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EscapadeS

Articles avec #degustations

Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...

1 Février 2016, 19:40pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Le clavier se fait fainéant, les sujets s'accumulent, le retard aussi.... et pas "d'avis à chaud sur les déchus ou les gagnants du Gros Rouge" !!

La ritournelle des salons des vins de fin janvier/début février revient comme le Nothomb de septembre, sauf qu'avec Amélie on ne s'attend plus à rien !!

Cette année, l'organisation de "Renaissance, Greniers St-Jean" avait décidé de "taper du poing", en réservant l'accès au salon strictement aux professionnels.

Vu que je suis un garçon moins rebelle que mon désordre capillaire, j'ai entendu le message et n'ai pas foutu les pieds au "salon des professionnels".

J'apprendrai pendant le week-end que les amateurs les plus fidèles n'ont pas changé leurs habitudes, qu'ils ont pu vaquer sans le moindre souci à leur dégustation favorite !!

Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...

En ce dernier samedi de janvier, nous découvrons, Oxyboldiman et moi, "Le salon les Pénitentes", qui se déroule au sein du très bel Hôtel des Pénitentes.

Une trentaine de vignerons accueillent des professionnels (eh oui, c'est aussi un salon pro) et des amateurs comme nous !!

90 vins plus tard, un constat se dégage : pour la sélection présente revendiquant un esprit nature du vin, ça ne sent pas du tout le rectum de dindon !!

L'entame du salon s'est faite avec les très jolis 14 de Thomas Pico, sur le point de reprendre les 10 ha de son père !! La "nouveauté" réside (pour nous) dans la cuvée Vaillons (élaborée depuis 2012, issue d'achat de raisins à son meilleur pote), plus "ronde" que Jouan, Butteaux ou Beauregard.

Chez Cossard, c'est le St-Romain 13 (Sous Roches) dont la suavité et la délicatesse me scotchent quasiment !! Les autres cuvées (en rouge, comme en blanc) sont moins impressionnantes, mais très loin d'être déshonorantes.

Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...
Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...
Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...

Chez Benoit Courault, une Eglantine 15 à l'esprit "Strauwberry Fields" de Stéphane Rocher, "Les Guinechiens" 13 est compact, puissant et épicé, quand "Les Tabeneaux" 15 largue à chaque gorgée une belle matière extrêmement fruitée et plaisante.

Chez Villemade, ce sont le sauvignon 14 "explosif et fruité à mort", ainsi que Les Saules 14 (romorantin), fin et délicat, qui retiennent mon attention.

Chez Mosse, je retiens le joli squelette d'Arena 14 (Savennières) et le beau ciselage de Bonnes Blanches 14. Contrairement à Alain, j'ai trouvé Rouchefer 14 alcooleux et déjà "anormalement évolué".

Passage chez Frantz Saumon (Montlouis) à la gamme cohérente, au Minéral + 14 assez remarquable.

Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...
Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...
Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...
Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...
Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...

Après une escale au Clos Tue-Boeuf, nous partons à l'assaut de l'étage.

C'est le très strict (et peu rieur avec nous) Emmanuel Lassaigne qui nous accueille. Vignes de Montgueux, Le Cotet, La Colline Inspirée, Millésime 2007.

Sur à peine 6 ha (allez voir le site internet, très soigné, mais si comme moi vous cherchez juste des renseignements techniques, vous aurez juste envie de défenestrer votre ordi).

Des champagnes de très haut niveau, à la bulle de "laser", à l'expression vineuse aboutie !!

Chez POB (Pierre-Olivier Bonhomme), une foule de cuvées (achat de raisins+vignes en propre) cohérentes, à la personnalité et au caractère bien établis.

J'y retrouve notamment Telquel 15 (pinot noir-gamay) au glouglou de bon aloi, ainsi qu'un KO 12 (côt) mûr et plein !!

Cap à l'est, chez Belluard, où seul Le Feu 14 (gringet) m'interpelle assez par son côté "moins sudiste", presque un "angevin des alpages" !! Belles étiquettes en passant !!

Une autre découverte que Vini Viti Vinci (négoce-achat de raisins), à la gamme aboutie et précise, aux Irancy assez bien foutus, quand Coulanges la Vineuse 14 fait dans le "rhaaaa gourmand, j'ai soif, glouglou"...

Déceptions multiples chez Foillard, Les Foulards Rouges, Le Briseau, Meyer (sauf son superbe de Muenchberg 13)... mais déjà les Anonymes se profilent...

Si on allait manger en attendant...

A suivre.

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Calendrier de l'Avin 2015 : 20

20 Décembre 2015, 10:22am

Publié par Docadn

Calendrier de l'Avin 2015 : 20

Calendrier de l'Avin, saison 6 !!

S'il est bien une notion de l'éphémère, c'est au net qu'on la doit... sauf pour le calendrier picologique proposé, sans relâche, par Eva-Oenos depuis plus d'une demi-décennie !!

Heureux élu depuis la genèse de cette cave à vin virtuelle, j'ai eu cœur de mettre en avant des vins ligériens (chers à la "Gouroute aux ongles tatoués"), à 2 exceptions près (beaujolais et japonais).

"Fidélité" oblige, c'est encore la Loire qui illustrera cette 20ème case.

Une case particulière, puisque je vais parler du vin d'un collègue de goulot !!

Je vous vois déjà en train de dodeliner de la tête en expirant un "pfff, il va nous faire la pub de son pote..."

Et bien détrompez-vous... qu'à moitié !!

Vouvray - Le Compte Marc 2013

Vouvray - Le Compte Marc 2013

Julien Vedel est ouvrier agricole (niveau 4 quand même) au Domaine du Clos Naudin (Philippe Foreau), à Vouvray.

Le soir venu, quand il n'a pas de dégustation, il cultive quelques ares sur une parcelle nommée "Le Compte Marc".

Depuis 2012, son premier millésime, il concocte un Vouvray avec l'ambition de se mesurer aux références locales.

Labours au bourrin, pas d'intrants, une pincée de soufre à la récolte, puis à la mise (je crois) et c'est tout !!

Il a beau être mon pote, il n'empêche que je ne lui laisse rien passer pour autant !!

Déjà, aucune bouteille offerte... ce qui me laisse une franche objectivité sur les jus chèrement payés !!

J'ai goûté son 12 à 2 reprises. Une fois seul, une autre fois en comité élargi à l'aveugle. La critique ne fut pas exagérément enthousiaste !!

C'est ainsi, comme je le répète souvent : on ne ment pas à un pote... même s'il met ses couilles au barbec' jette tout son égo dans son vin !!

Julien Vedel, géniteur du Compte Marc

Julien Vedel, géniteur du Compte Marc

Pour cette case n°20, partons à l'assaut de son Vouvray - Le Compte Marc 2013.

un premier nez très mellifère, crayeux, sur des fruits blancs génériques, qui vire sur l'archétype d'un chenin.

Une attaque vive, fine, crayeuse à mort, un poil courte, aux amers fins, courts, donc frustrants... j'oublie la bouteille 01h00, avec l'espoir qu'elle va se livrer un peu plus.

Je reviens sur la bestiole après les 60 minutes réglementaires de respiration, pour redécouvrir un vin totalement métamorphosé.

Le nez "poire", sur un caractère s’annonçant "plus gras".

Le gras se confirme en bouche, avec une jolie pointe d'austérité comme je l'aime dans le chenin. L'ensemble est plus vibrant, aux amers enfin sexys et longs...

La finale est superbe, l'allonge de rigueur, "vlà ti pas un bon chnin" !! ***

A j+1, la matière est monolithique, plus puissante, aux amers plus "pointus". Un vin moins charmeur-charmant et surtout plus court.

A carafer longuement sur ce millésime... si vous en trouvez !!

Domaine Julien Vedel

46 rue Docteur Lebled

37210 Rochecorbon

julienvedel@yahoo.fr

lecomptemarc.vouvray@gmail.com

C'était le Calendrier de l'Avin 2015, à vous Madame Eva !

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Week-end angevin part II : Thibaud Boudignon à Savennières

17 Décembre 2015, 12:52pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Suite et fin de la balade angevine, avec l'autre étoile montante du paysage viticole local : Thibaud Boudignon.

Cet ex-judoka, membre du Pôle France, a troqué le kimono contre le sécateur et le mustimètre il y a déjà presque une décennie.

Diplômé d’œnologie (il raconte qu'on lui a demandé de se taire et de suivre les cours lors de sa "reconversion"), notre ceinture noire débute au Château Olivier (Pessac-Léognan), avant de tâter du pinot noir chez Charlopin.

Puis ce sera le Domaine de la Soucherie en Anjou, avec un poste de directeur d'exploitation, qu'il occupera jusqu’à la fin de cette année 2015, pour mieux se consacrer à son propre domaine, crée en 2008 (1ère récolte en 09) désormais "mature" !!

 Week-end angevin part II : Thibaud Boudignon à Savennières

Thibaud nous reçoit dans un chai splendide, résultat de travaux qu'on devine dantesques. Ce trentenaire, au look d'hipster, parle aussi sereinement que Pierre Ménard.

La pipette s'impatiente déjà, au boulot !!

D'emblée, Thibaud nous balance "l'Anjou Domaine 15", élevé en fûts neufs. Un nez puissant, très "bourguignon dans l'esprit", avec cette impression de raisins bien mûrs. Une matière immédiatement précise, nette, à l'acidité très haute, comme déjà en place, comme déjà très grand. ***(*)

Nous enchaînons avec "la fin de presse" Les Gats, toujours en 15. Un nez très réduit, plus "angevin dans l'esprit", à l'attaque vive, aux amers vibrants. **

La version "pleine" Les Gats 15 offre un nez élégant, au fruité de fou... un monstre pour les sens... et la bouche. ***(*)

A Françoise 15 (Anjou) délivre des effluves élégants, précis, une bouche diablement structurée, vive (pas de malo), aux amers, là encore, longs et vibrants. ***(*)

La même cuvée, sur une barrique de 500 l, offre un perlant conséquent, assortie d'une plénitude et d'une dimension monumentale ***(*)/****

 Week-end angevin part II : Thibaud Boudignon à Savennières

Place aux savennières !!

Les Fougeraies 15 (barrique Gauthier Frères) hume la fraîcheur et une finesse modèles, quand le jus se pare d'une élégance, d'une délicatesse qui confèrent à un silence de recueillement et de contemplation. ***(*)/****

Le Clos de la Hutte* 15 (Stockinger) est olfactivement très réduit, mais le vin est "plein", frais, au "train de sénateur" qui file tranquillou au fond du gosier. ***

La version "4 vins assemblés" du Clos de la Hutte 15 (barrique de 500 l) louche vers Fougeraies 15 au nez, alors que la bouche est d'un équilibre hypnotique, où quand King Kong danse son 1er ballet étoilé !! ****

Nous balayons furtivement 2014, en démarrant par l'Anjou 14, au nez de crème brûlée, rond, "gras et opulent", un poil tendre à mon goût, aux jolis "amers polis". **(*)

Les Fougeraies 14 fait dans "l’archétype local", avec une pointe de consensualité étonnante par rapport au panel goûté. **(*)

A Françoise 14 me fait mentir, par la somptueuse délicatesse, la droiture et son profil "traçant". Finale très salivante. ***(*)

Une dégustation exceptionnelle !!

Des vins d'une rare précision, aux squelettes parfaitement équilibrés, où le bois est au service du vin.

Thibaud Boudignon est un vigneron à la "passion tranquille". Derrière un calme quasi olympien, se cache un vigneron qui n'a pas perdu sa fougue de sportif.

Il plante 1 ha par an, forme et travaille avec un "repenti de la restauration", fourmille d'idées, teste des dizaines de barriques.

De grands projets sont en cours pour son domaine (nouveau chai au milieu des vignes) !! Des ambitions forcément coûteuses, avec une idée fixe sur l'optimisation des flux et des process que son implantation lui oblige à repenser !!

Thibaud Boudignon ne reçoit pas les particuliers. Il a fait une exception pour nous (nous étions nous-mêmes accompagnés d'un vigneron).

Il ne fait pas les salons, avoue détester cet exercice.

En quelques millésimes, Thibaud Boudignon a, pour moi, piqué le cul réveillé l'appellation Savennières sur ses grands secs !!

Si on parle très souvent d'Eric Morgat comme "premier coup de trompette", Thibaud Boudignon sera le cor de chasse qui suit...

Les 15 risquent d'être des monstres qu'il faudra très rapidement récolter piller chez tous les bons dealers.

Les tarifs sont aussi ambitieux que le bonhomme.

Comptez, de mauvaise mémoire, 19 € pour l'Anjou domaine, 27 € pour la cuvée "A Françoise", 36 € pour "Les Fougeraies"...

Thibaud Boudignon
13 chemin de la monnaie
49170 Savennières

* nouvelle cuvée en Savennières, pas d'indication pour le tarif !!

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Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

29 Novembre 2015, 18:05pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Petit week-end dans les vignes angevines, avec un casting de vignerons établi sur un critère simplissime : la curiosité... et la dispo aussi !!

Avec 3 autres collègues de goulot, nous nous retrouvons, pour démarrer le marathon des crachoirs, à Vallet, hameau "collé à Faye d'Anjou".

Depuis quelques mois, la glouglousphère "buzze" bruyamment sur un jeune vigneron, au point d'en avoir fait quasiment le "phénomène angevin de l'année 2015" !!

Des avis dithyrambiques qui n'ont pas manqué d'aiguiser la grande curiosité des mes coreligionnaires.

Moi, je ne suis pas difficile, tant qu'on peut picoler déguster découvrir, je suis partant !!

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou
Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

C'est sur la propriété de ses parents que Pierre Ménard élabore, à part, ses propres vins depuis le millésime 2013.

Sur les 25 ha exploités (en chimie "tradi" pour la coopé) par ses darons, Pierre Ménard a "isolé" quelques ares de vieux chenin (85 ans) planté en coteaux sur argilo-calcaire et schiste. Il soigne désormais 7 rangs sur le lieu-dit "Le Quart des Noëls", avec une approche axée sur les principes de la biodynamie.

En parallèle, il exploite aussi quelques arpents de sauvignon quinquagénaire, sur coteaux de schiste itou, quelques hectomètres plus loin et plus haut (au Clos de la Roche).

A peine 1/2 ha cultivé en tout, quand il compte rapidement en exploiter 4 dès que possible !!

Ingénieur de formation, Pierre Ménard a bourlingué en Nouvelle-Zélande, en Hongrie et dans le Bordelais, avant de revenir sur la "terre de ces ancêtres".

Accueil souriant, voix douce, c'est une version couillue de Fifi Brindacier qui nous emmène directement sur la parcelle de chenin, pour échanger sur les pratiques et l'approche de "sa viticulture" avec le Gros Jull Sorcier du Compte-Marc !!

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

Retour au chai (en fait, sous la maison des darons, dans le garage), pour passer aux travaux pratiques.

Laïka 2014 "Sauvignon blanc" - IGP Val de Loire : robe très brillante, élevage de type "fût neuf d'obédience bourguigonne" marqué au nez. L'attaque confirme le boisé, dominant mais pas caricatural, la matière est plutôt "sphérique", très charmante, à l'amertume et à l'équilibre nets. Même étiquette découverte, aucun "marqueur" archétypique du sauvignon. C'est très bien foutu.

Le Quart des Noëls 2013 - Anjou : Là encore, l'élevage domine le nez, même si de sympathiques agrumes se fraient un chemin jusqu'à mes parois nasales. Une attaque "enrobée" (malo partielle, 0,8 gr de sr), compacte, puis salivante en fin de bouche, qui monte crescendo (longueur remarquable). Finale un peu éthérée au fil des gorgées, sur de petites notes de champignons.

Le Quart des Noëls 2014 - Anjou : nez "boisé" plus discret que sur les 2 premiers vins, "plus chenin" dans l'expression olfactive. Matière très finement boisée, plus aérienne que 2013, plus demi-corps aussi, très épicée, portée par une splendide finale, quasiment "chardonnesque dans l'esprit", ciselée, très fine, glissante... qui n'arrive quand même pas à faire fléchir, au global et à ce stade, ma préférence pour 13 !!

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

Pipette à la main, nous entamons le "cycle des barriques".

Laïka 2015 "Sauvignon blanc" - IGP Val de Loire : poire monstrueuse au nez, matière très flatteuse, en cours d'élevage (20 gr de sr estimé, 11°).

Le Quart des Noëls 2015 - Anjou : nez acidulé, flaveurs de pomme verte, matière nette, à l'acidité savamment salivante, très gros vin en perspective.

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

Retour aux flacons.

Cosmos 2014 - Coteaux du Layon : abricot et safran boxent valsent au-dessus du verre, puis le quatuor "fraîcheur-suavité-digeste-équilibre" tatoue le petit nectar aux 135 gr de sr, à l'acidité un poil consensuelle pour ma pomme qui aime le "tranchant", surtout dans les "sucres".

Et moi qui voulais du "tranchant", je vais être servi avec ce Verjus 2015.

Pour rappel, le verjus est élaboré à partir des jus acides des raisins encore verts.

Dans notre cas, Pierre Ménard exploite les fruits issus de sa "vendange en vert" (cette dernière consiste à couper le "surplus de raisins" pour mieux réguler le rendement des ceps, tout en assurant une maturité potentielle plus favorable pour les raisins restants), en la valorisant sous la forme d'un verjus, usuellement utilisé en cuisine (pour déglacer, notamment).

Nez intense de rhubarbe, à l'acidité haute qui fait presque recroqueviller mes poils de tarin !! En bouche, on doit frôler le pH 0 1 !!

L'acidité est très très haute, énorme même, très plaisante en l'état avouerais-je.

La rhubarbe signe autant la bouche que le nez.

Pierre Ménard commente sobrement chaque vin avec des infos claires, pragmatiques et engagées. Il écoute sans ciller nos remarques de découpeurs de prépuces d'hannetons. Il a une l'humilité de rigueur avec ses 2 premiers millésimes, malgré le "déferlement" de louanges dans la glouglousphère... et il est plutôt sympa en plus !!

Reste des tarifs déjà "ambitieux" (14 et 21 € respectivement pour son sauvignon et son anjou, 8 pour le verjus... 22 pour son sucre).

S'il est vrai que ces vins respirent déjà une pureté, un éclat et un équilibre qui souffrent peu la critique (avec des 15 qui risquent de "casser la cabane"), la grille tarifaire est déjà "mature", surtout pour le chenin !!

A 15 €, j'aurais sauté comme une antilope narguant un vieux lion fatigué pour vanter l'excellence du rapport qualité-prix.

A 21 €, ma préférence pourrait aller, hiérarchiquement, sur d'autres vins... ailleurs !! Il n'en demeure pas moins que la relève est bien là... et qu'elle a pas envie de manger des cailloux !!

Merci encore à Pierre Ménard pour la générosité du temps consacré à 3 amateurs (et un pro) parfois enclins à geindre sur certains prix !!

Domaine Pierre Ménard

Vallet,

49380 Faye d'Anjou

www.facebook.com/domainepierremenard

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LPV BzH visite la Côte de Beaune

1 Novembre 2015, 18:23pm

Publié par Docadn

Bonjour,

16 ème rendez-vous pour notre cercle bacchique bretonnant LPV BzH.

Nous devions boucler la boucle ligérienne, mais le Doodle en a décidé autrement !!

Petit détour par la Côte de Beaune, avant de revenir explorer, très vite je l'espère, le Sancerrois .

Petit compte-rendu clinique des vins dégustés, comme d'habitude à l'aveugle, avec la cuisine de Maïté Ligeron qui tente avec nous des expériences culinaires comme d'autres tentent d'arriver à l'heure avec un RER un jour de grève !!

Vu le très bon niveau une fois de plus délivré par "la sorcière néo-végétarienne" de la rue de Paris à Rennes, voilà un sort de cobaye que je souhaite à tous !!

Fleur d'Aligoté (estimé 2014) Céline et Laurent Tripoz

Fleur d'Aligoté (estimé 2014) Céline et Laurent Tripoz

Fleur d'Aligoté (estimé 2014) Céline et Laurent Tripoz.

Nez très fementaire, bulle grossière, un poil demi-corps, matière simpliste avec un citrique appuyé sur la finale.

Très peu charmeur en l'état, déçu à double titre en voyant l'étiquette et le potentiel original "raté" de la chose. *

Bourgogne - Chardonnay 2011 - François Carillon

Bourgogne - Chardonnay 2011 - François Carillon

Bourgogne - Chardonnay 2011 - François Carillon.

Réduction appuyée au 1er nez, peu disert après une aération dynamique, pointe beurrée et caractère timidement élégant.

L'élégance s'affirme en bouche, fraîcheur de bon aloi, finesse et amers classieux, presque vibrants dans l'expression finale, si ce n'est cette petite pointe alcooleuse qui vient ternir le joli tableau. ***

Santenay le Bievaux - L'air de Rien 2012 - Antoine et Rachel Olivier

Santenay le Bievaux - L'air de Rien 2012 - Antoine et Rachel Olivier

Santenay le Bievaux - L'air de Rien 2012 - Antoine et Rachel Olivier.

Nez à l'évidente élégance, très fruité, légèrement anisé, qui se confirme en bouche.

Un "vin schizo", qui présente une très belle "entrée en bouche" avec joli déroulé, élégance et expression, mais qui rate totalement sa "fin de bouche", avec des amers grossiers et un manque d'allonge conséquent. Dommage . **

Saint-Romain 2012 - Alain Gras

Saint-Romain 2012 - Alain Gras

Saint-Romain 2012 - Alain Gras.

Nez peu disert, quasi muet. La bouche montre un caractère plutôt plaisant, mais se "dédouble" bizarrement, comme porté par un squelette et un exosquelette pas du tout taillés pour coexister. Un peu comme si on pouvait boire ce vin sur 2 niveaux à chaque gorgée. Ce manque d’homogénéité me dérange au global, quand l'assemblée hurle sa joie et son désaccord. Finale éthérée peu charmante. **

Bourgogne - Gravel 2012 - Catherine et Claude Maréchal

Bourgogne - Gravel 2012 - Catherine et Claude Maréchal

Bourgogne - Gravel 2012 - Catherine et Claude Maréchal.

Nez "boisé-torréfié" peu sexy, d'une jeunesse aussi rude que "le 1er bouton d’acné du reste de ton adolescence" . En bouche, c'est juste un infanticide à mains nues. Un nourrisson aux amers rédhibitoires, au végétal d'un cab' franc sur pied au mois de juin. Juste imbuvable en l'état... et c'était mon apport. 0

Beaune - Les Beaux et Bons 2013 - Jean-Claude Rateau

Beaune - Les Beaux et Bons 2013 - Jean-Claude Rateau

Beaune - Les Beaux et Bons 2013 - Jean-Claude Rateau.

Un nez archétypique de pinot noir, à la fraise exubérante, un poil "vendanges entières". En bouche, on retrouve un végétal aussi enivrant qu'une déambulation dans le rayon phyto d'un Jardiland. Aucune sympathie spontanée de ma part pour ce vin. 0

Savigny-les-Beaune 2012 - Olivier Decelle et Pierre-Jean Villa

Savigny-les-Beaune 2012 - Olivier Decelle et Pierre-Jean Villa

Savigny-les-Beaune 2012 - Olivier Decelle et Pierre-Jean Villa.

Nez "boisé-grillé", pinoteur à souhait. Une matière immédiatement soyeuse, simple mais efficace. La puissance augmente au fil des gorgées, à l'équilibre attendu depuis quelques verres. C'est très bon, pas d'une complexité folle, mais fort bien gaulé. ***(*)

Ladoix - Les Ranches 2013 - Domaine Bonnardot

Ladoix - Les Ranches 2013 - Domaine Bonnardot

Ladoix - Les Ranches 2013 - Domaine Bonnardot.

Nez discret, aux fines notes de grenadine. Un pinot avec de la mâche... mais rien d'autre !! On en reboit... et toujours rien d'autre. *

Savigny-les-Beaune - Aux Fournaux 2010 - domaine Rapet

Savigny-les-Beaune - Aux Fournaux 2010 - domaine Rapet

Savigny-les-Beaune - Aux Fournaux 2010 - domaine Rapet.

Un nez puissant de cosmétique, qui vous propulse directement dans l'ambiance survoltée d'un Nocibé à la Fête des mères !!

La bouche est agréablement gourmande... mais les amers finaux sont beaucoup trop saillants pour lui laisser son capital gourmand intact. **

Pommard - Vieilles Vignes 2010 - Domaine Loïc Durand

Pommard - Vieilles Vignes 2010 - Domaine Loïc Durand

Pommard - Vieilles Vignes 2010 - Domaine Loïc Durand.

Réduction marquée, robe évoluée, quand l'attaque trompe son monde par sa "jeunesse aboutie". La matière est soyeuse, pulpeuse, puissante. Seule la note finale de "bois brûlé" et le côté un poil court réduisent la majesté de ce vin qui aurait pu être très grand.

Cela reste quand même un très bon vin qui, comme le Finger de Cadbury, aurait mérité d'être un peu plus long... ***(*)

Beaune 1er Cru - Clos des Mouches 2009 - Brigitte Berthelemot

Beaune 1er Cru - Clos des Mouches 2009 - Brigitte Berthelemot

Beaune 1er Cru - Clos des Mouches 2009 - Brigitte Berthelemot.

Le plus joli et le plus complexe des nez de la série des rouges. Il mêle délicatesse, suavité, notes de cerise, graphite, fumée, presque hypnotisant !!

L'attaque est délicate, hyper charmeuse... puis presque plus rien derrière !! Un vin que je qualifie péjorativement de "jupe fendue" (le fait que ce soit une femme qui le fasse est un hasard absolu, nous buvons à l'aveugle pour rappel), ou "slip rembourré" si vous préférez, histoire d'éviter une campagne de sexisme trollage en plastoc !!

Des promesses non tenues après un nez des plus sensuels. **/**(*)

Saint-Aubin 1er Cru - En Montceau 2012 - Marc Colin et Fils

Saint-Aubin 1er Cru - En Montceau 2012 - Marc Colin et Fils

Saint-Aubin 1er Cru - En Montceau 2012 - Marc Colin et Fils.

Retour momentané sur les blancs. Nez salivant, puissant, sur la "tarte aux citrons meringuée". L'évidence de la maîtrise en bouche. Pas un protagoniste ne manque à l'appel. Nous avons l'équilibre, le fruit, l'éclat, les vibrations, la puissance, l'élégance d'un très grand vin. ****

Maranges 2000 - Yvon et Céline Contat-Grangé

Maranges 2000 - Yvon et Céline Contat-Grangé

Maranges 2000 - Yvon et Céline Contat-Grangé.

Nez puissant de citron, qui vire "poire très mûre". C'est un véritable jus de fruits qui déboule entre les badigoinces. C'est hyper gourmand, ça pète de fruits blancs, on en sifflerait des citernes en l'état. ***(*)

Volnay - Vieilles vignes 2011 - Joseph Voillot

Volnay - Vieilles vignes 2011 - Joseph Voillot

Volnay - Vieilles vignes 2011 - Joseph Voillot

Flaveurs "boisées-fumées", à l'acidulé très marqué, mais comme cloisonné dans son expression totale. "Fermé à double tour" diraient les fans de "Prison Break". *

Monthélie 2011 - Pierre Boisson

Monthélie 2011 - Pierre Boisson

Monthélie 2011 - Pierre Boisson.

Retour sur les rouges,avec un nez cosmétique, épicé, très mûr. L'acidité est très haute, les amers là encore un poil saillants. La cerise et l'amande amère s’enlacent agréablement en finale. Plutôt correct dans l'ensemble. **(*)

Ladoix 2011 - Edmont Cornu et Fils

Ladoix 2011 - Edmont Cornu et Fils

Ladoix 2011 - Edmont Cornu et Fils.

Un nez étonnamment "salin-marin", à l’astringence très marquée, asséchante, aux amers rédhibitoires, au caractère global "rustique" qui plaît à certains... pas à moi !! *(*)

Pommard - Paisseaux 2000 - Moillard-Grivot

Pommard - Paisseaux 2000 - Moillard-Grivot

Pommard - Paisseaux 2000 - Moillard-Grivot.

Un nez de "marée basse en plein été" et "iodé-barré" peu rassurant. La bouche signe le constat : bouchonné !! NN

En conclusion, une dégustation où les blancs (peu nombreux) ont été plus brillants moins déçu que les rouges pour ma part.

Marc Colin confirme son rang, quand des "inconnus" brillent en rouge face à des "références". Beaucoup de vin jeunes dans notre casting et une acidité très particulière sur les rouges 11, qui fait qu'on peut quasiment les sortir du lot à l'aveugle en fin de partie...

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Le site La Passion du Vin racheté par Olif, François Audouze et Gérard Depardieu !!

17 Octobre 2015, 13:44pm

Publié par Docadn

La rumeur n'avait cessé d'être relayée, mais c'est acté : le site francophone n°1 des passionnés du vin est désormais entre les mains de l'improbable trio Olif-Audouze-Depardieu !!

Revenons sur les dessous de cette incroyable transaction, qui fait déjà frémir tout le Mondopicolo !!

Le site La Passion du Vin racheté par Olif, François Audouze et Gérard Depardieu !!

Un joint-venture au-delà de toutes les stratégies imaginables...

Qui aurait pensé que ces 3 passionnés du vin, que tout oppose, se seraient ralliés pour faire main basse sur le site leader des analyses de vin et de la plus grande concentration de trolls picologues internautiques.

Un peu d'histoire...

Né il y a une dizaine d'années, le site La Passion du Vin a rapidement acquis une audience qui, aujourd'hui, fait désormais force dans le Paysage Vitipicole.

Une équipe franco-belgo-suisse compose le noyau des fondateurs... dont Olif occupera brièvement un strapontin en tant que membre du bureau !!

Premiers nains d'IGP Pontarlier / Prescription finale pour l'obtention de l'IGP (source Google)
Premiers nains d'IGP Pontarlier / Prescription finale pour l'obtention de l'IGP (source Google)

Premiers nains d'IGP Pontarlier / Prescription finale pour l'obtention de l'IGP (source Google)

Les histoires d'amour finissent mal... en général !!

Mais comme toutes les "success story", les déchirements sur les visions divergentes de la gestion d'un site et d'une même passion ne tardent pas à se dessiner.

Même si l'équipe dirigeante ne manque pas de médecins, la fièvre monte... et Olif se voit obligé de quitter le giron de LPV pour se lancer dans un élevage de nains jurassiens nourris au Comté 36 mois, affinés au tonneau de ploussard, massés à la cancoillotte tiède sur fond de Benjamin Biolay diffusé 24h sur 24 !!

Source Darty

Source Darty

Et François Audouze arriva...

L'ex-capitaine d'industrie fit une entrée fracassante dans le "bistrot ronronnant de LPV".

Rapidement estampillé "buveur d'étiquettes", décrié par beaucoup, il se signale très rapidement comme un "nécrophage-nécrophile du vin", de prestige si possible...

Pour lui, un vin de moins de 30 ans c'est un peu notre beaujolais nouveau à nous !!

Il a tout bu, mangé dans tous les triples étoilés, s'ouvre du Clos du Mesnil à l'apéro, le termine en kir si c'est trop jeune...

Attaqué de toutes parts, le "tombeur des vieilles (bouteilles)" ne lâche jamais prise.

Depuis, il prend régulièrement part aux "mêlées de LPV". Ses mollets portent toujours les mêmes morsures, mais il résiste.

Un rachat maintes fois démenti... et pourtant !!

Si l'équipe dirigeante a toujours martelé son indépendance, refusant toutes les publicités et autres propositions financières, elle n'a pas vu arriver cette "OPA peu amicale", dont l'habileté force l'admiration !!

Soucre l'Express

Soucre l'Express

Et Depardieu dans tout ça.. et des "winetapes" !!

Un Blitzkrieg (guerre éclair en teuton) qui a laissé pantois l'équipe historique, obligée de céder les rênes du site.

Depardieu, par l'entremise de son ami Vladimir Poutine, a diffusé une série de "winetapes" concernant certains membres du bureau.

Ainsi, on a pu voir Luc Javaux défendre la notion de terroir, tout en se gargarisant (avec un plaisir non dissimulé) d'un vin sans soufre issu de la biodynamie...

Que rajouter en voyant Thierry Debaisieux faire de la sangria avec les 2005 de Laurent Charvin, ou encore Jérôme Perez se lancer dans un bashing ultra-violent contre les vins du sud...

Des "winetapes" qui ont laissé des traces profondes, forçant les "coupables" à renoncer définitivement à leurs fonctions sur LPV... entraînant dans leur chute les autres membres innocents !!

Source "lamidesarts.fr"

Source "lamidesarts.fr"

Le montant de la transaction tenu secret... payé en liquide(s) !!

 

Des "winetapes" qui ont fait largement chuter la valeur intrinsèque du site.

Si personne ne confirme les montants les plus bas jamais atteints pour l'achat d'un site internet, Il se raconte (en off) que les "vendeurs" auraient empoché 12 bouteilles de la cuvée "De battre mon cœur s'est arrêté" sur le millésime 2008, ainsi qu'une carte de réduction de 15% (valable toute l'année) à "Un Midi Dans les Vignes" à Rennes (hors périodes de soldes, hors prestations culinaires, dans la limite des bouteilles sans soufre disponibles).

Un financement occulte, complexe, qui a vu naître un bloc majoritaire composé de François Audouze et Gérard Depardieu, quand Olif, malgré un crowdfunding actif (il n'a récolté que des bouteilles), ne se voyait doté que de 0,7% du nouveau capital !!

 

Source guitarist.com

Source guitarist.com

L'avenir du site LPV...

 

D'après les 3 nouveaux administrateurs, la refonte du site devrait, selon leur communiqué, "améliorer la visibilité de ce dernier, tout en innovant sur des thèmes volontairement écartés par l'ancienne équipe".

La nouvelle équipe a assuré de pas vouloir "censurer" les membres actuels, dont certains jouissaient d'une "liberté de ton plus grande que d'autres"... Gérard Depardieu et son ami Vladimir (dont le pseudo est "Vladim est là" sur LPV) seront chargés de faire respecter cette équité de liberté d'expression.

Une ouverture qui devrait permettre à des prescripteurs classés "bordeline" de pouvoir à leur tour entrer dans l'arène.

On annonce déjà Nicolas le Rouge et un certain Philippe Qu(c)bi côté Hexagone, mais aussi Sandrine Goeymachin et Vincent Pousse-toi pour la partie internationale...

François Audouze souhaite ardemment ne pas "bolloriser" cet espace d'expression, en achetant des chroniqueurs à coups de Petrus et autres La Tâche !!

Il ne paiera ces "consultants en avis définitifs" qu'en "avoirs valables pour un dîner au sein de son Académie des vins anciens".

Source Audiofanzine

Source Audiofanzine

Un nouveau site... 2 rubriques... et des nouvelles tensions !!

François Audouze a décidé de scinder le site en 2 rubriques.

La première sera consacrée aux "Vins à plus de 250 € avec un nom connu en Bourgogne, à Bordeaux ou en Champagne + les restaurants 3 macarons au Michelin", quand l'autre rubrique sera modestement intitulée "Pinards et cubis pour pauvres + bistrots à 19,90 € le midi".

Olif, très fâché par cette nouvelle stratégie, n'a pu opposer son véto contre cette nouvelle architecture.

Il a juste réussi à arracher la gestion de la rubrique "Pinards et cubis pour pauvres + bistrots à 19,90 € le midi", qu'il a immédiatement redécoupé en 2.

Ainsi, les lecteurs pourront lire et alimenter 2 sous-rubriques.

La première sera consacrée aux "vignerons rebelles et respectueux des terroirs, vins natures et bios-avec-n'importe-quoi-derrière + les casse-croûtes charcutiers", quand la seconde sera consacrée aux "vins de merde industriels, foire aux vins, avis sur Bettane et autres cochonneries marketées".

Olif nous confiait (au téléphone) qu'il était peu fan des "forums"... mais qu'avec cette nouvelle opportunité, il espérait attirer et reconquérir des lecteurs éparpillés et désorganisés sur les réseaux sociaux qui se veulent soucieux de la bonne image que le vin et sa culture doivent véhiculer... mais aussi promouvoir l'élevage des nains sous voile, plus aptes à résister à leur exploitation à la téloche ou au ciné !!

Le site La Passion du Vin racheté par Olif, François Audouze et Gérard Depardieu !!

Souhaitons "bonne chance" à ce nouveau défi internautique... qui n'arrivera sûrement jamais !!

Une laborieuse tentative de parodie pour soutenir un nouveau blog drôle, réservé à une niche de lecteurs aux amateurs de pinard qui zonent sur les réseaux sociaux et autres forums, qui comprendront sans mal le 8ème degré et les personnages mis en scène.

Ça s'appelle La Revue des Gros Vins de France (RGVF), c'est tenu par un certain Marc Hélalie, c'est un peu "notre" Gorafi pinardier... et longue vie à lui !!

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Miettes liquides et solides

11 Octobre 2015, 14:30pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Une rentrée très calme sur le front de ce foutoir internautique !!

Mon tire-bouchon est quasiment dans le coma, quand mes raids de gastronomie se réduisent à la fréquence d'un jamboree de scouts unijambistes Burkinabés.

Miettes liquides et solides

Côté liquides, la mandale mensuelle m'est tombée sur le râble par l'intermédiaire d'un splendide Riesling 2008 du Château Béla (Sturovo Region, Muzla, Slovaquie), produit la mythique Weingut Egon Müller (et un certain Miroslav Petrech).

La star allemande (Egon Müller IV de son petit nom) a découvert l'incroyable potentiel de ce terroir (ayant appartenu à un Baron Ullmann) situé sur les bords du Danube, au début des années 2000.

1er millésime en 2001, avec pour objectif de venir se mesurer, notamment, aux "références alsaciennes" des grands secs.

Sur ce 08, le nez est à l'archétype d'un riesling. Hydrocarbures puissants, élégance, déjà salivant. Une attaque finement perlante, à l'expression étonnante "d'écorces de citron", au gras très marqué, finement boisé, aux amers extraordinaires vibrants.

Finale miellée, à l'élégance indéniable, avec une infime-ridicule-limite-tu-la-sens-pas pointe de sucre, que l'équilibre exemplaire intègre parfaitement. Pour à peine 18€, une très belle bouteille qui vieillira encore admirablement. ***(*)

Miettes liquides et solides

Revenons sur nos terroirs, avec un joli jeu de mots dreadlockstracté capillotracté que "Le Telquel un poil dur" (Vin de France 2013), produit par le duo Puzelat-Bonhomme, m'a donné à voir.

Une macération carbonique pinot noir-gamay (80/20) sans soufre ajouté (à la vinif comme à la mise) ni filtration, qui renifle le "peu pas protégé mais droit", avec sa réduction qui sent les poches du manteau de fourrure remisé depuis 3 saisons... limite "cab' franc bio" dans l'esprit.

En tronche, c'est extrêmement fruité, souple, à l'acidité de diable, tout en restant gourmand et équilibré. Un truc pour convaincre les anti-natures par nature qui réduisent (parfois à raison) ces cidres vins à des cours de poterie pour zadistes dépressifs !! ***

Autour de 10 € le glouglou, qui semble avoir plus la cote chez nos voisins anglais que par chez nous, tout en se gardant de tarifs débiles de plus en plus fréquents chez certains "ultra-naturistes" !!

Mises en bouche - Escabèche de maquereau - Dos de lieu jaune aux cocos de Paimpol - Dos de cabillaud - Champs de choux à la framboise
Mises en bouche - Escabèche de maquereau - Dos de lieu jaune aux cocos de Paimpol - Dos de cabillaud - Champs de choux à la framboise
Mises en bouche - Escabèche de maquereau - Dos de lieu jaune aux cocos de Paimpol - Dos de cabillaud - Champs de choux à la framboise
Mises en bouche - Escabèche de maquereau - Dos de lieu jaune aux cocos de Paimpol - Dos de cabillaud - Champs de choux à la framboise
Mises en bouche - Escabèche de maquereau - Dos de lieu jaune aux cocos de Paimpol - Dos de cabillaud - Champs de choux à la framboise
Mises en bouche - Escabèche de maquereau - Dos de lieu jaune aux cocos de Paimpol - Dos de cabillaud - Champs de choux à la framboise

Mises en bouche - Escabèche de maquereau - Dos de lieu jaune aux cocos de Paimpol - Dos de cabillaud - Champs de choux à la framboise

Côté solides, un dîner (le 1er) chez le très discret mais néanmoins très recommandable Tire-bouchon à Lorient, que je fréquente irrégulièrement (au déjeuner).

La déco de "vieille pizzeria-auberge" triste et sombre a laissé place à un intérieur plus "damidoesque". Les poutres ont été repeintes en blanc, une nouvelle moquette à bouclettes, des tons gris... et toujours les classiques nappes blanches.

Un menu à 19, un autre à 29 €, pour 2 séquences parfaitement maîtrisées, où l'esthétisme des assiettes rimaient avec la fraîcheur et le respect des produits .... bon y'a bien 9,58 secondes de cuisson de trop sur les poissons, mais je ne suis toujours pas une référence "normale" dans ce domaine !!

Estampillé d'un "Bib au Gros Rouge", il ne manque à cette table qu'une carte des vins en phase (oui, oui, je me contredis par rapport à ce que j'écrivais en 2009, mais moi z'aussi j'ai changé) avec l'excellence de ces plats, dans cette catégorie "bistrot très soigné", au rapport qualité-prix indéniable le soir comme au déjeuner.

Le Tire-Bouchon

45 rue Jules Legrand

56100 Lorient

Tél : 02 97 84 71 92
Crédit photo : letandem.bzh

Crédit photo : letandem.bzh

Côté "nouveauté qu'il faudra tester", on m'a annoncé l'ouverture "récente" (le 19/05 dernier quand même, mais on est pas à Paname non plus où il faut avoir donné son avis avant l’ouverture) à Vannes, d'une nouvelle adresse détenue par Olivia et David Jubin, aux cv de 1ers de la classe (Guérard, Rambaud, Bras, Boulud, ducasse) : Le Tandem.

David est pâtissier de formation, quand Olivia officiait côté salé lors de leur rencontre chez les Bras. Après 3 ans chez les Québécois, les voilà en néo-voisins du Roscanvec.

Le lieu se définit comme "restaurant-brunch-salon de thé". La cave devrait s'étoffer rapidement selon les murmures d'un caviste... à suivre !!

Une naissance qui succède à la fermeture précipitée-soudaine-surprenante du Café de la Mairie à St-Avé en juin dernier. Un énième rideau baissé pour cause de "modèle économique non-viable".

En souhaitant à Nicolas Séjourné de rebondir rapidement après ce trébuchement !!

crédit photo : Laurentleberrigaud.com

crédit photo : Laurentleberrigaud.com

Autre miette solide, sur la côte lorientaise : La Table de Laurent Le Berrigaud à Guidel.

Après avoir transpiré pendant près d'une décennie au Bistrot Saumon à Pont-Scorff dans un anonymat totalement injustifié, Laurent Le Berrigaud s'est rapproché de l'océan au printemps dernier (le 18/04/15 pour les astiqueurs de diptères).

Il en a profité pour "augmenter sa visibilité" en participant à un jeu tv intitulé "le meilleur menu de France", l'été dernier.

Une nouvelle ligne à rajouter à ma liste "nouveauté qu'il faudra tester" !!

Crédit photo : cavepurjus.com... caricature d'Antony tortul alias "le Jésus déclouté" !!

Crédit photo : cavepurjus.com... caricature d'Antony tortul alias "le Jésus déclouté" !!

Dernière miette bretonne, liquide cette fois-ci, avec un "nouveau dealer internautique de jus" basé à Ploemeur (près de Lorient, une adresse signalée par notre correspondant du 8-7, AT) : Pur Jus.

Google m'apprend que c'est un certain Tegwen Naveos qui semble se "cacher" derrière cette enseigne (dont le début des activités date de 2014) axée "vins naturels", avec une boutique en ligne déjà bien achalandée.

Tegwen Navéos est surtout connu dans le milieu de la gastronomie morbihannaise. Il est cuisinier de formation et possédait une très jolie table au milieu des années 2000 à Guidel... qui a fermé... pour rebondir avec 2 autres établissements plus "accessibles" (1 pizzeria et un bistrot de la mer), toujours à Guidel.

J'avais mangé à sa "grande table" (en 2005), puis au "bistrot de la mer" à l'ouverture, mais ne sait pas si les 2 derniers établissements sont toujours d'actualité !!

Voilà, le long flash info "j'ai pas mangé ni bu grand-chose, mais je vous dis ce qu'il en est de l'actu tiède des fourneaux pas encore testés dans le 5-6" est terminé, vous pouvez fermer l'onglet !!

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Soirée labrador...

19 Septembre 2015, 20:48pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Si pas mal d'entre-nous sont rompus à la "dégustation à l'aveugle" classique (je m'adresse aux 12 picolos qui me lisent, ainsi qu'à mes 50 abonnés), "la dégustation à l'aveugle intégrale" reste un exercice plus rare.

Aussi, quand on vous en propose une, vous sautez sur l'occasion, comme d'autres sur une invitation à bouffer ou boire à l’œil...

Si en "dégustation à l'aveugle standard" vous tentez de deviner le breuvage servi en l'analysant visuellement, olfactivement et gustativement, dans une "dégustation à l'aveugle intégrale", on vous retire le visuel... et ça change absolument tout !!


Si j'ai brillé à plusieurs reprises dans la forme classique de l'exercice (comprendre je suis une brêle mais j'adore ça), je suis un vrai débutant dans sa forme vraie, sémantiquement parlant.

Soirée labrador...
Soirée labrador...

Pour faire un parallèle (un peu extrême,soit), on peut dire que dans une "dégustation à l'aveugle standard", vous êtes mal-voyant depuis votre naissance, vous possédez un labrador éduqué pour vous mener où bon vous semble, en gérant "naturellement" vos déplacements ...

Dans une "dégustation à l'aveugle intégrale", vous êtes en fait mal-voyant depuis 2 jours, votre labrador a les yeux crevés, on a foutu du Tabasco dans sa truffe, elle est en chaleur (oui, c'est un labrador transsexuel), n'a plus de harnais, vous pisse sur le futal et tente de vous semer dans une ville où vous n'avez jamais foutu les pieds !!

3 conditions pour bien réussir votre "soirée labrador" :

  • le fameux verre noir-opaque ci-dessus.
  • un éclairage qui doit faire passer "Le Projet Blair Witch" pour un film visuellement surexposé.
  • un serveur capable de servir TOUS les verres à la frontale, sans vous laisser deviner la couleur du breuvage.

Au programme ce soir-là : 4 blancs, 4 rouges et 1 rosé.

Le but : déterminer la couleur de chacun des 9 vins servis !!

Vu que j'aime ce jeu là, je me laisse même aller à l'orgueil la vanité de déterminer la région, ainsi que les cépage(s) reniflés, bus.. mais pas vus !!

Tous les vins sont dévoilés à la fin de séance, à l'ambiance très déconneuse, comme si l'obscurité désinhibait les esprits et les langues !!

Le 1er vin propose un nez au boisé appuyé, un caractère "lacté marqué", qui me dirige vers un blanc.

En bouche, la piste du blanc se confirme. Je gargarise 2-3 lampées pour finir avec le diagnostic suivant : melon de Bourgogne, de type muscadet 2012 !!

Soirée labrador...

Ça commence très très fort... bon, j'ai la couleur.... "ouane Poïnte" !!

Le second vin "transpire" les agrumes, c'est la Loire ça... puis des effluves quasi exotiques.

Té, voilà l'ananas !! Gros manseng... oh et puis non, trop mou... un viognier... pff, porte naouak, marsanne ?! Allez, on se concentre... bon, c'est un blanc... bourboulenc, Barbier 09... non, allez je reste sur viognier, c'est myopathe, c'est sudiste !!

Soirée labrador...

Bon, du rolle... mais c'est sudiste !!

Merde, il est où mon labrador en chaleur ?!! J'ai la couleur, "tou poïnte" !!

3ème vin... ah, du rouge, c'est sûr !! Y'a de la réduction, pas autant de bois que dans les Landes, mais y'en a... hey, c'est mûr... pourquoi pas un cab' franc !! Un peu d'astringence, ça poivre... oh le joli champignon en fin de gueule... allez, je tente "Dittière - Les Beaugrands 11"...

Soirée labrador...

Ben quoi, un 100% merlot (plutôt pas si mal)... Toby, t'es où ?! Putain de clébard !! "Tree poïnte" !!

Purée, ça enchaîne, 4ème pif... oh, ça c'est du gamay, c'est sûr, ça "gamayte grave"... bien mûr, dense, bien le style de Thévenet... allez, "Grain et Granite 13"... oui, oui, un beau Régnié !!

Soirée labrador...

.... Ouais, bon, c'est du pineau d'Aunis 12... et c'est drôlement bon !! Putain, si je remets la main sur ce putain de chien de mes 2, je lui recrève les yeux avec ma canne blanche !! J'ai encore la couleur... seulement !! "For poïnte" !!

Bon, allez, on va se refaire avec le suivant !!

Ah te voilà le rosé !! Au nez, tu suintes le bonbec, le sud, le truc trop tendre que j'aime po... y'a de la matière, mais non, t'es pas ma came !!

Soirée labrador...

Mourvèdre-syrah-grenache 12 !! T'es bien un rosé !! "Faïve Pointe" !!

Labrador, si je t'attrape, je te défonce, je te dépèce et je te revends en kebab avec de la sauce canne blanche !!

6ème vin... ouh putain, c'est quoi ce truc... pineau d'Aunis... non, du côt... na... merde, ce côté "résine"... rouge, ploussard évolué... non... trousseau... non... putain (oui, c'est comme dans "Un monde sans pitié", je dis "putain" tous les 3 mots dans ma tête)... cette "résine", ce côté "acacia"... allez, je mets "blanc zarbi", mais je sais foutrement pas ce que c'est !!

Soirée labrador...

Hein !!! du sauvignon, ça ?!!!

Nous ne sommes pas nombreux à avoir mis "blanc" sur cette macération pelliculaire (à la rital paraît-il), ni levuré, ni sulfité... pas ma came non plus !! "Sixe poïnte" !!

Ouch, la "fourrure" au pif... gamay ou cab' franc... merde, déjà mis... perlant, kirsché, jolis amers... pfff, c'est quoi encore... bon, c'est du rouge, mais d'où ?!

Soirée labrador...

Cinsault, grenache, mourvèdre... s'ils le disent !! Bon, rouge again... "c'est vaine poïnte" !!

Bouh c'est quoi cette menuiserie ce "boisé outrancier" ?! Mais c'est quoi cette forêt qui débarque comme ça dans le noir, sans crier "hey je te ramène ton labrador, il est tellement excité qu'il a essayé de faire bander des vers de terre" !! C'est "grillé-boisé"... tain, je suis paumé... ça fait bordelais caricatural à la Michel Leeb... cab'-sauvignon plus du merlot... rouge, mais paumé... fuis labrador, surtout ne te retourne pas !!

Soirée labrador...

Ah bon !! Du pinot noir... ça reste du rouge... "eillete poïnte" !!

Bon, si je me suis pas trop planté, normalement le prochain est un blanc !!

Ahhhhh, la poire, les épices, les belles amandes... un peu sudiste... ou bien un aligoté sur millésime chaud... mais blanc... sûr !!

Soirée labrador...

Bon, objectivement on va dire que c'est le sud... et c'est blanc !!

Mes notes griffonnées en "braille maison", en raison d'un éclairage d'environ 0,001 lux !!
Mes notes griffonnées en "braille maison", en raison d'un éclairage d'environ 0,001 lux !!

Mes notes griffonnées en "braille maison", en raison d'un éclairage d'environ 0,001 lux !!

Ouf, c'est fini !!

Bilan : 9 sur 9 pour le nuancier... et "Fanny sur 9" pour les cépages, les régions, etc...

Dégustation très instructive sur la puissance oculaire dans l'analyse d'un vin !!

Sans lui, vos "certitudes" (déjà pas très solides) vacillent sans mal !!

Forcément, je vous conseille de tenter le plus rapidement possible cette expérience, si elle vous est étrangère, quand personnellement je vais retenter la chose dès que possible... pour apprendre à me passer définitivement d'un labrador !!

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Digression estivale

16 Août 2015, 11:53am

Publié par Docadn

Bonjour,

Reprise des activités, quand la moitié de la France soigne encore intensivement son cancer de la peau sur des plages souvent bondées.

Un foutoir internautique qui promène sa bedaine depuis maintenant 9 saisons, tout en se posant l'éternelle question du "renouvellement-lassitude-habitudes-à-la-con".

Je vous épargne le couplet du"je-sais-pas-si-je-vais-arrêter-dans-l'espoir-de-provoquer-une-mobilisation-de-mes-3-lecteurs-et-feindre-le-caprice-de-diva-discount-sans-talents-qu'on-supplie-de-continuer", car je suis aussi (et avant tout) un lecteur de blogs !!

Digression estivale

Mais combien de blogs sont soit morts-nés, soit aussi actifs que Vincent Lambert, comatant dans une permanente procrastination éditoriale ?!

Pour les "encore vivants", combien de blogs à la même rhétorique grammaticale, visuelle, provocatrice aussi passionnante qu'une cérémonie des César ?!!

Ce foutoir n'échappe pas non plus à ce constat et ces travers !!

Si le vin a occupé grandement les débuts calamiteux de ce carnet (à l'orthographe qui peut encore rendre aveugle), la gastronomie s'est faite majoritaire au fil de l'eau... et depuis ronronne !!

Les limites "littéraires" personnelles, les "carcans descriptifs" des sujets abordés, pour ne pas se couper de son petit auditoire... quand certains n'écrivent plus que pour leur petit ego, cultivant au quotidien la frustration d'être un écrivain raté de n'avoir jamais percé dans le milieu de l'édition !!

Cela reste assurément une question de talentS !!

Digression estivale

Alors oui, nous pouvons user et abuser de toutes les astuces grossièretés éditoriales pour "attirer le chaland".

Comme si ces artifices devaient combler, à marche forcée, le vide éditorial et créatif de ces supports potentiellement très excitants !!

Mais non, la "Closer-isation" des blogs poussifs va bon train !!

Voyez vous-mêmes : deux zobs en porcelaine, une poitrine en pvc, un chaton aux yeux d'aryen et c'est la quasi garantie d'une course au clic !!

Digression estivale

Rajoutez un cliiffhanger une accroche suffisamment travaillée pour vous assurer un nombre de like, retweet conséquent... puis monétisez le tout, quitte à ne pas faire ça que pour la gloire, merde !!

Je sais de nombreux blogueurs viscéralement braqués sur leurs "stats" !!

Certains pour mieux vendre leur "pouvoir de prescription" auprès des marques, d'autres pour toiser leurs semblables et/ou masturber caresser langoureusement leur ego !!

Fin de la digression "crachons-sur-les-blogs-à-entraîneuses-pas-de-ça-chez-moi-je-suis-au-dessus-de-cette-vulgarité", pour parler "liquide", même si la question du "renouvellement éditorial" reste ouverte et en suspens !!

Brut Viard-Lanier - 45% pinot meunier, 45% pinot noir, 10% chardonnay

Brut Viard-Lanier - 45% pinot meunier, 45% pinot noir, 10% chardonnay

Poursuivons dans le "décalé bacchique", qui à force de se démarquer finit par ressembler à du "normcore vinique" !!

Au détour d'un séjour forcé aux confins de l'Aisne, j'ai découvert une boutique excitante : La Triperie de Luzoir qui, comme son nom l'indique, vend des produits tripiers à Luzoir !!

Après avoir rempli mon panier d'une bonne dizaine de conserves, mon regard a été happé par cette étiquette !!

La patronne m'en fit un article dithyrambique, normal elle vend pas de la merde !!

5 semaines plus tard, je scalpe ladite bouteille lors d'un apéritif au soleil !!

Et je retrouve dans mon verre l'exact contenu décrit par notre tripière picarde !!

Un vrai bon petit champagne, au dosage un poil appuyé pour mon palais fan du "zéro dosage", mais à l'esprit de circonstance !!

Une acidité de bon aloi, une amertume "intégrée", à l'expression maîtrisée, bref un vrai champ' de consensualité apéritive !!

Si on fouille sur le site de la maison Viard-Lanier, on voit que ce petit domaine ne foule pas ses raisins avec des Birkenstocks traitées "à la 500", qu'il travaille en "raisonné", comme la très grande majorité des domaines champenois !!

Ah, une dernière chose, ça coûte 17 € en boutique, soit le prix d'un crémant "haut de gamme"... et c'est plutôt bien foutu, à mon humble goût, pour du brut !!

Allez, bonne fin de congés payés... pour ceux qui en ont !!!

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LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

21 Juin 2015, 21:06pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Notre groupe de soiffards a décidé de consacrer 3 volets aux vins de Loire. Il y a 3 mois, nous explorions les vignobles nantais et angevins.

Au tour de la Touraine de passer sur le grill de nos papilles curieuses et parfois sévères !!

Mon aversion (naturelle) pour le poivron cabernet franc me fait redouter de potentiels mauvais moments. Mais la Touraine, c'est aussi du chenin... soit de bons moments en perspective aussi... normalement !!

Mais voilà, quand ça veut pas, ça veut pas !! Chronique d'une dégustation catastrophe pour l'anti-breton et le pro-chenin que je suis !!

16 joyeux drilles autour d'une tablée ravitaillée par un punk à la crête napalmée, épaulant sa moitié qui, quand elle n'apprend pas à parler à ses légumes les fait chanter dans les poêles, s'est décarcassée comme toujours pour tenter de coller sa (jolie) cuisine aux vins proposés.

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...
LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...
LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...
LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Tradition oblige, nous commençons par une bulle (merci Gilles) aux effluves étonnamment forestiers, profond, à la bulle nerveuse. La vivacité se confirme en bouche, un jus immédiatement salivant, crayeux au possible, à la longueur remarquée. Au fil des gorgées, le vin se révèle assez compact, puissant, aux amers nobles, sur une finale de pamplemousse. J'aime beaucoup ce Vouvray - Brut 2008 - Clos Naudin - Philippe Foreau ***(*)

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Un premier apport, gentiment offert par un collègue de boulot. Un rosé au nez de berlingot, très "levuré", quand la matière s'avère pommadée, sudiste molle au possible et simpliste. L'assemblée grogne déjà devant ce Touraine Noble-Joué - Rosé 2014 - Domaine B. Blondeau 0

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Le premier rouge débarque. Un boisé appuyé envahit mes narines, puis les "capteurs archétypiques" du cab' franc se rangent à la queue leu leu au-dessus du verre. L'attaque est douce, quasi sucrée, puis... pas grand chose derrière !! C'est clairement "maigre" et sans caractère pour un Bourgueil - Tempérance 2012 - Bertrand Galbrun *

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Second rouge, avec un nez de "peu protégé" qui fait craindre le pire. La bouche est presque miraculeusement "neutre", si ce n'est des amers finaux assez toniques, limites désagréables. Pourtant cette trilogie de pinot noir, gamay et pineau d'Aunis du Domaine Augé, vin de France 2010 le Herdeleau là avait tout pour plaire... sur le papier *(*)

3ème rouge s'ouvrant sur un sympathique pif de "fourrure typé macération carbo du Beaujolais", à l'attaque d'abord douce, puis très épicée, aux amers justes... qui part en vrille en moins de 5 minutes, laissant place à un végétal rédhibitoire !! Comment ça c'est un 09 ?! Eh oui, Bourgueil - Les Galichets 2009 - Catherine et Pierre Breton *(*)/**

Le concours de grimaces bat son plein !! Pat le Moineau (dit La Mouthe) jette ses verres avec le même enthousiasme qu'un magasinier détruisant des yaourts périmés.

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Enfin un joli nez original de "raisins mûrs" virant presque sur les agrumes !! C'est bien un rouge, un cab' franc, à l'expression étonnante d'orange amère un poil anachronique, plein de fraîcheur, pas mal en fait ce Bourgueil - La Petite Cave 2007 - Yannick Amirault **(*)

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Nez très métallique, fines notes de fourrure, puis une attaque bien mûre, épicée, hélas demi-corps avec une finale en couille de loup qui trempe négligemment dans une piperade à l'amertume monstrueuse. Chinon - Clos Guillot 2010 - Bernard Baudry */*(*)

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J'ai déjà envie de jeter l'éponge pour les rouges, attendre les blancs, quand survient ce 6ème rouge au nez de Bernardo muet comme un Chaplin des années 20 !!

La bouche se fait heureusement plus bavarde, délivrant une matière juste mûre, relativement fine, très gourmande, fraîche, pas du tout du cab' franc en fait !! Eh si !! Merci donc à ce Touraine - Ante Phylloxera - Franc de pied 2009 - Clos de Maulévrier - Marc Plouzeau de faire une trêve dans cette boucherie de rouges pas mûrs, amers, simplistes pas du tout à mon goût !! ***/***(*)

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Un nez "local", virant café et menthol par moments !! Attaque immédiatement gênante de traviole, épicée, aux amers monstrueux et vulgaires.

J'avais un différent historique eu une détestation quasi psychanalytique avec un Busardières 2005 du domaine... dire que même à l'aveugle, je trouve détestable ce Bourgueil - Grand-Mont 2011 - Domaine de la Chevalerie - Stéphanie, Emmanuel et Pierre Caslot 0

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Le calvaire se poursuit avec ce 8ème rouge au nez très épicé, plutôt avenant, qui se fait balayer par un jus "décalé", aux amers saillants, pour ne pas dire grossiers, encore un cab' franc identifié comme un Touraine - 2006 - Patrick Corbineau vraiment pas bon !! 0

Dernier rouge annoncé !! Les larmes de joie coulent à travers mes yeux rougis par les poivrons verts et le Tabasco recrachés !!

Nez sanguin, à l'acidité jaillissante, qui annonce tonicité et vie !! La matière confirme le caractère nasal, par une expression dynamique, équilibrée, aux amers parfaitement intégrés... bordel, vous voyez, c'est pas compliqué !!

Il faut faire quoi pour avoir ça ?! Signer un pacte avec La Diablesse 2001 - Château de Coulaine - Chinon ***/***(*) ?!

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Les blancs arrivent, j'aspire à enfin prendre du plaisir... mais non, à ce moment là, je ne sais pas encore que je vais me farcir une dégustation aussi énervante qu'un album de Michel Sardou !!

Le premier vin est tellement "rosé-sudiste-berlingot-attaque-molle-mais-c'est-quoi-ce-vin-invertébré" que je me dis... non c'est pas du chenin ?!!

Très jolie blagounette de Ben53 (qui rappelons-le est diacre itinérant, responsable-adjoint de la promotion du vin de messe mayennais pour le diocèse de son district occidental).

Et c'est effectivement un chenin estampillé Vin de France - 2014 - Domaine de la Morinière - JM Leroy (avec une étiquette conçue par un atelier encadré, composé d'anciens touristes ayant burn-outé après des vacances en Mayenne) vendu 9€... ce qui est 9€ de trop en passant !! 0

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Second blanc, qui démarre avec une acidité haute... puis qui se vautre en largeur puis en mollesse, malgré un caractère citrique net. Nouveau coup de sang pour La Mouthe et son Jasnières - Cuvée des Perrés 2013 - Domaine J. Martellière, qui risque de laisser encore un caviste rennais sous la menace d'une colère rousse rouge !! *(*)

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Mon apport s'ouvre sur un "citrique" évident, avec un soupçon de poire !! J'avais laissé ce vin comme "too much" par son côté "Hulk véner", je retrouve une matière à l'acidité toujours haute (comme j'aime), à la tension attendue, mais sur un profil bien moins large !! C'est plus posé, mais moins puissant... presque trop "étroit" pour le coup !!

Ca me fait un peu chier, et pour le vin et pour Julien, de le boire ainsi, mais on ne ment pas aux potes !! Vouvray - Le Compte Marc 2012 - Julien Vedel **(*)

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Le nez le plus expressif des blancs, avec son cortège de poire, sa pincée de pomme blette, quand la bouche se fait finement oxydative, avec ses notes pharma ... et sa finale pas nette du tout pour moi (sans parler de la grosse impression de sr), dommage pour ce Coteaux du Loir - Vieille Vignes Eparses 2005 - Domaine de Bellivière - Eric Nicolas *(*)

Un pif un poil soufré, mais une promesse en bouche qui se dénude élégamment !! Matière équilibrée, amers modèles, fraîcheur de bon aloi, enfin un chenin qui se tient (très) bien que ce Vouvray - Le Mont - Sec 2010 - Domaine Huet !! ***/***(*)

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Etonnant "demi-sec", à l'acidité haute bienvenue, qui "safrane" sympathiquement, mais manquant quasiment de "douceur" dans son registre, alors que le domaine aime laisser "traîner du sucre même dans ses secs" la rondeur !! Je reste circonspect devant ce Montlouis/Loire - Les Tuffeaux 2009 - françois Chidaine *(*)/**

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Fin du (laborieux) marathon, avec un ultime blanc au nez marqué de champignon, à l'acidité de diable, mais pour cause de fatigue, de désarroi, ou je ne sais quoi encore, je n'apprécie pas pleinement cette ultime salve, alors que nous sommes devant un jus historique : Vouvray - Les Morandières 2004 - Lemaire-Fournier **

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En conclusion, une dégustation calamiteuse pour mes sens... et pas mal de mes collègues de goulot aussi !!

Le genre de séance qui vous conforte dans la culture d'une aversion (disproportionnée) pour le cab' franc, mais vous rappelle aussi que le chenin ne supporte pas non plus la médiocrité !!

Vivement la fin de la trilogie avec le Centre-Loire qu'on souhaite forcément moins funeste !!

Merci à tous les participants pour leur dévouement à la science et leur abnégation totale durant ce très long après-midi de souffrance !!

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