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EscapadeS

Articles avec #rennes

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

21 Juin 2015, 21:06pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Notre groupe de soiffards a décidé de consacrer 3 volets aux vins de Loire. Il y a 3 mois, nous explorions les vignobles nantais et angevins.

Au tour de la Touraine de passer sur le grill de nos papilles curieuses et parfois sévères !!

Mon aversion (naturelle) pour le poivron cabernet franc me fait redouter de potentiels mauvais moments. Mais la Touraine, c'est aussi du chenin... soit de bons moments en perspective aussi... normalement !!

Mais voilà, quand ça veut pas, ça veut pas !! Chronique d'une dégustation catastrophe pour l'anti-breton et le pro-chenin que je suis !!

16 joyeux drilles autour d'une tablée ravitaillée par un punk à la crête napalmée, épaulant sa moitié qui, quand elle n'apprend pas à parler à ses légumes les fait chanter dans les poêles, s'est décarcassée comme toujours pour tenter de coller sa (jolie) cuisine aux vins proposés.

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...
LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...
LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...
LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Tradition oblige, nous commençons par une bulle (merci Gilles) aux effluves étonnamment forestiers, profond, à la bulle nerveuse. La vivacité se confirme en bouche, un jus immédiatement salivant, crayeux au possible, à la longueur remarquée. Au fil des gorgées, le vin se révèle assez compact, puissant, aux amers nobles, sur une finale de pamplemousse. J'aime beaucoup ce Vouvray - Brut 2008 - Clos Naudin - Philippe Foreau ***(*)

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Un premier apport, gentiment offert par un collègue de boulot. Un rosé au nez de berlingot, très "levuré", quand la matière s'avère pommadée, sudiste molle au possible et simpliste. L'assemblée grogne déjà devant ce Touraine Noble-Joué - Rosé 2014 - Domaine B. Blondeau 0

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Le premier rouge débarque. Un boisé appuyé envahit mes narines, puis les "capteurs archétypiques" du cab' franc se rangent à la queue leu leu au-dessus du verre. L'attaque est douce, quasi sucrée, puis... pas grand chose derrière !! C'est clairement "maigre" et sans caractère pour un Bourgueil - Tempérance 2012 - Bertrand Galbrun *

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Second rouge, avec un nez de "peu protégé" qui fait craindre le pire. La bouche est presque miraculeusement "neutre", si ce n'est des amers finaux assez toniques, limites désagréables. Pourtant cette trilogie de pinot noir, gamay et pineau d'Aunis du Domaine Augé, vin de France 2010 le Herdeleau là avait tout pour plaire... sur le papier *(*)

3ème rouge s'ouvrant sur un sympathique pif de "fourrure typé macération carbo du Beaujolais", à l'attaque d'abord douce, puis très épicée, aux amers justes... qui part en vrille en moins de 5 minutes, laissant place à un végétal rédhibitoire !! Comment ça c'est un 09 ?! Eh oui, Bourgueil - Les Galichets 2009 - Catherine et Pierre Breton *(*)/**

Le concours de grimaces bat son plein !! Pat le Moineau (dit La Mouthe) jette ses verres avec le même enthousiasme qu'un magasinier détruisant des yaourts périmés.

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Enfin un joli nez original de "raisins mûrs" virant presque sur les agrumes !! C'est bien un rouge, un cab' franc, à l'expression étonnante d'orange amère un poil anachronique, plein de fraîcheur, pas mal en fait ce Bourgueil - La Petite Cave 2007 - Yannick Amirault **(*)

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Nez très métallique, fines notes de fourrure, puis une attaque bien mûre, épicée, hélas demi-corps avec une finale en couille de loup qui trempe négligemment dans une piperade à l'amertume monstrueuse. Chinon - Clos Guillot 2010 - Bernard Baudry */*(*)

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

J'ai déjà envie de jeter l'éponge pour les rouges, attendre les blancs, quand survient ce 6ème rouge au nez de Bernardo muet comme un Chaplin des années 20 !!

La bouche se fait heureusement plus bavarde, délivrant une matière juste mûre, relativement fine, très gourmande, fraîche, pas du tout du cab' franc en fait !! Eh si !! Merci donc à ce Touraine - Ante Phylloxera - Franc de pied 2009 - Clos de Maulévrier - Marc Plouzeau de faire une trêve dans cette boucherie de rouges pas mûrs, amers, simplistes pas du tout à mon goût !! ***/***(*)

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Un nez "local", virant café et menthol par moments !! Attaque immédiatement gênante de traviole, épicée, aux amers monstrueux et vulgaires.

J'avais un différent historique eu une détestation quasi psychanalytique avec un Busardières 2005 du domaine... dire que même à l'aveugle, je trouve détestable ce Bourgueil - Grand-Mont 2011 - Domaine de la Chevalerie - Stéphanie, Emmanuel et Pierre Caslot 0

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Le calvaire se poursuit avec ce 8ème rouge au nez très épicé, plutôt avenant, qui se fait balayer par un jus "décalé", aux amers saillants, pour ne pas dire grossiers, encore un cab' franc identifié comme un Touraine - 2006 - Patrick Corbineau vraiment pas bon !! 0

Dernier rouge annoncé !! Les larmes de joie coulent à travers mes yeux rougis par les poivrons verts et le Tabasco recrachés !!

Nez sanguin, à l'acidité jaillissante, qui annonce tonicité et vie !! La matière confirme le caractère nasal, par une expression dynamique, équilibrée, aux amers parfaitement intégrés... bordel, vous voyez, c'est pas compliqué !!

Il faut faire quoi pour avoir ça ?! Signer un pacte avec La Diablesse 2001 - Château de Coulaine - Chinon ***/***(*) ?!

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Les blancs arrivent, j'aspire à enfin prendre du plaisir... mais non, à ce moment là, je ne sais pas encore que je vais me farcir une dégustation aussi énervante qu'un album de Michel Sardou !!

Le premier vin est tellement "rosé-sudiste-berlingot-attaque-molle-mais-c'est-quoi-ce-vin-invertébré" que je me dis... non c'est pas du chenin ?!!

Très jolie blagounette de Ben53 (qui rappelons-le est diacre itinérant, responsable-adjoint de la promotion du vin de messe mayennais pour le diocèse de son district occidental).

Et c'est effectivement un chenin estampillé Vin de France - 2014 - Domaine de la Morinière - JM Leroy (avec une étiquette conçue par un atelier encadré, composé d'anciens touristes ayant burn-outé après des vacances en Mayenne) vendu 9€... ce qui est 9€ de trop en passant !! 0

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Second blanc, qui démarre avec une acidité haute... puis qui se vautre en largeur puis en mollesse, malgré un caractère citrique net. Nouveau coup de sang pour La Mouthe et son Jasnières - Cuvée des Perrés 2013 - Domaine J. Martellière, qui risque de laisser encore un caviste rennais sous la menace d'une colère rousse rouge !! *(*)

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Mon apport s'ouvre sur un "citrique" évident, avec un soupçon de poire !! J'avais laissé ce vin comme "too much" par son côté "Hulk véner", je retrouve une matière à l'acidité toujours haute (comme j'aime), à la tension attendue, mais sur un profil bien moins large !! C'est plus posé, mais moins puissant... presque trop "étroit" pour le coup !!

Ca me fait un peu chier, et pour le vin et pour Julien, de le boire ainsi, mais on ne ment pas aux potes !! Vouvray - Le Compte Marc 2012 - Julien Vedel **(*)

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Le nez le plus expressif des blancs, avec son cortège de poire, sa pincée de pomme blette, quand la bouche se fait finement oxydative, avec ses notes pharma ... et sa finale pas nette du tout pour moi (sans parler de la grosse impression de sr), dommage pour ce Coteaux du Loir - Vieille Vignes Eparses 2005 - Domaine de Bellivière - Eric Nicolas *(*)

Un pif un poil soufré, mais une promesse en bouche qui se dénude élégamment !! Matière équilibrée, amers modèles, fraîcheur de bon aloi, enfin un chenin qui se tient (très) bien que ce Vouvray - Le Mont - Sec 2010 - Domaine Huet !! ***/***(*)

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Etonnant "demi-sec", à l'acidité haute bienvenue, qui "safrane" sympathiquement, mais manquant quasiment de "douceur" dans son registre, alors que le domaine aime laisser "traîner du sucre même dans ses secs" la rondeur !! Je reste circonspect devant ce Montlouis/Loire - Les Tuffeaux 2009 - françois Chidaine *(*)/**

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Fin du (laborieux) marathon, avec un ultime blanc au nez marqué de champignon, à l'acidité de diable, mais pour cause de fatigue, de désarroi, ou je ne sais quoi encore, je n'apprécie pas pleinement cette ultime salve, alors que nous sommes devant un jus historique : Vouvray - Les Morandières 2004 - Lemaire-Fournier **

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

En conclusion, une dégustation calamiteuse pour mes sens... et pas mal de mes collègues de goulot aussi !!

Le genre de séance qui vous conforte dans la culture d'une aversion (disproportionnée) pour le cab' franc, mais vous rappelle aussi que le chenin ne supporte pas non plus la médiocrité !!

Vivement la fin de la trilogie avec le Centre-Loire qu'on souhaite forcément moins funeste !!

Merci à tous les participants pour leur dévouement à la science et leur abnégation totale durant ce très long après-midi de souffrance !!

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Les Carmes à Rennes

16 Avril 2015, 04:55am

Publié par Docadn

Bonjour,

En marge du festival Vini Circus, nous nous sommes sustentés au restaurant Les Carmes, situé... 2 rue des Carmes justement !!

C'est le serveur (très rougeaud au visage carmin) qui nous a indiqué que cette discrète institution rennaise assurait le service depuis près de 80 ans !!

Cette dernière a été reprise récemment par Etienne Mangerel (et Iwona).

Etienne Mangerel semble avoir officié quelques années en Irlande, avant un "retour aux sources" couronné d'un encourageant petit buzz local.

2 toques G&M, 2 fourchettes et des "piécettes" (menu à moins de 20 balles) au Gros Rouge au compteur. A nous de voir si les distinctions sont méritées.

Source "juste à côté"

Source "juste à côté"

Accueil (un poil distant) d'un serveur... qui s'avérera souvent tout seul !! Intérieur aux tons clairs, typé vitrine de Noël sobre de "Maison du Monde".

Il est à peine 20h00, la salle ne déborde pas de monde.

Carte en main, nous optons rapidement pour le menu "Introduction" (pardonnez mon esprit mal tourné, dont l'intitulé me fait plus penser à un séjour à la Fistinière qu'à de la gastronomie) à 33 €.

Rafraîchi(e) chou-fleur saumon mariné - Velouté de potimarron et châtaigne, cuisse de canard confite, vieille mimolette, café - Dos de merlan, crème de quinoa, pickles de citron, moules fumées et pommes de terre confites
Rafraîchi(e) chou-fleur saumon mariné - Velouté de potimarron et châtaigne, cuisse de canard confite, vieille mimolette, café - Dos de merlan, crème de quinoa, pickles de citron, moules fumées et pommes de terre confites
Rafraîchi(e) chou-fleur saumon mariné - Velouté de potimarron et châtaigne, cuisse de canard confite, vieille mimolette, café - Dos de merlan, crème de quinoa, pickles de citron, moules fumées et pommes de terre confites

Rafraîchi(e) chou-fleur saumon mariné - Velouté de potimarron et châtaigne, cuisse de canard confite, vieille mimolette, café - Dos de merlan, crème de quinoa, pickles de citron, moules fumées et pommes de terre confites

Un(e) agréable rafraîchi(e) arrive rapidement. Service toujours un poil distant froid à mon humble goût.

L'entrée (la mienne) est très chaude, bien exécutée, au canard généreux, juste crémeuse, encore dans l'esprit automne-hiver.

Mon enrobé de collègue de tablée ne semble pas moins enchanté par son entrée maritime.

Quasi de veau rôti, écrasé de topinambour rôti, oignons confits - Blanc de cabillaud, raviole de langoustines, pomme, céleri rave façon risotto
Quasi de veau rôti, écrasé de topinambour rôti, oignons confits - Blanc de cabillaud, raviole de langoustines, pomme, céleri rave façon risotto

Quasi de veau rôti, écrasé de topinambour rôti, oignons confits - Blanc de cabillaud, raviole de langoustines, pomme, céleri rave façon risotto

Une viande à la cuisson soignée (riez bande de moqueurs... et ouais, j'ai pas pris de poiscaille) des légumes maîtrisés, un confit d'oignons surpuissant.

Rien à redire, c'est techniquement irréprochable, toujours généreux, sans faute d'assaisonnement excessif !!

Crème brulée au chocolat et gingembre, mousse de banane et glace au pop corn

Crème brulée au chocolat et gingembre, mousse de banane et glace au pop corn

Cohérence qui tient jusqu'au dessert (souvent juge de paix, pour moi, d'une séquence réussie ou non) d'une rare justesse là encore.

Pas d'excès de sucre, un gingembre discret, une mousse banane modèle... et une glace au pop-corn qui aurait dû me faire fuir... mais non !! Excellente crème brûlée alternative !!

Les Carmes à Rennes

Carte des vins courte, trop courte, qui laissera sur sa faim certains amateurs.

C'est donc un Vouvray 13 de chez Vincent Carême qui nous accompagna tout au long du repas.

Un chenin qui, comme l'a précisé le Maître Cappello limougeaud, joua plus sur la finesse que sur la puissance... un peu comme ce dîner au classicisme de bon aloi, techniquement très cohérent, qui rassurera les esprits peu aventuriers, à défaut de surprendre...

Restaurant Les Carmes

2 Rue des Carmes, 

35000 Rennes

02 99 79 28 95

www.lescarmes-rennes.com

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Vini Circus 2015... le débrief express !!

12 Avril 2015, 21:34pm

Publié par Docadn

Bonjour,

4 ans que j'avais pas remis les orteils dans ce "grand pardon breton des vins natures".

J'avais laissé la manifestation à Hédé, sous un chapiteau, je la retrouve à Guipel dans une structure en dur.

Vini Circus 2015... le débrief express !!

Si j'ai tancé le public parigot urbain des Greniers à Angers pour son clonage vestimentaire, la faune vinicirquienne n'est pas en reste non plus en terme d'uniformisation dans ce domaine.

La panoplie "sweat à capuche - barbe de 8 mois /anneau nasal - dreadslocks/touffe Capitaine Caverne - Crocs chaussettes" se croisait à la fréquence d'1 visiteur sur 1 2 !!

Bon, ce n'est pas non plus la "fashion week", petite tournée sélective des 105 vins goûtés-crachés avec Papylimougeaud !!

Vini Circus 2015... le débrief express !!
Vini Circus 2015... le débrief express !!
Vini Circus 2015... le débrief express !!
Vini Circus 2015... le débrief express !!

Je démarre par l'Ardèche et Le Mazel (Gérald et Jocelyne Oustric), avec en point d'orgue un(e) "Larmande 11" (syrah) à la très belle expressivité.

Passage à Vide chez Tuiles Bleues, avant de plonger en Muscadet avec Marion Pescheux et Manuel Landron (nouveaux venus dans le PV* sur 7,5 ha), dont un "68 ares" composé d'une folle-blanche aux flaveurs étonnantes de crème brûlée.

Détour par le Beaujolais et Champier, avec un "Brulius 14" agréablement complet face aux autres cuvées.

Chez Greg' Leclerc, les nez déboitent sont souvent "chafouins", la finesse la plus notable arrivant sur "Coup de Canon 12".

Chez sa moitié (Anne Paillet Leclerc), son cinsault (Pot D'anne 13) se glougloute sans raisons ni excuses...

* Paysage Viticole
Vini Circus 2015... le débrief express !!
Vini Circus 2015... le débrief express !!
Vini Circus 2015... le débrief express !!

La pause chez Foillard est largement plus agréable qu'il y a 4 ans sur la même manifestation. Si le 13 est en mode "glou", la "Côte du Py 13" est "charnue, pleine et racée". Fleurie 11 est, pour finir, tout en délicatesse.

Premier coup de coeur de la journée chez Julien Guillot (Clos des Vignes du Mayne - Bourgogne), avec un trio 910 (Mâcon-Cruzilles 13) - Bourgogne 13 - Aragonite 12 (Mâcon-Cruzille) d'un niveau splendide !!

Chez Maisons Rouges, "L'Eclos" et "Sur le Nez" 13 se défient entre finesse et complexité. Notons la petite volatile sur "Garance 13".

Encore un nouveau venu dans le PV* : Quentin Bourse qui fait son "Sot de l'Ange", signant un premier millésime (14) aussi remarquable que sa capacité à parler sans reprendre sa respiration.

Des vins déjà spectaculaires dans leurs expressions (vivacité et amertume maîtrisées), doublés d'une com' et de tarifs déjà matures.

Vini Circus 2015... le débrief express !!
Vini Circus 2015... le débrief express !!
Vini Circus 2015... le débrief express !!
Vini Circus 2015... le débrief express !!

C'est la sémillante Emeline Calvez (Domaine Sébastien Bobinet) qui offre à nos badigoinces assoiffées le quatuor Hanami 14 - Ruben 12 - Amateus Bobi 13 - Du Rififi (chardo/chenin).

Nous louons surtout la buvabilité extrême des 2 premiers jus (et les accents rigolos de pesto de Ruben).

Chez Marc Houtin (La Grange aux Belles), c'est "La Chaussée Rouge" qui "carbogloute" à donf, même si "Nina 10" n'a pas des accents aussi charmeurs que lors de notre dernière rencontre.

Back to Bourgogne, chez Ballorin au Marsannay "Les Echezots 13" quasi addictif.

Bouju est toujours en train de faire (lentement pour le commun des mortels, mais sûrement en mode "speed" pour lui) un carton à chacun de nos passages... tant pis !!

Les Roches Sèches (Jean-Marie Brousset, Thibaut Ducleux et Julien Delrieu) proposent un Essart 13 (grolleau) glou + très digeste, ainsi que des Varennes 13 au rapport qualité/prix remarquable !!

Pas de blanc tranquille en 14 chez Benoit Courault, mais Tabeneaux 11 et des Rouliers 13 qui sortent très bien du lot.

Vini Circus 2015... le débrief express !!
Vini Circus 2015... le débrief express !!
Vini Circus 2015... le débrief express !!
Vini Circus 2015... le débrief express !!

Des sensations décalées chez Matin Calme et Maupertuis, avant de croiser (enfin) les Chinon de Jérôme Lenoir, ou la baston entre 07 et 08 donne le 07 gagnant, pour un charme atypique très supérieur.

Grosse série chez Amiel (avé l'assent), avec "Dans la peau" 14 (rolle) salivant et puissant, puis "A Jean" (50/50 syrah/grenache) élégant (mais cher).

Vini Circus 2015... le débrief express !!
Vini Circus 2015... le débrief express !!

Immense coup de coeur chez Mylène Bru. S'il y avait un titre de championne du monde de galoche avec du vin, Mylène Bru écraserait (comme un Usain Bolt) la concurrence avec son trio "2013 - Rita 13 - Bordigue 13" !!

Il y a une délicatesse rare, une suavité modèle, un toucher de bouche de dingo avec ces nectars extras !! Chapeau Madame Mylène Bru !!

Sympathique étape chez Gulihem Barré (Aude), avec un "Sous le Bois 13" "riche et souple" (80/20 merlot/syrah), qui précède une "Fantaisie Singulière 13" "complexe et juteuse".

Fin de salon avec Pur (Looze/Alonso) et des jus très dangereux en cas de soif urgente (Ying-Yang cinsault/syrah très dangereux, Côte du Py 12 à l'acidité de diable).

105 vins plus tard, nous quittons donc Guipel, sa voyante, ses babos et ses vignerons pour nous attabler à une table rennaise...

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LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

22 Mars 2015, 22:02pm

Publié par Docadn

Bonjour,

14 ème rendez-vous des amateurs de la dive bouteille, dans notre QG rennais Un Midi Dans les Vignes.

Notre petit cercle de picolos, toujours assoiffé, s'attaque à la "plus longue aire de jeu du vignoble hexagonal", j'ai nommé La Loire !!

Une exploration que nous ferons par étapes, en remontant le fleuve, même si des satellites un peu excentrés risquent d'être oubliés dans nos scans dégustatifs.

Honneur donc à la Loire Méridionale, pas la plus sexy pour les buveurs d'étiquettes snobs du vin, (dont je me défends d'être, en vouant une SINCERE adoration pour le muscadet), qui va nous réserver des surprises de taille au fil de ces 15 16 candidats.

Tous les vins sont bus à l'aveugle.

Maïté Ligeron nous a concocté un déjeuner qui essaie de coller au plus près aux apports (communiqués un poil tardivement pour imaginer Ze menu raccord).

C'est sur sa demande que nous démarrons par les rouges.

LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Bretesche 1387 - Brut Nature - Jérémie Huchet :

Un "pétillant" en guise de warm up, à la bulle quasi invisible, exhalant fruits jaunes et fin sucre. La bulle est extrêmement fine, nerveuse, à l'amertume un poil marquée, quand la matière donne une sensation de sucrosité semble bien mûre. C'est globalement pas mal fait. **(*)

L'Aunis Etoilé 2013 - Deboubertin (Stéphanie Debout et Vincent Bertin) - Vin de France :

Le nez m'évoque un pinot noir dans un premier temps, avant de rebondir sur une macération carbonique évidente. La matière est fraîche, sur les fruits rouges, un poil crayeuse, avec une finale "pas très droite". Dommage pour cette dernière, car l'ensemble aurait fait un joli pineau d'Aunis très gourmand. Mais comme aurait sûrement dit Pierrot Deboubertin, qui a failli remettre au goût du jour les JO de la picole en 1253 : "l'important, c'est de participer d'en boire"... **(*)

253 Cuvée Surclassée 2011 - Philippe & Françoise Gourdon - Vin de France :

Un très joli nez de fruits rouges, alors que la matière est d'emblée austère. Un fruité dense (fraise) s'extirpe d'un jus définitivement rigide. La gourmandise finit par s'imposer difficilement sur une matière à la souplesse d'un mormon qui enterre sa vie de garçon à Las Vegas. **(*)

LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

La Grange aux Belles - La Nina 2010 - Vin de France :

Nez hyper fruité, annonçant une gourmandise à tous les étages. L'ensemble est juteux, très mûr, équilibré, charnu et d'une intense buvabilité. Les pisse-froid analystes trouveront ça "un poil mûr", mais non, c'est juste très bon, sur un domaine qui avait perdu un peu de mon estime sur les derniers millésimes. ***(*)

Château Perray Jouannet - Vignobles Laffourcade 2011 - Anjou :

Nez typé de "cab' franc à l'ancienne", à l'astringence et au végétal de "déchausse-gencive" (si un dentiste peut me donner le nom exact de cet instrument de torture). Un apport de "La Mouthe", seconde caution féminine de notre assemblée et première participation remarquée avec cette daube cet achat à l'aveugle. 0

Domaine Langlois Château - Vieilles Vignes 2003 - Saumur :

Là encore, un nez typé de cab' franc, à l'attaque massive, boisée, "serrée-fermée", qui finit par imposer une consensualité gustative convenue et plutôt flatteuse. L'acidité est plutôt élevée pour un 03, mais vu que c'est Maël qui ne l'a pas amené, mais qu'il me faut un coupable pour reprendre le flambeau de "la bouteille pourrie que tout le monde insulte et qui te vaut une lapidation à la figue molle". *

LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Domaine St-Nicolas - Le Poiré 2008 - Fiefs Vendéens :

Nez très expressif, complexe, métallique. Un jus à l'acidité haute, trèèèèès gourmand, au coefficient de torchabilité trèèès élevé. Tout le monde rame pour placer une négrette sur ce joli vin très joueur. ***(*)

Marc Pesnot - Chapeau Melon 2013 - Nature - Vin de France :

Une des 2 bouteilles du Boss, endossant avec joie le rôle du "punk à crête" par ses apports souvent "grunge métalcore d'obédience hair metal". Un pif de champignon (non hallucinogène), qui tourne pleine poire. On sent le "peu protégé", caractère "Crocs en bois de cagette Max Havelaar et sarouel en chanvre traité en préparation 501". Quasi bourguignon en bouche, hyper "rock décadent". Contrat rempli pour cette bouteille. Merci Christophe !! *(*)

Domaine Michel Brégéon - Muscadet 2004 :

Changement de registre avec ce muscadet assez réduit à l'entame, qui poire aussi intensément. L'attaque est délicate, fraîche, à l'acidité modèle, d'une rondeur très élastique. Un mayennais (en mode rougeaud qui a chaud depuis le début des hostilités) est surpris, à la découverte de l'étiquette, qu'un Muscadet puisse lui donner une demi-molle être aussi avenant. ***

LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Pithon-Paillet - Clos Pirou 2013 - Savennières :

Joli nez complexe, anisé, qui hurle "melon de Bourgogne", alors que c'est un chenin !! Attaque fraîche, nette, aux amers saillants, simple, bien foutu, mais pas de quoi se relever la nuit... surtout en découvrant son pédigrée !! Forcément trop jeune, mais prometteur. **/**(*)

Domaine Jo Pithon - Les Bonnes Blanches 2004 :

"Le keupon sans moumoute" revient avec un second blanc au caractère olfactif "oxydatif" qui nous emmène presque en Jura !! Un autre mayennais (moins rougeaud que son cousin) y trouve même de la crème brûlée, pas déconnante pour le coup.

La matière est nette, sans caractère déviant, puissante, en mode "oxydatif ménagé" modèle. Pour moi, le "meilleur blanc sec" de la série. ***(*)

Domaine du Closel - Clos du Papillon 2003 - Savennières :

Un nez de Lactalis yaourt, au bouchon évident... mais nous ne sommes que 2 à le ressentir. Ensemble rond, assez tendre, pas mal, mais bouchonné pour ma pomme. NN

LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Collection Privée des Frères Couillaud - PM 2004 - Vin de France :

Le traumatisme de "la bouteille foirée" est encore vivace !! Je "joue ma vie" en servant avec une certaine appréhension mon apport.

Pas de bouchon, pas de vin barré, ouf !! Ca pète d'ananas (petit manseng, eh oui, y'en a là-bas aussi) au-dessus du verre, quand la bouche reste "propre" devant l'aérien et le fruit délicat du jus en question. J'y décèle quand même un côté demi-corps qui n'en fait pas le délice absolu attendu. ***/***(*)

Domaine de Montgilet - Les Trois Schistes 2009 - Coteaux de l'Aubance :

Un coing puissant, une figue, une datte, mais un ensemble court et un peu pataud qui déçoit l'assemblée et son donateur. *(*)/**

Domaine de Montgilet - Le Tertereaux 2009 - Coteaux de l'Aubance :

Un liquoreux pour finir, sur le même millésime que son prédécesseur !! L'acidité est plus tranchante, équilibrant bien mieux l'ensemble **(*)... mais mon crayon se fait vagabond, je décroche, avant de plonger une petite cuillère dans un verre contenant un nectar de Didier Chaffardon "titrant" 700g de sr (1° d'alcool de mauvaise mémoire) tout simplement phénoménal ****

LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Ainsi s'achève ce 14ème opus breton qui, derrière des préjugés bien ancrés, doit son succès à l'impeccable logistique assurée par Bernard et Annick, sans parler de l'accueil et la générosité des Ligeron.

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Auberge du Pont d'Acigné à Noyal-sur-Vilaine

13 Décembre 2013, 17:42pm

Publié par Docadn

Bonjour,

La traditionnelle sortie pour "la bonne table de fin d'année pour cause d' grâce à un anniversaire", se tenait cette année dans la banlieue rennaise.

J'ai jeté mon dévolu, pour cette édition 2013, sur la table de l'Auberge du Pont d'Acigné.

Fraîchement auréolés d'un second macaron au Gros Rouge, Sylvain & Marie-Pierre Guillemot, ainsi que toute leur équipe, ont les projecteurs braqués sur leur jolie maison depuis le début 2013.

Sylvain Guillemot a débuté sa carrière chez Marc Tison (Rennes), puis Thorel (La Roche Bernard), avant de se "révéler" chez Passard (à L'Arpège, où il rencontrera sa future femme Marie-Pierre).

Ils montent leur "petite affaire" en 1995 à Acigné, à côté de Noyal-sur-Vilaine. Ils attendront 10 ans pour se voir récompenser d'une première étoile au Gros Rouge, 8 de plus pour se voir couronner de la seconde.

Seul bi-étoilé du département (il y en a seulement 4 en Bretagne), l'établissement s'est vu octroyer une 4ème toque au Gros Jaune en novembre dernier.

Auberge du Pont d'Acigné à Noyal-sur-Vilaine

Notre péril périple en leur demeure commence plutôt mal.

"Le mystère des internets", dirait une belge, qui ferait mieux de parler flamand plutôt que de massacrer la langue française avec des expressions vandammesque, fait que ma confirmation écrite n'est jamais arrivée !!

Grand moment de panique du staff, puis improvisation totale pour nous accueillir, malgré un service complet ce soir-là !!

L'équipe transforme le "petit salon d'accueil" en salle privative, rien que pour nous. 2 coupes de champagne nous sont offertes avec mille excuses.

Nous verrons, pour le coup, défiler l'intégralité de l'effectif pendant tout le service, terriblement inquiet de notre "situation peu standard".

Cette aventure nous amuse plus qu'elle ne nous dérange. Nous optons assez rapidement pour le "Menu Découverte" (110 €).

Amuses-bouche

Amuses-bouche

Pré-entrée : couteau
Pré-entrée : couteau

Pré-entrée : couteau

Grosse huître en fine gelée

Grosse huître en fine gelée

Craquant de chanterelles grises et ravioles d'oignons

Craquant de chanterelles grises et ravioles d'oignons

Mousseline de châtaignes et truffe blanche d'Alba

Mousseline de châtaignes et truffe blanche d'Alba

Turbot au jus de soja

Turbot au jus de soja

Ris de veau poêlé citronnelle

Ris de veau poêlé citronnelle

Plateau de fromages Jean-Yves Bordier

Plateau de fromages Jean-Yves Bordier

Soufflé pomme, glace au romarin

Soufflé pomme, glace au romarin

Coque chocolat caramel au beurre salé, émulsion café froid
Coque chocolat caramel au beurre salé, émulsion café froid

Coque chocolat caramel au beurre salé, émulsion café froid

Mignardises

Mignardises

04h00 plus tard, nous sortons repus, mais pas fatigués, heureux, mais pas ballonnés.

Maire-Pierre Guillemot (très active pendant tout le service) nous présente son cuisinier de mari, forcément plus dispo pour discuter avec nous à minuit passé !!

Nous revenons sur les moments forts de ce "long métrage culinaire".

  • Si le couteau nous ouvre gentiment l'appétit, l'huître (vraiment énorrrrme !!) nous donne le premier uppercut de la soirée !!
  • "Le craquant de chanterelles" est une ode au végétal et à la noble nature...
  • "La mousseline de châtaignes et truffe blanche d'Alba" nous propulse dans un historique vol stratosphérique !! Un plat gigantesque, dantesque, monstrueux, magique, unique, qui restera gravé tatoué dans ma boite noire, tant que ce connard d'Alzheimer la sale maladie ne l'attaque pas (ce n'est que la 3ème fois en 18 ans que Sylvain Guillemot travaille la truffe blanche d'Alba !!).
  • Le "turbot au jus de soja" s'offre avec une cuisson PARFAITE (oui, oui même ça il sait faire "comme j'aime") et ses faux airs asiatiques. Le végétal, siégeant à ses côtés, est toujours d'une ébouriffante justesse !!
  • "Le ris de veau" est, selon la spécialiste, parfait, énorme, à la cuisson là encore d'orfèvre !!
  • Passé le (classique et fort bien foutu) plateau de fromages, la suite "version sucrée" est un ton en-dessous du "déroulé salé", mais très largement au-dessus des niaiseries qui concluent souvent les repas.
  • Mention pour le rafraîchissant "soufflé pomme, glace au romarin" (et son "vin de sureau" maison), quand la "coque chocolat caramel au beurre salé, émulsion café froid" fait un vibrant baroud d'honneur avec son cacao d'excellence et la splendide juxtaposition du caramel et du café froid.
Auberge du Pont d'Acigné à Noyal-sur-Vilaine

Sylvain Guillemot a l'humilité d'un travailleur fou qui a pris conscience de ses errements, avant de revenir à "l'essentiel".

Il plaisante facilement avec "ses prises de têtes de jeunesse", quand l'évidence jouait avec ses nerfs et sa passion.

Il aborde, à 42 ans, "l'âge de la raison en cuisine", comme certains peintres voient, avec soulagement, "leur coup de pinceau" s'épurer, leurs peintures "s'illuminer"...

Il a fini par comprendre, comme tant d'autres avant et après lui, qu'une bonne cuisine passe par des produits d'excellence, un respect systématique de ces derniers, en les traitant "tout simplement".

Il ne remerciera jamais assez tous les jardiniers et primeurs du marché Ste-Thérèse, de cultiver avec autant d'amour tous ces légumes, toutes ces herbes, sans lesquels son métier ne vaut rien !!

Je n'ai pu m'empêcher de lui confier qu'il y avait cette putain cette foutue une "jouissive lisibilité" dans sa cuisine.

Je sais, c'est très convenu, cette expression m'agace quand je la lis chez les autres, mais là, j'ai "compris sa cuisine".

Elle est d'une "évidente simplicité", sans maquillage (pas de sauce), à l'expression végétale cinglante (il cuisine avec l'eau de tous ses légumes), aux cuissons délicates, presque caressantes...

De tous les "2 macs" fréquentés, ce n'est pas la plus "bluffante" des cuisines croisées... mais assurément la plus "directe", la plus "juste", la plus "compréhensible", à l'opposée des "cuisines chiadées qui te perdent par des non-sens", avec laquelle Sylvain Guillemot a aussi flirté avant...

A cela s'ajoute un service très pro, intelligent, équilibré, une carte des vins d'une rare justesse (où de jolies références bios et tradis se côtoient en cohérence) au service d'une foutue belle cuisine !!

Auberge du Pont d'Acigné

Lieu dit Pont d'Acigné

35530 Noyal-sur-Vilaine

Tél : 02 99 62 52 55

Fermé lundi & mardi

www.auberge-du-pont-dacigné.com

PS : sympathiques chambres d'hôtes à quelques kilomètres de l'établissement, au charmant accueil, aux tarifs doux.

La Métairie

12 rue du Petit Bois  

35410 Domloup 

02.99.37.53.37 ou 06.48.19.39.64

lametairiededomloup.jimdo.com

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