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EscapadeS

Articles avec #un p'tit resto ailleurs

Boccondivino...

9 Octobre 2011, 17:30pm

Publié par Docadn

Monica (fille des proprios de la Cascina Vrona) s'était fendue de la sentence suivante : "Alba, c'est pour les touristes, Bra c'est pour les italiens, il faut aller à Bra !!"

 

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Étant touriste mais pas italien, j'ai suivi son conseil.

J'ai découvert une ville au charme certain (c'était en plus le jour du marché), bigarrée, relativement proprette. En déambulant dans les rues, je suis tombé sur un sigle mondialement connu...


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J'avais oublié que le berceau du Slow-Food est à Bra !!

Voilà 2 décennies que ce mouvement piémontais, instigué par Carlo Petrini, distille en douceur ses principes à travers les tables du monde entier.


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Le siège est toujours situé Via Mendicità Istruita, mais pas seulement. Une osteria est là pour illustrer ce mouvement "d'oeno-gastronomes".


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Une porte d'entrée décorée comme un général russe. Pas un guide ne manque à l'appel.


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Un salle simple, agréable, alternative "fraîche" à la cour ensoleillée.


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Cave sous "haute surveillance".


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Une sélection de vins au verre (entre 2,50 et 6,00 €) qui aiguise ma curiosité.  J'opte pour un Barbera d'Alba - Brico Maiolica - Diano d'Alba 09, au joli boisé ciselé, à la "solarité" évidente. Une matière suave, élégante, évidemment jeune, à l'élevage pour le coup aussi classieux qu'au nez.


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Stracotto di vitello in umido (12 €)


"On se croirait à la cantine !!", lâche La Miss en découvrant l'extrême dépouillement et le caractère archi-basique de mon "ragoût de veau".

Je ne peux lui donner tort sur ce point. La viande s'avère ultra moelleuse, quasi confite, goûtue. Le "petit jus tomaté" est très bon, les "patates à la con" sont transparentes.


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Futti di bosco con crema fredda di zabaione (5 €)


Fruits mûrs, savoureux, sabayon dément, biscuit aux amandes (au fond) top achèvent ce triple homicide sucré, parfait. 


Service impeccable, endroit paisible, tarifs doux (entrées entre 7 & 9 €, plats à 12 €, desserts entre 3 & 5 € de mémoire).

Les plats de saison sont signalés sur la carte par le célèbre gastéropode.

Ambiance sereine de bistrot, où le fond prime sur la forme. Le succès aurait pu "dévisser la tête de la maison mère".

Il n'en est rien, fort heureusement. Les 2 établissements estampillés "Slow-Food" testés cet été, ont largement dominé le podium des meilleurs rapports qualité-prix d'Italie.


Osteria Del Boccondivino

Via Mendicità, 14

Bra, CN

tél : 0172/425674

www.osteriadellarco.it

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Voilà pourquoi j'ai refusé la demi-pension à la Cascina Vrona...

25 Septembre 2011, 09:00am

Publié par Docadn

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Ce n'est pas pour la vue, splendide, que l'on a refusé de s'asseoir tous les soirs à la table de Piera, Rino, Luisa et Monica.

C'est ce qui va suivre qui nous a fait renoncer.


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"Beignets salés"


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"Crostinis"


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"Beignet de fleurs de courgettes"

 (Monica nous en proposera à plusieurs reprises)


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"Beignets de feuilles de sauge"

(là encore, plusieurs passages de la part de Monica)


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"Aubergines"


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"Vitello tonnato"


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"Pâtes ricotta-basilic"

 (le basilic forme une haie, à quelques mètres de la table, vous donnant envie de brûler votre tablier de jardinier du dimanche par l'opulence et la vigueur des plants visibles).


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"Pâtes à la viande"

(je ne précise plus que pour chaque plat terminé, on nous propose de doubler, voire tripler le service)


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"Lapin & brocolis"


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"Pêches"


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"Flan chocolat-amaretti"


J'ai renoncé, les larmes aux yeux et la panse aux limites de l'explosion, au café et à "la grappa de rigueur pour terminer tout bon repas italien".


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Le tout fut arrosé par un arneis "Trinità 09" de chez Malvira', perlant, simple, rafraîchissant comme un petit vinho verde portugais, ainsi que 2 litres d'eau pétillante.


En dehors du lapin un peu sec, c'est une excellente cuisine traditionnelle qui nous a été proposée.

Le dîner coûte 25 € (hors vins) et vous assure une nuit complète sur le dos.


Une table ouverte aux non-résidents. Une adresse fort sympathique soufflée par le gloube-trotter de La Pipette (testée et approuvée, en compagnie du non moins gourmand Olif). 


Agriturismo Cascina Vrona

Fraz. S. Anna, 6

Monteu Roero (CN)

www.cascinavrona.it

cascinavrona@cascinavrona.it

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Pizzas !!

11 Septembre 2011, 12:27pm

Publié par Docadn

La pizza est à l'italie ce que le tajine est au Maroc, la choucroute à l'Alsace, la piperade aux vins rouges de Touraine au Pays Basque et au Béarn, la Dacia au sport automobile... 


Il y a 5 ans, j'avais déjà séjourné en Italie, côté lacs italiens, pour y constater la chose suivante : les pizzas y étaient d'une franche médiocrité. 


Aussi, une demi-décennie plus tard, en séjournant à peine plus au sud, je ne me faisais guère d'illusions sur le potentiel du Piémont dans ce domaine.


Pouvais-je marteler "ce cliché", en condamnant sur le papier un éventuel savoir-faire local, sans y goûter !?Que nenni !!

Donc, pour toi, ô' lecteur attentif ou passager, je me suis sacrifié sans compter.

Oui, juste pour toi, je me suis astreint à manger des pizzas 4 soirs de suite, juste pour te rapporter ce qu'il en est, dans un triangle de 10 kms autour de notre résidence, sise au pied de Monteu Roero.

Certaines images seront difficiles à regarder, je le conçois, mais la vérité est à ce prix !!


Première adresse testée à 3 jets de caillou de la chambrée :

 

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Un parking digne d'un Dinner's, des 4x4 qui se pointent toutes les 5 minutes, dont les occupants se dirigent, bizarrement, non pas à l'entrée, mais derrière l'établissement.

J'ai même soupçonné l'organisation de combats illégaux de dindons survitaminés, dans la cave de cette pizzeria nommée "Lo Scoiattolo" ("L'écureuil" selon ce que j'ai pu en déduire de l'explicite logo de l'enseigne).

Des antipasto, pas mal, ont précédé les 2 pizzas du soir :


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Pizza Rustica, aux tomates fraîches, relativement moyenne au global.


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Une pizza aux légumes (dont j'ai oublié l'intitulé exact), à peine plus excitante que la première.

Une eau et un vin blanc, tous les deux pétillants pour 27,50 € (11,50 € les 2 pizzas, on ne pleure pas non plus !!).

Service "jeunes m'en foustistes", patronne plus attentive que les 2 écervelées de service...

Lo Scoiattolo

Fraz. Tre Rivi

Monteu Roero


Le lendemain soir, nos errances nous mènent à Montà d'Alba. Un petit café qui cache dans ses entrailles une salle de restauration, à peine plus grande, avec un écran plat qui hurle la série américaine (en italien discret bien sûr) du moment.


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Une cuisinière (lilliputienne) ainsi que l'affable patron, nous accueillent chaleureusement. La clim' s'épuise à pulser un air à congeler des bébés (alors que la fenêtre est ouverte), ça sent la mauvaise soirée en perspective.

Je me "lâche comme un fou sur la carte", optant pour la dispendieuse "Pizza Cavallo Bianco" (9 €):


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Chou rouge, copeaux de parmesan, une ou 2 lamelles de truffes (d'été), le tout arrosé d'huile de truffe...

La pâte est top de chez top !! Croustillante sur les bords, moelleuse en son centre, la garniture est d'une fraîcheur sublime, l'huile est remarquablement dosée... Dans mon top 3 des meilleures pizzas dégustées...

En face, la miss déjà fatiguée des pizzas, a opté pour :


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Côte de veau et ses légumes grillés (12 €)


La photo ne rend pas hommage à la taille, énorme, de la côte servie (perso, je n'ai jamais vu cela !!).

Viande somptueuse, légumes grillés au millimètre. J'en ai oublié la déco à la con et la téloche. J'ai terminé le tout  par excellent tiramisu maison (2,5 € !!).

Ristorante Pizzeria Cavallo Bianco

Corso Manzoni, 3

Montà D'Alba


Le lendemain, nous atterrissons volontairement dans une usine à manger, proche cousine des Del Arte. Déco tendance, discutable, service, speedé, pas moins de 3 cartes différentes sur la table, "la petite suggestion des vins qui va bien" engoncé dans un petit support en plexiglas.

Bref, tout l'arsenal du "marketing bien pensé pour te délester proprement de tes deniers"


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Une pizza végétale, pas mal côté garniture, assez moyenne côté pâte. Vins et desserts "chers" (au local, je m'entends). Dîner plié en 40 minutes chrono, faut que ça tourne, merci au revoir...

Io Pizza

9 via Turin

2040 Vezza d'Alba


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Pour conclure cette pénitence calorique, une ultime expérience, à quelques centaines de mètres de Io Pizza, au Re Artu.

Détonnant décor (moderne, presque agréable) avec celui de la façade, peu accueillante.

Des jumeaux, épaulés par leur père, sont aux commandes de ce grand resto qui veut mettre en avant un certain intérêt pour le vin (les quilles forment l'essentiel de la déco murale).


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"Insalata di mare" quelconque pour La Miss, quand je m'attache à ne prendre qu'un seul plat. La pizza définitive.


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J'avais croisé un spécimen assez semblable la veille, mais n'avais pas osé franchir le pas. Là, je tente "Ze ultimate experience" avec cette pizza agrémentée de frites !! Tu vois, lecteur chéri tellement je t'aime, je suis prêt à tout !! 

Hormis le caractère curieux de la chose, la (bonne) pâte se hisse à la seconde place de mon quatuor.


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"Affogato al cioccola" pour faire glisser le tout...  Léger et fin comme un Granola trempé dans du Nutella...

Re Artu

Via Torino, 62

Borbore Di Vezza D'Alba

 

Fin du marathon des sucres lents et rapides, qui a frisé par moment le syndrome "Super Size Me".

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(source Google)

En conclusion, "l'Italie du nord n'est pas si nulle que ça" en terme de pizzas, la preuve !!

La "petite perle inconnue" de Cavalo Bianco mérite cette juste remise en cause (ils font en plus des "pizzas familiales pour grandes tablées" très impressionnantes).

On notera, avec grand plaisir, la mention (sûrement obligatoire) systématique des ingrédients surgelés entrant dans la composition des plats proposés (je rêve de voir cela en France, ça risque de faire très mal à pas mal de restos).


PS : Une class action a pour le coup été engagée par 17 tee-shirts, 6 pantacourts, 11 caleçons, 4 paires de chaussures, 3 blousons, 2 ceintures, rejoignant la plainte en cours de mes 14 pantalons pour "pression physique"...

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Torino salé...

1 Septembre 2011, 17:28pm

Publié par Docadn

La (trop) brève escale dans la capitale piémontaise, m'a privé de la possibilité d'embrasser "un panel représentatif" de la cuisine nord-italienne (si tant est qu'elle existe !!).

2 nuits sur place, 1 déjeuner et 2 dîners seulement au compteur (et sur la balance aussi !!).


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Un premier repas (après une visite au musée du cinéma ci-dessus) qui a pris une tournure tragi-comique (j'ai oublié jusqu'au nom de l'établissement, tellement il m'a gavé). 


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A peine arrivés, nous sommes jetés au fond d'une salle déserte (quand la terrasse est pleine, l'étage bondé), puis oubliés une bonne vingtaine de minutes avec des menus à décrypter...

Les serveurs passent une bonne dizaine de fois, sans s'arrêter... La patronne, sentant "un certain agacement de ma part",  nous amène des bruchettas (bonnes) pour patienter et s'excuser...

La commande est prise une bonne quinzaine de minutes plus tard.

Puis, plus rien.

Quand une assiette de charcuterie débarque entre les mains de la patronne, comme pour s'excuser à nouveau du zapping systématique de la part des 2 connards serveurs qui s'en battent les c... très distraits (que je soupçonne d'avoir transmis la commande avec beaucoup de retard).


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Des "ravioles de poissons" bonnes, justes fondantes, un poil salées par le jus, au bout d'une heure et quart.


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Un "sympathique petit sicilien" pour faire glisser le tout, 02h00 pour ça !!

Service de daube, cuisine correcte, mais le mal est fait, malgré la gratuité des bruchettas et de l'assiette de charcuterie...


Le déjeuner du lendemain, se présenta fort heureusement sous de meilleurs auspices.

Une adresse soufflée par Luca Roagna himself, lors d'une visite improvisée de notre part, l'avant-veille à Barbaresco (article à venir).

Pour lui, c'est tout simplement "la meilleure trattoria de la ville".

C'est sous une fine pluie (après une visite marathon au museo egizio), que nous nous rendons au 23 Via Monte di Pièta, au Ristorante Consorzio.


Une escalope de veau panée, une panna cotta (d'anthologie, je me répète, je sais !!), peu esthétiques (d'où l'absence volontaire de clichés) mais cinglantes.

Assurément une cuisine simple, goûteuse, soignée,  justement tarifée (2 plats, 2 desserts, une bouteille d'eau pour 38 €).

Je vous invite à consulter la carte des vins, remarquablement pointue...


Ristorante Consorzio

Via Monte di Pièta, 23

Torino

fermé samedi midi et dimanche

+39 011 276 7661


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Fin du séjour. Au fil de nos pérégrinations nocturnes, nous atterrissons au Satprem, Via Piave (une rue perpendiculaire à la fameuse Via Garibaldi). L'établissement est un "bioristorante naturale", qui affiche fièrement sa "certification biologique d'une cuisine naturelle" axée sur le poisson, la viande blanche, le végétarien.

Déco un peu improbable, mêlant des influences indiennes et "le reste du monde philosophiquement annexé par les bobos".

Les tables sont plus cohérentes. Un menu très fourni, qui provoque toujours en moi une certaine méfiance. 


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Antipasto de tofu épatants, où nous devinons facilement ceux à la betterave, moins facilement les autres.

Des "linguines au poisson et à la tomate" honnêtes, sur lesquelles j'ai empilé un "biotiramisu" moyen. Au global, un service sympa, une cuisine "tiède", mais naturelle...


Satprem

Via Piave, 8/10 

Torino

011.436.66.80

www.satprem.it


Fin du séjour, nous remontons toujours le temps. Prochaine étape : le vignoble du Piémont....

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Torino, sucré...

27 Août 2011, 16:24pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Je n'ai plus le choix... Je me dois, hélas pour vous, de démarrer la narration de mes vacances d'été 2011.

Comme promis, je débute par la fin. C'est plus pratique en terme de mémoire (ce qui laisse entrevoir une fin très très floue pour le début), tout en me donnant la latitude nécessaire pour broder des pans entiers de mythomanie estivale...

C'est donc la fin des vacances disais-je,  nous bouclons la quinzaine de notre voyage par l'ex-capitale historique de l'Italie : Turin.

 

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"La ville aux arcades" (près d'une vingtaine de kms) regorge de palazzos et d'édifices baroques.

Malgré cela, elle souffre d'une "relative carence de valorisation de son exceptionnel patrimoine architectural" (interprétation personnelle, que j'ai la prétention de comparer à "Bordeaux avant l'ère Juppé" !!).

 

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Côté ventre, la ville ne manque pas d'atouts. Célèbre pour son chocolat à croquer (cioccolatO), elle le décline aussi à boire (cioccolatA) dans une version chaude, épaisse, très particulière.

 

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C'est dans le magnifique décor du Mulassano (un café historique datant du début XXème, situé Piazza Castello), que j'ai pu me régaler d'une tuerie cacaotée.

 

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Élaboré comme un chocolat chaud traditionnel, le lait est remplacé par de la crème fraîche... Plus facile à manger qu'à boire, un des meilleurs chocolats jamais croisés par mon palais. Comptez environ 15 678 calories par cuillerée...

 

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Autre spécialité de la ville, le bicerin.

Un savant mélange de café, chocolat et de crème. C'est dans l'antre du très chic Caffè San Carlo (Piazza San Carlo) que j'ai pu découvrir le "Bicerin D Cavour" (6,5 €, soit bien plus cher qu'ailleurs, standing oblige).

 

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C'est bon, bien équilibré entre le café et le chocolat, un poil trop sucré pour moi. La crème est par contre moyenne.

"L'astuce économique" des cafés en Italie est de consommer au comptoir, afin d'éviter la surcharge de service pouvant peser jusqu'à 50% de la note...


La plus grande joie sucrée du séjour est arrivée lors de la conclusion d'un déjeuner au Consorzio (dont je détaillerai la partie salée dans le volet suivant). Une panna cotta renversante, de texture et de goût, immense, qui me fait encore saliver en l'évoquant...

 

A SUIVRE

 

NB : Une plainte a été déposée par 14 de mes pantalons pour "pression physique" à la suite de cette expérience...

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La Palma à manger...

11 Octobre 2009, 10:55am

Publié par Docadn

Dernier volet sur la Isla Bonita pour faire un court bilan des tables croisées.
Je fus étonné du peu de place que le poisson et les fruits de mer occupent dans les habitudes alimentaires locales.Pas de pêche artisanale apparente, des étals de poissonneries de fin de journée dès le matin...
Peu d'élevage visible sur l'île mais nous avons quand même affaire à un peuple de carnivore.
Et en même temps la forte proportion de touristes allemands à fait fleurir bon nombre de gargottes qui ont adaptées leurs cuisines tambouilles aux attentes de ces derniers.
Aussi les pizzerias et autres "boutiques à gras" ont le quasi monopole de l'appétit des plus nombreux...


Pour démarrer et pour des raisons pratiques, le restaurant de l'hôtel "La Palma Romantica".
2 repas en son sein avec une carte volontairement orientée "spécialités locales". Quelques bons à très bons poissons à la cuisson et à la préparation fort maîtrisées mais des tarifs un poil élitistes par rapport à la moyenne.
Et la première rencontre avec le Mojo (rouge ou vert) sauce endémique aux poivrons locaux.
La Palma Romántica
Las llanadas S/N, 38726 Barlovento,
La Palma - Islas Canarias.
Tel +34 922 18 62 21 - Fax +34 922 18 64 00

www.hotellapalmaromantica.com


Autre adresse située juste au dessus des piscines de la Fajana (Cf la balade ICI),
où nous avons dégusté une tuerie de poulpe à la galicienne, ainsi qu'une seiche admirablement préparée.
Le vin maison est à éviter à tout prix.Le mojo est moyen, mais c'est assurément la meilleure adresse croisée en terme de produits de la mer (et la vue est vraiment très belle).

La Gaviota
Piscinas de la Fajana
Barlovento
tél : 922 186 099

Et comme je le disais au début de cet article, qui dit carnivore dit resto grill.
Là bas on dit Parrilla.
Après avoir écumé "presque" tous les restos de Barlovento (y'en a pas 30 non plus !!), nous échouons devant "The resto qui m'a scotché cette année" tellement c'était inattendu.
Et j'avais oublié mon appareil photo sur la certitude de faire un repas oubliable...
Du coup, je vais me la raconter "Fake Simon" (et je m'étais juré de ne jamais le faire !!).

Une grande baraque carrée avec son toit en taule et 3 picks up qui pioncent sur le parking et une fumée qui sort par toutes les ouvertures du resto.
 L'intérieur est typé cantine à la Charles Ingalls avec d'énormes tables en bois et toujours cette fumée dense.

Le patron très moustachu n'apporte même pas le menu. Donc on devine que ce ne sont pas biscottes qu'il fait fumer.
Donc ce sera "2 bisteches y papas fritas".
Comme d'habitude on commande le mojo maison et là premier uppercut au palais.Il a un équilibre qui relègue tous les mojos précédents à de vulgaires sauces industrielles pour spaghettis.
Mojo que l'on déguste avec une énorme assiette du fromage local qui tient lui aussi ses promesses.

Puis arrivent les steaks cuits donc au feu de bois. Deux morceaux d'environ 500 grammes pièce et ses frites blanches (dans l'ensemble ils ne sont pas fanas de frites cuites aux canaries).
La barbaque me met Ko direct. Cuisson au top, goût terrifiant.
L'inimitable cuisson au feu de bois et la maîtrise conséquente de cette technique (et toutes proportions gardées lisez donc l'expérience unique et basque des GoT).

Je dévore littéralement cet énorme bonheur gastronomique dans ce lieu improbable, et ne regrette nullement de repartir fumé de la tête au pied.
Le patron a enfin daigné nous sourire quand il a vu nos assiettes vides et nos mines repues...

Parrilla "La Pradera"
Route LP109 / Barlovento
(c'est sur la droite en sortant de Barlovento)
tél : 922 18 61 23

Et pour finir une expérience largement oubliable à la Taberna Del Puerto (port de Tazacorte) où au delà de l'interminable attente pour une parrillada de poissons, le repas fût d'une qualité détestable.
Les poissons guère frais et asséchés par une cuisson plus qu'approximative...

Ainsi s'achève le récit de la Palma. Retour aux fondamentaux avec à venir un buffet bio loin de chez moi et la suite de ma thérapie chez les crêpiers locaux...

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"Miamdrid" Part Dos

23 Août 2009, 23:00pm

Publié par Docadn

Avant mon départ pour Madrid j'ai récolté quelques adresses ça et sur le net ou vers un blogueur averti pour tenter de manger correctement et d'approfondir mes faibles connaissances de la gastronomie espagnole.
Une fois intégré le "décalage horaire" des déjeuners et diners, j'ai ainsi pu tester  les adresses suivantes :
Pour les creux de fin d'après midi, j'ai pu m'adonner comme de nombreux madrilins au "churros y chocolate" le plus emblématique de Madrid.
en partant de la plaza Puerta del Sol prenez la Calle Arenal et sur la gauche se trouve dans un passage discret :




Les churros sont fait minute, le chocolat est épais. Le passage est calme et ombragé (la salle est climatisée pour les allergiques aux terrasses). Le bon plan pour faire le plein de glucose et de bonnes matières grasses...

Chocolatéria San Ginès
Pasadizo De San Ginès, 5
28013 Madrid
913 656 546

Dès que sonne l'heure des Tapas, c'est vers "l'espacio gourmet" du
marché de San Miguel que j'ai pris beaucoup de plaisir à grignoter de divines olives (alors que je n'aime pas ça en général) en compagnie d'une sangria légère et fruitée...


Ouvert de 10h00 à 22h00 (et plus tard pour boire) 7 jours sur 7, le seul marché couvert à structure métallique de Madrid abrite pèle mêle fleuriste, traiteurs, fromagers, pâtissiers, un bouquiniste culinaire...
Dès 19h00 l'enceinte est prise d'assaut par des hordes affamées.Et j'y ai dégusté (après un repas) une des meilleures "mousse de fraise et son coulis" rencontrés (tarta de fresa y sauco, 3,90 euros pas donné mais terrible).


C'est la pâtisserie V de Viena (autrichienne donc) ci dessus (elle se situe tout au fond du marché lorsque l'on vient de la Plaza Mayor) qui est responsable de cette tuerie absolue. La mousse de framboise est aussi remarquable ...
Mercado de San Miguel
Plaza de San Miguel
(à l'ouest de la Plaza Mayor)



Un autre "apéro à l'espagnole" sympa chez Gonzalez. De prime abord le logo "guide du routard" m'a fait hésiter. Puis, j'ai franchi la porte pour découvrir un sympathique bar à vin et un fromager pointu mais pas très souriant.



Le temps de goûter une assiette de fromage et un étonnant "grison de vache" accompagné d'un albarino de la Mancha plus qu'honnête.


Gonzalez
Calle Léon,12
28012 Madrid


Un passage oubliable à Casa Ciriaco (Calle Mayor,84) aux mets d'un neutralité affligeante mais au service en veste blanche ringarde mais touchant et à la déco (dédiée à la tauromachie) de vieille cantine de quartier.
Une autre table testée par défaut surtout fût celle de la cafétéria du musée Reina Sofia dont voici un résumé parlant du contenu et du niveau :



Mais c'est du coté de la Plaza Santa Ana que j'eus ma plus belle surprise gustative du séjour :



La Fragua De Vulcano à l'ambiance franche et bruyante qui sent la plancha jusque dans les verres et qui vous parfume pour la soirée de ses fragrances fumées...
La spécialité de la maison sont les gambas à la plancha, donc on commande des gambas à la plancha. Et elles sont vraiment fabuleuses !!! Rien à redire pour 7 euros vous avez une douzaine de gambas renversantes.A ne pas manquer...
C'est complet tous les soirs et la paëlla siège bizarrement sur le comptoir pour être servie à la louche par le barman... Les crevettes sont en retrait par rapport à leurs "cousines"...

La Fragua De Vulcano
Nuñez de Arce 16 à l'angle de Calle Alvarez Gato, 9
28012 Madrid

D'autres adresses étaient au programme mais nombre d'entre elles étaient fermées pour les vacances...
Et au hasard des mes pérégrinations j'ai découvert du coté de la Salamanca le sympathique  Mercado de la Paz.


Et à proximité sur la rue Ayala le "Toys r Us des amateurs de vins" :


Pas une seule étiquette prestigieuse ne manque dans cette antre de buveurs d'étiquettes au pouvoir d'achat nécessairement bodybuildé...A ne pas manquer si vous traînez dans le coin.

Mantequeria Bravo

Calle Ayala, 24
28001 Madrid
915 758 072



Ainsi s'achève mon petit carnet gastro de Madrid.Un bilan ma foi plutôt positif mais hélas très incomplet (en même temps en 4 jours faut pas rêver).
 Il me manque encore une grosse adresse de tapas (j'ai déjà quelques noms) et une paëlla historique pour vraiment savoir de quoi Madrid est capable...Je n'ai pas eu le temps de plonger dans les fameux
Museo del Jamón Une prochaine fois j'espère...

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Ici Londres (Escapade à Bombay/Tamise)...

4 Janvier 2009, 17:49pm

Publié par Docadn

Quoi de mieux que passer noël à Londres... Oui, bon je sais d'autres me diront que Rovaniemi c'est encore plus "dans la plaque" quand on veut être au plus près du père noël...
La trop fameuse compagnie low cost était à même de proposer en cette fin d'année moults vols pour quelques piécettes et nous en profitâmes en partant de Dinard direction donc London Stanted...
Un train express plus tard (40 minutes plus exactement), nous débarquons à Liverpool station, direction Earls court pour rejoindre l'hôtel lui aussi puisé dans la jungle des "christmas prices"...
Earls Court, quartier très inégal en terme d'architecture, mais très pratique pour manger et se déplacer, et brassant toutes les origines que Londres peut compter dans le Commonwealth et ailleurs...
24 décembre 2008, it's "9 pm" et nous nous présentons pour le dîner du réveillon devant le N°1 de Kensington High Street :


Je réveillonne dans celui qui est considéré comme le meilleur restaurant indien de la ville : Le Zaika et son cuisinier Sanjay Dwivedi croulent sous les éloges de la presse et a "définitivement" assis sa réputation en décrochant un macaron du guide rouge.
L'établissement occupe une ancienne banque, la salle est très spacieuse mais les tables sont bien évidemment très nombreuses donc très (trop) proches.
La 2ème déception arrive quand l'hôtesse nous informe poliment (tout en s'excusant) que l'établissement ferme exceptionnellement ses portes à 23h00 ce soir pour permettre aux employés de rentrer chez eux...
Eh oui, sachez le,mais Londres temple du capitalisme, n'assure aucun transport en commun (métro, train, bus...) du 24/12 au soir au 26/12 au matin...
Puis vint la 3ème déception par l'éclairage très très très tamisé de la salle... On n'y voit guère mieux que dans un ciné avec des lunettes de soleil !!
Décision est prise de découvrir cette cuisine par la carte et non par un menu faute de temps... Ce sera une entrée et un plat.
Le décompte a démarré, décryptage de la grande carte mêlant anglais et hindi :
j'opte pour un DHUNGAR MACHLI TIKKA  détaillé dans le texte comme:
Tandoori charcoal smoked "Loch Duart" salmon, marinated in mustard, honey & dill,  white lentil Áuttappam’, avocado "raita" .

en image cela donne (avec l'éclairage de rigueur) ceci :


L'ensemble est juste honorable, la crème avocat détonne, le saumon tandoori est un poil trop cuit, le mini kebab au saumon fumé est très correct et les saveurs au global s'expriment bien, épices et graines parfumés déboulent (surtout le clou de girofle) et ne quittent plus le palais qui affiche le chauffage à tous les étages...
Et pour tenter combattre le feu buccal rien de tel qu'un vin austral puisé dans la très très grande carte (et plutôt remarquable en choix notamment coté italien)des vins du Zaika...
Partant sur une syrah australienne, mes "velléités" furent très rapidement calmées par le sommelier qui m'annonça froidement "not available"... Aussi c'est un Delta Vineyard pinot noir 2003 qui eu les honneurs de nos gosiers aussi brûlants qu'un soleil au mois août 2003...
Je fus (enfin) agréablement surpris par la bonne tenue et figure de ce vin face aux plats volcaniques goûtés ce soir là...
en face de mon verre se trouvait un assortiment intéressant opérant sous le code suivant :
ZAIKA PLATTER ou dans la langue de (presque tous les) Monty Pythons :
Platter of smoked salmon kebab, tandoor black spiced "Goosnargh" chicken, duck "sheekh kebab", goat’s cheese & cashew nut samosa". Toujours avec l'éclairage intime du studio Bollywoodien cela donne :


Ben c'est flou, et un peu à l'image de certains éléments de l'assortiment, le samosa au chèvre est délicieux, on y retrouve le saumon mieux cuit que dans mon entrée, le poulet et le canard se dispute un peu le prix du Vésuve dans la catégorie "oui je peux être encore plus hot qu'une poignée de piments oiseaux cul sec"...
Juste le temps à nos palais de se remettre du "feu du rasoir de New Delhi" que nos plats suivants arrivent (faut faire fissa il est déjà 22h00). J'ai opté pour un canard (car ce volatile me semble rare dans cette cuisine selon ma petite expérience) préparé sous le sobriquet suivant :
MURGHABI MUSSALAM alias Masala duck breast :
"Goosnargh" breast of duck, rich black lentil sauce, celeriac and parsnip mash &  crispy "ladies fingers", mushroom naan. 


Malgré le montage, que je devine hautement technique, la présentation n'est guère flatteuse en réalité...
L'ensemble est en effet croustillant, les lentilles dominent largement les saveurs et toujours l'immanquable clou de girofle.Les champignons sont frais et très bons et le canard rôti un poil asséchant... Un plat, un poil casse gueule, et qui me laisse là aussi sur une petite frustration... Les naans commandés sur chacun des plats sont par contre très bons avec une mention pour celui dit au "safran et graines de sésame"... Ce doit être du faux safran vu la quantité présente sur chacun des pains, mais il est d'une force indéniable, celui au fromage est plus classique, celui à l'ail est très sympa...
En face la volcanologue d'un soir avait choisi un volatile de circonstance : la pintade
SARSONWALA TITAR  alias Tandoori guinea-fowl :
Tandoori breast of guinea- fowl marinated in porcini mushroom "masala","upma" polenta, chilli consommé, truffle oil.
La présentation n'étant pas plus flatteuse que précédemment, je n'ai pas jugé utile de l'immortaliser. Mais là aussi une explosion d'épices et une huile de truffe à la puissance timorée...
La course contre la montre se terminant par une insipide et pathétique "eau chaude et ses 3 feuilles de menthe" pour une addition d'un macaron...
Ainsi se termina à 23h00 pétantes ce réveillon oriental, au goût d'inachevé. C'était bon mais pas grand, c'était trop fort et sans mise en garde de la part des serveurs (il est de rigueur dans cette cuisine que l'on vous renseigne sur la puissance de certains plats).
Mais force est de constater qu'au global je nage en plein syndrome du "buveur d'étiquettes" selon la formule suivante :
étoilé = très supérieur à la cuisine lambda sur mon expérience.
Mais je ne connais que des étoilés de la cuisine française.
Les critères sont ils différents (moindres !!) sur les cuisines étrangères ?
Je ne sais pas !! Si un inspecteur ou "un grand gourmet à l'expérience internationale en étoilé du guide du pneu" s'est paumé ici qu'il me réponde...
 Le Zaika tout en étant très supérieur, ne me semble pas du niveau d'un étoilé...
Mais c'est bon, juste bon...
On rentre repu et fatigué pour une bonne nuit de sommeil avant de (re)découvrir le walking London...
A SUIVRE

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