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EscapadeS

Articles avec #escapade gourmande

Hôtel-restaurant La Butte à Plouider

17 Janvier 2016, 21:04pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Il me reste juste 1 à 2 lux comestibles de la comète 2015 à traiter sur ce foutoir, avant de consacrer ce dernier aux aventures liquides et solides de l'année en cours !!

Décembre est un mois qui me coûte souvent une petite blinde n'est pas le mois de l'austérité économique lorsque, comme dans mon cas, on a choisi de partager le loyer avec une native du signe du scorpion verseau capricorne, bref ce signe qui va de fin novembre à presque la fin décembre !!

Le concept "d'Anni-Noël' n'ayant pas de légalité dans le règlement intérieur, l'anniversaire est fêté en temps réel, au début de chaque mois de décembre !!

Cette année, direction Plouider, dans le Finistère, pour découvrir une table récemment consacrée d'un premier macaron au Gros Rouge.

Un restaurant doublé d'un hôtel, récemment rénové, loin de l'image "d'auberge pour papys" que véhicule souvent les "Logis de France" (1er séjour perso dans cette catégorie dite "Logis d'Exception"), en cours d'agrandissement lors de notre micro-séjour.

Situé sur une butte (le nom, tout ça), l'établissement domine Goulven et une très jolie baie, offrant un panorama plutôt sympatoche, surtout un jour de "coup de tabac" !!

Hôtel-restaurant La Butte à Plouider
Hôtel-restaurant La Butte à Plouider
Hôtel-restaurant La Butte à Plouider

Chambre résolument "moderne", se voulant "cosy, fonctionnelle et sobre" !!

Mais avant de nous sustenter, un petit tour dans l'espace spa de l'hôtel.

Un petit bassin bouillonnant de branleurs hurlants bambins turbulents archétypiques de bonnes tronches à claques aux minois malicieux, quand leurs déjà ventripotents quadras de darons parents puants de démonstration de leur petit statut de notable du coin, aux airs assurés, ont juste remonté leurs jeans Gucci aux mollets, tançant mollement leur tâches de mômes progéniture de sortir du bain pour la 156ème fois !!

Hormis l'acoustique à vous faire saigner des oreilles quand c'est plein, la piscine s'avère très agréable une fois vidée de cette faune peu racailleuse banlieusarde, au savoir-vivre aussi peu développé !!

La vue sur le large, entre chien et loup, est presque "romantique" !!

Un sauna et un hammam complètent l'offre "détente".

Nous enchaînons avec "Le Modelage Oriental" (sans les sous-entendus en vogue ces derniers mois).

J'ai réservé la seule cabine duo de massage de l'établissement.

2 masseuses compétentes, énergiques, vont consciencieusement détendre nos corps, de la tête aux pieds, durant 50 minutes !!

Là encore, un cadre qui louche vers un luxe apaisant, une attention et une personnalisation de tous les instants (avant, pendant, après) remarquables !!

Hôtel-restaurant La Butte à Plouider

C'est détendus comme des poulpes que nous découvrons la salle à manger.

L'esprit "rénové" se prolonge dans cette dernière : modernisme, épure et confort sont toujours au rendez-vous.

Je recroise mes bobos ruraux, attablés sur un disque à 12 places !!

Nous sommes heureusement un peu à l'écart de cette pollution sonore pour profiter pleinement du spectacle des agapes à suivre.

Etant sur un forfait, nous héritons d'un menu "imposé" baptisé "Dunes de Keramma" (49€).

 

 

Mise en bouche (tête de lieu jaune et je me souviens pas du reste) - St-Jacques, chou fleur "brûlé" et arabica - Lieu de ligne grillé, échalote grillé, saucisse fumée aux algues - C'est l'automne, poire marron et biscuit cuillère
Mise en bouche (tête de lieu jaune et je me souviens pas du reste) - St-Jacques, chou fleur "brûlé" et arabica - Lieu de ligne grillé, échalote grillé, saucisse fumée aux algues - C'est l'automne, poire marron et biscuit cuillère
Mise en bouche (tête de lieu jaune et je me souviens pas du reste) - St-Jacques, chou fleur "brûlé" et arabica - Lieu de ligne grillé, échalote grillé, saucisse fumée aux algues - C'est l'automne, poire marron et biscuit cuillère
Mise en bouche (tête de lieu jaune et je me souviens pas du reste) - St-Jacques, chou fleur "brûlé" et arabica - Lieu de ligne grillé, échalote grillé, saucisse fumée aux algues - C'est l'automne, poire marron et biscuit cuillère
Mise en bouche (tête de lieu jaune et je me souviens pas du reste) - St-Jacques, chou fleur "brûlé" et arabica - Lieu de ligne grillé, échalote grillé, saucisse fumée aux algues - C'est l'automne, poire marron et biscuit cuillère

Mise en bouche (tête de lieu jaune et je me souviens pas du reste) - St-Jacques, chou fleur "brûlé" et arabica - Lieu de ligne grillé, échalote grillé, saucisse fumée aux algues - C'est l'automne, poire marron et biscuit cuillère

La mise en bouche est gentille, très vite oubliable.

Les St-Jacques sont parfaitement saisies, quand le reste nous laisse un peu perplexes.

Le filet de poisson est assez hétérogène en cuisson, me faisant passer de la moue de chieur-né à la petite satisfaction sur une ou 2 bouchées.

Le dessert est d'une simplicité déconcertante, même s'il est de saison et que j'aime le marron et la poire !!

Une séquence plutôt banale, sans surprises, qui tient plutôt son macaron techniquement, mais sans le "trait de plaisir attendu à ce niveau" !!

Carte des vins pas trop mal, aux coefficients toujours discutables, avec un sommelier agile comme une anguille dans la gestion de la diversité des clients présents !!

Hôtel-restaurant La Butte à Plouider
Hôtel-restaurant La Butte à Plouider

La nuit fut délicieusement calme et apaisée...

Nous retrouvons la salle à manger le matin venu... et c'est une prestation de haut niveau qui nous attend à l'heure du petit-déjeuner !!

Nous retrouvons le rang attendu de notre "étoilé de campagne" !!

Des produits frais, locaux, une offre pléthorique en sucré ET salé, un service de tous les instants... même le "café cafetière" est plutôt correct !!

Un petit-déj' qui entre sans mal dans mon top 5 des "matinales" !!

En conclusion, La Butte offre des prestations hôtelières et de soins plutôt élevés vu son emplacement et la concurrence inexistante alentours.

Seule sa cuisine semble 'en retrait" en terme d'originalité et d'homogénéité, à mon humble avis.

La Butte

12 rue de la mer

29 260 Plouider

Tél : 02 98 25 40 54

www.labutte.fr

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La Baule - Guérande - St-Lyphard - Le Pouliguen

11 Novembre 2013, 10:28am

Publié par Docadn

Bonjour,

Voilà bientôt 2 décennies que j'habite en Bretagne !!

J'ai écumé une grosse partie de sa campagne. Aussi, de manière cyclique, je retourne sur mes premiers forfaits, 5, 10, ou comme ici, presque 15 ans après...

Les blaireaux à bonnet chauvins me diront que la Brière et ses environs n'appartiennent pas à la Bretagne. Administrativement parlant je ne peux que leur donner raison. Historiquement, c'est une autre histoire !!

Mais point d'Alain Decaux sentencieux pour notre propos du jour.

Contentons-nous de voir ce que marais, cités de caractère, plages et autres stations balnéaires nous offrent aujourd'hui en terme de balades et de plaisirs gustatifs !!

(source Eco Nuit)

(source Eco Nuit)

C'est dans la "banlieue" de Guérande que nous avons pris nos quartiers.

Eco Nuit est un hôtel à vocation "économicologique".

Il n'est pas en bois, la literie n'est pas bio, mais l'effort "écolo", allié à un marketing surfant sur une mode porteuse, est louable.

Côté tarif, le rapport qualité-nuit est plutôt bon, le petit-déj' très correct, l'accueil au-dessus des "hôtels en plastique" (aussi chers), l'environnement et l'architecture guère plus excitants que ces derniers.

Seul petit hic : la localisation !!

Quartier d'affaires tout récent, il n'est pas encore recensé sur les cartes et autres GPS (à la date de rédaction de cet article) !!

Redoublez de vigilance pour trouver l'établissement et la rue du Milan Noir.

Eco Nuit

1 Rue du Milan Noir

Parc d'activités du Bréhadour

44350 Guérande

Tél : 02 40 45 85 47

www.econuit.com

L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard

L'Auberge de Breca St-Lyphard

Nous nous retrouvons au coeur du Parc Naturel régional de Brière, pour ce premier soir d'escapade.

C'est L'Auberge de Breca qui ouvre les hostilités de ce week-end de gros "gourmand".

C'est la flemme, assortie d'une promo (permanente, hors week-end, à en croire le site) La Fourchette qui nous a poussé à tester cet établissement.

Une immense et belle bâtisse (historique selon les photos datant au moins de Niepce, si on veut un peu exagérer), plantée au milieu des marais, proposant en dehors de sa table, balades en barque ou calèche.

La déco est assez ringard très très classique, l'agréable patio sent hélas le moisi.

Depuis 26 ans, la famille Deniaud gère la boutique.

La pipelette de patronne (je suis le mime Marceau à côté d'elle) taille des bavettes XXL à tous ses clients (8, ce soir-là).

Plat-dessert à la carte, pour tous (à -40%) !!

  • Un "crémeux de potiron" (nous allons le croiser par 2 fois, sur cette période très prolifique pour le curcubitacé), riche et agréable.
  • "Duo d'anguilles et cuisses de grenouilles en persillade", super old school, généreux, riche et classique pour La Miss.
  • "Daube de sanglier à l'ancienne" pour mézigue, à la viande inégale en tendreté, au jus très 70's, là encore très roboratif.
  • "Le marbré Louis XV tout chocolat" ultra sucré, aussi fin et aérien qu'un sketch de Laurent Gerra.
  • "Café gourmand" sans surprise, pour La Miss.

Label "Maître Restaurateur" fièrement affiché à l'entrée, cuisine "aux aspirations gastronomiques VGE" (côté tarifs aussi), une affaire familiale (père et fistons en cuisine, maman au service) qui ronronne.

Une présomption flagrante d'un cauchemar pour le dandy masqué, sur lequel je ne peux qu'être d'accord, cette fois-ci !!

C'est juste pas mal, très nourrissant, mais d'un ennuyeux classicisme, à la carte des vins mortifiante, quand le service est pro et agréable !!

L'Auberge de Breca

352 village de Bréca

Lieu-dit Breca

D47

44410 Saint-Lyphard

tél : 02 40 91 41 42

www.auberge-breca.com

QG Beach - Le Pouliguen
QG Beach - Le Pouliguen
QG Beach - Le Pouliguen
QG Beach - Le Pouliguen
QG Beach - Le Pouliguen

QG Beach - Le Pouliguen

Autre adresse, plus côtière, soufflée par le scribe-gourmand Alain Neyman : QG Beach.

Selon l'hagiographie, largement pompée sur le site lesrestos.com, le chef Arnaud Trouvé a notamment bourlingué entre Le Ritz à Paris et le Nossy Be à La Baule, avant d'ouvrir sa "table de plage" en 2011.

Les pieds sur la (jolie) plage de Nau au Pouliguen, Arnaud Trouvé délivre à la mitrailleuse, une cuisine fraîche, simple et personnelle.

La terrasse est très courue, voyant des hordes de franciliens en polo-bermuda envahir bruyamment les lieux, se perfusant le foie au rosé sur les transats dans l'après-midi !!

Ce midi-là, ce fut :

  • "Crevettes sautées au pastis" : une bonne quinzaine de spécimens bien parfumés (7,50 €).
  • "Keftas de sardines à la marocaine" un poil fades, pour La Miss (6,50 €).
  • "Tataki de thon à la tahitienne, écrasé de pommes de terre, chou chinois au lait de coco", à peine cuit, superbe, un poil marqué par le lait de coco pour mézigue (19,50 €).
  • "Poulet tandoori" assez hétérogène, mais correct (14,50 €).
  • "Cheese cake, coulis aux fruits rouges", addictif, pour finir (6,50 €)

Une bonne "cantine de plage" que les urbains ont vite repéré, idéalement placée, aux tarifs plutôt accessibles, à la cuisine généreuse, au service efficace et discret, à la clientèle majoritairement agaçante pour le pichou qui sommeille en moi !!

QG Beach

14, rue de la Plage (Nau)

44510 Le Pouliguen

Tél : 06 18 13 62 69

Résa quasi obligatoire, ou se pointer à midi pétante comme moi, pour choper la dernière table libre avant 14h00 !!
La Baule - Guérande - St-Lyphard - Le Pouliguen

Je vous épargne le récit de l'horreur locale nommée "Le Vieux Logis" à Guérande (Merci M pour cette belle adresse "par défaut"), pour signaler une autre surprise moins désagréable.

Quand, sans convictions, vous vous arrêtez devant "la pizzeria collée au cinoche local", vous avez le sentiment fort d'avoir niqué votre samedi soir que votre soirée sera aussi passionnante qu'un loto au foyer de "La Joie de Vivre"...

Pourtant, cet immense établissement au cadre aussi enchanteur qu'un Pizza Pino de centre-commercial, est la bonne surprise que l'on attend plus !!

Tous les artifices de marketing répondent présents (avec la "Napolitan touch" de rigueur), mais la pizza a le "soupçon inespéré d'humanité" !!

La pâte de cette dernière est une réussite !! Moelleuse et croquante à la fois, épaisse au visuel, à la garniture manquant un tantinet de sensuel.

Sinon, c'est bruyant, relativement "cher" pour une pizzeria (j'entends ici : "loin" des stations balnéaires), à la carte des vins pathétique, au service relativement impersonnel, mais Guérande a une vie nocturne encore moins trépidante que le Vatican !!

Da Etto

6 avenue Anne de Bretagne

44350 Guérande

tél : 02 40 24 40 40

(service de pizzas à emporter)

http://Daetto.free.fr

La Baule - Guérande - St-Lyphard - Le Pouliguen

Pour finir, tout en justifiant la présence de "La Baule" dans le titre, une découverte sucrée soufflée par le "Google de la bectance qui lit plus qu'il ne mange" : Christophe Roussel.

Avec des boutiques implantées sur un triangle La Baule-Guérande-Paris, on peut penser qu'il s'agit d'un énième chocolatier, juste prompt à délester les CSP+ en villégiature dans le bourg, avec un choco à la con vendu au prix de la truffe d'Alba !!

Que nenni !!

Le coffret de 250g, ci-dessus, est décédé sous mon palais en moins de 48h00 !!

Des ganaches somptueuses, des textures et un sucré magistralement équilibrés !!

Même La Miss, qui termine invariablement chaque dégustation chocolatée par un : "bah j'préfère Leroux", a reconnu que "c'était très bon !!".

Christophe Roussel

A La Baule

  • 6 allée des camélias
  • 19 ave du Gal De Gaulle

44500 La Baule

A Guérande

26 rue St-Michel

44350 Guérande

A Paris

  • 10 rue du Champ de Mars

75007 Paris

  • 5 rue Tardieu

75018 Paris

www.christophe-roussel.fr

Et avec tout ça, il a fallu quand même un peu se dépenser !!

A suivre...

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En stage à L'Azimut...

31 Mai 2011, 17:29pm

Publié par Docadn

Il y a quelques jours, j'ai eu la surprise (et surtout l'inutile stress) d'être convié dans un restaurant de La-Trinité-sur-Mer, pour y suivre un cours de cuisine.

 

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Le cours s'est en fait mué en leçon, ce qui m'a agréablement soulagé. C'est Damien, le second de Rudy Deniaud, qui anime cette "démo".

Nous sommes 2 stagiaires. C'est la première fois de ma vie que j'assiste à un cours de cuisine. L'autre stagiaire est une habituée, connue de toute la maison. 


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Nous démarrons le "cours" par la préparation d'un gaspacho pour 10 personnes, qui sera agrémenté de légumes croquants.

En parallèle, Damien a "lancé" les carottes à confire qui viendront "se lover" dans le coeur d'un filet de turbo.


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Le gaspacho avance à grands pas, 


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Damien gère, en passant, la cuisson de splendides langoustines, immédiatement remplacées par de non moins somptueuses araignées...


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Légumes en position "on doit rester croquants".


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Les prochaines victimes :


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Et là, tout s'accélère... Tous les éléments sont sur le feu, le filet de turbo déboule, Damien s'y attelle.


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C'est l'heure de "l'habillage à la carotte confite".


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On roule le tout.


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On ligote.


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A la poêle et au four...

Le tour de main pour  "tourner les artichauts", pour un résultat peu discutable.


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Le glaçage des radis.


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Nous arrivons à la fin de la session. Le gaspacho sort du frigo, on l'agrémente des légumes croquants.


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Et le plat au final.


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Filet de turbo aux carottes confites, artichauts et radis glacés


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Le tout sur des fourneaux de noble origine !!


Près de deux heures non-stop. Il m'aurait fallu 1 bonne journée juste pour faire le gaspacho !!

Un "prof" très pédagogue, répondant calmement et clairement à mes questions "d'Ugolin des pianos".

J'y ai appris vraiment plein de choses.

D'ici à les refaire aussi bien, je vais commencer par le gaspacho qui semble presque à ma portée...

Le chef, en pleine préparation du service, n'hésite pas non plus à donner ses astuces et autres préférences (jamais de poivron vert dans le gaspacho, toujours le rouge, voire le meilleur, le jaune).

Un bon moment, beaucoup de notes, pas mal de grignotages pendant le cours. Une courte pause avant d'attaquer le déjeuner...

 

A SUIVRE

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Les Goûts Uniques à Nantes...

5 Septembre 2010, 09:16am

Publié par Docadn

Petit intermède dans le récit estival pour vous narrer "une journée aux Goûts Uniques".

Évènement organisé conjointement par le  Lieu Unique et  Omnivore, cette 1ère édition a vu les choses en grand, avec notamment  le champ des producteurs (un marché bio à 98,3 %) et les  tablées uniques.

Le tout orchestré par le grand manitou des lieux (sur le départ du LU dit-on) Patrick Bouchain.

 

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La riche idée de ce marché, était de proposer aux visiteurs la transformation de certains produits dans l'un des 3 stands implantés au coeur du marché.

Prénommés CRU, FEU et EAU, les 3 stands mettaient en oeuvre la vapeur (impressionnant cuiseur à vapeur sèche de chez Hobard) , le feu ou la découpe et l'assaisonnement des mets proposés.

 

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Un poissonnier vendait les petits crustacés bleus ci-dessus à 8,80 euros pièce !!. Les 3 pianos voyaient se succéder des cuisiniers comme  Nicolas Bourget,  Alexandre Hardy,  Alain Ruffault, le talentueux  Olivier Arlot ou encore le jeune  Joackim Salliot.

Point de baluchon pour notre part (la tablée du samedi soir était complète), mais l'envie de goûter au menu unique concocté par Fabrice Biasiolo.

 

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Ce dernier a investi les cuisines du restaurant du LU pour nous proposer :

 

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Salade roquette-brebis - Tourin tomate - Carpaccio magret

 

Une triple entrée fraîche et bienvenue. Un carpaccio délicieux, un tourin étonnamment oriental (pois chiche marqué, dans l'esprit d'une soupe marocaine du ramadan, mais froide, accompagnée de capres TOP) et une salade roquette-brebis alliant croquant et moelleux.

Suite à des problèmes avec le curry (passager j'espère), on me propose une alternative au "curry porc, gambas et prune dente" :

 

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Brochettes de poulpes et de poulet

 

Tout est très bien cuit, de la viande aux légumes. C'est roboratif et soigné, le poulpe est juste tendre. De la bonne utilisation de la plancha.

 

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Duo de cup cake, pomme confite et écume de "Petit Lu"

 

Un joli dessert régressif où même les "gouttes de CBS" sont excellentes...

Le tout pour 17 euros !! Un petit verre d'Appétillant de chez Jousset en apéro.

 

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La 2ème session du Grand Chaud se profile déjà :

 

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C'est (le désormais très médiatique) Sébastien Demorand qui est en charge de l'animation des "Master Class du Grand Chaud".

Le père fouettard des apprentis cuistots de PAF est juste un poil plus sobre qu'à la téloche, et surtout bien plus respectueux.

Le 1er invité de ces Master Class n'est autre que la coqueluche parisienne de l'année 2009 : William Ledeuil.

Peu démonstratif et théorisant énormément sur SA cuisine, Ledeuil nous la joue conférencier. Il dit cuisiner à l'intuition et justifie son orientation asiatique par un seul mot : fraîcheur. C'est donc autour de la tomate (thématique de son master class) déclinée en 3 versions qu'il applique sa vision culinaire avec une obsession : l'acidité.

 

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45 minutes plus tard, c'est un Olivier Bellin au look de judoka qui débarque sur le plateau.

 

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Ce dernier a la mission de nous montrer les vertus et les qualité du blé noir.

Un chef (bi-macaronné depuis cette année) dont la cuisine m'avait ébloui il y a 3 ans.

Je découvre un personnage jouant sur la corde du terroiriste, revendiquant à tout va SA cuisine de paysan.

"Le cuisinier du pays bleu" (dixit la broderie dans le dos de son tablier) se veut le chantre du blé noir à toutes les sauces.

Passablement "excité" et à l'humilité trop peu discrète (à mon humble goût sur le coup) sur son ascension et la place qu'occupe désormais "l'Auberge des Glazicks", Olivier Bellin balance avec une "énergie violente", des plats d'une délicatesse désarmante.

 

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Un chef dont le maître à penser est Robuchon (il a été formé chez ce dernier), en espérant qu'il n'aille pas jusqu'à cultiver l'arrogance de ce dernier...

 

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Dernier acte de cet après-midi de Grand Chaud avec Fabrice Biasiolo.

Le patron "d'une Auberge en Gascogne" est en plein chamboulement. L'auberge est actuellement fermée et devrait rouvrir début 2011 avec une partie hôtellerie (à la place du "Square" toujours à Astaffort). En attendant, Fabrice Biasiolo assure toujours un service de traiteur, a ouvert dans l'intervalle "Cochon, canard & Cie", mais aussi "Imagine" dans la banlieue agenaise.

Gilles Choukroun avait animé le matin même, un atelier sur le thème "cochon et mâche". C'est au tour de Biasilio de nous livrer son cochon, mais dans une version apéro.

Cet atelier fut pour moi le meilleur des 3. Voilà un chef au look de pilier (de rugby) qui nous a livré un morceau d'amour de la cuisine. Quarante minutes de passion, de sueur et de générosité pour nous concocter un "apéro cochon" salivant.

 

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Une cuisine décomplexante pour les amateurs que nous sommes. Pas de prouesse technique, juste de l'envie, de la convivialité et la joie que peut procurer un filet mignon fourré de mascarpone, de gambas et d'un peu de coriandre.

Une belle leçon de cuisine et toute l'humilité de cet ogre au charisme et à la gentillesse communicatifs.

 

En résumé, une première édition à taille humaine, au public paisible (sauf à la fin de chaque atelier, c'est le lâcher des "morts de faim" sur les 3 pauvres petits plats qui disparaissent en 4 secondes chrono, d'où les photos sur écran).

La météo étant de la partie, les bobos énervants n'ayant pas encore monopolisé la manifestation, il ne reste plus qu'à tester la tablée unique, les ateliers du goûts, ceux du vin... Facteur freinant : les tarifs. Entre 5 et 18 euros l'atelier, préparez les pépettes, ou sélectionnez vos envies !!

On verra l'an prochain...

 

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 Les Goûts Uniques 

au Lieu Unique

quai Ferdinand-Favre  
Nantes

Ou

2, rue de la biscuiterie 
Nantes

 

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La Pérouse

1 Décembre 2009, 18:56pm

Publié par Docadn

Et c'est au sein de l'hôtel le plus contemporain de Nantes que nous avons jeté notre dévolu pour ce mini week end toujours pluvieux.
Bâti en 1993 selon les plans du cabinet Barto + Barto, cet hôtel à l'architecture très spécifique a fait couler beaucoup d'encre en son temps, notamment en raison de son implantation au milieu du cours des 50 otages.
Mais il a dans le même temps récolté le prix de l'hôtel le plus design d'Europe 1 an après son ouverture et peut se targuer d'être une des attractions majeures des journées du patrimoine de Nantes en ouvrant ses portes lors de cet évènement...


Coté accueil, c'est pro et souriant. Jolie réception et remise des clés rapide pour la découverte de la chambre.


D'emblée la déco annonce la couleur. On a joué la sobriété et une certaine austérité. Même l'éclairage accentue cet effet.
L'esprit un poil nordique (mais sans la chaleur intérieur) et la transparence des rares rangements disponibles agrémenté de l'un des symboles de l'établissement :

la chaise Zig-Zag Rietvield

Fort heureusement, l'hôtel ne s'est pas contenté de vivre sur ses "acquis visuels" et cultive une véritable philosophie doublée d'une politique de développement durable sérieuse :
Température des chambres,petit déjeuner bio,gestion de l'eau, "empreinte écologique", l'hôtel fût le 1er hôtel des pays de Loire "diplômé" de  l'éco label européen. Et il continue la collection des labels.

Et cela attire automatiquement une clientèle "bobio"raccord, qui est toute perdue quand le grille pain ne fonctionne pas !!!
En parlant du petit déj (2 salles disponibles une au rez de chaussé et une au niveau -1) avec des fromages affinés au top !!!

Dans l'ensemble l'établissement vieilli moyennement coté piaule et paye l'audace des couleurs claires sensées réchauffer la légendaire froideur du béton. Un petit lifting ne lui ferait pas de mal.La salle de bain risque de rappeler (en dehors de la vasque) pour certains une ostalgie tout à fait assumée...


Malgré cela la nuit fut délicieuse (efficaces ces "rideaux couettes") après un dîner à "la table de la ville"...
La Pérouse

Cours des 50 Otages,
3 allée Duquesne
44000 Nantes
Tél : 02.40.89.75.00
Fax : 02.40.89.76.00

www.hotel-laperouse.fr


A SUIVRE...

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Escapade "A Paris" acte IV : Le sucré

8 Novembre 2009, 10:26am

Publié par Docadn

Et autant vous dire que j'avais un paquet de chocolatiers, macaronniers, pâtissiers et autres spécialistes en "iers"  dans mon carnet.
Et j'ai laissé le hasard de mes randonnées urbaines faire le boulot. Aussi la première échoppe croisée et testée fut celle du 52 rue François 1er : La Maison du Chocolat.
Il est 17h00 en ce samedi, et la belle échoppe est pleine d'une clientèle asiatique (et en plus on se croirait dans une boutique Vuitton de part les tonalités du décor)  matinée des boucliers fiscaux locaux.


Ce sera pour ma part un café Ristretto que je siroterais avec une des nouveautés de la maison : La tarte Belle Chocolat.
Et cette dernière est tout simplement extraordinaire. Tous les éléments se livrent une lutte acharnée pour s'imposer en bouche.
Et c'est d'un équilibre magistral à chaque bouchée. Le chocolat est d'une suavité et d'une force rares. Le sablé est d'anthologie et porte à merveille l'ensemble. La poire fondante apportant la pointe de fraîcheur nécessaire... Une très belle tarte !!!
J'ai pu par la même occasion croquer dans l'éclair au chocolat d'en face : irréprochable lui aussi en tous points mais bien moins complexe.
La déception viendra en fait de la ganache offerte avec le café que j'ai trouvé d'une fadeur extrême après le festival décrit çi dessus.

La Maison du Chocolat
52, rue François 1er
75008 Paris
01 47 23 38 25
et les autres adresses sur le site :
www.lamaisonduchocolat.fr

Puis c'est en passant devant le gourmet Lafayette que mon GPS interne à crié des borborygmes se voulant japonais.
Et nous voilà devant les vitrines de Sadaharu Aoki.


Au delà des "boites de gouache" ci dessus, les gourmandises proposées sont d'une esthétique rare et salivantes comme pas permis...



Et c'est dans un cadre moins chaleureux (notre chambre d'hôtel) qu'à la maison du chocolat que nous dégusterons :


Cassis Chocolat

Le pralin est juste de croustillant. La mousse de cassis est douce mais se révèle dès que le palais croise une des baies (qui semblent avoir séjourné dans une crème de cassis) qui explosent de fruit et de densité et donnent une longueur et une persistance jouissives...
Le chocolat est bon mais un poil trop sucré à mon goût.
L'esthétique est trompeuse car on s'attend à de "l'aérien" ou de "l'évanescent".
Eh bien non, c'est plutôt roboratif (vu le prix ça peut). C'est bon et le cassis m'a subjugué...


Duomo Mâtcha Azuki

Composé de crème Mâtcha d'une pâte d'haricots rouges et d'une feuillantine, le tout accompagné de son macaron au Mâtcha.
C'est la 3ème fois du week end que je goûte à ce "dessert" (semble t-il typiquement japonais) et ce n'est pas la version la plus convaincante croisée. C'est juste bon. Là encore c'est très roboratif mais sans la vivacité ou le peps attendu...Un gâteau un peu "mou" dans son expression. Le macaron est banal. Fin de l'épisode Aoki.
Mais la grande variété proposé par ce pâtissier me laisse l'espoir d'être scotché par une des ses créations une prochaine fois...

Sadaharu Aoki
35 rue Vaugirard 75006
56 Bd Port Royal 75005
Paris
www.sadaharuaoki.com


Et voili pour Paris... Retour à la casbah pour parler un peu des quilles décédées ces derniers mois (j'ai une petite pile de Cr à vous rendre...).

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Escapade Briochine

30 Novembre 2008, 16:56pm

Publié par Docadn

Drôle de période pour redécouvrir ce très joli coin des Côtes d'Armor et plus particulèrement sa préfecture aux prises avec une fin d'automne glaçiale et humide. Le centre ville cultivant une juxtaposition de très jolies demeures avec des batiments du plus mauvais goût architectural.

La ville vit déjà au rythme des marchés de noël et d'une série de concerts (dans le cadre du sidaction) près des halles.

Je me répète mais "ça meuuuule" et cela s'avère peu propice à la (re)découverte de la ville. Journal en poche, nous découvrons que le réseau Tables et Saveurs de Bretagne organise le 1er salon Breton du livre et du gourmet.

Ni une ni cinq (chiffre officiel de la température extérieure), nous fonçons vers le port du Légué dans le Carré Rosengart abritant (chaudement) cette première édition.



Le chef étoilé de l'Amphitryon et président de l'association Tables & Saveurs de Bretagne avait réuni les fines toques et plumes de ce qui se fait de mieux en Bretagne autour de la gastronomique...

Pas moins d'une vingtaine d'exposants mélant producteurs de saumon (Coté Sauvage), de beurre (Bordier),les défenseurs du véritable Kouign Amman (apprenant par l'occasion que cette gourmandise légère était née à Douarnenez), mais aussi des éditeurs d'ouvrages dédiés à la cuisine bretonne et d'ailleurs.

Coté chefs on pouvait croiser notamment Nathalie Beauvais (Le Jardin Gourmand à Lorient),Olivier Bellin (Les Glazicks à Plomodiern),Jean Marie Baudic (Le Youpala bistrot à St Brieuc),Mathieu Aumont (Aux Pesked à St Brieuc), Lionel Hennaff (La Roseraie du Bel Air à Pluguffan), Nicolas Adam (La Vieille Tour à Plérin) soit en démonstration au piano ou en dédicace avec leurs livres concourant au prix du gourmet breton 2008 (attribué à la Lorientaise Nathalie Beauvais pour son livre Mangez Breizh) .

C'était au tour de Dominique Boscher (La Table de Margot à Binic et à priori blessée vu l'état de sa main gauche) de nous faire part de ses déclinaisons sur la galette de sarrazin et la crèpe lors de mon passage.



Le tout ponctué de conférences, de dégustations au gré des stands, de 2 soirées de gala (bien évidemment complètes) concoctées par N.Adam et JM.Baudic sur place le vendredi soir et Mathieu Aumont dans ses murs le samedi soir.

Après avoir gouté un intéressant et puissant chardonnay du château Plessis Brezot (Un domaine qui j'ai connu il y a quelques années par les très belles chambres d'hôtes qu'il abrite, puis repris en 2002 par Luc Terrien qui veut retrouver le goût originel des vins produits par les celtes sur ce terroir), j'ai picoré l'excellent saumon fumé quiberonnais. Puis j'ai succombé au délicieux kouign amman et enfin pris congé de cette balbutiante mais prometteuse manifestation qui ne demande qu'à trouver ses repères, pour découvrir la chambre d'hôtes qui nous accueille pour une nuit.

Direction la plage des Rosaires pour le magnifique manoir de Ker Lubec abritant 6 jolies chambres mais aussi en vente pour un prix tellement dérisoire qui nous a fait hésiter à l'acquérir...Le très sympathique propriétaire, à l'heure ou j'écris ce billet habitant à proximité,nous confie son royaume à nous seuls... La vie de château par procuration...

Il est temps de nous préparer pour le dîner à quelques kms de notre gîte, pour retrouver un des "activistes" du salon çi dessus mentionné et sévissant habituellement à Plérin sous la Tour :



Prochainement le récit de la soirée entre ces murs...

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Enfin une usine sympatoche !!

16 Octobre 2008, 18:07pm

Publié par Docadn

Elles ne sont pas nombreuses à cultiver cette qualité, mais celle qui vient d'ouvrir ses portes le 18 juillet dernier à quelques encablures de chez moi l'est sans conteste.Trop à l'étroit dans sa boutique-atelier de la presqu'île, le célèbre chocolatier (et caramélier) quiberonnais Leroux (en fait les actionnaires propriétaires nippons) ont installé les nouveaux ateliers dans la toute nouvelle zone d'activités du Mané Craping sise à Landévant.


Ces ateliers abritent une boutique à l'esprit radicalement différent de celui de la maison historique. Le design épuré et les codes couleurs sont dans l'esprit "japonisant" des décideurs du soleil levant.


On y retrouve tous les délices du chocolatier dans une mise en scène beaucoup moins "bijoutière & bourgeoise" que la maison mère. Hygromètrie et température controlées.Rien n'est laissé au hasard pour ces produits au top de la gourmandise.


La sympathique vendeuse m'informe au passage sur le prochain restylage du magasin historique sur la même thématique que celui dans lequel je me trouve.Le chocolat "plaque" se découvre désormais de manière olfactive (j'y vois personnellement un aspect économique non négligeable). Un pot en verre rempli de morceaux de chocolat nous offre les fines flaveurs de chacun d'entre eux avec sur le mur un planisphère des cacaos sélectionnés.
On peut sur le présentoir ci dessus composé son assortiment ou se laisser guider par l'assortiment maison mélant noir & lait ou tout noir tout lait (et l'hotesse ne manque pas de vous offrir un carré).


Un petit carnet accompagne notre assortiment ou l'on retrouve le nom de chaque carré faisant parfois référence à une personnalité ayant marqué Quiberon
(et "l'histoire" de la thalasso) et le monde du cycliste  comme Louison Bobet ou des onomatopées bretonnantes comme le ch'tou. Mes préférés étant l'incomparable CBS (alias le Caramel au Beurre Salé dont Leroux est l'inventeur et qui à fait sa réputation désormais mondiale)le Szechwan (ganache au poivre de Széchwan sur un socle de nougatine) ou encore le Harem (un ganache au thé vert et à la menthe d'une fraîcheur unique).
Bref vous l'aurez compris une très belle adresse qui propose déja une mini visite avec vue sur les ateliers de fabrication et proposera dès l'été prochain un petit carré de plantes aromatiques (et toujours dans l'esprit des jardins asiatiques).
Les coordonnées de cette antre de la gourmandise (aux tarifs élitistes ne nous en cachons pas) sont ICI

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EEEV

12 Février 2008, 18:47pm

Publié par Docadn

Pour  Escapade Expresse En Vendée. Vendredi dernier, une banale histoire de voiture à essayer (oui je sais c'est du snobisme que de faire 270 bornes pour essayer un véhicule) nous amène donc au pays du WBT de l'année.
Pendant que ce dernier fait du transport de fond plus que douteux, je me suis offert une nuit à quelques jets de potiron du potager extraordinaire au domaine de Brandois.

DSC00175.JPG
Cet ancien lycée agricole abrite désormais un hôtel restaurant remarquablement réhabilité associant des meubles très contemporains dans un décor classique. La déco de la chambre allouée est une réussite,

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et une salle de bain très originale & ouverte.

DSC00143.JPG

Le mini bar (gratuit et sans alcool) est disponible derrière le panneau du lit. Là aussi comme à l'Agapa, le principe du "totem" (une structure du mobilier regroupe le maximum de fonction) est décidément en vogue.
il est temps de découvrir le restaurant, qui comme le reste de l'établissement rend hommage aux oeuvres d'art contemporain et au mobilier "dizaïneu".

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une déco sur 3 teintes :  rouge, blanc, noir et des chaises de jardin pour assises estampillées par Starck ( et plutôt confortables, monsieur Starck, siouplaît m'en manque 2 pour mon jardin par avance merci).
Le menu, le menu; le menu... J'y viens. Là encore une bonne surprise, les plats sont de bons niveaux.
En amuse bouche : verrine de foie gras sur un lit de confiture de melon d'eau (du potager ci dessus nommé) et d'ananas pas mal.
En entrée : Tartare de bar au gingembre confit et et coriandre : tout simplement bluffant, admirable équilibre entre le gingembre et la coriandre, bar très fin... j'en salive encore en l'écrivant.
En plat : Fricassée de blanc de seiche au safran : cuits au poil, et vrai safran, si si, mais l'entrée me bluffe encore.
En dessert : Tiramisu aux agrumes & mandarine impériale de bon aloi.
Et pour les vins : un verre de Saumur la papareille 2006, pas inoubliable et pour changer et avec regret un grave blanc surboisé dont je tairai le nom vu que je m'en rappelle pas. J'aurais mieux fait de prendre du Aloha.
Et un gros dodo avec les meilleurs oreillers du monde testés à ce jour...
Pour l'astuce, le mois de février est propice aux offres "tout compris" pour s'offrir une soirée + une nuit à prix "doux". Le petit déj classique avec la  fameuse brioche locale... Le potager étant fermé en cette période, encore une excuse pour revenir pendant la saison du curcubitacé adoré...


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Escapade Costarmoricaine 4 étoiles

12 Décembre 2007, 18:43pm

Publié par Docadn

Direction le département des Côtes d'Armor.Nous voici à Perros Guirec pour découvrir le 1er établissement classé 4* en Bretagne.l'Agapa nous accueille pour un séjour Détente & gastronomie...

DSCN3341.JPG(C'est pas des flocons mais il pleuvait un ptit peu)
L'établissement à ouvert ses portes en 2005 et il est membre  du prestigieux cercle des Small Luxury Hotels of the World.
A l'arrivée, on découvre un parc qui signe déjà ce que l'on va découvrir à l'intérieur de l'établissement, arbustes taillés, espaces épurés, un poil japonisant.Le parking (très bien étudié pour ne pas faire verrue sur le site) et les véhicules présents nous donne le ton sur la clientèle de l'établissement. Ils ont l'air d'aimer les grosses berlines allemandes. Nous garons notre modeste teutonne  du peuple et nous présentons à l'accueil. C'est  spacieux, feutré et incroyablement lumineux (vu  le temps à l'extérieur).
Partons à la découverte de notre chambre. Je pense que même les allergiques au contemporain ne pourront rester de marbre, face à cette architecture d'une réussite sans conteste...

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Le panneau au dos du lit délivre une lumière rosée des plus agréable (avec son jeu pour retrouver le nombre d'or
pour les insomniaques). La chambre est basée sur un  concept dit du totem (en fait le meuble sur la gauche de la photo çi dessous surmonté d'une lampe pyramidale regroupant tous les appareils : tv,mini bar, coffre..).

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Et si on parlait de la vue... Là j'en suis resté baba, puisqu'en terme de vis à vis nous n'avions que les 7 îles...

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Vous l'aurez compris on nage déja dans un luxe indéniable avec moults plaquettes décrivant le fonctionnement et les services de l'hôtel disponibles jour & nuit. Il est temps de démarrer notre séjour détente par du sport. Direction le Spa pour découvrir des appareils derniers cris. Tapis de course, vélo, banc de musculation, tous équipés d'écrans vidéo au cas ou vous voudriez regarder Derrick en pédalant à fond de cardio... Après l'effort, le réconfort dans un Spa de toute beauté habillé de granit rose. L'éclairage est là aussi une réussite que ce soit dans le hammam, ou le très joli sauna.C'est presque désert et d'un calme délicieux. Puis vint l'heure du bain d'argile grec. Imaginez une baignoire de 2 m de diamètre remplie d'argile crèmeuse à 38°c. La pièce est magnifique et vous en ressortez 
30 minutes après  avec une véritable peau de bébé. Un instant tout en douceur à contempler de jolis diaporamas sur écran 90 pouces (présents dans chaque recoin de l'hôtel et pour la taille j'exagère à peine). Retour dans la chambre ou l'on peut se désalterer d'une eau plate galloise (si c'est pas chic isn't it !!) et nous nous préparons pour le dîner. La salle de restaurant est zen et la déco en phase avec le reste de l'établissement...
Nous démarrons avec un bon champagne Mailly rosé Grand cru (servi en magnum) avec ... Des chips oui oui (bon il y en avait quelques une à la betterave) Ce décalage m'a fait sourire.
Puis dans l'ordre :
*Un velouté au tourteau (réussi) avec un Reuilly 2005 de chez Jamin de très bonne facture.
*Ravioles de langoustines avec un bordeaux blanc 2005 pas inoubliable (ainsi que le nom).
*Filets de turbot (avec une réduction au gout très asiatique) sublimes et son risotto aux champignons des bois non moins excellent.
*Les fromages de chez Bordier (ou j'apprenais que ce dernier avait vendu sa fromagerie) avec un excellent Grain de Folie 2005 du chateau Plaisance.
*Un coulant au chocolat et son sorbet pistache avec un vintage 2004 du Mas Amiel.
un service très pro, pains maison en phase avec les plats dégustés. Le temps d'assouvir des besoins naturels et vous retrouvez une nouvelle serviette à votre table. On devine aussi bien en salle que dans l'assiette que l'on cherche un 1er macaron (et que l'on se cherche encore, mais c'est très  prometteur)...Un sommelier discret pas très dispo, semblant connaître sa carte mais à priori confronté à une clientèle "traditionnelle" (il aurait juste fallu qu'il nous propose un blanc sur les Bordier...) et buveuse d'étiquette... 

Puis il fût temps de tester la literie, de dormir comme il se doit et de découvrir un petit déjeuner un peu en retrait (bon en même temps j'attends toujours "Ze brunch" à la hauteur de celui de Marcon). Puis ce fût le départ à regret  d'un séjour toujours trop court. Une dernière fois à regarder la plage du Trestraou
et ses surfeurs à l'assaut des très belles vagues de cette baie...

DSCN3331.JPG
Notre chétive allemande au milieu de ses usines à CO2 quitte à son tour sa demeure dorée.
l'Agapa est une très belle adresse d'exception. Le forfait comprenait absolument tout (même les vins). Le tarif basse saison a quand même gonflé de 100 euros entre le moment ou je l'ai réservé (il y a 2 mois) et le moment ou j'y suis allé (il y  a 10 jours). J'ai, au grand soulagement de ma tirelire, réglé l'ancien tarif. Bref à faire pour une grande occasion et  pour voir la Bretagne si belle en cet fin d'automne...




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