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EscapadeS

Articles avec #bourgogne

Calendrier de l'Avin 2016 #12

12 Décembre 2016, 06:59am

Publié par Docadn

Ça fait longtemps que t'es torchée
Maintenant
Je t'écoute raconter ta vie
En picolant
Si j'avais su qu'un matin
Tu serais là, couchée, cachée, sans élan
Par l'ombre d'un verre
Que j'ai serré si souvent
Comme un impatient

Tu leur dis que ton métier
C'est pas que du vent
Qu'on ne sait pas ce que tu seras
Dans un an
S'ils savaient que pour toi
Avant de tous les oenologues t'étais pas le plus con
Et que c'est pour ça
Que tu voulais faire un vin
Devenu grand

Les joutes et les lois
Ça t'fait pas peur
C'est l'pinot de Pataille
Fallait juste qu'il s'encanaille
Je vais tout avaler
Si vous touchez
Aux fruits de mes victuailles
Fallait juste qu'il se magne

Bien sûr c'est lui qui l'a porté
Et pourtant
C'est moi qui dégoupille son vin
Lentement
Tout ce qu'il peut dire sur soi
N'est rien à côté du sourire qu'il me rend
L'pinot a des ressorts
Que rien ne détend
C'est mon avent

Les jus sont des rois
Ça m'fait pas peur
C'est le Bourgogne de Pataille
Faudrait pas qu'il se taille
Faudrait tout acheter
Si vous trouvez
le fruit de ses entrailles...*

Calendrier de l'Avin 2016 #12

*Librement adapté d'un chanteur peu doué pour le rallye et les baptêmes en hélicoptère !!

Merci à un autre (furieux) Sylvain de m'avoir fait découvrir ce vigneron via un magnifique Clos du Roy 13 !!

C'était le #12 du Calendrier de l'Avent Avin, à vous Oenos !!

 

Domaine Sylvain Pataille

73 Rue de Mazy,

21160 Marsannay-la-Côte

Téléphone : 03 80 51 17 35

Pour accompagner cette douteuse adaptation, vous pouvez toujours essayer de fredonner le texte, ci-dessus, avec la bande instrumentale ci-dessous !!

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LPV BzH visite la Côte de Beaune

1 Novembre 2015, 18:23pm

Publié par Docadn

Bonjour,

16 ème rendez-vous pour notre cercle bacchique bretonnant LPV BzH.

Nous devions boucler la boucle ligérienne, mais le Doodle en a décidé autrement !!

Petit détour par la Côte de Beaune, avant de revenir explorer, très vite je l'espère, le Sancerrois .

Petit compte-rendu clinique des vins dégustés, comme d'habitude à l'aveugle, avec la cuisine de Maïté Ligeron qui tente avec nous des expériences culinaires comme d'autres tentent d'arriver à l'heure avec un RER un jour de grève !!

Vu le très bon niveau une fois de plus délivré par "la sorcière néo-végétarienne" de la rue de Paris à Rennes, voilà un sort de cobaye que je souhaite à tous !!

Fleur d'Aligoté (estimé 2014) Céline et Laurent Tripoz

Fleur d'Aligoté (estimé 2014) Céline et Laurent Tripoz

Fleur d'Aligoté (estimé 2014) Céline et Laurent Tripoz.

Nez très fementaire, bulle grossière, un poil demi-corps, matière simpliste avec un citrique appuyé sur la finale.

Très peu charmeur en l'état, déçu à double titre en voyant l'étiquette et le potentiel original "raté" de la chose. *

Bourgogne - Chardonnay 2011 - François Carillon

Bourgogne - Chardonnay 2011 - François Carillon

Bourgogne - Chardonnay 2011 - François Carillon.

Réduction appuyée au 1er nez, peu disert après une aération dynamique, pointe beurrée et caractère timidement élégant.

L'élégance s'affirme en bouche, fraîcheur de bon aloi, finesse et amers classieux, presque vibrants dans l'expression finale, si ce n'est cette petite pointe alcooleuse qui vient ternir le joli tableau. ***

Santenay le Bievaux - L'air de Rien 2012 - Antoine et Rachel Olivier

Santenay le Bievaux - L'air de Rien 2012 - Antoine et Rachel Olivier

Santenay le Bievaux - L'air de Rien 2012 - Antoine et Rachel Olivier.

Nez à l'évidente élégance, très fruité, légèrement anisé, qui se confirme en bouche.

Un "vin schizo", qui présente une très belle "entrée en bouche" avec joli déroulé, élégance et expression, mais qui rate totalement sa "fin de bouche", avec des amers grossiers et un manque d'allonge conséquent. Dommage . **

Saint-Romain 2012 - Alain Gras

Saint-Romain 2012 - Alain Gras

Saint-Romain 2012 - Alain Gras.

Nez peu disert, quasi muet. La bouche montre un caractère plutôt plaisant, mais se "dédouble" bizarrement, comme porté par un squelette et un exosquelette pas du tout taillés pour coexister. Un peu comme si on pouvait boire ce vin sur 2 niveaux à chaque gorgée. Ce manque d’homogénéité me dérange au global, quand l'assemblée hurle sa joie et son désaccord. Finale éthérée peu charmante. **

Bourgogne - Gravel 2012 - Catherine et Claude Maréchal

Bourgogne - Gravel 2012 - Catherine et Claude Maréchal

Bourgogne - Gravel 2012 - Catherine et Claude Maréchal.

Nez "boisé-torréfié" peu sexy, d'une jeunesse aussi rude que "le 1er bouton d’acné du reste de ton adolescence" . En bouche, c'est juste un infanticide à mains nues. Un nourrisson aux amers rédhibitoires, au végétal d'un cab' franc sur pied au mois de juin. Juste imbuvable en l'état... et c'était mon apport. 0

Beaune - Les Beaux et Bons 2013 - Jean-Claude Rateau

Beaune - Les Beaux et Bons 2013 - Jean-Claude Rateau

Beaune - Les Beaux et Bons 2013 - Jean-Claude Rateau.

Un nez archétypique de pinot noir, à la fraise exubérante, un poil "vendanges entières". En bouche, on retrouve un végétal aussi enivrant qu'une déambulation dans le rayon phyto d'un Jardiland. Aucune sympathie spontanée de ma part pour ce vin. 0

Savigny-les-Beaune 2012 - Olivier Decelle et Pierre-Jean Villa

Savigny-les-Beaune 2012 - Olivier Decelle et Pierre-Jean Villa

Savigny-les-Beaune 2012 - Olivier Decelle et Pierre-Jean Villa.

Nez "boisé-grillé", pinoteur à souhait. Une matière immédiatement soyeuse, simple mais efficace. La puissance augmente au fil des gorgées, à l'équilibre attendu depuis quelques verres. C'est très bon, pas d'une complexité folle, mais fort bien gaulé. ***(*)

Ladoix - Les Ranches 2013 - Domaine Bonnardot

Ladoix - Les Ranches 2013 - Domaine Bonnardot

Ladoix - Les Ranches 2013 - Domaine Bonnardot.

Nez discret, aux fines notes de grenadine. Un pinot avec de la mâche... mais rien d'autre !! On en reboit... et toujours rien d'autre. *

Savigny-les-Beaune - Aux Fournaux 2010 - domaine Rapet

Savigny-les-Beaune - Aux Fournaux 2010 - domaine Rapet

Savigny-les-Beaune - Aux Fournaux 2010 - domaine Rapet.

Un nez puissant de cosmétique, qui vous propulse directement dans l'ambiance survoltée d'un Nocibé à la Fête des mères !!

La bouche est agréablement gourmande... mais les amers finaux sont beaucoup trop saillants pour lui laisser son capital gourmand intact. **

Pommard - Vieilles Vignes 2010 - Domaine Loïc Durand

Pommard - Vieilles Vignes 2010 - Domaine Loïc Durand

Pommard - Vieilles Vignes 2010 - Domaine Loïc Durand.

Réduction marquée, robe évoluée, quand l'attaque trompe son monde par sa "jeunesse aboutie". La matière est soyeuse, pulpeuse, puissante. Seule la note finale de "bois brûlé" et le côté un poil court réduisent la majesté de ce vin qui aurait pu être très grand.

Cela reste quand même un très bon vin qui, comme le Finger de Cadbury, aurait mérité d'être un peu plus long... ***(*)

Beaune 1er Cru - Clos des Mouches 2009 - Brigitte Berthelemot

Beaune 1er Cru - Clos des Mouches 2009 - Brigitte Berthelemot

Beaune 1er Cru - Clos des Mouches 2009 - Brigitte Berthelemot.

Le plus joli et le plus complexe des nez de la série des rouges. Il mêle délicatesse, suavité, notes de cerise, graphite, fumée, presque hypnotisant !!

L'attaque est délicate, hyper charmeuse... puis presque plus rien derrière !! Un vin que je qualifie péjorativement de "jupe fendue" (le fait que ce soit une femme qui le fasse est un hasard absolu, nous buvons à l'aveugle pour rappel), ou "slip rembourré" si vous préférez, histoire d'éviter une campagne de sexisme trollage en plastoc !!

Des promesses non tenues après un nez des plus sensuels. **/**(*)

Saint-Aubin 1er Cru - En Montceau 2012 - Marc Colin et Fils

Saint-Aubin 1er Cru - En Montceau 2012 - Marc Colin et Fils

Saint-Aubin 1er Cru - En Montceau 2012 - Marc Colin et Fils.

Retour momentané sur les blancs. Nez salivant, puissant, sur la "tarte aux citrons meringuée". L'évidence de la maîtrise en bouche. Pas un protagoniste ne manque à l'appel. Nous avons l'équilibre, le fruit, l'éclat, les vibrations, la puissance, l'élégance d'un très grand vin. ****

Maranges 2000 - Yvon et Céline Contat-Grangé

Maranges 2000 - Yvon et Céline Contat-Grangé

Maranges 2000 - Yvon et Céline Contat-Grangé.

Nez puissant de citron, qui vire "poire très mûre". C'est un véritable jus de fruits qui déboule entre les badigoinces. C'est hyper gourmand, ça pète de fruits blancs, on en sifflerait des citernes en l'état. ***(*)

Volnay - Vieilles vignes 2011 - Joseph Voillot

Volnay - Vieilles vignes 2011 - Joseph Voillot

Volnay - Vieilles vignes 2011 - Joseph Voillot

Flaveurs "boisées-fumées", à l'acidulé très marqué, mais comme cloisonné dans son expression totale. "Fermé à double tour" diraient les fans de "Prison Break". *

Monthélie 2011 - Pierre Boisson

Monthélie 2011 - Pierre Boisson

Monthélie 2011 - Pierre Boisson.

Retour sur les rouges,avec un nez cosmétique, épicé, très mûr. L'acidité est très haute, les amers là encore un poil saillants. La cerise et l'amande amère s’enlacent agréablement en finale. Plutôt correct dans l'ensemble. **(*)

Ladoix 2011 - Edmont Cornu et Fils

Ladoix 2011 - Edmont Cornu et Fils

Ladoix 2011 - Edmont Cornu et Fils.

Un nez étonnamment "salin-marin", à l’astringence très marquée, asséchante, aux amers rédhibitoires, au caractère global "rustique" qui plaît à certains... pas à moi !! *(*)

Pommard - Paisseaux 2000 - Moillard-Grivot

Pommard - Paisseaux 2000 - Moillard-Grivot

Pommard - Paisseaux 2000 - Moillard-Grivot.

Un nez de "marée basse en plein été" et "iodé-barré" peu rassurant. La bouche signe le constat : bouchonné !! NN

En conclusion, une dégustation où les blancs (peu nombreux) ont été plus brillants moins déçu que les rouges pour ma part.

Marc Colin confirme son rang, quand des "inconnus" brillent en rouge face à des "références". Beaucoup de vin jeunes dans notre casting et une acidité très particulière sur les rouges 11, qui fait qu'on peut quasiment les sortir du lot à l'aveugle en fin de partie...

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Florilège de dégustations XXXV

22 Février 2015, 09:30am

Publié par Docadn

Bonjour,

Petite revue des quilles goûtées/avalées depuis l'opus XXXIV.

Florilège de dégustations XXXVFlorilège de dégustations XXXV

Bien Luné 2011 (Domaine Terre des Chardons en Costières-de-Nîmes) au nez qui "olive" à fond (70% de syrah), à l'hémoglobine entêtante, au métal froid dominant. Une surprenante suavité en bouche, qui contraste avec le nez un poil "sauvage".

L'acidité est haute, la bouche tonique, sans pour autant déséquilibrer l'ensemble, qui restera délicat et finement poivré. à J+2, le vin est éteint. ***

L'Altesse 2012 de la Famille Peillot est la grande découverte de ce début d'année. Cette roussette du Bugey vous emmène immédiatement en Alsace avec ses arômes pétrolés, puis en Loire avec de puissantes notes de miel et de coing.

La bouche nous laisse en Alsace, déroulant un ensemble vif, sec, plein, un poil éthéré, au volume très conséquent, à la finale très finement oxydative.

Il y a de l'élégance teintée d'une juste austérité. Finale très miellée, quand le soir venu, l'austérité résiduelle laisse place à un joli fruit libéré. ***(*)

Florilège de dégustations XXXVFlorilège de dégustations XXXV

Une décennie de repos pour "Les 3 Chênes" 2005 d'Emmanuel Darnaud. Un nez louchant plus sur le Languedoc ou le 'Rhône sud" par ces notes d'herbes sèches et une expression de grenache ensoleillé. Le fin boisé se mue en bois brûlé, déjà ressenti sur le millésime 2009.

Une attaque d'abord discrète, qui se vivifie au fil des gorgées. C'est plein, encore "jeune", plus sudiste que nordiste, à l'acidité haute, à la grande fraîcheur, terreux, à la complexité limitée.

L'alcool finit par dominer les débats. Une certaine délicatesse s'extirpe difficilement de la mêlée, mais me laisse circonspect sur l'impression générale un poil décevante. **/**(*)

Direction la Loire, avec ce crémant "Blanc Secret 2008" du domaine Bois Mozé. Bulles nerveuses, cordon fin, nez de chardonnay très expressif (élevage ?!).

La finesse des bulles se confirme en tronche. Ensemble dense, un poil brouillon, à la bulle "crémeuse" sur une expression finale très citronnée. Pas le grand kif pour autant. **

Florilège de dégustations XXXVFlorilège de dégustations XXXV

Version 2013 de l'Altesse de Peillot, coup de coeur décrit quelques lignes plus haut. Pour le coup, le nez nous emmène plutôt vers des contrées bourguignonnes, avec des notes d'agrumes et de boisé très marqués.

L'attaque est mûre, grasse, plus ronde que sur 12, tout en préservant ce côté "sec et vif". C'est plein, mais plus détendu que ce que le 12 m'avait donné à voir. ***

Allons pour le coup réellement en Bourgogne, avec ce Haute-Côtes-de Nuits 2008 de David Duband. C'est la 3 ou 4ème fois que je déguste cette cuvée. J'avais adoré le côté "cinglant-Vifle*-du-millésime-2008-dans-sa-jeunesse". Je voulais voir comment le vin "gérait" sa puissance et son acidité dans le temps.

Un nez de "bonbon au citron chimique", à l'acidulé débridé. Une attaque austère, toujours très "vive-acide", à la finale serrée, comme "verrouillée". L'ensemble est très riche, au fin bois expressif. Le vin ne m'impressionne plus comme avant, mais c'est encore bien bon. ***

*Vifle : gifle avec du vin, tiré de la bifle...
Et tout ça sans parler des quelques vins goûtés à la volée chez les cavistes...

Et tout ça sans parler des quelques vins goûtés à la volée chez les cavistes...

Florilège XXXV terminé, à vous les studios.

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Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

2 Février 2015, 21:29pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Les Greniers St-Jean ont à peine fermé leurs portes, que je vous assène mon sempiternel avis.

Comme une journée sans fin, les mêmes rituels, les mêmes têtes... mais aussi trop de "barbus-jeans slim-lunettes oversize-doudounes qui coûtent un smic", sûrement trop de domaines (194 selon les organisateurs, en augmentation d'une cinquantaine, au détriment de l'espace restauration, renvoyé au sous-sol, où ça meulait grave un poil frais !!), trop de monde... mais bon ça, on a l'habitude !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Je ne vais pas vous imposer le détail des 204 vins crachés pendant ces 2 jours, mais un survol rapide, avec quelques piqués, des "découvertes-confirmations-surprises-déceptions" croisées.

Avec pour commencer, le sextet des bulles champenoises Larmandier-Bernier-Fleury-Francis Boulard-Franck Pascal-Marie Courtin-Françoise Bedel, où j'ai noté une Terre de Vertus 09 (Larmandier-Bernier) vibrante, un 02 (Fleury) pas moins excitant, un Rosé 05 (Boulard) au fruité absolu, une Efflorescence 10 (Courtin) joliment orientale, quand Pacifiance (base 06-07 chez Franck Pascal) délivrait une matière très élégante !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Chez Tissot, je retiendrais En Barberon 12, à l'équilibre modèle.

Premier coup de coeur de la journée chez Zind-Humbrecht, avec un Clos Jebsal 08 (une VT* de pinot gris à 70 g de sr**) absolument REMARQUABLE !!

La star de cette édition était Lalou Bize-Leroy (Domaine d'Auvenay - Domaine Leroy), dont le stand n'a jamais cessé d'être pris d'assaut... quand elle avait du vin !!

Un mince espace pour glisser notre verre, puis s'extasier sur un splendide Savigny - Les Narbantons 09, ou encore un Meursault - Les Narvaux 11 à la puissance extra-terrestre !!

* Vendanges Tardives - ** sucre résiduel
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Chez Guillemot, c'est rapide !! Un Quintaine 13 dense, puis un rapide coup de pif sur la toute nouvelle eau-de-vie de la fille, avant de filer chez Mélaric pour ne pas recracher son Billes de Roche 13 (en blanc), quand Cerisaie 12 paraît plus que prometteur.

Chez Delesvaux (généreux vestiaire et couple adorable), nous refaisons le plein des "secs" avec Feuille d'Or 12 et 13, Authentique 12 et 13, aux acidités de diable !!

Petit pèlerinage chez Overnoy, avec un Arbois 11 modèle, quand les savagnins 06 & 11 nous laissent pantois d'admiration !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Chez Ostertag, les amers appuyés du Clos Mathis 13 me gênent fortement... seuls Fronholz et Muenchberg 13 sortent du lot !!

Mais ils souffrent la comparaison après l'arrêt chez Marc Tempé (Alsace) à la gamme racée, stupéfiante de précision !! Gros coup de coeur pour l'ensemble de son oeuvre !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Je passe totalement à travers les vins de Xavier Caillard (dont beaucoup chantaient des louanges avec lancer de pétales de roses sur son passage et autour de son stand), même si sa "Cuvée 05" reste "nette" !!

Chez Sébastien David (qui a perdu 12 kg juste en s'épilant, pour honorer la mémoire d'un Demis Roussos post rayons), c'est du tout bon. Mentions pour son Coef 13 et la caresse de son Kezako 12 !!

Les Vins du Mas Jullien m'ont laissé un poil froid, juste avant les rouges de Mélaric et une Cerisaie 12 top, quand Billes de Roche 12 et Cerisaie 11 étaient serrés dans leurs slips !!

Très belle série chez Jean Delobre (Ferme des 7 lunes), où même la température un poil basse des St-Jo n'empêchait pas de s'émouvoir des très jolis jus présentés (12-13-14).

Etape beaujolaise obligatoire chez Michel Guignier (épaulé par sa fille), dont tous les vins étaient d'une accessibilité rare sur ce salon !! Là encore, une superbe série fruitée et très gourmande !!

Juste à côté, le Domaine Dutraive, aux jus très enthousiasmants aussi !!

La déception du moment se trouve chez Monier-Pérreol (St-Joseph), où pas un vin n'a trouvé grâce à mon palais. Je l'aime bien pourtant l'gars Monier, mais c'est ainsi !! C'était pas "sex" ce jour-là !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

La charmante Hélène Thibon (Mas de Libian) nous régale sans compter avec ses cuvées 13 et 14. Vin de Pétanque 14, Bout d'Zan 14 et Khayyâm 14 (top) en tête !!

Philippe Gourdon nous refait le coup avec ses Amandiers 02... et ça marche !! Les deux Zéro Pointé 14 (rosé et blanc) s'inscrivent dans une logique "top glouglou" qui ne souffrent pas le moindre commentaire.

L'heure du glucose a sonné (la fin de la journée aussi) !! Le liquoreux de la Cerisaie 11 de Mélaric est toujours aussi dément de justesse.

Les Delesvaux nous "snipent" d'une rafale de Clos, SGN et autres Anthologie sur 10-11 et 13 d'un niveau olympique !!

Fin du premier round avec Juchepie et une Passion 09 qui se démarque nettement du lot.

Allez, vous pouvez fermer l'onglet, c'est fini pour aujourd'hui !!

A suivre...

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Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

16 Février 2014, 15:07pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Et voilà, comme un marronnier de février, le bulletin de santé (perso) du grand raout viticole "bio-biody-en-conversion" que je ne manque jamais de fréquenter en ce début de mois de février.

Toujours cette impression de "jour sans fin", que chacun s'applique à revivre et faire revivre par une indéfectible présence !!

Aussi, dès le samedi matin, papilles affûtées, nous entamons notre marathon annuel, sans objectif de chiffre ou de record (171 vins en 26h30, c'est juste pour mes stats annuelles).

Juste l'envie de se "régaler", de découvrir, de se faire suspendre, même si les mauvaises surprises sont forcément au rendez-vous !!

Comme un fidèle papy que les rituels rassurent, je démarre, forcément avec les bulles, avec Sim Ifif, puisque l'autre Papy-Limougeaud n'aime toujours pas ça !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Nous voilà donc en Champagne, avec le fidèle Domaine Marie Courtin en guise de mise en bouche.

Résonnance 11 (100% pinot noir) présente un caractère fermentaire, une bulle fine, aux jolis amers. Il y a pire comme entame !!

Eloquence (assemblage chardo 09-10) est tranchant, vif et acidulé. Concordance 10 pour finir (pinot noir) exhale la brioche, quand le jus est plein de peps, crémeux, frais !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

La Miss Fleury est revenue sur son stand.

Sa Fleur de l'Europe (6 ans sur lattes) est un brut nature, aux bulles serrées, à l'acidité élevée, quand le premier pinot blanc (09) du domaine, propose des bulles nerveuses, accompagnant un crayeux intense.

Le Brut (assemblage 06-07-08-09) a la vivacité affirmée, sur un toasté marqué.

Sonate N°9 (zéro soufre) a la bulle très délicate, pour des amers puissants.

Boléro 04 (pinot noir) est le 1er depuis 90. Il offre tranchant, amplitude et crémeux affirmés.

Le Rosé de saignée (09) est le plus vineux de la série, doté d'une fraîcheur évidente.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Chez Larmandier-Bernier, il n'y a hélas pas le très attendu Les Chemins d'Avise, nouvelle cuvée disponible depuis août 2013 !!

Pour autant, Longitude 10 (blanc de blancs) dégage finesse, vivacité et crémeux délicats.

Terre de Vertus 08 a une belle vinosité derrière ses bulles serrées.

Je me risque à citer les Vieilles Vignes de Cramant (absente du panel proposé), quand Sophie Larmandier me propose de le goûter sur 07 (au frais dans la glacière), pour découvrir un jus complexe, long, à la vinosité évidente !!

Le Rosé 10 (pinot noir, 3 jours de macération) hume la framboise, sur une trame simple et fraîche.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Chez Françoise Bedel, on nous fait l'article. Crouttes-sur-Marne, en biody depuis 98, cultivant majoritairement le pinot meunier.

Originelle (base 04) est un poil brouillon, plein, évolué, simple.

Dis Vin Secret (base 05) est un extra-brut très vif, ample, assez monolithique.

Entre Ciel et Terre 05 semble coincé dans un solide carcan.

Place à L’Âme de la Terre 04 (8 ans sur lattes), au nez finement oxydatif, à la bouche raccord, bourré de finesse, sur les "fruits à coques".

L’Âme de la Terre 03 (8 ans sur lattes aussi) est très évolué, crémeux, plein, aux amers vibrants.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Francis Boulard est de retour, mais pas tout seul !! Delphine, sa fille, est là aussi !!

Le Blanc de Blancs 10 (passage en foudre + malo) déroule sa puissance, son volume et sa finale languissante.

La version Vieilles Vignes 10 est plus tendre, plus vineuse, presque éthérée, aux amers marqués.

Rachais 07 (non dosé) dégage des notes de fumée, de noix, pour une matière acidulée, vive, très puissante, un poil courte, quand Rachais 05 à une jolie mâche !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I
Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Nous attaquons enfin les vins tranquilles, avec les De Moor et les Guillemot (ces derniers semblaient sponsorisés par Napapijri) dont les jus 12 ne m'ont guère fait vibrer (Bel Air et Clardy 12 des De Moor, pas goûté ce jour fut, tout récemment au 6 Paul Bert, convaincant).

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Nous bifurquons chez Zind-Humbrecht, avec un a priori peu favorable (au vu des sensations laissées les autres années), pour découvrir Calcaire 11 fruité et frais, un Clos Windsbuhl 11 phénoménal, éclatant, Brand 11 pétrolé, très puissant, juteux, un Rangen de Thann 11 exaltant de fraîcheur, un Pinot gris 11 éthéré, quand le Gewurztraminer 11 maison est fidèle aux clichés de litchi, rose, sur une trame aérienne, manquant un poil de mâche.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Chez Marc Tempé, pas moins de 7 cuvées proposées, avec du 07, des 09, du 10, des 11.

Le Grafenberg 09 (riesling) a une incroyable et juste "sucrosité-acidulée", le Pinot blanc 11 est exotique et frais, quand le Zellenberg 10 marque par son bel équilibre, son fin sucre intégré.

Le Schoenenbourg 07 (pinot gris, 3 ans de barriques) est d'un équilibre modèle avec ses 30 gr de résiduels et sa juste acidité.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Cap à l'ouest, chez Richard Leroy, dont les Rouliers 12 (encore en cuve) annoncent puissance,vernis, poire, et déjà un grand potentiel.

Les Noëls de Montbenault 12 signent un nez "pur", une bouche splendide, pour des amers finaux un poil marqués à ce stade.

Gros passage à vide chez Kenji Hodgson & Maï Sato et son Faia 12, dont j'avais plutôt apprécié le jus l'an dernier...

Chez Mélaric, 4 blancs dont un(e) Cerisaie 11 (pas filtré(e),malo faite) net(te), pur(e), étonnamment anisé(e).

Chez Château Tour Grise, ce sont les Amandiers 02 qui, par leur suavité et l'acidité relevée, retiennent tout notre attention. Sans oublier la bulle sauvage, ample et épicée de la Tradition 02.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Un pas sur le côté pour nous retrouver à la Ferme du Mont Benault de Stéphane Rocher. Son K.Blanc 12 a le crayeux et l'opulence singulières d'un cab' franc vinifié en blanc (avec 10% de chenin).

Grappes de Bulles 11 (cab' franc/gamay) fait presque dans le "frizzante frais".

Mais, comme il y a 2 ans, c'est Strawberry Fields 12, un gamay teinturier (donc pas blanc, faut suivre), qui m'espande totalement, avec sa superbe acidité, soulevant aisément les 70 gr de sucre.

Rapide arrêt chez Fosse-Sèche pour Arcane 11, doté d'un joli nez, à la matière opulente, riche, aux amers marqués.

Virginie Joly nous présente les 3 cuvées de l'emblématique Domaine de la Coulée de Serrant.

Si Bergerie 12 est ample, sur une note finement oxydative, Vieux Clos 12 exulte de richesse, de suavité, pour un caractère dominant un poil tendre pour mon bec.

Quant à la fameuse Coulée de Serrant 12, elle crie, au nez, un chenin puissant, qui s'avèrera un poil lâche, très poivrée, à la dureté en finale un poil marquée.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Au Château Yvonne, le Saumur 11 laisse une bouche compacte, fruitée et fort boisée succéder à un nez puissant !!

Quant à Le Gory 11 (100% bois neuf), il est plus "séveux", concentré, au fin bois, plutôt pas mal...

Revue des troupes chez Albert Mann, avec pour débuter, un Albert 12 au caractère oxy, sec, simple, quand le GC Schlossberg 12 est droit, net, frais, direct, salivant, puissant, malgré ses 8-10 gr de résiduels.

Le Furstentum 12 (riesling) donne dans les agrumes, avec un équilibre acide/sucre cohérent.

La version Pinot Gris 12 Albert est simple, relativement gouleyante, aux amers un peu grossiers.

Le Gewurztraminer 12 est standard, mais peu excitant.

Chez Vincent Fleith, nous entamons la série par un assemblage effervescent (pinot blanc-pinot noir-riesling) au nez évolué, à la bulle puissante.

L'Alsace 12 (composé des 6 cépages alsaciens, allez, on se les remémore, je ramasse les copie à la fin de la lecture) est très sudiste en texture, mais frais au final.

L'Alsace 11 (riesling issu du Steinweg, allez les alsaco-germanophones, deuxième copie à rendre dans l'heure) est standard avec ses effluves pétrolées.

Un Pinot Gris 10 frais et digeste, quand le Furstentum 09 (pinot gris) a une délicate et très très fine sucrosité.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Escale chez les Bret Brothers peu convaincante, sur les 12 proposés. Seul Quartz 06 était un peu la lumière attendue, malgré la "lâcheté" au final de l'ensemble !!

Allez, ça suffit pour le moment, je ramasse les copies pour les 2 questions posées ci-dessus.

La suite, avec du blanc et du rouge mélangés, prochainement...

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Restaurant Les Climats à Paris

11 Janvier 2014, 19:07pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Sortie d'hibernation pour ce foutoir, peu notoire, avec pour démarrer l'année, une adresse qui doit son salut à nos jambes et nos estomacs fourbus, ainsi qu'un pouvoir d'achat post-fêtes aussi ridicule que les comptes de l'UMP avant la quête nationale !!

En ce samedi midi de début janvier à Paris, le défi de trouver une table ouverte est aussi improbable que de me voir étudier les possibilités théoriques de bien manger dans le quartier sans me planter !!

Alors que notre estomac crie plus fort qu'une Lara Fabian aphone, notre situation géographique s'avère désespérée pour qui veut se nourrir à prix décent sans trouver porte close.

Le rapide coup d'oeil (de curiosité) sur la carte de l'Atelier de Joël Robuchon, nous donne de légitimes regrets sur le mauvais timing avec son homologue tokyoïte, largement plus abordable financièrement !!

Aussi, sans but précis, nous errons, jusqu'à ce que nos pas lassés nous mènent devant cette singulière façade, au sobriquet qui fait seulement briller les yeux des amateurs un tantinet cultivés alcoolos...

Restaurant Les Climats à Paris
Restaurant Les Climats à Paris

La formule déjeuner est à notre portée, nous entrons !! Accueil "grande maison", splendide cadre Art nouveau, banquettes et fauteuils confortables, rouges, bordés de motifs léopard directement inspirés des fringues du peu regretté Mobutu !!

Une esthétique cave à vins trône dans l'imposante salle à manger (cette dernière ouvrant sur un sympathique patio-jardin).

Nous optons rapidement pour la formule entrée-plat-café du déjeuner, à 36 €.

Gougères cheddar-cumin

Gougères cheddar-cumin

Gravlax de saumon bio, crème de céleri rave au raifort, navets de Pardailhan et pomme granny Smith (entrée)

Gravlax de saumon bio, crème de céleri rave au raifort, navets de Pardailhan et pomme granny Smith (entrée)

Cromesquis d’escargots façon les climats, champignons sauvages et coulis de cresson (entrée)

Cromesquis d’escargots façon les climats, champignons sauvages et coulis de cresson (entrée)

Volaille fermière de Challans rôtie, marmelade ananas/endives/pamplemousse, purée onctueuse de légumes d’hiver et jus émulsionné au foie gras (plat)

Volaille fermière de Challans rôtie, marmelade ananas/endives/pamplemousse, purée onctueuse de légumes d’hiver et jus émulsionné au foie gras (plat)

Cabillaud poché à four doux, chorizo, champignons de Paris, petits croûtons et ciboulette, crème de chou-fleur à la bonite (plat)

Cabillaud poché à four doux, chorizo, champignons de Paris, petits croûtons et ciboulette, crème de chou-fleur à la bonite (plat)

Si nous étions entrés aux Climats sans convictions, nous en sommes ressortis avec un paquet de certitudes !!

  • Ce Gravlax de saumon bio (de Bretagne) fut une démonstration du très haut niveau de la précision culinaire présente en cuisine !! Un morceau d'un fondant, d'une justesse gustative épatants !! J'ai mangé quelques gravlax, mais ce dernier les renvoie tous à de sombres tentatives ratées de faux carpaccio trop épais, trop salé, trop sucré, trop gras... Un exceptionnel filet, traité avec précision et grand respect !!
  • Le cromesquis était d'un aérien renversant !! Conjuguant, sur un fil ténu, la force végétale du cresson et la puissance terrienne/terreuse des champignons.
  • J'avais, pour une fois, fait l'impasse sur le poisson, jetant mes sens affamés sur la volaille. Là encore, une impressionnante technique dévoilée à travers cette Challans fondante, moelleuse, pas sèche, à la finesse apaisante !! Le mélange ananas/endives/pamplemousse, peu aguichant sur le papier, fonctionne assez bien. Le jus émulsionné est dispensable.
  • Sur le cabillaud, beaucoup de non-amateurs auraient renvoyé le morceau pour cause de cuisson insuffisante. Il n'en était rien !! Un splendide nacré apparaît dès le premier coup de fourchette sur le filet. La crème de chou-fleur (servie à part) paraît vivante, grâce au flux thermique permanent sur ce qui semble être de très fines feuilles de feuilleté.
Source lesclimats.fr

Source lesclimats.fr

Quant à la carte des vins, elle est juste capable de remplacer le Viagra pour tout buveur d'étiquettes souffrant de problèmes d'érection dans ce domaine.

Franck-Emmanuel Mondésir, le sommelier, nous a annoncé pas moins de 400 références, quand les patrons (Carole Colin et Denis Jamet dont Mr Lung résume le parcours jusqu'au Climats) en clament pas moins du double, pour 8500 bouteilles au total !!

Lire Etudier l'intégralité des 150 pages de la carte des vins UNIQUEMENT dédiée à la Bourgogne, vous demandera sûrement d'arriver en même temps que les employés !!

Une volonté farouche des proprios d'être la vitrine la plus complète de la Bourgogne à Paris.

Tous les grands noms (et les petits) sont au casting très prestigieux de cet inventaire des fameux climats de Bourgogne.

Le tout, à des coefficients de l'ordre de 2,5 (selon la police).

Si l'idée vous prend de ne pas vouloir boire "du bourgogne", on vous présentera "la carte de la cave de l'enfer".

Une dizaine de références vendues à un coefficient volontairement outrageant (4,5), pour bien vous faire comprendre que le staff ne veut pas les vendre !!

Pour finir, sans oublier que l'on va au resto D'ABORD pour manger, quelques mots sur le chef Julien Boscus.

Arrivé fin septembre 2013 (après un démarrage mitigé raté avec le précédent chef Chi Tam Phan) quasi directement de Séoul, cet ex-second de Gagnaire (passé aussi par Alléno) a atterri aux manettes des Climats après un projet (en commun avec son ex-chef) avorté.

Ce technicien, vraisemblablement hors-pair, nous a délivré une cuisine élaborée, visuellement salivante, gustativement juste, sobrement classique, teintée de fines touches d'extravagances.

Je me suis rapidement enflammé (sur FB) sur le talent indéniable de ce dernier, au vu des fulgurances délivrées.

Je maintiens mon engouement et l'engagement pris. C'est seulement la seconde fois dans l'histoire du blog que je prends ce pari.

Le 1er concernait La Gourmandière à Vannes... j'ai très rapidement gagné ce pari unique !!

Aussi, à l'instar de Chirac qui promettait, en 77, de piquer une tête dans la Seine, je prends l'engagement de prendre un bain de pieds dans la Seine, si Julien Boscus n'obtient pas un macaron (largement mérité, au vu de la prestation de ce déjeuner) dans l'édition 2015 du Gros Rouge (puisque celle de 2014 doit sûrement être déjà "sous presse"), pour sa cuisine dans ce restaurant.

Les Climats

41 rue de Lille

75007 Paris

Tél : 01 58 62 10 08

De 12h00-14h30

De 19h00-22h30

Fermé le dimanche

​lesclimats.fr

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Balade bourguignonne volume V : Domaine Olivier à Santenay

13 Juillet 2013, 09:51am

Publié par Docadn

Bonjour,

Dernière étape de notre "Tour des Vignerons", avec Antoine (& Rachel) Olivier, installés à Santenay (Côte de Beaune) sur près de 10 ha selon la presse (7,5 selon mon oreille distraite).

C'est Olivier "père" qui nous accueille dans la sympathique cave familiale.

Balade bourguignonne volume V : Domaine Olivier à Santenay

Il nous hydrate rapidement avec :

Santenay 11, à la mise récente, au notes métalliques puissantes, boisées, à l'attaque douce, souple, un poil "fermé" mais très fruité. **/**(*)

Balade bourguignonne volume V : Domaine Olivier à Santenay

Antoine Olivier arrive. Très souriant, volubile, il nous résume rapidement son parcours, avouant, une fois son père parti, que ce dernier a eu un "peu de mal" à lâcher le domaine.

Désormais "seul" aux rênes du domaine, cet ex-ingénieur chimiste a converti le domaine en bio depuis 4 ans, tout en faisant quelques essais en biodynamie...

La dégustation continue avec un Savigny-les-Beaune 1er Cru - Les Peuillets 10, issu de vieilles vignes de 60 ans, aux notes "empyreumatiques" (un adjectif qui fait kiffer les belges enceintes) marquées, à la pointe sucrée, relativement asséchant. **

Balade bourguignonne volume V : Domaine Olivier à Santenay
Balade bourguignonne volume V : Domaine Olivier à Santenay

Santenay 1er Cru -Beaurepaire 11 (vignes de 35 ans, sol argilo-calcaire, zéro pigeage, zéro action mécanique) est boisé au pif, frais au nez, aux fruits rouges intenses (là, je sens l'ombre de la barbe de Pierre de Benoist qui plane au-dessus de mon verre), à la finesse évidente, un poil asséchant. **(*)

Santenay - Les Charmes 08 (vignes de 15 ans) à la réduction tenace, quand la rafle (vendange entière) se fraie un chemin dans une matière serrée, là encore asséchante. **

Il est l'heure d'aller voir les vignes...

La pluie ponctue une sympathique vulgarisation de géologie, mâtinée de pédologie, des terroirs exploités...

Balade bourguignonne volume V : Domaine Olivier à Santenay

C'est au hangar du domaine que nous nous retrouvons pour la dégustation des blancs...

Balade bourguignonne volume V : Domaine Olivier à Santenay

Santenay Clos des Champs Carafe 11 (vignes de 20 ans) "boise et poire" sur une trame monolithique, aux discrets amers. **

Santenay - Les Coteaux Sous la Roche 11(vignes de 18 ans), sous sa réduction marquée, a une acidité un tranchant plus soutenu. **(*)

Santenay - Le Biévaux 11 -L'Air de Rien (vignes de 24 ans) propose réduction et bois, quand la matière fruitée, relativement rondouillarde, s'évanouit sur de jolies amandes en finale. **(*)

Santenay - Le Biévaux 08 - L'Air de Rien a un caractère plus affirmé, de part son opulence, son fruité et l'expression très épicée en finale. ***

Bourgogne - Les 2 Dindes 11, en "hommage" à ses 2 filles, est simple, relativement sudiste, rondouillard. **

Antoine Olivier est assurément un "fou du vin", dont les activités (domaine+ négoce) et les investissements prennent une dimension financièrement vertigineuse pesante quand on observe cela derrière notre carnet de dégust'.

Avec 3,5 ETP* et 100 000 quilles produites, on peut aisément imaginer la fragilité d'un modèle économique domaine pareil avec des conditions climatiques exceptionnellement dramatiques...

Des vins au consensus relatif, sur un millésime 11 apparemment très difficile partout, encore plus discutable après ces 4 jours de dégustation....

Domaine Olivier

3 bis Route de Chassagne,

21590 Santenay

Tél : 03.80.20.61.35

domaineolivier@orange.fr

http://www.domaineolivier.fr/

Caveau : 5, rue Gaudin, 21590 Santenay

*ETP : Equivalent Temps Plein

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Balade bourguignonne volume IV : Domaine François Lumpp à Givry

10 Juillet 2013, 06:22am

Publié par Docadn

Bonjour,

Nous sommes toujours en Côte Chalonnaise, du côté de Givry, pour découvrir le Domaine François Lumpp.

L'accueil est aussi chaleureux que la présence d'un anorexique dans un concours de culturisme... assez spécial !!

Madame Lumpp a le "désagrément" de découvrir que c'est son mari qui a fixé le rendez-vous, qu'il vaque à ses occupations, qu'elle va devoir "faire le job" à sa place !!

Balade bourguignonne volume IV : Domaine François Lumpp à Givry

Passé ce flottement, elle embraye sur l'historique et les pratiques culturales du domaine.

Ce dernier est né de la scission d'un domaine géré, au départ, avec son frère Vincent Lumpp.

François Lumpp "redémarre" donc en solo, en 1991, à la tête de 3,5 ha qu'il complète par des achats de friches qu'il plantera avec des sélections massales (notamment du Clos de Tart).

Balade bourguignonne volume IV : Domaine François Lumpp à Givry

Le couple est aujourd'hui à la tête de 9,5 ha (7,5 en rouge, 2 en blanc), mené en "conventionnel", à savoir, traitements, mais pas de désherbants chimiques...

Le domaine emploie 3 ETP*, produit 45 000 bouteilles les bonnes années, autour de 35-38 000 quilles ces dernières années.

Balade bourguignonne volume IV : Domaine François Lumpp à Givry

Madame Lumpp qualifie l'année 2011 de "complexe", quand 2012 est considérée comme "normale".

Elle insiste sur l'évolution de leur clientèle, composée à 30% de particuliers, devant les cavistes (20%), derrière l'export (45%). Une variation qui les a menés au statut (revendiqué) de "domaine le plus cher de Givry"..

Balade bourguignonne volume IV : Domaine François Lumpp à Givry

Givry - Clos Des Vignes Rondes 11 : issu de 50 ares plantés dans les années 80, vendange entière pressée, zou dans la cuve, un peu de levures exogènes, 30% de fûts neufs, on attend 1 an... cela donne un nez "boisé-beurré typé chardo", un jus très fruité, à l'acidité tonique, au joli équilibre, long, épicé, voire pimenté en fin de bouche. ***

Madame Lumpp commente toujours la dégustation, précisant que la chaptalisation est très rarement pratiquée, que la recherche de l'acidité est toujours visée.

Toujours en blanc, Givry 1er Cru - Crausot 11 fait aussi dans la "planche beurrée" au nez, quand la matière délivre des fruits intenses provoquant une bave généreuse de boxer auréolée d'un côté salivant puissant. C'est large, épicé, là encore très pimenté... ***

A la demande de Madame Lumpp, tous les fonds de verre non dégustés sont récupérés pour l'ouillage...

Balade bourguignonne volume IV : Domaine François Lumpp à Givry

Place aux rouges, dont la dernière mise ne date que de 2 mois (après une première en décembre).

Givry 1er Cru - La Brûlée 11 propose son nez forestier additionné de vanille prégnante, pour une attaque immédiatement asséchante, quand la suite est plutôt "gouleyante mais ténue"... **/**(*)

Givry 1er Cru - A Vigne Rouge 11 a le nez de la finesse évidente. Finesse qui se confirme en bouche par une élégance et une fraîcheur salvatrices. L'ensemble est charnu, très finement asséchant. ***

Givry 1er Cru - Crausot 11 signe un nez très frais et aérien, quand la matière se fait "crémeuse", foncièrement trop jeune. **(*)

Balade bourguignonne volume IV : Domaine François Lumpp à Givry

François Lumpp apparaît, jette un borborygme proche du "bonjour", puis disparaît...

Sa femme ne tarit pas d'éloges sur son mari, pointilleux, limite obsessionnel pour tout ce qui touche son travail... à la vigne comme au chai !!

Les 2 photos du chai donnent un aperçu du monomaniaque qui sommeille en François Lumpp, poussant le vice jusqu'à aligner ses barriques... au laser !!

Fin de la dégustation, les acheteurs doivent patienter jusqu'à ce que leurs bouteilles se parent d'une étiquette collée au dernier moment...

Des vins effectivement "soignés", assez hétérogènes en terme d'expression, au boisé forcément généreux vu l'âge des échantillons goûtés, mais à qui ils manquent "l'étincelle potentielle" pour me faire ouvrir le larf portefeuille !!

Une gamme de prix effectivement "ambitieuse" pour le fauché radin prudent qui sommeille en mon conseiller bancaire...

Après, pour l'accueil, si vous aimez les ambiances débridées des défilés militaires soviétiques, ce domaine est pour vous...

J'exagère un poil, mais juste pour avertir les futurs visiteurs de la tonicité un poil austère de la maîtresse du chai, qui après une ou 2 réparties peut s'avérer moins tendue, voire sympa !!

Domaine François Lumpp

Le Pied du Clou

71 640 Givry

Tél : 03 85 44 45 57

domaine@francoislumpp.com

Sur rendez-vous uniquement (déconnez pas, je dis ça pour vous !!!)

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Balade bourguignonne volume III : Stéphane Aladame à Montagny-lès-Buxy

8 Juillet 2013, 17:54pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Suite de notre périple bourguignon, sur la Côte Chalonnaise, à Montagny-lès-Buxy, à la rencontre de Stéphane Aladame...

Balade bourguignonne volume III : Stéphane Aladame à Montagny-lès-Buxy

Quand la plupart des post-ados ne pensent qu'à piquer la bagnole du daron (quand il ronfle) pour choper des gonzesses, puis boire, puis vomir à la sortie des boites de nuit sans avoir roulé de pelle, Stéphane Aladame, ben lui, il crée à 18 ans son domaine, sans être "fils de proprio" !!

Balade bourguignonne volume III : Stéphane Aladame à Montagny-lès-Buxy

Parti de moins de 3 ha, il est aujourd'hui à la tête de 7,5 ha, dont 6,5 en appellation "Montagny 1er Cru". Il est à ce jour propriétaire d'un seul ha...

Stéphane Aladame ne produit donc que des blancs, sur cette appellation d'environ 350 ha, dont les 2/3 sont en 1er Cru, le dernier tiers en Villages.

Il produit actuellement 6 cuvées, menant son domaine avec différents modes de culture. La moitié de la surface est en conventionnel, 1/3 de son domaine est en "bio non certifié", les 20% restants sont simplement "traités bio".

Balade bourguignonne volume III : Stéphane Aladame à Montagny-lès-Buxy

Le personnage est jovial, très "animé" par son métier et ses vicissitudes. La flavescence dorée est le sujet principal de préoccupation depuis l'an dernier....

Les traitement obligatoires en Saône & Loire (arrêté préfectoral), adossés à un insecticide non-bio mettent les vignerons bio dans une impasse délicate quasi cornélienne...

L'heure de goûter aux 11 du domaine arrive...

Découverte 11 Montagny 1er Cru

Découverte 11 Montagny 1er Cru

De jeunes vignes de moins de 20 ans, 100% cuve, au nez réduit, carton mouillé, berlingot, finement soufré. L'attaque est très fruitée, souple, ramassée, crayeuse, droite, fraîche, aux amers* intégrés. **(*)

Montagny 1er Cru - Sélection Vieilles Vignes 11

Montagny 1er Cru - Sélection Vieilles Vignes 11

Issu de 4 parcelles plantées de vignes de 40 à 80 ans, élevé aux 2/3 en fûts (dont du neuf), au nez très boisé et fruité. Matière directe, nette, aux jolis amers*, un poil courte... **(*)

Montagny 1er Cru - Les Burnins 11

Montagny 1er Cru - Les Burnins 11

Elaboré à partir d'une parcelle de vieilles vignes de 90 ans de "chardonnay muscaté" qui "muscate" effectivement terriblement au nez, pour une attaque acidulée, toujours très muscatée, juste marrant. **

Montagny 1er Cru - Les Maroques 11

Montagny 1er Cru - Les Maroques 11

Nez très réduit, quand l'attaque est grasse, toujours très fruitée, ample, saline, aux amers* très puissants. ***

Balade bourguignonne volume III : Stéphane Aladame à Montagny-lès-Buxy

Un Crémant de Bourgogne 10, à la bulle brouillonne et vive achève notre séance... **

Stéphane Aladame est un plaisant animateur, humble, simple, visiblement toujours en quête du meilleur...

Au global des vins faciles d'accès, sur le fruit, pas très complexes, sur un millésime forcément "particulier", sûrement peu représentatif de la vingtaine d'années d'activité de Stéphane Aladame.

Des vins en phase avec la personnalité du vigneron : sympatoches et "légers"...

Domaine Stéphane Aladame

Rue du Lavoir

71390 Montagny-lès-Buxy

www.aladame.fr

*3 amers seulement pour "Gigi le morose haut" qui fête tout juste ses 3 mois sans article !! Allez Gigi, lâche le Tour de France, ponds-nous un truc !!

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Balade bourguignonne volume II : Domaine Aubert & Pamela de Villaine à Bouzeron

5 Juillet 2013, 21:58pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Je quitte Nicolas Maillet, pour rejoindre, dans un élan de folie totale, une secte aux allures anodines.

Un groupuscule normand qui, une fois le tire-bouchon en main, s'adonne sans scrupules aux sacrifices en série...

Balade bourguignonne volume II : Domaine Aubert & Pamela de Villaine à Bouzeron

Le Cercle de Maigremont est en pèlerinage annuel dans les vignes.

Cette année, c'est le Mâconnais qu'ils ont choisi comme camp de base, pour des visites "en étoile" qui nous mèneront notamment en Côte Chalonnaise, sur celle de Beaune, voire en Nuits pour les plus alcooliques courageux...

4 jours de régime gros bide généreuses ventrées, assorties de grand n'importe quoi liquide gargantuesques rasades de raisins fermentés sont au programme de ce long week-end de l'Ascension...

Le pot de bienvenue au camp de base N°1

Le pot de bienvenue au camp de base N°1

Je vous épargne les images insoutenables de ces soirées de mormons dépressifs, pour vous détailler le "coeur" de ce "salon d'alcooliques normands (et franciliens) à la campagne" !!

Sachez qu'avec "seulement" 2 mois de décalage entres ces visites et le compte-rendu, vous allez lire ICI, un témoignage "à chaud" comparé à celui du Cercle de Maigremont !! Ce dernier risquant de paraître après la libération de tous les otages français dans le monde...

A l'instar du "carbone 14", le "Gildas 14" est aussi un procédé de datation très fiable !! Prenez n'importe quel article de son blog, soustrayez 14 mois à la date de parution, vous aurez la date réelle de l'évènement résumé...

Balade bourguignonne volume II : Domaine Aubert & Pamela de Villaine à Bouzeron

Nous démarrons par la Côte Chalonnaise, au sud de Beaune, à Bouzeron, au Domaine Aubert & Pamela de Villaine...

De Villaine : un nom qui restera sûrement à jamais associé au mythique Domaine de la Romanée Conti...

Sauf que le couple est plus discrètement à la tête de ce domaine depuis le début des années 70, car Madame "aimait bien Bouzeron"...

A gauche : une normande qui se demande à quelle heure on mange - au centre : Pierre de Benoist au téléphone - à droite : 3 américains (importatrice et clients)

A gauche : une normande qui se demande à quelle heure on mange - au centre : Pierre de Benoist au téléphone - à droite : 3 américains (importatrice et clients)

Depuis une dizaine d'années, c'est Pierre de Benoist (neveu d'Aubert de Villaine) qui tient les rênes dudit domaine.

Très tôt, l'évidence de la culture "bio" s'est manifestée. Certifié "bio" en 97 (depuis 82, en pratique, selon P. de Benoist), en "biodynamie" depuis 8 ans maintenant...

Il faut mentionner des essais de musicothérapie et d'aromathérapie...

Aujourd'hui, le domaine s'étend sur 22 ha, dont 10 d'aligoté...

Ce dernier est la référence du domaine, face à la "dégénérescence" du chardonnay (dixit P. de Benoist).

"L'aligoté doré" (dont un conservatoire a été crée) est, selon son défenseur, un cépage "aromatique" contrairement au chardonnay qui est un cépage "neutre" (ils en cultivent quand même, ainsi que du pinot noir).

Au premier plan à droite, un échantillon flou du "Gildas 14", daté ici de 2 mois...

Au premier plan à droite, un échantillon flou du "Gildas 14", daté ici de 2 mois...

Pierre de Benoist nous détaille rapidement les méthodes de vinification.

Pour les blancs : 1 an de cuve pour tous, depuis l'(d)ébourbage jusqu'à la fermentation malolactique (avec le souhait de les faire toutes, dans la mesure du possible).

Pour les rouges (3 + 1 Santenay en 2012), des cuvaisons de 12-15 jours (30 pour le Santenay, peu éraflé voire pas du tout), puis barriques...

Mais la star, c'est l'aligoté, donc on cause de l'aligoté !! P. de Benoist est très bavard, passionné surtout !! Il faut l'écouter parler des terroirs marneux et d'argile de Digoine comme le "best" pour l'aligoté.

Il faut aussi l'entendre conjuguer des verbes aiguisés à l'encontre de Bettane et de ses "vins de fruits"... "alors que le vin devrait avoir le goût du raisin" selon notre jeune barbu à la diction précise, au discours objectivement pragmatique...

Balade bourguignonne volume II : Domaine Aubert & Pamela de Villaine à Bouzeron

Un vigneron qui serait capable, dans sa plaidoirie, de lever des "troupes de naturistes du pinard", quand il avoue une certaine allergie au soufre !!

Un "gentleman farmer" (dans la gestuelle, le regard, comme dans les vêtements, Tonton Aubert n'est jamais loin) qui ne manie pas la langue de bois (qu'il déteste aussi quand il est massivement présent dans le vin), avouant franchement "goûter plus de vins dégueulasses en bio et biodynamie qu'en traditionnel..."

(Il y aurait 12% de vins en culture "bio" en Bourgogne selon ce dernier)

Balade bourguignonne volume II : Domaine Aubert & Pamela de Villaine à Bouzeron

Pour notre séance, 3 bouzeron, 1 chardonnay et 1 pinot noir sont programmés.

Bouzeron 11 est immédiatement "variétal" au nez, puis gras et très beurré à l'aération !! L'attaque est tendre, "droite avec de l'embonpoint", fruitée (ouf, il ne m'a pas vu écrire ça !!), acidulée, aux jolis amers. L'ensemble développe un crayeux évident, pour de jolies épices finales... un vin plus complexe que prévu **(*)/***

Bouzeron 89 09 a le nez pommadé d'un vin sudiste, "l'anis étoilé d'un pastaga sous la cagna". Une attaque large, ample, un poil lâche "aux 3/4 du milieu de bouche". Ensemble épicé, ethéré, souple, salivant (je vous rappelle que ce sont des notes gribouillées, j'suis pas Albert Camus, ça se voit non ?!). **(*)

Bouzeron 07 a le même nez variétal que 11, le métal en plus !! Une matière très fruitée (je tremblais en écrivant cet adjectif, voyant déjà le barbu devenu fou, m'arracher la langue avec ses dents, comme dans Midnight Express), tranchante, vive, équilibrée, citronnée (merde, j'ai pas trouvé le raisin !!). C'est super bon !! ***(*)

Bourgogne - Côte Chalonnaise - Les Clous 06 "boise", "beurre" et "champignonne" généreusement au nez. Une matière souple, pleine, "tannique", épicée, aux amers longs, mais à la sècheresse en filigrane. **/**(*)

Balade bourguignonne volume II : Domaine Aubert & Pamela de Villaine à Bouzeron

Mercurey - Les Montots 00 donne dans le même registre olfactif que Les Clous précédent, la vanille et le métal en sus. J'ai la "grande honte" de trouver de la framboise, quand le vin caresse délicatement la paroi buccale, lancinant, souple et "sexy wine". ***

Petit bonus, avec ce Mercurey 93 aux parfums puissants de grenade (non, pitié monsieur, laissez-moi ma langue !!), au joli grain tannique, plein, frais, juteux, mais asséchant au possible en fin de bouche. **

Sur chacun des vins, Pierre de Benoist a tenté de nous donner sa vision "globale" de la fleur au vin, dont il est le seul détenteur au moment de la dégustation.

Un personnage très ancré dans la notion de "lumière" et des 5 sens qui nous entourent...

Un discours, une approche du vin et de ses terroirs que j'ai trouvé très "telluriques" (je lui en ai fait part), aux antipodes des discours très, voire trop, calibrés d'autres vignerons... dont on ne peut occulter, à ce stade, la prépondérance de la biodynamie et de ses effets dans cette vision !!

Au-delà de ma perception (toute personnelle) assez ésotérique de cette "conception physiologique de la vigne et du vin", il n'en demeure pas moins que les vins du Domaine de Villaine sont bien plus convaincants que ceux goûtés au début des années 2000 !!

Une visite et une dégustation qui ont attisé derechef ma curiosité grandissante pour l'aligoté, dont jusqu'ici seuls les De Moor m'ont offert les plus belles gorgées !!

Domaine A & P de Villaine

2 rue de la Fontaine

71150 Bouzeron

tél : 03 85 91 20 50

contact@de-villaine.com

www.de-villaine.com

Sur rendez-vous uniquement

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