou bien à la discrète Chapelle hélas fermés ce lundi soir...

Restaurant l'Esplan

15 place de l'Esplan

26130 St-Paul-3-Châteaux

Tél : 04 75 96 64 64

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FIP aka "Flops In Paris"...

1 Avril 2013, 18:36pm

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Avec la même foi qu'un moine tibétain ignifugé qui rêve de voir un jour son pays libéré retrouver sa pleine autonomie, je quadrille, toujours sans faiblir, le sud parisien (principalement les XIV et XVème arrondissements), en vue :

  1. de doubler tout le monde pour faire émerger le Redzepi de demain.
  2. d'atteindre 117 adresses pour publier avec Mix, "Bad cook, bad food, le guide des cuistots Rive gauche qui n'ont que de la gueule", une sorte d'antimatière aux "Tronches de Vin"
  3. de garnir un peu plus ce carnet bordélique de mauvaises expériences vécues et contées, quand d'autres étouffent systématiquement ces "rendez-vous manqués", abusant (volontairement ou pas) leur lectorat d'une honnêteté discutable pseudo-transparence...
  4. d'avoir la prétention d'éviter que d'autres ne se fassent couillonner vivent cet éventuel désagrément...
  5. de ne pas "prouver" que Tripadvisor est souvent aussi pertinent que l'enseignement de l'astrologie à l'université...

 

C'est du côté de Pernety, qu'un soir de pluie et de brouillard quelques taxis passent sans me voir j'ai tenté ma chance au restaurant Le Laurier. 

 

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L'inusable La trop longue mode des burgers n'a de cesse "d'inspirer" toutes les tables. Malheur à celle qui ne propose pas le sien !! Nous sommes pour le coup, les cobayes témoins de versions "revisitées" surfant parfois avec le grand n'importe quoi.

Celui de ma table du soir, sobrement intitulé "Hamburger Laurier", proposait pour 18 €, un généreux sandwich avec l'inévitable "french touch" : le foie gras !!

L'ensemble est loin d'être convaincant. Pain neutre, garnitures sans âme, frites myopathes, foie gras maltraité, en plus d'être insipide !!

Je ne m'appesantis pas sur l'assortiment de crèmes brûlées, en dessert, aux saveurs aussi évidentes que les standards aromatiques de synthèse, en vigueur dans l'industrie agroalimentaire, ni sur le service, sympathique jusqu'à la prise de commande, inexistant après !!


Le Laurier

2 rue Pernety

75014 Paris

 

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Partons vers le Levant, du moins pour une de ses cuisines. Une adresse dénichée "grâce" à La Fourchette, le meilleur ami des pauvres budgets serrés, avec son cortège des désillusions assurées.

C'est sur les abords de la place Denfert-Rochereau que Baladna sévit. Je pense que Chrisos pourrait y déclencher un énième conflit gastronomique, moins meurtrier que ceux qui ont "façonné" le Liban d'aujourd'hui. Mes rares incartades dans cette cuisine, m'ont laissé des souvenirs plus aimables en termes de saveurs et de complexité. 

 

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Des "kelleges" assez quelconques, quand le "kebbe au four" enfonçait le clou de la médiocrité. Même le Château Kefraya ne relevait pas le niveau souterrain de l'ensemble. 

 

Baladna

26 place Denfert-Rochereau

75014 Paris

 

Pas d'images pour cet anonyme "pigeonnier" de la rue de la Gaité. Le Tassei joue les japonais alors que le personnel n'a sûrement jamais mis les pieds et les phalanges sur une des 6852 îles officielles recensées par l'archipel.

47 menus Un choix de menus aussi lisibles que les combinaisons de l'Euro Millions, des sushis et makis fabriqués au kilomètre, une soupe plus proche du bouillon Knorr que de la miso attendue, accueil et sourires aussi chaleureux qu'un formulaire Cerfa. Passez votre chemin, achetez-vous n'importe quel "kebab-valeur-refuge" plutôt que de mettre des pièces dans cette fade cantine !!

 

Tassei Restaurant

4 rue de la Gaité

75014 Paris

 

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Direction boulevard Raspail, Le Petit Broc' avec son ardoise aussi aguicheuse que le coup de la bague en or.

 A l'intérieur, des espagnols qui n'ont pas trouvé le Stade de France, plus quelques têtes blanches qui trinquent à la roteuse au comptoir.

Le "sauté d'agneau aux épices, taboulé à l'oriental" arrive 02 minutes après la prise de commande, alors que je n'ai bu que 2 gorgées de mon kir. L'agneau est peu tendre, le jus dilué, quand le taboulé est une semoule de merde en sachet passée au micro-ondes. 

 

 

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Pommes tapées de Turquant au triple sec, cake au caramel au beurre salé

 

Objectivement, la pomme est pas mal, le sirop qui l'englobe pourrait tuer instantanément 11 ruches et enrichir aussi rapidement 7 chirurgiens-dentistes !!

Quant aux 2 tranches de cake, elles doivent provenir directement de chez Leclerc Lidl, version "tout premier prix" tellement c'est indigne !! 

 

Le Petit Broc'

206 Bd Raspail

75014 Paris

 

PS : Mix m'apprenant, dans l'intervalle, que le chef (Frédéric Merrili, si c'est encore lui derrière les fourneaux), aurait été étoilé à Lyon !! Comme dans Pifou, j'en tombe à la renverse !!


Pour finir, un petit tour dans les Caraïbes, à La Créole. La moins indigne des tables citées dans ce billet, mais pas de quoi s'y ruer non plus !!

Un vrai bon sourire de serveuse (la locale, quand les créoles sont en grève de zygomatiques) qui me sert mon ti-punch, puis mon "féroce d'avocat" 1 minute après (je suis sûr qu'elle a fait un pari avec le serveur du Petit Broc', le battant pour le coup à plate couture !!). Un féroce aussi relevé qu'un guacamole de coiffeur-visagiste chez Super U (je ne l'ai jamais goûté, mais ayant cité Lidl, je me dois de respecter une représentativité des enseignes !!). 

 

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Cabri Massalé

 

Le mélange d'épices (le massalé) est assez transparent inexistant. Pour autant le plat n'usurpe pas une de ses racines : salé, voire très très salé !! Musique de daube pour fans de Francky Vincent et consorts, déco très "Disney-toc". Dîner en 28' montre en main !!


La Créole

122, Bd du Montparnasse

75014 Paris

 

Je pense que la capitale dégoulinera toujours de dispensables adresses mauvais plans !! Après, certains vivent peut-être sur des références (passées) prestigieuses, un bon papier (souvent vieux de 4-5 ans), une plaque rouillée du "Guide du RoutChampéPudlo 2003", abusant parfois de ce que je nomme le "syndrome de la Mère Poulard" !!


Comment choisir son resto ? Quid de la bonne source ? Qui croire dans ce magma de communications ? Quelle solution pour "séparer le bon grain de l'ivraie"


  • les limites des guides dits "has been", avec leurs coquilles lots d'anachronismes et de moyens financiers indépendants toujours plus limités ?! 
  • les blogs dits "indépendants et prescripteurs", gisement inépuisable (et souvent pas cher) pour les agences de com', avec l'émergence de "billets sponsorisés, écrits en toute liberté" (un concept qui peut prêter à sourire sur sa réelle objectivité) ?!
  • la mise en place d'un mécénat qatari (c'est vrai quoi !! Y a pas que l'immobilier, le luxe, la presse et le sport dans la vie), prêt à accepter que les "inspecteurs" puissent recommander librement un resto préparant un "porc ibérique hallal nourri aux glands marinés dans un whisky israélien" ?! 

 

 

En attendant une source totalement désintéressée et réellement objective, la seule solution consiste à avoir du temps, pas mal de pognon, un organisme solide et stable, de bons potes gourmands, pour pouvoir profiter pleinement d'un hobby largement moins difficile qu'un Ironman ou qu'une Diagonale des Fous... 

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Le K5 à Lorient...

13 Janvier 2013, 09:56am

Publié par Docadn

Bonjour,

Nous arrivons dans un établissement au décor somptueux, ébouriffant de finesse. Passé ce premier choc visuel, le service nous prend en charge et nous emmène vers notre table. Deuxième stupéfaction devant le dressage de cette dernière. Les détails et les attentions sont suffocants de lisibilité et de bon goût. Le service démarre sur les chapeaux de roues, avec une succession de 4 mises en bouche sidérantes, servies dans une chorégraphie millimétrée comme une opération du cerveau.

Les plats se succèdent. Nos palais vont d'émerveillement en émerveillement. Comme une suite d'orgasmes sans fin, nos sens chancelants peinent à revenir sur terre, devant l'explosion des saveurs et le cinglant permanent des produits sublimés.

La carte des vins, vertigineuse, nous frustre par sa diversité, sa sélection experte, ses tarifs ne passant jamais le Rubicon du coefficient 1,5.

Nos deux serveuses, toutes dévouées, ne ménagent par leurs peines pour nous offrir un moment magique, portées par une cuisine déifiante, ou les crises d'apoplexie menacent à chaque bouchée... 

C'est KO, lessivés, comme flottants entre deux eaux divines que nous quittons cet antre d'une cuisine galactique, au service parfait que nombre de triples étoilés devraient copier sans hésiter...


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Na je décooooonnnne !!!

Mais voilà ce qu'un "Charles-Henri Orliac, ou un Verjus discount" (sans parler de leurs disciples), auraient pu écrire après avoir été invités dans cet établissement.

Sous couvert d'un "reportage", ils auraient pondu, sans le rouge au front, un publireportage forcément dithyrambique sur une gargote s'offrant une page de pub, au prix d'un menu.


N'étant ni un blogueur influent, ni prescripteur de qui ou quoi que ce soit, en plus de ne pas être naturellement très argenté côté bancaire, je vous livre la version brute non-censurée et libre de cet épisode "gastronomique inique" vécu il y a peu... 


C'est la deuxième fois que je "grouponne". La première fois, c'était pour un resto dont La Miss est coutumière, moi pas. Elle m'a avoué que ce n'était pas au niveau de ce qui était délivré habituellement. Une déception en demi-teinte, supportable, déjà oubliée.


Quand l'offre s'est présentée pour le K5, nous avons immédiatement pensé qu'il s'agissait du Quai Ouest, un resto voisin, à la cuisine plus "ambitieuse" (nous sommes sur le site du Pôle Course au Large de Lorient). Première "mauvaise surprise", ça nous apprendra l'art de l'approximation !!


Moi : t'es sûr que c'est là ?

La Miss : ben oui, y a marqué K5 !!

Moi : je croyais que c'était celui du fond, à côté de l'Espace Tabarly !!

La Miss : ben moi aussi !! A priori non, c'est là !! 

Moi : ça m'a pas l'air terrible ?!

La Miss : non, mais on a payé, donc c'est foutu !!

Moi : mouais, on s'est fait niquer !!

La Miss : mais non !! On va voir !! Ça se trouve c'est bon !

Moi : je doute, mais tant pis... on s'est fait niquer !!


(si vous cherchez des dialoguistes pour votre prochaine série française, ne cherchez plus !! C'est ici, livrable en 10 minutes, 8 saisons assurées).

Les qualificatifs "lounge""restaurant" et "sandwicherie" accolés, sont aussi improbables que de proposer un "tagine de filet mignon" à des imams saoudiens gays et végétariens !!


Accueil neutre, poli, dans une déco M6 à la convivialité d'un Joey Starr débarquant dans un congrès d'hôtesses de l'air.

Six tables de 2 et une de 5 occupées, pour 70 à 80 couverts possibles. Un autre couple arrive en même temps.


Nous avons le choix de l'emplacement. Les deux serveuses reprennent leur service... puis rien !! L'une d'elles "s'inquiète" de nos 2 tables au bout de 10 minutes, puis apporte la carte... des apéritifs.


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Nous avons le temps de lire, voire d'apprendre par coeur cette dernière, avant que l'autre serveuse s'aperçoive qu'il n'y a toujours rien sur nos tables.


Elle décide de prendre notre commande... d'apéritifs, avant de se rendre compte que sa collègue ne nous a pas donné la carte des mets !!


35 minutes que nous sommes assis, toujours rien à boire, encore moins à grignoter, aucune commande "solide" passée. Il y a 9 tables à servir, nos deux serveuses sont déjà débordées !!

 

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Devant le très bas débit et l'efficacité criante du service, nous ne prenons pas le risque de commander un cocktail (large choix), de crainte de voir l'une d'elles partir cueillir les fruits et sonder le terrain pour y trouver une source d'eau gazeuse.


50 minutes que nous sommes arrivés (je suis à la limite de commettre un homicide très volontaire sur les 2 gourdasses), quand la plus souriante avec son tee-shirt de pouf "Love", vient nous déposer 3 rondelles de charcut' et prendre enfin la commande.


Je passe cette dernière avec la même chaleur que la progéniture de Véronique Courjault . La truffe "La brave fille" sourit toujours, en lançant "ok, super, allez, efficacité !!" (je ne l'invente même pas !!). Trois thèses s'affrontent :

- elle se fout de nous ?!

- elle est en pleine descente de son overdose de Xanax ?! 

- y a une caméra à la con qui filme ce gag aussi fin qu'un film de Luc Besson ?!

 

 

Voilà 80 minutes qu'on a foutu les pieds dans ce resto de bras et jambes cassés, toujours pas une entrée sur la table. Ce temps libre très précieux nous permet de constater :

 

- qu'une autre table attend de l'eau, du pain, de la moutarde depuis une bonne vingtaine de minutes.

- que le serveur du bar a fini de servir les plaisanciers en plastique déguisés en navigateurs de course au grand large avec leurs parkas Musto, juste capables de se perdre sur Virtual Regatta, car ils ont déjà vomi juste en allant à Groix. 

- que les wc sont à l'extérieur du resto.

- que la musique de ce rade est plus pourrie que "lounge".

- que nos serveuses de génie, avec 12 tables à servir, ont besoin de l'aide du serveur du bar. 

 

 

Quand tout à coup, à la 85 ème minute, nos entrées arrivent...

 

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Feuilleté de St-Jacques

 

Quasiment 01h30 pour se faire servir une salade périgourdine et un feuilleté, qui dit mieux ?! Même la SNCF, Air France-KLM et tous les autres spécialistes du "décalage horaire" peuvent aller se rhabiller et se brosser devant cette performance hors norme !!


L'ensemble, pas terrible, est avalé en 5 minutes. Nous nous préparons à nouveau à un long moment de solitude. 


Nos assiettes vides sont quasiment prêtes à être rangées directement dans les placards, tellement elles sont nettoyées face à la nouvelle attente en cours. Là, je ne tiens plus, je me lève, enfile ma veste et me prépare à me barrer avant de voir éclater des pulsions aussi incontrôlables et inappropriées que celles de William Foster.

 

La Miss me ramène "à la raison" et prend les choses en main. Elle interpelle une des 2 MOF du service, demande fermement à ce que nos assiettes soient immédiatement débarrassées et que notre plats arrivent dans les minutes qui suivent. 


Enfin confuse, la serveuse propose pour s'excuser un verre de vin. La Miss l'arrête net en lui rétorquant : "non merci, s'il met autant de temps que tout le reste, c'est pas la peine..." 


Dans les 10 minutes qui suivent, nos plats débarquent. Dès l'arrivée de ces derniers, La Miss repart à la charge : "nous voulons nos desserts dans 10 minutes !!"

 

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Brochette de St-Jacques, beurre nantais, pommes vapeur, bouquetière de légumes

 

Je ne sais pas si "l'urgence de la commande" est responsable du résultat dans l'assiette, mais les St-Jacques sont, contrairement à ce service de merde, superbement cuites.

Seules quelques unes souffrent d'une sur-cuisson partielle (minime) en surface.  Par contre, les accompagnements (la boule de riz, si, si, ça se fait encore !!) sont transparents comme une critique dans le Bottin Gourmand. 

 

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Café gourmand

 

Dernière charge de La Miss pour réclamer les desserts, aussi convenus et légers qu'une carte de voeux envoyée par Charles Manson à Roman Polansky. Hormis les fruits, toutes les portions semblent amoureusement décongelées directement sur le bout de toiture. 

A peine le café avalé, je sors, pour ne pas sauter à la gorge de ces 2 apprenties hontes du métier.


La Miss apprendra, en réglant les 2 kirs (tout en leur assurant de chaleureuses recommandations pour le K5), que nos deux chefs de rang du soir avaient eu l'idée de génie de tenter une "stratégie du service" consistant à s'occuper toutes les deux de toutes les tables.

Vu le degré zéro de communication, chacune pensant que l'autre s'occupait de telle ou telle table, personne n'était servi, desservi, ravitaillé... 


Il y a peu, l'inégal François Simon posait la question (légitime ?!) du rôle et de la place actuelle du serveur/maître d'hôtel. Si je tance souvent la cuisine et ses auteurs, je rends souvent hommage aux "metteurs en scène" que sont souvent les serveurs/serveuses.

Ils peuvent gommer, amortir, enjoliver, faire saliver, comme ils peuvent nous braquer, nous démoraliser, nous énerver.


Pour notre K5, il aura fallu 02h10 pour se faire servir un kir, une entrée à la con, un plat pas mal et un dessert déballé (quand  des gastros, avec un vrai service, vous balancent 7 plats tous faits à la main, dans le même laps de temps), grâce au talent, que dis-je, au génie de 2 trolls aptes à rendre ce "resto lounge" aussi fréquentable qu'une centrale nucléaire japonaise...


Aussi, si vous êtes dépressif, suicidaire, énervé par cette gauche qui ne branle rien, alors que votre droite n'en a pas fait lourd non plus, si vous voulez voir des blaireaux se la jouer Desjoyeaux alors que leur plus grand fait maritime consiste en une croisière commentée dans le Golfe du Morbihan, alors le K5 est "ze place to be" pour en finir !!

Carte des vins où Sylva Plana côtoie les fabuleux crus de Gérard Bertrand, Mourat et Richard de Sauvion, qui m'ont poussé à ne boire que de l'eau (comme souvent, hélas). 


K5 

5 rue du sous-marin Vénus

Pôle Course au Large

56100 Lorient

02 30 91 70 00 

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L'Alto à Lorient

17 Mars 2012, 08:44am

Publié par Docadn

Escapades poursuit sa quête des "déjeuners à moins de 20 euros" dans la capitale du merlu, des églises en béton et de la halle aux poissons la plus excitante du coin (la plus moche aussi en passant)...

Voilà longtemps que j'hésite à franchir la porte de ce restaurant aux arguments un peu attrapes pigeons dans mon esprit légèrement parano. Repris fin 2008 par les deux fils de Jean-Paul et de la regrettée Véronique Abadie, Quentin et Paul ont eu à coeur de relancer cette annexe du Grand Théâtre de la Ville. 

 

http://2.bp.blogspot.com/_k7ezA66BRss/TNQlhbRmooI/AAAAAAAAAAQ/HGkpuNT2mCw/s1600/Grand-theatre-lorient.jpg

(source  commerceslorient.blogspot.fr)

 

Paul le cuisinier a endossé le rôle du serveur. Quentin, l'étudiant en droit, est parti dissimuler sa timidité en cuisine. Papa est "derrière", maman était aussi de la partie au démarrage et après. Une grosse pression d'emblée, quand les parents cautionnent le pari des enfants...

J'ai, comme beaucoup de personnes, un à priori de rigueur pour les "enfants de". Un sentiment de "facilité" s'inscrit dans le jugement à venir. L'accès à une incontournable médiatisation pour "décoller" est presque mâchée, quasi gratuite, ne nécessitant presque pas d'efforts. Les bataillons de restaurateurs "enfants de personne" devront se plier à une laborieuse (et souvent onéreuse) campagne de com' à la portée incertaine, doublé d'un potentiel talent que l'on ne demande même pas aux "fils et filles de" tellement c'est évident...

Les deux revers de la médaille des progénitures de "stars" sont qu'ils se font souvent descendre en flammes par les ennemis des parents, ou bénéficient d'un consensus mou consistant à ne pas dire du mal car "les parents sont nos amis"... Après, reste des exceptions comme les Bras, Marcon, Pic, Troisgros, titulaires d'un héritage pour les deux premiers, détenteurs d'une histoire pour les deux derniers...

L'obtention du Bib Gourmand en 2011 a donné la légitimité attendue à ce restaurant axé sur la très prisée "cuisine du marché". Les tarifs du déjeuner se sont alignés avec la concurrence. Fort de ce rodage et de cette reconnaissance, je m'attable enfin à la table de L'Alto.

Accueil neutre du serveur, qui saisit 2 cartes et nous place avec la même délicatesse que dans un Buffalo Grill un samedi soir. Vingt-huit secondes plus tard, un autre serveur (moins neutre) dépose les mises en bouche, puis s'évapore sans nous "faire l'article" de ces dernières.

 

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Pour le coup, pas d'intitulés. Je devine une crème de champignons, des rillettes de poisson (maquereau ?!), un sablé salé... J'arrose ces bouchées froides et lampées chaudes à coups de chardonnay de Savoie de chez Dupasquier, mou et pommadé comme un blanc du sud...

 

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Nous optons pour la formule du midi et la séquence entrée, plat, dessert...

 

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Taboulé orientale (j'imagine que le E sous-entend "à l'orientale")

 

Il nous aura fallu patienter pas loin d'une minute après la prise de commande, pour voir débarquer la portion de taboulé oriental(e). Encore sous l'effet anesthésiant du froid ventilé du frigo, la semoule et les légumes peinent à s'exprimer. La température de la salle (chaude) n'aidera en rien cette entrée. C'est fade, trop riche en fruits secs, même pas parfumé comme tout bon taboulé qui se respecte, à l'assaisonnement inexistant (et c'est un "homéopathe de l'assaisonnement" qui l'écrit !!).

 

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Filet de julienne - sauce crustacés

 

Des légumes dont je n'ai pas su deviner l'ADN (aucune "présentation" des plats n'est faite pas les serveurs d'un restaurant catalogué comme "chic" par les guides et référents gastronomiques). Le (petit) filet de julienne est au 3/4 trop cuit. Le dernier (petit) quart dévoile le nacré, la texture et le goût attendus. La sauce est d'une neutralité à faire passer la Suisse pour une Tchétchénie révoltée...

 

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Paris-Brest

 

C'est la seule fulgurance notable de ce déjeuner. Une pâte à chou qui respire la fraîcheur, une crème aérienne, équilibrée, rien à redire...

Parlons du service. Entre les rares sourires mécaniques et calculés (dont le plus large survient au moment de l'addition) et les mines dominantes de Droopy, pas de quoi se mettre en appétit. Faut-il justifier d'un statut particulier (du style "client de la Grande Maison", ou encore "costume-cravate-tickets restaurant", "notables", "élus de la ville") pour bénéficier d'une juste et légitime attention ? Offrir de francs sourires à tous ne coûte pas plus cher !!

Comme pour "L'assiette à Quimper", la mention au gros Rouge est instinctivement très discutable. Celle du Bib Gourmand encore plus désarmante. Ce déjeuner est, de part son niveau, aux antipodes des "critères standards croisés" justifiant la délivrance de cette mention porteuse !! 

 Sur cette base là, des établissements comme L'Astéroïde (tenu par l'ex-sommelier de l'Amphitryon), ou encore L'Alliance (dont je viens d'apprendre la triste mise en vente) méritent amplement une mention dans le Gros Rouge (moi qui m'étais juré de ne pas hurler avec la meute sur les incohérences du Gros Rouge, raté !!).

En conclusion, la salle à l'ambiance lounge (qui sert d'annexe au Bon Coin avec un chouette Vespa couleur motte de beurre à vendre à 700 €), le service froid, la cuisine sans relief perçus ce jour-là, confirment la méfiance naturelle que j'avais avant d'y aller, enfoncant un  peu plus le cliché des "enfants de", aux compétences héréditaires peu évidentes en salle comme en cuisine...

PS : La carte des vins n'est pas si mal !!

 

L'Alto

Place de L'Hôtel de Ville

56100 Lorient

www.lalto.fr

fermé dimanche et lundi

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Kinnari

16 Novembre 2011, 16:23pm

Publié par Docadn

A peine remis de mon expérience "design & poisson à la banane", je tente une nouvelle incursion en cuisine thaïlandaise, version "rive gauche".

Juste l'envie de situer le niveau de Oth Sombath face à la "concurrence", une semaine après ce dîner en demi-teinte.

J'avoue de pas m'être cassé la tête pour trouver un "sparring-partner" classé dans les masters de la FFCTDHN (Fédération Française de Cuisine Thaï de Haut Niveau).


Aussi, c'est le Kinnari qui a hérité de cette tâche assurément ingrate et difficile.

Il est 20H00 pétantes quand je me pointe au 8 rue Malar, située dans le fief doré de Rachida. La salle est vide, l'accueil chaleureux, détendu, me mettant immédiatement à l'aise dans un quartier sûrement trop guindé, pour le rural patenté que je suis.


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Étude de la carte tout en dégustant 2 corolles garnies de dés de poivrons et autres légumes indéterminés. C'est justement épicé, "fort de coriandre", à la pâte un peu grassouillette.


La carte propose un menu à 39 €, toujours estampillé "Printemps du guide Michelin". Bonne idée que d'avoir maintenu cette proposition au-delà du calendrier de cet évènement gastro.


J'opte malgré tout pour la carte, avec un classique, que dis-je, un "incontournable" de la cuisine thaï :


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Salade de crevettes à la thaï (13 €)


Une salade élégamment présentée (présentation à laquelle le cliché ci-dessus ne rend pas du tout hommage), avec la  kitchissime carotte taillée en fleur. Ensemble revigorant, assaisonnement au laser, légumes croquants, citron vert juste dosé, crevettes "droites"


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Les larmes du Tigre (22 €)


Le patron-serveur m'avait au préalable demandé le niveau souhaité en terme "d'épices" pour ce plat.

N'étant pas doté de la même génétique intestinale (et de sa terminaison) que Mr Lung, j'ai quand même demandé la version endémique.

Cette dernière s'avère tout juste supportable, ne massacrant pas totalement la viande proposée. Cette dernière est d'ailleurs assez neutre, juste bien cuite. Les accompagnements frisent l'ordinaire, la carotte est toujours là, ouf !!


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Nems au chocolat (8 €)


Une immédiate ambiance de "friture de fête foraine" submerge mes nasaux. La texture grasse des nems, fourrés à ce qui ressemble très fortement à du Nutella, s'affirme à chaque nouvelle bouchée. La glace à la noix de coco n'est pas bonne. Et pour cause, je hais la noix de coco !!

Un verre de Brouilly, transparent, servi à la température d'un nourrisson de Véronique Courjault et une addition relevée : 50.50 € !!


en conclusion, c'est cher pour le niveau constaté !! Le Spice & Wine fait presque mieux en moins cher...


Le pire dans notre histoire, c'est que l'absolue sympathie du patron me gêne presque dans cette critique, hélas objective.

Oth Sombath ne joue pas dans la même cour, en cuisine comme sur les tarifs. Le Kinnari respecte sûrement "les tarifs locaux", mais pas le niveau requis pour le justifier.

En repartant, je suis passé devant Thoumieux. Je me demande encore ce que j'aurais pu manger là-bas pour 50.50 € ?...

Kinnari

8 rue Malar

75007 Paris

tél : 01 47 05 18 18

M° : La Tour-Maubourg

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"Bioteacook" à Saint-Malo : le bio version Valérie Damidot !!

26 Juin 2011, 08:50am

Publié par Docadn

Si on m'avait dit un jour, qu'un de mes titres rendrait hommage à la prêtresse du marouflage en salopette, j'aurais pouffé des heures durant devant cette très haute improbabilité... Ah le con !!


Toujours en marge du festival Étonnants Voyageurs, La Miss, lassée par mon carnet  (fourni) d'adresses, se rebelle,  impose son choix, improvise sous la pluie.

La veille, elle avait repéré une boutique à la vitrine criarde et tendance. C'était samedi. Le dimanche, ladite boutique est close, mais pas le restaurant attenant (Cook).

C'est trempés comme des caniches abricots, que nous pénétrons dans l'établissement, en demi sous-sol, rue des Cordiers.

Et là, l'horreur visuelle. Le cauchemar télévisuel incarné sous mes yeux. Je n'ai pas même osé le prendre en photo, tellement c'était... discutable.

Imaginez une compilation des décors pondus par la blonde bricoleuse et ses "dizaïlleneuzes", réunis dans une salle, à la jolie luminosité recréée, mais aux couleurs que l'on ne peut plus saquer depuis les tenues de Véronique & Davina !!


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(source Music-Story)


Des murs mauves,  à déprimer une vache Milka, des banquettes demi-lune en velours rose-fuschia, à faire passer Barbie pour une gothique.

Il ne manque plus que les tapis en poils de Demis Roussos, agrémentés par des gros caractères collés aux murs comme

"C U I S I N E", ou encore "H O M E".

Un cheminée crépite dans un silence de four électrique, tout le kitsch de la téloche dans 100 M2.


Je vous épargne les menus recouverts de "tapis de jeux poilus pour enfants, pour pas dire moquette" fuschia, les ronds de serviettes en "tapis de jeux poilus pour enfants, pour pas dire moquette" fuschia, la panière à pain en quoi ? Allez, je vous laisse réfléchir 2 secondes... Gagné ! En "tapis de jeux poilus pour enfants, pour pas dire moquette" fuschia aussi (vu l'épaisseur, ça irait aussi bien en tapis de bagnole).

Acariens clandestins, si vous cherchez un pays d'accueil, le "Cook" est votre paradis de demain !!


Il est 14h00, nous optons pour un plat à la carte, pour ne pas perdre trop de temps... Une riche idée qui nous fera déjeuner dans le temps record de 01h30 pour un plat et un café !!


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Mise en bouche


Une sorte de gaspacho poivron-concombre, agrémenté de germes de radis (beaucoup de précautions prises par le serveur sur ce dernier détail, face à la psychose actuelle sur les germes de toutes sortes).

Le concombre est transparent, le poivron "sucre" l'ensemble. C'est en effet typé gaspacho, le végétal en moins !!


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Filets de bar au beurre rouge, galette de quinoa aux petits légumes et tomates confites (20 €)


Présentation flatteuse (pas très évidente sur le cliché médiocre ci-dessus), construction acrobatique de la galette, les germes de radis "font le rappel" !! La cuisson des filets est très hétérogène. Ces derniers transpirent encore la matière grasse. La galette est très végétale, croquante et bonne. Sauce au beurre rouge pas fascinante.


En face, la miss avait aussi opté pour un plat maritime :


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Filet de truite à la crème de vanille et chips de chorizo, Méli-Mélo de spaghetti Terre-Mer (15 €)


La truite respecte la hiérarchie en terme de finesse, se plaçant un cran en-dessous du bar dans ce domaine. La cuisson est par contre moins approximative. C'est moins gras, très vanillé,  juste plus sec, hélas.


Service jeune, branché comme le décor, prisonnier de la réactivité en cuisine. Un verre de Vouvray "Silexus 09" en guise d'apéro, très miellé, aux accents de tuffeau et de bergamote au nez. Ligérien, sur le berlingot et la poire, rond comme un 09.


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Comme on est au pays de "tout le manger il est sain, le boire aussi", la carte des vins, basique, me fait choisir une eau minérale. C'est le groupe Lauretana, donc l'Italie, qui nous désaltère avec la version gazeuse de "l'eau la plus légère d'Europe" (en termes de sels minéraux, pas en prix !!). 


Moralité : On peut afficher fièrement sa bio-attitude, être fana de M6 et de ses bons goûts d'intérieur. La boutique et le salon de thé doivent être plus intéressants que cette table armée de bonnes intentions, mais maladroite, lente, un poil prétentieuse sur ses tarifs par rapport au niveau de sa cuisine.

 

Bioteacook

8 Rue des Cordiers
35400 Saint-Malo

contact@restaurant-st-malo-bioteacook.com

Tél : 02 99 20 08 36

www.restaurant-st-malo-bioteacook.com

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Le tour du XIV ème : Seconde étape, La Cantine des Tontons...

22 Mai 2011, 07:58am

Publié par Docadn

Direction Mouton Duvernet pour découvrir un des satellites de la maison mère "Les Tontons" (une enseigne dans le XVème, une autre rue Losserand dans le XIV ème, toutes les deux spécialisées dans le tartare de barbaque).

Là encore, "l'optimisation des dépenses allouées" m'a poussé à rechercher un dîner à moins de 30 €.

Le désormais fidèle "moteur de recherche pour pingres et petits budgets", La Fourchette, a encore suggéré  "une promo pour pochtron" avec le même argument que pour le  "Spice & Wine" : carte des vins à - 50 %.


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Il est 20h00, la salle, à la déco "faussement brocantée, pas déconnante, voire agréable", est déserte de chez déserte.

Le seul employé nous accueille. Je lui signale "la résa via le oueb" et nous nous installons avec la plus grande liberté qui soit.

Je discute avec mon collègue pendant quelques minutes, avant de voir l'employé solitaire revenir nous expliquer ce que je n'ai même pas pris le temps de lire sur l'établissement. 


Il s'agit donc d'un buffet en libre service avec une formule unique entrée, plat, fromage et dessert.

Il nous explique, non sans humour, qu'il ne fait strictement rien, à part encaisser et ouvrir les bouteilles de vin.

Les Tontons ont juste adapté le concept  IKEA mais version bouffe.

A part la cuisson, on fait tout, même la découpe du pain !!


Les entrées sont assez nombreuses, visuellement appétissantes pour la plupart d'entre-elles.

Le dressage de l'assiette est immédiatement moins gourmand !!


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Rien de sec, comme souvent dans les buffets. Aubergines grillées pas mal, singuliers oeufs mollets proposés froids.


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Au moment du plat, je découvre des poissons entiers qui barbotent dans un court-bouillon, visiblement chauffé à blanc depuis des heures. Je renonce.


"La cloche voisine" abrite une sorte de boeuf bourguignon lui aussi en plein jacuzzi volcanique.

J'opte pour ce dernier, car point d'autre alternative hélas. Des patates au stade "pré-purée" compléteront l'assiette.

La viande confirme, sous la dent, la suspicion de très long séjour à haute température.

Elle est du coup presque confite, mais les morceaux sont très gras. La "pré-purée mâchée" est pâteuse.


Je zappe les 3 fromages proposés et file vers une prometteuse mousse au chocolat : no comment.

Je tente une crème caramel : c'est mieux, mais pas extra.

Là encore un choix très réduit dans les desserts. A noter l'excellence du pain découpé avec amour par nos soins... 

La cave cache son lot de surprise, dont cette dernière, que ma précipitation a confondu avec son homonyme de Vauxrenard :

 

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Morgon V.V 09 - Michel Guignier

 

Ce Morgon fut la parenthèse enchantée de ce poussif "all you can eat" à 23 €.

J'y ai retrouvé "une fourrure métallique typiquement guignieriène de ce Guignier que je ne connais pas (vu que c'est l'autre, merci Arnaud), la fraîcheur bienvenue dans ce beau millésime de garde en beaujolais" !!

Un vrai plaisir à 13 € sur table !!


En conclusion, on peut aisément trouver mieux pour 23 €, tout en ne faisant pas le service et sans se taper des plats de cantine... Le nom est pour le coup bien choisi !!

 

La Cantine des Tontons

 3 Rue Mouton Duvernet

75014 Paris

M° : Mouton Duvernet

tél : 01 48 28 23 66

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Ô' Château...

2 Avril 2011, 08:32am

Publié par Docadn

"La capitale est nulle en terme de bar à vins, qui sont tenus par les ayatollahs du sans soufre, des vins oxydés et des verres INAO, catastrophiques pour la dégustation. Je veux être l'antithèse de tout ça ! "


C'est par cette déclaration (un tantinet provocatrice et réfléchie) qu'Olivier Magny, fondateur de la société Ô Château, a annoncé l'ouverture mi-février dernier, de son bar à vin rue J.J Rousseau dans le 1er arrondissement de Paname.


Il n'a pas fait une com' qui donne dans l'humilité.

Les superlatifs ne manquent pas sur le lieu et les produits proposés : "ovni" (le lieu), Pétrus, Yquem, Romanée-Conti, Dom Pé, Latour, Margaux, Haut-Brion, Lafite (pas Jacques, Rothschild), Mouton (pas Michèle, Rothschild encore), "cuisine de qualité" (exécutée par une petite acnéique recalée de Top-chef, ça c'est moi qui le rajoute).

Bref, en lisant entre les lignes, nous devons comprendre : " Vous n'êtes qu'une bande de blaireaux si vous n'avez pas encore foulé ce lieu, avec vos Méphisto de diacre!!"

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(source Causse-Marines.com)


Et comme je refuse le statut de "blaireau désigné", j'ai fait une discrète et rapide (presque honteuse) descente dans "Un vrai bar à vins, avec de grands verres, des fauteuils confortables, la possibilité de goûter au verre les plus grands vins au monde, une cuisine de qualité, un accueil convivial et une ambiance chaleureuse et festive".


Il est 18H30, c'est évidemment quasi désert. Les employés (et la cuisinière pianotant sur son netbook) tournent en rond.

Un couple hésite longuement sur la carte. Je la saisis et manque, en effet, de faire un arrêt cardiaque, doublé d'un AVC de "blaireau pauvre".


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La carte comportait ce jour-là, 14 blancs et 18 rouges dans 3 formats différents : 3 cl, 10 cl et 18 cl (en lieu et place des 3, 6, 12 cl en vigueur à l'ouverture).

Des prix variant (de mémoire) entre 3,60 € et près de 240 € le godet...


N'ayant pas le coeur à achever une dent creuse et cariée à coup d' Yquem à 18,90 € les 3cl, ni assez soif pour boire 10 cl de Pétrus à 159 €, je me suis contenté de 2 gorgées d'Alsace Grand Cru Hengst 05 de chez Josmeyer (4,60 € les 3 cl).

Un riesling pétrolant et peu complexe au nez. Je retrouve quelques réminiscences d'hydrocarbures et un très joli sr bien intégré. Une très belle acidité, c'est long, élégant, aérien, à la finale immense. ***/***(*)


J'ai enchaîné avec La Grolla -Allegrini 98 (5,50 les 3 cl), au nez de bûcheron, noyau de cerise et évolué.

L'attaque est suave, finement sucrée, puis volumineuse, éthérée, "kirschée", à la finale très épicée.

La matière me paraît "un poil aérée" (j'ai la même sensation chez moi quand je bois des vins, ouverts depuis 3 jours, juste rebouchés). Quid sur l'efficacité du système d'azote jusqu'au fond des bouteilles ?! **


Au global, 10,10 € pour l'équivalent d'un demi-verre. Soit, je ne croiserai pas du Josmeyer au détail tous les jours, mais Ô Château n'est pas le pionnier dans le genre.

Glou propose depuis son ouverture quelques grands crus à des tarifs similaires (sur des doses plus conséquentes, mais sur une sélection bien moins étoffée).


En conclusion, si on n'est pas un "buveur d'étiquettes", aucun intérêt majeur à courir en "Méphisto de sport" vers ce lieu.

Si par contre, les grands noms vous font saliver, que les barbus qui fument des roulées vous répugnent, que les vignerons en tongues vous donnent des boutons, que votre Platinum est renforcée, que vous portez des chaussures pointues et des lunettes à écailles Zadig & Voltaire, ce lieu ovniesque est fait pour vous... Donc pas pour moi. Ca y est, je suis un blaireau, damned !!


A lire ou à relire sur notdrinkingpoison.blogspot.com, un "débat animé" sur la vision de l'auteur et celle d'Olivier Magny...


Ô Château

68, rue Jean-Jacques Rousseau

75001 Paris

tél : 01-44-73-97-80

www.o-chateau.com

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Le Vin Qui Danse (Paris V ème)

28 Mars 2011, 19:38pm

Publié par Docadn

Dernière soirée dans la capitale. J'ai utilisé pour la première fois les services de La Fourchette.

Une formule "entrée, plat, dessert avec apéritif vigneron du moment offert" est proposée, en promotion, par l'établissement Le Vin Qui Danse.

Réservation confirmée par sms, rappel par mail le jour même. Le tout sans que le resto n'intervienne. Efficace, sérieux.

 

Le soir venu, j'arrive à l'adresse convenue. On retrouve très rapidement ma réservation. Une table m'attend. Je suis seul dans une déco classique (au plafond que l'on dit classé) de ce bistrot qui fait aussi "dans le volume" (un séminaire Société Générale a lieu dans la salle du fond, des salariés de Véolia dîneront en face de ma table perdue).


L'accueil est agréable. J'apprends que la formule réservée n'est pas "une promotion telle que décrite sur le site de La Fourchette".

Le patron avoue pratiquer la formule avec "apéritif offert" systématiquement. Il n'a pas trouvé d'autre moyen de figurer sur La Fourchette. "En faisant une vraie promo pardi !!" ai-je envie de lui balancer. Le procédé est moyen, j'encaisse.

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(quand je vous dis qu'il me faut réellement un nouvel appareil de voyage)


Un feuilleté à la tapenade en guise d'amuse-bouche. Ce dernier est archi-sec.  Le verre de gamay pétillant du domaine Gajet faisant office "d'apéritif du vigneron" pourrait aussi servir de solution fatale pour diabétiques.

C'est trop sucré, lourdaud et pâteux. Les bulles sont sympas, mais à la fin du verre, je serais peu à même d'en redemander...

Le double magnum derrière le feuilleté fait office de carte des vins. Je me lance dans la quête d'un verre de vin blanc pour le repas. Je découvre, dubitatif, la composition de la carte.

C'est relativement pas terros pour un groupe qui dit être une référence dans les alliances mets & vins et la dispense de cours d'oenologie.

Je peine et arrête mon choix (en désespoir de cause) sur une "Cuvée Érotique" 07 de chez Seppi Landmann.


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Saumon mariné à la nigelle et sésame, copeaux de légumes croquants


Petite entrée (par la taille). Le saumon s'avère très peu gras, bon, déclenchant de jolies bouchées. La nigelle n'apporte pas grand chose pour le coup (souvenir d'un foie gras où la nigelle remplaçait pertinemment le poivre).

Les copeaux de légumes sont trop peu nombreux. Ils semblent surtout avoir été débités il y a une paire d'heures.


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(j'ai honte de poster des clichés pareils !! L'appareil ne va pas tarder à connaître le même sort que Mike Brant)


Pavé de cabillaud rôti, écrasé de pomme de terre-artichauts, Marmelade de pamplemousse



Le pavé semble aussi conséquent que celui croisé au Willi's. C'est en fait la purée, située juste en dessous, qui donne du volume au morceau bien trop cuit.

Cette cuisson poussée (involontairement j'imagine) n'est pour le coup pas trop "déconnante" avec la purée.

Cela donne un côté "parmentier bien nourrissant". Le pamplemousse se place bien dans l'ensemble. C'est moelleux, peu fin, mais pas lourd. 


DSCN5213.JPG(admirez ce flou pas artistique pour pas un rond, le Nikon Coolpix 7600 vient de mettre fin à ses jours)


 Ch'Tiramisu, recette aux spéculoos


Basique, crémeux, sans histoires. 


Notre verre de "muscat sec" a donné dans le pétrole et une aromatique très démonstrative.

La bouche fut fraîche, teintée d'une certaine "minéralité" (caillou humide). Matière dominée par le litchi et tenue par une acidité fort jolie. Finale sur des amers incisifs. **(*)


Moralité : Une cuisine que je qualifierais de "tiède" pour ses repères gustatifs. C'est relativement neutre, sans risque, juste nourrissant. La formule entrée, plat dessert est à 27 € le soir (sélection des plats figurant en rouge sur la carte). Comptez 1 € de moins au déjeuner. N'oublions pas le coup de la fausse promo, pas top, vis à vis du client et de La Fourchette...


Quant à la sélection des vins, rien de très dansant. Un petit tour dans Les Caves du Panthéon* voisines, améliorerait grandement le choix et la qualité d'une carte, au global, très peu captivante à mon humble goût.


* Caves qui ont le bon goût de proposer, notamment, le domaine (trop peu promu, à mon avis) Borie de Maurel. Une Féline 07 a du coup voyagé en TGV le lendemain matin vers la BzH...


Le Vin Qui Danse

 4 rue des Fossés Saint-Jacques

 75005 Paris

01 43 54 80 81 

pantheon@vqd.fr

http://.pantheon.vqd.fr

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