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EscapadeS

Articles avec #les bons plans restos

Tables en vrac à Paris

26 Septembre 2014, 09:42am

Publié par Docadn

Bonjour,

Suite et fin du florilège de quelques tables fréquentées, parce que j'ai la flemme de faire un article par table soldant le compte des mes kilos accumulés ces derniers mois à Paris.

Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)
Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)
Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)
Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)

Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)

Direction le fin fond perdu du 17ème arrondissement, pour L'Entredgeu (un jeu de mots tiré du nom des proprios, les Tredgeu).

Une déco bistrot-je-vais-grave-plaire-aux-touristes-en-goguette pas désagréable, un poil sombre, annonçant le style de la maison.

Le générique de l'ardoise ne cache pas les obédiences culinaires (Sud-Ouest) de la maison.

Le menu du déjeuner s'affiche à un ambitieux 36 € pour la séquence entrée-plat-dessert. Gaspacho pas mal, un agneau copieux mais super salé, dessert relativement neutre.

Une cuisine copieuse, roborative, histoire de marteler que la cuisine du Sud-Ouest n'est pas pour les tapettes de la fourchette, mais ennuyeuse à mourir.

Service sympa, carte des vins moyenne, pour un tarif déjeuner qui tape dans celui d'un dîner dans d'autres bistrots plus excitants.

L'Entredgeu

83 rue Laugier

75017 Paris

Tél : 01 40 54 97 24
Calamars à la ciboulette - Raviolis aux crevettes - Oreilles de porc aux concombres
Calamars à la ciboulette - Raviolis aux crevettes - Oreilles de porc aux concombres
Calamars à la ciboulette - Raviolis aux crevettes - Oreilles de porc aux concombres

Calamars à la ciboulette - Raviolis aux crevettes - Oreilles de porc aux concombres

Une adresse soufflée par Mix, dans laquelle j'ai envoyé La Miss en éclaireur.

Le Délice Shan Dong avait, entre la réception du message et le passage à l'action, déménagé d'un vingtaine de numéros, pour laisser place à une annexe dédiée aux raviolis.

C'est cette dernière que j'ai finalement testée, pour cause de fermeture le lundi de la maison mère.

Pas fan de la 1ère heure de la cuisine "dite asiatique" (un concept aussi abscons que "cuisine de l'Océanie" ou "gastronomie africaine"), les intitulés proposés sont plus excitants qu'à l'accoutumée.

L'Empire du Ravioli (nom visible de l'extérieur) propose notamment, en dehors d'une batterie de raviolis, calamars à la ciboulette, tripes au piment et autres oreilles de porcs aux concombres plus aptes à assouvir ma curiosité que les increvables grouik-grouik au caramel au beurre salé et autres coin-coin laqués et stratifiés (la maison mère ose des trucs encore plus barrés originaux, typiques de la province du Shandong, grande productrice d'ail... et de la Tsingtao).

Côtés raviolis (cuits minute), ça dégueule de fraîcheur.

Si on peut reprocher un "manque d'égouttage flagrant" de ces derniers, la juste cuisson préserve les herbes garnissant généreusement toutes les spécialités proposées.

Comptez entre 8 et 10 € les 15 pièces.

Un vrai bon plan, pas cher, dans une cantoche au service quasi muet.

La maison mère vaut aussi le détour selon Mix et La Miss.

Délice de Shan Dong (L'Empire du Ravioli)

88 Bd de l'hôpital

75013 Paris

01 45 87 23 27

www.delicesshandong.com
Cabillaud-tomates / millefeuille de gavottes à la vanille
Cabillaud-tomates / millefeuille de gavottes à la vanille

Cabillaud-tomates / millefeuille de gavottes à la vanille

Après une belle balade architecturale dans le 16ème, j'erre dans le Triangle d'Or pour trouver une table en ce dimanche midi (14h00 et des brouettes pour être honnête).

Mes recherches se soldent par un échec cuisant (il faut croire que le riche ne mange pas le dimanche midi).

Je poursuis mon errance jusqu'à Lazare. Il est 14h54, j'ai encore droit au "déjeuner Grand-Mère"(39 € pour entrée-plat-2 desserts de mémoire) pour les 6 minutes restantes.

Trop gros pour moi, Latifa (la serveuse) me propose le cabillaud-tomate de la carte en "direct" => Banco !!

Servi en cocotte, le poisson est splendidement cuit !! La crème et la tomate se "punchent" intelligemment.

Très bon plat de bistrot... à 26 boules quand même... sans rancune vu le plaisir pris !!

Le dessert, millefeuille de gavottes à la vanille (10 €), est par contre nul !!

44 € avec un verre du Chignin (8€, transparent), c'est moyennement cheap pour un déjeuner dominical !!

Service plutôt distant, mais ça tient la route côté poisson !!

Lazare (Eric Fréchon)

Parvis de la Gare St-Lazare 

Rue Intérieure

75008 Paris

Tél : 01 44 90 80 80

lazare-paris.fr

J'ai bien 3-4 autres adresses à encenser ou contres lesquelles déblatérer... mais je vais garder ça pour un autre "table en vrac"...

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Le Bistr'Aurélia à Vannes

16 Août 2014, 14:41pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Retour à Vannes, quelques 29 mois après ma première visite.

J'avais, à l'époque, découvert La Gourmandière, nouvelle adresse ouverte par Olivier Samson.

Une très belle découverte qui, depuis, a trouvé une place de choix (méritée) dans le paysage gastronomique morbihannais

Cette fois-ci, nous venons "taster" la version "bistrot" (uniquement au déjeuner) de l'établissement désormais étoilé (pour sa version gastro).

Comme d'habitude, pas de résa en poche, en ce beau vendredi de juin.

La déco intérieure a été totalement revue. Adieu le carrelage de crêperie, bonjour la déco tendance...

Il fait chaud en ce 20 juin. Nous optons pour la "terrasse-tonnelle", calée dans la cour du restaurant.

Le menu "Retour du marché d'Olivier de bouche à oreille (ou Sonotone)"* est annoncé à 22 € pour une séquence entrée-plat ou plat-dessert, 26€ avec le dessert en sus.

Je pars forcément pour "la totale".

Sardine - Espuma de betterave - Crème de chèvre

Sardine - Espuma de betterave - Crème de chèvre

Merlu des petits bâteaux - Bouillon de homard

Merlu des petits bâteaux - Bouillon de homard

Clafoutis aux fruits rouges

Clafoutis aux fruits rouges

Ce déjeuner m'a rappelé au bon souvenir de celui effectué chez Marriottat à Agen, tant le plaisir fut grand !!

Pour le même tarif, vous avez, ici aussi, un déjeuner d'un niveau remarquable !!

  • Une entrée (avec la détestable betterave) qui passe sans forcer, tant le travail sur le maudit légume est soigné !! Une sardine de compet' !!
  • Sur le merlu, je retrouve l'intransigeance naturelle d'Olivier Samson sur les cuissons et les textures. Un splendide pavé (pas chiche, je précise), au délicieux bouillon (juste un poil trop salé pour mon palais).
  • Dessert simple, efficace au joli coulis.

Un service aux antipodes de celui observé il y a 2 ans !!

Une Aurélia Samson très à l'aise, souriante, épaulée par un personnel (plus nombreux) au diapason.

La carte des vins, animée par une certaine Julie (passée notamment par La Rochevilaine et Thorel à La Roche Bernard), compte désormais près de 30 pages !!

En conclusion, un rapport qualité/prix/plaisir/quantité absolument recommandable pour ce bistrot-gastro le midi, gastro uniquement le soir, bien planqué dans les faubourgs de Vannes.

* d'autres plats à la carte, ainsi qu'un menu "Plaisir de saison" à 38 € sont aussi disponibles au déjeuner. 

Le Bistr'Aurélia
(La Gourmandière)
Lieu-dit Poignant (près de l'Echonova)
56000 Vannes
Tél : 02 97 47 16 13
www.la-gourmandiere.fr

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Restaurant Youpi et Voilà à Paris

9 Juin 2014, 20:13pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Après Playtime, ma série "des restos adoubés par Le Fooding où il fallait tuer le client devant vous il y a 18 mois pour avoir une table" se poursuit...

Youpi et Voilà a ouvert ces portes en mars 2012, dans une rue peu rieuse du Xème, après de longues tergiversations de son patron-cuisinier Patrice Gelbart, selon Sophie-Ptitpois-Brissaud (croisée ce soir-là).

J'avais déjà aperçu "le tarnais" derrière le comptoir du Verre Volé (à qui j'avais octroyé le rôle d'aide-cuistot, alors qu'il était un des "6 Grands de Demain Gault et Millau 2009", shame on me !!).

J'y avais moyennement apprécié cette "cuisine ménagère d'assemblage"...

Mais Le Verre Volé est une vache sacrée qu'on ne peut salir indûment !!

Je pourrais raconter tout ce que je veux, j'aurais forcément tort J'ai forcément un palais en plomb et n'ai su apprécier à sa juste valeur cette "cuisine de Légo, simpliste et réchauffée directe et sans chichis" !!

Restaurant Youpi et Voilà à Paris

Ici, Patrice Gelbart est chez lui, dans une vraie cuisine, la sienne !!

Voyons ce que cet adepte revendiqué de "slow food" (qui name-drop forcément chaque radis et salsifis par son prénom*, son rang dans le potager et sa date de cueillette), revendiquant une "cuisine philanthropique", va nous proposer en ce samedi soir d'avril, à travers une "balade dans la carte" (menu surprise à 43 €, tiré de la carte, concocté par le chef, en soulignant que les "menus transmis de bouche à oreille" commencent à me brouter sévère en passant) !!

Un fromage frais de chèvre, asperges vertes et amandes en crème froide huile de ciboulette

Un fromage frais de chèvre, asperges vertes et amandes en crème froide huile de ciboulette

Bonite de St-Jean de Luz juste marinée, betterave croquante façon mille feuilles, du soja et des fruits secs

Bonite de St-Jean de Luz juste marinée, betterave croquante façon mille feuilles, du soja et des fruits secs

Poulpe - rhubarbe -sucrine - carotte

Poulpe - rhubarbe -sucrine - carotte

Bavette d'aloyau, des échalotes et des anchois, une purée de patates toute simple

Bavette d'aloyau, des échalotes et des anchois, une purée de patates toute simple

Les premières fraises en gaspacho, une mousse au chocolat blanc et poudre de pain d'épices

Les premières fraises en gaspacho, une mousse au chocolat blanc et poudre de pain d'épices

Le verdict est forcément très contrasté !!

Les plats se succèdent comme des "actes théâtro-culinaires de l'imaginaire débordant du chef".

Comme beaucoup de "chiensfous" (de grands chefs ont reconnu l'être avant de "prendre du recul"), il y a un foisonnement de bonnes et de moins bonnes choses !!

LE PLAT à retenir sera forcément ce tentacule de poulpe, à pleurer, tant par sa cuisson magistrale que par sa superbe mise en scène gustative !!

Pour le reste, il y a des maladresses évitables, tant par la trop grande juxtaposition des saveurs, qui finissent par mortifier le(s) plat(s), que par certains assaisonnements à la précision du dripping d'un Jackson Pollock parkinsonien !!

Bref, ça bouillonne d'énergie, mais on est pas des cobayes non plus !!

Je trouve cela d'autant plus dommage que les produits sont beaux, la technique et les idées sont là, mais l'empressement et le côté parfois brouillon qui en découlent hélas aussi !!

On reste avec des souvenirs de "presque réussites" qui, dans notre raisonnement injustement binaire, vous font pencher la "balance de la satisfaction" du mauvais côté !!

Sans parler de l'acoustique insupportable quand la salle est pleine !!

Restaurant Youpi et Voilà à Paris

Le service fut cohérent jusqu'à l'avant-dernier plat, carrément longuet en attendant le dessert (différent de celui de notre table voisine, sur la même formule !!).

Une tentative de discussion avec le chef, en fin de service, a donné lieu à la même chaleur de retrouvailles entre un ex-choriste et de son maître de chant à soutane aux organes très tactiles s'est soldée par une gêne (réciproque) d'un cuisinier qui n'avait pas envie de parler et d'un client qui s'est trouvé bien con de juste vouloir en savoir un peu plus sur ce dernier !!

Jolie et courte carte des vins "tendance-actuelle" (bio-machin tout ça) gérée par Jean-Philippe Morice (ex-Verre Volé et sommelier discret), à l'honnête coefficient (2,0 prix caviste) pour la victime du jour : Exilé 12 des Jousset...

* Plus sérieusement, une page du menu répertorie tous les producteurs (liquides et solides) sollicités, par leur prénom !!

Youpi & Voilà

8 Rue Vicq d’Azir

75010 Paris

Tél : 01 83 89 12 63

www.youpietvoila.com

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Restaurant Playtime à Paris

30 Mai 2014, 06:41am

Publié par Docadn

Bonjour,

Dans la série "allons voir ce que deviennent les tables 18 mois après un buzz anormalement élevé, que j'étais pas là quand ça s'est passé, mais je ne suis pas mort de honte d'avoir raté Ze scoop hebdomadaire culinaire de la capitale", me voilà rue des Petits-Hôtels.

Je me présente sans résa, à midi pétantes, pour découvrir, avec soulagement, que je vais enfin manger dans un cadre "standard".

J'entends par là que "la déco dans son jus", ou encore le "j'ai chiné des vieux faux objets des années 60 aux puces de St-Ouen" me gave invariablement le steak depuis quelques années à Paris !!

Si certains s'éclatent à déjeuner dans des reconstitutions de squats pour punks à chiens et autres appartements témoins albanais, mon "snobisme de campagnard" ne supporte presque plus cet autre "snobisme d'intérieur"...

Restaurant Playtime à Paris

Ici, je retrouve enfin un certain plaisir visuel à m'asseoir, sans craindre de trouver la mention "propriété de la mairie de Garges-lès-Gonesse" sur le dossier de la chaise.

Un cadre agréable (souvent critiqué dans la foodosphère), très "50's" (je n'y connais rien en "arts-déco", mais ça m'a fait furieusement penser à l'appartement témoin de la Cité Perret au Havre, en version bourgeoise), qui vous plonge effectivement dans l'esprit de certains décors des films de Jacques Tati !!

C'est Viveka Sandklef qui m'accueille. Cette dernière, pâtissière de formation, assure le service, quand Jean-Michel Rassinoux (ex-Ritz et Carlton) sévit en cuisine.

Je pars sur la formule entrée-plat à 22 €, accompagné d'un verre (banal) de Montlouis 10 du Domaine Moyer.

Rouleau de poisson façon ballotine, champignons de Paris, pesto

Rouleau de poisson façon ballotine, champignons de Paris, pesto

Filet de tacaud, brick de blette, vinaigrette de légumes

Filet de tacaud, brick de blette, vinaigrette de légumes

Le rouleau dégueule de fraîcheur. Le pesto est juste, le poisson par moments un poil sec. C'est pas mal foutu, roboratif en terme de quantité, je valide !!

Le filet est forcément sur le fil, en terme de cuisson, l'ensemble joue sur le croquant de la brick et une acidité jubilatoire (pour les fans). Là encore, une assiette généreuse dans les portions servies.

France : two points !!

En conclusion, un déjeuner au bon rapport qualité-prix-quantité-fraîcheur-saveur(s), pour qui veut manger frais, rapidement (32 minutes montre en main), puis ressortir rassasié pour moins de 25 boules € !!

Un service un poil moins "coincé du cou et des zygomatiques" (tardif décoinçage de ces derniers chez Viveka Sandklef) serait aussi le bienvenu, sans pour autant imaginer un chat-bite avec ce dernier !!

PS : ravissantes toilettes au sous-sol !!

Playtime

5 Rue des Petits-Hôtels

75010 Paris

Tél : 01 44 79 03 98

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Restaurant Almanak à Copenhague

11 Mai 2014, 15:07pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Si la ville de Copenhague m'a laissé un poil sur ma faim par sa configuration-attrait architectural-charme endémique-magie des lieux, il me fallait éclaircir-découvrir-démystifier un des symboles culinaires du pays : le smørrebrød !!

Littéralement traduisible par "pain-beurre", le smørrebrød est le pendant de la "base nourricière" si chère à nos rougeauds de bretons et vendéens fiers habitants de l'Ouest hexagonal, qui absorbent à eux seuls une grande partie de la production beurrière de nos alcoolos dégénérés vaillants producteurs laitiers normands !!

La différence résidant dans sa composition, plus variée que celui que l'on considère, ici, comme le meilleur ami de l'huître après le café !!

Restaurant Almanak à Copenhague

Ce sont nos dernières heures sur place, pas un seul smørrebrød n'a encore croisé notre chemin !!

Heureusement que se dresse "The Standard" juste devant nous !!

Niché dans un grand bâtiment à la jolie façade "art-déco-avec-une-touche-de-Guimard-local-revu-et-corrigé" sur la Havnepromenade, l'Almanak nous attend en ce frais dimanche de mars.

Restaurant Almanak à Copenhague

En fait, la bâtisse abrite aussi un jazzklub (à l'étage) du nom surmontant la façade. L'enseigne de l'Almanak n'est visible qu'une fois sur le côté dudit bâtiment.

"Déco-dépouillée-danoise-pas-froide-un-poil-M6-Déco", esprit "plantes-et-herbes-en-pot-accompagnées-de-gros-luminaires-qui-tombent-dans-l'assiette"vous saluent au loin (entre l'accueil et les premières tables, il y a bien 40 mètres !!)

Un accueil affable, en anglais, expliquant rapidement la carte disponible et la formule dominicale en vigueur, baptisée "The quick lunch"...

Restaurant Almanak à Copenhague
Restaurant Almanak à Copenhague

C'est notre choix du jour, puisqu'elle propose les fameux smørrebrød !!

Ici, c'est le chef qui choisit, selon son "inspiration du moment"(j'ai toujours été intrigué par ce concept, pensant naïvement que le chef faisait à bouffer avec ce qu'il avait acheté le matin sur le marché, mais là non, selon votre heure d'arrivée, le chef concocte des smørrebrød différents pour les tables concernées, on peut presque douter de la gestion des stocks prévisionnels pour te vendre de "l'inspiration" !!).

Le verdict : ben c'est bon, oui !!

Pain-complet-presque-noir-à-graines-un-peu-à-l'allemande, produits frais, juste assaisonnés, végétal dominant, crémeux, complet, un très terrien, l'autre intensément maritime... mais ça reste juste des tartines, toutes bonnes à très bonnes soient-elles... pour plus de 20 € les 2 pièces !!

Alors soit nous sommes tombés chez le "Vivant du smørrebrød", soit Copenhague est vraiment une ville trop chère pour moi qui m'échappera à jamais !!

L'Almanak

Havnegade 44

1058 Kobenhavn

+45 72 14 88 08

thestandardcph.dk

contact@thestandardcph.dk

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Restaurant Radio à Copenhague

20 Avril 2014, 19:02pm

Publié par Docadn

Restaurant Radio à Copenhague

Copenhague, le temps d'un week-end.

Une ville qui occupe souvent l'espace médiatico-culinaire depuis la "chute" d'El Bulli. Il va sans dire que les 3 titres consécutifs de meilleur restaurant du monde (2010-2011-2012) du Noma ont pas mal aidé à cette mise en lumière !!

Un éclairage qui aurait pu s'apparenter à la résistance d'une benzodiazépine à demi-vie longue, sans l'octroi de macarons bibemdumesques agrémentant, depuis, certains établissements de la ville, sans parler du Bocuse d'Or de Rasmus Kofoed en 2011.

Le Danemark, via Copenhague, s'évertue à donner un sens et une dimension à la cuisine nationale, de la faire briller au niveau international, même si les chances de la voir reprise ailleurs sont assez minces !! L'inspiration semble par contre avoir conquis plus d'un cuistot en Europe moins septentrionale !!

En attendant, le goinfre qui sommeille en moi a voulu voir de plus près à quoi cela pouvait bien ressembler !!

Le budget pour le Noma ayant potentiellement pu grever la dette publique étatique d'un quart de point supplémentaire au-delà des critères de Maastrich, je me suis rabattu sur le Noma du pauvre : Radio.

Restaurant Radio à Copenhague

Une réservation indispensable pour cet établissement, situé juste en face du The Royal Danish Academy of Music's Concert Hall, d'où le nom du resto selon la légende !!

Radio semble avoir remplacé un resto italien (Caffé La Sosta, merci Street View).

Ouvert depuis 2012, on lit souvent que ce sont d'anciens cuistots du Noma qui ont ouvert la chose, mais aussi que c'est Claus Meyer (actionnaire notamment du Noma, figure bouffeuse-gastro de la ville) qui est derrière les manettes du Radio.

Je ne sais pas où se situe la stricte vérité, je m'en fous même carrément oserai-je écrire !!

Accueil très chaleureux, par un personnel physiquement très IX-Xème Richer et consorts !!

Je sais désormais d'où vient cette mode de serveurs barbus et anorexiques, qui sévit à Paname depuis quelques années !!

Restaurant Radio à Copenhague

Une salle sobre, parquet en chêne et ferronnerie, quand la lumière très très discrète tamisée distille une ambiance intime très scandinave dans l'esprit vous laisse penser que le kWh local coûte 132 € HT (je sais désormais d'où vient cette mode-déco-éclairage-minimalistes-qui-sévit-à-Paname-dans-tous-les-néo-bistrots !).

Le resto n'est qu'à moitié plein à cette heure-là (20h00), le niveau sonore déjà quasi insupportable !!

Restaurant Radio à Copenhague

Un verre de riesling autrichien correct pour accompagner des crakers champignons-moutarde pas mal.

Un beurre lardé, bien foutu, nous est proposé pour tartiner un délicieux pain, à la mie hautement acidulée !!

Le soir, 2 formules au choix : 3 ou 5 plats, pour 300 ou 400 DKK (soit au cours du 20/04/14, 40 ou 50 € selon la formule choisie).

Un option mets-vins est dispo pour chacun des 2 menus pour 200 à 250 DKK supplémentaires (27 à 35 €).

Une alternative sans alcool, pour 120 à 200 DKK supplémentaires (16 à 27 €), peut accompagner ces 2 menus !!

Nous partons pour la séquence 3 plats + eau gazeuse.

Cod/Potato/Onion

Cod/Potato/Onion

Le crémeux visuel de cette entrée se confirme en bouche. Un poisson bien planqué, dans un plat aux accents fumés très prononcés. L'oignon est justement grillé.

Assez bien équilibré, malgré la générosité conjuguée de la crème et de l'assaisonnement .

Au global, c'est quand même bon.

Squid/Leeks/Dried beef

Squid/Leeks/Dried beef

Des poireaux brûlés-croquants, là encore d'une justesse irréprochable, quand le boeuf séché paraît neutre sous la langue.

Le calamar est tendre, bien cuit. L'ensemble est toujours trop salé pour mon palais. La première expression dominante d'agrume asiatique fait son apparition. Pas mal aussi !!

Lumpfish roe/Grain/Cheese

Lumpfish roe/Grain/Cheese

Des oeufs de lompes croquants, pour un plat totalement croquant aussi. Un peu l'esprit ceviche-perle-du-Japon, quand la citronnelle (forcément asiatique) s'invite à nouveau, me fatigant déjà les sens... mais c'est encore bien fait !!

Chicken/Parsley/Aronia berries

Chicken/Parsley/Aronia berries

Poulet extra-moelleux, fumé, pas sec, à l'ail très bien dosé. Un bouillon toujours trop assaisonné et cette impression continue de goûter un plat d'obédience nordique préparé par un chef chinois !!

Apple/Milk/Caramel

Apple/Milk/Caramel

Loin d'être le plat le plus inintéressant, cette conclusion se retrouve même avec le statut de très bonne surprise de la séquence !!

Une glace au lait cohérente, un caramel surpuissant sur une pomme judicieusement exploitée, où même les épluchures sont redoutablement mises en valeur !! Coup de chapeau pour ce dessert (trop rare au resto pour que je le passe sous silence !!).

Un service toujours souriant, très barbu mal rasé, mais plus costaud qu'au Richer !!

Une carte des vins très branchée France-bio-nature, aux tarifs locaux (soit pas donné pour le péquin français moyen !!).

En conclusion, un resto dont je ne sais quoi penser... en mal comme en bien !! C'est pas mal à bon, un poil trop centré Asie-citron-acidulé-nordique-revisité.

Une cuisine assez bien exécutée, mais peu causante-excitante à mes sens d'enculeur de mouches qui voit du sel et de la citronnelle partout...

La salle reste jusqu'au bout vraiment trop bruyante !!

Radio

Julius Thomsens Gade 12

1632 København

(+45) 2510 2733

info@restaurantradio.dk

restaurantradio.dk

fermé le lundi

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Restaurant Le 6 Paul Bert à Paris

18 Mars 2014, 21:28pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Que n'a-t-on pas lu, ou écrit, sur cette rue et de "l'annexion discrète" des pas-de-portes de cette dernière par Bertrand Auboyneau.

Le 6 Paul Bert est le dernier rejeton de la rue, après "Le Paul Bert" et "Le Bistrot de l'Ecailler".

Une salle tout en longueur, une déco à faire se pâmer le touriste moyen américain, qui pense encore que tous les locaux jouent de l'accordéon, en plus d'avoir l'aisselle droite qui sent la baguette molle baladée toute la journée sous le bras...

Restaurant Le 6 Paul Bert à Paris

Le "bobo-précieux-faussement-argenté" s'y sentira forcément à l'aise.

A croire qu'on a pensé à lui, en concevant cet intérieur, mille fois vu, plutôt agréable, un poil "froid" de "bistrot-se-voulant-chic-mais-pas-trop-gardons-l'esprit-populaire-cliché-bois-ferronnerie-mais-pas-de-ballon-de-rouge-à-1,50€-faut-pas-déconner-par-contre-tu-as-droit-à-la-cuisine-ouverte-tendance-oblige".

C'est aéré sur les espaces circulatoires, bien moins entre les tables.

Par chance, nous avons une table de 6, pour 5, un poil isolée, près du bar-comptoir.

Accueil très souriant, pro, juste.

Une formule unique, le soir, à 44 €, pour une séquence comprenant 4 assiettes (entrée-poisson-viande-dessert), avec 3 choix (minimum) pour chaque étape.

Les entrées : Carpaccio de maigre céleri-rave poutargue # Maquereau mariné au citron, mandarine corse et fenouil # Tartare de cerf, blettes, oignons marinés et betteraves
Les entrées : Carpaccio de maigre céleri-rave poutargue # Maquereau mariné au citron, mandarine corse et fenouil # Tartare de cerf, blettes, oignons marinés et betteraves
Les entrées : Carpaccio de maigre céleri-rave poutargue # Maquereau mariné au citron, mandarine corse et fenouil # Tartare de cerf, blettes, oignons marinés et betteraves

Les entrées : Carpaccio de maigre céleri-rave poutargue # Maquereau mariné au citron, mandarine corse et fenouil # Tartare de cerf, blettes, oignons marinés et betteraves

Les plats maritimes : St-Jacques saisies, soupe de pomme de terre, poireaux et chou # Lotte rôtie, échalotes confites, héliantis et tarama d'anchois # Endives grillées, brocciu, lardo et trévise # Gnocchi aux praires, consommé aux algues et navets fermentés
Les plats maritimes : St-Jacques saisies, soupe de pomme de terre, poireaux et chou # Lotte rôtie, échalotes confites, héliantis et tarama d'anchois # Endives grillées, brocciu, lardo et trévise # Gnocchi aux praires, consommé aux algues et navets fermentés
Les plats maritimes : St-Jacques saisies, soupe de pomme de terre, poireaux et chou # Lotte rôtie, échalotes confites, héliantis et tarama d'anchois # Endives grillées, brocciu, lardo et trévise # Gnocchi aux praires, consommé aux algues et navets fermentés
Les plats maritimes : St-Jacques saisies, soupe de pomme de terre, poireaux et chou # Lotte rôtie, échalotes confites, héliantis et tarama d'anchois # Endives grillées, brocciu, lardo et trévise # Gnocchi aux praires, consommé aux algues et navets fermentés

Les plats maritimes : St-Jacques saisies, soupe de pomme de terre, poireaux et chou # Lotte rôtie, échalotes confites, héliantis et tarama d'anchois # Endives grillées, brocciu, lardo et trévise # Gnocchi aux praires, consommé aux algues et navets fermentés

Les plats terriens : Carré de veau, betterave, cresson et radis # Échine de porc fermier, poitrine croustillante, pissenlit, navet jaune et miel # Pintade rôtie, salsifis, panais et limette confite
Les plats terriens : Carré de veau, betterave, cresson et radis # Échine de porc fermier, poitrine croustillante, pissenlit, navet jaune et miel # Pintade rôtie, salsifis, panais et limette confite
Les plats terriens : Carré de veau, betterave, cresson et radis # Échine de porc fermier, poitrine croustillante, pissenlit, navet jaune et miel # Pintade rôtie, salsifis, panais et limette confite

Les plats terriens : Carré de veau, betterave, cresson et radis # Échine de porc fermier, poitrine croustillante, pissenlit, navet jaune et miel # Pintade rôtie, salsifis, panais et limette confite

Gâteau aux panais, café, glace au pain brûlé et champignons séchés # Ganache chocolat blanc, poire et glace topinambour # Cannoli au citron de Sicile, sorbet au fromage frais
Gâteau aux panais, café, glace au pain brûlé et champignons séchés # Ganache chocolat blanc, poire et glace topinambour # Cannoli au citron de Sicile, sorbet au fromage frais
Gâteau aux panais, café, glace au pain brûlé et champignons séchés # Ganache chocolat blanc, poire et glace topinambour # Cannoli au citron de Sicile, sorbet au fromage frais

Gâteau aux panais, café, glace au pain brûlé et champignons séchés # Ganache chocolat blanc, poire et glace topinambour # Cannoli au citron de Sicile, sorbet au fromage frais

Boire : De Moor - Bel-Air & Clardy 2012 #  Benoit Courault - La Coulée 2010
Boire : De Moor - Bel-Air & Clardy 2012 #  Benoit Courault - La Coulée 2010

Boire : De Moor - Bel-Air & Clardy 2012 # Benoit Courault - La Coulée 2010

Je pourrais vous tartiner l'écran en commentant chaque bouchée, de chaque plat (oui, on a fait tourner nos assiettes, histoires de partager nos miasmes et autres herpès en sommeil), mais non !!

La prestation générale ne souffre guère la critique*.

Le service est réglo du début à la fin, les plats sont tous bons à très bons dans l'ensemble (mentions pour le maquereau, l'endive, le veau, le salsifis).

Toutes les cuissons sont justes, les desserts fort honorables pour certains d'entre-eux.

Mix a judicieusement noté la, forcément lassante, présence des légumes racines et autres légumes oubliés agrémentant l'intégralité du menu.

Mais l'endive, comme le salsifis, ou encore le panais sont redoutables de personnalité dans l'assiette.

La carte des vins est, comme à l'attendu, dans le ton.

C'est à dire bio, aux accents "natures", avec tous les vignerons "stars" que le Verre Volé vend aussi du microcosme en question.

Les coefficients sont par contre moyennement tendres (3 à 4, sur les quilles bues, par rapport aux tarifs cavistes).

Le rapport qualité-prix est cohérent pour la capitale, le soir, au vu du niveau culinaire élevé délivré.

Une adresse fort recommandable...

* Bon, histoire de faire un peu le chieur que je m'étais promis de ne pas être, faut juste qu'ils se calment sur l'aneth et parfois sur le sel.

Le 6 Paul Bert

6, rue Paul Bert

75011 Paris

Tél : 01 43 79 14 32

M° Faidherbe-Chaligny

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Bistro & resto Rozili à Vannes

19 Janvier 2014, 10:25am

Publié par Docadn

Bonjour,

Fin novembre 2013, j'apprenais, avec une pointe de déception, la fermeture du trop peu fréquenté "meilleur-bistrot-bar-à-vins-de-la-ville-à-mon-humble-goût" : L'Astéroïde à Lorient (qui avait déjà "viré sa cuti" en se consacrant aux tapas début 2013).

Pressé par mes questions d'enquêteur en plastique, le Huggy local me fila rapidement de succincts mais solides tuyaux, en PVC, sur la nouvelle adresse de l'ex-chef des pianos de feu L'Astéroïde.

Une googlelisation plus tard, je localisais enfin Mathias Carnot et son nouveau QG : Rozili à Conleau (Vannes).

Désormais à la tête de son propre resto, Mathias Carnot (ex-Le Pressoir période Rambaud, La Taupinière, ou encore "Sur le Pont", le bistrot du Moulin de Rosmadec à Pont-Aven) voit enfin aboutir un vieux projet d'indépendance.

Bistro & resto Rozili à Vannes

Rozili (du nom d'un lieu-dit du Finistère, dans lequel notre cuistot a vécu gamin) a ouvert ses portes fin mai 2013, en lieu et place des Voiles Rouges.

Un emplacement remarquable, au look extérieur assez criard, que les voileux du dimanche (et des autres jours de la semaine) ne manquent pas de repérer dans leurs régates aux abords de ce dernier.

Une prudente réservation, en ce vendredi midi de décembre, nous laisse découvrir une petite salle tout en longueur, à la décoration intérieure relativement sobre, à l'esprit "bistrot" plus sage que la devanture "rouge sang de taureau fraîchement égorgé par un Desnoyer à béret".

L'accueil est chaleureux, assuré ce midi-là par un certain Alexis et un très grand Nicolas, que tout le monde doit désormais saouler de part sa relative ressemblance avec le longiligne chanteur belge Stromae !!

Un kir pour La Miss, un gewurz' allemand (moyen) pour ma pomme, avant de statuer sur nos choix du jour.

Une ardoise, qui mériterait une petite simplification, comprenant 4 formules de 17 à 25 €.

Une formule entrée-plat à 17€ pour Cindy (ben quoi, elle s'appelle bien Priscilla celle de Mix !!), quand j'opte pour le "menu I" comprenant la séquence entrée-plat-dessert pour 19 €.

Velouté de je ne sais plus quoi !!

Velouté de je ne sais plus quoi !!

Burger de St-Jacques

Burger de St-Jacques

Côte(s) d'agneau, haricots cocos, jus réduit

Côte(s) d'agneau, haricots cocos, jus réduit

Cabillaud, mousseline de pommes de terre, sauce cresson

Cabillaud, mousseline de pommes de terre, sauce cresson

Onctueux à la mangue

Onctueux à la mangue

Le tout servi en 01h15, avec un sympathique service "bistrot-brasserie" en phase avec les assiettes (le pauvre Nicolas-Stromae doit souvent se plier en 19 pour passer sous le plafond du comptoir).

  • Le burger de St-Jacques est une bonne idée !! Les noix sont superbement saisies, souffrant juste d'un trop grand nombre de saveurs juxtaposées, voire déséquilibrées (le beurre à l'ail sur les pains est notamment trop puissant). A refaire avec une ou 2 saveurs en moins !!
  • Les côtes d'agneau sont généreuses, au "goût de broutard" attendu. Les cocos sont extras, le jus réduit un poil trop riche gras (souvent trop salé pour moi, mais je ne suis pas un référentiel dans ce domaine).
  • Le cabillaud de La Miss est pile dans le "nacré-juste-cuit", la mousseline de pommes de terre purée délicieusement riche de beurre, la sauce cresson un poil trop grasse.
  • Pour finir, l'onctueux à la mangue est d'une relative "justesse roborative", quand la boule de glace est presque dispensable.
Bistro & resto Rozili à Vannes

Carte des vins très correcte (achalandée notamment par "Au nom du Vin" à St-Avé), plutôt maline par sa tarification étagée (les bouteilles à moins de 20 €, à moins de 30, etc..), avec un coefficient au verre parfois agaçant (8 € le verre de Crozes-Hermitage du Domaine Courbis, de mémoire, quand la quille en vaut moins de 20 dans le commerce !!).

Comme à L'Auberg'ine, vous avez la possibilité d'acheter la bouteille à emporter, à "prix caviste".

Derrière cette copie qu'une lecture sans nuances pourra considérer comme "globalement moyenne", je recommande tout de même cette table, sachant que Mathias Carnot sera capable de sortir rapidement de très jolies assiettes comme du temps de L'Astéroïde (dont les débuts furent aussi un poil poussifs).

On peut deviner une énergie bouillonnante, un côté "je veux en faire beaucoup, mais je ne vois pas toujours que j'en fais parfois trop" (Cf le burger de St-Jacques), qu'il reste à canaliser par un juste et plus sobre traitement des jolis produits mis en oeuvre.

Pétrus le chat (enfin) le plus heureux du monde, trouvé dans la cave par les nouveaux proprios !!

Pétrus le chat (enfin) le plus heureux du monde, trouvé dans la cave par les nouveaux proprios !!

PS : demandez la table 11 (2 couverts), jouissant de la plus jolie vue sur la presqu'île de Conleau.

Rozili bistro & resto

178 avenue du Général Juin

(route de Conleau)

56000 Vannes

Tél : 09 81 18 16 09

fermé le lundi et mardi

Rozili.fr

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Restaurant Les Climats à Paris

11 Janvier 2014, 19:07pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Sortie d'hibernation pour ce foutoir, peu notoire, avec pour démarrer l'année, une adresse qui doit son salut à nos jambes et nos estomacs fourbus, ainsi qu'un pouvoir d'achat post-fêtes aussi ridicule que les comptes de l'UMP avant la quête nationale !!

En ce samedi midi de début janvier à Paris, le défi de trouver une table ouverte est aussi improbable que de me voir étudier les possibilités théoriques de bien manger dans le quartier sans me planter !!

Alors que notre estomac crie plus fort qu'une Lara Fabian aphone, notre situation géographique s'avère désespérée pour qui veut se nourrir à prix décent sans trouver porte close.

Le rapide coup d'oeil (de curiosité) sur la carte de l'Atelier de Joël Robuchon, nous donne de légitimes regrets sur le mauvais timing avec son homologue tokyoïte, largement plus abordable financièrement !!

Aussi, sans but précis, nous errons, jusqu'à ce que nos pas lassés nous mènent devant cette singulière façade, au sobriquet qui fait seulement briller les yeux des amateurs un tantinet cultivés alcoolos...

Restaurant Les Climats à Paris
Restaurant Les Climats à Paris

La formule déjeuner est à notre portée, nous entrons !! Accueil "grande maison", splendide cadre Art nouveau, banquettes et fauteuils confortables, rouges, bordés de motifs léopard directement inspirés des fringues du peu regretté Mobutu !!

Une esthétique cave à vins trône dans l'imposante salle à manger (cette dernière ouvrant sur un sympathique patio-jardin).

Nous optons rapidement pour la formule entrée-plat-café du déjeuner, à 36 €.

Gougères cheddar-cumin

Gougères cheddar-cumin

Gravlax de saumon bio, crème de céleri rave au raifort, navets de Pardailhan et pomme granny Smith (entrée)

Gravlax de saumon bio, crème de céleri rave au raifort, navets de Pardailhan et pomme granny Smith (entrée)

Cromesquis d’escargots façon les climats, champignons sauvages et coulis de cresson (entrée)

Cromesquis d’escargots façon les climats, champignons sauvages et coulis de cresson (entrée)

Volaille fermière de Challans rôtie, marmelade ananas/endives/pamplemousse, purée onctueuse de légumes d’hiver et jus émulsionné au foie gras (plat)

Volaille fermière de Challans rôtie, marmelade ananas/endives/pamplemousse, purée onctueuse de légumes d’hiver et jus émulsionné au foie gras (plat)

Cabillaud poché à four doux, chorizo, champignons de Paris, petits croûtons et ciboulette, crème de chou-fleur à la bonite (plat)

Cabillaud poché à four doux, chorizo, champignons de Paris, petits croûtons et ciboulette, crème de chou-fleur à la bonite (plat)

Si nous étions entrés aux Climats sans convictions, nous en sommes ressortis avec un paquet de certitudes !!

  • Ce Gravlax de saumon bio (de Bretagne) fut une démonstration du très haut niveau de la précision culinaire présente en cuisine !! Un morceau d'un fondant, d'une justesse gustative épatants !! J'ai mangé quelques gravlax, mais ce dernier les renvoie tous à de sombres tentatives ratées de faux carpaccio trop épais, trop salé, trop sucré, trop gras... Un exceptionnel filet, traité avec précision et grand respect !!
  • Le cromesquis était d'un aérien renversant !! Conjuguant, sur un fil ténu, la force végétale du cresson et la puissance terrienne/terreuse des champignons.
  • J'avais, pour une fois, fait l'impasse sur le poisson, jetant mes sens affamés sur la volaille. Là encore, une impressionnante technique dévoilée à travers cette Challans fondante, moelleuse, pas sèche, à la finesse apaisante !! Le mélange ananas/endives/pamplemousse, peu aguichant sur le papier, fonctionne assez bien. Le jus émulsionné est dispensable.
  • Sur le cabillaud, beaucoup de non-amateurs auraient renvoyé le morceau pour cause de cuisson insuffisante. Il n'en était rien !! Un splendide nacré apparaît dès le premier coup de fourchette sur le filet. La crème de chou-fleur (servie à part) paraît vivante, grâce au flux thermique permanent sur ce qui semble être de très fines feuilles de feuilleté.
Source lesclimats.fr

Source lesclimats.fr

Quant à la carte des vins, elle est juste capable de remplacer le Viagra pour tout buveur d'étiquettes souffrant de problèmes d'érection dans ce domaine.

Franck-Emmanuel Mondésir, le sommelier, nous a annoncé pas moins de 400 références, quand les patrons (Carole Colin et Denis Jamet dont Mr Lung résume le parcours jusqu'au Climats) en clament pas moins du double, pour 8500 bouteilles au total !!

Lire Etudier l'intégralité des 150 pages de la carte des vins UNIQUEMENT dédiée à la Bourgogne, vous demandera sûrement d'arriver en même temps que les employés !!

Une volonté farouche des proprios d'être la vitrine la plus complète de la Bourgogne à Paris.

Tous les grands noms (et les petits) sont au casting très prestigieux de cet inventaire des fameux climats de Bourgogne.

Le tout, à des coefficients de l'ordre de 2,5 (selon la police).

Si l'idée vous prend de ne pas vouloir boire "du bourgogne", on vous présentera "la carte de la cave de l'enfer".

Une dizaine de références vendues à un coefficient volontairement outrageant (4,5), pour bien vous faire comprendre que le staff ne veut pas les vendre !!

Pour finir, sans oublier que l'on va au resto D'ABORD pour manger, quelques mots sur le chef Julien Boscus.

Arrivé fin septembre 2013 (après un démarrage mitigé raté avec le précédent chef Chi Tam Phan) quasi directement de Séoul, cet ex-second de Gagnaire (passé aussi par Alléno) a atterri aux manettes des Climats après un projet (en commun avec son ex-chef) avorté.

Ce technicien, vraisemblablement hors-pair, nous a délivré une cuisine élaborée, visuellement salivante, gustativement juste, sobrement classique, teintée de fines touches d'extravagances.

Je me suis rapidement enflammé (sur FB) sur le talent indéniable de ce dernier, au vu des fulgurances délivrées.

Je maintiens mon engouement et l'engagement pris. C'est seulement la seconde fois dans l'histoire du blog que je prends ce pari.

Le 1er concernait La Gourmandière à Vannes... j'ai très rapidement gagné ce pari unique !!

Aussi, à l'instar de Chirac qui promettait, en 77, de piquer une tête dans la Seine, je prends l'engagement de prendre un bain de pieds dans la Seine, si Julien Boscus n'obtient pas un macaron (largement mérité, au vu de la prestation de ce déjeuner) dans l'édition 2015 du Gros Rouge (puisque celle de 2014 doit sûrement être déjà "sous presse"), pour sa cuisine dans ce restaurant.

Les Climats

41 rue de Lille

75007 Paris

Tél : 01 58 62 10 08

De 12h00-14h30

De 19h00-22h30

Fermé le dimanche

​lesclimats.fr

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Auberge du Pont d'Acigné à Noyal-sur-Vilaine

13 Décembre 2013, 17:42pm

Publié par Docadn

Bonjour,

La traditionnelle sortie pour "la bonne table de fin d'année pour cause d' grâce à un anniversaire", se tenait cette année dans la banlieue rennaise.

J'ai jeté mon dévolu, pour cette édition 2013, sur la table de l'Auberge du Pont d'Acigné.

Fraîchement auréolés d'un second macaron au Gros Rouge, Sylvain & Marie-Pierre Guillemot, ainsi que toute leur équipe, ont les projecteurs braqués sur leur jolie maison depuis le début 2013.

Sylvain Guillemot a débuté sa carrière chez Marc Tison (Rennes), puis Thorel (La Roche Bernard), avant de se "révéler" chez Passard (à L'Arpège, où il rencontrera sa future femme Marie-Pierre).

Ils montent leur "petite affaire" en 1995 à Acigné, à côté de Noyal-sur-Vilaine. Ils attendront 10 ans pour se voir récompenser d'une première étoile au Gros Rouge, 8 de plus pour se voir couronner de la seconde.

Seul bi-étoilé du département (il y en a seulement 4 en Bretagne), l'établissement s'est vu octroyer une 4ème toque au Gros Jaune en novembre dernier.

Auberge du Pont d'Acigné à Noyal-sur-Vilaine

Notre péril périple en leur demeure commence plutôt mal.

"Le mystère des internets", dirait une belge, qui ferait mieux de parler flamand plutôt que de massacrer la langue française avec des expressions vandammesque, fait que ma confirmation écrite n'est jamais arrivée !!

Grand moment de panique du staff, puis improvisation totale pour nous accueillir, malgré un service complet ce soir-là !!

L'équipe transforme le "petit salon d'accueil" en salle privative, rien que pour nous. 2 coupes de champagne nous sont offertes avec mille excuses.

Nous verrons, pour le coup, défiler l'intégralité de l'effectif pendant tout le service, terriblement inquiet de notre "situation peu standard".

Cette aventure nous amuse plus qu'elle ne nous dérange. Nous optons assez rapidement pour le "Menu Découverte" (110 €).

Amuses-bouche

Amuses-bouche

Pré-entrée : couteau
Pré-entrée : couteau

Pré-entrée : couteau

Grosse huître en fine gelée

Grosse huître en fine gelée

Craquant de chanterelles grises et ravioles d'oignons

Craquant de chanterelles grises et ravioles d'oignons

Mousseline de châtaignes et truffe blanche d'Alba

Mousseline de châtaignes et truffe blanche d'Alba

Turbot au jus de soja

Turbot au jus de soja

Ris de veau poêlé citronnelle

Ris de veau poêlé citronnelle

Plateau de fromages Jean-Yves Bordier

Plateau de fromages Jean-Yves Bordier

Soufflé pomme, glace au romarin

Soufflé pomme, glace au romarin

Coque chocolat caramel au beurre salé, émulsion café froid
Coque chocolat caramel au beurre salé, émulsion café froid

Coque chocolat caramel au beurre salé, émulsion café froid

Mignardises

Mignardises

04h00 plus tard, nous sortons repus, mais pas fatigués, heureux, mais pas ballonnés.

Maire-Pierre Guillemot (très active pendant tout le service) nous présente son cuisinier de mari, forcément plus dispo pour discuter avec nous à minuit passé !!

Nous revenons sur les moments forts de ce "long métrage culinaire".

  • Si le couteau nous ouvre gentiment l'appétit, l'huître (vraiment énorrrrme !!) nous donne le premier uppercut de la soirée !!
  • "Le craquant de chanterelles" est une ode au végétal et à la noble nature...
  • "La mousseline de châtaignes et truffe blanche d'Alba" nous propulse dans un historique vol stratosphérique !! Un plat gigantesque, dantesque, monstrueux, magique, unique, qui restera gravé tatoué dans ma boite noire, tant que ce connard d'Alzheimer la sale maladie ne l'attaque pas (ce n'est que la 3ème fois en 18 ans que Sylvain Guillemot travaille la truffe blanche d'Alba !!).
  • Le "turbot au jus de soja" s'offre avec une cuisson PARFAITE (oui, oui même ça il sait faire "comme j'aime") et ses faux airs asiatiques. Le végétal, siégeant à ses côtés, est toujours d'une ébouriffante justesse !!
  • "Le ris de veau" est, selon la spécialiste, parfait, énorme, à la cuisson là encore d'orfèvre !!
  • Passé le (classique et fort bien foutu) plateau de fromages, la suite "version sucrée" est un ton en-dessous du "déroulé salé", mais très largement au-dessus des niaiseries qui concluent souvent les repas.
  • Mention pour le rafraîchissant "soufflé pomme, glace au romarin" (et son "vin de sureau" maison), quand la "coque chocolat caramel au beurre salé, émulsion café froid" fait un vibrant baroud d'honneur avec son cacao d'excellence et la splendide juxtaposition du caramel et du café froid.
Auberge du Pont d'Acigné à Noyal-sur-Vilaine

Sylvain Guillemot a l'humilité d'un travailleur fou qui a pris conscience de ses errements, avant de revenir à "l'essentiel".

Il plaisante facilement avec "ses prises de têtes de jeunesse", quand l'évidence jouait avec ses nerfs et sa passion.

Il aborde, à 42 ans, "l'âge de la raison en cuisine", comme certains peintres voient, avec soulagement, "leur coup de pinceau" s'épurer, leurs peintures "s'illuminer"...

Il a fini par comprendre, comme tant d'autres avant et après lui, qu'une bonne cuisine passe par des produits d'excellence, un respect systématique de ces derniers, en les traitant "tout simplement".

Il ne remerciera jamais assez tous les jardiniers et primeurs du marché Ste-Thérèse, de cultiver avec autant d'amour tous ces légumes, toutes ces herbes, sans lesquels son métier ne vaut rien !!

Je n'ai pu m'empêcher de lui confier qu'il y avait cette putain cette foutue une "jouissive lisibilité" dans sa cuisine.

Je sais, c'est très convenu, cette expression m'agace quand je la lis chez les autres, mais là, j'ai "compris sa cuisine".

Elle est d'une "évidente simplicité", sans maquillage (pas de sauce), à l'expression végétale cinglante (il cuisine avec l'eau de tous ses légumes), aux cuissons délicates, presque caressantes...

De tous les "2 macs" fréquentés, ce n'est pas la plus "bluffante" des cuisines croisées... mais assurément la plus "directe", la plus "juste", la plus "compréhensible", à l'opposée des "cuisines chiadées qui te perdent par des non-sens", avec laquelle Sylvain Guillemot a aussi flirté avant...

A cela s'ajoute un service très pro, intelligent, équilibré, une carte des vins d'une rare justesse (où de jolies références bios et tradis se côtoient en cohérence) au service d'une foutue belle cuisine !!

Auberge du Pont d'Acigné

Lieu dit Pont d'Acigné

35530 Noyal-sur-Vilaine

Tél : 02 99 62 52 55

Fermé lundi & mardi

www.auberge-du-pont-dacigné.com

PS : sympathiques chambres d'hôtes à quelques kilomètres de l'établissement, au charmant accueil, aux tarifs doux.

La Métairie

12 rue du Petit Bois  

35410 Domloup 

02.99.37.53.37 ou 06.48.19.39.64

lametairiededomloup.jimdo.com

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