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EscapadeS

Articles avec #degustations

Calendrier de l’Avin : Jour 26

26 Décembre 2014, 05:10am

Publié par Docadn

Bonjour,

5ème saison du désormais traditionnel Calendrier de l'Avin, coaché par Eva-Oenos, désormais angevine à temps plein.

Calendrier de l’Avin : Jour 26

Cette année, mes dispersions internautiques m'ont valu un tardif ticket pour cause de non-réponse à l'appel d'offres lancé.

Peu importe, Noël est passé, mais la soif toujours pas !!

Pour cette 26 ème cartouche, partons pour Varrains dans le Maine-et-Loire qui, soit dit en passant, est quand même desservi par la ligne 2 d'Agglobus.

Nous sommes dans le Saumurois, où sévit depuis 2006 un certain Richard Desouche.

A la tête du P'tit Domaine, il "jardine" ses 2,5 ha (conduit en "mode bio"), sur Dampierre et Varrains.

Il exploite 2 terroirs connus sous les sobriquets de "Les Bonnevaux" et "Entre Deux Voyes" (tous deux en Saumur-Champigny).

Calendrier de l’Avin : Jour 26

Notre 26 ème chaussette est consacrée à sa cuvée "générique" sur le millésime 2010.

Autant dire que cette dernière a totalement planté mon détecteur de poivron !!

Un joli jus de cab' franc gourmand, sans aspérités, à la fraîcheur très agréable, sans boisé marqué, juste un poil court.

Les godets s'enchaînent sans peine. C'est juste mûr, à l'acidité impeccable, au fruité net, à la finale joliment crayeuse.

Votre serviteur, peu porté sur le "vil cabernet franc", valide sans réserve cette cuvée !!

Ne reste plus qu'à goûter le reste de la production (un autre cab' franc et un ch'nin), somme toute liliputienne au regard de la surface exploitée !!

C'était la 26ème chaussette du Calendrier de l'Avin 2014, à vous Angers !!

Le P'tit Domaine

Richard Desouche

75, Grand'Rue

49400 Varrains

Tél : 02 41 51 10 87

richard.desouche@wanadoo.fr

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Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

21 Novembre 2014, 18:35pm

Publié par Docadn

Suite et fin de la balade ligérienne.

Après Richard Leroy à Rablay sur Layon, nous remontons le cours de la rivière pour une "révision" au Domaine Mélaric sis à Les Verchers sur Layon.

J'avais rendu visite à Aymeric Hillaire et Mélanie Cunin l'année précédente, pour une jolie séance "terrain-cave" brillamment animée par Aymeric.

A la fin, ce dernier nous avait invité à revenir dans son "futur chai", histoire de "décrypter les jus fermentés en gestation dans la typicité des parcelles exploitées", soit grosso-vino "une dégustation sur fûts et goûtage des parcellaires" !!

Toujours privés de notre "Jamel limousin" (qui avait rencontré l'amour au détour d'une galerie marchande, lors de notre périple précédent chez les Mélaric, ndlr), nous retrouvons avec un peu de mal notre petite barrique de Rochecorbon, paumée avec sa roumaine de charrette dans la campagne angevino-saumuroise...

Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Nous avons déjà démarré les hostilités, quand notre hipster à gilet albanais arrive enfin...

Nous démarrons par les blancs, tous encore en fûts.

Fontenelles 13 : représentant 90 ares, cette parcelle voit son jus élevé en barriques. Une puissante acidité jaillit d'emblée, adossée à un jus pas moins tonitruant. Très fruité, aux accents "Granny Smith" marqués. A ne pas mettre dans toutes les cavités buccales. ***

Le Fossé 2013 (surnommé localement "le Poyeux D'Argentré", d'une surface de 1,4 ha) offre un jus exotique, immédiatement gourmand, aux amers puissants, à la longueur splendide, extatique. ***(*)

Saumur - Billes de Roche 13 (fond de quille tirée du fût, sol limon-argile) : nez de compote de poire, bouche hyper fruitée, un poil serrée, s'ouvrant à l'aération (étonnant pour un fond de quille diront les trolls plus suspicieux), prenant une rondeur (non Jull, pas toi, le vin) moins excitante. **/**(*)

Saumur - Clos de la Cerisaie 13 (issu de la parcelle dite "les fruitiers", composée de vignes de 45 ans) : jus "souple", à la matière très mûre, à l'acidité quasi mordante, rééquilibrant justement l'ensemble. **(*)/***

Saumur - Clos de la Cerisaie 13 (parcelle dite des "13 rangs") : un jus marqué par un sucré et des amers soutenus. Pas trop ma came en l'état. **

Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Et vlà ti pas que notre Vedel nous dégaine son Compte Marc 13 - Vouvray (mise du 21/06/14, soit quelques heures auparavant, si mon stylo n'a pas fourché !!) : nez un poil fermé, dont la matière, aux allures glycérinées, se fait gifler en chemin par une salvatrice acidité aux aguets... **(*)/***

Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Aymeric poursuit le pipetage au gré des barriques et des cuvées...

Saumur - Billes de Roche 12 : bouche compacte, nerveuse, pour ce lot suspecté de flaveurs de "goût de souris" dont les vignerons traquent les origines et redoutent la présence plus ou moins temporaire (plutôt moins que plus !!). Seuls les palais (très) habitués semblent déceler rapidement ce défaut... NN

Saumur - Clos de la Cerisaie 12 (en 3 services barriques) : nez droit, net, frais, un poil rondouillard, mais fort bon. ***

Saumur - Clos de la Cerisaie 12 (barrique Taransaud) : boisé marqué, matière d'abord caressante, puis rapidement vive, très salivante, aux amers précis. ***/***(*)

Saumur - Clos de la Cerisaie 11 : nez de terre humide, matière complète, un poil rondouillarde, surtout derrière le dernier Cerisaie 12 étonnamment tendu. **(*)

Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Au tour des rouges !!

Saumur Puy-Notre-Dame - Billes de Roche 13 (parcelle de 40 ares, malo non faite) : un jus frais, à la framboise extravagante, asséchant en finale, mais qui "gloute" déjà fort bien. ***

Saumur Puy-Notre-Dame - Clos de la Cerisaie 13 : matière joliment poivrée, qui "gamayte" par moments. Là encore, ça "gloute" bon, ça glisse terriblement. ***/***(*)

Aymeric commente chaque lot par le travail effectué à la vigne. Il a coeur de projeter au mieux, en cave, tout le travail et toutes les observations faites sur le terrain.

Il avoue avoir vraiment "senti" le changement dû au "travail des sols" depuis 2012...

Saumur Puy-Notre-Dame - Billes de Roche 12 (parcelle dite de "La Goutte") : nez et bouche archétypiques du cab' franc. Déjà pas mal en place, même si je ne cours pas après cette typicité. **/**(*)

Saumur Puy-Notre-Dame - Clos de la Cerisaie 12 : matière très fruitée, mais déjà plus austère, au potentiel tout de même assez prometteur. **(*)/***

Saumur Puy-Notre-Dame - Billes de Roche 11 : un poil "tendre-molasson", crayeux, qui gloute encore aisément. ***

Saumur Puy-Notre-Dame - Clos de la Cerisaie 11 (2 ans et demi de barrique) : attaque plus élégante que BDR 11, crayeux encore plus appuyé, au poivre noir final puissant, équilibré, très beau. ***/***(*)

Nous quittons les fûts pour les bouteilles.

Saumur Puy-Notre-Dame - Billes de Roche 11 (presse - barrique du Clos Rougeard) : net, serré, très salivant. ***

Saumur Puy-Notre-Dame - Clos de la Cerisaie 10 : d'une finesse immédiate, à la généreuse gourmandise. ***/***(*)

Saumur Puy-Notre-Dame - Cerisaie 09 : matière très mûre, à l'amertume pointue. Pas super sexy en l'état. **

Pour finir, Aymeric nous propose son premier et dernier "non sec".

Coteaux de Saumur - liquoreux de la Cerisaie 13 : fine acidité, à la fluidité modèle. ***

Coteaux de Saumur - liquoreux de la Cerisaie 11 : nez flétri, au rancio prononcé, un délice sans limites, à la finale de figue et de café interminable. ***(*)/****

Saison après saison, vendanges et millésimes se succédant, Mélaric assimile la richesse et la diversité de ses terroirs et les vins qui y naissent, avant de s'épanouir.

Le travail des sols, l'observation des "résurrections végétales" qui en découlent, le tout drivé avec un pragmatisme d'une intelligence rare, dénué de dogmes et autres dérives gustatives, que l'on observe hélas parfois, issus d'un "non-interventionnisme appliqué", même quand "la nature" est malveillante avec la vigne.

C'est les lèvres bien hydratées que nous quittons les lieux, non sans avoir fait quelques courses pour soi et un caviste lui aussi "accroc" du domaine...

PS : il est toujours amusant de lire les impressions comparées, avec certaines cuvées déjà goûtées l'an dernier, lisibles ICI.
Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Domaine Mélaric

25 rue du Château

49 700 Les Verchers sur Layon

Tél : 02 41 50 70 96 - 06 64 81 23 27

www.vins-melaric.com

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Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon

9 Novembre 2014, 17:19pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Il est des rencontres, des moments, qui même 5 mois après, restent "vivaces comme si c'était hier"...

Un week-end entre Rablay-sur-Layon et Les Verchers sur la même rivière, pour voir ou revoir 2 vignerons ligériens passionnés et passionnants.

Nous sommes en juin dernier.

Le vieux nous fait une crise de goutte routard des chais est resté cloué en Limousin à cause d'une jamelisation d'une immobilisation spontanée de son bras, nous laissant le motard dégarni et aveugle Ifif et moi seuls rescapés pour rendre visite à Richard Leroy.

Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon
Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon

Ce dernier est encore sur "Les Noëls de Montbenault" quand nous arrivons.

Nous y retournons, pour "essayer de comprendre" les caractéristiques et la force de ce "mamelon" dominant Rablay/Layon, considéré historiquement comme la meilleure "parcelle" locale.

C'est d'ailleurs sur les conseils des "anciens" que Richard Leroy avait acquis cette dernière, lors de son installation en 1996.

Il est devenu, depuis, une des références absolues des chenins angevins, en plus d'avoir été "croqué" par Davodeau et filmé par Bodin !!

Mais foin de digressions, Richard nous explique brillamment pourquoi il travaille en biodynamie, vulgarisant pour les ignorants que nous sommes, ce que cette dernière a apporté à ses vignes et ses raisins.

Sans le couper, nous serions encore aujourd'hui à décrypter la 11 657 ème feuille de vigne (morte depuis), le 114 879 ème morceau de rhyolite, ou la 134 683 ème motte de terre de la parcelle.

Richard Leroy exploite près de 3 ha sur Les Noëls de Montbenault (2 ha) et Les Rouliers (1 ha) en bas du coteau.

Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon

Nous retournons au "chai-garage" pour les travaux pratiques.

Tous les vins de Richard Leroy sont élevés en barriques.

L'ayant rencontré en 2005 (dernière année où il produisit des liquoreux), il se posait beaucoup (trop ?!) de questions sur ces dernières.

Il en a testé une palanquée, avant de s'arrêter sur certains modèles dont la chauffe et la structure lui convenaient enfin !!

Et comme il n'y a pas de hasard, son fils vient de démarrer une formation de tonnelier.

Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon

Tous les vins de Richard Leroy sont produits en "vin de France" depuis 2008.

Quelques notes prises à la volée, dont la précision reste proportionnelle à mon stylo parkinsonien et à ma mémoire très souvent défaillante.

Les Rouliers 2013 (Barrique Damy) : net, droit, à la poire extravagante, aux amers splendides. Ca démarre fort. ***/***(*)

Les Rouliers 2013 (Barrique Chassin) : plus souple que son prédécesseur, à l'acidité plus marquée, à la malo "en cours" très marquée, à la réduction peu flatteuse. **/**(*)

Les Noëls de Montbenault 2013 (Barrique 1) : volumineux, au peps puissant, long, large, non dénué d'une étonnante souplesse au vu de sa puissance. **(*)

Les Noëls de Montbenault 2013 (Barrique 2) : attaque et amers puissants, finale très salivante. ***

Les Noëls de Montbenault 2013 (Barrique 3) : réduction notable, ensemble fruité, délicat, salivant, à l'acidité tonique, aux amers sans fin. ***

Les Noëls de Montbenault 2013 (Barrique neuve) : plus fermé, moins volumineux que les 3 cousins précédents. **

Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon

Richard Leroy commente non pas son vin, mais le monde du vin et ses paradoxes.

Il pose quelques bonnes questions. Notamment sur le nombre de vignerons qui "aiment" le vin.

Il ne parle pas de ceux qui "aiment faire du vin"... et qui ne boivent jamais celui des autres. Un peu comme un horloger qui fabrique ou répare des montres mais n'en porte jamais, ou qui ne s'intéresse pas au travail des autres (interprétation personnelle)...

Combien de vignerons fréquentent les cavistes ?!!

Peu, trop peu, selon ses "sondages" auprès des dealers fréquentés !!

Aussi, il échange plus volontiers avec des vignerons "amateurs de vin" au sens noble du terme !!

Voilà effectivement un détail qui ne m'a jamais effleuré le cortex !!

Nous poursuivons les TP.

Les Rouliers 2012 (mise en bouteille le 23/04/13- noeud lunaire) : d'une "tendreté" immédiate, un poil dissocié, à l'acidité tranchante au départ, pour retomber dans un "train de sénateur" subitement assoupi... **/**(*)

Les Noëls de Montbenault 2012 : monolithique, un poil fermé, aux amers marqués, sur le fil. **

Les Noëls de Montbenault 2011 : nez classique, bouche immédiatement suave, salivante, assez rondouillard... qui s'élance tout à coup, gagnant au fil des gorgées une certaine élégance (pas assez "ouvert"?!).**(*)

Les Noëls de Montbenault 2010 : nez de vernis, acétate, presque "jurassique" par moments. Attaque "mûre" mais tendue, puissante, aux amers nobles et vibrants. ***

Les Noëls de Montbenault 2005 : nez "local", bouche souple, ample, fluide, sans aspérités, finement poivrée, aux arômes tertiaires délicats, toujours debout (youpi, il m'en reste). ***/***(*)

Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon
Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon

Mais notre vigneron est un insatiable "goûteur'.

Un vigneron qui aime le vin, les vins, tous les vins...

Si un certain Thomas Foubert (de passage au caveau ce jour) nous a offert un très joli Clos de la Carizière 12 (melon de Bourgogne) droit, net, fruité, pétri d'une élégance folle ***, Richard Leroy nous a aussi offert :

Saumur 2010 - Domaine du Collier : nez d'une finesse immédiate, miellé, délicat, matière à l'acidité poussée, équilibrée, tranchante, terriblement bien foutue. ***(*)

Nous concluons ce "marathon des caves" en 03H00 et des brouettes, écourtant, à regrets, cette passionnante séance pour cause d'un autre rendez-vous.

Oui, sachez-le, une rencontre avec Richard Leroy démarre à l'heure... mais se termine selon ses envies... rarement ténues !!

Si j'avais déjà passé une soirée (à table) avec le bonhomme, j'ai découvert, ce jour-là, un vigneron encore plus passionnant que ses vins.

C'est l'approche "vinosophique" et les réflexions permanentes animant notre barbu (à mi-temps) qui m'ont enchanté.

Des strates d'idées, d'expérimentations, d'observations dont on retrouve quelques fulgurances au détour d'une gorgée, d'une bouteille ou d'une discussion...

Encore merci MONSIEUR Leroy !!

Richard Leroy

52 Grande Rue, 

49750 Rablay-sur-Layon

02 41 78 51 84

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Florilège de dégustations XXXIII

24 Juin 2014, 20:44pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Le 10 mars 2013 paraissait le dernier florilège du blog...

Depuis, des tables, des tables, encore des tables, des balades viticoles, des Greniers, un peu de VDV, mais plus de florilège depuis 15 mois (les cérémonies païennes de LPV BzH, ça ne compte pas) !!

Est-ce la grosse flemme d'écrire toujours "nez de carton mouillé, amers soutenus, bouche compacte" symbolique des 33 qui m'a fait reculer ainsi (Jésus, crucifixion tout ça !!)?!

Et pourtant, ce ne sont pas les bouteilles qui ont manqué !!

Je note toujours scrupuleusement mes impressions laissées par toute boisson, à base de raisins, passant à proximité de mes badigoinces.

Mais je vomis plus ne rends plus beaucoup compte par le biais de ces florilèges, foutoirs au style télégraphique à la profondeur d'un bonnet de soutifs de Milla Jovovich !!

Trêve de mea culpa en copeaux, place aux vins en tonneaux (parce qu'en cuve ça rime moins !!).

Une (très courte) sélection piochée, au hasard, dans mon carnet gribouillé :

Domaine Charvin - Châteauneuf-du-Pape 2007

Domaine Charvin - Châteauneuf-du-Pape 2007

Nez empli de finesse, relativement discret, épicé, à la joli touche de menthol. Si les 1ères impressions sont moyennement rhodaniennes, la bouche s'ancre lentement sur le terroir concerné (la sentence qui ne veut rien dire, mais ça meuble le compte rendu).

La note de rafle s'évertue à dominer, au milieu d'un bouquet de fraises et autres fruits rouges à l'eau de vie. Une matière très poivrée, compacte, pleine, à la puissance débridée, laissant des notes d'alcool peu flatteuses en finale.

A ce stade, il y a même un côté "clérical-bordelais", finement asséchant, à la rétro de champignons.

Le lendemain, le nez est encore plus fin, peu disert, avec une jolie touche de "fraise écrasée avec une pointe lactée". L'attaque est "acidulée", presque crayeuse, mais à la digestibilité limitée à ce stade. **/(**(*)

BBF - Bénédicte et Stéphane Tissot - Crémant du Jura

BBF - Bénédicte et Stéphane Tissot - Crémant du Jura

Nez boisé, fermentaire, "bourgui-chardonnesque" marqué, au fin sucre palpable, au fruité puissant.

L'attaque est boisée, la bulle vive, la matière dense, mais assez court dans l'ensemble.

Finale marquée par une petite amertume presque intégrée, finement salivante.

Le fond de verre de cette bulle élevée en fût durant un an, qui a passé les 52 mois suivants sur lattes est un petit plaisir à humer.

Un joli pirate, qui flirte avec le chenin par moment. ***

Imalaya 2010 - Domaine Le Roc des Anges - Côtes du Roussillon

Imalaya 2010 - Domaine Le Roc des Anges - Côtes du Roussillon

Nez d'une élégance rare, pas du tout sudiste, évoquant le chenin, alors que nous sommes en présence de carignan gris.

La poire mûre, quelques fruits jaunes se bousculent au-dessus du verre. Puis ce sont des notes d'hydrocarbures qui viennent occuper une espace quasi alsacien pour le coup !!

Une attaque très dynamique, à l'acidité haute, très marquée "blanc du nord", un poil courte, au juste gras, au boisé encore marqué.

Une bouteille forcément trop jeune, mais au potentiel de "grande sudiste du sud qui peut faire la nique à quelques seigneurs des blancs du nord". ***/***(*)

Petit Chablis 2012 - Domaine Droin

Petit Chablis 2012 - Domaine Droin

Nez de carton mouillé puissant, assez monotone-monocorde olfactivement parlant. La bouche s'avère plus variée, dansante, avec son toucher "caillouteux" (oui, j'ai beaucoup sucé de cailloux dans mon enfance, c'est la famine de 1976 qui m'a poussé à en lécher des quantités non négligeables), relativement simple, lisse, bien équilibré, aux fins amers dans le ton, un poil lâche en finale.

Plutôt pas mal pour le coup **(*)/***

 Ciel Liquide - Côtes du Roussillon Villages 2005 - Jean-Philippe Padié

Ciel Liquide - Côtes du Roussillon Villages 2005 - Jean-Philippe Padié

Nez caractéristique de grenache, adossé à des fruits rouges cuits et le pruneau. L'attaque est fraîche, très acidulée, épicée, relativement simple.

La matière "s'ouvre" lentement sur les fruits à noyau, se faisant même "crayeuse" par moments. L'ensemble reste frais, gourmand, sur une jolie cerise en finale. ***

Mélaric - Globules Roses - Vin de France (11)

Mélaric - Globules Roses - Vin de France (11)

Nez fermentaire, à l’effervescence débridée. C'est successivement entre l'Aspro et le microbullage macro-bullage pas ménagé du tout !!

La grenade (le fruit, pas l'explosif) survole ce bouillon à l'acidulé jaillissant.

Une attaque nerveuse, à la bulle inversement proportionnelle au visuel (elle est fine sous la langue quand le visuel est plus proche d'un détendeur de plongée en action !!), à l'acidité relevée, au sucre "intégré", à l’amertume sur le fil. Une vraie bulle de soif !! **(*)

Fin du XXXIII ème florilège. Prochain "revue de cave" dans moins de 15 mois, j'espère.

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Vendredis du Vin#64 : Et le vin devint divin... ou Devil : le bilan !!

2 Avril 2014, 20:03pm

Publié par Docadn

Vendredistes, vendredistes,

Ceci est ma dernière déclaration en tant que Zident des Vendredis du Vins de cette 64ème édition.

J'ai mené ma politique de redressement économique tambour du Burundi battant jusqu'au bout, ne cessant de défendre de toutes mes forces la nécessaire "réforme philosophique du vin et son avenir", à côté de laquelle le Rapport Berthomeau ressemble à un Post-It de rappel de vaccin...

Un sujet vaste, ardu, relevant quasi de l'impossible selon les "spécialistes", qui a "rebuté" soulevé un taux d'abstention chez pas mal d'électeurs-scribouilleurs-fidèles des VdV.

Mais les plus picolos citoyens ont répondu à l'appel, trop contents de pouvoir dégoupiller du cabernet chinois et autres douceurs d'un futur prometteur.

Vendredis du Vin#64 : Et le vin devint divin... ou Devil : le bilan !!

Votre Zident s'était fait un point d'honneur à publier le 1er son point de vue sur le sujet !! C'était sans compter sur ce diable de Michel Smith, renversant le coq pour lancer la machine à remonter le temps.

Aussi, c'est un duo Santana-Mas Amiel millésime 69 qui a ouvert en forme de générique cesVdV #64 !!

Puis, il sont arrivés dans un désordre à la hauteur des angles d'attaque de la problématique posée.

D'abord l'increvable Olif, qui s'inquiète en passant du dentier à venir du Zident alors qu'il n'est même pas dentiste.

Pour lui l'équation est simple : vin de demain = celui d'aujourd'hui qui n'est pas fini (ça doit pas arriver souvent) et donc qui du présent passe au passé, puis devient celui du futur... vous suivez ?! Moi non plus !! On s'en fiche, mais c'est pas mal foutu comme équation temporelle pour faire durer le vin !!

En attendant, c'est Danaé 04 de Pascal Lambert, parce que ça poivronne pas (il paraît), mais surtout pour trinquer au souvenir de la grande absente de ces VdV : Anne Graindorge.

Source Le Blog d'Olif

Source Le Blog d'Olif

Puis, Olivier Lebaron le Showviniste du Languedoc, tance la frousse du Zident, rappelant à juste titre que cela fait 20 siècles que l'on fait du vin et que c'est pas prêt de changer !! Évoquant le vigneron comme le "pèlerin de l'espace", il veut un vin qui ressemble à son paysage...

Et vu que le paysage claque, je le mets (source showviniste)

Et vu que le paysage claque, je le mets (source showviniste)

Au tour de la râleuse de service !! Des jours à geindre sur les affres de la page blanche, quand les 2 innocents mots "clitoris" et "vaginal" lui sont apparus.

Dès lors, l'encre du clavier de Sandrine machinchose Goeyvaerts de la Saoulothèque PinardoteK s'est mis à dégueuler.

Je vous passe le couplet pro-féministe-femen-girly-je-bois-avec-des-couilles-de-caviste-mais-avec-du-rouge-à-lèvres auquel elle nous a habitué pour "jouir avant qu’il ne soit trop tard, avant d’avoir des regrets, ou pire des remords"...

Prête à bouffer son chapeau (j'aurais préféré qu'elle avale ses baskets zèbres) pour ce grenache-carignan d'Anne-Marie Laveysse.

Le "Rouge fruit" du Petit Gimios, un "vin qui te donne envie de rouler des pelles"...

L'auteur du "meilleur blog belge alcoolique 2014 selon la RVF" ayant gratifié le Zident de sa virtuelle et sincère sympathie, je peux à présent mourir en caleçon élimé sur un fauteuil crapaud en regardant "Histoires Naturelles" en vo !!

Source La PochtronoteK

Source La PochtronoteK

Restons outre-Quiévrain, avec le monstrueux, l'inénarrable, le drollissime VdV Brusseleirs de Patrick Böttcher !!

Si l'humeur n'était pas de la partie ce jour-là, l'autoflagellation ne manquait pas à l'appel de cette session très Jackass dans son contenu, ou l'on cite même la singulière maison d'hôtes de la Fistinière (Patrick, je te hais pour cette splendide formule que je te jalouserai jusqu'à la fin du XXème siècle !!).

Un groupuscule capable de goûter du Changyu comme Angélus, pour mieux mettre en exergue la magie de Teroldego Sgarzon 2011 d'Elisabetta Foradori ou celle de l’Altenberg de Bergheim 2007 de Mathieu et Jean-Michel Deiss !!

Une fois de plus, "respect total" dirais-je si j'étais un djeune à casquette !! Un jour aussi,je voudrais être intronisé par les Brusseleirs !!

Source Vins libres

Source Vins libres

Place à Olivier Zavattin, qui, après avoir imaginé se faire des rails de cabernet, voit une forme de manichéisme s'emparer du vin de demain : les vins généralistes côtoieront les vins natures.

Et au bout de la route de la soif, on trouve Calce, où sévit Le Petit Taureau qu'élève avec soin Jean-Philippe Padié...

Source Blogbyoz

Source Blogbyoz

Place aux bigleux de service, avec pour commencer DFA (David Farge Abistodenas) qui ressuscite l'hoverboard et le Doc (le vrai, celui du film) !!

DFA craint la montée en puissance, dans les consciences aveugles, du pouvoir de destruction prescription de l'ANPAA !!

S'il pointe, à juste titre, les inutiles frictions bastons internautiques, il ne sait toujours pas quoi boire le soir venu !!

Alors le vin de demain, c'est beaucoup trop loin et flou pour lui (un peu comme l'astigmatisme en fait).

Vendredis du Vin#64 : Et le vin devint divin... ou Devil : le bilan !!

L'autre célèbre binoclard de ce VdV #64, n'est autre que GD (ouais, on va faire dans les initiales pour les porteurs de loupe), plus connu sous le sobriquet de Guillaume Deschamps.

Vu qu'il n'a pas tout compris et qu'il sait à peine se servir d'une carte IGN (alors une boule de cristal, n'en parlons pas), il s'est juste pointé au Domaine de Pelissols, il a tout bu les vins de Vincent Bonnal, après s'être fait le palais avec du thé, et a décidé que c'était lui le vigneron de demain !!

Un autoportrait de GD (en bas à droite) et le vigneron au milieu de ses grenaches (source découverte-vins)

Un autoportrait de GD (en bas à droite) et le vigneron au milieu de ses grenaches (source découverte-vins)

Mais, comme les choses sont bien faites, voilà Vincent Bonnal (sans entente préalable avec le précédent contributeur),quidouble la mention pour le Domaine de Pellisols.

Texte d'anticipation un poil inquiétant, où 2 mondes vont se côtoyer : les petits à visage humain, et les "gros", monstres hybrides tout droit sortis d'un roman de SF!!

Source D-pellisols

Source D-pellisols

Voilà Marie Limd, de "Drink a beat", qui ne veut pas choisir !! Car "choisir c'est forcément renoncer", n'est-ce pas ?!!

Elle pointe "la décomplexité d'un domaine élitiste" grâce aux réseaux sociaux, pierres angulaires de l’accessibilité du vin de demain...

C'est le Grand Soir pour La Tour du Grand Bruille qui ouvre sa cave à Valenciennes... un bel avenir forcément pour les vins, la boutique et ses nouveaux ambassadeurs !!

Source "Drink a beat"

Source "Drink a beat"

Intermède audio, avec les mots de Boris Politi... devin, "de ville" ?!! Un hommage de plus, pudique, instinctif...

Du côté d'AJL (Antoon Jeantet-Laurent), l'avenir du vin passe par le rosé... un art de vivre dit-il !!

Eric Leblanc, du P'tit blanc sans col, au volant de sa Delorean nous dévoile une synthèse réaliste, teintée de projections forcément inquiétantes... mais point de blues pour Ricounet Ze White : à bas l'élitisme, soyons "élitaires" : du bon, pour tous !

Source le P'tit blanc sans col

Source le P'tit blanc sans col

Une vision ouverte de l'avenir du vin, avec Tom Delanoue.

Si ce dernier lit très mal l'avenir dans les entrailles de poisson, sans y voir les bons numéros du loto, il veut de nouvelles cuvées, de nouvelles tronches, du nouveau, du nouveau, encore du nouveau... voire encore des bastons pour les futures "affaires Giboulot" !!

Source 1098

Source 1098

Nos derniers lapins d'Alice bouclent notre thématique du mois.

Véro du Mas Coris revendique pragmatisme et tolérance, pour que chacun fasse le vin qui lui ressemble.

Si le paysage et l'état d'esprit transpirent dans les vins d'aujourd'hui et de demain, alors l'avenir sera rempli de plaisir selon notre blonde des vignes !!

Vendredis du Vin#64 : Et le vin devint divin... ou Devil : le bilan !!

Dernier gros lapin, bien duveteux, à répondre tardivement à cette dissert' philoenologique improbable : Le Monocéphale !!

Notre Faria national reste un punk pour qui le "No Future" reste aussi vrai pour le vin qui n'a pas le temps de se reposer !!

Pour lui, un vin qui vieillit est soit oublié, soit perdu !!

Au-delà de potentiels frottements avec le Zident, notre derviche-torcheur brame au présent avec "Ze Bulle - Zéro Pointé", car l'impatience est la plus juste des qualités du Bitorcheur !!

Ainsi s"achève cette 64 ème édition des Vendredis du Vin. Un immense merci à tous les participants, à l'heure ou pas, pour avoir relevé le défi du jour, pour mieux boire demain !!

Votre Zident dépose son sceptre et va boire un coup, parce que ça m'a asséché cette synthèse quand même !! Si j'ai oublié quelqu'un, merci de m'engueuler poliment !!

Prochain VdV avec la nouvelle Zidente : l'ébouriffée de Liège !!

Thématique à suivre sur la page FB des VdV.

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Vendredis du Vin#64 : Et le vin devint divin... ou Devil !!

5 Mars 2014, 07:06am

Publié par Docadn

Vendredistes, vendredistes, alcooliques, alcooliques, assoiffées, assoiffées, soyez les bienvenus pour cette 64ème cérémonie des VdV, alias les Vendredis du Vins !!

Tout d'abord, je suis très honoré de reprendre le sceptre présidentiel 18 éditions après celle menée sur la syrah.

Heureux aussi de succéder à Maïlys, vaillante Zidente des VdV #63 dédiés à la patience, dont la synthèse est consultable ICI.

Vendredis du Vin#64 : Et le vin devint divin... ou Devil !!

Pour ce 64ème rendez-vous liquide, j'ai dû me replonger dans l'historique (conséquent) de cette (désormais) institution pixelisée.

C'est que les thèmes "rassembleurs" se raréfient forcément avec le temps !!

J'avais bien pensé à vous proposer un sujet "technico-pédagogique" comme la FML*, avec l'idée que chaque participant aille faire chier titiller son caviste pour se faire expliquer le principe, puis choisisse une bouteille concernée par cette "réaction chimique" pour nous en donner son ressenti...

*Fermentation malolactique
Source vendredis.wordpress.com (#62)

Source vendredis.wordpress.com (#62)

Puis, j'ai changé d'avis, me disant que ça serait sûrement aussi "sexy" que de proposer une thématique "sur le vin idéal à boire lors de la 7ème journée d'un championnat de district de L'Orne en hockey sur gazon" !!

Alors, j'ai encore réfléchi... puis me suis mis à miroiter (réfléchir-miroiter, t'as vu comment je peux caser un article de salle de bains à un lectorat égaré sur le bas côté...) sur "l'avenir du vin"...

Source www.blogduchampagne.fr (vous noterez bien le lieu dudit débat et la présence du Pdt de l'ANPAA !!)

Source www.blogduchampagne.fr (vous noterez bien le lieu dudit débat et la présence du Pdt de l'ANPAA !!)

Sujet inépuisable, les bastons frictions ne manquent pas sur la toile et ailleurs !!

  • Presque pas un seul trimestre sans voir le combatif Bon Vivant et le pugnace Olif s'embrasser fraternellement sur la bouche après avoir bu un vin naturel conventionnellement pas déviant mettre sur le "ring des débats" leur(s) dogme(s) leur vision personnelle et assumée du vin et de la viticulture !!
  • Quasiment pas une semaine sans lire des saillies des "anti-tout" contre les "pro-rien" et visse le bouchon, non du liège sinon rien vice et versa... le vin !!!

Doit-on revenir en arrière ?!

Faut-il refuser d'aller de l'avant ?!

Le bio est-il la seule alternative pour "sauver le vin et les vignerons" ?

Faut-il "refuser les progrès, même au nom de la santé publique" ?!

Faut-il "revenir aux fondamentaux de la viticulture, parce que c'est justement une question de santé publique et d'avenir" ?!

Qui a raison ?!

La déviance sera-t-elle le seul goût alternatif de demain ?!

Assiste-t-on à l'avènement d'une standardisation des vins dits naturels ?!

Les prescripteurs sont-ils tous à la solde des lobbies de ces affairistes du raisin industriels du vin, de la presse, ou des généraux nord-coréens puristes du pif naturel ?!

La standardisation du goût du vin existe-t-elle réellement ?!

Quel avenir pour les "bons vignerons" qui ne savent pas vendre leurs vins ?!

Doit-on préférer, par éthique pure sans écouter ses sens, un vin "naturellement barré" à un vin chimique "conventionnellement cohérent" ?!

Une vigne labourée par un Percheron d'1,2 tonne donne-t-elle forcément un meilleur vin que celle qui a vu un tracteur de 25 balais dans ses rangs ?!

Est-ce que l'évolution de nos goûts influence réellement les vignerons dans la conduite de leurs vignes ?!

Les chinois feront-ils des vins notés 110+ vendu à 2,99 € avant 2022 ?!

La vigne a-t-elle un thème astral biodynamiquement parlant ?!

Parker peut-il être autre chose qu'une marque has been de stylos ?!

Bettane et Giboulot sont-ils foncièrement différents ?!

Le Qatar produira t-il un liquoreux halal en août 2029, pour le vendre au gobelet (en cuir siglé Coco Ibra) dans les tribunes climatisées du PSG en septembre de la même année ?!

Le vin est-il clitoridien ou vaginal ?!

Tout bois, tout inox, tout béton ?!

100% fûts neufs ou Argus forestier ?!

Source marketing-chine.com

Source marketing-chine.com

Pour vous, que sera le vin de demain ?!

Derrière ces questions, volontairement provocatrices et réductrices pour certaines, débiles pour quelques-unes, sincères pour d'autres, se cachent de vraies interrogations !!

A quoi le vin de demain devra-t-il "ressembler" pour vous convaincre dans votre passion ?!

Y'a t-il à votre connaissance des vignerons qui font déjà le vin de demain ?!

Va-t-on dans le mur, ou passerons-nous à travers ?!

Et le vin devint divin... ou Devil !!

Tel est le thème des Vendredis du Vins #64, dont nous attendons toutes vos copies, saillies, diatribes, théories du genre, discours, thèses, antithèses et autres essais d'anticipation pour le vendredi 28 mars prochain sur vos blogs respectifs et/ou sur la page FB des Vendredis du Vin.

A vos vins, vos claviers, vos inspirations, vos peines, vos joies, vos (dés)espoirs, vos doutes et vos certitudes...

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Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume II

23 Février 2014, 11:52am

Publié par Docadn

Bonjour,

C'est reparti pour une "revue ussainboltienne" des vins croisés lors des derniers Greniers St-Jean à Angers.

Nous repartons vers quelques rouges, en démarrant par Mélaric et ses Billes de Roche 11, au cab' franc typé, mêlant fourrure au nez et suavité sur la langue.

Cerisaie 12 a un splendide "toucher de bouche", sans occulter le crayeux puissant, assorti d'une astringence évidente à ce stade.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume II

Chez Sébastien David, on a l'habitude de faire la mise quasiment sur le parking des Greniers, pour présenter les vins à temps !!

Hurluberlu 13 (la mise date de 3 jours) est tout simplement déjà très gourmand, quand Amphore Ever 13 semble cacher une petite pointe acétique derrière une matière pleine, charnue.

Sensation vite oubliée grâce à Kézako 12, au fruité net, à l'esprit "bon gros canon sympa".

Vin d'une Oreille 08 pinote allègrement, avec son cortège de lacté-boisé-crémeux.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume II

Direction le Rhône, chez Gramenon, avec pour entame, Poignée de Raisins 13 au nez "sureau-cranberries", à la matière "top fruitée", quand Sierra du Sud 13 se fait suave et cosmétique.

Les Laurentides 12 se signalent par une astringence très marquée, quand Papesse 13, relativement perlant, fait dans l'austérité quasi monacale.

Finale avec Sagesse 13 (pas de Mémé sur le millésime 13), qui est tout simplement TOPISSIME !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume II

Chez Jean-Pierre Monier, le viognier 11 est d'un "faditude" démoralisante, quand le St-Joseph 12 est plus complexe, largement plus suave.

"L'increvable" Châtelet 08 (St-Joseph) est réduit mais "pur", quand Châtelet 12 est très bon, mais plus "light" en structure.

Pour finir, Les Serves 11 (St-Joseph), au boisé marqué, bien plus charnu que les 12, pourrait-on conclure sur ces gorgées...

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume II

Au Mas de Libian, Vin de Pétanque 13 a les mêmes caractéristiques organoleptiques le même pif que Poignée de Raisins de Gramenon.

Khazan 13 est né d'une coulure de grenache qui a empêché l'élaboration de la cuvée Khayyâm. Ainsi, la contraction entre Khayyâm et Bout d'Zan a donné le Khazan.

Bout d'Zan 12 signe fraîcheur et puissance, quand Khayyâm 12 (80% grenache, 10% syrah, 10% mourvèdre) semble plus mûr et charnu.

Calade 12 (90% mourvèdre, 10% grenache), malgré des tannins anguleux, affiche une très belle matière !!

Chez Pierre André, le CDP 11 (lire Châteauneuf-du-Pape) a une acidité marquée, pour un vin plein, très mûr.

La version 10 exhale une pointe de vernis, pour un ensemble suave, dans un registre "Bien +" écriront ceux qui refusent de mettre des étoiles ou des notes à la Parker !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume II

Clos Fantine propose une Lanterne Rouge 13 tout simplement "très glouglou". Le Faugères 12 poivre allègrement, quand Courtiol 12 "syrahte" à fond.

La nouvelle cuvée Arc-en-Ciel 13 (carignan-mourvèdre-syrah) est une petite tuerie top juteuse !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume II

Petit passage à vide chez "Les 2 Ânes", quand Le Soula nous propose, pour commencer, Trigone L11 (composé de 4 millésimes) à la mâche et au cousinage étonnant avec un muscadet (pas mal pour un 80% en maccabeu).

Le Soula 10 (sauvignon-maccabeu-grenache blanc) poivre intensément, quand Le Soula 07 donne dans l'oxydatif et la volatile garantis !!

Pour les rouges, Le Soula 10 (à ranger dans la catégorie "top très glouglou") par sa simplicité, son côté très avenant, nous dispense de dissertation interminable à son sujet !!

Le Soula 07 monte d'un cran, par sa caressante matière et sa finesse remarquable.

Pour finir, La Macération du Soula 10 ("vin orange, ou blanc macéré comme un rouge", vermentino-maccabeu), aux saveurs de mandarine, au "nez sucré qui goûte comme un sec".

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume II

Petite séquence diabétique de douceurs chez Joël Menard (les Sablonnettes). Fleur d'Erable 13 délivre une très fine poire Williams, sur un squelette équilibré, quand son homonyme, en 10, marque par son botrytis et sa datte charmeuse.

Retour chez Mélanie et Aymeric (Mélaric), pour découvrir leur premier liquoreux (11) après 2 ans d'élevage.

Un délice terrible d'équilibre, au confit splendide, flirtant avec les 300 gr de glucose, saccharose, business pour dentistes !!

Chez les Delesvaux, l'accueil est toujours chaleureux (je suis obligé de le dire, ils gardent gentiment mon sac à dos de touriste, malgré mes vannes sur les sandales de Jésus de Philippe !!).

Feuille d'Or 12 est sec et rond, Authentique 12 fait dans l'aérien et l'iode, quand la Passerillé 12, Les Clos 11 et SGN (pour Sur Grains Nobles) montrent encore toute la maîtrise de "l'homme qui joue au foot avec des socles de charrue" !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume II

On nous vante depuis 24h00 des vins autrichiens extraordinaires !!

Nous parvenons au stand pour goûter aux breuvages de la maison Nikolaihof.

Nos collègues de goulot ayant omis de préciser le nom du "domaine à goûter à tout prix", vu qu'il y en avait 2, nous avons donc goûté à "l'autre" (de plus "le bon" n'était pas à son stand au moment de la dégust').

Im Weingebirge Grûner Veltliner Federspiel 2012 a une acidité de diable, quand la version Smaragd 2011 (à la place de Ferdespiel, faut suivre un peu !!) dégage une fraîcheur et un petit côté aligoté gourmand, le tout porté par une acidité salvatrice.

Le Vom Stein Riesling Federspiel 2012 détonne par son côté "muscaté", porté par un riesling puissant.

Le Steiner Hund Riesling Reserve 2009 est une démonstration de finesse et de longueur.

Le Vinotek Riesling 1995 (16 ans de foudre) est un ovni "alsaco-riesling-dingo-on-a-les-repères-qu'on-peut" stupéfiant.

Pour finir, le Hollerblüttensyrup 2005 (c'est l'intitulé en bas de l'étiquette) et ses 250 gr de sr sont au top des sucres du week-end !!!

Tous les vins sont commentés avec les notes Parker à l'appui (histoire d'être "impressionnés").

Après ce petit traité autrichien, mes yeux et mes doigts sont fatigués. Ce qui vous condamne à un 3ème et dernier volet de ce marathon alcoolique !!

A SUIVRE...

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Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

16 Février 2014, 15:07pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Et voilà, comme un marronnier de février, le bulletin de santé (perso) du grand raout viticole "bio-biody-en-conversion" que je ne manque jamais de fréquenter en ce début de mois de février.

Toujours cette impression de "jour sans fin", que chacun s'applique à revivre et faire revivre par une indéfectible présence !!

Aussi, dès le samedi matin, papilles affûtées, nous entamons notre marathon annuel, sans objectif de chiffre ou de record (171 vins en 26h30, c'est juste pour mes stats annuelles).

Juste l'envie de se "régaler", de découvrir, de se faire suspendre, même si les mauvaises surprises sont forcément au rendez-vous !!

Comme un fidèle papy que les rituels rassurent, je démarre, forcément avec les bulles, avec Sim Ifif, puisque l'autre Papy-Limougeaud n'aime toujours pas ça !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Nous voilà donc en Champagne, avec le fidèle Domaine Marie Courtin en guise de mise en bouche.

Résonnance 11 (100% pinot noir) présente un caractère fermentaire, une bulle fine, aux jolis amers. Il y a pire comme entame !!

Eloquence (assemblage chardo 09-10) est tranchant, vif et acidulé. Concordance 10 pour finir (pinot noir) exhale la brioche, quand le jus est plein de peps, crémeux, frais !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

La Miss Fleury est revenue sur son stand.

Sa Fleur de l'Europe (6 ans sur lattes) est un brut nature, aux bulles serrées, à l'acidité élevée, quand le premier pinot blanc (09) du domaine, propose des bulles nerveuses, accompagnant un crayeux intense.

Le Brut (assemblage 06-07-08-09) a la vivacité affirmée, sur un toasté marqué.

Sonate N°9 (zéro soufre) a la bulle très délicate, pour des amers puissants.

Boléro 04 (pinot noir) est le 1er depuis 90. Il offre tranchant, amplitude et crémeux affirmés.

Le Rosé de saignée (09) est le plus vineux de la série, doté d'une fraîcheur évidente.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Chez Larmandier-Bernier, il n'y a hélas pas le très attendu Les Chemins d'Avise, nouvelle cuvée disponible depuis août 2013 !!

Pour autant, Longitude 10 (blanc de blancs) dégage finesse, vivacité et crémeux délicats.

Terre de Vertus 08 a une belle vinosité derrière ses bulles serrées.

Je me risque à citer les Vieilles Vignes de Cramant (absente du panel proposé), quand Sophie Larmandier me propose de le goûter sur 07 (au frais dans la glacière), pour découvrir un jus complexe, long, à la vinosité évidente !!

Le Rosé 10 (pinot noir, 3 jours de macération) hume la framboise, sur une trame simple et fraîche.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Chez Françoise Bedel, on nous fait l'article. Crouttes-sur-Marne, en biody depuis 98, cultivant majoritairement le pinot meunier.

Originelle (base 04) est un poil brouillon, plein, évolué, simple.

Dis Vin Secret (base 05) est un extra-brut très vif, ample, assez monolithique.

Entre Ciel et Terre 05 semble coincé dans un solide carcan.

Place à L’Âme de la Terre 04 (8 ans sur lattes), au nez finement oxydatif, à la bouche raccord, bourré de finesse, sur les "fruits à coques".

L’Âme de la Terre 03 (8 ans sur lattes aussi) est très évolué, crémeux, plein, aux amers vibrants.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Francis Boulard est de retour, mais pas tout seul !! Delphine, sa fille, est là aussi !!

Le Blanc de Blancs 10 (passage en foudre + malo) déroule sa puissance, son volume et sa finale languissante.

La version Vieilles Vignes 10 est plus tendre, plus vineuse, presque éthérée, aux amers marqués.

Rachais 07 (non dosé) dégage des notes de fumée, de noix, pour une matière acidulée, vive, très puissante, un poil courte, quand Rachais 05 à une jolie mâche !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I
Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Nous attaquons enfin les vins tranquilles, avec les De Moor et les Guillemot (ces derniers semblaient sponsorisés par Napapijri) dont les jus 12 ne m'ont guère fait vibrer (Bel Air et Clardy 12 des De Moor, pas goûté ce jour fut, tout récemment au 6 Paul Bert, convaincant).

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Nous bifurquons chez Zind-Humbrecht, avec un a priori peu favorable (au vu des sensations laissées les autres années), pour découvrir Calcaire 11 fruité et frais, un Clos Windsbuhl 11 phénoménal, éclatant, Brand 11 pétrolé, très puissant, juteux, un Rangen de Thann 11 exaltant de fraîcheur, un Pinot gris 11 éthéré, quand le Gewurztraminer 11 maison est fidèle aux clichés de litchi, rose, sur une trame aérienne, manquant un poil de mâche.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Chez Marc Tempé, pas moins de 7 cuvées proposées, avec du 07, des 09, du 10, des 11.

Le Grafenberg 09 (riesling) a une incroyable et juste "sucrosité-acidulée", le Pinot blanc 11 est exotique et frais, quand le Zellenberg 10 marque par son bel équilibre, son fin sucre intégré.

Le Schoenenbourg 07 (pinot gris, 3 ans de barriques) est d'un équilibre modèle avec ses 30 gr de résiduels et sa juste acidité.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Cap à l'ouest, chez Richard Leroy, dont les Rouliers 12 (encore en cuve) annoncent puissance,vernis, poire, et déjà un grand potentiel.

Les Noëls de Montbenault 12 signent un nez "pur", une bouche splendide, pour des amers finaux un poil marqués à ce stade.

Gros passage à vide chez Kenji Hodgson & Maï Sato et son Faia 12, dont j'avais plutôt apprécié le jus l'an dernier...

Chez Mélaric, 4 blancs dont un(e) Cerisaie 11 (pas filtré(e),malo faite) net(te), pur(e), étonnamment anisé(e).

Chez Château Tour Grise, ce sont les Amandiers 02 qui, par leur suavité et l'acidité relevée, retiennent tout notre attention. Sans oublier la bulle sauvage, ample et épicée de la Tradition 02.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Un pas sur le côté pour nous retrouver à la Ferme du Mont Benault de Stéphane Rocher. Son K.Blanc 12 a le crayeux et l'opulence singulières d'un cab' franc vinifié en blanc (avec 10% de chenin).

Grappes de Bulles 11 (cab' franc/gamay) fait presque dans le "frizzante frais".

Mais, comme il y a 2 ans, c'est Strawberry Fields 12, un gamay teinturier (donc pas blanc, faut suivre), qui m'espande totalement, avec sa superbe acidité, soulevant aisément les 70 gr de sucre.

Rapide arrêt chez Fosse-Sèche pour Arcane 11, doté d'un joli nez, à la matière opulente, riche, aux amers marqués.

Virginie Joly nous présente les 3 cuvées de l'emblématique Domaine de la Coulée de Serrant.

Si Bergerie 12 est ample, sur une note finement oxydative, Vieux Clos 12 exulte de richesse, de suavité, pour un caractère dominant un poil tendre pour mon bec.

Quant à la fameuse Coulée de Serrant 12, elle crie, au nez, un chenin puissant, qui s'avèrera un poil lâche, très poivrée, à la dureté en finale un poil marquée.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Au Château Yvonne, le Saumur 11 laisse une bouche compacte, fruitée et fort boisée succéder à un nez puissant !!

Quant à Le Gory 11 (100% bois neuf), il est plus "séveux", concentré, au fin bois, plutôt pas mal...

Revue des troupes chez Albert Mann, avec pour débuter, un Albert 12 au caractère oxy, sec, simple, quand le GC Schlossberg 12 est droit, net, frais, direct, salivant, puissant, malgré ses 8-10 gr de résiduels.

Le Furstentum 12 (riesling) donne dans les agrumes, avec un équilibre acide/sucre cohérent.

La version Pinot Gris 12 Albert est simple, relativement gouleyante, aux amers un peu grossiers.

Le Gewurztraminer 12 est standard, mais peu excitant.

Chez Vincent Fleith, nous entamons la série par un assemblage effervescent (pinot blanc-pinot noir-riesling) au nez évolué, à la bulle puissante.

L'Alsace 12 (composé des 6 cépages alsaciens, allez, on se les remémore, je ramasse les copie à la fin de la lecture) est très sudiste en texture, mais frais au final.

L'Alsace 11 (riesling issu du Steinweg, allez les alsaco-germanophones, deuxième copie à rendre dans l'heure) est standard avec ses effluves pétrolées.

Un Pinot Gris 10 frais et digeste, quand le Furstentum 09 (pinot gris) a une délicate et très très fine sucrosité.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Escale chez les Bret Brothers peu convaincante, sur les 12 proposés. Seul Quartz 06 était un peu la lumière attendue, malgré la "lâcheté" au final de l'ensemble !!

Allez, ça suffit pour le moment, je ramasse les copies pour les 2 questions posées ci-dessus.

La suite, avec du blanc et du rouge mélangés, prochainement...

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LPV BzH acte X : il me Jura que Savoie était une Altesse sans Chardonnay

26 Janvier 2014, 11:21am

Publié par Docadn

Bonjour,

Retour à des préoccupations plus liquides que solides, avec un nouveau congrès d'alcoolos assumés, dans le QG rennais des "gourous du glouglou", je veux bien évidemment parler des Ligeron et leur "Un Midi Dans les Vignes" (que je propose de rebaptiser "Un 13h00-13h30 dans le bourrier, si on veut", vu l'heure tardive à laquelle ils daignent commencer leur service ces grosses feignasses) !!

Dixième rendez-vous breton, 5ème édition rennaise, orchestrée par "Nanard la Rocaille", amputé de son Martin occupé à descendre des Henri Maire et autres délices, plutôt que partir à la découverte de 2 régions trop souvent oubliées dans la PVF (Paysage Viticole Français).

Grosse appréhension des Padawans de la table sur ces 2 mystères régionaux, bien garnis en rumeurs urbaines et autres clichés savamment tatoués au fil des décennies, par la presse et la foule, souvent en colère, même quand il n'y a pas un seul portique à brûler !!

LPV BzH acte X : il me Jura que Savoie était une Altesse sans Chardonnay

Une grosse épidémie de chiasse gastro a cloué aux chiottes lit quelques prétendants à ce voyage initiatique ou de remise à jour !!

Grand Cru Blanc de Blancs - Extra Brut - VO - Jacques Selosse (dégorgé en ??/12)

Grand Cru Blanc de Blancs - Extra Brut - VO - Jacques Selosse (dégorgé en ??/12)

Mais pour l'heure, nous démarrons en souhaitant la bienvenue à Agathe, qui se repose avec sa mère, quand le père lâche déjà ses responsabilités en festoyant avec nous...

Un nez un poil fermentaire, teinté d'une immédiate élégance, doublée d'une attaque d'une finesse inouïe, à la bulle caressante, au diamètre parfait, dotée d'une sapidité intense, d'un équilibre immense, très très finement oxydative, au crayeux vibrant, à l'amertume de haute couture. ***(*)/****

Merci Agathe (surtout à sa courageuse maman, accessoirement au père) d'être arrivé plus tôt que prévu, pour me faire redécouvrir une cuvée que j'avais estampillée "oxydative et puissante", quand cet exemplaire s'est révélé être un très grand vin (au tarif raccord !!).

Mais place à la thématique du jour, avec un petit gars qui se fait remarquer, avec l'unique rouge de la session (quand on avait précisé, au préalable, des critères très Ku Klu Klan monochromes)

Domaine Rolet -Arbois - Poulsard Vieilles Vignes 2009

Domaine Rolet -Arbois - Poulsard Vieilles Vignes 2009

Robe claire, très "pinot-boisé-tabac" au nez, à l'attaque fraîche, relativement astringente (limite asséchante), très épicée, tonique, mais relativement monolithique. **/**(*)

Domaine André et Mireille Tissot - Crémant du Jura - (estimé 2012)

Domaine André et Mireille Tissot - Crémant du Jura - (estimé 2012)

Nez très marqué de pomme, fermentaire, à la bulle sauvage. L'épaisseur de la bulle se confirme en bouche. C'est brouillon, voire envahissant. Aurait peut-être sûrement mérité un bon carafage pour mieux voir ce que ce crémant cachait derrière ce spa-balnéo. **

Michel Gahier - Arbois - Fauquette 2002

Michel Gahier - Arbois - Fauquette 2002

Un nez "tradi", juvénile, à l'expression attendue (c'est mon apport), qui en a encore sous les orteils, que personne ne voyait aussi "vieux".

Très content du comportement de ce"chardo-pas-oxydatif-délicat-gourmand-à-la-longueur-contemplative", mais surtout de mettre en "lumière" ce vigneron trop discret à la Fauquette toujours épatante. ***(*)

Autrement - Roussette de Savoie - Jacques Maillet - Altesse 2012

Autrement - Roussette de Savoie - Jacques Maillet - Altesse 2012

Une étonnante aromatique de "berlingot-fruits blancs", après ces nez "jurassiens". Un côté "chardo-anisé-sudiste", à l'amertume marquée, un poil mou en l'état pour moi. **

Domaine Ganevat - Grusse en Billat - Côtes du Jura - Chardonnay 2008

Domaine Ganevat - Grusse en Billat - Côtes du Jura - Chardonnay 2008

Nez classique de "jurassien potentiel", à l'attaque riche, très puissante, aux notes pharma marquées, très épicé, finement perlant, à l'acidité relevée, à la longueur notable. ***

Baud père & fils - Côtes du Jura - Cuvée Tradition 2008

Baud père & fils - Côtes du Jura - Cuvée Tradition 2008

Voilà la "fameuse noix" que se coltinent les vins du Jura depuis la paléolithique !! Un nez très "savagnin", accompagné de notes d'alcool à brûler peu sexy.

Une matière caractérisée par une fraîcheur plutôt agréable, au profil "classique-tradi-old school" peu excitant pour ce chardo-savagnin 50-50. **

Domaine Ganevat - Les Grandes Teppes Vieilles Vignes - Côtes du Jura - Chardonnay 2009

Domaine Ganevat - Les Grandes Teppes Vieilles Vignes - Côtes du Jura - Chardonnay 2009

Nez réduit, "serpillère oubliée", à la bouche très élégante, alliée à une puissance démoniaque !!

C'est riche, miellé, à la finesse graduelle, à la fraîcheur salvatrice, face à la potentielle exothermie de l'ensemble !! ***(*)

Domaine le Soleyane - Roussette du Bugey - Arbane 2009

Domaine le Soleyane - Roussette du Bugey - Arbane 2009

Le nez me lance immédiatement sur la roussette du début de la série, avec ce "berlingot-fruits blancs" presque identique.

Des notes de compote de poire s'imposent, au nez comme en bouche, découvrant une matière un poil tendre, relativement solaire, au joli potentiel à regoûter sur un millésime plus "frais". **(*)

Arbois - La Mailloche 2010 - Domaine André et Mireille Tissot

Arbois - La Mailloche 2010 - Domaine André et Mireille Tissot

Un pif frais, puissant, quand la matière s'avère monstrueuse, explosant tout sur son passage.

Les notes mentholées de fin de tronche apaisent le "volcan sous cocotte-minute" qui couve dans ce vin, forcément trop jeune en l'état, mais qui va tout péter dans 10 20 23 ans et 4 mois !! ***

Domaine Ganevat - Cuvée Florine - Côtes du Jura - Chardonnay 2009

Domaine Ganevat - Cuvée Florine - Côtes du Jura - Chardonnay 2009

La cire jaune trahit l'origine de ce vin, au nez encore très réduit, à la puissance et au perlant conjugués, aux amers de toute beauté, comme "un boxeur en tutu jouant une partition parfaite de Rachmaninov avec ses gants". ***

Domaine Ganevat - Cuvée Prestige - Côtes du Jura - Savagnin 2009

Domaine Ganevat - Cuvée Prestige - Côtes du Jura - Savagnin 2009

On enchaîne, avec le premier 100% savagnin de la série, au nez de "fruits à coque", mais à la bouche finement liégeuse, délivrant une "fesse de traviole en finale".

La bouteille a un pet pour moi !! NN

Domaine le Soleyane - Roussette du Bugey - La cuvée N°9 - Altesse 2009

Domaine le Soleyane - Roussette du Bugey - La cuvée N°9 - Altesse 2009

Nez de "peu protégé", à la matière fraîche, plutôt monolithique d'une altesse "particulière", qui a passé 3 ans en cuve avant sa mise !! **/**(*)

Gilbert Perrier - Fleur de Roussane - Chignin-Bergeron - Savoie 2012

Gilbert Perrier - Fleur de Roussane - Chignin-Bergeron - Savoie 2012

Nez sudiste, à la matière pommadée, pataude, pas ma came !! *(*)

Domaine Dupasquier - Roussette de Savoie - Marestel - Altesse 2009

Domaine Dupasquier - Roussette de Savoie - Marestel - Altesse 2009

Nez d'allumette, toasté, carton mouillé, "chardo-élevé", au contenu épicé, souple, ample, qui vire au lourd, too much, à l'amertume marquée, aux antipodes des autres Dupasquier croisés jusqu'à ce jour. **

 Rouleau de legumes croquants au sésame - volaille au vin jaune (Paul Renault) - Trilogie de Comté - Crumble mousse & mangue
 Rouleau de legumes croquants au sésame - volaille au vin jaune (Paul Renault) - Trilogie de Comté - Crumble mousse & mangue
 Rouleau de legumes croquants au sésame - volaille au vin jaune (Paul Renault) - Trilogie de Comté - Crumble mousse & mangue
 Rouleau de legumes croquants au sésame - volaille au vin jaune (Paul Renault) - Trilogie de Comté - Crumble mousse & mangue

Rouleau de legumes croquants au sésame - volaille au vin jaune (Paul Renault) - Trilogie de Comté - Crumble mousse & mangue

Le tout accompagné de la toujours délicieuse cuisine de "Maïté Ligeron", à la douce volaille, aux puissants Comté (jusqu'à 48 mois !!), quand j'aurais bouffé les 3 kg de mangues et les 2 litres de mousse du dessert !!

Une dégustation d'un bon niveau général, aux Ganevat nombreux, aux chardonnay majoritaires, aux Roussette bien représentées, qui a permis de flinguer, pour bon nombre de dégustateurs présents, toutes leurs peurs des vins de Jura et de Savoie !!

Les "puristes" crieront "au scandale" devant le manque flagrant de savagnin, vins jaunes et autres douceurs de paille !!

Mollo les gars, on ne commence jamais le ski par des pistes noires et du hors-piste !! Laissons à tous le temps de faire son éducation vinoco-alpestre avant d'explorer les "chemins de traverse" !!

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Calendrier de l'Avin 2013, Saison IV

5 Décembre 2013, 07:18am

Publié par Docadn

Bonjour,

A l'instar des séries tv ricaines (non, "Joséphine, ange gardien" saison 8, ça ne compte pas !!), le Calendrier de l'Avin entame une 4ème saison !!

Depuis le 1er décembre (et ce, jusqu'au 24), vous pouvez "déguster" une bouteille par jour, grâce à ce calendrier, depuis copié par la concurrence !!

(source Boutique des Vignobles de Larose)

(source Boutique des Vignobles de Larose)

C'est notre gourou onglé rédac' chef, incarnation oubesque de la Liliane de C+ (c'est celle de gauche, pour ceux qui doutent encore), Eva qui gère, comme à l'accoutumée, la ligne éditoriale les "apports".

La synthèse est consultable sur Oenos.net.

Calendrier de l'Avin 2013, Saison IV

Ayant encore eu la chance été plus rapide que d'autres sur l'appel d'offres, me voilà donc titulaire de la 5ème bouteille du calendrier 2013, sans bimbos ni rugbymen tatoués à poil !!

En relisant rapidement mes contributions passées, nous pouvons constater une outrageante domination du gamay, quand le chardonnay occupe les 33% restants.

Dans les 3 cas précédents, les vins furent appréciés.

Ce sera, à coup sûr, le cas de toutes les autres bouteilles à l'affiche de cette édition du Calendrier de l'Avin !!

Aussi, pour cette 4ème contribution, j'ai décidé de placer "la bouteille qui dérange", vous savez un peu comme ce chocolat au kirsch immonde "spécial", dont personne ne veut à la fin, qui reste tout seul, qu'on vire avec la boîte...

Ce, afin de pérenniser, avec une inutile fierté, mon statut de "goûteur de l'improbable", guidé par une curiosité naturelle forcément plus large que d'autres buveurs dogmatiques et/ou bling-bling !!

Grace Kayagatake 2011 - Yamanashi - Japon

Grace Kayagatake 2011 - Yamanashi - Japon

Le seul vin japonais, dégusté sur place, découvert dans un "hôtel-restaurant à thème" de Kawaguchiko.

Le district de Kayagatake (région de Yamanashi) semble bénéficier d'un microclimat, lui permettant de conjuguer le plus gros ensoleillement et la pluviométrie la plus basse du pays.

Composé de cab' sauvignon, de cab' franc et de "muscat Bailey A", le vin dégage des flaveurs de poivron aussi vert que Hulk et Shrek réunis !!

En bouche, le constat est (très très) amer !! Une scierie déboule, avec son flot de "végétal" à vous donner envie de massacrer tous les végétariens à bonnets péruviens !! Sans parler des tannins aussi doux qu'une toile émeri neuve !!

Bref, c'est pas bon du tout, tout rigolo que cela puisse paraître sur le papier !!

Voilà, c'était mon "chocolat au poivre" du sapin de L'Avin, à vous les studios !!

Grace Kayagatake Rouge 2011

Composition : cabernet sauvignon, muscat Bailey A, cabernet franc

Pays/région:Japon/Yamanashi

Voltage :12%

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