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EscapadeS

Articles avec #alsace

LPV BzH #19 : voyage au pays du riesling...

25 Février 2017, 22:28pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Notre groupe armoricain de picolos discussion autour du vin s'est retrouvé pour la XIXème fois autour d'une thématique bacchique consacrée au cépage alsaco par excellence : le riesling.

 

 

LPV BzH #19 : voyage au pays du riesling...

Un groupe plus réduit qu'à l'accoutumée, plus propice à l'échange au-delà des 4 personnes entourant ton assiette.

Nouveau point de ralliement (Vino e Gusto) en plein centre de Rennes, avec une salle au sous-sol très pratique. Cuisine sans magie particulière, mais bien exécutée dans le registre revendiqué (bistrot-produits frais-fait maison-carte des vins ritalo-froggie).

La démographie est un domaine très actif dans notre assemblée. 2 naissances à fêter. Bienvenue à Louise & Manon (pardon si j'ai becté les prénoms de ces 2 nouvelles princesses)

 

 

LPV BzH #19 : voyage au pays du riesling... LPV BzH #19 : voyage au pays du riesling...

La première bulle propose un nez "très évolué", complexe, racé, pour une bouche vive/tonique, un poil marqué par l'élevage. Un vin "plein", long et dynamique malgré sa prégnante touche boisée. Assemblage de 2003/2004, vieilli sur lattes 78 mois... très joli Champ' que ce V.P (pour Vieillissement Prolongé) d'Egly-Ouriet ***(*)

La seconde bulle présente un nez fermentaire, complété d'un trait de fine oxydation pas désagréable. La bouche confirme ce caractère "oxydatif", très jurassien dans l'esprit. Beaucoup, dont moi, y voient un champ' à l'esprit "nature"... mais pas si vieux !! Moins emballé pour ce Millésime 2005 de chez Francis Boulard **/**(*)

LPV BzH #19 : voyage au pays du riesling... LPV BzH #19 : voyage au pays du riesling...

Mais nous sommes venus téter de l'alsaco, donc place au riesling.

Un 1er verre qui pétrole comme tout bon riesling qui se respecte (ou pas), un trait solaire/chaud se fait aussi sentir au nez. Les hydrocarbures se confirment en bouche, l'ensemble est dissocié, sans relief, peu agréable en l'état... pas ma came que cet Alsace - Les Grandes Lignes 2014 - Léon Boesch *

Le second vin présente un nez tout simplement superbe, savant mélange de pierre et de fioul grand cru. La bouche confirme la promesse olfactive !! De la mâche, de la longueur, de la complexité, salivant au possible en finale. Excellent Bruderback - Clos des Frères 2014 du Domaine Loew ***/***(*)

LPV BzH #19 : voyage au pays du riesling... LPV BzH #19 : voyage au pays du riesling...

3ème vin, toujours avec sa touche Total/Esso/BP qui "suinte", un côté "lâche/demi-corps" et le sucre. Matière perlante, aux sr confirmés, qui nous laisse dubitatifs. Un mauvais placement dans la série que cet Alsace Grand Cru - Zinnkoepflé 2012 de chez Agathe Bursin *

Avec le 4ème godet, nous revenons sur du "sec". Un pif de "peu protégé" peu rassurant... mais dont la matière fait oublier instantanément ce "travers". La bouche est ciselée, puissante, au caillou explosif. Le riesling déroule, c'est loooooonnnnng.  Merci M'sieur Ostertag, pour cet exemplaire Riesling 2014 - Vignoble E déjà addictif ***(*)

LPV BzH #19 : voyage au pays du riesling... LPV BzH #19 : voyage au pays du riesling...

Auteur d'un grand chelem vinique, depuis quelques éditions dans notre groupe de thérapie, je jouais une fois de plus ma réputation de "gus qui fait goûter des trucs zarbis aux autres".

Sur ma bouteille, le nez "peu protégé" fait grimacer pas mal de dégustateurs, je ne m'en prive pas non plus !! Un nez clairement pas sexy, limite inquiétant pour la suite.

Dès les premières "ablutions buccales", la matière annonce une netteté immédiate. C'est très sec, limite cinglant, joueur sur la langue, très épicé (curry) en finale. Pour une fois, je suis plutôt content de mon apport. Un Alsace - Clos Sand 2012 de chez Barmès-Buecher, fidèle à mes attentes ***

Le suivant cache derrière son nez, peu disert, une bouche quasi hypnotique. Matière superbe de précision, à l'équilibre modèle, sur des agrumes délicats, mûrs... jolie claque avec ce Grand Cru Osterberg 2014 de chez Kientzler ***(*)

LPV BzH #19 : voyage au pays du riesling... LPV BzH #19 : voyage au pays du riesling...

LE NEZ de la session !! Fin et puissant, délicat et massif... sur des notes mellifères & safranées chapeautant cette schizophrénie olfactive surfant avec la magie !! Le perlant n'empêche pas le safran d'envahir et d'hypnotiser la cavité buccale. Les sr sont intégrés, l'abricot danse à chaque gorgée. On regrettera juste la fine pointe d'alcool en finale. Il rate de peu les 4*, mais quel beau vin que ce Sommerberg grand Cru 2011 de chez Albert Boxler ***(*)

On pourrait penser que l'alsaco suivant souffrirait de la comparaison... que nenni !! Le nez louche sur l'Anjou, avec une acidité exacerbée à dégager toutes les narines obstruées. L'ensemble se révèle tendu-tonique, à l'équilibre superbe, à la belle finale évanescente. Encore une très belle expression d'un Riesling - Vieilles Vignes 14 produit par Jean-Louis & Fabienne Mann ***(*)

 

LPV BzH #19 : voyage au pays du riesling... LPV BzH #19 : voyage au pays du riesling... LPV BzH #19 : voyage au pays du riesling...

Réduction terrible pour ce nouvel échantillon... mais un vin très sec et plein, une fois dans le cornet. Il porte une belle maturité... temporelle ce Grand Cru Schoenenbourg de Riquewihr 2004 de la maison Dopff au moulin, que des amers brouillons font dégringoler en terme de plaisir **(*)

L'abricot et la rhubarbe se répandent au-dessus du 10ème verre de riesling de la journée. L'acidité est conséquente, l'abricot toujours présent... mais le vin s'avère svelte et sans longueur. Déception, en levant la chaussette, de voir le Fronholz 13 d'Ostertag aussi mal briller **

Dernier invité de cette "drinklist", manifestant un ensemble perlant, opulent, au bel ananas tonique. La rondeur ressentie pourrait fatiguer le palais au bout de 3 gorgées, mais non ! Ce n'est pas lourd, mais ça manque un peu d'entrain !!

Un vin qui a fait débat, certains adorant, d'autres, comme moi, plus circonspects... tout en reconnaissant la classe indéniable de ce Clos Saint Urbain (Rangen de Thann) 2009 de la maison Zind-Humbrecht ***

Je passe(rai) sous silence le "rouge pirate" (sur le plat) que mon nez a mis en grenache, quand mon bec a crié "cab' franc" devant le mordant végétal du jus !! Le Châteauneuf-du-Pape 08 de chez Charvin n'avait pas la gourmandise de sa jeunesse !!

Une très belle session, des vins d'un niveau rarement atteint dans nos rendez-vous bacchiques.

L'Alsace et le riesling ont tenu leurs promesses !! La complexité des terroirs transpire dans les crus & jus soumis.

Boxler tient sa réputation, Ostertag vacille mais tient bon, Mann et Kientzler sont (pour moi) les bonnes surprises de la série, quand Loew rafle sans conteste la palme du meilleur rapport qualité prix !!

 

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Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

4 Février 2015, 21:26pm

Publié par Docadn

Bonsoir,

Un excellent dîner à "La Table d'Anjou" à Tiercé (résumé à venir), suivi d'une nuit sur le dos (ou comme notre limousin, à faire la teuf toute la nuit avec des djeunes), avant d'attaquer la suite et fin du grand raout bachique angevin.

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

Première étape chez Sébastien Mann, dont je retiendrais seulement le Riesling Altengarten 12 à la profondeur notable, ainsi que le Riesling Grand Cru Pfersigberg 11 racé et précis.

Toujours en Alsace, chez Zusslin, seul le Riesling Clos Liebenberg 07, par sa singulière beauté, est parvenu à m'émouvoir.

Direction le Burgenland en Autriche, pour le Domaine Gutt Oggau, avec des blancs aux fruités et aux équilibres enthousiasmants, que les rouges ne confirment pas, en dehors de Bertholdi 11 au soyeux imposant, épaulé par un Joschuari 12 au crayeux et à la fraîcheur marqués.

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

Retour dans l'Hexagone, chez la star "franco-nippone" du Château Le Puy, où Emilien 10 (millésime des 400 ans du domaine !!) domine de la tête et des épaules les versions 11 et 12 de cette cuvée. Pour Barthélemy (sans soufre), c'est sur le millésime 11 que je trouve le plus de plaisir !!

Chez Le Soula, grosse claque avec le "blanc" 07, alors que c'est le "rouge" 10 qui m'impressionne par sa finesse, sa puissance et sa cinglante netteté !!

Gros passage à vide chez Gramenon, où presque tout me semble sucré et/ou astringent au possible !! Seule La Papesse 14 tient son rang par sa grande mâche et son élégance.

Chez les soeurs du Clos Fantine, La Lanterne Rouge 14 est déjà une grosse gourmandise, quand Faugères 13 et Courtiol 13 ont une astringence rédhibitoire à ce stade !!

Sympathique "rang à boire" au Mas des Chimères, avec en pointe le "blanc" 13 frais et net. En rouge, l'échantillon tiré sur cuve de Nuit grave 13 semble déjà bien en place.

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

Déjà la fin du salon pour mon palais exténué. Je me "termine" aux sucres, d'abord chez Tessa Laroche, avec une Cuvée de l'Abbesse 13 à l'équilibre épatant.

Puis un dernier "grand" verre que cet Auguste 14 (ex cuvée Vieilles Vignes) du Domaine des Sablonnettes (Christine et Joël Ménard), à l'amplitude, au fruité et à l'équilibre magistraux !!

Il est déjà 13h00, je quitte Les Greniers (bondés) avec une seule certitude : après 400 "grumages*" (et quasiment autant de crachats), j'aime toujours le vin et ses géniteurs !!

* Néologisme personnel tiré du verbe "grumer"

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Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

2 Février 2015, 21:29pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Les Greniers St-Jean ont à peine fermé leurs portes, que je vous assène mon sempiternel avis.

Comme une journée sans fin, les mêmes rituels, les mêmes têtes... mais aussi trop de "barbus-jeans slim-lunettes oversize-doudounes qui coûtent un smic", sûrement trop de domaines (194 selon les organisateurs, en augmentation d'une cinquantaine, au détriment de l'espace restauration, renvoyé au sous-sol, où ça meulait grave un poil frais !!), trop de monde... mais bon ça, on a l'habitude !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Je ne vais pas vous imposer le détail des 204 vins crachés pendant ces 2 jours, mais un survol rapide, avec quelques piqués, des "découvertes-confirmations-surprises-déceptions" croisées.

Avec pour commencer, le sextet des bulles champenoises Larmandier-Bernier-Fleury-Francis Boulard-Franck Pascal-Marie Courtin-Françoise Bedel, où j'ai noté une Terre de Vertus 09 (Larmandier-Bernier) vibrante, un 02 (Fleury) pas moins excitant, un Rosé 05 (Boulard) au fruité absolu, une Efflorescence 10 (Courtin) joliment orientale, quand Pacifiance (base 06-07 chez Franck Pascal) délivrait une matière très élégante !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Chez Tissot, je retiendrais En Barberon 12, à l'équilibre modèle.

Premier coup de coeur de la journée chez Zind-Humbrecht, avec un Clos Jebsal 08 (une VT* de pinot gris à 70 g de sr**) absolument REMARQUABLE !!

La star de cette édition était Lalou Bize-Leroy (Domaine d'Auvenay - Domaine Leroy), dont le stand n'a jamais cessé d'être pris d'assaut... quand elle avait du vin !!

Un mince espace pour glisser notre verre, puis s'extasier sur un splendide Savigny - Les Narbantons 09, ou encore un Meursault - Les Narvaux 11 à la puissance extra-terrestre !!

* Vendanges Tardives - ** sucre résiduel
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Chez Guillemot, c'est rapide !! Un Quintaine 13 dense, puis un rapide coup de pif sur la toute nouvelle eau-de-vie de la fille, avant de filer chez Mélaric pour ne pas recracher son Billes de Roche 13 (en blanc), quand Cerisaie 12 paraît plus que prometteur.

Chez Delesvaux (généreux vestiaire et couple adorable), nous refaisons le plein des "secs" avec Feuille d'Or 12 et 13, Authentique 12 et 13, aux acidités de diable !!

Petit pèlerinage chez Overnoy, avec un Arbois 11 modèle, quand les savagnins 06 & 11 nous laissent pantois d'admiration !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Chez Ostertag, les amers appuyés du Clos Mathis 13 me gênent fortement... seuls Fronholz et Muenchberg 13 sortent du lot !!

Mais ils souffrent la comparaison après l'arrêt chez Marc Tempé (Alsace) à la gamme racée, stupéfiante de précision !! Gros coup de coeur pour l'ensemble de son oeuvre !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Je passe totalement à travers les vins de Xavier Caillard (dont beaucoup chantaient des louanges avec lancer de pétales de roses sur son passage et autour de son stand), même si sa "Cuvée 05" reste "nette" !!

Chez Sébastien David (qui a perdu 12 kg juste en s'épilant, pour honorer la mémoire d'un Demis Roussos post rayons), c'est du tout bon. Mentions pour son Coef 13 et la caresse de son Kezako 12 !!

Les Vins du Mas Jullien m'ont laissé un poil froid, juste avant les rouges de Mélaric et une Cerisaie 12 top, quand Billes de Roche 12 et Cerisaie 11 étaient serrés dans leurs slips !!

Très belle série chez Jean Delobre (Ferme des 7 lunes), où même la température un poil basse des St-Jo n'empêchait pas de s'émouvoir des très jolis jus présentés (12-13-14).

Etape beaujolaise obligatoire chez Michel Guignier (épaulé par sa fille), dont tous les vins étaient d'une accessibilité rare sur ce salon !! Là encore, une superbe série fruitée et très gourmande !!

Juste à côté, le Domaine Dutraive, aux jus très enthousiasmants aussi !!

La déception du moment se trouve chez Monier-Pérreol (St-Joseph), où pas un vin n'a trouvé grâce à mon palais. Je l'aime bien pourtant l'gars Monier, mais c'est ainsi !! C'était pas "sex" ce jour-là !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

La charmante Hélène Thibon (Mas de Libian) nous régale sans compter avec ses cuvées 13 et 14. Vin de Pétanque 14, Bout d'Zan 14 et Khayyâm 14 (top) en tête !!

Philippe Gourdon nous refait le coup avec ses Amandiers 02... et ça marche !! Les deux Zéro Pointé 14 (rosé et blanc) s'inscrivent dans une logique "top glouglou" qui ne souffrent pas le moindre commentaire.

L'heure du glucose a sonné (la fin de la journée aussi) !! Le liquoreux de la Cerisaie 11 de Mélaric est toujours aussi dément de justesse.

Les Delesvaux nous "snipent" d'une rafale de Clos, SGN et autres Anthologie sur 10-11 et 13 d'un niveau olympique !!

Fin du premier round avec Juchepie et une Passion 09 qui se démarque nettement du lot.

Allez, vous pouvez fermer l'onglet, c'est fini pour aujourd'hui !!

A suivre...

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Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!

22 Janvier 2015, 21:30pm

Publié par Docadn

Bonjour,

J'ai consacré une grande partie de ce foutoir, en 2014, aux parties solides.

J'ai un camion d'alibis pour le "justifier"... le plus simple étant d'avouer la grosse fatigue qui m'habite désormais quand j'aborde, par écrit, la partie liquide.

Lassitude causée par un manque flagrant d'imagination (et de talent), pour sortir du "compte-rendu clinique" que j'applique à chaque dégustation.

Si j'aime lire chez les autres ces descriptions analytiques, j'ai personnellement de plus en plus de mal à les coucher sur mon clavier.

Le meilleur contre exemple étant le dernier !! Si j'ai écrit sur le rhum avec "l'enthousiasme" d'un puceau qui vient enfin de tirer son premier coup tremper son boudoir dans le café, je reste dans les carcans du CR bacchique !!

Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!

Mais foin d'introspection pseudo-littéraire à 2 sous, puisque malgré ce constat, je vais poussivement transpirer quelques rapports liquides dans le pauvre style qui est le mien (histoire de rassurer mes 12 lecteurs dépressifs et les 4 autres qui n'ont pas d'amis).

Une année 2015 que j'espère aussi "riche" que la précédente... du moins dans sa diversité et le nombre de vins goûtés (plus de 500 à la grosse louche).

Et c'est un vin du Roussillon qui ouvre l'année !!

Trigone 10 (IGP Côtes Catalanes, by Le Soula du duo Standley-Gauby), cuvée coup de coeur découverte chez un ligérien, avait fini par me lasser sur les quilles suivantes (le vieux était d'accord aussi sur ce point). Un manque de "digestibilité" s'était fait ressentir au gré des quilles dégoupillées.

Puis Trigone 12 m'a réconcilié avec la chose. Un nez puissant, terreux, sanguin, presque rhodanien dans l'âme. Je retrouve la fraîcheur dont le 10 m'avait finalement privé. Si le "lardé-caillou humide" habite le vin le midi, c'est l'épatante délicatesse et une gourmandise de haut niveau qui dominent le soir.

Sans parler de la superbe acidité et la finale typée "rancio-grenache" qui vous hante pendant des minutes. ***(*)

La deuxième victime de l'année est italienne. Nebbiollo 2008 d'Alessandria Silvio, sur l'appellation des Langhe, rapporté d'un séjour dans le Piémont en 2011.

Moi qui me fous (en général) royalement de la robe des vins, je ne peux ignorer celle-ci, à l'évolution notable, quand le nez distille épices, sang et larmes fin bois.

Là encore, la fraîcheur et l'acidité conjuguées donnent de la fougue à une matière plus juvénile que les apparences. Une "rafle" marquée, élégante, un lacté étonnant, un vin presque bordelais dans l'esprit, à la finale très anisée. Une réussite !! ***/***(*)

Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!

Première bulle de l'année avec un Crémant d'Alsace - Brut Nature de Sylvie Spielmann. On retrouve sans peine, au nez, le côté "nature", pour une fois pas usurpé, figurant sur l'étiquette.

Un nez "fermentaire", de "peu protégé", à la poire discrète, aux bulles nerveuses, voire brouillonnes. Le côté "anar" des bulles est moins évident sous le palais. Elles sont plutôt fines, quand la matière s'exprime sur un registre "quasi oxydatif", volumineux, mais un poil brouillon au global !! Expression trop courte au final, dommage. **

Direction la Loire, avec Les Cabotines 2013 de Ludovic Chanson - Montlouis/Loire.

La craie et le miel signent les premiers effluves, suivi de l'ananas en casaque jaune, talonné par le caillou humide en casaque grise.

L'attaque est massive, ramassée, un poil "fermée", surtout tendre... peu mon kif en l'état.

Le lendemain, l'acidité montre enfin le bout de son pif, la poire domine l'ensemble, les amers sont enfin vivants, le vin bien plus ouvert que la veille. Pas la grande extase pour autant. **/**(*)

Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!

Direction le sud, avec ce Côtes-du-Rhône 2011 de chez Charvin au nez surpuissant de fraise, à l'hémoglobine jaillissante.

Attaque rugbystique, puissante, ramassée, serrée, où l'on retrouve la fraise en monopole. L'ensemble est un poil court, au nez muet le soir venu, même si la gourmandise évidente demeure. **(*)/***

Back to Loire, avec Touche-Mitaine 2010 de Xavier Weisskopf (Le Rocher des Violettes -Montlouis/Loire), cuvée que j'adore, exhalant un crayeux marqué sur un profil quasi bourguignon sur le reste des caractéristiques olfactives.

Une mise en bouche souple, pleine, ample et tonique, aux agrumes tonitruants. Un vin tout en puissance ménagée, à la finale très finement oxydative, salivante comme un escargot dans du sel du vinaigre et de l'eau... ***(*)

J'en avais encore 2 à passer sur le grill, mais ils figureront sur l'opus XXXV du florilège... si j'ai le courage !!

Pour rappel, la notation et son glossaire :

0 : loin de moi cette daube !!

* : bof, t'as rien d'autre à boire...

**/**(*) : moyen à pas mal, c'est bien parce que j'ai soif et que je veux pas te laisser boire seul(e)!!

***/***(*) : bon à très bon, c'est pas que j'ai soif, mais tu peux me resservir pendant qu'il en reste!!

**** : excellent, j'adore, que personne n'approche de cette bouteille !!

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Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III

2 Mars 2014, 09:34am

Publié par Docadn

Bonjour,

3 ème et ultime étape du marathon angevin bachique des Greniers St-Jean, version 2014.

Nous nous étions quittés avec la maison Nikolaihof, domaine allemand autrichien avec lequel nous avions débutés la matinée dominicale.

Place aux ligériens avec, pour poursuivre, Vincent Carême (absent lors de notre passage).

On nous propose Le Peu Morier 12 et sa jolie mâche, suivi par Le Clos 10, plus tendre, plus fin aussi.

Brut 11 a la bulle tonique, des amers appuyés, quand L'Ancestrale 11 a une bulle plus finement "calibrée".

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III

Tous les vins nous sont présentés par Michel Autran, sympathique vigneron à la tête de 3,5 ha sur Vouvray (plus quelques parcelles "en cours de récupération").

Il en profite pour nous faire déguster Les Enfers Tranquilles 12, à l'acidité et vivacité de bon aloi, quand la version 13 (encore en cuve) est une très belle promesse à venir...

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III
Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III

Cap à l'est, avec le volubile Stéphane Tissot, dont la Mailloche 11 affirme une immédiate puissance, couronnée de finesse et de caractère poivré.

En Spois 07 affirme une finesse encore plus soutenue, des amers très expressifs, à l'étonnant cumin en finale.

La Vasée 07 est plus retenue, quand Les Bruyères 07 donnent dans le "tourbé écossais" !!

Pour finir, le 1er Château-Chalon du domaine (07), à la finesse d'un En Spois, au caractère déjà affirmé d'un grand Jaune, avec un grand J, comme la Marque Jaune (qui n'en porte pas toujours un, de grand J) !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III

Chez Josmeyer, un Pinot (blanc) 12 relativement frais et gourmand, juste devant un H12 (vieilles vignes d'auxerrois) devant lequel mon carnet est resté muet.

Kottabe 12 (riesling) affirme plénitude et finesse poussées, quand Pierrets 11 fait dans le cliché pétrolier, avec moins de "sr qui traînent"...

Hengst 11 est plus large que long, bon au bout du compte.

Gri-Gris 12 (rassemblant tous les pinots) est un poil myopathe tendre, quand Folastries 12 fait dans le gaz et le litchi (pas anormal pour un gewurztraminer, concernant le dernier cité).

La version Grand Cru Hengst 08 affiche aussi une tendreté peu excitante, alors que pour finir, le Pinot noir 12 s'exprime entre fraîcheur et une finale un poil asséchante.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III

Chez Baudry, Chinon 13 balance déjà fruits et matière mûre, très mûre, pour ma pomme.

La cuvée Domaine 12 donne dans la fourrure des "vins natures-bios-au-plus-près-du-terroir", quand la bouche se révèle nette, pleine, au crayeux marqué, aux épices explosives.

Grézeaux 12 est plus souple, toujours crayeux, au caractère "vendange entière" malgré l'égrappage revendiqué....

Clos Guillot 11, malgré sa réduction prononcée, dissimule une très jolie matière.

Pour finir, Croix Boissée 11 donne aussi dans la craie le "stylo pour tableau noir", sur un registre serré et salivant à la fois.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III

La très "courue" Ferme des 7 lunes (Jean Delobre très patient avec les êtres humains moins poilus que nous autres filles, moins avec d'autres) nous présente tout son casting, avec un St-Joseph 11 très frais, à l'oxydation "ménagée", quand la même version en 08 affiche 10 g de sr, un nez plus "nature", un "caractère oxydatif" plus tranché.

Du côté des rouges, St-Joseph 12 (mise de 3 semaines) verse dans la tapenade, quand la bouche ultra-fruitée laisse de sensationnelles impressions !!

Le "1er quartier" de cette cuvé St-Joseph 12 (n'insistez pas, je ne me souviens absolument pas à quoi correspond cette dénomination) est plus austère, quand Chemin Faisant 12 est un fantastique jus, caressant sûrement mieux les sens qu'un onéreux gadget d'un Dorcel Store.

Une surprenante et très jolie série au domaine Le Mas de mon Père, avec Cause Toujours 12 (grenache-cinsault) gourmand, M comme je Suis 11 cohérent, quand la version 12 (100% merlot) se fait plus suave et finement végétale.

C'est Comme Ca 12 (carignans centenaires) délivre une superbe matière, face à la franche austérité de Partez pour le Rêve 11 (cab' franc/cab' sauvignon), puis Insolite 11 (pur malbec) à l'étonnant crayeux de ce jus issu des grès.

Une bien bien pourrie pour finir !!

Une bien bien pourrie pour finir !!

"Je me termine" en Roussillon, au Domaine Jean-Philippe Padié, où Calice 12 (carignan) expose ses fruits gourmands, Petit Taureau 11 (carignan-syrah) son joli jus épicé, puis pour conclure, un Ciel Liquide 09 remarquable.

Ligne d'arrivée, ouf, on embarque le verre dégueu habillé aviné, une soupe et au lit...

Merci Les Greniers, merci les vignerons, merci Sim et Oxyboldiman !!

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Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

16 Février 2014, 15:07pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Et voilà, comme un marronnier de février, le bulletin de santé (perso) du grand raout viticole "bio-biody-en-conversion" que je ne manque jamais de fréquenter en ce début de mois de février.

Toujours cette impression de "jour sans fin", que chacun s'applique à revivre et faire revivre par une indéfectible présence !!

Aussi, dès le samedi matin, papilles affûtées, nous entamons notre marathon annuel, sans objectif de chiffre ou de record (171 vins en 26h30, c'est juste pour mes stats annuelles).

Juste l'envie de se "régaler", de découvrir, de se faire suspendre, même si les mauvaises surprises sont forcément au rendez-vous !!

Comme un fidèle papy que les rituels rassurent, je démarre, forcément avec les bulles, avec Sim Ifif, puisque l'autre Papy-Limougeaud n'aime toujours pas ça !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Nous voilà donc en Champagne, avec le fidèle Domaine Marie Courtin en guise de mise en bouche.

Résonnance 11 (100% pinot noir) présente un caractère fermentaire, une bulle fine, aux jolis amers. Il y a pire comme entame !!

Eloquence (assemblage chardo 09-10) est tranchant, vif et acidulé. Concordance 10 pour finir (pinot noir) exhale la brioche, quand le jus est plein de peps, crémeux, frais !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

La Miss Fleury est revenue sur son stand.

Sa Fleur de l'Europe (6 ans sur lattes) est un brut nature, aux bulles serrées, à l'acidité élevée, quand le premier pinot blanc (09) du domaine, propose des bulles nerveuses, accompagnant un crayeux intense.

Le Brut (assemblage 06-07-08-09) a la vivacité affirmée, sur un toasté marqué.

Sonate N°9 (zéro soufre) a la bulle très délicate, pour des amers puissants.

Boléro 04 (pinot noir) est le 1er depuis 90. Il offre tranchant, amplitude et crémeux affirmés.

Le Rosé de saignée (09) est le plus vineux de la série, doté d'une fraîcheur évidente.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Chez Larmandier-Bernier, il n'y a hélas pas le très attendu Les Chemins d'Avise, nouvelle cuvée disponible depuis août 2013 !!

Pour autant, Longitude 10 (blanc de blancs) dégage finesse, vivacité et crémeux délicats.

Terre de Vertus 08 a une belle vinosité derrière ses bulles serrées.

Je me risque à citer les Vieilles Vignes de Cramant (absente du panel proposé), quand Sophie Larmandier me propose de le goûter sur 07 (au frais dans la glacière), pour découvrir un jus complexe, long, à la vinosité évidente !!

Le Rosé 10 (pinot noir, 3 jours de macération) hume la framboise, sur une trame simple et fraîche.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Chez Françoise Bedel, on nous fait l'article. Crouttes-sur-Marne, en biody depuis 98, cultivant majoritairement le pinot meunier.

Originelle (base 04) est un poil brouillon, plein, évolué, simple.

Dis Vin Secret (base 05) est un extra-brut très vif, ample, assez monolithique.

Entre Ciel et Terre 05 semble coincé dans un solide carcan.

Place à L’Âme de la Terre 04 (8 ans sur lattes), au nez finement oxydatif, à la bouche raccord, bourré de finesse, sur les "fruits à coques".

L’Âme de la Terre 03 (8 ans sur lattes aussi) est très évolué, crémeux, plein, aux amers vibrants.

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Francis Boulard est de retour, mais pas tout seul !! Delphine, sa fille, est là aussi !!

Le Blanc de Blancs 10 (passage en foudre + malo) déroule sa puissance, son volume et sa finale languissante.

La version Vieilles Vignes 10 est plus tendre, plus vineuse, presque éthérée, aux amers marqués.

Rachais 07 (non dosé) dégage des notes de fumée, de noix, pour une matière acidulée, vive, très puissante, un poil courte, quand Rachais 05 à une jolie mâche !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I
Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Nous attaquons enfin les vins tranquilles, avec les De Moor et les Guillemot (ces derniers semblaient sponsorisés par Napapijri) dont les jus 12 ne m'ont guère fait vibrer (Bel Air et Clardy 12 des De Moor, pas goûté ce jour fut, tout récemment au 6 Paul Bert, convaincant).

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Nous bifurquons chez Zind-Humbrecht, avec un a priori peu favorable (au vu des sensations laissées les autres années), pour découvrir Calcaire 11 fruité et frais, un Clos Windsbuhl 11 phénoménal, éclatant, Brand 11 pétrolé, très puissant, juteux, un Rangen de Thann 11 exaltant de fraîcheur, un Pinot gris 11 éthéré, quand le Gewurztraminer 11 maison est fidèle aux clichés de litchi, rose, sur une trame aérienne, manquant un poil de mâche.

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Chez Marc Tempé, pas moins de 7 cuvées proposées, avec du 07, des 09, du 10, des 11.

Le Grafenberg 09 (riesling) a une incroyable et juste "sucrosité-acidulée", le Pinot blanc 11 est exotique et frais, quand le Zellenberg 10 marque par son bel équilibre, son fin sucre intégré.

Le Schoenenbourg 07 (pinot gris, 3 ans de barriques) est d'un équilibre modèle avec ses 30 gr de résiduels et sa juste acidité.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Cap à l'ouest, chez Richard Leroy, dont les Rouliers 12 (encore en cuve) annoncent puissance,vernis, poire, et déjà un grand potentiel.

Les Noëls de Montbenault 12 signent un nez "pur", une bouche splendide, pour des amers finaux un poil marqués à ce stade.

Gros passage à vide chez Kenji Hodgson & Maï Sato et son Faia 12, dont j'avais plutôt apprécié le jus l'an dernier...

Chez Mélaric, 4 blancs dont un(e) Cerisaie 11 (pas filtré(e),malo faite) net(te), pur(e), étonnamment anisé(e).

Chez Château Tour Grise, ce sont les Amandiers 02 qui, par leur suavité et l'acidité relevée, retiennent tout notre attention. Sans oublier la bulle sauvage, ample et épicée de la Tradition 02.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Un pas sur le côté pour nous retrouver à la Ferme du Mont Benault de Stéphane Rocher. Son K.Blanc 12 a le crayeux et l'opulence singulières d'un cab' franc vinifié en blanc (avec 10% de chenin).

Grappes de Bulles 11 (cab' franc/gamay) fait presque dans le "frizzante frais".

Mais, comme il y a 2 ans, c'est Strawberry Fields 12, un gamay teinturier (donc pas blanc, faut suivre), qui m'espande totalement, avec sa superbe acidité, soulevant aisément les 70 gr de sucre.

Rapide arrêt chez Fosse-Sèche pour Arcane 11, doté d'un joli nez, à la matière opulente, riche, aux amers marqués.

Virginie Joly nous présente les 3 cuvées de l'emblématique Domaine de la Coulée de Serrant.

Si Bergerie 12 est ample, sur une note finement oxydative, Vieux Clos 12 exulte de richesse, de suavité, pour un caractère dominant un poil tendre pour mon bec.

Quant à la fameuse Coulée de Serrant 12, elle crie, au nez, un chenin puissant, qui s'avèrera un poil lâche, très poivrée, à la dureté en finale un poil marquée.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Au Château Yvonne, le Saumur 11 laisse une bouche compacte, fruitée et fort boisée succéder à un nez puissant !!

Quant à Le Gory 11 (100% bois neuf), il est plus "séveux", concentré, au fin bois, plutôt pas mal...

Revue des troupes chez Albert Mann, avec pour débuter, un Albert 12 au caractère oxy, sec, simple, quand le GC Schlossberg 12 est droit, net, frais, direct, salivant, puissant, malgré ses 8-10 gr de résiduels.

Le Furstentum 12 (riesling) donne dans les agrumes, avec un équilibre acide/sucre cohérent.

La version Pinot Gris 12 Albert est simple, relativement gouleyante, aux amers un peu grossiers.

Le Gewurztraminer 12 est standard, mais peu excitant.

Chez Vincent Fleith, nous entamons la série par un assemblage effervescent (pinot blanc-pinot noir-riesling) au nez évolué, à la bulle puissante.

L'Alsace 12 (composé des 6 cépages alsaciens, allez, on se les remémore, je ramasse les copie à la fin de la lecture) est très sudiste en texture, mais frais au final.

L'Alsace 11 (riesling issu du Steinweg, allez les alsaco-germanophones, deuxième copie à rendre dans l'heure) est standard avec ses effluves pétrolées.

Un Pinot Gris 10 frais et digeste, quand le Furstentum 09 (pinot gris) a une délicate et très très fine sucrosité.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Escale chez les Bret Brothers peu convaincante, sur les 12 proposés. Seul Quartz 06 était un peu la lumière attendue, malgré la "lâcheté" au final de l'ensemble !!

Allez, ça suffit pour le moment, je ramasse les copies pour les 2 questions posées ci-dessus.

La suite, avec du blanc et du rouge mélangés, prochainement...

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