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EscapadeS

Articles avec #les bons plans restos

La Baule - Guérande - St-Lyphard - Le Pouliguen

11 Novembre 2013, 10:28am

Publié par Docadn

Bonjour,

Voilà bientôt 2 décennies que j'habite en Bretagne !!

J'ai écumé une grosse partie de sa campagne. Aussi, de manière cyclique, je retourne sur mes premiers forfaits, 5, 10, ou comme ici, presque 15 ans après...

Les blaireaux à bonnet chauvins me diront que la Brière et ses environs n'appartiennent pas à la Bretagne. Administrativement parlant je ne peux que leur donner raison. Historiquement, c'est une autre histoire !!

Mais point d'Alain Decaux sentencieux pour notre propos du jour.

Contentons-nous de voir ce que marais, cités de caractère, plages et autres stations balnéaires nous offrent aujourd'hui en terme de balades et de plaisirs gustatifs !!

(source Eco Nuit)

(source Eco Nuit)

C'est dans la "banlieue" de Guérande que nous avons pris nos quartiers.

Eco Nuit est un hôtel à vocation "économicologique".

Il n'est pas en bois, la literie n'est pas bio, mais l'effort "écolo", allié à un marketing surfant sur une mode porteuse, est louable.

Côté tarif, le rapport qualité-nuit est plutôt bon, le petit-déj' très correct, l'accueil au-dessus des "hôtels en plastique" (aussi chers), l'environnement et l'architecture guère plus excitants que ces derniers.

Seul petit hic : la localisation !!

Quartier d'affaires tout récent, il n'est pas encore recensé sur les cartes et autres GPS (à la date de rédaction de cet article) !!

Redoublez de vigilance pour trouver l'établissement et la rue du Milan Noir.

Eco Nuit

1 Rue du Milan Noir

Parc d'activités du Bréhadour

44350 Guérande

Tél : 02 40 45 85 47

www.econuit.com

L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard

L'Auberge de Breca St-Lyphard

Nous nous retrouvons au coeur du Parc Naturel régional de Brière, pour ce premier soir d'escapade.

C'est L'Auberge de Breca qui ouvre les hostilités de ce week-end de gros "gourmand".

C'est la flemme, assortie d'une promo (permanente, hors week-end, à en croire le site) La Fourchette qui nous a poussé à tester cet établissement.

Une immense et belle bâtisse (historique selon les photos datant au moins de Niepce, si on veut un peu exagérer), plantée au milieu des marais, proposant en dehors de sa table, balades en barque ou calèche.

La déco est assez ringard très très classique, l'agréable patio sent hélas le moisi.

Depuis 26 ans, la famille Deniaud gère la boutique.

La pipelette de patronne (je suis le mime Marceau à côté d'elle) taille des bavettes XXL à tous ses clients (8, ce soir-là).

Plat-dessert à la carte, pour tous (à -40%) !!

  • Un "crémeux de potiron" (nous allons le croiser par 2 fois, sur cette période très prolifique pour le curcubitacé), riche et agréable.
  • "Duo d'anguilles et cuisses de grenouilles en persillade", super old school, généreux, riche et classique pour La Miss.
  • "Daube de sanglier à l'ancienne" pour mézigue, à la viande inégale en tendreté, au jus très 70's, là encore très roboratif.
  • "Le marbré Louis XV tout chocolat" ultra sucré, aussi fin et aérien qu'un sketch de Laurent Gerra.
  • "Café gourmand" sans surprise, pour La Miss.

Label "Maître Restaurateur" fièrement affiché à l'entrée, cuisine "aux aspirations gastronomiques VGE" (côté tarifs aussi), une affaire familiale (père et fistons en cuisine, maman au service) qui ronronne.

Une présomption flagrante d'un cauchemar pour le dandy masqué, sur lequel je ne peux qu'être d'accord, cette fois-ci !!

C'est juste pas mal, très nourrissant, mais d'un ennuyeux classicisme, à la carte des vins mortifiante, quand le service est pro et agréable !!

L'Auberge de Breca

352 village de Bréca

Lieu-dit Breca

D47

44410 Saint-Lyphard

tél : 02 40 91 41 42

www.auberge-breca.com

QG Beach - Le Pouliguen
QG Beach - Le Pouliguen
QG Beach - Le Pouliguen
QG Beach - Le Pouliguen
QG Beach - Le Pouliguen

QG Beach - Le Pouliguen

Autre adresse, plus côtière, soufflée par le scribe-gourmand Alain Neyman : QG Beach.

Selon l'hagiographie, largement pompée sur le site lesrestos.com, le chef Arnaud Trouvé a notamment bourlingué entre Le Ritz à Paris et le Nossy Be à La Baule, avant d'ouvrir sa "table de plage" en 2011.

Les pieds sur la (jolie) plage de Nau au Pouliguen, Arnaud Trouvé délivre à la mitrailleuse, une cuisine fraîche, simple et personnelle.

La terrasse est très courue, voyant des hordes de franciliens en polo-bermuda envahir bruyamment les lieux, se perfusant le foie au rosé sur les transats dans l'après-midi !!

Ce midi-là, ce fut :

  • "Crevettes sautées au pastis" : une bonne quinzaine de spécimens bien parfumés (7,50 €).
  • "Keftas de sardines à la marocaine" un poil fades, pour La Miss (6,50 €).
  • "Tataki de thon à la tahitienne, écrasé de pommes de terre, chou chinois au lait de coco", à peine cuit, superbe, un poil marqué par le lait de coco pour mézigue (19,50 €).
  • "Poulet tandoori" assez hétérogène, mais correct (14,50 €).
  • "Cheese cake, coulis aux fruits rouges", addictif, pour finir (6,50 €)

Une bonne "cantine de plage" que les urbains ont vite repéré, idéalement placée, aux tarifs plutôt accessibles, à la cuisine généreuse, au service efficace et discret, à la clientèle majoritairement agaçante pour le pichou qui sommeille en moi !!

QG Beach

14, rue de la Plage (Nau)

44510 Le Pouliguen

Tél : 06 18 13 62 69

Résa quasi obligatoire, ou se pointer à midi pétante comme moi, pour choper la dernière table libre avant 14h00 !!
La Baule - Guérande - St-Lyphard - Le Pouliguen

Je vous épargne le récit de l'horreur locale nommée "Le Vieux Logis" à Guérande (Merci M pour cette belle adresse "par défaut"), pour signaler une autre surprise moins désagréable.

Quand, sans convictions, vous vous arrêtez devant "la pizzeria collée au cinoche local", vous avez le sentiment fort d'avoir niqué votre samedi soir que votre soirée sera aussi passionnante qu'un loto au foyer de "La Joie de Vivre"...

Pourtant, cet immense établissement au cadre aussi enchanteur qu'un Pizza Pino de centre-commercial, est la bonne surprise que l'on attend plus !!

Tous les artifices de marketing répondent présents (avec la "Napolitan touch" de rigueur), mais la pizza a le "soupçon inespéré d'humanité" !!

La pâte de cette dernière est une réussite !! Moelleuse et croquante à la fois, épaisse au visuel, à la garniture manquant un tantinet de sensuel.

Sinon, c'est bruyant, relativement "cher" pour une pizzeria (j'entends ici : "loin" des stations balnéaires), à la carte des vins pathétique, au service relativement impersonnel, mais Guérande a une vie nocturne encore moins trépidante que le Vatican !!

Da Etto

6 avenue Anne de Bretagne

44350 Guérande

tél : 02 40 24 40 40

(service de pizzas à emporter)

http://Daetto.free.fr

La Baule - Guérande - St-Lyphard - Le Pouliguen

Pour finir, tout en justifiant la présence de "La Baule" dans le titre, une découverte sucrée soufflée par le "Google de la bectance qui lit plus qu'il ne mange" : Christophe Roussel.

Avec des boutiques implantées sur un triangle La Baule-Guérande-Paris, on peut penser qu'il s'agit d'un énième chocolatier, juste prompt à délester les CSP+ en villégiature dans le bourg, avec un choco à la con vendu au prix de la truffe d'Alba !!

Que nenni !!

Le coffret de 250g, ci-dessus, est décédé sous mon palais en moins de 48h00 !!

Des ganaches somptueuses, des textures et un sucré magistralement équilibrés !!

Même La Miss, qui termine invariablement chaque dégustation chocolatée par un : "bah j'préfère Leroux", a reconnu que "c'était très bon !!".

Christophe Roussel

A La Baule

  • 6 allée des camélias
  • 19 ave du Gal De Gaulle

44500 La Baule

A Guérande

26 rue St-Michel

44350 Guérande

A Paris

  • 10 rue du Champ de Mars

75007 Paris

  • 5 rue Tardieu

75018 Paris

www.christophe-roussel.fr

Et avec tout ça, il a fallu quand même un peu se dépenser !!

A suivre...

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L'Auberg'ine à Sainte-Anne d'Auray

28 Octobre 2013, 07:03am

Publié par Docadn

Bonjour,

J'avais laissé Sandrine et Nicolas Legrand, il y a un peu plus de 4 ans, au service de l'institution familiale la plus réputée de la cité : "L'Auberge".

Depuis maintenant 18 mois, ils volent de leurs propres ailes au sein de leur "propre maison" (le resto est la "propriété" du père de Sandrine, Jean-Luc Larvoir, boss de L'Auberge), à quelques mètres de celle des "respectifs parents & beaux-parents du couple".

Comme trop souvent, c'est "en passant à proximité, à la bonne heure", que je tente ma chance dans le bistrot à la thématique terriblement sexy, pour le baffreur-soiffeur-aspirant, dont je façonne le statut avec force et ténacité...

L'Auberg'ine à Sainte-Anne d'Auray

L'Auberg'ine (bigre, que je déteste ces jeux de mots de salon de coiffure) trône place Nicolazic.

Une grosse maison en granit, une terrasse, en partie ombragée, accueillante, intérieur bistrot "aubergine", tables raccords, "plancher sobre et élégant", imposant comptoir (immense, trop grand !?).

Sandrine Legrand (sommelière de formation) est à l'accueil, quand son mari Nicolas Legrand (7 ans de turbin chez le beau-père), est aux fourneaux.

L'Auberg'ine tente de se faire une place sous le discret soleil local, en tant que "bistrot à vins de qualité", dans une bourgade plus dévouée aux pardons qu'aux canons et aux gueuletons !!

L'Auberg'ine à Sainte-Anne d'Auray

"L'esprit bistrot" s'aborde avec des tarifs en cohérence avec ce dernier.

Le midi, L'Auberg'ine propose un plat unique pour 11,50 €, entrée-plat ou plat -dessert pour 15 €, quand la séquence complète coûte 17 € !!

Le cahier des charges est dans les clous !!

Voyons maintenant, côté assiette, ce qui se passe avec la formule entrée-plat (pas d'appareil photo, une fois de plus) !!

Tarte feuilletée de sardine

Tarte feuilletée de sardine

Terrine de paleron et foie gras

Terrine de paleron et foie gras

Curry d'agneau, riz madras

Curry d'agneau, riz madras

Pavé de saumon, duo de choux

Pavé de saumon, duo de choux

Bonne animation de l'ardoise des suggestions, service souriant, courtois, aux antipodes du pompeux de la maison-mère en cohérence avec les aspirations de l'établissement.

Les entrées :

  • Une tarte impeccable, débordant d'iode, de goût, de fraîcheur.
  • La terrine est, selon sa meurtrière, "plus que pas mal".

Les plats :

  • Le curry d'agneau est très tendre, presque confit par moment, au goût suffisamment consensuel pour "ceux qui ne courent pas après l'ovin" (dont je ne suis pas, j'aime le goût du broutard), bien épicé, à la dommageable présentation old-school symbolisé par cette "timbale de riz".
  • Le pavé de saumon est standard, pour une fois pas trop gras (salauds de norvégiens !!).

Un verre de "No Question" (clairette-trebbiano) fort plaisant, disponible parmi une dizaine de suggestions au verre (de 4 à 8 € le godet).

L'autre point fort du bistrot, est son activité "cave à vin".

Pour le coup, j'ai pu repartir avec 2 bouteilles de mon "blanc d'apéro-repas", au tarif caviste (jolie marge en passant, sur le service au verre !!).

Une sélection qui retient somme toute l'attention quand, comme mézigue, on passe son temps à reluquer des étiquettes dans les rades !!

Gripa, Chesnelong, Anne Gros... sont aussi proposés sur le petit présentoir en salle.

En conclusion : "un bon bistrot de pays" diraient les fans de la chose !!

Effectivement, le rapport qualité-prix est bon, la cuisine indéniablement "fraîche et minute", le service au niveau attendu.

La mention "bar à vins" est un plus non négligeable, bien animé, dont on aimerait bien forcément voir 1 à 2 € en moins sur les verres les plus coûteux (vieux réflexes gastro ?!) !!

Si le couple reste dans cet esprit de simplicité et de goût, L'Auberg'ine (diantre que je n'aime toujours pas ce nom de salon de toilettage pour chiens) pourrait voir d'autres cohortes aussi dévotes que celles qui prient alentour !!

L'Auberg'ine

Bistrot, bar à vins

20 place Nicolazic

56 400 Sainte-Anne d'Auray

Tél : 02 97 31 37 19

contact@laubergine.fr

​www.restaurant-aubergine-56.com

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Le Yachtman à Lorient

23 Octobre 2013, 06:02am

Publié par Docadn

Bonjour,

 

La "tournée des troquets", à Lorient, continue !!

Pour ce nouvel épisode, je vous emmène au Yachtman.

Voilà un peu plus de 4 ans et demi que je n'avais plus exhibé mes radius et cubitus au Yachtman.

2 repas au compteur, dont le dernier jugé "correct", servi au milieu de quelques "stars" de la vallée du Rhône (eh oui, déjà ce talent ébouriffant de photographe "à part").

Pour autant, rien d'assez excitant ne m'avait donné envie d'y retourner, avant de constater que le Yachtman avait déménagé quelques mètres plus bas, dans la même rue, face à la boutique de fion érotique emblématique de la ville.

Nouvelle salle (plus petite, plus claire, plus moderne, plus bruyante, moins chaleureuse), mitoyenne d'une cave à vin, créée à l'occasion de ce "déplacement".

Eddy Derré et Jean-François Dinasquet, tous 2 sommeliers de formation, patrons historiques du Yachtman, travaillent ensemble depuis 20 ans.

Le chef Grégoire Le Floch est aux pianos !

Rillettes de chinchard

Rillettes de chinchard

Un déjeuner de dernière minute, avant un ciné, le vendredi midi, dernier coup de feu de la semaine des "repas d'affaires" de la ville.

Pas de résa !! Ouf, de la place !! A 2 minutes près, c'était cuit !!

Moins de 25 couverts, à la louche du recenseur visuel que je ne suis pas.

Accueil souriant, speed, très bistrot, pro.

Un sauvignon de Touraine (Barbou, de mémoire), typiquement félin, accompagne de bonnes et douces rillettes de chinchard.

Nous partons sur les formules à 16 & 20 € (entrée-plat & entrée-plat-dessert) disponibles.

Gaspacho de sardines

Gaspacho de sardines

Filet de julienne (très flou, désolé pas d'appareil photo ce jour-là, comme les autres fois diront les moqueurs !!)

Filet de julienne (très flou, désolé pas d'appareil photo ce jour-là, comme les autres fois diront les moqueurs !!)

Tartelette à la rhubarbe

Tartelette à la rhubarbe

  • Le gaspacho est la très bonne surprise du repas. Frais, à l'expression légumière méditerranéenne savoureuse. Une version marine, avec de vrais bons morceaux de sardines fondants dedans. Jolie entrée !!

  • Le filet de julienne est "juste cuit" pour moi, la sauce crémeuse riche, voire trop, vu l'impression laissée la lente digestion subie pendant la séance de cinoche !!

  • La tartelette à la rhubarbe est le "dessert type réussi de brasserie" !!

Quand d'autres diront que c'est "enlevé", je préfère écrire que c'est ce que j'attends d'une tartelette à la rhubarbe : une bonne pâte sablée fraîche, une belle maîtrise de l'acidité naturelle de la polygonaceae par un sucré juste, un ensemble moelleux, vif et doux !!

En conclusion, encore un "bon plan" dans cette cité architecturalement moche peu rieuse, dont le très moustachu maire de la ville était des convives ce midi-là !!

Pour 16 à 20 €, une cuisine copieuse, fraîche (label "Maître restaurateur" vissé à l'entrée), servie avec plaisir et entrain !!

Une impression qui dépasse le "correct" que je collais au souvenir de cet établissement !!

La carte des vins, assez classique sur le rapide coup d'oeil distrait jeté, offre un choix correct de vins au verre et/ou au "pot lyonnais" !!

La cave attenante (il suffit de sonner si elle est fermée, j'ai tenté un autre jour, aux heures d'ouverture, personne n'est venu !!), laisse deviner, que les Meursault d'inconnus comme Boisson-Vadot ou Coche-Dury sont disponibles à la vente !!

Heureusement que le site révèle que Guiberteau, Alliet, Chidaine, Château-Thébaud ou encore le Domaine Singla sont aussi au casting...

Bref, un endroit à "creuser", quand ils daigneront ouvrir aux heures d'ouverture !!

Le Yachtman - Le Restaurant

14 rue de la poissonnerie

56100 Lorient

tél : 02 97 21 31 91

Fermé le dimanche

Le Yachtman - La Cave à Vin

12 rue de la poissonnerie

56100 Lorient

tél : 02 97 89 05 76

Ouverte du lundi au samedi de 09h00 à 15h00,

puis à partir de 17h00

(sonner, puis attendez, attendez... on ne sait jamais !!)

www.leyachtmanlorient.fr

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Le Jardin Gourmand à Lorient

20 Octobre 2013, 16:17pm

Publié par Docadn

Bonjour,

A la louche, voilà bien 10 bonnes années que je n'avais pas pointé mon nombril (moins proéminent, à l'époque) au Jardin Gourmand.

Cette discrète institution lorientaise est arrimée, contre vents et marées, depuis bientôt 24 ans, dans l'anonyme (et excentrée) rue Jules Simon.

Nathalie et Arnaud Beauvais n'ont, pour autant, pas été épargnés par quelques tempêtes, dont la dernière aurait pu leur être fatale.

Quand la "fameuse crise de 2008" s'est manifestée, ils en ont très rapidement subi les conséquences.

Constatant une chute vertigineuse de fréquentation (au déjeuner) de près de 60% (en cause : le resserrement drastique des budgets "déjeuners d'affaires"), ils ont immédiatement pris les devants, réduisant la voilure, privilégiant une ouverture uniquement le week-end (du vendredi midi au samedi midi).

Arnaud et Nathalie Beauvais (source l'Internaute)

Arnaud et Nathalie Beauvais (source l'Internaute)

La semaine est désormais consacrée à 4 autres activités périphériques, de quoi largement occuper le champ jardin.

Déjà fort de quelques jolis succès éditoriaux, le couple est à la tête de sa propre maison d'édition : Trop Mad (trop bon, en français !!).

L'Akademi du même nom, dispense des cours de cuisine (assurés par Nathalie Beauvais) et des initiations à la dégustation des vins (animées par Arnaud Beauvais), quand La Boutik propose des produits bretons, "testés et approuvés" par notre duo.

Ils ont encore le temps d'animer, de temps en temps, le blog MPUCBTB (Mouvement Pour Une Cuisine Bretonne Trop Bonne), sans parler de l'activité "agence de com'" assurée par Arnaud, Nathalie & son frère.

Pour le coup, notre couple frise une forme d'hyperactivité, proche de celle d'Eric Guérin.

Une "adaptation au marché et aux tendances" somme toute assez remarquable, réussie, quand on n'est pas les "chouchous naturels surmédiatisés de la sphère culinaire".

En ce vendredi midi, je fête mon "certificat d'aptitude à la pratique sportive".

Je sais, l'excuse est pas super motivée bidon, bon j'avais les crocs, je passais pas loin.

Le Jardin Gourmand à Lorient

Alors que je consulte, dans l'entrée, le menu affiché, Arnaud Beauvais arrive, sourit *, s'excuse, puis affiche le vrai bon menu du jour.

Un menu qui s'avèrera en partie inexact, sur un des plats proposés.

La salle est quasi déserte, bien plus lumineuse que dans mon souvenir.

Une ambiance "bistrot chic", tons clairs, petite terrasse sur l'arrière, verrière végétale sur le côté, me tend les bras.

* Arnaud Beauvais sourit tout le temps !! C'est simple, il a dû naître en souriant ce gars-là !! Il sera sûrement le seul à encore sourire le jour de son propre enterrement !!
Grignotages
Grignotages
Grignotages

Grignotages

Je me laisse guider par le volubile patron-serveur jusqu'à ma table.

Passionné de vins (même si nous ne somme pas, apparemment de la même "obédience vinique", à part Michon en Vendée,la carte est achalandée avec force), il me propose un Sauvion 12 de la Ligne Haute Culture (vieilles vignes), au fruité évident, aux accents un poil technos pour ma pomme, mais qui fera quand même l'affaire, avec la batterie de "grignotages végétaux" qui suivent le service du vin.

Radis noir, rillettes de poissons au curry, concombre mexicain, petites tomates noires, physalis, compotée de blettes au sésame.

J'ai rarement vu autant de grignotages servis pour un seul convive !!

J'opte pour le "Menu du Marché", sur la formule entrée-plat à 24 €.

Terrine de poissons, tartare d'algues et sa fondue de fenouil à la grecque.

Terrine de poissons, tartare d'algues et sa fondue de fenouil à la grecque.

Filet de lieu jaune de ligne, en crêpe de sarrasin, fondue de légumes, Kari Gosse et bisque de langoustine.
Filet de lieu jaune de ligne, en crêpe de sarrasin, fondue de légumes, Kari Gosse et bisque de langoustine.

Filet de lieu jaune de ligne, en crêpe de sarrasin, fondue de légumes, Kari Gosse et bisque de langoustine.

L'entrée, si elle semble visuellement dépouillée, est une ode à la fraicheur et à la complexité !!

Arnaud Beauvais détaille, banane tatouée aux lèvres, chacune des 4 compositions de l'assiette.

De gauche à droite, nous avons :

  1. Une salade, délicieusement assaisonnée à l'huile de noisette (de Pontivy).
  2. Du "fenouil à la grecque" de bon aloi.
  3. Une terrine de poissons fort juste.
  4. Un tartare d'algues (de Roscoff) qui tue sa race de dauphin rose de l'Amazone (même s'il n'y en pas un gramme), par sa texture et sa juxtaposition des saveurs !!

"La crêpe de lieu jaune" n'éclate pas non plus les pupilles, par sa présentation d'une esthétique peu suffocante.

Cette fois-ci, c'est la serveuse (un poil triste) qui me fait l'article du plat.

La galette est délicatement croustillante, le poisson bien cuit (très très légèrement nacré), la bisque juste crémeuse, les légumes parfaitement intégrés au milieu, l'ensemble magnifiquement assaisonné (je n'ai pu m'empêcher de féliciter le mari de la cuisinière sur ce point). Un plat délicieux, très malin, intelligent en fait !!

Le tout fut arrosé d'une verre de "Chenin Sec 10" du Château de Fesles, au boisé moins expressif qu'à l'accoutumée (le domaine est normalement assez fan d'habitacles de castors de boisé dominant), consensuel en l'état.

Mignardises

Mignardises

Le café est accompagné de 2 portions d'un gâteau à l'avoine, d'un aérien unique, prêt à gagner le prochain Grand Prix d'Amérique !!

En conclusion, l'adresse n'a pas perdu de sa superbe, dans les souvenirs qu'elle m'avait laissés !!

Le service est mené avec une "sympathique décontraction sérieuse", qu'on n'apprend dans aucune école d'hôtellerie.

La cuisine est toujours inventive, vivante, équilibrée, généreuse, à "l'esprit bistronomique" affirmé, tenant toutes ses promesses.

Le "name dropping" (très local) des éléments mis en oeuvre, pourra sûrement agacer l'urbain fatigué par cette mode... qui n'en est pas (encore) une ici !!

Rapport qualité-prix juste, au déjeuner... à voir pour le dîner (quasiment toujours complet) !!

Le Jardin Gourmand

46 rue Jules Simon

56100 Lorient

tél : 02 97 64 17 24

Ouvert du vendredi midi au dimanche midi

(réservation conseillée)

www.tropmad.com

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Le Pressoir à Saint-Avé

17 Octobre 2013, 14:49pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Première participation personnelle, à la 4ème édition de l'opération "Tous au Restaurant".

Le principe est simple : une sélection de restaurants propose un menu unique pour 2 personnes, à moitié prix.

En résumé, c'est le restaurant qui "invite votre invité(e)" !!

Le Pressoir à Saint-Avé

Comme tous les ans (apparemment), le site de réservation a été pris d'assaut dès le 1er jour. Il a fallu attendre la fin de la journée, pour pouvoir effectuer son choix (s'il était encore disponible).

Il faut reconnaître que, pour une fois, le statut de bouseux non-francilien a un avantage énorme dans ce type d'opération.

On pouvait se délecter, presque sadiquement, sur la page FB du site "Tous au restaurant", des très nombreuses frustrations suscitées, souvent proportionnelles au prestige des tables "blindées".

Certaines d'entre-elles ont été "bookées" en moins de temps qu'il n'en faut pour virer du pognon en Belgique ou à Singapour...

De mon côté, pas de mauvaise surprise. La table choisie est disponible, mais pas le soir désiré. Ce sera donc le samedi soir.

Attention ce billet comporte un grand nombre de photos jaunâtres, dues à la combinaison d'un éclairage intimiste et d'un appareil photo taquin (pour ne pas parler de l'incompétence notoire du photographe)

Attention ce billet comporte un grand nombre de photos jaunâtres, dues à la combinaison d'un éclairage intimiste et d'un appareil photo taquin (pour ne pas parler de l'incompétence notoire du photographe)

Le Pressoir est LE restaurant historique de St-Avé. Tout proche de Vannes, il fut dirigé, 30 ans durant, par Bernard Rambaud.

Seul étoilé du coin (avec Régis Mahé, en son temps), John Chef Rambaud a maintenu le macaron jusqu'à son départ à la retraite, il y a maintenant 3 ans (qu'il a depuis interrompue, en distillant des cours à l'Ecole des desserts de Theix).

C'est au milieu de l'année 2010, que Katia Brissay & Vincent David ont repris Le Pressoir.

Le Pressoir à Saint-Avé

Vincent David est passé par le Château d'Audrieu, le Moulin du Val de Seugne, ou encore l'Espérance de Marc Meneau (dont il avait reconquis la 3ème étoile en tant que chef des cuisines).

Il voulait revenir sur "ses terres", être enfin "chez lui".

Un changement tout en douceur. Le couple a veillé à ne pas brusquer la fidèle clientèle de Rambaud, tout en distillant ses propres aspirations.

Les "classiques" sont restés, adossés à l'inventivité d'un Vincent David passionné, pragmatique et volontaire.

Des qualités qui lui ont permis de garder le macaron du Gros Rouge.

N'ayant pas eu le loisir de goûter à la cuisine de son prédécesseur, c'est le palais vierge que j'entre dans l'établissement.

Une jolie bâtisse locale où se mêlent, plus ou moins heureusement, vieilles pierres, murs blancs et poutres de crêperie cossue, sur lesquelles reposent des éléments d'une salvatrice contemporanéité...

L'ensemble respire quand même "l'ambiance bourgeoise", prompte à rassurer les frileux à la modernité allergiques au changement.

Le Pressoir à Saint-Avé

Pour cette opération, Vincent David et son équipe nous proposent le "Menu Saveurs de Saison" en 4 temps, pour 65 € (70 € avec le fromage), pour 2 !!

Au regard d'autres propositions croisées sur cette opération, autant vous dire que, sur le papier, le menu du Pressoir mettait la barre bien plus haut que beaucoup d'autres.

Galet de pomme de terre au coeur coulant, crème ciboulette au caviar de hareng et saumon fumé.

Galet de pomme de terre au coeur coulant, crème ciboulette au caviar de hareng et saumon fumé.

Croquant de haricot vert à la chair de tourteau, mayonnaise au malt et coulis de crustacé.

Croquant de haricot vert à la chair de tourteau, mayonnaise au malt et coulis de crustacé.

 Dos de gros lieu jaune rôti meunière au chorizo ibérique, marmelade de piments doux, beurre au piment d'Espelette.

Dos de gros lieu jaune rôti meunière au chorizo ibérique, marmelade de piments doux, beurre au piment d'Espelette.

 Agneau du Quercy confit au caviar d'aubergine, bayaldi de légumes et jus aux aromates.

Agneau du Quercy confit au caviar d'aubergine, bayaldi de légumes et jus aux aromates.

Granité champagne-litchi sur une gelée de framboise, mousse légère d' une infusion de pétale de rose.

Granité champagne-litchi sur une gelée de framboise, mousse légère d' une infusion de pétale de rose.

 Déclinaison d'un Saint-Honoré aux fruits rouges : crémeux framboise, sorbet aux épices, chantilly en gelée

Déclinaison d'un Saint-Honoré aux fruits rouges : crémeux framboise, sorbet aux épices, chantilly en gelée

Une séquence très très roborative, aux antipodes des clichés que beaucoup ont, en évoquant les "restaurants pour culs serrés, où y a rien à manger dans l'assiette", propageant une rumeur inversement proportionnelle à la fréquentation des restos en question.

  • Le généreux et surprenant "galet de pomme de terre" donne une impulsion immédiate au dîner. C'est bon, riche, à l'équilibre aussi large qu'une lame de rasoir.

  • Le "croquant de haricot vert", tout esthétique soit-il, contient un peu l'enthousiasme généré par son prédécesseur.

  • Le "dos de gros lieu jaune", relance un peu notre affaire, par sa cuisson sur le fil, son beurre juste, mais n'accélère pas l'ensemble, à cause de l'assaisonnement un poil trop élevé pour moi.

  • "L'agneau de Quercy" est remarquable, avec sa viande superbement confite, pas sèche, des cocos de Paimpol top croquants. Seul le sel fut encore trop ravageur pour moi.

  • Le "granité" est la divine surprise, inattendue, m'envoyant enfin sur l'orbite visée.

  • "La déclinaison" a le crémeux ravageur, le fruité puissant, la chantilly inventive, le roboratif qui vous empêche d'avaler quoi que ce soit d'autre.
Le Pressoir à Saint-Avé

Service très aléatoire, entre un sommelier remplissant fort honorablement sa mission, en alternance avec un autre serveur, plus formaté "grande maison qui semblait adapter son service, tantôt empreint de fraîcheur avec les pauvres opportunistes de la semaine, versus la chaleur spontanée pour les habitués d'autres têtes plus connues".

La grande force du service réside sans conteste en la personne de Katia Brissay (ex-Le Bec, Troisgros). Nous avons eu droit à ses égards, vers le milieu du repas. Le changement fut radical.

Je pense qu'elle est la meilleure professionnelle croisée dans toute la Bretagne, à ce jour, depuis la disparition de Véronique Abadie.

Cette dame est d'une intelligence rare dans le beau et dur métier du service. Sourire, justesse du mot et du geste, précision du moment.

Une grande dame, au service de la cuisine !!

La carte des vins est classique, aux coefficients qui pourraient être plus doux dans l'ensemble.

Sympathique carte des cafés, tarifairement exclusive (de 5,5 à 9 € la tasse), mais d'un haut niveau gustatif !!

Le Pressoir à Saint-Avé

La cuisine, quant à elle, mérite son macaron.

Il y a tous les ingrédients et la "maîtrise" dans les plats découverts ce soir-là.

Je me plains du sel (ça change du poisson trop cuit !!), mais en demandant à d'autres clients ayant fréquenté la table, la même semaine, je suis le seul à avoir souffert de cet "excès de NaCl" (La Miss ayant la même sensibilité dans ce domaine).

Si certains doutent de la bonne volonté de certains établissements pendant cette semaine du "goût pour tous", on ne peut contester l'envie de toute l'équipe du Pressoir de vouloir "faire plaisir à tous, comme les autres jours".

Cet extrait de leur page FB suite à l'opération "Tous au Restaurant", résume assez bien leur esprit d'ouverture et la joie, non feinte, de partager le fruit de leur travail :

Un grand merci à nos 451 clients (exactement !) qui nous ont rendu visite cette semaine à l'occasion de l'opération "Tous au restaurant". Merci à tous de vos encouragements qui nous donnent envie de continuer !!!
Merci également à nos équipes qui ont beaucoup donné cette semaine, et toujours avec le sourire
Certains doivent rêver des 90 galets de pomme de terre chaque jour, des 400 pains quotidiens, des 40 kgs de haricots verts à équeutter, à couper à 2,5cms et à séparer en deux, des 70kgs de lieu jaune et des 56 kgs de poivrons pour l'accompagner, des 98 kgs d'agneau avec ses 30 kgs de cocos de Paimpol, etc etc.... sans oublier les 1500 chous à garnir... si on ne compte que les "beaux" !!! lol
Et les autres doivent encore avoir la chanson en tête "quel pain puis-je vous proposer ?" "bonne dégustation" "bonne continuation" "Pour commencer en amuse-bouche, l
e galet....."
Merci à tous !!! et bon repos bien mérité

Le Pressoir

Katia Brissay & Vincent David

7 rue de l'hopital

56890 Saint-Avé

tél : 02 97 60 87 63

info@le-pressoir.fr

www.le-pressoir.fr

Ouvert du mardi au dimanche midi.

PS : encore désolé pour ces clichés pourris, qui ne servent pas au mieux le propos...

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Où manger à Kyoto...

23 Septembre 2013, 21:08pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Voici un titre aussi fin et précis mytho et prétentieux que d'annoncer, sans trembler :

  • "où manger à Paris sans marcher dans croiser une merde de chien déjection canine entre votre hôtel et le restaurant ?"
  • "comment avoir l'air d'une "Léa Seydoux", tout droit sortie d'un magazine, quand on vient de se cogner 15 heures d'avion dans la bétaillère en classe éco ?"
  • "où boire un bon vin sans Oxyboldine le 3ème jeudi de Novembre en Mayenne ?"

Tentons de répondre à toutes ces questions, dont les blaireaux ignorants saturent les call center plateaux téléphoniques, en ce qui concerne cette modeste bourgade japonaise !!

Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...

Tout d'abord, il faut savoir que dans tous les Shinkanzen (et autres trains moins rapides), vous pouvez vous restaurer correctement, sans vous faire braquer le porte-monnaie, comme dans les "chères" voitures-bars de notre SNCF chérie !!

Une vendeuse arpente toutes les voitures avec son chariot, chargé de boissons et des fameux "Eki-uri-bento" alias ekiben (signifiant grosso-merdo "bento vendu en gare", mais du coup, aussi dans les trains).

Pour 800 à 1000 yens (6 à 7,50 €, valeur du yen été 2013), vous avez un "plateau-repas" frais, très copieux, assez bien présenté, complet et plus que correct.

N'hésitez pas à les tester (dites juste "ekiben" ou "ekibento" à la vendeuse, elle va vous sortir toutes les variétés encore disponibles), la photo (assez fidèle) sur l'emballage peut vous guider rapidement dans vos choix...

Où manger à Kyoto...

A Kyoto donc, nous avons suivi (première fois que cela m'arrive) les conseils de Tour Club, sympathique "hôtel pour backpackers middle class", dans lequel nous séjournions.

Comme conseillé dans l'article précédent, il vaut mieux photographier les idéogrammes, pour ne pas se tromper de resto (1% de ces derniers affichent des caractères en latin), une fois sur place.

Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...

L'okonomiyaki est LA spécialité caractéristique de Kyoto (mais aussi à Ôsaka, ou encore Hiroshima).

Signifiant littéralement (toujours grosso-merdo) "ce que vous aimez" ou "ce que vous voulez", l'okonomiayki est souvent comparé à la pizza ou à la crêpe, alors que pour moi, c'est plus près de la crique (origines méridionales forcément vivaces) !!

A base de chou, on y ajoute tout ce que l'on a sous la main, ou dans le frigo (viande, poisson, crevettes, poulpe, tout le monde a ça dans le frigo, non ?!), on recouvre le tout d'une sauce "okonomi" (souvent composée de vinaigre de saké, miel et purée de légume), plus un oeuf pour finir !!

Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...

Le cuistot du Chabana m'a fait pensé à Darry Cowl, c'est à dire aussi incompréhensible, mais physiquement aussi drôle, grâce à la barrière de la langue !!

Devant son teppanyaki chauffé à blanc, il nous a délivré un "gyu-vasai itame" (lamelles de boeuf et légumes), suivi d'un "ebi-yasai-itame" (même chose, version crevettes), délicieux, frais, digestes, peu salés, aux antipodes des pseudos "plaques japonaises" croisées en France !!

le "chabanagonomi" (okonomiyaki à la cuisson très longue) reste lui aussi assez digeste, malgré la généreuse couverture de sauce "okonomi", ainsi que les 400 000 calories des autres ingrédients.

Un vrai plan populaire, pas trop cher (3800 yens à deux, avec 3 bières, soit 14-15 € par tête tarif du yen en 2013).

Tellement conquis qu'on y est retourné à la fin du séjour kyotoïte !!

L'adresse exacte m'est forcément inconnue, sachant qu'il n'y a pas de n° sur les maisons et immeubles japonais, sans parler du fait que c'est souvent l'ancienneté du bâtiment qui régit la numérotation !!

Cela conduit souvent à un Sudoku pour aveugle, un bordel sans nom pour nous, pour eux aussi apparemment !!

On peut tout de même remercier Google Street, sans qui, je n'aurais jamais pu vous communiquer le cliché correspondant à la façade dudit restaurant.

Chabana

113 (à confirmer) Schichijo-dori

Tél : 075 (361) 7138

Kyoto

PS : pour vous repérer, il y a un "Kyo-Chabana" quasiment en face du vrai (où rien n'est écrit en anglais sur la façade), appartenant à une chaine dont les implantations essaiment Kyoto et Osaka, spécialisé aussi dans l'okonyomaki et la cuisine au teppaniaky.

Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...

A proximité, toujours sur la Schichijo-dori, Onishi propose des yakitori (littéralement "oiseau grillé"), soit "le barbecue à la japonaise" pour raccourcir le propos !!

Intérieur tout en bois, accueil forcément souriant (là-bas, l'accueil "je te fais la tronche en guise de bonjour" "cliché-français" n'existe pas !!).

Nous avons dégusté 15 brochettes différentes, dont des parties trop peu "valorisées" du poulet, comme le foie, l'estomac, cartilage... mais aussi plus classiquement, aile, cuisse, etc...

D'autres yakitori à la queue de boeuf, oignons, champignons japonais, le tout cuisiné au charbon !!

Nous avons goûté, par la même occasion, le tofu.

C'est une véritable révélation, pour nous autres occidentaux, qui ne connaissons (très souvent) que les ersatz fabriqués par chez nous !!

La texture d'un flan, enfin du goût et des saveurs identifiables !!

En bref, une adresse sympa, assez peu onéreuse (2660 yens, soit moins de 20 € à deux, valeur du yen été 2013), qui souffre juste de l'odeur tenace du traitement du bois du mobilier (genre traverses de rails) !!

Onishi

234 Shichijio-dori

Daikoku-cho

Kyoto

+81 75-371-257

Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...

Qui dit Japon, dit (presque) forcément ramen et udon (ou soba)...

Ces plats de pâtes (ou nouilles) sont très consommés au Japon. A chaque échoppe son secret de fabrication... du bouillon !!

Kubota est la petite pépite des ramen, cachée dans une rue non loin de notre hôtel-ryokan (n'hésitez pas à la limite à passer les voir, pour choper les adresses en question).

Une gargotte de moins de 20 places, 2 cuistots, un à la cuisson des "pâtes", l'autre à l'élaboration du bouillon (qu'il goûte très souvent, tout en surveillant les "bouillons" successifs).

Une machine délivre le ticket de la "soupe" choisie (encore un exemple "hygiénique" que bien des vendeurs de kébabs devraient suivre : on ne touche pas l'argent ET la bouffe !!).

Ramen froides pour mézigue, avec un bouillon chaud d'anthologie, qui m'a renvoyé à l'immense nostalgie des soupes du ramadan...

Service non-stop, gars cools et sérieux, le "boui-boui premium" ne désemplit pas !!

Là encore, comptez 700 à 900 yens (entre 5 et 7 euros, valeur yen été 2013) selon la taille et la composition du plat.

Aucune certitude pour l'adresse exacte, comme trop souvent là-bas, où je n'ai parfois jamais trouvé l'adresse (si j'y retourne, je prendrai toutes les positions GPS des restos).

Kubota Ramen

563 Nishiatsuya-cho

Shimogyo-ku,

Kyoto

Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...

Autre adresse encore plus "confidentielle" : Minoko.

Une superbe maison de 1912, comptant une dizaine de salles privatives, aménagée dans le style dit "sukya-zukuri".

Souvent présentée comme "une porte d'entrée exemplaire" de la "cuisine cha-kaiseki" (version simplifiée de la "cuisine kaseiki", équivalent de la haute gastronomie kyotoïte), Minoko est une très belle expérience pour les curieux et les contemplateurs...

C'est à l'heure du déjeuner qu'est servie la version "bento-box" de la cuisine du Minoko (un repas en version "kaseiki" peut durer 3 à 4 heures !!).

Une grande et jolie salle traditionnelle rien que pour nous, une vue sur un splendide jardin, avec tortues et bassins.

Des serveuses en tenue traditionnelle, un protocole très codifié, du thé chaud, du froid, un bento sur 3 niveaux.

Une finesse de présentation assez bluffante, une obsession du détail, des saveurs nettes, des cuissons maîtrisées... comme un tableau à manger sur 3 niveaux, avec des genoux en béton !!

Un service époustouflant, un raffinement de tous les instants, un havre de silence et de paix tout près du grouillant quartier de Pagoda Yasaka...

7694 yens pour 2 (58 €, valeur yen été 2013) justifiés !!

Adresse assez bien "géolocalisée".

Minoko

Higashiyama-ku

Kyoto

+81 75-561-0328

Minoko.co.jp

Où manger à Kyoto...

Fautes de place à l'horizontal, beaucoup de restos au Japon se trouvent dans les étages d'immeubles !!

Une tentative au 3ème étage d'un immeuble sur Schichijio-dori (ci-dessus) s'est avérée intéressante (barbecue), mais un peu décevante par le fait de nous avoir "imposé" un menu "in english" à 2000 yens (15 €) par tête !!

Kyoto est une ville splendide, à la cuisine assez excitante, mêlant talentueux mets populaires et culture du raffinement gastronomique...

Trouver une adresse demande beaucoup de chance, vu les indications sur les frontons des restos. Pas de caractères en latin, aucun numéro, pas de plaques non plus pour les rues...

Comme conseillé plus haut, pensez à photographier les idéogrammes des noms des restaurants, montrez-les aux passants, vous aurez peut-être un peu de chance dans votre quête...

A suivre... Tokyo

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Restaurant Le Saint-Placide à Saint-Malo

18 Août 2013, 20:19pm

Publié par Docadn

Bonjour,

C'est déjà la rentrée, synonyme de résolutions aussi futiles et inutiles que celles du 1er janvier...

Aussi, conscient du retard (monstre) accumulé, le blog laborieux va vous conter ce qu'il peut dans le temps qui lui est imparti, ou pas !!

La preuve avec ce "repas surprise d'anniversaire", que j'ai digéré depuis 3 mois maintenant...

Restaurant Le Saint-Placide à Saint-Malo

Délicate attention, en plein milieu du Festival Etonnants Voyageurs, alors que je m'apprêtais, mentalement, à dîner dans un bistrot bondé de la cité corsaire.

Me voilà donc au 6 place Poncel, au coeur d'un quartier résidentiel, à l'écart de la cohue des remparts.

La déco est très "moderne province qui se cherche un esprit loin des maisons bourgeoises classiques, sans vue sur la mer", soit pour faire simple : à l'opposé du Coquillage de Roellinger !!

Restaurant Le Saint-Placide à Saint-Malo

Isabelle Mobihan nous accueille. Le mimétisme avec la regrettée Véronique Abadie est assez stupéfiant !! Mêmes expressions, même rigueur, sans parler de la coupe de cheveux (discutable, mais les coupes et les couleurs...).

Restaurant Le Saint-Placide à Saint-Malo

La mémoire défaillante ne me permet même plus de vous détailler avec minutie les premières bouchées...

Juste le souvenir d'une crème de chou-fleur délicate, d'huîtres justes, quand la crème de ... exprimait les saveurs du Printemps tant attendu (si, si je vous jure, je ne sais plus ce que c'était, mais c'était le Printemps !!)...

Alors que La Miss optait pour le Menu St-Placide (44 € avec fromages), je jetais mon dévolu sur celui nommé "Saveurs d'ici et de là-bas" (68 €).

Langoustine - En Raviole - Parmesan - Basilic (entrée Menu Saveurs d'ici et de là-bas)

Langoustine - En Raviole - Parmesan - Basilic (entrée Menu Saveurs d'ici et de là-bas)

Araignée - Noix de cajou - Chlorophylle de légumes (entrée Menu St-Placide)

Araignée - Noix de cajou - Chlorophylle de légumes (entrée Menu St-Placide)

2 entrées très généreuses en proportions (4 ravioles de mémoire pour moi, alors que d'autres établissements se seraient contentés de 2 !!), parfaitement exécutées, puissantes dans les jus, d'une cinglante fraîcheur dans les crustacés, dans le ton de ce qu'on attend dans ce type d'établissement !!

Lieu jaune - Citronnelle - légumes de Printemps (plat Menu St-Placide)

Lieu jaune - Citronnelle - légumes de Printemps (plat Menu St-Placide)

St-Pierre juste saisi - Cardamome verte/noire - Asperges vertes (plat Menu Saveurs d'ici et de là-bas)

St-Pierre juste saisi - Cardamome verte/noire - Asperges vertes (plat Menu Saveurs d'ici et de là-bas)

Là encore, un parcours sans fautes !! Des cuissons parfaites, des portions toujours très généreuses (4 filets de St-Pierre !!), des équilibres judicieux entre épices, légumes et poissons, des asperges (dont je raffole) justes croquantes, des petits pois chez La Miss extras !!

Restaurant Le Saint-Placide à Saint-Malo
Un Fontainebleau - Fruits rouges - Sorbet yaourt/citron vert (dessert Menu St-Placide)

Un Fontainebleau - Fruits rouges - Sorbet yaourt/citron vert (dessert Menu St-Placide)

Le Fruit - Lychee – Framboise - Mascarpone - Rose (dessert Menu Saveurs d'ici et de là-bas)

Le Fruit - Lychee – Framboise - Mascarpone - Rose (dessert Menu Saveurs d'ici et de là-bas)

Des fromages remarquables, quand les desserts (démoniaque sorbet yaourt/citron vert !!) parachèvent délicatement ce roboratif dîner gastronomique.

Le service est précis, parfois un poil chargé par "les codes des bonnes maisons", mais jamais pesant.

Isabelle Mobihan est sur le pont, alternant sourires et masques sombres selon les moments.

La carte des vins est pas si mal, courte, toujours trop jeune (ou trop chère) pour les amateurs de certaines références. Pour nous, ce fut Chablis 10 de Laurent Tribut, dont les vins finissent enfin par trouver grâce à mon palais de chieur-né !!

Restaurant Le Saint-Placide à Saint-Malo
Restaurant Le Saint-Placide à Saint-Malo

Le St-Placide est une jolie table, peut-être déjà trop classique à mes yeux, quand son décor vous promet presque le contraire !!

Les 2 séquences ci-dessus sont au diapason d'une étoile (méritée) au Gros Rouge, où technique, rigueur et beaux produits se conjuguent naturellement.

J'attendais sûrement plus de "fantaisie", "d'originalité", de "coups de pieds au séant dans la tronche" (les Mobihan assument "le beau et le bon, pas le cliquant... un point c'est goût") ...

L'essentiel étant que ce soit bon... c'est bien ce que l'on recherche en premier, non ?!

Restaurant Le Saint-Placide

Isabelle et Luc Mobihan

6 place Poncel

35400 Saint-Malo

Tél : 02 99 81 70 73

www.st-placide.com

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Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

26 Juin 2013, 06:11am

Publié par Docadn

Bonjour,

A peine arrivé dans "le sud", que je le quitte par le nord. Je me dirige vers le mâconnais, non sans avoir tenté de décrocher un couvert dans ce qui semble être le bistrot le plus couru de la préfecture de la Drôme...

Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

Je ne vous fais pas la pige sur la maison Pic à Valence. Si ?! Bon d'accord, mais juste 3 mots, même si résumer cette saga familiale gastronomique peut s'avérer aussi long que la vulgarisation d'une complication horlogère...

Commençons par la fin, avec la 4ème génération à la tête de cette maison "cent-vingtenaire" : Anne-Sophie Pic (qui a succédé à son frère, incapable de "maintenir à flots" le vaisseau, allant jusqu'à perdre une des 3 étoiles).

2ème dame de la famille à occuper le poste de "capitaine des fourneaux", seule cuisinière en France à détenir le Graal du Gros Rouge depuis la Mère Brazier (les 3 macs ont été reconquis en 2007), elle ventile depuis son savoir-faire avec succès, en éditant des livres, en signant des cartes, de Lausanne à Paris, en animant une école de cuisine, tout en restant fidèle à la maison historique...

Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

Mes vacances m'ayant laissé un peu sur la paille...

Pressé par le temps, je n'ai pas le temps de m'attabler pour 04h00 à la grande table...

C'est le bistrot que je suis venu découvrir, en ce mercredi (férié) de mai. J'arrive à midi pétantes, sans réserver.

Accueil très souriant, chaleureux, dans la très grande salle (mais aussi une très grande terrasse ombragée disponible), à la déco moderne, routière, sobre et sombre, "aux chiottes propres qui sentent très bon" (il paraît que pour certains, c'est encore un "signe de qualité non négligeable" de nos jours #SorsDeCeCorpsLouisDeFunès).

Notaires et autres médecins généralistes déconventionnés à la retraite entrent lentement mais sûrement tout droit dans le temple, quand les pauvres CSP- arrivent fébrilement devant le bistrot (dont l'entrée se situe à gauche dans le hall).

Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

Je grignote de petits sablés au parmesan en découvrant la formule "Plein des Sens" (Nationale 7, bagnole, station-service, tout ça, 100% jeu de mots "M6 Turbo" !!).

Un courte sélection de vin au verre, dont une thématique "à l'aveugle" que je m'empresse de prendre...

Un blanc que je place immédiatement en Muscadet Loire Méridionale, aux accents sudistes évidents... qui se trouve être un blanc 11 de Mas de Libian... en Ardèche (dont le domaine se situe effectivement sous la Loire, n'y voyez aucune mauvaise foi de ma part, ce n'est absolument pas mon style) "encore dans le mille Cécil B2" !!

C'est sans points Tatal que j'opte pour la formule hydrocarbures à 30 €...

Le velouté d'asperges vertes, panna cotta à la réglisse

Le velouté d'asperges vertes, panna cotta à la réglisse

L'entrée arrive très rapidement (tout droit du frigo, vu la température de service). Le velouté est impeccable, aussi bien sur le volet consistance que sur celui du goût. La belle idée réside dans l'étonnante panna cotta à la réglisse, là encore d'une rare justesse en terme de texture et de goût... Le ton est donné !!

Le merlan saisi, fenouil confit, bouillabaisse revisitée à la fève Tonka

Le merlan saisi, fenouil confit, bouillabaisse revisitée à la fève Tonka

Le temps de regoûter à mon blanc, toujours sudiste, que voilà le plat. Le choc thermique avec l'entrée est imposant. L'ensemble est bouillant, mais pas un élément ne souffre d'une surcuisson !!

Le merlan (cuisson-laser) est une ode à la mer, le fenouil un hymne au potager et à la cuisson douce, la bouillabaisse un splendide hommage à Fernandel la cuisine méridionale, quand la fève se cherche en finale, comme un Jo-Wilfried Tonka... Un plat ébouriffant !!

La (toute petite) Anne-Sophie Pic passe, donnant à tous du "bonjour" timide et souriant, s'installe au passe de la cuisine (ouverte) du bistrot, puis déjeune (la même chose que moi, copieuse !!) sur un tabouret en compagnie d'un de ses enfants...

Un serveur m'amène une second verre de vin blanc, mais c'est mon voisin qui l'a commandé...

Le moelleux au chocolat Guanaja, coeur coulant et sorbet à la framboise

Le moelleux au chocolat Guanaja, coeur coulant et sorbet à la framboise

Le "creux" de ce "programme court" quasi parfait !! Un moelleux un poil sec, au "coeur coulant" moyennement digeste, bien trop sucré pour mon bec !! Le sorbet est classique, "typé Pacojet", servi à la température idéale...

Service souriant, aimable, "détendu-sérieux". Carte des vins locale, accessible et courte...

Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

Le 7 dans l'assiette ressemble à l'image que l'on devrait avoir du (souvent trop fumeux) concept de la "bistronomie".

Pour 30 €, vous avez de vrais produits de saison travaillés, une réflexion évidente et originale des alliances entre ces derniers, des assiettes très gourmandes, un service très pro... et l'envie d'y retourner !!

La reine de la gastronomie 3* a tout compris !! Son "bistrot chic" l'est... son mobilier décalé beaucoup moins !!

Seule ombre à l'ardoise (dont j'assume la moitié de la responsabilité), le second verre de vin (non commandé) m'a été facturé !! Mon timing de "lapin d'Alice" n'ayant relevé la boulette que 4 jours après... en rentrant de Bourgogne !!

En conclusion, une excellente adresse à faire sur "la route des bouchons", dont la réservation ne paraît pas inutile est tout de même fortement conseillée...

Le 7, bistrot chic

285 avenue Victor Hugo

26000 Valence

Tél : 04 75 44 53 86

Ouvert toute l'année midi et soir, sans exception...

www.pic-valence.com

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Restaurant Le Parvis à Orange

21 Juin 2013, 08:29am

Publié par Docadn

Bonjour,

C'est le palais encore meurtri par les affres du dîner de la veille, que je cherche l'inspiration de quoi déjeuner dans un des ex-bastions du FN celle que l'on nomme parfois encore la "Cité des Princes".

Il est midi pile, je cherche quelque chose de "central" dans l'antique cité, avec si possible un parking couvert, histoire de ne pas ramener mes bouteilles de Châteauneuf-du-Pape chauffées à 30°C !!

Le cours Pourtoules propose un providentiel parking souterrain (gratuit à l'heure du déjeuner), ainsi que quelques restaurants peu encombrés en ce début de mois de mai.

L'ardoise du Parvis gagne rapidement mes faveurs. J'entre...

Restaurant Le Parvis à Orange

Le "gap" est conséquent entre la formule très populaire attrayante à l'extérieur et l'intérieur aux aspirations bourgeoises, auréolé de "peintures naïves montmartoises" !!

L'accueil est poli, mais frais comme une clim' très mal réglée. Seules 2 autres tables sont occupées.

Restaurant Le Parvis à Orange

J'opte pour la formule du jour, tandis que l'on me dépose "l'éternelle-sempiternelle-traditionnelle tapenade" (aux olives noires aujourd'hui), que je grignote en compagnie d'un blanc sudiste oubliable (et oublié) !!

Filets de rougets grillés, ratatouille froide

Filets de rougets grillés, ratatouille froide

Les filets sont remarquablement bien saisis !! La fraîcheur et le goût se disputent autour d'une délicieuse ratatouille. Une ratatouille relevée avec une précision diabolique !! Je suis déjà en mode "Bob l'Eponge qui cligne les yeux, se demandant où il est" !!

Poisson cuisiné selon le retour du marché : filets de maquereaux à la cannoise d'olive...

Poisson cuisiné selon le retour du marché : filets de maquereaux à la cannoise d'olive...

5 généreux filets d'un poisson vulgaire trop souvent méprisé, qui peut s'avérer fabuleux quand il est traité avec soin !!

Là encore, une cinglante démonstration de la maîtrise des cuissons, qui offre un condensé de savoir-faire, des bouffées magiques d'iode, quand la mer ne s'offre à vous, visuellement, que 3/4 d'heure plus bas !!

Le jus est une tuerie, une boucherie, un génocide des sens, mêlant une huile d'olive limite "hallucinogène pour les papilles", additionnée d'olives de dingo forcément d'un autre monde, capables de faire avaler du navet au "brassicasséphobe" que je suis (hé oui, je déteste aussi les olives en temps normal !!).

Les rares légumes sont au diapason du niveau olympique du plat !!

Une assiette qui manque de provoquer un avc à mes paupières de Bob l'Eponge, quand mon palais veut prolonger ce coït inattendu !!

Le savarin à la mangue

Le savarin à la mangue

C'est une sorte de "baba au rhum" qui débarque sur la table (je n'aime pas les babas non plus !!).

L'acidulé et le sucré se téléscopent judicieusement dans ce savarin, qui disparaît en moins de 3,5 bouchées (oui, même la bouche de Mick Jagger à côté de la mienne ressemble à la poitrine de Birkin face à celle de Christina Hendricks)...

Jean-Michel Bérengier officie depuis la fin des années 80 au Parvis (la carte précisait même qu'il fêtait ses 25 ans cette année, à la tête de l'établissement).

Sans être d'un avant-gardisme désopilant (il semble se réclamer d'Escoffier), voilà un cuisinier qui cultive un sens aigu des goûts, délivrant une cuisine désarmante de simplicité assise sur une technique éprouvée...

Un mot sur le service. Si celui-ci fut teinté d'une certaine fraîcheur au départ, il a su se faire souriant, voire charmant, pour ne pas dire flatteur, quand l'élégante hôtesse me fit notamment part du "bel organe inexploité" que représentait ma voix (cassée depuis plusieurs semaines)...

Au-delà des rougeurs provoquées par ces flatteries, le service est très pro, mais effectivement pas immédiatement engageant !!

Restaurant Le Parvis à Orange

La formule entrée, plat, dessert + 1 verre de vin + 1 café est facturée 19,50 € !!

Contrairement au Poulpe, où le prix de la formule "rend" la séquence bonne, ici c'est très bon, au rapport qualité/prix exemplaire !!

Etonnant de constater que ce resto (aux formules plus "ambitieuses" le soir venu) ne soit guère plus "médiatique" !!

Il y manque sûrement la gouaille d'un cuistot "grande gueule avé l'assent", ou les services et l'acharnement d'une attachée de presse affamée !!

Si l'on devait "coter" Le Parvis, il pourrait largement prétendre à un Bib Gourmand (alors qu'il ne figure même pas dans la sélection du Gros Rouge) et naviguer sur "2,5" toques au Gros Jaune (où il ne figure pas non plus !!), sur la base de ce déjeuner .

Les locaux se plaignant, à juste titre, de la banalité du paysage gastronomique orangeois, seraient très inspirés de réorienter leurs budgets vers Le Parvis, plutôt que de s'acharner à gaver les nombreuses "chaînes de décongélation"...

Le Parvis

55 cours Pourtoules

84100 Orange

Tél : 04 90 34 82 00

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Le Poulpe à Lorient

15 Mai 2013, 16:51pm

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Voilà une adresse qui court de bouche à oreille depuis plusieurs mois à Lorient !!

Malgré la pauvreté notoire de l'actu des pianos en Bretagne, je ne me rue quasiment jamais dans les "nouveautés" (Le Poulpe est quand même ouvert depuis un peu plus de 2 ans), avec la fièvre malaria d'un "francilien junkie du scoop", qui bave dès qu'un ex-trader ouvre un bar à tartines molles...

Aussi, voilà près d'un an qu'on me rabat les esgourdes avec Le Poulpe. "Quoi ! Tu n'as pas encore mangé au Poulpe !? Tu devrais y aller, c'est super !!"

Voilà le genre de commentaires qui vous donne envie de détester par avance le rade, juste pour se venger petitement de la posture ringarde qu'on vous colle face à votre ignorance "manque total de branchitude".

Toujours adepte du déjeuner (le resto est fermé tous les soirs, sauf le vendredi soir pour un "menu homard"), je réserve prudemment un couvert en ce vendredi midi d'avril.

Bien m'en a pris, quand en arrivant vers 12h30, je découvre une salle pleine, étroite,  profonde, au faux-plafond inexistant, à la déco pourrie "dans son jus" qui rebutera n'importe quel hypocondriaque (la porte d'entrée était immonde en terme de saleté, ce jour-là).

Nous sommes dans un "resto ouvriers" planté sur l'avenue de La Perrière, dernier "bastion populaire" de Lorient, mêlant employés des industries nautique, plastique, agroalimentaire, plus quelques commerciaux aux budgets de "frais de bouche polonais optimisés"...

Le patron boit l'apéro avec des clients entre le dressage de 3 7 assiettes, le niveau sonore est déjà très conséquent...

On me place face à un taiseux (c'est comme dans les routiers, vous mangez face à des inconnus), qui se déridera rapidement grâce à mon manège photographique.

Rapidement, il m'apprend que Le Poulpe est le meilleur resto de l'avenue. Seule "La Chaloupe", quasi en face, est en mesure de lui faire de l'ombre. Le prix des menus ne jouant pas en la faveur de ce dernier !!

Une formule entrée-plat-dessert à 12,80 € qui démarre par un terrible "hareng-pommes à l'huile".

La discussion se poursuit avec "l'ex-taiseux". Habitué des lieux, il m'apprend aussi que le cuisinier habite Locmiquelic, qu'il passe ses nuits à "mouliner des recettes", qu'il a développé son propre réseau de maraîchers locaux. Mais aussi qu'il est un "fin pêcheur", hobby lui permettant parfois de proposer du bar pour tous à moins de 10 € le plat !!

Alexandre Nagy est lorientais d'origine. Formé au "Poisson d'or" par Hervé Rio, il monte rapidement à la capitale pour suer longuement au Crillon, à l'Arpège, chez Cagna. De retour au païs, il ouvre son "Poulpe" fin 2010. Son menu à 10,80 € cartonne très vite (il a pris 2 € depuis) !! Le succès ne se dément pas depuis...

Le plat du jour est du cabillaud, forcément trop cuit pour ma trogne, quand la purée maison tient la route, l'endive est trop amère...

Mon voisin a fini, il s'en va. J'enchaîne avec deux commerciaux volubiles et assoiffés. Ils m'offrent un généreux verre de St-Emilion Grand Cru 09 (au caractère discutable selon mon goût, mais plus recommandable que mon blanc sudiste pommadé). Une deuxième bouteille anime un peu plus la discussion !!

Il est l'heure de mon dessert. Ce millefeuille est la lumineuse finale attendue. Si le feuilleté manque un poil de cuisson, la mousse pralinée est divine, l'ensemble aérien, trop court...

Ambiance de cantine, cuisine maison, dont le volume de plats envoyés (on est très très loin de la vingtaine de couverts initialement prévus à l'ouverture) limite le caractère soigné.

Une cuisine qui ne donne pas envie de faire la queue pendant 03h00, mais qui est la meilleure alternative du moment en ville pour déjeuner frais pour vraiment pas cher. Le prix de la séquence rend la cuisine meilleure qu'elle ne l'est...

C'est pas mal, tout simplement...

 

Le Poulpe 

29 ave de la Perrière

56100 Lorient

Tél : 02 97 50 08 24

Fermé le soir en semaine (sauf vendredi soir, pour le menu homard à 32 €) et samedi midi.

Hareng - pommes à l'huile

Hareng - pommes à l'huile

Cabillaud - purée - salade

Cabillaud - purée - salade

Le vin offert

Le vin offert

Le millefeuille praliné - CBS

Le millefeuille praliné - CBS

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