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EscapadeS

Articles avec #carte des vins

La Table d'Anjou à Tiercé

12 Février 2015, 21:54pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Suite et fin du week-end angevin, avec une nouvelle table au tableau de chasse de votre baffreur serviteur.

Cathy et Thierry Michelet sont les heureux propriétaires de La Table d'Anjou, qui a ouvert ses portes en juin 2012.

Deux ligériens de "souche", aux parcours de globe-trotters de la fourchette et du verre à pied.

Honneur à Cathy, qui après des débuts en Allemagne et en Angleterre, a vu sa carrière "décoller" au Bristol, puis au Camélia à Paris (en tant que sommelière), avant de devenir chef-sommelière à "L'Atelier Joël 50 nuances de Robuchon".

La Table d'Anjou à Tiercé

Pour Thierry Michelet, un parcours pas moins "honteux". Apprenti chez Didier Vidus (Au Val-de-Loire à Les Rosiers/Loire), il enchaîne chez Jean Criton (Fontevrault l'Abbaye), avant de "monter à la capitale".

Taillevent, La Présidence de la République, Le Meurice, Le Georges V, Camélia (Bougival), Le Négresco, chef-adjoint à l'Espadon (Le restaurant de Ritz)... que des petites maisons anonymes en fait !!

Un petit tour à Biarritz (Grand Hôtel Loréamar), un autre "coup de main" à La Ribaudière (Bourg-Charente, étoilé Gros Rouge), avant de poser son sac à Tiercé, comme un retour aux sources nécessaire après des années à "bourlinguer".

La salle est déserte à notre arrivée. Elle est d'une blancheur presque trop clinique à mes yeux !! Cathy Michelet est au service, épaulée d'un serveur un poil timide.

Grignotages

Grignotages

Elle nous propose un "menu composé à partir de son marché", soit une séquence entrée-plat-dessert à 39€ (avec 2 plats et 3 desserts au choix) pour ce samedi soir de janvier.

Foie gras poêlé, velouté de topinambour, noisettes du Piémont, pulpe de kumquat

Foie gras poêlé, velouté de topinambour, noisettes du Piémont, pulpe de kumquat

St Jacques d'Erquy, bouillon mousseux de homard, légumes racines

St Jacques d'Erquy, bouillon mousseux de homard, légumes racines

Terrine de pommes confites 5h, cookie noix au chocolat, dôme châtaigne, sorbet noisette grillée

Terrine de pommes confites 5h, cookie noix au chocolat, dôme châtaigne, sorbet noisette grillée

Une séquence de très bon niveau, avec son foie gras juste rosé, ses St-Jacques sur le fil et son bouillon délicieux.

Une réserve sur le cookie, pas gégé, qui gâche la bonne idée du dessert.

Une attente un poil longuette entre l'entrée et le plat. service souriant, pro et discret.

La carte des vins montre tout l'intérêt porté aux crus locaux et voisins, avec une préférence pour les "bios"(on a l'impression d'être aux Greniers St-Jean, mais assis), malgré quelques coefficients assez discutables.

La Table d'Anjou à Tiercé

C'est donc un "Entre Deux Voyes" 2011 du P'tit Domaine de Richard Desouche (un peu moins de 40 balles sur table) qui a remporté l'appel d'offres de la soirée.

Si je me suis déjà extasié devant le rouge du domaine, je ne peux que faire l'éloge de ce chenin à la très bonne tenue gastronomique... mais à la distribution hélas trop ténue pour en remplir sa cave !!

En conclusion, une jolie table (que les parigots qualifieront de "cuisine provinciale") excentrée, où un couple aux cv de cadors s'applique à distiller une cuisine inspirée, sans tomber dans les travers d'une branchitude ennuyeuse et pleine de non-sens.

La Table d'Anjou

Cathie et Thierry Michelet

16 rue d'Anjou

49125 Tiercé

Tél : 02 41 87 99 63

www.latabledanjou.com

restaurant@latabledanjou.com

EDIT décembre 2015 :

établissement signalé fermé fin 2015 !!

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Restaurant Rossi & Co à Paris

10 Octobre 2014, 22:28pm

Publié par Docadn

Bonjour,

A peine digéré, déjà en ligne !!

J'accuse un retard éditorial conséquent sur mes dégustations de vin. Par chance, les impressions de ces dernières sont figées sur le papier, quand celles d'un restaurant s'évaporent souvent à la vitesse d'un rot d'une digestion.

Il m'arrive parfois de griffonner, à la va-vite, des notes très synthétiques, pour les reprendre des mois après.

Mais là, pas question de cramer quelques milliards de synapses supplémentaires pour conter ce dîner.

Restaurant Rossi & Co à Paris

Je me retrouve dans la peu rieuse rue Mandar (du nom de l'architecte qui a vécu dans cette rue, puis dessiné les immeubles s'y trouvant... pour les bizarres comme moi qui veulent toujours connaitre la genèse des noms des rues), au 10, une nouvelle fois invité pour découvrir une table "digne d'intérêt" (ce qui est quand même plus fastoche que de mentir d'écrire sur un bouge infâme pour compenser les avis pourris de TripMachinChose).

Rossi & Co est tenu depuis 5 ans par Marco Rossi (j'ai découvert qu'il avait un homonyme footballeur).

Ce napolitain qui pourrait provoquer une émeute entre cougars et gays au physique très intelligent avait d'abord tenu la "Salumeria Rossi", avant de se lancer dans cette aventure gastronomique.

Restaurant Rossi & Co à Paris

La salle est petite, un poil froide, mal éclairée pour y faire des photos pas trop pourries l'éclairage tamisé, la déco dépouillée... mais l'accueil chaleureux !! Nous sommes venus pour manger... à table !!

Poulpe, capres, concassée de tomates, mousse à l'orange - Truite de Banka, encre de seiche, aubergine brûlée, sésame noir - Soufflé de mozzarella de Buffala fumée, girolles, truffe blanche (tuber magnatum Pico)
Poulpe, capres, concassée de tomates, mousse à l'orange - Truite de Banka, encre de seiche, aubergine brûlée, sésame noir - Soufflé de mozzarella de Buffala fumée, girolles, truffe blanche (tuber magnatum Pico)
Poulpe, capres, concassée de tomates, mousse à l'orange - Truite de Banka, encre de seiche, aubergine brûlée, sésame noir - Soufflé de mozzarella de Buffala fumée, girolles, truffe blanche (tuber magnatum Pico)

Poulpe, capres, concassée de tomates, mousse à l'orange - Truite de Banka, encre de seiche, aubergine brûlée, sésame noir - Soufflé de mozzarella de Buffala fumée, girolles, truffe blanche (tuber magnatum Pico)

Puis vinrent...

Merlu de St-Jean de Luz, carottes Joël Thiebault, bouillon de verveine - Linguine, bouillon de betteraves jaunes, truffe blanche, consommé de champignons - Agneau des Prés-salés, roquette pourpre, carottes, jus de veau - Panna cotta, cardamome, poire Williams, glace poire, framboise
Merlu de St-Jean de Luz, carottes Joël Thiebault, bouillon de verveine - Linguine, bouillon de betteraves jaunes, truffe blanche, consommé de champignons - Agneau des Prés-salés, roquette pourpre, carottes, jus de veau - Panna cotta, cardamome, poire Williams, glace poire, framboise
Merlu de St-Jean de Luz, carottes Joël Thiebault, bouillon de verveine - Linguine, bouillon de betteraves jaunes, truffe blanche, consommé de champignons - Agneau des Prés-salés, roquette pourpre, carottes, jus de veau - Panna cotta, cardamome, poire Williams, glace poire, framboise
Merlu de St-Jean de Luz, carottes Joël Thiebault, bouillon de verveine - Linguine, bouillon de betteraves jaunes, truffe blanche, consommé de champignons - Agneau des Prés-salés, roquette pourpre, carottes, jus de veau - Panna cotta, cardamome, poire Williams, glace poire, framboise

Merlu de St-Jean de Luz, carottes Joël Thiebault, bouillon de verveine - Linguine, bouillon de betteraves jaunes, truffe blanche, consommé de champignons - Agneau des Prés-salés, roquette pourpre, carottes, jus de veau - Panna cotta, cardamome, poire Williams, glace poire, framboise

Le tout arrosé de...

Restaurant Rossi & Co à Paris
Restaurant Rossi & Co à Paris
Restaurant Rossi & Co à Paris
Restaurant Rossi & Co à Paris
Restaurant Rossi & Co à Paris
Restaurant Rossi & Co à Paris

On pourrait s'agacer du sempiternel name-dropping des légumes et autres "hommage à Soulages" (cauchemar des photographes, surtout les mauvais comme moi !!), mais c'est sans compter sur l'infinie douceur et de la satiété issues des assiettes délivrées.

Le très joli panel des vins proposés, certes trop jeunes pour certains, ne manque pas d'interpeller sur la passion viscérale de notre maître queux pour la dive bouteille... mais comment faire autrement quand on a épousé une bourguignonne ?!

Restaurant Rossi & Co à Paris

La carte des vins, mise en scène toute en douceur par un sommelier lui aussi italien, sera justement plus pertinente du côté de la Botte (y compris Sardaigne et Sicile) que sur les vins français, dont les coefficients peuvent faire légitimement sursauter... mais ceux qui cherchent à boire du Rousseau (Armand, bon Eric en fait) en trouveront aussi !!

Mais je martèle depuis des lustres que je vais d'abord au restaurant pour manger... et sur cette thématique, Marco Rossi, cuistot-bambin-barbu aux yeux emplis d'étoiles quand il vous présente ces (énormes) cèpes ou ses légumes, nous a livré une séquence remarquable, aux saveurs justes, aux cuissons respectées, aux expressions très élaborées, explorant au-delà des terroirs napolitains avec une élégance épurée et un talent créatif indéniable, le cuit, le cru, le brûlé, le fumé (je l'ai même traité de "scandinave" pour le coup)... un peu comme un Patrice Gelbard qui aurait réussi à se débarrasser du superflu pour ne garder que l'essentiel !!

Rossi & Co

10 rue Mandar,

75002 Paris

Tél : 09 54 96 00 38

Fermé dimanche et lundi

Formule déjeuner à 24 €, comptez 40-45 € le soir, sans les vins. 

PS : à noter en face, "Rossi le Deli", version foccace-panini-salades

Rossi le Deli
9 rue Mandar 75002 Paris 

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Les Diables au Thym à Paris

5 Octobre 2014, 14:22pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Retour dans un quartier qui a laissé exsangue mon pouvoir d'achat et presque intact mon appétit.

Le BAT est déjà très loin, quand on m'invite* à dîner aux Diables au Thym, adresse hors des radars et guides tendances.

Les Diables au Thym à Paris

Eric Lassauce a repris cette table (à son ancien chef) voilà 7 ans.

Passé par la case Senderens, il rame un peu s'évertue depuis à faire sa cuisine, presque dogmatique, très loin des esbroufes à picorer pour hipsters anorexiques et autres trucks à huile pour foodistas aux jeans trop serrés...

Alors forcément, la presse et le microcosme "branchés" n'ont que faire de cette adresse... normale !!

Je retrouve mon collègue de goulot du soir (responsable de ma "débauche éditoriale") que je n'avais pas revu depuis au moins 3-4 ans... 20 kg de moins pour l'un, 8 de plus pour l'autre...

Les Diables au Thym à Paris

Le sommelier étanche rapidement nos soifs avec un savoyard dynamique, à l'acidité diabolique.

Les Diables au Thym à Paris

Je pioche rapidement dans le menu à 38 €, histoire de pouvoir comparer le comparable** !! Un tarif "dans la cible", le soir à Paris, dans les bistrots estampillés chics "(bistro)nomie" !!

D'ailleurs, la déco sobre et les nappes blanches sont raccords avec le "standing" visé par le cuisinier belfortain.

Salade croquante aux supions, quenelle de ricotta / Dos de cabillaud, tian provençal au romarin / Tourte de blettes à la niçoise
Salade croquante aux supions, quenelle de ricotta / Dos de cabillaud, tian provençal au romarin / Tourte de blettes à la niçoise
Salade croquante aux supions, quenelle de ricotta / Dos de cabillaud, tian provençal au romarin / Tourte de blettes à la niçoise

Salade croquante aux supions, quenelle de ricotta / Dos de cabillaud, tian provençal au romarin / Tourte de blettes à la niçoise

  • Une petite salade, tantôt salée, tantôt sucrée, aux multiples textures et épices agréablement juxtaposées. Une pointe finale de clou de girofle, un poil surdosé, gâchera à peine la fraîcheur anisée et la justesse de l'ensemble.
  • L'inévitable cabillaud (je parle pour moi, vu que je prends du poisson 7 fois sur 10) et sa cuisson sur le fil, à coeur, alors que l'extérieur faisat craindre le pire. Le tian passe plutôt pour une ratatouille, tant les légumes sont confits et bons (mention pour la tomate) !!
  • Une première pour moi que de manger des blettes au dessert... en manger tout court devrais-je écrire (ma dernière expérience c'était en 1994 à Lyon) !! Si je ne suis pas fan de la 1ère heure de la fleur d'oranger, elle est assez discrète pour ne pas flinguer la bonne tourte aux blettes qui doit se faire bastonner tous les niçois dont les mères respectives doivent faire la meilleure du monde, la vraie ou je ne sais quoi d'autre !! Par contre pour la glace, c'est bien de la fleur d'oranger... et je ne suis toujours pas fan !!
Les Diables au Thym à Paris
Les Diables au Thym à Paris
Les Diables au Thym à Paris

Sympathiques découvertes bacchiques, animées par un sommelier dont la juste humilité fait honneur à la profession (il a vécu et travaillé 5 ans au Japon, avant de revenir en France).

Je retiens notamment ce pinot noir braucol syrah cabernet franc cabernet sauvignon merlot, syrah La Coquille, rouge aveyronnais produit par Patrick Rols, aux accents naturels et à la digestibilité modèle !!

Une carte des vins serrée, sobre, curieuse, aux tarifs humains, joliment illustrée par une rubrique "C'est dix vins pour enchanter vos palais" mettant en avant les coups de coeur de notre échanson.

A noter, une VRAIE carte des eaux (autre passion de notre sommelier) qui nous change des sempiternelles San-Pé et Badoit !!

Les Diables au Thym à Paris

Puis vint l'heure du digestif, moment propice pour échanger assez longuement avec Eric Lassauce.

Un patron un peu ovni dans ce microcosme gastronomique où la course à la tendance est permanente. Il a décidé de ne pas courir avec les marionnettes des assiettes, en payant cher l'anonymat qui en découle.

Il a l'innocence de croire semble encore croire à la "vraie cuisine", celle qui ne brode pas QUE sur la com', celle qui nourrit, qui apaise, qui gifle, refusant de céder aux sirènes des cuisines éphémères et sans relief du "show-boufness" !!

Si je me plains depuis des mois des copiés-collés sans âme d'un dogme imposé par le Fooding d'une certaine "bistronomie parisienne", voilà assurément l'adresse que je conseillerais à des fourchettes fatiguées des poitrines de cochon cuites 12 jours à 27,86°C et autres céviches péruviens.

Les Diables au Thym
35 Rue Bergère 
75009 Paris
Tél : 01 47 70 77 09

www.lesdiablesauthym.com

*Comme je reproche à pas mal de bloggeurs/bloggeuses de ne pas jouer la transparence lorsqu'ils vont au resto sans payer, pour la 1ère fois dans l'histoire de ce blog, j'ai accepté une invitation à la seule condition d'écrire la "vérité vraie"...

** Vu que je ne prends que des formules ailleurs, pourquoi changer sous prétexte que je ne raque pas suis invité ?!

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Tables en vrac à Paris

26 Septembre 2014, 09:42am

Publié par Docadn

Bonjour,

Suite et fin du florilège de quelques tables fréquentées, parce que j'ai la flemme de faire un article par table soldant le compte des mes kilos accumulés ces derniers mois à Paris.

Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)
Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)
Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)
Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)

Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)

Direction le fin fond perdu du 17ème arrondissement, pour L'Entredgeu (un jeu de mots tiré du nom des proprios, les Tredgeu).

Une déco bistrot-je-vais-grave-plaire-aux-touristes-en-goguette pas désagréable, un poil sombre, annonçant le style de la maison.

Le générique de l'ardoise ne cache pas les obédiences culinaires (Sud-Ouest) de la maison.

Le menu du déjeuner s'affiche à un ambitieux 36 € pour la séquence entrée-plat-dessert. Gaspacho pas mal, un agneau copieux mais super salé, dessert relativement neutre.

Une cuisine copieuse, roborative, histoire de marteler que la cuisine du Sud-Ouest n'est pas pour les tapettes de la fourchette, mais ennuyeuse à mourir.

Service sympa, carte des vins moyenne, pour un tarif déjeuner qui tape dans celui d'un dîner dans d'autres bistrots plus excitants.

L'Entredgeu

83 rue Laugier

75017 Paris

Tél : 01 40 54 97 24
Calamars à la ciboulette - Raviolis aux crevettes - Oreilles de porc aux concombres
Calamars à la ciboulette - Raviolis aux crevettes - Oreilles de porc aux concombres
Calamars à la ciboulette - Raviolis aux crevettes - Oreilles de porc aux concombres

Calamars à la ciboulette - Raviolis aux crevettes - Oreilles de porc aux concombres

Une adresse soufflée par Mix, dans laquelle j'ai envoyé La Miss en éclaireur.

Le Délice Shan Dong avait, entre la réception du message et le passage à l'action, déménagé d'un vingtaine de numéros, pour laisser place à une annexe dédiée aux raviolis.

C'est cette dernière que j'ai finalement testée, pour cause de fermeture le lundi de la maison mère.

Pas fan de la 1ère heure de la cuisine "dite asiatique" (un concept aussi abscons que "cuisine de l'Océanie" ou "gastronomie africaine"), les intitulés proposés sont plus excitants qu'à l'accoutumée.

L'Empire du Ravioli (nom visible de l'extérieur) propose notamment, en dehors d'une batterie de raviolis, calamars à la ciboulette, tripes au piment et autres oreilles de porcs aux concombres plus aptes à assouvir ma curiosité que les increvables grouik-grouik au caramel au beurre salé et autres coin-coin laqués et stratifiés (la maison mère ose des trucs encore plus barrés originaux, typiques de la province du Shandong, grande productrice d'ail... et de la Tsingtao).

Côtés raviolis (cuits minute), ça dégueule de fraîcheur.

Si on peut reprocher un "manque d'égouttage flagrant" de ces derniers, la juste cuisson préserve les herbes garnissant généreusement toutes les spécialités proposées.

Comptez entre 8 et 10 € les 15 pièces.

Un vrai bon plan, pas cher, dans une cantoche au service quasi muet.

La maison mère vaut aussi le détour selon Mix et La Miss.

Délice de Shan Dong (L'Empire du Ravioli)

88 Bd de l'hôpital

75013 Paris

01 45 87 23 27

www.delicesshandong.com
Cabillaud-tomates / millefeuille de gavottes à la vanille
Cabillaud-tomates / millefeuille de gavottes à la vanille

Cabillaud-tomates / millefeuille de gavottes à la vanille

Après une belle balade architecturale dans le 16ème, j'erre dans le Triangle d'Or pour trouver une table en ce dimanche midi (14h00 et des brouettes pour être honnête).

Mes recherches se soldent par un échec cuisant (il faut croire que le riche ne mange pas le dimanche midi).

Je poursuis mon errance jusqu'à Lazare. Il est 14h54, j'ai encore droit au "déjeuner Grand-Mère"(39 € pour entrée-plat-2 desserts de mémoire) pour les 6 minutes restantes.

Trop gros pour moi, Latifa (la serveuse) me propose le cabillaud-tomate de la carte en "direct" => Banco !!

Servi en cocotte, le poisson est splendidement cuit !! La crème et la tomate se "punchent" intelligemment.

Très bon plat de bistrot... à 26 boules quand même... sans rancune vu le plaisir pris !!

Le dessert, millefeuille de gavottes à la vanille (10 €), est par contre nul !!

44 € avec un verre du Chignin (8€, transparent), c'est moyennement cheap pour un déjeuner dominical !!

Service plutôt distant, mais ça tient la route côté poisson !!

Lazare (Eric Fréchon)

Parvis de la Gare St-Lazare 

Rue Intérieure

75008 Paris

Tél : 01 44 90 80 80

lazare-paris.fr

J'ai bien 3-4 autres adresses à encenser ou contres lesquelles déblatérer... mais je vais garder ça pour un autre "table en vrac"...

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Chez Michel, Paris 10ème

6 Septembre 2014, 13:26pm

Publié par Docadn

Bonjour,

La synchronisation des agendas entre goinfres reste un sport de haut niveau, à Paris, pour se retrouver à la même table !!

Une fenêtre vasistas de tir nous permet d'engager un triolisme Chez Michel, avec Mix en G.O, un Chrisos en transit, complété de votre serviteur (arrivé avec 4 minutes de retard, shame on me !!).

Chez Michel, Paris 10ème

Chez Michel est le "vaisseau amiral" du petit empire de Thierry Breton, situé rue de Belzunce, à 15 jets de cailloux de la Gare du Nord.

J'avais déjeuné il y a déjà 3 ans Chez Casimir, situé à 11,67 mètres (Mix avait déjà envie d'aller voir du côté de la maison mère !!), avec grand plaisir !!

La Pointe du Grouin est venu, depuis, se loger entre les 2 bistrots.

Chez Michel, la déco verse dans le "bistrot parigot dans son jus", qui doit faire kiffer tous les touristes ricains qui ont vu "Amélie" en VO !!

Ils semblent d'ailleurs très majoritaires ce soir-là (nous avons même avancé être les seuls locaux présents), dans une salle peu fréquentée.

Menu à 35 € pour la séquence entrée-plat-fromage ou dessert.

3 € de plus que la formule "dîner week-end, avec fromages" chez Casimir, "justifié" selon NDP (Aaron Ayscough).

Ceviche de St-Pierre & daurade, avocat & fruits de la passion -  J'ai raté la photo de l'entrée de Mix

Ceviche de St-Pierre & daurade, avocat & fruits de la passion - J'ai raté la photo de l'entrée de Mix

Pièce de St-Pierre rôtie & caviar d'aubergines - Kaotriade (homard-rascasse-palourdes) - Faux filet de blonde de Galice, embeurrée de chou
Pièce de St-Pierre rôtie & caviar d'aubergines - Kaotriade (homard-rascasse-palourdes) - Faux filet de blonde de Galice, embeurrée de chou
Pièce de St-Pierre rôtie & caviar d'aubergines - Kaotriade (homard-rascasse-palourdes) - Faux filet de blonde de Galice, embeurrée de chou

Pièce de St-Pierre rôtie & caviar d'aubergines - Kaotriade (homard-rascasse-palourdes) - Faux filet de blonde de Galice, embeurrée de chou

Riz au lait façon Grand-Mère & compote d'abricot - Paris-Brest-Paris "53 heures"
Riz au lait façon Grand-Mère & compote d'abricot - Paris-Brest-Paris "53 heures"

Riz au lait façon Grand-Mère & compote d'abricot - Paris-Brest-Paris "53 heures"

L'infatigable "ceviche" est (enfin) original, par rapport à la dizaine déjà engloutis à Paris.

De fines lamelles de galette de sarrasin (ne m'emmerdez pas avec vos "chez nous on dit crêpe, même si c'est du sarrasin...", c'est de la galette point !!) craquantes... la passion fait office de "vinaigrette", grâce à son acidité, pour relever le tout !!

Après, c'est sans hésitation que j'ai pris du poisson !!

Il est, comme dans mon souvenir Chez Casimir, très bien cuit !!

La viande (Chrisos en mode carnassier), toute ibérique soit-elle, était gustativement bonne !!

Chez Michel, Paris 10ème

Un Paris-Brest-Paris roboratif (53h00 étant le temps de référence du patron pour la navette cycliste Paris-Brest-Paris), quand le riz au lait (que je déteste) de notre collègue carnivore était excellent... à vous faire regretter cette éternelle aversion enfantine !!

Une dernière place pour un kouign-amman maison nul très décevant, même avec les explications appuyées du serveur sur "l'originalité de ce dernier", versus "ceux qu'on croise habituellement"...

Chez Michel, Paris 10ème

Une des forces des restaurants de Thierry Breton, réside dans ses cartes des vins !!

On y retrouve quasiment toutes les "stars"de la mouvance "bio-nature-je-fais-du-pif-en-roulant-mes-clopes-avec-mes-orteils-qui-ont-mariné-dans-des-tongues-indonésiennes-mais-pas-que".

Ce soir-là, après un oubliable ligérien en ouverture du dîner, j'ai juste immortalisé l'Aide-mémoire 06 de chez Bornard... aux accents à ne pas mettre dans toutes les tronches très particuliers, qui n'a pas convaincu l'assemblée...

En conclusion, on a une séquence d'un bistrot sérieux, qui ne joue pas "le buzz du produit branché du moment"... même si on peut s'agacer des suppléments sur la moitié des plats proposés !!

Service dans le ton, cool et pas chiant !!

Pour autant, je préfère encore Chez Casimir !!

Les vilaines langues diront "comment puis-je comparer 3 ans après ?!"... ben tout simplement en y retournant (2 semaines avant la parution de ce billet)... pour constater que la séquence week-end à 32 € m'a enchanté (plateau de fromages très très convenable), jusqu'à la délicate cuisson de la lotte, parfaitement maîtrisée !!

Chez Michel

10 rue de Belzunce

75010 Paris

tél : 01 44 53 06 20

restaurant-chez-michel.com

Fermé samedi, dimanche et lundi midi

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Le Bistr'Aurélia à Vannes

16 Août 2014, 14:41pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Retour à Vannes, quelques 29 mois après ma première visite.

J'avais, à l'époque, découvert La Gourmandière, nouvelle adresse ouverte par Olivier Samson.

Une très belle découverte qui, depuis, a trouvé une place de choix (méritée) dans le paysage gastronomique morbihannais

Cette fois-ci, nous venons "taster" la version "bistrot" (uniquement au déjeuner) de l'établissement désormais étoilé (pour sa version gastro).

Comme d'habitude, pas de résa en poche, en ce beau vendredi de juin.

La déco intérieure a été totalement revue. Adieu le carrelage de crêperie, bonjour la déco tendance...

Il fait chaud en ce 20 juin. Nous optons pour la "terrasse-tonnelle", calée dans la cour du restaurant.

Le menu "Retour du marché d'Olivier de bouche à oreille (ou Sonotone)"* est annoncé à 22 € pour une séquence entrée-plat ou plat-dessert, 26€ avec le dessert en sus.

Je pars forcément pour "la totale".

Sardine - Espuma de betterave - Crème de chèvre

Sardine - Espuma de betterave - Crème de chèvre

Merlu des petits bâteaux - Bouillon de homard

Merlu des petits bâteaux - Bouillon de homard

Clafoutis aux fruits rouges

Clafoutis aux fruits rouges

Ce déjeuner m'a rappelé au bon souvenir de celui effectué chez Marriottat à Agen, tant le plaisir fut grand !!

Pour le même tarif, vous avez, ici aussi, un déjeuner d'un niveau remarquable !!

  • Une entrée (avec la détestable betterave) qui passe sans forcer, tant le travail sur le maudit légume est soigné !! Une sardine de compet' !!
  • Sur le merlu, je retrouve l'intransigeance naturelle d'Olivier Samson sur les cuissons et les textures. Un splendide pavé (pas chiche, je précise), au délicieux bouillon (juste un poil trop salé pour mon palais).
  • Dessert simple, efficace au joli coulis.

Un service aux antipodes de celui observé il y a 2 ans !!

Une Aurélia Samson très à l'aise, souriante, épaulée par un personnel (plus nombreux) au diapason.

La carte des vins, animée par une certaine Julie (passée notamment par La Rochevilaine et Thorel à La Roche Bernard), compte désormais près de 30 pages !!

En conclusion, un rapport qualité/prix/plaisir/quantité absolument recommandable pour ce bistrot-gastro le midi, gastro uniquement le soir, bien planqué dans les faubourgs de Vannes.

* d'autres plats à la carte, ainsi qu'un menu "Plaisir de saison" à 38 € sont aussi disponibles au déjeuner. 

Le Bistr'Aurélia
(La Gourmandière)
Lieu-dit Poignant (près de l'Echonova)
56000 Vannes
Tél : 02 97 47 16 13
www.la-gourmandiere.fr

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Le Cotte Rôti à Paris

15 Juillet 2014, 18:50pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Votre serviteur poursuit son "enquête de profilage du bistrot parisien huppé type, labellisé par Fooding".

Si le guide a imposé un glossaire endémique (les fameux "Feeling", "Trop bon", et autres "Voir et se faire voir"), il peut aisément l'enrichir par des indications géographiques du genre "Loin de la rue Richer" ou "Si c'est fermé, y'a la rue du Nil à 5 minutes en taxi".

Dans cet esprit, le Cotte Rôti pourrait se voir décerner le badge "Bastille ou Gare de Lyon-t'as les crocs-marche-demande ton chemin aux 2 passants que tu vas croiser sur Daumesnil-une chance d'arriver avant la fin du service".

Si le guide consacre la moitié de ses pages à Paris, il se doit aussi d'aller explorer les coins les plus reculés de ladite capitale.

Avec le Cotte rôti, on peut considérer que cette "zone blanche du XIIème" est correctement couverte (il y aurait même un viandard, dans la même rue, 14 numéros plus haut).

En même temps, nous ne sommes pas sur le plateau de Langres !!

Voilà que je me mets à pester contre quelques centaines de mètres, comme tout bon parisien qui ne supporte pas de marcher à plus de 5 minutes d'une bouche de métro !!

Le Cotte Rôti, (notez le jeu de mots, bande d'ignares) selon l'hagiographie internautique, est l'oeuvre d'un dénommé Nicolas Michel, passé par Meneau-Pignol-Pacaud, qui a ouvert ce bistrot-bobo vers 2011.

On y retrouve tous les codes chers au guide qui "déniaise la gastronomie" :

  • une déco soignée, avec sa touche de "jus de bistrot reconstitué".
  • la grande table d'auberge (version haute).
  • les 4 ardoises avec les 14 suggestions du jour.
  • des serveurs de moins de 28 ans et demi, à la pilosité mal assurée, pesant 39 kg max...
Le Cotte Rôti à Paris

C'est le boss en personne qui anime l'ardoise... et il y met tout son coeur !!

Si vous aimez les émissions culinaires, alors vous allez vous régalez !!

Nicolas Michel vous détaille toute l'ardoise avec minutie !!

Tout y est : de l'origine des produits, au(x) mode(s) de cuisson, les astuces du chef en sus !!

C'est sympa sur 2-3 trucs, mais au bout de 10, on se sent comme ligoté devant un florilège de "Bon appétit bien sûr !!"

Forcément, quand l'exercice se répète de table en table, on en vient presque à regretter les intitulés du type "le homard, la salicorne, l'(i)ode à la mer"

La séquence entrée-plat-dessert du soir est à 39 €.

C'est parti...

Tartare de mulet côtier au citron noir, riz soufflé, condiment avocat et wasabi

Tartare de mulet côtier au citron noir, riz soufflé, condiment avocat et wasabi

Épaule d'agneau confite doucement autour de la lasagne et du champignon

Épaule d'agneau confite doucement autour de la lasagne et du champignon

Avec une tarte au chocolat (annoncée au dernier moment) pour finir !!

Objectivement, c'est pas mal du tout.

En dehors d'un assaisonnement au godet de pelleteuse sur le plat de viande (son jus), l'ensemble est soigné (mention très bien pour les lasagnes de champignons), bien exploité, au service pro, à la carte des vins assez bien pensée, mais au tarif plancher trop élevé (> 40 €), sans parler de l'eau de ville, passée au Soda Stream, facturée 7 boules !!

L'amie dînant avec moi, s'est enthousiasmée sur les premières bouchées, puis s'est rétrospectivement ravisée sur 2-3 détails, écornant "la magie de l'instant".

Le niveau sonore est notamment très limite au pic du service !!

C'est à la fin du repas que s'est révélé le truc dont je me moquais chez bien d'autres gourmands : je me suis emmerdé !!

Je ne comprenais pas jusqu'à ce jour ce que signifiait "s'emmerder à table", mais là j'ai compris !!

Alors, pas de bol, c'est tombé sur Le Cotte Rôti !!

A une table près, ce serait tombé sur Youpi & Voilà, ou un Entredgeu (résumé dans quelques mois, vu mon retard), mais non, c'est Le Cotte Rôti qui "gagne" sur ce constat.

Ce repas a eu lieu au mois de mai 2014.

Il ne m'aura pas fallu 5 mois (pour à peu près autant d'adresses estampillées Fooding), pour déjà me fatiguer de l'increvable et unique benchmark, sans âme ni imagination, de la "cuisine bistrotière-branchouille-parisienne" !!

Tout le monde fait la même chose !!

D'autres rabâchent depuis 2-3 ans (perso, c'est la 2ème fois) que la cuisine française la bistronomie le "bistrot branché parisien" ne sait pas se renouveler !!

Il est clair qu'avec les "normes en vigueur", maintenues par le guide parigot, pas un rade ne va oser "décaler" les critères d'éligibilité chers aux enquêteurs !!

  • Ne reste-t-il que la déco pour se démarquer (toute pourrie volontairement dans son jus, ça marche aussi)?!
  • Sommes-nous obligés de manger des légumes racines/oubliés TOUS les hivers, les"premières fraises à ma façon" TOUS les printemps, sur des tables taillées pour des fêtes de la bière ?!
  • Le lobby de l'ardoise espagnole a-t-il un intérêt économique vital à ce que TOUS les menus soient présentés sur ces dernières (quand ce ne sont pas directement les plats) ?!
  • Est-ce que certains vignerons ne ratent pas volontairement leurs vins, pour figurer sur certaines cartes des vins, plus aptes à s'afficher sur celle d'une sidrería !?
  • Ne suis-je pas assez parigot urbain pour ne pas m'extasier, à chaque fois, devant le jambon Ospital, le beurre Bordier, le café d'un El Gringo pieds nus servis partout ?!

Une digression née d'un dîner pas désagréable, mais d'une fadeur émotionnelle qui risque de bégayer pour moi, si certains cuisiniers ne retrouvent pas cette forme de "mise en danger culinaire" sur leurs pianos, en lieu et place d'un train de sénateur à l'arrêt, au cul désormais trop large pour entrer dans une gare...

Le Cotte Rôti

1 rue de Cotte

75012 Paris

Tél : 01 43 45 06 37

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Auberge du Pont d'Acigné à Noyal-sur-Vilaine

13 Décembre 2013, 17:42pm

Publié par Docadn

Bonjour,

La traditionnelle sortie pour "la bonne table de fin d'année pour cause d' grâce à un anniversaire", se tenait cette année dans la banlieue rennaise.

J'ai jeté mon dévolu, pour cette édition 2013, sur la table de l'Auberge du Pont d'Acigné.

Fraîchement auréolés d'un second macaron au Gros Rouge, Sylvain & Marie-Pierre Guillemot, ainsi que toute leur équipe, ont les projecteurs braqués sur leur jolie maison depuis le début 2013.

Sylvain Guillemot a débuté sa carrière chez Marc Tison (Rennes), puis Thorel (La Roche Bernard), avant de se "révéler" chez Passard (à L'Arpège, où il rencontrera sa future femme Marie-Pierre).

Ils montent leur "petite affaire" en 1995 à Acigné, à côté de Noyal-sur-Vilaine. Ils attendront 10 ans pour se voir récompenser d'une première étoile au Gros Rouge, 8 de plus pour se voir couronner de la seconde.

Seul bi-étoilé du département (il y en a seulement 4 en Bretagne), l'établissement s'est vu octroyer une 4ème toque au Gros Jaune en novembre dernier.

Auberge du Pont d'Acigné à Noyal-sur-Vilaine

Notre péril périple en leur demeure commence plutôt mal.

"Le mystère des internets", dirait une belge, qui ferait mieux de parler flamand plutôt que de massacrer la langue française avec des expressions vandammesque, fait que ma confirmation écrite n'est jamais arrivée !!

Grand moment de panique du staff, puis improvisation totale pour nous accueillir, malgré un service complet ce soir-là !!

L'équipe transforme le "petit salon d'accueil" en salle privative, rien que pour nous. 2 coupes de champagne nous sont offertes avec mille excuses.

Nous verrons, pour le coup, défiler l'intégralité de l'effectif pendant tout le service, terriblement inquiet de notre "situation peu standard".

Cette aventure nous amuse plus qu'elle ne nous dérange. Nous optons assez rapidement pour le "Menu Découverte" (110 €).

Amuses-bouche

Amuses-bouche

Pré-entrée : couteau
Pré-entrée : couteau

Pré-entrée : couteau

Grosse huître en fine gelée

Grosse huître en fine gelée

Craquant de chanterelles grises et ravioles d'oignons

Craquant de chanterelles grises et ravioles d'oignons

Mousseline de châtaignes et truffe blanche d'Alba

Mousseline de châtaignes et truffe blanche d'Alba

Turbot au jus de soja

Turbot au jus de soja

Ris de veau poêlé citronnelle

Ris de veau poêlé citronnelle

Plateau de fromages Jean-Yves Bordier

Plateau de fromages Jean-Yves Bordier

Soufflé pomme, glace au romarin

Soufflé pomme, glace au romarin

Coque chocolat caramel au beurre salé, émulsion café froid
Coque chocolat caramel au beurre salé, émulsion café froid

Coque chocolat caramel au beurre salé, émulsion café froid

Mignardises

Mignardises

04h00 plus tard, nous sortons repus, mais pas fatigués, heureux, mais pas ballonnés.

Maire-Pierre Guillemot (très active pendant tout le service) nous présente son cuisinier de mari, forcément plus dispo pour discuter avec nous à minuit passé !!

Nous revenons sur les moments forts de ce "long métrage culinaire".

  • Si le couteau nous ouvre gentiment l'appétit, l'huître (vraiment énorrrrme !!) nous donne le premier uppercut de la soirée !!
  • "Le craquant de chanterelles" est une ode au végétal et à la noble nature...
  • "La mousseline de châtaignes et truffe blanche d'Alba" nous propulse dans un historique vol stratosphérique !! Un plat gigantesque, dantesque, monstrueux, magique, unique, qui restera gravé tatoué dans ma boite noire, tant que ce connard d'Alzheimer la sale maladie ne l'attaque pas (ce n'est que la 3ème fois en 18 ans que Sylvain Guillemot travaille la truffe blanche d'Alba !!).
  • Le "turbot au jus de soja" s'offre avec une cuisson PARFAITE (oui, oui même ça il sait faire "comme j'aime") et ses faux airs asiatiques. Le végétal, siégeant à ses côtés, est toujours d'une ébouriffante justesse !!
  • "Le ris de veau" est, selon la spécialiste, parfait, énorme, à la cuisson là encore d'orfèvre !!
  • Passé le (classique et fort bien foutu) plateau de fromages, la suite "version sucrée" est un ton en-dessous du "déroulé salé", mais très largement au-dessus des niaiseries qui concluent souvent les repas.
  • Mention pour le rafraîchissant "soufflé pomme, glace au romarin" (et son "vin de sureau" maison), quand la "coque chocolat caramel au beurre salé, émulsion café froid" fait un vibrant baroud d'honneur avec son cacao d'excellence et la splendide juxtaposition du caramel et du café froid.
Auberge du Pont d'Acigné à Noyal-sur-Vilaine

Sylvain Guillemot a l'humilité d'un travailleur fou qui a pris conscience de ses errements, avant de revenir à "l'essentiel".

Il plaisante facilement avec "ses prises de têtes de jeunesse", quand l'évidence jouait avec ses nerfs et sa passion.

Il aborde, à 42 ans, "l'âge de la raison en cuisine", comme certains peintres voient, avec soulagement, "leur coup de pinceau" s'épurer, leurs peintures "s'illuminer"...

Il a fini par comprendre, comme tant d'autres avant et après lui, qu'une bonne cuisine passe par des produits d'excellence, un respect systématique de ces derniers, en les traitant "tout simplement".

Il ne remerciera jamais assez tous les jardiniers et primeurs du marché Ste-Thérèse, de cultiver avec autant d'amour tous ces légumes, toutes ces herbes, sans lesquels son métier ne vaut rien !!

Je n'ai pu m'empêcher de lui confier qu'il y avait cette putain cette foutue une "jouissive lisibilité" dans sa cuisine.

Je sais, c'est très convenu, cette expression m'agace quand je la lis chez les autres, mais là, j'ai "compris sa cuisine".

Elle est d'une "évidente simplicité", sans maquillage (pas de sauce), à l'expression végétale cinglante (il cuisine avec l'eau de tous ses légumes), aux cuissons délicates, presque caressantes...

De tous les "2 macs" fréquentés, ce n'est pas la plus "bluffante" des cuisines croisées... mais assurément la plus "directe", la plus "juste", la plus "compréhensible", à l'opposée des "cuisines chiadées qui te perdent par des non-sens", avec laquelle Sylvain Guillemot a aussi flirté avant...

A cela s'ajoute un service très pro, intelligent, équilibré, une carte des vins d'une rare justesse (où de jolies références bios et tradis se côtoient en cohérence) au service d'une foutue belle cuisine !!

Auberge du Pont d'Acigné

Lieu dit Pont d'Acigné

35530 Noyal-sur-Vilaine

Tél : 02 99 62 52 55

Fermé lundi & mardi

www.auberge-du-pont-dacigné.com

PS : sympathiques chambres d'hôtes à quelques kilomètres de l'établissement, au charmant accueil, aux tarifs doux.

La Métairie

12 rue du Petit Bois  

35410 Domloup 

02.99.37.53.37 ou 06.48.19.39.64

lametairiededomloup.jimdo.com

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