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EscapadeS

Articles avec #loire

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

4 Février 2015, 21:26pm

Publié par Docadn

Bonsoir,

Un excellent dîner à "La Table d'Anjou" à Tiercé (résumé à venir), suivi d'une nuit sur le dos (ou comme notre limousin, à faire la teuf toute la nuit avec des djeunes), avant d'attaquer la suite et fin du grand raout bachique angevin.

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

Première étape chez Sébastien Mann, dont je retiendrais seulement le Riesling Altengarten 12 à la profondeur notable, ainsi que le Riesling Grand Cru Pfersigberg 11 racé et précis.

Toujours en Alsace, chez Zusslin, seul le Riesling Clos Liebenberg 07, par sa singulière beauté, est parvenu à m'émouvoir.

Direction le Burgenland en Autriche, pour le Domaine Gutt Oggau, avec des blancs aux fruités et aux équilibres enthousiasmants, que les rouges ne confirment pas, en dehors de Bertholdi 11 au soyeux imposant, épaulé par un Joschuari 12 au crayeux et à la fraîcheur marqués.

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

Retour dans l'Hexagone, chez la star "franco-nippone" du Château Le Puy, où Emilien 10 (millésime des 400 ans du domaine !!) domine de la tête et des épaules les versions 11 et 12 de cette cuvée. Pour Barthélemy (sans soufre), c'est sur le millésime 11 que je trouve le plus de plaisir !!

Chez Le Soula, grosse claque avec le "blanc" 07, alors que c'est le "rouge" 10 qui m'impressionne par sa finesse, sa puissance et sa cinglante netteté !!

Gros passage à vide chez Gramenon, où presque tout me semble sucré et/ou astringent au possible !! Seule La Papesse 14 tient son rang par sa grande mâche et son élégance.

Chez les soeurs du Clos Fantine, La Lanterne Rouge 14 est déjà une grosse gourmandise, quand Faugères 13 et Courtiol 13 ont une astringence rédhibitoire à ce stade !!

Sympathique "rang à boire" au Mas des Chimères, avec en pointe le "blanc" 13 frais et net. En rouge, l'échantillon tiré sur cuve de Nuit grave 13 semble déjà bien en place.

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

Déjà la fin du salon pour mon palais exténué. Je me "termine" aux sucres, d'abord chez Tessa Laroche, avec une Cuvée de l'Abbesse 13 à l'équilibre épatant.

Puis un dernier "grand" verre que cet Auguste 14 (ex cuvée Vieilles Vignes) du Domaine des Sablonnettes (Christine et Joël Ménard), à l'amplitude, au fruité et à l'équilibre magistraux !!

Il est déjà 13h00, je quitte Les Greniers (bondés) avec une seule certitude : après 400 "grumages*" (et quasiment autant de crachats), j'aime toujours le vin et ses géniteurs !!

* Néologisme personnel tiré du verbe "grumer"

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Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

2 Février 2015, 21:29pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Les Greniers St-Jean ont à peine fermé leurs portes, que je vous assène mon sempiternel avis.

Comme une journée sans fin, les mêmes rituels, les mêmes têtes... mais aussi trop de "barbus-jeans slim-lunettes oversize-doudounes qui coûtent un smic", sûrement trop de domaines (194 selon les organisateurs, en augmentation d'une cinquantaine, au détriment de l'espace restauration, renvoyé au sous-sol, où ça meulait grave un poil frais !!), trop de monde... mais bon ça, on a l'habitude !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Je ne vais pas vous imposer le détail des 204 vins crachés pendant ces 2 jours, mais un survol rapide, avec quelques piqués, des "découvertes-confirmations-surprises-déceptions" croisées.

Avec pour commencer, le sextet des bulles champenoises Larmandier-Bernier-Fleury-Francis Boulard-Franck Pascal-Marie Courtin-Françoise Bedel, où j'ai noté une Terre de Vertus 09 (Larmandier-Bernier) vibrante, un 02 (Fleury) pas moins excitant, un Rosé 05 (Boulard) au fruité absolu, une Efflorescence 10 (Courtin) joliment orientale, quand Pacifiance (base 06-07 chez Franck Pascal) délivrait une matière très élégante !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Chez Tissot, je retiendrais En Barberon 12, à l'équilibre modèle.

Premier coup de coeur de la journée chez Zind-Humbrecht, avec un Clos Jebsal 08 (une VT* de pinot gris à 70 g de sr**) absolument REMARQUABLE !!

La star de cette édition était Lalou Bize-Leroy (Domaine d'Auvenay - Domaine Leroy), dont le stand n'a jamais cessé d'être pris d'assaut... quand elle avait du vin !!

Un mince espace pour glisser notre verre, puis s'extasier sur un splendide Savigny - Les Narbantons 09, ou encore un Meursault - Les Narvaux 11 à la puissance extra-terrestre !!

* Vendanges Tardives - ** sucre résiduel
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Chez Guillemot, c'est rapide !! Un Quintaine 13 dense, puis un rapide coup de pif sur la toute nouvelle eau-de-vie de la fille, avant de filer chez Mélaric pour ne pas recracher son Billes de Roche 13 (en blanc), quand Cerisaie 12 paraît plus que prometteur.

Chez Delesvaux (généreux vestiaire et couple adorable), nous refaisons le plein des "secs" avec Feuille d'Or 12 et 13, Authentique 12 et 13, aux acidités de diable !!

Petit pèlerinage chez Overnoy, avec un Arbois 11 modèle, quand les savagnins 06 & 11 nous laissent pantois d'admiration !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Chez Ostertag, les amers appuyés du Clos Mathis 13 me gênent fortement... seuls Fronholz et Muenchberg 13 sortent du lot !!

Mais ils souffrent la comparaison après l'arrêt chez Marc Tempé (Alsace) à la gamme racée, stupéfiante de précision !! Gros coup de coeur pour l'ensemble de son oeuvre !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Je passe totalement à travers les vins de Xavier Caillard (dont beaucoup chantaient des louanges avec lancer de pétales de roses sur son passage et autour de son stand), même si sa "Cuvée 05" reste "nette" !!

Chez Sébastien David (qui a perdu 12 kg juste en s'épilant, pour honorer la mémoire d'un Demis Roussos post rayons), c'est du tout bon. Mentions pour son Coef 13 et la caresse de son Kezako 12 !!

Les Vins du Mas Jullien m'ont laissé un poil froid, juste avant les rouges de Mélaric et une Cerisaie 12 top, quand Billes de Roche 12 et Cerisaie 11 étaient serrés dans leurs slips !!

Très belle série chez Jean Delobre (Ferme des 7 lunes), où même la température un poil basse des St-Jo n'empêchait pas de s'émouvoir des très jolis jus présentés (12-13-14).

Etape beaujolaise obligatoire chez Michel Guignier (épaulé par sa fille), dont tous les vins étaient d'une accessibilité rare sur ce salon !! Là encore, une superbe série fruitée et très gourmande !!

Juste à côté, le Domaine Dutraive, aux jus très enthousiasmants aussi !!

La déception du moment se trouve chez Monier-Pérreol (St-Joseph), où pas un vin n'a trouvé grâce à mon palais. Je l'aime bien pourtant l'gars Monier, mais c'est ainsi !! C'était pas "sex" ce jour-là !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

La charmante Hélène Thibon (Mas de Libian) nous régale sans compter avec ses cuvées 13 et 14. Vin de Pétanque 14, Bout d'Zan 14 et Khayyâm 14 (top) en tête !!

Philippe Gourdon nous refait le coup avec ses Amandiers 02... et ça marche !! Les deux Zéro Pointé 14 (rosé et blanc) s'inscrivent dans une logique "top glouglou" qui ne souffrent pas le moindre commentaire.

L'heure du glucose a sonné (la fin de la journée aussi) !! Le liquoreux de la Cerisaie 11 de Mélaric est toujours aussi dément de justesse.

Les Delesvaux nous "snipent" d'une rafale de Clos, SGN et autres Anthologie sur 10-11 et 13 d'un niveau olympique !!

Fin du premier round avec Juchepie et une Passion 09 qui se démarque nettement du lot.

Allez, vous pouvez fermer l'onglet, c'est fini pour aujourd'hui !!

A suivre...

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Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!

22 Janvier 2015, 21:30pm

Publié par Docadn

Bonjour,

J'ai consacré une grande partie de ce foutoir, en 2014, aux parties solides.

J'ai un camion d'alibis pour le "justifier"... le plus simple étant d'avouer la grosse fatigue qui m'habite désormais quand j'aborde, par écrit, la partie liquide.

Lassitude causée par un manque flagrant d'imagination (et de talent), pour sortir du "compte-rendu clinique" que j'applique à chaque dégustation.

Si j'aime lire chez les autres ces descriptions analytiques, j'ai personnellement de plus en plus de mal à les coucher sur mon clavier.

Le meilleur contre exemple étant le dernier !! Si j'ai écrit sur le rhum avec "l'enthousiasme" d'un puceau qui vient enfin de tirer son premier coup tremper son boudoir dans le café, je reste dans les carcans du CR bacchique !!

Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!

Mais foin d'introspection pseudo-littéraire à 2 sous, puisque malgré ce constat, je vais poussivement transpirer quelques rapports liquides dans le pauvre style qui est le mien (histoire de rassurer mes 12 lecteurs dépressifs et les 4 autres qui n'ont pas d'amis).

Une année 2015 que j'espère aussi "riche" que la précédente... du moins dans sa diversité et le nombre de vins goûtés (plus de 500 à la grosse louche).

Et c'est un vin du Roussillon qui ouvre l'année !!

Trigone 10 (IGP Côtes Catalanes, by Le Soula du duo Standley-Gauby), cuvée coup de coeur découverte chez un ligérien, avait fini par me lasser sur les quilles suivantes (le vieux était d'accord aussi sur ce point). Un manque de "digestibilité" s'était fait ressentir au gré des quilles dégoupillées.

Puis Trigone 12 m'a réconcilié avec la chose. Un nez puissant, terreux, sanguin, presque rhodanien dans l'âme. Je retrouve la fraîcheur dont le 10 m'avait finalement privé. Si le "lardé-caillou humide" habite le vin le midi, c'est l'épatante délicatesse et une gourmandise de haut niveau qui dominent le soir.

Sans parler de la superbe acidité et la finale typée "rancio-grenache" qui vous hante pendant des minutes. ***(*)

La deuxième victime de l'année est italienne. Nebbiollo 2008 d'Alessandria Silvio, sur l'appellation des Langhe, rapporté d'un séjour dans le Piémont en 2011.

Moi qui me fous (en général) royalement de la robe des vins, je ne peux ignorer celle-ci, à l'évolution notable, quand le nez distille épices, sang et larmes fin bois.

Là encore, la fraîcheur et l'acidité conjuguées donnent de la fougue à une matière plus juvénile que les apparences. Une "rafle" marquée, élégante, un lacté étonnant, un vin presque bordelais dans l'esprit, à la finale très anisée. Une réussite !! ***/***(*)

Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!

Première bulle de l'année avec un Crémant d'Alsace - Brut Nature de Sylvie Spielmann. On retrouve sans peine, au nez, le côté "nature", pour une fois pas usurpé, figurant sur l'étiquette.

Un nez "fermentaire", de "peu protégé", à la poire discrète, aux bulles nerveuses, voire brouillonnes. Le côté "anar" des bulles est moins évident sous le palais. Elles sont plutôt fines, quand la matière s'exprime sur un registre "quasi oxydatif", volumineux, mais un poil brouillon au global !! Expression trop courte au final, dommage. **

Direction la Loire, avec Les Cabotines 2013 de Ludovic Chanson - Montlouis/Loire.

La craie et le miel signent les premiers effluves, suivi de l'ananas en casaque jaune, talonné par le caillou humide en casaque grise.

L'attaque est massive, ramassée, un poil "fermée", surtout tendre... peu mon kif en l'état.

Le lendemain, l'acidité montre enfin le bout de son pif, la poire domine l'ensemble, les amers sont enfin vivants, le vin bien plus ouvert que la veille. Pas la grande extase pour autant. **/**(*)

Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!

Direction le sud, avec ce Côtes-du-Rhône 2011 de chez Charvin au nez surpuissant de fraise, à l'hémoglobine jaillissante.

Attaque rugbystique, puissante, ramassée, serrée, où l'on retrouve la fraise en monopole. L'ensemble est un poil court, au nez muet le soir venu, même si la gourmandise évidente demeure. **(*)/***

Back to Loire, avec Touche-Mitaine 2010 de Xavier Weisskopf (Le Rocher des Violettes -Montlouis/Loire), cuvée que j'adore, exhalant un crayeux marqué sur un profil quasi bourguignon sur le reste des caractéristiques olfactives.

Une mise en bouche souple, pleine, ample et tonique, aux agrumes tonitruants. Un vin tout en puissance ménagée, à la finale très finement oxydative, salivante comme un escargot dans du sel du vinaigre et de l'eau... ***(*)

J'en avais encore 2 à passer sur le grill, mais ils figureront sur l'opus XXXV du florilège... si j'ai le courage !!

Pour rappel, la notation et son glossaire :

0 : loin de moi cette daube !!

* : bof, t'as rien d'autre à boire...

**/**(*) : moyen à pas mal, c'est bien parce que j'ai soif et que je veux pas te laisser boire seul(e)!!

***/***(*) : bon à très bon, c'est pas que j'ai soif, mais tu peux me resservir pendant qu'il en reste!!

**** : excellent, j'adore, que personne n'approche de cette bouteille !!

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Calendrier de l’Avin : Jour 26

26 Décembre 2014, 05:10am

Publié par Docadn

Bonjour,

5ème saison du désormais traditionnel Calendrier de l'Avin, coaché par Eva-Oenos, désormais angevine à temps plein.

Calendrier de l’Avin : Jour 26

Cette année, mes dispersions internautiques m'ont valu un tardif ticket pour cause de non-réponse à l'appel d'offres lancé.

Peu importe, Noël est passé, mais la soif toujours pas !!

Pour cette 26 ème cartouche, partons pour Varrains dans le Maine-et-Loire qui, soit dit en passant, est quand même desservi par la ligne 2 d'Agglobus.

Nous sommes dans le Saumurois, où sévit depuis 2006 un certain Richard Desouche.

A la tête du P'tit Domaine, il "jardine" ses 2,5 ha (conduit en "mode bio"), sur Dampierre et Varrains.

Il exploite 2 terroirs connus sous les sobriquets de "Les Bonnevaux" et "Entre Deux Voyes" (tous deux en Saumur-Champigny).

Calendrier de l’Avin : Jour 26

Notre 26 ème chaussette est consacrée à sa cuvée "générique" sur le millésime 2010.

Autant dire que cette dernière a totalement planté mon détecteur de poivron !!

Un joli jus de cab' franc gourmand, sans aspérités, à la fraîcheur très agréable, sans boisé marqué, juste un poil court.

Les godets s'enchaînent sans peine. C'est juste mûr, à l'acidité impeccable, au fruité net, à la finale joliment crayeuse.

Votre serviteur, peu porté sur le "vil cabernet franc", valide sans réserve cette cuvée !!

Ne reste plus qu'à goûter le reste de la production (un autre cab' franc et un ch'nin), somme toute liliputienne au regard de la surface exploitée !!

C'était la 26ème chaussette du Calendrier de l'Avin 2014, à vous Angers !!

Le P'tit Domaine

Richard Desouche

75, Grand'Rue

49400 Varrains

Tél : 02 41 51 10 87

richard.desouche@wanadoo.fr

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Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

21 Novembre 2014, 18:35pm

Publié par Docadn

Suite et fin de la balade ligérienne.

Après Richard Leroy à Rablay sur Layon, nous remontons le cours de la rivière pour une "révision" au Domaine Mélaric sis à Les Verchers sur Layon.

J'avais rendu visite à Aymeric Hillaire et Mélanie Cunin l'année précédente, pour une jolie séance "terrain-cave" brillamment animée par Aymeric.

A la fin, ce dernier nous avait invité à revenir dans son "futur chai", histoire de "décrypter les jus fermentés en gestation dans la typicité des parcelles exploitées", soit grosso-vino "une dégustation sur fûts et goûtage des parcellaires" !!

Toujours privés de notre "Jamel limousin" (qui avait rencontré l'amour au détour d'une galerie marchande, lors de notre périple précédent chez les Mélaric, ndlr), nous retrouvons avec un peu de mal notre petite barrique de Rochecorbon, paumée avec sa roumaine de charrette dans la campagne angevino-saumuroise...

Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Nous avons déjà démarré les hostilités, quand notre hipster à gilet albanais arrive enfin...

Nous démarrons par les blancs, tous encore en fûts.

Fontenelles 13 : représentant 90 ares, cette parcelle voit son jus élevé en barriques. Une puissante acidité jaillit d'emblée, adossée à un jus pas moins tonitruant. Très fruité, aux accents "Granny Smith" marqués. A ne pas mettre dans toutes les cavités buccales. ***

Le Fossé 2013 (surnommé localement "le Poyeux D'Argentré", d'une surface de 1,4 ha) offre un jus exotique, immédiatement gourmand, aux amers puissants, à la longueur splendide, extatique. ***(*)

Saumur - Billes de Roche 13 (fond de quille tirée du fût, sol limon-argile) : nez de compote de poire, bouche hyper fruitée, un poil serrée, s'ouvrant à l'aération (étonnant pour un fond de quille diront les trolls plus suspicieux), prenant une rondeur (non Jull, pas toi, le vin) moins excitante. **/**(*)

Saumur - Clos de la Cerisaie 13 (issu de la parcelle dite "les fruitiers", composée de vignes de 45 ans) : jus "souple", à la matière très mûre, à l'acidité quasi mordante, rééquilibrant justement l'ensemble. **(*)/***

Saumur - Clos de la Cerisaie 13 (parcelle dite des "13 rangs") : un jus marqué par un sucré et des amers soutenus. Pas trop ma came en l'état. **

Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Et vlà ti pas que notre Vedel nous dégaine son Compte Marc 13 - Vouvray (mise du 21/06/14, soit quelques heures auparavant, si mon stylo n'a pas fourché !!) : nez un poil fermé, dont la matière, aux allures glycérinées, se fait gifler en chemin par une salvatrice acidité aux aguets... **(*)/***

Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Aymeric poursuit le pipetage au gré des barriques et des cuvées...

Saumur - Billes de Roche 12 : bouche compacte, nerveuse, pour ce lot suspecté de flaveurs de "goût de souris" dont les vignerons traquent les origines et redoutent la présence plus ou moins temporaire (plutôt moins que plus !!). Seuls les palais (très) habitués semblent déceler rapidement ce défaut... NN

Saumur - Clos de la Cerisaie 12 (en 3 services barriques) : nez droit, net, frais, un poil rondouillard, mais fort bon. ***

Saumur - Clos de la Cerisaie 12 (barrique Taransaud) : boisé marqué, matière d'abord caressante, puis rapidement vive, très salivante, aux amers précis. ***/***(*)

Saumur - Clos de la Cerisaie 11 : nez de terre humide, matière complète, un poil rondouillarde, surtout derrière le dernier Cerisaie 12 étonnamment tendu. **(*)

Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Au tour des rouges !!

Saumur Puy-Notre-Dame - Billes de Roche 13 (parcelle de 40 ares, malo non faite) : un jus frais, à la framboise extravagante, asséchant en finale, mais qui "gloute" déjà fort bien. ***

Saumur Puy-Notre-Dame - Clos de la Cerisaie 13 : matière joliment poivrée, qui "gamayte" par moments. Là encore, ça "gloute" bon, ça glisse terriblement. ***/***(*)

Aymeric commente chaque lot par le travail effectué à la vigne. Il a coeur de projeter au mieux, en cave, tout le travail et toutes les observations faites sur le terrain.

Il avoue avoir vraiment "senti" le changement dû au "travail des sols" depuis 2012...

Saumur Puy-Notre-Dame - Billes de Roche 12 (parcelle dite de "La Goutte") : nez et bouche archétypiques du cab' franc. Déjà pas mal en place, même si je ne cours pas après cette typicité. **/**(*)

Saumur Puy-Notre-Dame - Clos de la Cerisaie 12 : matière très fruitée, mais déjà plus austère, au potentiel tout de même assez prometteur. **(*)/***

Saumur Puy-Notre-Dame - Billes de Roche 11 : un poil "tendre-molasson", crayeux, qui gloute encore aisément. ***

Saumur Puy-Notre-Dame - Clos de la Cerisaie 11 (2 ans et demi de barrique) : attaque plus élégante que BDR 11, crayeux encore plus appuyé, au poivre noir final puissant, équilibré, très beau. ***/***(*)

Nous quittons les fûts pour les bouteilles.

Saumur Puy-Notre-Dame - Billes de Roche 11 (presse - barrique du Clos Rougeard) : net, serré, très salivant. ***

Saumur Puy-Notre-Dame - Clos de la Cerisaie 10 : d'une finesse immédiate, à la généreuse gourmandise. ***/***(*)

Saumur Puy-Notre-Dame - Cerisaie 09 : matière très mûre, à l'amertume pointue. Pas super sexy en l'état. **

Pour finir, Aymeric nous propose son premier et dernier "non sec".

Coteaux de Saumur - liquoreux de la Cerisaie 13 : fine acidité, à la fluidité modèle. ***

Coteaux de Saumur - liquoreux de la Cerisaie 11 : nez flétri, au rancio prononcé, un délice sans limites, à la finale de figue et de café interminable. ***(*)/****

Saison après saison, vendanges et millésimes se succédant, Mélaric assimile la richesse et la diversité de ses terroirs et les vins qui y naissent, avant de s'épanouir.

Le travail des sols, l'observation des "résurrections végétales" qui en découlent, le tout drivé avec un pragmatisme d'une intelligence rare, dénué de dogmes et autres dérives gustatives, que l'on observe hélas parfois, issus d'un "non-interventionnisme appliqué", même quand "la nature" est malveillante avec la vigne.

C'est les lèvres bien hydratées que nous quittons les lieux, non sans avoir fait quelques courses pour soi et un caviste lui aussi "accroc" du domaine...

PS : il est toujours amusant de lire les impressions comparées, avec certaines cuvées déjà goûtées l'an dernier, lisibles ICI.
Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Domaine Mélaric

25 rue du Château

49 700 Les Verchers sur Layon

Tél : 02 41 50 70 96 - 06 64 81 23 27

www.vins-melaric.com

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La Mare aux Oiseaux, St-Joachim, Eric Guerin

8 Août 2014, 14:08pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Comme l'an dernier, j'entretiens un retard (très stable) de presque 3 mois dans le "reporting" de mon repas d'anniversaire.

Si le jeu de "la-destination-pour-la-bougie-de-trop-à-souffler" est toujours aussi plaisant, je dois reconnaître que cet outsider était sorti des mes radars !!

Et de me souvenir, avec un certain émoi, que mes pieds n'avaient plus foulé le carrelage de cette maison depuis 9 ans (pour mon anniversaire aussi), fut l'autre jolie sensation du jour !!

La Mare aux Oiseaux, St-Joachim, Eric Guerin
La Mare aux Oiseaux, St-Joachim, Eric Guerin

J'avais laissé une salle "champêtre", agrémentée de canards en bois accrochés sur des meubles et autres vaisseliers.

Le jeune chef Eric Guerin (passé notamment par Taillevent, La Tour d'Argent) faisait des navettes entre son piano et la salle.

Il se mettait dans un coin de la pièce, l'air inquiet, scrutant fébrilement les réactions de ses clients.

Ce fut un admirable dîner !!

Ceux dont on ne peut oublier quelques plats des plus percutants, presque une décennie après, comme cette "anguille rôtie", ou encore ce "filet de boeuf-cuisses de grenouilles" !!

Eric Guérin promenait déjà une cuisine teintée de poésie (la grenouille et le boeuf était un clin d'oeil à la fable de La Fontaine), déjà marquée du sceau de la sensibilité.

La Mare aux Oiseaux, St-Joachim, Eric Guerin

En ce dimanche de Fête des mères, à quelques heures de ma (re)naissance, je retrouve un établissement totalement "revampé".

La modeste auberge d'antan abrite désormais chambres et spa, jardins, basse-cour et volières.

C'est largement moins "mémère" qu'en 2003. Le mélange des styles fonctionne bien (la mère du cuisinier doit sûrement y être pour quelque chose).

Nous profitons du salon, picorant les grignotages servis en compagnie d'un cocktail maison.

La Mare aux Oiseaux, St-Joachim, Eric Guerin
La Mare aux Oiseaux, St-Joachim, Eric Guerin

Le menu s'appelle justement "picorons ensemble", en 5, 7 ou 9 plats (65, 78, 98 €) au choix.

Le consensus sur 7 plats s'impose rapidement...

Foie gras grillé, riz soufflé, petits pois et gingembre frais

Foie gras grillé, riz soufflé, petits pois et gingembre frais

Jeunes carottes en gaspacho, caramel à la fleur de Guérande

Jeunes carottes en gaspacho, caramel à la fleur de Guérande

Pomme de terre nouvelle de Noirmoutier à la coque, tartare de bulots, petits gris et herbes fraîches

Pomme de terre nouvelle de Noirmoutier à la coque, tartare de bulots, petits gris et herbes fraîches

Vernis breton, pain au blé noir, pousses de junsaï et caviar végétal

Vernis breton, pain au blé noir, pousses de junsaï et caviar végétal

Aiguillette de flet "aïe, aïe, aïe", asperges, sauces BBQ

Aiguillette de flet "aïe, aïe, aïe", asperges, sauces BBQ

Filet de boeuf de Brière lardé d'anguille fumée, buratta crémeuse

Filet de boeuf de Brière lardé d'anguille fumée, buratta crémeuse

Chocotruffe

Chocotruffe

Chèvre fermier céviche de fruit avocat et pousses d'oseille

Chèvre fermier céviche de fruit avocat et pousses d'oseille

"L'autre Dauvissat"

"L'autre Dauvissat"

Le Paris-Brest

Le Paris-Brest

Soufflé so chocolat et caramel

Soufflé so chocolat et caramel

Mignardises

Mignardises

Un déjeuner parfaitement orchestré, au service délicat, très souriant, apaisant même ... à une seule exception*.

Plusieurs fulgurances ont ponctué ce riche déjeuner.

Si je ne devais en citer que 2, je retiendrais le sensationnel filet de boeuf de Brière lardé d'anguille fumée, buratta crémeuse, aux cuissons fantastiques (l'un a demandé bleu pour le filet, l'autre saignant), sans oublier le chocotruffe bluffant d'équilibre et d'imagination !!

Mais je ne peux passer sous silence le niveau des desserts, souvent points faibles de ces repas d'exception, tout simplement remarquable !!

Oui, il y a une stupéfiante sensibilité dans cette cuisine.

Pas seulement de "bonnes trouvailles" !!

Eric Guérin arrive à transmettre des morceaux de "littérature du terroir" avec une grâce bondissante, couronnée d'une insolente générosité !!

Ce gars-là doit arroser de larmes ses croquis de plats en matant "Champion" (ne cherchez pas, il n'y a que moi qui puisse comprendre) !!

On regrettera seulement les coefficients, majoritairement trop élevés, de la carte des vins, brillamment animée par 2 jeunes sommeliers.

Au-delà de ce détail (on y va pour manger, ne l'oublions pas), La Mare aux Oiseaux est une belle adresse, à la cuisine imaginative, jouissive par moments, imprégnée d'une certaine poésie des lieux, de son auteur et des produits ainsi magnifiés !!

* des présentations un peu sèches et sans attention, délivrées par une serveuse, qui dénotaient face à la douceur générale du service

La Mare aux Oiseaux

223 rue du Chef de l'Île Fédrun

44720 Saint-Joachim

Tél : 02 40 88 53 01

www.mareauxoiseaux.fr

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Florilège de dégustations XXXIII

24 Juin 2014, 20:44pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Le 10 mars 2013 paraissait le dernier florilège du blog...

Depuis, des tables, des tables, encore des tables, des balades viticoles, des Greniers, un peu de VDV, mais plus de florilège depuis 15 mois (les cérémonies païennes de LPV BzH, ça ne compte pas) !!

Est-ce la grosse flemme d'écrire toujours "nez de carton mouillé, amers soutenus, bouche compacte" symbolique des 33 qui m'a fait reculer ainsi (Jésus, crucifixion tout ça !!)?!

Et pourtant, ce ne sont pas les bouteilles qui ont manqué !!

Je note toujours scrupuleusement mes impressions laissées par toute boisson, à base de raisins, passant à proximité de mes badigoinces.

Mais je vomis plus ne rends plus beaucoup compte par le biais de ces florilèges, foutoirs au style télégraphique à la profondeur d'un bonnet de soutifs de Milla Jovovich !!

Trêve de mea culpa en copeaux, place aux vins en tonneaux (parce qu'en cuve ça rime moins !!).

Une (très courte) sélection piochée, au hasard, dans mon carnet gribouillé :

Domaine Charvin - Châteauneuf-du-Pape 2007

Domaine Charvin - Châteauneuf-du-Pape 2007

Nez empli de finesse, relativement discret, épicé, à la joli touche de menthol. Si les 1ères impressions sont moyennement rhodaniennes, la bouche s'ancre lentement sur le terroir concerné (la sentence qui ne veut rien dire, mais ça meuble le compte rendu).

La note de rafle s'évertue à dominer, au milieu d'un bouquet de fraises et autres fruits rouges à l'eau de vie. Une matière très poivrée, compacte, pleine, à la puissance débridée, laissant des notes d'alcool peu flatteuses en finale.

A ce stade, il y a même un côté "clérical-bordelais", finement asséchant, à la rétro de champignons.

Le lendemain, le nez est encore plus fin, peu disert, avec une jolie touche de "fraise écrasée avec une pointe lactée". L'attaque est "acidulée", presque crayeuse, mais à la digestibilité limitée à ce stade. **/(**(*)

BBF - Bénédicte et Stéphane Tissot - Crémant du Jura

BBF - Bénédicte et Stéphane Tissot - Crémant du Jura

Nez boisé, fermentaire, "bourgui-chardonnesque" marqué, au fin sucre palpable, au fruité puissant.

L'attaque est boisée, la bulle vive, la matière dense, mais assez court dans l'ensemble.

Finale marquée par une petite amertume presque intégrée, finement salivante.

Le fond de verre de cette bulle élevée en fût durant un an, qui a passé les 52 mois suivants sur lattes est un petit plaisir à humer.

Un joli pirate, qui flirte avec le chenin par moment. ***

Imalaya 2010 - Domaine Le Roc des Anges - Côtes du Roussillon

Imalaya 2010 - Domaine Le Roc des Anges - Côtes du Roussillon

Nez d'une élégance rare, pas du tout sudiste, évoquant le chenin, alors que nous sommes en présence de carignan gris.

La poire mûre, quelques fruits jaunes se bousculent au-dessus du verre. Puis ce sont des notes d'hydrocarbures qui viennent occuper une espace quasi alsacien pour le coup !!

Une attaque très dynamique, à l'acidité haute, très marquée "blanc du nord", un poil courte, au juste gras, au boisé encore marqué.

Une bouteille forcément trop jeune, mais au potentiel de "grande sudiste du sud qui peut faire la nique à quelques seigneurs des blancs du nord". ***/***(*)

Petit Chablis 2012 - Domaine Droin

Petit Chablis 2012 - Domaine Droin

Nez de carton mouillé puissant, assez monotone-monocorde olfactivement parlant. La bouche s'avère plus variée, dansante, avec son toucher "caillouteux" (oui, j'ai beaucoup sucé de cailloux dans mon enfance, c'est la famine de 1976 qui m'a poussé à en lécher des quantités non négligeables), relativement simple, lisse, bien équilibré, aux fins amers dans le ton, un poil lâche en finale.

Plutôt pas mal pour le coup **(*)/***

 Ciel Liquide - Côtes du Roussillon Villages 2005 - Jean-Philippe Padié

Ciel Liquide - Côtes du Roussillon Villages 2005 - Jean-Philippe Padié

Nez caractéristique de grenache, adossé à des fruits rouges cuits et le pruneau. L'attaque est fraîche, très acidulée, épicée, relativement simple.

La matière "s'ouvre" lentement sur les fruits à noyau, se faisant même "crayeuse" par moments. L'ensemble reste frais, gourmand, sur une jolie cerise en finale. ***

Mélaric - Globules Roses - Vin de France (11)

Mélaric - Globules Roses - Vin de France (11)

Nez fermentaire, à l’effervescence débridée. C'est successivement entre l'Aspro et le microbullage macro-bullage pas ménagé du tout !!

La grenade (le fruit, pas l'explosif) survole ce bouillon à l'acidulé jaillissant.

Une attaque nerveuse, à la bulle inversement proportionnelle au visuel (elle est fine sous la langue quand le visuel est plus proche d'un détendeur de plongée en action !!), à l'acidité relevée, au sucre "intégré", à l’amertume sur le fil. Une vraie bulle de soif !! **(*)

Fin du XXXIII ème florilège. Prochain "revue de cave" dans moins de 15 mois, j'espère.

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Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III

2 Mars 2014, 09:34am

Publié par Docadn

Bonjour,

3 ème et ultime étape du marathon angevin bachique des Greniers St-Jean, version 2014.

Nous nous étions quittés avec la maison Nikolaihof, domaine allemand autrichien avec lequel nous avions débutés la matinée dominicale.

Place aux ligériens avec, pour poursuivre, Vincent Carême (absent lors de notre passage).

On nous propose Le Peu Morier 12 et sa jolie mâche, suivi par Le Clos 10, plus tendre, plus fin aussi.

Brut 11 a la bulle tonique, des amers appuyés, quand L'Ancestrale 11 a une bulle plus finement "calibrée".

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III

Tous les vins nous sont présentés par Michel Autran, sympathique vigneron à la tête de 3,5 ha sur Vouvray (plus quelques parcelles "en cours de récupération").

Il en profite pour nous faire déguster Les Enfers Tranquilles 12, à l'acidité et vivacité de bon aloi, quand la version 13 (encore en cuve) est une très belle promesse à venir...

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III
Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III

Cap à l'est, avec le volubile Stéphane Tissot, dont la Mailloche 11 affirme une immédiate puissance, couronnée de finesse et de caractère poivré.

En Spois 07 affirme une finesse encore plus soutenue, des amers très expressifs, à l'étonnant cumin en finale.

La Vasée 07 est plus retenue, quand Les Bruyères 07 donnent dans le "tourbé écossais" !!

Pour finir, le 1er Château-Chalon du domaine (07), à la finesse d'un En Spois, au caractère déjà affirmé d'un grand Jaune, avec un grand J, comme la Marque Jaune (qui n'en porte pas toujours un, de grand J) !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III

Chez Josmeyer, un Pinot (blanc) 12 relativement frais et gourmand, juste devant un H12 (vieilles vignes d'auxerrois) devant lequel mon carnet est resté muet.

Kottabe 12 (riesling) affirme plénitude et finesse poussées, quand Pierrets 11 fait dans le cliché pétrolier, avec moins de "sr qui traînent"...

Hengst 11 est plus large que long, bon au bout du compte.

Gri-Gris 12 (rassemblant tous les pinots) est un poil myopathe tendre, quand Folastries 12 fait dans le gaz et le litchi (pas anormal pour un gewurztraminer, concernant le dernier cité).

La version Grand Cru Hengst 08 affiche aussi une tendreté peu excitante, alors que pour finir, le Pinot noir 12 s'exprime entre fraîcheur et une finale un poil asséchante.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III

Chez Baudry, Chinon 13 balance déjà fruits et matière mûre, très mûre, pour ma pomme.

La cuvée Domaine 12 donne dans la fourrure des "vins natures-bios-au-plus-près-du-terroir", quand la bouche se révèle nette, pleine, au crayeux marqué, aux épices explosives.

Grézeaux 12 est plus souple, toujours crayeux, au caractère "vendange entière" malgré l'égrappage revendiqué....

Clos Guillot 11, malgré sa réduction prononcée, dissimule une très jolie matière.

Pour finir, Croix Boissée 11 donne aussi dans la craie le "stylo pour tableau noir", sur un registre serré et salivant à la fois.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III

La très "courue" Ferme des 7 lunes (Jean Delobre très patient avec les êtres humains moins poilus que nous autres filles, moins avec d'autres) nous présente tout son casting, avec un St-Joseph 11 très frais, à l'oxydation "ménagée", quand la même version en 08 affiche 10 g de sr, un nez plus "nature", un "caractère oxydatif" plus tranché.

Du côté des rouges, St-Joseph 12 (mise de 3 semaines) verse dans la tapenade, quand la bouche ultra-fruitée laisse de sensationnelles impressions !!

Le "1er quartier" de cette cuvé St-Joseph 12 (n'insistez pas, je ne me souviens absolument pas à quoi correspond cette dénomination) est plus austère, quand Chemin Faisant 12 est un fantastique jus, caressant sûrement mieux les sens qu'un onéreux gadget d'un Dorcel Store.

Une surprenante et très jolie série au domaine Le Mas de mon Père, avec Cause Toujours 12 (grenache-cinsault) gourmand, M comme je Suis 11 cohérent, quand la version 12 (100% merlot) se fait plus suave et finement végétale.

C'est Comme Ca 12 (carignans centenaires) délivre une superbe matière, face à la franche austérité de Partez pour le Rêve 11 (cab' franc/cab' sauvignon), puis Insolite 11 (pur malbec) à l'étonnant crayeux de ce jus issu des grès.

Une bien bien pourrie pour finir !!

Une bien bien pourrie pour finir !!

"Je me termine" en Roussillon, au Domaine Jean-Philippe Padié, où Calice 12 (carignan) expose ses fruits gourmands, Petit Taureau 11 (carignan-syrah) son joli jus épicé, puis pour conclure, un Ciel Liquide 09 remarquable.

Ligne d'arrivée, ouf, on embarque le verre dégueu habillé aviné, une soupe et au lit...

Merci Les Greniers, merci les vignerons, merci Sim et Oxyboldiman !!

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Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume II

23 Février 2014, 11:52am

Publié par Docadn

Bonjour,

C'est reparti pour une "revue ussainboltienne" des vins croisés lors des derniers Greniers St-Jean à Angers.

Nous repartons vers quelques rouges, en démarrant par Mélaric et ses Billes de Roche 11, au cab' franc typé, mêlant fourrure au nez et suavité sur la langue.

Cerisaie 12 a un splendide "toucher de bouche", sans occulter le crayeux puissant, assorti d'une astringence évidente à ce stade.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume II

Chez Sébastien David, on a l'habitude de faire la mise quasiment sur le parking des Greniers, pour présenter les vins à temps !!

Hurluberlu 13 (la mise date de 3 jours) est tout simplement déjà très gourmand, quand Amphore Ever 13 semble cacher une petite pointe acétique derrière une matière pleine, charnue.

Sensation vite oubliée grâce à Kézako 12, au fruité net, à l'esprit "bon gros canon sympa".

Vin d'une Oreille 08 pinote allègrement, avec son cortège de lacté-boisé-crémeux.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume II

Direction le Rhône, chez Gramenon, avec pour entame, Poignée de Raisins 13 au nez "sureau-cranberries", à la matière "top fruitée", quand Sierra du Sud 13 se fait suave et cosmétique.

Les Laurentides 12 se signalent par une astringence très marquée, quand Papesse 13, relativement perlant, fait dans l'austérité quasi monacale.

Finale avec Sagesse 13 (pas de Mémé sur le millésime 13), qui est tout simplement TOPISSIME !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume II

Chez Jean-Pierre Monier, le viognier 11 est d'un "faditude" démoralisante, quand le St-Joseph 12 est plus complexe, largement plus suave.

"L'increvable" Châtelet 08 (St-Joseph) est réduit mais "pur", quand Châtelet 12 est très bon, mais plus "light" en structure.

Pour finir, Les Serves 11 (St-Joseph), au boisé marqué, bien plus charnu que les 12, pourrait-on conclure sur ces gorgées...

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume II

Au Mas de Libian, Vin de Pétanque 13 a les mêmes caractéristiques organoleptiques le même pif que Poignée de Raisins de Gramenon.

Khazan 13 est né d'une coulure de grenache qui a empêché l'élaboration de la cuvée Khayyâm. Ainsi, la contraction entre Khayyâm et Bout d'Zan a donné le Khazan.

Bout d'Zan 12 signe fraîcheur et puissance, quand Khayyâm 12 (80% grenache, 10% syrah, 10% mourvèdre) semble plus mûr et charnu.

Calade 12 (90% mourvèdre, 10% grenache), malgré des tannins anguleux, affiche une très belle matière !!

Chez Pierre André, le CDP 11 (lire Châteauneuf-du-Pape) a une acidité marquée, pour un vin plein, très mûr.

La version 10 exhale une pointe de vernis, pour un ensemble suave, dans un registre "Bien +" écriront ceux qui refusent de mettre des étoiles ou des notes à la Parker !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume II

Clos Fantine propose une Lanterne Rouge 13 tout simplement "très glouglou". Le Faugères 12 poivre allègrement, quand Courtiol 12 "syrahte" à fond.

La nouvelle cuvée Arc-en-Ciel 13 (carignan-mourvèdre-syrah) est une petite tuerie top juteuse !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume II

Petit passage à vide chez "Les 2 Ânes", quand Le Soula nous propose, pour commencer, Trigone L11 (composé de 4 millésimes) à la mâche et au cousinage étonnant avec un muscadet (pas mal pour un 80% en maccabeu).

Le Soula 10 (sauvignon-maccabeu-grenache blanc) poivre intensément, quand Le Soula 07 donne dans l'oxydatif et la volatile garantis !!

Pour les rouges, Le Soula 10 (à ranger dans la catégorie "top très glouglou") par sa simplicité, son côté très avenant, nous dispense de dissertation interminable à son sujet !!

Le Soula 07 monte d'un cran, par sa caressante matière et sa finesse remarquable.

Pour finir, La Macération du Soula 10 ("vin orange, ou blanc macéré comme un rouge", vermentino-maccabeu), aux saveurs de mandarine, au "nez sucré qui goûte comme un sec".

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume II

Petite séquence diabétique de douceurs chez Joël Menard (les Sablonnettes). Fleur d'Erable 13 délivre une très fine poire Williams, sur un squelette équilibré, quand son homonyme, en 10, marque par son botrytis et sa datte charmeuse.

Retour chez Mélanie et Aymeric (Mélaric), pour découvrir leur premier liquoreux (11) après 2 ans d'élevage.

Un délice terrible d'équilibre, au confit splendide, flirtant avec les 300 gr de glucose, saccharose, business pour dentistes !!

Chez les Delesvaux, l'accueil est toujours chaleureux (je suis obligé de le dire, ils gardent gentiment mon sac à dos de touriste, malgré mes vannes sur les sandales de Jésus de Philippe !!).

Feuille d'Or 12 est sec et rond, Authentique 12 fait dans l'aérien et l'iode, quand la Passerillé 12, Les Clos 11 et SGN (pour Sur Grains Nobles) montrent encore toute la maîtrise de "l'homme qui joue au foot avec des socles de charrue" !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume II

On nous vante depuis 24h00 des vins autrichiens extraordinaires !!

Nous parvenons au stand pour goûter aux breuvages de la maison Nikolaihof.

Nos collègues de goulot ayant omis de préciser le nom du "domaine à goûter à tout prix", vu qu'il y en avait 2, nous avons donc goûté à "l'autre" (de plus "le bon" n'était pas à son stand au moment de la dégust').

Im Weingebirge Grûner Veltliner Federspiel 2012 a une acidité de diable, quand la version Smaragd 2011 (à la place de Ferdespiel, faut suivre un peu !!) dégage une fraîcheur et un petit côté aligoté gourmand, le tout porté par une acidité salvatrice.

Le Vom Stein Riesling Federspiel 2012 détonne par son côté "muscaté", porté par un riesling puissant.

Le Steiner Hund Riesling Reserve 2009 est une démonstration de finesse et de longueur.

Le Vinotek Riesling 1995 (16 ans de foudre) est un ovni "alsaco-riesling-dingo-on-a-les-repères-qu'on-peut" stupéfiant.

Pour finir, le Hollerblüttensyrup 2005 (c'est l'intitulé en bas de l'étiquette) et ses 250 gr de sr sont au top des sucres du week-end !!!

Tous les vins sont commentés avec les notes Parker à l'appui (histoire d'être "impressionnés").

Après ce petit traité autrichien, mes yeux et mes doigts sont fatigués. Ce qui vous condamne à un 3ème et dernier volet de ce marathon alcoolique !!

A SUIVRE...

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Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

16 Février 2014, 15:07pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Et voilà, comme un marronnier de février, le bulletin de santé (perso) du grand raout viticole "bio-biody-en-conversion" que je ne manque jamais de fréquenter en ce début de mois de février.

Toujours cette impression de "jour sans fin", que chacun s'applique à revivre et faire revivre par une indéfectible présence !!

Aussi, dès le samedi matin, papilles affûtées, nous entamons notre marathon annuel, sans objectif de chiffre ou de record (171 vins en 26h30, c'est juste pour mes stats annuelles).

Juste l'envie de se "régaler", de découvrir, de se faire suspendre, même si les mauvaises surprises sont forcément au rendez-vous !!

Comme un fidèle papy que les rituels rassurent, je démarre, forcément avec les bulles, avec Sim Ifif, puisque l'autre Papy-Limougeaud n'aime toujours pas ça !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Nous voilà donc en Champagne, avec le fidèle Domaine Marie Courtin en guise de mise en bouche.

Résonnance 11 (100% pinot noir) présente un caractère fermentaire, une bulle fine, aux jolis amers. Il y a pire comme entame !!

Eloquence (assemblage chardo 09-10) est tranchant, vif et acidulé. Concordance 10 pour finir (pinot noir) exhale la brioche, quand le jus est plein de peps, crémeux, frais !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

La Miss Fleury est revenue sur son stand.

Sa Fleur de l'Europe (6 ans sur lattes) est un brut nature, aux bulles serrées, à l'acidité élevée, quand le premier pinot blanc (09) du domaine, propose des bulles nerveuses, accompagnant un crayeux intense.

Le Brut (assemblage 06-07-08-09) a la vivacité affirmée, sur un toasté marqué.

Sonate N°9 (zéro soufre) a la bulle très délicate, pour des amers puissants.

Boléro 04 (pinot noir) est le 1er depuis 90. Il offre tranchant, amplitude et crémeux affirmés.

Le Rosé de saignée (09) est le plus vineux de la série, doté d'une fraîcheur évidente.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Chez Larmandier-Bernier, il n'y a hélas pas le très attendu Les Chemins d'Avise, nouvelle cuvée disponible depuis août 2013 !!

Pour autant, Longitude 10 (blanc de blancs) dégage finesse, vivacité et crémeux délicats.

Terre de Vertus 08 a une belle vinosité derrière ses bulles serrées.

Je me risque à citer les Vieilles Vignes de Cramant (absente du panel proposé), quand Sophie Larmandier me propose de le goûter sur 07 (au frais dans la glacière), pour découvrir un jus complexe, long, à la vinosité évidente !!

Le Rosé 10 (pinot noir, 3 jours de macération) hume la framboise, sur une trame simple et fraîche.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Chez Françoise Bedel, on nous fait l'article. Crouttes-sur-Marne, en biody depuis 98, cultivant majoritairement le pinot meunier.

Originelle (base 04) est un poil brouillon, plein, évolué, simple.

Dis Vin Secret (base 05) est un extra-brut très vif, ample, assez monolithique.

Entre Ciel et Terre 05 semble coincé dans un solide carcan.

Place à L’Âme de la Terre 04 (8 ans sur lattes), au nez finement oxydatif, à la bouche raccord, bourré de finesse, sur les "fruits à coques".

L’Âme de la Terre 03 (8 ans sur lattes aussi) est très évolué, crémeux, plein, aux amers vibrants.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Francis Boulard est de retour, mais pas tout seul !! Delphine, sa fille, est là aussi !!

Le Blanc de Blancs 10 (passage en foudre + malo) déroule sa puissance, son volume et sa finale languissante.

La version Vieilles Vignes 10 est plus tendre, plus vineuse, presque éthérée, aux amers marqués.

Rachais 07 (non dosé) dégage des notes de fumée, de noix, pour une matière acidulée, vive, très puissante, un poil courte, quand Rachais 05 à une jolie mâche !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I
Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Nous attaquons enfin les vins tranquilles, avec les De Moor et les Guillemot (ces derniers semblaient sponsorisés par Napapijri) dont les jus 12 ne m'ont guère fait vibrer (Bel Air et Clardy 12 des De Moor, pas goûté ce jour fut, tout récemment au 6 Paul Bert, convaincant).

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Nous bifurquons chez Zind-Humbrecht, avec un a priori peu favorable (au vu des sensations laissées les autres années), pour découvrir Calcaire 11 fruité et frais, un Clos Windsbuhl 11 phénoménal, éclatant, Brand 11 pétrolé, très puissant, juteux, un Rangen de Thann 11 exaltant de fraîcheur, un Pinot gris 11 éthéré, quand le Gewurztraminer 11 maison est fidèle aux clichés de litchi, rose, sur une trame aérienne, manquant un poil de mâche.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Chez Marc Tempé, pas moins de 7 cuvées proposées, avec du 07, des 09, du 10, des 11.

Le Grafenberg 09 (riesling) a une incroyable et juste "sucrosité-acidulée", le Pinot blanc 11 est exotique et frais, quand le Zellenberg 10 marque par son bel équilibre, son fin sucre intégré.

Le Schoenenbourg 07 (pinot gris, 3 ans de barriques) est d'un équilibre modèle avec ses 30 gr de résiduels et sa juste acidité.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Cap à l'ouest, chez Richard Leroy, dont les Rouliers 12 (encore en cuve) annoncent puissance,vernis, poire, et déjà un grand potentiel.

Les Noëls de Montbenault 12 signent un nez "pur", une bouche splendide, pour des amers finaux un poil marqués à ce stade.

Gros passage à vide chez Kenji Hodgson & Maï Sato et son Faia 12, dont j'avais plutôt apprécié le jus l'an dernier...

Chez Mélaric, 4 blancs dont un(e) Cerisaie 11 (pas filtré(e),malo faite) net(te), pur(e), étonnamment anisé(e).

Chez Château Tour Grise, ce sont les Amandiers 02 qui, par leur suavité et l'acidité relevée, retiennent tout notre attention. Sans oublier la bulle sauvage, ample et épicée de la Tradition 02.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Un pas sur le côté pour nous retrouver à la Ferme du Mont Benault de Stéphane Rocher. Son K.Blanc 12 a le crayeux et l'opulence singulières d'un cab' franc vinifié en blanc (avec 10% de chenin).

Grappes de Bulles 11 (cab' franc/gamay) fait presque dans le "frizzante frais".

Mais, comme il y a 2 ans, c'est Strawberry Fields 12, un gamay teinturier (donc pas blanc, faut suivre), qui m'espande totalement, avec sa superbe acidité, soulevant aisément les 70 gr de sucre.

Rapide arrêt chez Fosse-Sèche pour Arcane 11, doté d'un joli nez, à la matière opulente, riche, aux amers marqués.

Virginie Joly nous présente les 3 cuvées de l'emblématique Domaine de la Coulée de Serrant.

Si Bergerie 12 est ample, sur une note finement oxydative, Vieux Clos 12 exulte de richesse, de suavité, pour un caractère dominant un poil tendre pour mon bec.

Quant à la fameuse Coulée de Serrant 12, elle crie, au nez, un chenin puissant, qui s'avèrera un poil lâche, très poivrée, à la dureté en finale un poil marquée.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Au Château Yvonne, le Saumur 11 laisse une bouche compacte, fruitée et fort boisée succéder à un nez puissant !!

Quant à Le Gory 11 (100% bois neuf), il est plus "séveux", concentré, au fin bois, plutôt pas mal...

Revue des troupes chez Albert Mann, avec pour débuter, un Albert 12 au caractère oxy, sec, simple, quand le GC Schlossberg 12 est droit, net, frais, direct, salivant, puissant, malgré ses 8-10 gr de résiduels.

Le Furstentum 12 (riesling) donne dans les agrumes, avec un équilibre acide/sucre cohérent.

La version Pinot Gris 12 Albert est simple, relativement gouleyante, aux amers un peu grossiers.

Le Gewurztraminer 12 est standard, mais peu excitant.

Chez Vincent Fleith, nous entamons la série par un assemblage effervescent (pinot blanc-pinot noir-riesling) au nez évolué, à la bulle puissante.

L'Alsace 12 (composé des 6 cépages alsaciens, allez, on se les remémore, je ramasse les copie à la fin de la lecture) est très sudiste en texture, mais frais au final.

L'Alsace 11 (riesling issu du Steinweg, allez les alsaco-germanophones, deuxième copie à rendre dans l'heure) est standard avec ses effluves pétrolées.

Un Pinot Gris 10 frais et digeste, quand le Furstentum 09 (pinot gris) a une délicate et très très fine sucrosité.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume I

Escale chez les Bret Brothers peu convaincante, sur les 12 proposés. Seul Quartz 06 était un peu la lumière attendue, malgré la "lâcheté" au final de l'ensemble !!

Allez, ça suffit pour le moment, je ramasse les copies pour les 2 questions posées ci-dessus.

La suite, avec du blanc et du rouge mélangés, prochainement...

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