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EscapadeS

Articles avec #dejeuner

Restaurant Les Saisons, Paris 9ème

11 Novembre 2015, 11:35am

Publié par Docadn

Suite de l'escapade parigote, avec les versions salées des tables picorées.

Nous démarrons dans le IXème arrondissement de la ville, avec Les Saisons.

C'est Jonathan Lutz (ex-Crillon, L’Alcazar et Glou, ce qui n'est pas pour me rassurer pour cette dernière mention) qui drive le piano d'une adresse polymorphe qui a dû coûter plus cher en changement d'enseignes qu'en ravalement de façade (on compte pas moins de 4 noms différents dans l'histoire récente de cette adresse) !!

Accueil souriant par Reiko Lutz, la moitié japonaise du patron-cuisinier, nous découvrons un "resto de poche" sur 2 niveaux, qui n'est pas sans rappeler l'intérieur/l'ambiance d'une crêperie malouine dans la ville close.

Déjeuner à l'étage, à l'escalier casse-gueule, où l’habileté des serveurs semble indispensable pour ne pas ébouillanter les clients avec les plats.

On retrouve tous les "codes du Fooding" : du pain très correct "typé Poilâne", des assiettes plus grandes que les tables (les 60 cm maxi de rigueur), le serveur d'1m82 et 31 kg.

La soupe de panais (9€) est un petit modèle du genre !! C'est la "comfort food" type que j'affectionne en automne.

Même si je tance régulièrement les "légumes anciens à Paris", fatigué de les voir envahir chaque cm2 de nos assiettes, il y a dans ce plat toute la "gra(s)titude attendue" !! La "pointe sucrée", la richesse voluptueuse d'une crème très expressive, à l'écume de cèpes puissante.

La salade César (17€) à suivre (avec un temps d'attente un poil longuet) est des plus basiques. Les gambas sont nombreuses, bien saisies, mais le plat ne fait pas décoller le séant.

Soupe crémeuse de panais et marrons, écume de cèpes

Soupe crémeuse de panais et marrons, écume de cèpes

Une adresse pratique pour le déjeuner, à partir du moment où on accepte une certaine exiguïté, un niveau sonore élevé, ainsi que l'éventuelle diarrhée verbale de 2 connasses-clientes, qui commentent comme de puantes prescriptrices la prestation du moment.

Ayant même cru à un sketch, j'ai cherché partout la caméra d'un avatar de "Connasse", mais non, c'était des vraies, des bios, sans OGM !!

Mais comme dans tous les duos, il y a une surdouée !!

L'entendre parler sans manières au serveur, l'interpeller sans-gêne (alors qu'il sert des desserts sur une autre table) pour lui demander de lui garder un morceau de tarte, s'indigner de constater qu'on ne peut pas changer de plat dans la "formule cheap" (alors qu'avant c'était, paraît-il, possible !!) et de pérorer "je vais le dire sur les réseaux sociaux"...

Aussi, toi la (jeune et très prometteuse) super connasse qui fait tout ce cirque pour laisser moins de 20 € sur la table, qui ne peut avaler plus de 436 calories sinon tes petits doigts boudinés ne pourront plus twitter à la vitesse de la lumière, continue de troller à l'infini sur la toile et n'emmerde plus les serveurs et les clients avec tes caprices de branleuse-anorexique-radine-fauchée et très mal élevée !!

Service et accueil dans le ton pour les pros de la salle, dont je salue la patience et le professionnalisme face à ces vilaines et tenaces bactéries !!

Les Saisons
52 rue Lamartine
75009 Paris
Tél : 01 48 78 15 18
 www.restaurant-les-saisons.com



NB : offres régulièrement disponibles 
sur le site La Fourchette proposant, 
au déjeuner, entre -20 et -30% sur les plats de la carte.

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Alain Llorca à la Colle-sur-Loup

17 Juin 2015, 10:15am

Publié par Docadn

Bonjour,

Le long résumé gastro printanier se poursuit, avec une "figure" incontournable du paysage culinaire sudiste !!

Alain Llorca fut la star de Mougins et de la PACA entre 2004 et 2009 ("Le Moulin de Mougins" 2 macarons au Gros Rouge), avant de tenter l'aventure de la "bistronomie" sous un concept nommé "Café Llorca" (Vallauris, Monaco).

Un parcours bizarre, atypique, qui l'a mené jusqu'à reprendre, le temps d'une saison, les fourneaux de l’hôtel Belles Rives à Juan-les-Pins.

A la tête d'un "piano à son nom" depuis 2009 à la Colle-sur-Loup, il est titulaire d'une étoile Michelin depuis 2012.

Il gère aussi en parallèle un "Carré Llorca" à Nice, au succès notable selon les locaux et les fans.

Alain Llorca à la Colle-sur-Loup

Un dimanche midi de mai, j'emmène ma grande amie déjeuner dans le "vaisseau amiral" de la flottille Llorca.

Service de voiturier, accueil grande maison, pour nous retrouver rapidement sur la charmante (et immense) terrasse, avec une vue splendide sur la campagne et le trop fameux village de boulistes bling-bling St-Paul-de-Vence.

Alain Llorca à la Colle-sur-Loup

Une formule déjeuner à 58 € "sponsorisée" par le Gros Rouge (en fait on vous offre une coupe de champagne en sus de la formule "boissons comprises").

Raviolis de poitrine de veau confite à la ricotta et marjolaine/ jus de tomate et parmesan
Raviolis de poitrine de veau confite à la ricotta et marjolaine/ jus de tomate et parmesan

Raviolis de poitrine de veau confite à la ricotta et marjolaine/ jus de tomate et parmesan

Paella cuisinée aux artichauts / filet de rouget et calamars du Pays / aïoli

Paella cuisinée aux artichauts / filet de rouget et calamars du Pays / aïoli

Pâtisserie

Pâtisserie

Si on s'attend, à quasi coup sûr, à de la "cuisine pour notaires" (poke Mix) sur le papier, vu la clientèle visée, la réalité est heureusement un poil divergente.

Llorca offre une cuisine plutôt classique mais pas emmerdante pour un sou !!

Ses "raviolis de poitrine de veau" sont le bon résumé d'un numéro d'équilibriste nécessaire pour attirer les touristes anglais en mode "Peter Mayle Tour", mais aussi garder les boulistes en plastique vacanciers/autochtones friqués financièrement à l'aise du village voisin...

La présentation "sommaire" de la paella est due au service directement à table, pour le coup très 70's !!

Service précis, attentif, presque précieux par moment.

Une fois de plus, je déplore une "partie sommellerie" assez déconnectée du niveau attendu (en plus d'être old school).

Les vins servis sont très moyens, qualitativement parlant, respirant plus l'optimisation financière qu'une réelle réflexion "accord mets et vins".

Les desserts sont, comme chez Pic, la bonne surprise de cette séquence !! Des classiques de très bonne tenue, généreux, quasi éligibles aux Relais Desserts.

En conclusion, Alain Llorca semble avoir retrouvé une vraie place dans la sphère gastro sudiste. Sa cuisine mérite le macaron, mais on ne peut s'empêcher d'y renifler des "non mises en danger" "filets de sécurité" prompts à rassurer les Anglais et les notaires (voire le cuisinier lui-même), tout heureux de flirter avec une certaine originalité des plats, le tout porté par un service rigoureux orné d'un snobisme étudié.

Restaurant Alain Llorca

350 Route de Saint-Paul, 

06480 La Colle-sur-Loup

Tél : 04 93 32 02 93

www.alainllorca.com

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Anne-Sophie Pic à Valence

4 Juin 2015, 12:28pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Parfois, vous lancez des défis en l'air... et ils finissent par vous retomber sur le coin de la gueule !!

En 2014, un de mes neveux passe son bac. Aussi, en "tonton blagueur", je lui lance un défi du type "prime de résultats" :

  • Mention "assez bien", je lui offrais le buffet à volonté de la caféteria voisine.
  • Mention "bien", c'est l'étoilé local qui était honoré de sa présence.
  • Mention "très bien", les portes du paradis valentinois au déjeuner pour son palais.

Le morveux bosseur a raté les "félicitations du jury" de 0,1 point !!

Aussi, avec son 17,9 de moyenne et ladite mention "très bien" en poche, je retrouve Quentin un an plus tard, dans le jardin du 285 avenue Victor Hugo à Valence, pour savourer enfin sa victoire.

Anne-Sophie Pic à Valence
Anne-Sophie Pic à Valence

Petit apéro dans l'agréable jardin du restaurant (jus de fraise pour notre désormais lyonnais, un verre de châteauneuf-du-pape blanc pour ma pomme), avec déjà des grignotages de haut niveau !!

Moment consacré au choix du menu de ce déjeuner de l'Ascension, que j'oriente insidieusement vers la version "Découverte" !!

Anne-Sophie Pic à Valence
Anne-Sophie Pic à Valence

Accueil "grande maison", staff conséquent papillonnant en silence dans l'immense bâtiment à la déco et au mobilier très soignés.

Anne-Sophie Pic passe en salle, dit bonjour à tous, sait qui fête quoi, se prête avec grâce aux photos.

L'apprenti gourmand est impressionné. C'est la première fois qu'il met les pieds dans un grand restaurant gastronomique.

Je lui conte rapidement la saga de la famille Pic* et le fait que seuls 26 établissements en France sont couronnés de 3 étoiles au Gros Rouge Michelin... une mise en bouche arrive.

* j'avais déjeuné il y a 2 ans dans la brasserie "Le 7", article visible -> ICI
Crème brûlée au foie gras
Crème brûlée au foie gras

Crème brûlée au foie gras

A partir de là, nous voilà embarqués pour 02h30 de voyage.

La carotte et la fleur de jasmin

La carotte et la fleur de jasmin

Les berlingots, coulant au crémeux de chèvre de Banon légèrement fumé, consommé au cresson infusé au gimgembre et à la bergamote

Les berlingots, coulant au crémeux de chèvre de Banon légèrement fumé, consommé au cresson infusé au gimgembre et à la bergamote

Le pigeonneau de la Drôme mariné au saké et au géranium Rosat, grué de cacao, petits navets et radis primeurs

Le pigeonneau de la Drôme mariné au saké et au géranium Rosat, grué de cacao, petits navets et radis primeurs

Le Brie de Meaux à la vanille Bourbon

Le Brie de Meaux à la vanille Bourbon

Interlude (pré-dessert dont j'ai franchement oublié l'intitulé mais qui reste un souvenir "frais et fleuri" dans mon esprit)

Interlude (pré-dessert dont j'ai franchement oublié l'intitulé mais qui reste un souvenir "frais et fleuri" dans mon esprit)

Le citron Meyer comme une évocation de la garrigue

Le citron Meyer comme une évocation de la garrigue

Le thé Sencha et le géranium Rosat (dessert de Quentin) : dans l'esprit d'un vacherin, crème légère au géranium Rosat odorant, glace gingembre et thé Sencha, coeur coulant passion-mangue

Le thé Sencha et le géranium Rosat (dessert de Quentin) : dans l'esprit d'un vacherin, crème légère au géranium Rosat odorant, glace gingembre et thé Sencha, coeur coulant passion-mangue

Fin du voyage et très jolie séquence gastronomique.

Avec mon neveu, nous refaisons le match. Gros coup(s) de cœur pour la crème brûlée au foie gras et les berlingots de chèvre pour lui.

Il est vrai que le Banon, très puissant, ne fait pas dans la dentelle et se place aussi dans mon trio de tête. Le pigeonneau, tout classique soit-il, est terrible de justesse.

Ma grosse claque reste tout de même pour le dessert (le moment que je redoute le plus) !! Ce citron Meyer restera, je pense, longtemps comme le meilleur dessert aux "agrumes-herbes" jamais savouré englouti.

Le "syndrome Ratatouille" (ou "Les Gouttes de Dieux" au choix), quand la première bouchée vous emmène quasi instantanément dans la "vraie garrigue", puis que le citron vous téléporte en Loire avec un chenin crayeux qui vous fait saliver...

Et pour finir...

Et pour finir...

J'ai entendu, ça et là, des réserves sur le travail d'Anne-Sophie Pic. "Cuisine de fille", "pas une grande cuisinière", des avis aussi durs que ce microcosme gastronomique !!

J'admets juste que les "touches japonaises, ou d'inspirations japonaises" quasi systématiques sont un poil "fatigantes" sur les plats dégustés.

Elles ne flinguent pas les assiettes, mais le fait de "name-dropper" chaque plat avec son herbe, sa racine, son fruit ou son whisky japonais me gonfle un peu parait superfétatoire vu le haut niveau culinaire délivré !!

Le gros reproche de la maison, guère différent dans d'autres grandes maisons, reste forcément la question du vin.

Dès l'apéritif, on vous vante les vins de la maison Pic, propriétaire de vignes, dont les vins sont élaborés par la maison Chapoutier.

Les tarifs de la (très grosse) carte sont forcément indignes (les coefs 4-5 et plus sont légions). Mon neveu ne buvant pas, j'ai juste tenté un verre de vin rouge, sur le pigeon, à la guise du sommelier.

Ce dernier, tout droit sorti des années 82-84 en terme de style, m'a servi un Hermitage 11 de la maison Pic.

Un jus de raisin d'ébéniste, à l'amertume prompte à faire fuir le pigeon... servi plutôt chichement et facturé plus de 20 € !!

Il est toujours triste, dans ce genre d'établissement, de ne pouvoir s'extasier aussi sur le vin.

Si le déjeuner est solidement facturé (160 € par personne, 90 € en semaine hors jours fériés), j'admets presque sans broncher que les frais induits (produits, salaires) soient en (grosse) partie justifiés.

Pour le vin, s'il sert toujours de "vache à lait" pour gonfler la marge par couvert, rien ne justifie de tels coefficients !!

Des détails qui n'ont guère ému mon neveu, soufflé et heureux d'avoir enfin pu caresser le monde merveilleux du luxe et de la haute gastronomie !!

Cette immense joie spontanée a suffi à rendre ce moment unique, à tout jamais gravé dans sa mémoire... et dans la mienne aussi !!

Anne-Sophie Pic

285 Avenue Victor Hugo

26000 Valence
04 75 44 15 32

www.anne-sophie-pic.com

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Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

26 Juin 2013, 06:11am

Publié par Docadn

Bonjour,

A peine arrivé dans "le sud", que je le quitte par le nord. Je me dirige vers le mâconnais, non sans avoir tenté de décrocher un couvert dans ce qui semble être le bistrot le plus couru de la préfecture de la Drôme...

Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

Je ne vous fais pas la pige sur la maison Pic à Valence. Si ?! Bon d'accord, mais juste 3 mots, même si résumer cette saga familiale gastronomique peut s'avérer aussi long que la vulgarisation d'une complication horlogère...

Commençons par la fin, avec la 4ème génération à la tête de cette maison "cent-vingtenaire" : Anne-Sophie Pic (qui a succédé à son frère, incapable de "maintenir à flots" le vaisseau, allant jusqu'à perdre une des 3 étoiles).

2ème dame de la famille à occuper le poste de "capitaine des fourneaux", seule cuisinière en France à détenir le Graal du Gros Rouge depuis la Mère Brazier (les 3 macs ont été reconquis en 2007), elle ventile depuis son savoir-faire avec succès, en éditant des livres, en signant des cartes, de Lausanne à Paris, en animant une école de cuisine, tout en restant fidèle à la maison historique...

Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

Mes vacances m'ayant laissé un peu sur la paille...

Pressé par le temps, je n'ai pas le temps de m'attabler pour 04h00 à la grande table...

C'est le bistrot que je suis venu découvrir, en ce mercredi (férié) de mai. J'arrive à midi pétantes, sans réserver.

Accueil très souriant, chaleureux, dans la très grande salle (mais aussi une très grande terrasse ombragée disponible), à la déco moderne, routière, sobre et sombre, "aux chiottes propres qui sentent très bon" (il paraît que pour certains, c'est encore un "signe de qualité non négligeable" de nos jours #SorsDeCeCorpsLouisDeFunès).

Notaires et autres médecins généralistes déconventionnés à la retraite entrent lentement mais sûrement tout droit dans le temple, quand les pauvres CSP- arrivent fébrilement devant le bistrot (dont l'entrée se situe à gauche dans le hall).

Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

Je grignote de petits sablés au parmesan en découvrant la formule "Plein des Sens" (Nationale 7, bagnole, station-service, tout ça, 100% jeu de mots "M6 Turbo" !!).

Un courte sélection de vin au verre, dont une thématique "à l'aveugle" que je m'empresse de prendre...

Un blanc que je place immédiatement en Muscadet Loire Méridionale, aux accents sudistes évidents... qui se trouve être un blanc 11 de Mas de Libian... en Ardèche (dont le domaine se situe effectivement sous la Loire, n'y voyez aucune mauvaise foi de ma part, ce n'est absolument pas mon style) "encore dans le mille Cécil B2" !!

C'est sans points Tatal que j'opte pour la formule hydrocarbures à 30 €...

Le velouté d'asperges vertes, panna cotta à la réglisse

Le velouté d'asperges vertes, panna cotta à la réglisse

L'entrée arrive très rapidement (tout droit du frigo, vu la température de service). Le velouté est impeccable, aussi bien sur le volet consistance que sur celui du goût. La belle idée réside dans l'étonnante panna cotta à la réglisse, là encore d'une rare justesse en terme de texture et de goût... Le ton est donné !!

Le merlan saisi, fenouil confit, bouillabaisse revisitée à la fève Tonka

Le merlan saisi, fenouil confit, bouillabaisse revisitée à la fève Tonka

Le temps de regoûter à mon blanc, toujours sudiste, que voilà le plat. Le choc thermique avec l'entrée est imposant. L'ensemble est bouillant, mais pas un élément ne souffre d'une surcuisson !!

Le merlan (cuisson-laser) est une ode à la mer, le fenouil un hymne au potager et à la cuisson douce, la bouillabaisse un splendide hommage à Fernandel la cuisine méridionale, quand la fève se cherche en finale, comme un Jo-Wilfried Tonka... Un plat ébouriffant !!

La (toute petite) Anne-Sophie Pic passe, donnant à tous du "bonjour" timide et souriant, s'installe au passe de la cuisine (ouverte) du bistrot, puis déjeune (la même chose que moi, copieuse !!) sur un tabouret en compagnie d'un de ses enfants...

Un serveur m'amène une second verre de vin blanc, mais c'est mon voisin qui l'a commandé...

Le moelleux au chocolat Guanaja, coeur coulant et sorbet à la framboise

Le moelleux au chocolat Guanaja, coeur coulant et sorbet à la framboise

Le "creux" de ce "programme court" quasi parfait !! Un moelleux un poil sec, au "coeur coulant" moyennement digeste, bien trop sucré pour mon bec !! Le sorbet est classique, "typé Pacojet", servi à la température idéale...

Service souriant, aimable, "détendu-sérieux". Carte des vins locale, accessible et courte...

Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

Le 7 dans l'assiette ressemble à l'image que l'on devrait avoir du (souvent trop fumeux) concept de la "bistronomie".

Pour 30 €, vous avez de vrais produits de saison travaillés, une réflexion évidente et originale des alliances entre ces derniers, des assiettes très gourmandes, un service très pro... et l'envie d'y retourner !!

La reine de la gastronomie 3* a tout compris !! Son "bistrot chic" l'est... son mobilier décalé beaucoup moins !!

Seule ombre à l'ardoise (dont j'assume la moitié de la responsabilité), le second verre de vin (non commandé) m'a été facturé !! Mon timing de "lapin d'Alice" n'ayant relevé la boulette que 4 jours après... en rentrant de Bourgogne !!

En conclusion, une excellente adresse à faire sur "la route des bouchons", dont la réservation ne paraît pas inutile est tout de même fortement conseillée...

Le 7, bistrot chic

285 avenue Victor Hugo

26000 Valence

Tél : 04 75 44 53 86

Ouvert toute l'année midi et soir, sans exception...

www.pic-valence.com

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Restaurant Le Parvis à Orange

21 Juin 2013, 08:29am

Publié par Docadn

Bonjour,

C'est le palais encore meurtri par les affres du dîner de la veille, que je cherche l'inspiration de quoi déjeuner dans un des ex-bastions du FN celle que l'on nomme parfois encore la "Cité des Princes".

Il est midi pile, je cherche quelque chose de "central" dans l'antique cité, avec si possible un parking couvert, histoire de ne pas ramener mes bouteilles de Châteauneuf-du-Pape chauffées à 30°C !!

Le cours Pourtoules propose un providentiel parking souterrain (gratuit à l'heure du déjeuner), ainsi que quelques restaurants peu encombrés en ce début de mois de mai.

L'ardoise du Parvis gagne rapidement mes faveurs. J'entre...

Restaurant Le Parvis à Orange

Le "gap" est conséquent entre la formule très populaire attrayante à l'extérieur et l'intérieur aux aspirations bourgeoises, auréolé de "peintures naïves montmartoises" !!

L'accueil est poli, mais frais comme une clim' très mal réglée. Seules 2 autres tables sont occupées.

Restaurant Le Parvis à Orange

J'opte pour la formule du jour, tandis que l'on me dépose "l'éternelle-sempiternelle-traditionnelle tapenade" (aux olives noires aujourd'hui), que je grignote en compagnie d'un blanc sudiste oubliable (et oublié) !!

Filets de rougets grillés, ratatouille froide

Filets de rougets grillés, ratatouille froide

Les filets sont remarquablement bien saisis !! La fraîcheur et le goût se disputent autour d'une délicieuse ratatouille. Une ratatouille relevée avec une précision diabolique !! Je suis déjà en mode "Bob l'Eponge qui cligne les yeux, se demandant où il est" !!

Poisson cuisiné selon le retour du marché : filets de maquereaux à la cannoise d'olive...

Poisson cuisiné selon le retour du marché : filets de maquereaux à la cannoise d'olive...

5 généreux filets d'un poisson vulgaire trop souvent méprisé, qui peut s'avérer fabuleux quand il est traité avec soin !!

Là encore, une cinglante démonstration de la maîtrise des cuissons, qui offre un condensé de savoir-faire, des bouffées magiques d'iode, quand la mer ne s'offre à vous, visuellement, que 3/4 d'heure plus bas !!

Le jus est une tuerie, une boucherie, un génocide des sens, mêlant une huile d'olive limite "hallucinogène pour les papilles", additionnée d'olives de dingo forcément d'un autre monde, capables de faire avaler du navet au "brassicasséphobe" que je suis (hé oui, je déteste aussi les olives en temps normal !!).

Les rares légumes sont au diapason du niveau olympique du plat !!

Une assiette qui manque de provoquer un avc à mes paupières de Bob l'Eponge, quand mon palais veut prolonger ce coït inattendu !!

Le savarin à la mangue

Le savarin à la mangue

C'est une sorte de "baba au rhum" qui débarque sur la table (je n'aime pas les babas non plus !!).

L'acidulé et le sucré se téléscopent judicieusement dans ce savarin, qui disparaît en moins de 3,5 bouchées (oui, même la bouche de Mick Jagger à côté de la mienne ressemble à la poitrine de Birkin face à celle de Christina Hendricks)...

Jean-Michel Bérengier officie depuis la fin des années 80 au Parvis (la carte précisait même qu'il fêtait ses 25 ans cette année, à la tête de l'établissement).

Sans être d'un avant-gardisme désopilant (il semble se réclamer d'Escoffier), voilà un cuisinier qui cultive un sens aigu des goûts, délivrant une cuisine désarmante de simplicité assise sur une technique éprouvée...

Un mot sur le service. Si celui-ci fut teinté d'une certaine fraîcheur au départ, il a su se faire souriant, voire charmant, pour ne pas dire flatteur, quand l'élégante hôtesse me fit notamment part du "bel organe inexploité" que représentait ma voix (cassée depuis plusieurs semaines)...

Au-delà des rougeurs provoquées par ces flatteries, le service est très pro, mais effectivement pas immédiatement engageant !!

Restaurant Le Parvis à Orange

La formule entrée, plat, dessert + 1 verre de vin + 1 café est facturée 19,50 € !!

Contrairement au Poulpe, où le prix de la formule "rend" la séquence bonne, ici c'est très bon, au rapport qualité/prix exemplaire !!

Etonnant de constater que ce resto (aux formules plus "ambitieuses" le soir venu) ne soit guère plus "médiatique" !!

Il y manque sûrement la gouaille d'un cuistot "grande gueule avé l'assent", ou les services et l'acharnement d'une attachée de presse affamée !!

Si l'on devait "coter" Le Parvis, il pourrait largement prétendre à un Bib Gourmand (alors qu'il ne figure même pas dans la sélection du Gros Rouge) et naviguer sur "2,5" toques au Gros Jaune (où il ne figure pas non plus !!), sur la base de ce déjeuner .

Les locaux se plaignant, à juste titre, de la banalité du paysage gastronomique orangeois, seraient très inspirés de réorienter leurs budgets vers Le Parvis, plutôt que de s'acharner à gaver les nombreuses "chaînes de décongélation"...

Le Parvis

55 cours Pourtoules

84100 Orange

Tél : 04 90 34 82 00

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