Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
EscapadeS

Articles avec #restaurant

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

3 Juin 2016, 17:54pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Eh oui, moins de 2 mois entre 2 articles, quand je vous disais que ce blog était vivant !!

Retour sur une journée mémorable, vécue à l'occasion de mon anniversaire !!

9 ans après, me voilà de retour au sein d'une adresse qui a énormément changé (attention, l'orthographe faisait saigner des yeux à l'époque, sans parler d'une mise en page des plus déstructurées !!).

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Je (re)découvre un établissement méconnaissable.

Une extension hôtelière (comptant 8 chambres) trône désormais aux côtés de la salle à manger !!

Un classement 4*, amplement mérité, couronne cet ensemble luxueux, décoré avec goût, à la literie exemplaire, méritant d'être inculpée pour "enlèvement et séquestration"...

Mais avant de me faire piéger par cette dernière, la journée fut longue... et intense !!

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!
Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Il est 09h30 ce samedi matin, quand je découvre que je suis invité à une "matinée cuisine, dans les coulisses d'un restaurant étoilé" !!

Invité unique, privilégié, qui va saouler accompagner pendant quelques heures Olivier Bellin et son équipe !!

Le chef doublement étoilé au Gros Rouge m'accueille avec la neutralité d'un boss déjà concentré sur le service à venir.

Il me fait goûter, d'emblée, de splendides asperges vertes tout juste sorties de la casserole.

Le principe étant de me balader de poste en poste, pour mieux comprendre l'organisation d'une brigade de cuisine gastronomique.

Et je ne me gêne pas pour faire chier solliciter tout le monde pour le coup !!

Je pèle aussi quelques girolles entre les 2 postes (le sucré et le salé).

Je "brise la glace" tout doucement avec le chef (le plus dispo malgré tout avant le service), pour qu'il me fasse l'article de son job, de ses objectifs et de sa "philo-gastronomie" !!

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Repéré très tôt dans le milieu, il fait partie des talents de la génération de Jean-François Piège (ce dernier a débuté 1 an avant lui).

Après son apprentissage au Paraclet (Quimper), il rejoint "l'écurie Robuchon" (Quand J.F Piège carbure pour Ducasse).

2 ans plus tard, c'est chez Thorel, alors 2 macarons au Gros Rouge, à la Roche-Bernard qu'il fait une halte, avant de reprendre l'affaire familiale à Plomodiern.

Il métamorphose le "resto ouvrier" de papa-maman en gastronomique, décroche une 1ère étoile en 2005, une seconde en 2010.... et ne pense qu'à la 3ème étoile dont on le "menace" depuis 2 saisons !!

Cet objectif le hante jour et nuit... depuis qu'une haute responsable du guide est venue spécialement pour cela... c'était en septembre dernier, l'équipe était fatiguée... ça n'a pas marché !!

Pierre (le responsable de salle et "bras droit") et le chef ont réalisé à ce moment que la frontière qui les séparait du Graal de la gastronomie était très ténue... et depuis, c'est un combat qu'ils jouent à chaque service, sur chaque assiette, chaque cuisson !!

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Le service démarre, je m'efface pour voir "la machine des rêves à manger" fonctionner sans relâche pendant près de 03h00 !!

Olivier Bellin ne se contente pas de camper au passe en ânonnant les commandes.

Il se défonce comme un commis, mais s'emporte comme un chef qui joue sa vie pour une fleur mal placée ou un filet de bar à la cuisson trop poussée !!

Je reste pantois devant le pur esprit d'équipe qui règne, au-delà des orages du chef, à chaque dressage... n'imaginant pas que 5 personnes pouvaient s'occuper d'une seule assiette !!

Comme une souris-arbitre (de 75 81 kg), je chronomètre les cuissons des (splendides) langoustines, celles des 20 homards décortiqués 01h00 plus tôt... vite un tour chez les pâtissiers... les panières de 10 pains différents se succèdent au fil du service, les montages ardus des assiettes sucrées se multiplient !!

Le "responsable sucré" (passé par Bocuse) compare les 2 activités à l'athlétisme. Le "staff salé" court le marathon, quand le "staff sucré" fait le sprint final... à la vitesse d'un 100 m pur !!

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!
Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Je n'ai pas vu passer les 05h30 passées avec toute l'équipe !!

Je me rapproche d'Olivier Bellin après le "coup de feu"... il est fatigué... fatigué de presque 30 ans de métier (il a 45 ans) !!

Il se donne jusqu'à 50 ans pour parvenir à son "olympiade personnelle"... mais il la veut cette 3ème étoile, il la veut vraiment... et il se dit prêt !!

On ne peut s'empêcher de penser au "syndrome Roellinger", qui a décroché la consécration à 52-53 ans, rincé par le métier... trop tard disaient les fans !!

Celui que j'ai vu aux "Goûts Uniques à Nantes" en 2010, m'ayant laissé l'impression d'un excellent technicien à l'égo boursouflé, me semble forcément différent aujourd'hui, après 03h00 de discussion !!

Un poil caractériel, il se dit aussi "en concurrence" avec les plus grands... et Piège en 1er, insolent de talent, sûrement pas moins odieux par moments !!

Il aspire, derrière cette fièvre professionnelle et continue, à un véritable apaisement... que peut- être seule une rencontre intime arrivera à lui donner et à maintenir !!

Je quitte le chef pour me reposer à mon tour... et me préparer à découvrir la scène après les coulisses !!

A suivre..

Voir les commentaires

Restaurant Radio à Copenhague

20 Avril 2014, 19:02pm

Publié par Docadn

Restaurant Radio à Copenhague

Copenhague, le temps d'un week-end.

Une ville qui occupe souvent l'espace médiatico-culinaire depuis la "chute" d'El Bulli. Il va sans dire que les 3 titres consécutifs de meilleur restaurant du monde (2010-2011-2012) du Noma ont pas mal aidé à cette mise en lumière !!

Un éclairage qui aurait pu s'apparenter à la résistance d'une benzodiazépine à demi-vie longue, sans l'octroi de macarons bibemdumesques agrémentant, depuis, certains établissements de la ville, sans parler du Bocuse d'Or de Rasmus Kofoed en 2011.

Le Danemark, via Copenhague, s'évertue à donner un sens et une dimension à la cuisine nationale, de la faire briller au niveau international, même si les chances de la voir reprise ailleurs sont assez minces !! L'inspiration semble par contre avoir conquis plus d'un cuistot en Europe moins septentrionale !!

En attendant, le goinfre qui sommeille en moi a voulu voir de plus près à quoi cela pouvait bien ressembler !!

Le budget pour le Noma ayant potentiellement pu grever la dette publique étatique d'un quart de point supplémentaire au-delà des critères de Maastrich, je me suis rabattu sur le Noma du pauvre : Radio.

Restaurant Radio à Copenhague

Une réservation indispensable pour cet établissement, situé juste en face du The Royal Danish Academy of Music's Concert Hall, d'où le nom du resto selon la légende !!

Radio semble avoir remplacé un resto italien (Caffé La Sosta, merci Street View).

Ouvert depuis 2012, on lit souvent que ce sont d'anciens cuistots du Noma qui ont ouvert la chose, mais aussi que c'est Claus Meyer (actionnaire notamment du Noma, figure bouffeuse-gastro de la ville) qui est derrière les manettes du Radio.

Je ne sais pas où se situe la stricte vérité, je m'en fous même carrément oserai-je écrire !!

Accueil très chaleureux, par un personnel physiquement très IX-Xème Richer et consorts !!

Je sais désormais d'où vient cette mode de serveurs barbus et anorexiques, qui sévit à Paname depuis quelques années !!

Restaurant Radio à Copenhague

Une salle sobre, parquet en chêne et ferronnerie, quand la lumière très très discrète tamisée distille une ambiance intime très scandinave dans l'esprit vous laisse penser que le kWh local coûte 132 € HT (je sais désormais d'où vient cette mode-déco-éclairage-minimalistes-qui-sévit-à-Paname-dans-tous-les-néo-bistrots !).

Le resto n'est qu'à moitié plein à cette heure-là (20h00), le niveau sonore déjà quasi insupportable !!

Restaurant Radio à Copenhague

Un verre de riesling autrichien correct pour accompagner des crakers champignons-moutarde pas mal.

Un beurre lardé, bien foutu, nous est proposé pour tartiner un délicieux pain, à la mie hautement acidulée !!

Le soir, 2 formules au choix : 3 ou 5 plats, pour 300 ou 400 DKK (soit au cours du 20/04/14, 40 ou 50 € selon la formule choisie).

Un option mets-vins est dispo pour chacun des 2 menus pour 200 à 250 DKK supplémentaires (27 à 35 €).

Une alternative sans alcool, pour 120 à 200 DKK supplémentaires (16 à 27 €), peut accompagner ces 2 menus !!

Nous partons pour la séquence 3 plats + eau gazeuse.

Cod/Potato/Onion

Cod/Potato/Onion

Le crémeux visuel de cette entrée se confirme en bouche. Un poisson bien planqué, dans un plat aux accents fumés très prononcés. L'oignon est justement grillé.

Assez bien équilibré, malgré la générosité conjuguée de la crème et de l'assaisonnement .

Au global, c'est quand même bon.

Squid/Leeks/Dried beef

Squid/Leeks/Dried beef

Des poireaux brûlés-croquants, là encore d'une justesse irréprochable, quand le boeuf séché paraît neutre sous la langue.

Le calamar est tendre, bien cuit. L'ensemble est toujours trop salé pour mon palais. La première expression dominante d'agrume asiatique fait son apparition. Pas mal aussi !!

Lumpfish roe/Grain/Cheese

Lumpfish roe/Grain/Cheese

Des oeufs de lompes croquants, pour un plat totalement croquant aussi. Un peu l'esprit ceviche-perle-du-Japon, quand la citronnelle (forcément asiatique) s'invite à nouveau, me fatigant déjà les sens... mais c'est encore bien fait !!

Chicken/Parsley/Aronia berries

Chicken/Parsley/Aronia berries

Poulet extra-moelleux, fumé, pas sec, à l'ail très bien dosé. Un bouillon toujours trop assaisonné et cette impression continue de goûter un plat d'obédience nordique préparé par un chef chinois !!

Apple/Milk/Caramel

Apple/Milk/Caramel

Loin d'être le plat le plus inintéressant, cette conclusion se retrouve même avec le statut de très bonne surprise de la séquence !!

Une glace au lait cohérente, un caramel surpuissant sur une pomme judicieusement exploitée, où même les épluchures sont redoutablement mises en valeur !! Coup de chapeau pour ce dessert (trop rare au resto pour que je le passe sous silence !!).

Un service toujours souriant, très barbu mal rasé, mais plus costaud qu'au Richer !!

Une carte des vins très branchée France-bio-nature, aux tarifs locaux (soit pas donné pour le péquin français moyen !!).

En conclusion, un resto dont je ne sais quoi penser... en mal comme en bien !! C'est pas mal à bon, un poil trop centré Asie-citron-acidulé-nordique-revisité.

Une cuisine assez bien exécutée, mais peu causante-excitante à mes sens d'enculeur de mouches qui voit du sel et de la citronnelle partout...

La salle reste jusqu'au bout vraiment trop bruyante !!

Radio

Julius Thomsens Gade 12

1632 København

(+45) 2510 2733

info@restaurantradio.dk

restaurantradio.dk

fermé le lundi

Voir les commentaires

Restaurant Les Climats à Paris

11 Janvier 2014, 19:07pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Sortie d'hibernation pour ce foutoir, peu notoire, avec pour démarrer l'année, une adresse qui doit son salut à nos jambes et nos estomacs fourbus, ainsi qu'un pouvoir d'achat post-fêtes aussi ridicule que les comptes de l'UMP avant la quête nationale !!

En ce samedi midi de début janvier à Paris, le défi de trouver une table ouverte est aussi improbable que de me voir étudier les possibilités théoriques de bien manger dans le quartier sans me planter !!

Alors que notre estomac crie plus fort qu'une Lara Fabian aphone, notre situation géographique s'avère désespérée pour qui veut se nourrir à prix décent sans trouver porte close.

Le rapide coup d'oeil (de curiosité) sur la carte de l'Atelier de Joël Robuchon, nous donne de légitimes regrets sur le mauvais timing avec son homologue tokyoïte, largement plus abordable financièrement !!

Aussi, sans but précis, nous errons, jusqu'à ce que nos pas lassés nous mènent devant cette singulière façade, au sobriquet qui fait seulement briller les yeux des amateurs un tantinet cultivés alcoolos...

Restaurant Les Climats à Paris
Restaurant Les Climats à Paris

La formule déjeuner est à notre portée, nous entrons !! Accueil "grande maison", splendide cadre Art nouveau, banquettes et fauteuils confortables, rouges, bordés de motifs léopard directement inspirés des fringues du peu regretté Mobutu !!

Une esthétique cave à vins trône dans l'imposante salle à manger (cette dernière ouvrant sur un sympathique patio-jardin).

Nous optons rapidement pour la formule entrée-plat-café du déjeuner, à 36 €.

Gougères cheddar-cumin

Gougères cheddar-cumin

Gravlax de saumon bio, crème de céleri rave au raifort, navets de Pardailhan et pomme granny Smith (entrée)

Gravlax de saumon bio, crème de céleri rave au raifort, navets de Pardailhan et pomme granny Smith (entrée)

Cromesquis d’escargots façon les climats, champignons sauvages et coulis de cresson (entrée)

Cromesquis d’escargots façon les climats, champignons sauvages et coulis de cresson (entrée)

Volaille fermière de Challans rôtie, marmelade ananas/endives/pamplemousse, purée onctueuse de légumes d’hiver et jus émulsionné au foie gras (plat)

Volaille fermière de Challans rôtie, marmelade ananas/endives/pamplemousse, purée onctueuse de légumes d’hiver et jus émulsionné au foie gras (plat)

Cabillaud poché à four doux, chorizo, champignons de Paris, petits croûtons et ciboulette, crème de chou-fleur à la bonite (plat)

Cabillaud poché à four doux, chorizo, champignons de Paris, petits croûtons et ciboulette, crème de chou-fleur à la bonite (plat)

Si nous étions entrés aux Climats sans convictions, nous en sommes ressortis avec un paquet de certitudes !!

  • Ce Gravlax de saumon bio (de Bretagne) fut une démonstration du très haut niveau de la précision culinaire présente en cuisine !! Un morceau d'un fondant, d'une justesse gustative épatants !! J'ai mangé quelques gravlax, mais ce dernier les renvoie tous à de sombres tentatives ratées de faux carpaccio trop épais, trop salé, trop sucré, trop gras... Un exceptionnel filet, traité avec précision et grand respect !!
  • Le cromesquis était d'un aérien renversant !! Conjuguant, sur un fil ténu, la force végétale du cresson et la puissance terrienne/terreuse des champignons.
  • J'avais, pour une fois, fait l'impasse sur le poisson, jetant mes sens affamés sur la volaille. Là encore, une impressionnante technique dévoilée à travers cette Challans fondante, moelleuse, pas sèche, à la finesse apaisante !! Le mélange ananas/endives/pamplemousse, peu aguichant sur le papier, fonctionne assez bien. Le jus émulsionné est dispensable.
  • Sur le cabillaud, beaucoup de non-amateurs auraient renvoyé le morceau pour cause de cuisson insuffisante. Il n'en était rien !! Un splendide nacré apparaît dès le premier coup de fourchette sur le filet. La crème de chou-fleur (servie à part) paraît vivante, grâce au flux thermique permanent sur ce qui semble être de très fines feuilles de feuilleté.
Source lesclimats.fr

Source lesclimats.fr

Quant à la carte des vins, elle est juste capable de remplacer le Viagra pour tout buveur d'étiquettes souffrant de problèmes d'érection dans ce domaine.

Franck-Emmanuel Mondésir, le sommelier, nous a annoncé pas moins de 400 références, quand les patrons (Carole Colin et Denis Jamet dont Mr Lung résume le parcours jusqu'au Climats) en clament pas moins du double, pour 8500 bouteilles au total !!

Lire Etudier l'intégralité des 150 pages de la carte des vins UNIQUEMENT dédiée à la Bourgogne, vous demandera sûrement d'arriver en même temps que les employés !!

Une volonté farouche des proprios d'être la vitrine la plus complète de la Bourgogne à Paris.

Tous les grands noms (et les petits) sont au casting très prestigieux de cet inventaire des fameux climats de Bourgogne.

Le tout, à des coefficients de l'ordre de 2,5 (selon la police).

Si l'idée vous prend de ne pas vouloir boire "du bourgogne", on vous présentera "la carte de la cave de l'enfer".

Une dizaine de références vendues à un coefficient volontairement outrageant (4,5), pour bien vous faire comprendre que le staff ne veut pas les vendre !!

Pour finir, sans oublier que l'on va au resto D'ABORD pour manger, quelques mots sur le chef Julien Boscus.

Arrivé fin septembre 2013 (après un démarrage mitigé raté avec le précédent chef Chi Tam Phan) quasi directement de Séoul, cet ex-second de Gagnaire (passé aussi par Alléno) a atterri aux manettes des Climats après un projet (en commun avec son ex-chef) avorté.

Ce technicien, vraisemblablement hors-pair, nous a délivré une cuisine élaborée, visuellement salivante, gustativement juste, sobrement classique, teintée de fines touches d'extravagances.

Je me suis rapidement enflammé (sur FB) sur le talent indéniable de ce dernier, au vu des fulgurances délivrées.

Je maintiens mon engouement et l'engagement pris. C'est seulement la seconde fois dans l'histoire du blog que je prends ce pari.

Le 1er concernait La Gourmandière à Vannes... j'ai très rapidement gagné ce pari unique !!

Aussi, à l'instar de Chirac qui promettait, en 77, de piquer une tête dans la Seine, je prends l'engagement de prendre un bain de pieds dans la Seine, si Julien Boscus n'obtient pas un macaron (largement mérité, au vu de la prestation de ce déjeuner) dans l'édition 2015 du Gros Rouge (puisque celle de 2014 doit sûrement être déjà "sous presse"), pour sa cuisine dans ce restaurant.

Les Climats

41 rue de Lille

75007 Paris

Tél : 01 58 62 10 08

De 12h00-14h30

De 19h00-22h30

Fermé le dimanche

​lesclimats.fr

Voir les commentaires

Les Escapalmes d'Or® 2013

20 Décembre 2013, 09:39am

Publié par Docadn

Bonjour,

Pour la 4ème année consécutive, "L'Académie des sets de table, du verre à pied et du poisson trop cuit" vous présente le palmarès des Escapalmes d'Or® 2013.

Une chronologie respectée, réglée à l'identique des sorties de guides comme les Gros Jaune & Rouge, ou l'anorexique Fooding.

Si c'est le calendrier de l'Avin qui ouvre toujours la saison des "prix litres et verts", la distribution de bisous des Vindic d'or suit de très près l'éphéméride alcoolique...

Place désormais aux Escapalmes d'Or, pour conclure l'année fiscale, entre 2 rots improvisés à table et un pet négligé en la quittant !!

Eh oui, comme chez Pudlo, on recycle les photos, quand c'est pas les textes !!

Eh oui, comme chez Pudlo, on recycle les photos, quand c'est pas les textes !!

Trêve de blabla, fonçons voir tous les résultats de ce nouveau millésime !!

La double Escapalme d'Or® 2013 de "la grosse feignasse blogueuse qui s'est fait voler son clavier et son mot de passe, mais qui arrive à écrire "caca" 2 fois par semaine sur FB, quand l'autre feignasse publie seulement des pochettes "freaks" tous les vendredis sur FB, sans se rappeler que son dernier article date de Noël 2012", est attribuée à David Fourien et Estèbranleur pour leur grève illimitée avec risque de préavis de travail !!

Donc, pas bravo les gars, mais votre littérature de comptoir & piano manque cruellement au paysage !!

Les Escapalmes d'Or® 2013Les Escapalmes d'Or® 2013

L'Escapalme d'Or® de plomb et d'arsenic 2013 d'honneur pour "le service le plus pourri de la Voie Lactée, assuré par 2 truffes que même un chien aurait honte de déterrer, dont on ne voudrait même pas sur le marché de Saint-Paul-Trois-Châteaux" est attribuée au... personnel du K5 à Lorient pour ce moment unique de professionnalisme et de savoir-vivre !! Encore merci !!

Les Escapalmes d'Or® 2013

L'Escapalme d'Or® 2013 de la "meilleure carte des vins du 4-9 qui ne t'allume pas comme un Zip avec des coefficients de grandes marées sur le prix des cartouches" est attribuée Aux P'tits Oignons à Angers, pour sa remarquable sélection au juste prix à faire bander, prompte à exciter les buveurs d'étiquettes victimes de déni dans ce domaine.

Les Escapalmes d'Or® 2013

L'Escapalme d'Or® Paillettes 2013 du "resto-bistrot parisien éclairé par un briquet en fin de vie, avec des serveurs anorexiques et duveteux qui te laissent respirer à peine 4 secondes entre l'entrée et le plat, mais ça doit être un concept que seul le Fooding peut comprendre, vu que c'est Ze bistrot de l'année" est attribuée au Restaurant Richer, avec mention complémentaire pour le foutage de gueule assumé du "concept" de la carte des vins où, je cite, "on a des vins jeunes, c'est normal, il faut aller dans les étoilés pour trouver des vins à maturité..."

Les Escapalmes d'Or® 2013

L'Escapalme d'Or® 2013 de "l'adresse de retraité en camping-car, qui entre les yeux fermés dans les Logis de France, parce que c'est toujours bon et pas trop cher, que le Saumur-Champigny il est bon aussi et y va bien avec tout, parce que j'aime aussi ces adresses silencieuses, qui ne brilleront jamais, mais qui sont solides" est attribuée à La Cotriade à Ploumanach, car si demain le "label fait maison" vit survit tient mieux que les autres tentatives, il n'y a guère que cette dernière dans le bourg pour vous nourrir "sainement à prix humain".

Les Escapalmes d'Or® 2013

L'Escapalme d'Or® 2013 de "l'adresse surprise que tu n'attends pas plus, au service le plus sympathiquement austère de la ville, qui avec sa formule à 18 € déchire toutes les tables rondes, carrées, ovales de n'importe quel chevalier casqué, en renvoyant dans leurs frigos tous les imposteurs avec leur radis-beurre à 10 boules" est attribuée au Restaurant Le Parvis à Orange, pour la belle équation prouvant qu'on peut faire de la très bonne cuisine à midi comme à 20h00, sans pour autant être obligé de contracter un emprunt toxique pour se sustenter...

Les Escapalmes d'Or® 2013

La double Escapalme d'Or® 2013 du "meilleur accueil vigneron, avec d'un côté, des êtres humains d'une trop rare sincérité et gentillesse dans un milieu peuplé aussi d'enf... de conn... de pas très gentils, aux vins harrypotteriens magiques, puis de l'autre, un couple animé par les miracles de la nature, qui te montre des plantes que tu ne verras jamais dans Silence ça pousse, tout en élevant des vins d'une rare justesse" est attribuée à Catherine et Philippe Delesvaux, ainsi qu'à Aymeric Hillaire et Mélanie Cunin.

Les Escapalmes d'Or® 2013Les Escapalmes d'Or® 2013

L'Escapalme d'Or® 2013 du " meilleur parcours VTT, où tu dors, tu manges, tu grimpes, tu redors, tu remanges, tu regrimpes, tu re-redors, tu re-remanges, tu re-regrimpes, le tout pendant 6 jours, en gardant la banane et en te laissant un peu pousser le bide, ne te lassant jamais des paysages, des chemins, des dénivelés, du Comté, des fritures, des galettes de Michon, que si t'avais le temps (et la forme), tu le ferais en aller-retour tellement c'est bien", est attribuée à la Grande Traversé du Jura en VTT... car elle existe aussi à pied, en bourricot, en deltaplane et en tondeuse autoportée...

Les Escapalmes d'Or® 2013

L'Escapalme d'Or® 2013 de "la meilleure table de banlieue rennaise, qui même en oubliant ta résa ne te pourrit pas le reste de la soirée, se mettant en 8 pour t'offrir un long métrage culinaire unique en 3D, qui fait passer toutes les émissions bouffe de M6 pour un Netto aveugle sans labrador" est attribuée à toute l'équipe de l'Auberge du Pont d'Acigné à Noyal-sur-Vilaine.

Les Escapalmes d'Or® 2013

L'Escapalme d'Or® 2013 du "meilleur canon surprise, qui appelle les gorgées les unes après les autres, sans te soucier du tarif parce que c'est donné, que t'as pas besoin de te branler la tête pendant 03h00 sur le milieu de bouche ou la finale, que même le voltage est transparent, pourtant ça vient du sud, donc ça cogne normalement, mais là je dis sus aux clichés et bois un coup" est attribuée à la cuvée Horizon 08 en St-Chinian, du Domaine des Pins.

Les Escapalmes d'Or® 2013

L'Escapalme d'Or® 2013 de "la meilleure dégustation de chenin organisée par un hypocondriaque limousin-nain et son haltère et gros bonnet 110B, qui te fait dire au bout du compte, que tu aurais vraiment eu les boules d'avoir un rhume ou dentiste ce soir-là, tellement c'était grandiose malgré les bouchonnées de circonstance" est attribuée au quatuor Alain-Patricia-Julien-Sonia, pour leur dévouement continu lors de la soirée diabète comme ses pieds de vignes !!

Les Escapalmes d'Or® 2013

L'Escapalme d'Or® 2013 du "chocolat qui fait un peu vaciller la suprématie de Gillotte sur les Escapalmes d'Or® 2011 et 2012, arrivant même à te laisser la tronche en biais de plaisir, provoquant à l'occasion des réactions outragées, mais lentes, chez les victimes d'AVC très susceptibles" est attribuée à Christophe Roussel pour le splendide équilibre de la majorité de ses créations.

Les Escapalmes d'Or® 2013

L'Escapalme d'Or® 2013 du "caviste découvert tardivement, mais c'est tant mieux pour mon banquier, chez qui t'as souvent envie de crever le ridicule plafond de ton découvert, car ce con malin a toujours un truc dont t'as entendu parler, mais que t'as pas vu la fois d'avant, que t'as pas encore goûté, donc il faut bien éclaircir le mystère littéraire, qui ose en plus vendre du Grignan-Les-Adhémar" est attribuée à :

François Le Henanff, caviste à "Le goût de la vigne" à Pluvigner.

Source www.legoutdelavigne.fr

Source www.legoutdelavigne.fr

L'Escapalme d'Or® 2013 de "la pseudo caution littéraire de hall de gare routière, tellement délicieuse à lire, que tu jalouses en secret toutes les expressions croisées dans cet essai hautement caustique d'anthropologie australienne, sorti il y a déjà 8 ans, mais je suis toujours à la bourre, lisez-le, c'est très drôle et très instructif" est attribuée à Bill Bryson, pour ses chroniques australiennes intitulées "Nos voisins du dessous".

Source Payot & Rivages

Source Payot & Rivages

La tradition voulant que la dernière Escapalme d'Or® soit forcément musicale, nous concluons ainsi ce palmarès 2013 avec :

L'Escapalme d'Or® 2013 du "meilleur album, à mes oreilles, écouté parmi plein d'autres, mais qui fait la nique à tous par le nombre de fois où il a été diffusé chez moi, dans ma Dacia nippone, dans le TGV, dans le RER B, sur la RN 165" est attribuée pour la seconde année consécutive à Bill Ryder Jones, pour son dernier album "A Bad Wind Blows in My Heart", qui après If laisse enfin entendre sa (petite) voix, dont le timbre n'est pas sans rappeler, par moments, celle de Mark Oliver Everett, alias Mr.E (Eels).

Domino Recording Co

Domino Recording Co

Ainsi s'achève cette 4ème cérémonie des Escapalmes d'Or aux "intitulés les plus longs du monde, mais avec moins on comprend pas tout".

Bravo à tous les récipiendaires, ainsi qu'aux nominés jamais nommés !!

Rendez-vous l'an prochain !!

Voir les commentaires

Le Jardin Gourmand à Lorient

20 Octobre 2013, 16:17pm

Publié par Docadn

Bonjour,

A la louche, voilà bien 10 bonnes années que je n'avais pas pointé mon nombril (moins proéminent, à l'époque) au Jardin Gourmand.

Cette discrète institution lorientaise est arrimée, contre vents et marées, depuis bientôt 24 ans, dans l'anonyme (et excentrée) rue Jules Simon.

Nathalie et Arnaud Beauvais n'ont, pour autant, pas été épargnés par quelques tempêtes, dont la dernière aurait pu leur être fatale.

Quand la "fameuse crise de 2008" s'est manifestée, ils en ont très rapidement subi les conséquences.

Constatant une chute vertigineuse de fréquentation (au déjeuner) de près de 60% (en cause : le resserrement drastique des budgets "déjeuners d'affaires"), ils ont immédiatement pris les devants, réduisant la voilure, privilégiant une ouverture uniquement le week-end (du vendredi midi au samedi midi).

Arnaud et Nathalie Beauvais (source l'Internaute)

Arnaud et Nathalie Beauvais (source l'Internaute)

La semaine est désormais consacrée à 4 autres activités périphériques, de quoi largement occuper le champ jardin.

Déjà fort de quelques jolis succès éditoriaux, le couple est à la tête de sa propre maison d'édition : Trop Mad (trop bon, en français !!).

L'Akademi du même nom, dispense des cours de cuisine (assurés par Nathalie Beauvais) et des initiations à la dégustation des vins (animées par Arnaud Beauvais), quand La Boutik propose des produits bretons, "testés et approuvés" par notre duo.

Ils ont encore le temps d'animer, de temps en temps, le blog MPUCBTB (Mouvement Pour Une Cuisine Bretonne Trop Bonne), sans parler de l'activité "agence de com'" assurée par Arnaud, Nathalie & son frère.

Pour le coup, notre couple frise une forme d'hyperactivité, proche de celle d'Eric Guérin.

Une "adaptation au marché et aux tendances" somme toute assez remarquable, réussie, quand on n'est pas les "chouchous naturels surmédiatisés de la sphère culinaire".

En ce vendredi midi, je fête mon "certificat d'aptitude à la pratique sportive".

Je sais, l'excuse est pas super motivée bidon, bon j'avais les crocs, je passais pas loin.

Le Jardin Gourmand à Lorient

Alors que je consulte, dans l'entrée, le menu affiché, Arnaud Beauvais arrive, sourit *, s'excuse, puis affiche le vrai bon menu du jour.

Un menu qui s'avèrera en partie inexact, sur un des plats proposés.

La salle est quasi déserte, bien plus lumineuse que dans mon souvenir.

Une ambiance "bistrot chic", tons clairs, petite terrasse sur l'arrière, verrière végétale sur le côté, me tend les bras.

* Arnaud Beauvais sourit tout le temps !! C'est simple, il a dû naître en souriant ce gars-là !! Il sera sûrement le seul à encore sourire le jour de son propre enterrement !!
Grignotages
Grignotages
Grignotages

Grignotages

Je me laisse guider par le volubile patron-serveur jusqu'à ma table.

Passionné de vins (même si nous ne somme pas, apparemment de la même "obédience vinique", à part Michon en Vendée,la carte est achalandée avec force), il me propose un Sauvion 12 de la Ligne Haute Culture (vieilles vignes), au fruité évident, aux accents un poil technos pour ma pomme, mais qui fera quand même l'affaire, avec la batterie de "grignotages végétaux" qui suivent le service du vin.

Radis noir, rillettes de poissons au curry, concombre mexicain, petites tomates noires, physalis, compotée de blettes au sésame.

J'ai rarement vu autant de grignotages servis pour un seul convive !!

J'opte pour le "Menu du Marché", sur la formule entrée-plat à 24 €.

Terrine de poissons, tartare d'algues et sa fondue de fenouil à la grecque.

Terrine de poissons, tartare d'algues et sa fondue de fenouil à la grecque.

Filet de lieu jaune de ligne, en crêpe de sarrasin, fondue de légumes, Kari Gosse et bisque de langoustine.
Filet de lieu jaune de ligne, en crêpe de sarrasin, fondue de légumes, Kari Gosse et bisque de langoustine.

Filet de lieu jaune de ligne, en crêpe de sarrasin, fondue de légumes, Kari Gosse et bisque de langoustine.

L'entrée, si elle semble visuellement dépouillée, est une ode à la fraicheur et à la complexité !!

Arnaud Beauvais détaille, banane tatouée aux lèvres, chacune des 4 compositions de l'assiette.

De gauche à droite, nous avons :

  1. Une salade, délicieusement assaisonnée à l'huile de noisette (de Pontivy).
  2. Du "fenouil à la grecque" de bon aloi.
  3. Une terrine de poissons fort juste.
  4. Un tartare d'algues (de Roscoff) qui tue sa race de dauphin rose de l'Amazone (même s'il n'y en pas un gramme), par sa texture et sa juxtaposition des saveurs !!

"La crêpe de lieu jaune" n'éclate pas non plus les pupilles, par sa présentation d'une esthétique peu suffocante.

Cette fois-ci, c'est la serveuse (un poil triste) qui me fait l'article du plat.

La galette est délicatement croustillante, le poisson bien cuit (très très légèrement nacré), la bisque juste crémeuse, les légumes parfaitement intégrés au milieu, l'ensemble magnifiquement assaisonné (je n'ai pu m'empêcher de féliciter le mari de la cuisinière sur ce point). Un plat délicieux, très malin, intelligent en fait !!

Le tout fut arrosé d'une verre de "Chenin Sec 10" du Château de Fesles, au boisé moins expressif qu'à l'accoutumée (le domaine est normalement assez fan d'habitacles de castors de boisé dominant), consensuel en l'état.

Mignardises

Mignardises

Le café est accompagné de 2 portions d'un gâteau à l'avoine, d'un aérien unique, prêt à gagner le prochain Grand Prix d'Amérique !!

En conclusion, l'adresse n'a pas perdu de sa superbe, dans les souvenirs qu'elle m'avait laissés !!

Le service est mené avec une "sympathique décontraction sérieuse", qu'on n'apprend dans aucune école d'hôtellerie.

La cuisine est toujours inventive, vivante, équilibrée, généreuse, à "l'esprit bistronomique" affirmé, tenant toutes ses promesses.

Le "name dropping" (très local) des éléments mis en oeuvre, pourra sûrement agacer l'urbain fatigué par cette mode... qui n'en est pas (encore) une ici !!

Rapport qualité-prix juste, au déjeuner... à voir pour le dîner (quasiment toujours complet) !!

Le Jardin Gourmand

46 rue Jules Simon

56100 Lorient

tél : 02 97 64 17 24

Ouvert du vendredi midi au dimanche midi

(réservation conseillée)

www.tropmad.com

Voir les commentaires

Restaurant l'Esplan à Saint-Paul-Trois-Châteaux

14 Juin 2013, 05:36am

Publié par Docadn

Bonjour,

De retour en France, c'est toujours lesté de mes 4 kgs que je pars à la découverte du restaurant de l'hôtel du centre-ville de la bourgade, d'où on jettera sûrement mes cendres le jour venu, là-haut sur la colline, à côté de la chapelle !!

Par le passé, j'ai dû tenter 4 ou 5 fois d'y déjeuner à l'improviste !! A chaque tentative j'ai pris un rebond digne d'une épreuve olympique de trampoline !!

A l'époque, c'est un certain Cédric Denaux qui distillait, avec succès, sa cuisine très inspirée !! Depuis, il a migré à quelques centaines de mètres de la place de l'Esplan, avec Madame, dans sa propre maison (qui fut aussi la mienne) nommée L&Lui.

Restaurant l'Esplan à Saint-Paul-Trois-Châteaux

Ce (chaud) soir-là, je me pointe, une fois de plus, sans convictions. Des tables inoccupées... le "oui, nous avons une table de libre" franchit enfin les lèvres de la responsable de salle !!

Je vais enfin pouvoir poser mon séant dans "le patio aux brumisateurs" (c'était une pure "révolution" à l'époque où l'hôtel ouvrit ses portes !!).

A peine le fessier thermomoulé dans le siège, que l'on me dépose quelques tartines grillées et "l'éternelle-sempiternelle-traditionnelle tapenade" (aux olives vertes).

Grignotage banal, dégusté avec un verre de "Colombier 11" (Grignan-les-Adhémar) du très local Bonetto-Fabrol, au boisé très marqué (alors qu'il n'y a que de la cuve), à la syrah gustativement dominante (c'est normalement 50/50 grenache-syrah). L'ensemble est crémeux, plein, aux Gildas amers marqués.

Papeton d'aubergines, coulis de tomates fraîches au pistou

Papeton d'aubergines, coulis de tomates fraîches au pistou

Une entrée au goût très marqué par l'oeuf, servie tiède, au coulis gentil, que le serveur m'a servi dans un mutisme à faire passer un Chartreux pour une pipelette de terrasse de café...

Sauté de boeuf longuement mijoté à la provençale

Sauté de boeuf longuement mijoté à la provençale

A la première bouchée, une impression immédiate se dégage : voilà un plat qui semble avoir été amoureusement réchauffé dans un micro-ondes d'une puissance de 15 yottawatts !!

Je manque juste de me brûler la langue et le reste du bec avec le jus de ce "sauté du Vésuve" !! La viande n'a pas le moelleux qu'un long mijotage est censé lui donner.

Elle est même dure par moments !! La sauce semble avoir été allongée à la flotte, sans parler de l'assaisonnement à la pelleteuse !! Un sauté d'une absconse nullité, sauf pour les fanas de volcanisme maritime buccal...

Dessert du jour : millefeuille aux pommes

Dessert du jour : millefeuille aux pommes

Là encore, une affligeante banalité entoure ce montage de pièces de feuilletage et les morceaux de pommes !!

Une séquence facturée 25 € (Menu de Saison) assez ennuyeuse, pour ne pas dire pathétique.

Le service peut parfois compenser minorer la médiocrité de la cuisine. Là encore, il n'en fut rien. Comme si ce dernier se devait d'être au diapason des fulgurances réchauffées délivrées...

Le verre de vin fut tarifé 6€, quand la bouteille vaut environ 8€ prix caviste (je vous laisse calculer le coefficient) !!

Le chef n'est autre que ... Serge Fricaud, petite gloire locale qui tient aussi les pianos du couru Logis de l'Escalin, (même si ma mémoire approximative reste persuadée que c'est le prénom d'une fille qui signait la carte et le menu ce soir-là !!).

Vu le résultat, peu importe !! La sympathique cour ne suffit pas à claquer 25 boules pour manger du "mal réchauffé" et boire un verre de vin au prix des 3/4 de la quille !!

Si vous passez par "mon village", faites plutôt honneur à Cédric & Cathie Denaux, ou bien à la discrète Chapelle hélas fermés ce lundi soir...

Restaurant l'Esplan

15 place de l'Esplan

26130 St-Paul-3-Châteaux

Tél : 04 75 96 64 64

Voir les commentaires

Le Poulpe à Lorient

15 Mai 2013, 16:51pm

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Voilà une adresse qui court de bouche à oreille depuis plusieurs mois à Lorient !!

Malgré la pauvreté notoire de l'actu des pianos en Bretagne, je ne me rue quasiment jamais dans les "nouveautés" (Le Poulpe est quand même ouvert depuis un peu plus de 2 ans), avec la fièvre malaria d'un "francilien junkie du scoop", qui bave dès qu'un ex-trader ouvre un bar à tartines molles...

Aussi, voilà près d'un an qu'on me rabat les esgourdes avec Le Poulpe. "Quoi ! Tu n'as pas encore mangé au Poulpe !? Tu devrais y aller, c'est super !!"

Voilà le genre de commentaires qui vous donne envie de détester par avance le rade, juste pour se venger petitement de la posture ringarde qu'on vous colle face à votre ignorance "manque total de branchitude".

Toujours adepte du déjeuner (le resto est fermé tous les soirs, sauf le vendredi soir pour un "menu homard"), je réserve prudemment un couvert en ce vendredi midi d'avril.

Bien m'en a pris, quand en arrivant vers 12h30, je découvre une salle pleine, étroite,  profonde, au faux-plafond inexistant, à la déco pourrie "dans son jus" qui rebutera n'importe quel hypocondriaque (la porte d'entrée était immonde en terme de saleté, ce jour-là).

Nous sommes dans un "resto ouvriers" planté sur l'avenue de La Perrière, dernier "bastion populaire" de Lorient, mêlant employés des industries nautique, plastique, agroalimentaire, plus quelques commerciaux aux budgets de "frais de bouche polonais optimisés"...

Le patron boit l'apéro avec des clients entre le dressage de 3 7 assiettes, le niveau sonore est déjà très conséquent...

On me place face à un taiseux (c'est comme dans les routiers, vous mangez face à des inconnus), qui se déridera rapidement grâce à mon manège photographique.

Rapidement, il m'apprend que Le Poulpe est le meilleur resto de l'avenue. Seule "La Chaloupe", quasi en face, est en mesure de lui faire de l'ombre. Le prix des menus ne jouant pas en la faveur de ce dernier !!

Une formule entrée-plat-dessert à 12,80 € qui démarre par un terrible "hareng-pommes à l'huile".

La discussion se poursuit avec "l'ex-taiseux". Habitué des lieux, il m'apprend aussi que le cuisinier habite Locmiquelic, qu'il passe ses nuits à "mouliner des recettes", qu'il a développé son propre réseau de maraîchers locaux. Mais aussi qu'il est un "fin pêcheur", hobby lui permettant parfois de proposer du bar pour tous à moins de 10 € le plat !!

Alexandre Nagy est lorientais d'origine. Formé au "Poisson d'or" par Hervé Rio, il monte rapidement à la capitale pour suer longuement au Crillon, à l'Arpège, chez Cagna. De retour au païs, il ouvre son "Poulpe" fin 2010. Son menu à 10,80 € cartonne très vite (il a pris 2 € depuis) !! Le succès ne se dément pas depuis...

Le plat du jour est du cabillaud, forcément trop cuit pour ma trogne, quand la purée maison tient la route, l'endive est trop amère...

Mon voisin a fini, il s'en va. J'enchaîne avec deux commerciaux volubiles et assoiffés. Ils m'offrent un généreux verre de St-Emilion Grand Cru 09 (au caractère discutable selon mon goût, mais plus recommandable que mon blanc sudiste pommadé). Une deuxième bouteille anime un peu plus la discussion !!

Il est l'heure de mon dessert. Ce millefeuille est la lumineuse finale attendue. Si le feuilleté manque un poil de cuisson, la mousse pralinée est divine, l'ensemble aérien, trop court...

Ambiance de cantine, cuisine maison, dont le volume de plats envoyés (on est très très loin de la vingtaine de couverts initialement prévus à l'ouverture) limite le caractère soigné.

Une cuisine qui ne donne pas envie de faire la queue pendant 03h00, mais qui est la meilleure alternative du moment en ville pour déjeuner frais pour vraiment pas cher. Le prix de la séquence rend la cuisine meilleure qu'elle ne l'est...

C'est pas mal, tout simplement...

 

Le Poulpe 

29 ave de la Perrière

56100 Lorient

Tél : 02 97 50 08 24

Fermé le soir en semaine (sauf vendredi soir, pour le menu homard à 32 €) et samedi midi.

Hareng - pommes à l'huile

Hareng - pommes à l'huile

Cabillaud - purée - salade

Cabillaud - purée - salade

Le vin offert

Le vin offert

Le millefeuille praliné - CBS

Le millefeuille praliné - CBS

Voir les commentaires