Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
EscapadeS

Articles avec #un p'tit resto en bzh

Le Jardin Gourmand à Lorient

20 Octobre 2013, 16:17pm

Publié par Docadn

Bonjour,

A la louche, voilà bien 10 bonnes années que je n'avais pas pointé mon nombril (moins proéminent, à l'époque) au Jardin Gourmand.

Cette discrète institution lorientaise est arrimée, contre vents et marées, depuis bientôt 24 ans, dans l'anonyme (et excentrée) rue Jules Simon.

Nathalie et Arnaud Beauvais n'ont, pour autant, pas été épargnés par quelques tempêtes, dont la dernière aurait pu leur être fatale.

Quand la "fameuse crise de 2008" s'est manifestée, ils en ont très rapidement subi les conséquences.

Constatant une chute vertigineuse de fréquentation (au déjeuner) de près de 60% (en cause : le resserrement drastique des budgets "déjeuners d'affaires"), ils ont immédiatement pris les devants, réduisant la voilure, privilégiant une ouverture uniquement le week-end (du vendredi midi au samedi midi).

Arnaud et Nathalie Beauvais (source l'Internaute)

Arnaud et Nathalie Beauvais (source l'Internaute)

La semaine est désormais consacrée à 4 autres activités périphériques, de quoi largement occuper le champ jardin.

Déjà fort de quelques jolis succès éditoriaux, le couple est à la tête de sa propre maison d'édition : Trop Mad (trop bon, en français !!).

L'Akademi du même nom, dispense des cours de cuisine (assurés par Nathalie Beauvais) et des initiations à la dégustation des vins (animées par Arnaud Beauvais), quand La Boutik propose des produits bretons, "testés et approuvés" par notre duo.

Ils ont encore le temps d'animer, de temps en temps, le blog MPUCBTB (Mouvement Pour Une Cuisine Bretonne Trop Bonne), sans parler de l'activité "agence de com'" assurée par Arnaud, Nathalie & son frère.

Pour le coup, notre couple frise une forme d'hyperactivité, proche de celle d'Eric Guérin.

Une "adaptation au marché et aux tendances" somme toute assez remarquable, réussie, quand on n'est pas les "chouchous naturels surmédiatisés de la sphère culinaire".

En ce vendredi midi, je fête mon "certificat d'aptitude à la pratique sportive".

Je sais, l'excuse est pas super motivée bidon, bon j'avais les crocs, je passais pas loin.

Le Jardin Gourmand à Lorient

Alors que je consulte, dans l'entrée, le menu affiché, Arnaud Beauvais arrive, sourit *, s'excuse, puis affiche le vrai bon menu du jour.

Un menu qui s'avèrera en partie inexact, sur un des plats proposés.

La salle est quasi déserte, bien plus lumineuse que dans mon souvenir.

Une ambiance "bistrot chic", tons clairs, petite terrasse sur l'arrière, verrière végétale sur le côté, me tend les bras.

* Arnaud Beauvais sourit tout le temps !! C'est simple, il a dû naître en souriant ce gars-là !! Il sera sûrement le seul à encore sourire le jour de son propre enterrement !!
Grignotages
Grignotages
Grignotages

Grignotages

Je me laisse guider par le volubile patron-serveur jusqu'à ma table.

Passionné de vins (même si nous ne somme pas, apparemment de la même "obédience vinique", à part Michon en Vendée,la carte est achalandée avec force), il me propose un Sauvion 12 de la Ligne Haute Culture (vieilles vignes), au fruité évident, aux accents un poil technos pour ma pomme, mais qui fera quand même l'affaire, avec la batterie de "grignotages végétaux" qui suivent le service du vin.

Radis noir, rillettes de poissons au curry, concombre mexicain, petites tomates noires, physalis, compotée de blettes au sésame.

J'ai rarement vu autant de grignotages servis pour un seul convive !!

J'opte pour le "Menu du Marché", sur la formule entrée-plat à 24 €.

Terrine de poissons, tartare d'algues et sa fondue de fenouil à la grecque.

Terrine de poissons, tartare d'algues et sa fondue de fenouil à la grecque.

Filet de lieu jaune de ligne, en crêpe de sarrasin, fondue de légumes, Kari Gosse et bisque de langoustine.
Filet de lieu jaune de ligne, en crêpe de sarrasin, fondue de légumes, Kari Gosse et bisque de langoustine.

Filet de lieu jaune de ligne, en crêpe de sarrasin, fondue de légumes, Kari Gosse et bisque de langoustine.

L'entrée, si elle semble visuellement dépouillée, est une ode à la fraicheur et à la complexité !!

Arnaud Beauvais détaille, banane tatouée aux lèvres, chacune des 4 compositions de l'assiette.

De gauche à droite, nous avons :

  1. Une salade, délicieusement assaisonnée à l'huile de noisette (de Pontivy).
  2. Du "fenouil à la grecque" de bon aloi.
  3. Une terrine de poissons fort juste.
  4. Un tartare d'algues (de Roscoff) qui tue sa race de dauphin rose de l'Amazone (même s'il n'y en pas un gramme), par sa texture et sa juxtaposition des saveurs !!

"La crêpe de lieu jaune" n'éclate pas non plus les pupilles, par sa présentation d'une esthétique peu suffocante.

Cette fois-ci, c'est la serveuse (un poil triste) qui me fait l'article du plat.

La galette est délicatement croustillante, le poisson bien cuit (très très légèrement nacré), la bisque juste crémeuse, les légumes parfaitement intégrés au milieu, l'ensemble magnifiquement assaisonné (je n'ai pu m'empêcher de féliciter le mari de la cuisinière sur ce point). Un plat délicieux, très malin, intelligent en fait !!

Le tout fut arrosé d'une verre de "Chenin Sec 10" du Château de Fesles, au boisé moins expressif qu'à l'accoutumée (le domaine est normalement assez fan d'habitacles de castors de boisé dominant), consensuel en l'état.

Mignardises

Mignardises

Le café est accompagné de 2 portions d'un gâteau à l'avoine, d'un aérien unique, prêt à gagner le prochain Grand Prix d'Amérique !!

En conclusion, l'adresse n'a pas perdu de sa superbe, dans les souvenirs qu'elle m'avait laissés !!

Le service est mené avec une "sympathique décontraction sérieuse", qu'on n'apprend dans aucune école d'hôtellerie.

La cuisine est toujours inventive, vivante, équilibrée, généreuse, à "l'esprit bistronomique" affirmé, tenant toutes ses promesses.

Le "name dropping" (très local) des éléments mis en oeuvre, pourra sûrement agacer l'urbain fatigué par cette mode... qui n'en est pas (encore) une ici !!

Rapport qualité-prix juste, au déjeuner... à voir pour le dîner (quasiment toujours complet) !!

Le Jardin Gourmand

46 rue Jules Simon

56100 Lorient

tél : 02 97 64 17 24

Ouvert du vendredi midi au dimanche midi

(réservation conseillée)

www.tropmad.com

Voir les commentaires

Le Pressoir à Saint-Avé

17 Octobre 2013, 14:49pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Première participation personnelle, à la 4ème édition de l'opération "Tous au Restaurant".

Le principe est simple : une sélection de restaurants propose un menu unique pour 2 personnes, à moitié prix.

En résumé, c'est le restaurant qui "invite votre invité(e)" !!

Le Pressoir à Saint-Avé

Comme tous les ans (apparemment), le site de réservation a été pris d'assaut dès le 1er jour. Il a fallu attendre la fin de la journée, pour pouvoir effectuer son choix (s'il était encore disponible).

Il faut reconnaître que, pour une fois, le statut de bouseux non-francilien a un avantage énorme dans ce type d'opération.

On pouvait se délecter, presque sadiquement, sur la page FB du site "Tous au restaurant", des très nombreuses frustrations suscitées, souvent proportionnelles au prestige des tables "blindées".

Certaines d'entre-elles ont été "bookées" en moins de temps qu'il n'en faut pour virer du pognon en Belgique ou à Singapour...

De mon côté, pas de mauvaise surprise. La table choisie est disponible, mais pas le soir désiré. Ce sera donc le samedi soir.

Attention ce billet comporte un grand nombre de photos jaunâtres, dues à la combinaison d'un éclairage intimiste et d'un appareil photo taquin (pour ne pas parler de l'incompétence notoire du photographe)

Attention ce billet comporte un grand nombre de photos jaunâtres, dues à la combinaison d'un éclairage intimiste et d'un appareil photo taquin (pour ne pas parler de l'incompétence notoire du photographe)

Le Pressoir est LE restaurant historique de St-Avé. Tout proche de Vannes, il fut dirigé, 30 ans durant, par Bernard Rambaud.

Seul étoilé du coin (avec Régis Mahé, en son temps), John Chef Rambaud a maintenu le macaron jusqu'à son départ à la retraite, il y a maintenant 3 ans (qu'il a depuis interrompue, en distillant des cours à l'Ecole des desserts de Theix).

C'est au milieu de l'année 2010, que Katia Brissay & Vincent David ont repris Le Pressoir.

Le Pressoir à Saint-Avé

Vincent David est passé par le Château d'Audrieu, le Moulin du Val de Seugne, ou encore l'Espérance de Marc Meneau (dont il avait reconquis la 3ème étoile en tant que chef des cuisines).

Il voulait revenir sur "ses terres", être enfin "chez lui".

Un changement tout en douceur. Le couple a veillé à ne pas brusquer la fidèle clientèle de Rambaud, tout en distillant ses propres aspirations.

Les "classiques" sont restés, adossés à l'inventivité d'un Vincent David passionné, pragmatique et volontaire.

Des qualités qui lui ont permis de garder le macaron du Gros Rouge.

N'ayant pas eu le loisir de goûter à la cuisine de son prédécesseur, c'est le palais vierge que j'entre dans l'établissement.

Une jolie bâtisse locale où se mêlent, plus ou moins heureusement, vieilles pierres, murs blancs et poutres de crêperie cossue, sur lesquelles reposent des éléments d'une salvatrice contemporanéité...

L'ensemble respire quand même "l'ambiance bourgeoise", prompte à rassurer les frileux à la modernité allergiques au changement.

Le Pressoir à Saint-Avé

Pour cette opération, Vincent David et son équipe nous proposent le "Menu Saveurs de Saison" en 4 temps, pour 65 € (70 € avec le fromage), pour 2 !!

Au regard d'autres propositions croisées sur cette opération, autant vous dire que, sur le papier, le menu du Pressoir mettait la barre bien plus haut que beaucoup d'autres.

Galet de pomme de terre au coeur coulant, crème ciboulette au caviar de hareng et saumon fumé.

Galet de pomme de terre au coeur coulant, crème ciboulette au caviar de hareng et saumon fumé.

Croquant de haricot vert à la chair de tourteau, mayonnaise au malt et coulis de crustacé.

Croquant de haricot vert à la chair de tourteau, mayonnaise au malt et coulis de crustacé.

 Dos de gros lieu jaune rôti meunière au chorizo ibérique, marmelade de piments doux, beurre au piment d'Espelette.

Dos de gros lieu jaune rôti meunière au chorizo ibérique, marmelade de piments doux, beurre au piment d'Espelette.

 Agneau du Quercy confit au caviar d'aubergine, bayaldi de légumes et jus aux aromates.

Agneau du Quercy confit au caviar d'aubergine, bayaldi de légumes et jus aux aromates.

Granité champagne-litchi sur une gelée de framboise, mousse légère d' une infusion de pétale de rose.

Granité champagne-litchi sur une gelée de framboise, mousse légère d' une infusion de pétale de rose.

 Déclinaison d'un Saint-Honoré aux fruits rouges : crémeux framboise, sorbet aux épices, chantilly en gelée

Déclinaison d'un Saint-Honoré aux fruits rouges : crémeux framboise, sorbet aux épices, chantilly en gelée

Une séquence très très roborative, aux antipodes des clichés que beaucoup ont, en évoquant les "restaurants pour culs serrés, où y a rien à manger dans l'assiette", propageant une rumeur inversement proportionnelle à la fréquentation des restos en question.

  • Le généreux et surprenant "galet de pomme de terre" donne une impulsion immédiate au dîner. C'est bon, riche, à l'équilibre aussi large qu'une lame de rasoir.

  • Le "croquant de haricot vert", tout esthétique soit-il, contient un peu l'enthousiasme généré par son prédécesseur.

  • Le "dos de gros lieu jaune", relance un peu notre affaire, par sa cuisson sur le fil, son beurre juste, mais n'accélère pas l'ensemble, à cause de l'assaisonnement un poil trop élevé pour moi.

  • "L'agneau de Quercy" est remarquable, avec sa viande superbement confite, pas sèche, des cocos de Paimpol top croquants. Seul le sel fut encore trop ravageur pour moi.

  • Le "granité" est la divine surprise, inattendue, m'envoyant enfin sur l'orbite visée.

  • "La déclinaison" a le crémeux ravageur, le fruité puissant, la chantilly inventive, le roboratif qui vous empêche d'avaler quoi que ce soit d'autre.
Le Pressoir à Saint-Avé

Service très aléatoire, entre un sommelier remplissant fort honorablement sa mission, en alternance avec un autre serveur, plus formaté "grande maison qui semblait adapter son service, tantôt empreint de fraîcheur avec les pauvres opportunistes de la semaine, versus la chaleur spontanée pour les habitués d'autres têtes plus connues".

La grande force du service réside sans conteste en la personne de Katia Brissay (ex-Le Bec, Troisgros). Nous avons eu droit à ses égards, vers le milieu du repas. Le changement fut radical.

Je pense qu'elle est la meilleure professionnelle croisée dans toute la Bretagne, à ce jour, depuis la disparition de Véronique Abadie.

Cette dame est d'une intelligence rare dans le beau et dur métier du service. Sourire, justesse du mot et du geste, précision du moment.

Une grande dame, au service de la cuisine !!

La carte des vins est classique, aux coefficients qui pourraient être plus doux dans l'ensemble.

Sympathique carte des cafés, tarifairement exclusive (de 5,5 à 9 € la tasse), mais d'un haut niveau gustatif !!

Le Pressoir à Saint-Avé

La cuisine, quant à elle, mérite son macaron.

Il y a tous les ingrédients et la "maîtrise" dans les plats découverts ce soir-là.

Je me plains du sel (ça change du poisson trop cuit !!), mais en demandant à d'autres clients ayant fréquenté la table, la même semaine, je suis le seul à avoir souffert de cet "excès de NaCl" (La Miss ayant la même sensibilité dans ce domaine).

Si certains doutent de la bonne volonté de certains établissements pendant cette semaine du "goût pour tous", on ne peut contester l'envie de toute l'équipe du Pressoir de vouloir "faire plaisir à tous, comme les autres jours".

Cet extrait de leur page FB suite à l'opération "Tous au Restaurant", résume assez bien leur esprit d'ouverture et la joie, non feinte, de partager le fruit de leur travail :

Un grand merci à nos 451 clients (exactement !) qui nous ont rendu visite cette semaine à l'occasion de l'opération "Tous au restaurant". Merci à tous de vos encouragements qui nous donnent envie de continuer !!!
Merci également à nos équipes qui ont beaucoup donné cette semaine, et toujours avec le sourire
Certains doivent rêver des 90 galets de pomme de terre chaque jour, des 400 pains quotidiens, des 40 kgs de haricots verts à équeutter, à couper à 2,5cms et à séparer en deux, des 70kgs de lieu jaune et des 56 kgs de poivrons pour l'accompagner, des 98 kgs d'agneau avec ses 30 kgs de cocos de Paimpol, etc etc.... sans oublier les 1500 chous à garnir... si on ne compte que les "beaux" !!! lol
Et les autres doivent encore avoir la chanson en tête "quel pain puis-je vous proposer ?" "bonne dégustation" "bonne continuation" "Pour commencer en amuse-bouche, l
e galet....."
Merci à tous !!! et bon repos bien mérité

Le Pressoir

Katia Brissay & Vincent David

7 rue de l'hopital

56890 Saint-Avé

tél : 02 97 60 87 63

info@le-pressoir.fr

www.le-pressoir.fr

Ouvert du mardi au dimanche midi.

PS : encore désolé pour ces clichés pourris, qui ne servent pas au mieux le propos...

Voir les commentaires

Restaurant Le Saint-Placide à Saint-Malo

18 Août 2013, 20:19pm

Publié par Docadn

Bonjour,

C'est déjà la rentrée, synonyme de résolutions aussi futiles et inutiles que celles du 1er janvier...

Aussi, conscient du retard (monstre) accumulé, le blog laborieux va vous conter ce qu'il peut dans le temps qui lui est imparti, ou pas !!

La preuve avec ce "repas surprise d'anniversaire", que j'ai digéré depuis 3 mois maintenant...

Restaurant Le Saint-Placide à Saint-Malo

Délicate attention, en plein milieu du Festival Etonnants Voyageurs, alors que je m'apprêtais, mentalement, à dîner dans un bistrot bondé de la cité corsaire.

Me voilà donc au 6 place Poncel, au coeur d'un quartier résidentiel, à l'écart de la cohue des remparts.

La déco est très "moderne province qui se cherche un esprit loin des maisons bourgeoises classiques, sans vue sur la mer", soit pour faire simple : à l'opposé du Coquillage de Roellinger !!

Restaurant Le Saint-Placide à Saint-Malo

Isabelle Mobihan nous accueille. Le mimétisme avec la regrettée Véronique Abadie est assez stupéfiant !! Mêmes expressions, même rigueur, sans parler de la coupe de cheveux (discutable, mais les coupes et les couleurs...).

Restaurant Le Saint-Placide à Saint-Malo

La mémoire défaillante ne me permet même plus de vous détailler avec minutie les premières bouchées...

Juste le souvenir d'une crème de chou-fleur délicate, d'huîtres justes, quand la crème de ... exprimait les saveurs du Printemps tant attendu (si, si je vous jure, je ne sais plus ce que c'était, mais c'était le Printemps !!)...

Alors que La Miss optait pour le Menu St-Placide (44 € avec fromages), je jetais mon dévolu sur celui nommé "Saveurs d'ici et de là-bas" (68 €).

Langoustine - En Raviole - Parmesan - Basilic (entrée Menu Saveurs d'ici et de là-bas)

Langoustine - En Raviole - Parmesan - Basilic (entrée Menu Saveurs d'ici et de là-bas)

Araignée - Noix de cajou - Chlorophylle de légumes (entrée Menu St-Placide)

Araignée - Noix de cajou - Chlorophylle de légumes (entrée Menu St-Placide)

2 entrées très généreuses en proportions (4 ravioles de mémoire pour moi, alors que d'autres établissements se seraient contentés de 2 !!), parfaitement exécutées, puissantes dans les jus, d'une cinglante fraîcheur dans les crustacés, dans le ton de ce qu'on attend dans ce type d'établissement !!

Lieu jaune - Citronnelle - légumes de Printemps (plat Menu St-Placide)

Lieu jaune - Citronnelle - légumes de Printemps (plat Menu St-Placide)

St-Pierre juste saisi - Cardamome verte/noire - Asperges vertes (plat Menu Saveurs d'ici et de là-bas)

St-Pierre juste saisi - Cardamome verte/noire - Asperges vertes (plat Menu Saveurs d'ici et de là-bas)

Là encore, un parcours sans fautes !! Des cuissons parfaites, des portions toujours très généreuses (4 filets de St-Pierre !!), des équilibres judicieux entre épices, légumes et poissons, des asperges (dont je raffole) justes croquantes, des petits pois chez La Miss extras !!

Restaurant Le Saint-Placide à Saint-Malo
Un Fontainebleau - Fruits rouges - Sorbet yaourt/citron vert (dessert Menu St-Placide)

Un Fontainebleau - Fruits rouges - Sorbet yaourt/citron vert (dessert Menu St-Placide)

Le Fruit - Lychee – Framboise - Mascarpone - Rose (dessert Menu Saveurs d'ici et de là-bas)

Le Fruit - Lychee – Framboise - Mascarpone - Rose (dessert Menu Saveurs d'ici et de là-bas)

Des fromages remarquables, quand les desserts (démoniaque sorbet yaourt/citron vert !!) parachèvent délicatement ce roboratif dîner gastronomique.

Le service est précis, parfois un poil chargé par "les codes des bonnes maisons", mais jamais pesant.

Isabelle Mobihan est sur le pont, alternant sourires et masques sombres selon les moments.

La carte des vins est pas si mal, courte, toujours trop jeune (ou trop chère) pour les amateurs de certaines références. Pour nous, ce fut Chablis 10 de Laurent Tribut, dont les vins finissent enfin par trouver grâce à mon palais de chieur-né !!

Restaurant Le Saint-Placide à Saint-Malo
Restaurant Le Saint-Placide à Saint-Malo

Le St-Placide est une jolie table, peut-être déjà trop classique à mes yeux, quand son décor vous promet presque le contraire !!

Les 2 séquences ci-dessus sont au diapason d'une étoile (méritée) au Gros Rouge, où technique, rigueur et beaux produits se conjuguent naturellement.

J'attendais sûrement plus de "fantaisie", "d'originalité", de "coups de pieds au séant dans la tronche" (les Mobihan assument "le beau et le bon, pas le cliquant... un point c'est goût") ...

L'essentiel étant que ce soit bon... c'est bien ce que l'on recherche en premier, non ?!

Restaurant Le Saint-Placide

Isabelle et Luc Mobihan

6 place Poncel

35400 Saint-Malo

Tél : 02 99 81 70 73

www.st-placide.com

Voir les commentaires

Le Poulpe à Lorient

15 Mai 2013, 16:51pm

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Voilà une adresse qui court de bouche à oreille depuis plusieurs mois à Lorient !!

Malgré la pauvreté notoire de l'actu des pianos en Bretagne, je ne me rue quasiment jamais dans les "nouveautés" (Le Poulpe est quand même ouvert depuis un peu plus de 2 ans), avec la fièvre malaria d'un "francilien junkie du scoop", qui bave dès qu'un ex-trader ouvre un bar à tartines molles...

Aussi, voilà près d'un an qu'on me rabat les esgourdes avec Le Poulpe. "Quoi ! Tu n'as pas encore mangé au Poulpe !? Tu devrais y aller, c'est super !!"

Voilà le genre de commentaires qui vous donne envie de détester par avance le rade, juste pour se venger petitement de la posture ringarde qu'on vous colle face à votre ignorance "manque total de branchitude".

Toujours adepte du déjeuner (le resto est fermé tous les soirs, sauf le vendredi soir pour un "menu homard"), je réserve prudemment un couvert en ce vendredi midi d'avril.

Bien m'en a pris, quand en arrivant vers 12h30, je découvre une salle pleine, étroite,  profonde, au faux-plafond inexistant, à la déco pourrie "dans son jus" qui rebutera n'importe quel hypocondriaque (la porte d'entrée était immonde en terme de saleté, ce jour-là).

Nous sommes dans un "resto ouvriers" planté sur l'avenue de La Perrière, dernier "bastion populaire" de Lorient, mêlant employés des industries nautique, plastique, agroalimentaire, plus quelques commerciaux aux budgets de "frais de bouche polonais optimisés"...

Le patron boit l'apéro avec des clients entre le dressage de 3 7 assiettes, le niveau sonore est déjà très conséquent...

On me place face à un taiseux (c'est comme dans les routiers, vous mangez face à des inconnus), qui se déridera rapidement grâce à mon manège photographique.

Rapidement, il m'apprend que Le Poulpe est le meilleur resto de l'avenue. Seule "La Chaloupe", quasi en face, est en mesure de lui faire de l'ombre. Le prix des menus ne jouant pas en la faveur de ce dernier !!

Une formule entrée-plat-dessert à 12,80 € qui démarre par un terrible "hareng-pommes à l'huile".

La discussion se poursuit avec "l'ex-taiseux". Habitué des lieux, il m'apprend aussi que le cuisinier habite Locmiquelic, qu'il passe ses nuits à "mouliner des recettes", qu'il a développé son propre réseau de maraîchers locaux. Mais aussi qu'il est un "fin pêcheur", hobby lui permettant parfois de proposer du bar pour tous à moins de 10 € le plat !!

Alexandre Nagy est lorientais d'origine. Formé au "Poisson d'or" par Hervé Rio, il monte rapidement à la capitale pour suer longuement au Crillon, à l'Arpège, chez Cagna. De retour au païs, il ouvre son "Poulpe" fin 2010. Son menu à 10,80 € cartonne très vite (il a pris 2 € depuis) !! Le succès ne se dément pas depuis...

Le plat du jour est du cabillaud, forcément trop cuit pour ma trogne, quand la purée maison tient la route, l'endive est trop amère...

Mon voisin a fini, il s'en va. J'enchaîne avec deux commerciaux volubiles et assoiffés. Ils m'offrent un généreux verre de St-Emilion Grand Cru 09 (au caractère discutable selon mon goût, mais plus recommandable que mon blanc sudiste pommadé). Une deuxième bouteille anime un peu plus la discussion !!

Il est l'heure de mon dessert. Ce millefeuille est la lumineuse finale attendue. Si le feuilleté manque un poil de cuisson, la mousse pralinée est divine, l'ensemble aérien, trop court...

Ambiance de cantine, cuisine maison, dont le volume de plats envoyés (on est très très loin de la vingtaine de couverts initialement prévus à l'ouverture) limite le caractère soigné.

Une cuisine qui ne donne pas envie de faire la queue pendant 03h00, mais qui est la meilleure alternative du moment en ville pour déjeuner frais pour vraiment pas cher. Le prix de la séquence rend la cuisine meilleure qu'elle ne l'est...

C'est pas mal, tout simplement...

 

Le Poulpe 

29 ave de la Perrière

56100 Lorient

Tél : 02 97 50 08 24

Fermé le soir en semaine (sauf vendredi soir, pour le menu homard à 32 €) et samedi midi.

Hareng - pommes à l'huile

Hareng - pommes à l'huile

Cabillaud - purée - salade

Cabillaud - purée - salade

Le vin offert

Le vin offert

Le millefeuille praliné - CBS

Le millefeuille praliné - CBS

Voir les commentaires

Le Quellen à Trébeurden

14 Avril 2013, 13:36pm

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Seconde et dernière table testée sur les rivages des Côtes d'Armor.

Repris en 2003 par Bruno et Olivier Goarin, cet hôtel-restaurant jouit d'une petite réputation locale, que nous nous sommes empressés d'aller vérifier par nos estomacs !!

C'est Olivier Goarin qui est aux manettes en cuisine. Il aurait travaillé au Miramar du Crouesty (info donnée par Bruno Goarin himself à la fin du dîner, ce dernier assurant le service) !!

La salle est bien plus chaleureuse que celle de la Cotriade, voire chaude en fin de soirée. On nous installe dans ce qui semble être une véranda avancée, moins haute de plafond que le reste de l'établissement (expliquant l'efficace exothermie de la pièce).

 

http://img15.hostingpics.net/pics/430210DSCF5371.jpg

 

 

http://img15.hostingpics.net/pics/978640DSCF5364.jpg

 

Fricassée de Calamar aux Épices Douces 


http://img15.hostingpics.net/pics/895802DSCF5367.jpg

 

Filet de Lieu Jaune aux Petits Légumes, Crème de Coquillages 

 

http://img15.hostingpics.net/pics/792787DSCF5372.jpg


Brie crémeux au croustillant de blé noir et miel de Pontrieux


http://img15.hostingpics.net/pics/480601DSCF5374.jpg

 

Crème brûlée 

 

http://img15.hostingpics.net/pics/431843DSCF5376.jpg

 

Il s'agissait du "Menu Tradition", composé d'une séquence entrée-plat-dessert à 26 € (30 € avec le fromage). 

Une entrée passe-partout, avec des calamars moins tendres qu'à l'attendu, d'une sauce assez neutre, de "cheveux de sarrazin" au goût tardif.


Le plat est dans la continuité de cette relative neutralité. Un poisson joliment saisi, des légumes bien traités, mais un manque cruel de résonance, que même l'assaisonnement aux 5 baies (très expressif, incroyablement parfumé !!) n'arrive pas à "réveiller"


Le fromage (pris par La Miss en guise de "dessert") était bon, réunissant tout ce qu'on aime quand on mange : la sapidité du gras et du sucré !!


Une crème brûlée classique, sans surprise !! Un bon service, empreint de sourire et de douceur, quand la cuisine m'a laissé quasiment de marbre par son manque de profondeur, de caractère, que la fraîcheur et le "soin" apportés ne galvanisent pas !!


Carte des vins à la peine, avec une 1/2 Menetou-Salon 11 très bof (au pedigree déjà oublié pour la peine) !! 

 

Le Quellen

Hôtel - Restaurant

18 Corniche Goas Treiz

22560 Trébeurden

Tél : 02 96 15 43 18

Voir les commentaires

La Cotriade à Ploumanac'h

5 Avril 2013, 15:31pm

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Petite escale, fraîche et ensoleillée, de dernière minute sur la Côte de Granit Rose. Un week-end de Pâques pour redécouvrir les petites et grosses merveilles naturelles de cette "côte mal pavée".

 

http://img11.hostingpics.net/pics/764245DSCF5343.jpg

 

De jolies randonnées s'offrent à nous, quand quelques tables nous font aussi de l'oeil !! Comme d'habitude, point de folie dans ces 2 domaines, juste l'envie de faire le plein d'iode, de vitamine B2, B12, phosphore, zinc, etc.. mais aussi de redémarrer sagement la saison des "randos sans bâtons"...

C'est du côté de Ploumanac'h que notre choix s'est porté pour la première des 2 tables visitées ce week-end. Pas de "buzz", ni de "menus alléchants" (la carte ferait même croire le contraire) pour cette dernière. De la curiosité et le  "goût du risque" comme (trop) souvent.


C'est un certain Mr Monchoix (35 ans au compteur... professionnel) qui dirige les cuisines, sa femme Chantal drive la salle, quand leur fils Mathieu s'occupe de la crêperie attenante. 

Pas de résa, de la place, d'aimables sourires de bienvenue, pour découvrir une horrible salle au look de "salle de bains années 80, période romaine revisitée, style discutable de Berlusconi". Cela donne une ambiance assez fraîche froide à l'ensemble de la salle. 


Pas moins de 6 menus (aux segmentations tarifaires assez étranges) disponibles de 15,50 à 99 € (pour deux) !! Une formule entrée-plat à 15,50 € pour La Miss, à 21,90 € pour la même séquence pour mézigue (c'est la crise, j'vous dis !!). 

 

http://img11.hostingpics.net/pics/967331DSCF5305.jpg

 

Velouté de chou-fleur

 

En guise de mise en bouche : chaud, crémeux, fort comestible, quand comme moi, on déteste en temps normal le chou-fleur !!

 

 

http://img11.hostingpics.net/pics/302761DSCF5307.jpg

 

Assiette du pêcheur (saumon fumé, terrine de poissons, crevettes)

 

Des Deux crevettes passables, une terrine un peu sèche, quand le saumon, subtilement fumé, est extra !!

 

http://img11.hostingpics.net/pics/405390DSCF5309.jpg

 

Pavé de cabillaud à la plancha sauce vierge, Parmentier à l'huile de noix

 

Mon incurable phobie de la surcuisson ressurgit, à la vue du pavé aux coloris peu rassurants. "L'effeuillage" presque naturel du (gros) pavé et les premières bouchées lèvent les derniers doutes. Une superbe cuisson "sur le fil", une sauce vierge à l'acidulé fort expressif tonique (on doit être pas loin du  pH du Coca !!) comme j'aime. Un plat plein de "gnaque", au poisson divin de fraîcheur, au "Parmentier" à la "purée parfumée à l'huile de noix" classique. 

 

La Miss, avec son menu de pauvre sa formule à 15,50 €, semblait fort satisfaite de la qualité générale de ses plats. Pour nos 2 formules, la séquence entrée-plat était largement suffisante, au vu des portions servies !!


Recensé par le "Gros Rouge", voilà un "Logis de France" qui derrière son label (mérité) de "Maître Restaurateur", délivre une gentille cuisine vieille France classique, soignée, aux tarifs très sages, aux sourires généreux. Dommage que la carte des vins soit autant à la peine. 

Si vous traînez vos guêtres l'été prochain dans le coin, La Cotriade vous offre un îlot de fraîcheur et de bonne cuisine à moindre frais, dans l'océan de médiocrité qui l'entoure... 

 

La Cotriade

Hôtel-restaurant du Parc

Ploumanac'h

22700 Perros-Guirrec

Tél : 02 96 91 40 80

hotel-duparc-perros.com

Voir les commentaires

Une Table à Lorient

16 Mars 2013, 17:31pm

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Juste avant que Pudlo n'édite, à la vitesse d'un Shinkansen, sa (nouvelle)  "saga lorientaise", je retournai vers une de ces tables que j'avais involontairement boudée depuis 6 ans !! 

Margarita et Dominique Dublé arrivaient de l'Yonne, quand ils ont repris l'hôtel-restaurant Le Victor Hugo en septembre 2006.


Ils ont servi, dès le départ, une bonne et copieuse "cuisine de marché", à des tarifs serrés, dans une déco entre deux eaux. Le nom avait changé, mais tous les habitués continuaient à nommer la table "Le Victor Hugo".

C'était, semble-t-il, une des cantines du  patron de la région Bretagne de l'époque (dînant discrètement, ce soir-là, derrière un paravent), sûrement moins fidèle depuis ses nouvelles fonctions...


6 ans plus tard, Une Table à Lorient a vu sa déco (chaotique) un peu évoluer (elle a été refaite il y a 2 ans selon les dires de Margarita). Des expos ponctuent toujours les murs de la salle. 

Le changement notable vient du label  "Maître Restaurateur", ostensiblement affiché à l'entrée de la lumineuse salle aux tons toujours discutables. Une musique breizhou un peu déprimante tourne en boucle.  


Un vieux couple déjeune. Madame est pimpante et droite. Monsieur est triste et voûté, enchaînant les plats sans quitter son épais manteau.

La bonne humeur méditerranéenne de Margarita Dublé est par contre intacte. Nous sommes vendredi midi, une formule entrée-plat à 14,50 €. 18,50 € avec le dessert en sus...

 

http://img11.hostingpics.net/pics/742905DSCF5199.jpg

 

Langoustine à la provençale

 

Mise en bouche aux accents asiatiques, trop chiche, car bien foutue !!

 

http://img11.hostingpics.net/pics/426555DSCF5201.jpg

 

Seiche marinée à la plancha

 

Des morceaux grillés à point, parfaitement cuits, ne tombant pas dans le piège de "l'élastique marin", que nous sommes nombreux à avoir laborieusement mastiqué (comme une régression avec le patient mâchouillage des pattes de Sophie la Girafe !!), nous détournant ensuite systématiquement de ce décapode souvent maltraité. La fraîcheur est au rendez-vous, la petite salade justement assaisonnée. 

 

http://img11.hostingpics.net/pics/508637DSCF5203.jpg

 

Duo océanique aux coques

 

Un mulet noir un poil cuit, quand le morceau de cabillaud répond à mes attentes dans ce domaine. Il est même top dans le cas présent !! Quelques épinards frais pas mal, un "boulghour-Ebly" passable, une sauce un poil riche, des coques (trop rares) excellentes. Fort heureusement, ce duo trio de fraîcheur océanique se hisse sans peine au-dessus des accompagnements !!

 

http://img11.hostingpics.net/pics/483774DSCF5207.jpg

 

Panacotta au caramel au beurre salé

 

Une bonne panacotta succède au caramel au beurre salé, trop gras, trop sucré, donc forcément trop bon !!

Un service paisible, assuré en duo par Margarita et une "nouvelle" serveuse (trisomique comme Pierre, le précédent serveur) appliquée et déterminée.

 

Un déjeuner arrosé par un sympathique pichet de Château Thébaud 11, perdu dans une carte des vins à la peine (quand la petite sélection des whiskies est plutôt intéressante) .  

Le chef, souriant, fait son rapide tour de salle en fin de service. Aucun doute sur le respect du cahier des charges de Maître Restaurateur, tout semble frais (sauf le cahier de réservation estampillé METRO*  !). 

Voilà donc une bonne adresse, qui a tenu le cap depuis sa reprise, offrant pour moins de 20 € un déjeuner frais, copieux dans une ambiance paisible... peut-être trop pour certain(e)s !!

 

Une Table à Lorient

36, rue Lazare Carnot

56100 Lorient

M° : Montparnasse-Bienvenüe, puis correspondance pour Quimper.

tél : 02 97 64 26 54

www.restaurantlevictorhugo.com

Fermé samedi midi, dimanche soir, lundi


* Mais oui, bien sûr qu'ils ont le droit d'acheter des serviettes et du papier alu chez METRO, c'est juste un détail que mon esprit, joueur, de sodomite de diptères n'a pu passer sous silence !!

Voir les commentaires

Le Salgado à Vannes

3 Mars 2013, 13:03pm

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Voilà quelques années que je passe devant cet établissement, sans que rien de spécial ne me donne envie d'y entrer. J'aime assez la (roborative) cuisine portugaise, mais c'est un "délit de sale gueule" qui m'a toujours empêché de mettre les pieds dans Le Salgado !! 

 

http://img15.hostingpics.net/pics/945134DSCF5077.jpg

 

J'entends par "délit de sale gueule", l'identité "visuelle" du resto !!  Ok pour le coq, mais que penser des coloris de la carte et des ardoises extérieures, plus proches d'un concept de pizzeria de centre commercial ou d'un club de foot, que de celles d'un restaurant traditionnel portugais !!

Comme quoi, le "marketing" peut parfois tout flinguer, alors que j'y suis, habituellement, aussi sensible qu'un scorpion aux radiations nucléaires !!

 

http://img15.hostingpics.net/pics/845201DSCF5076.jpg

 

La faim (ainsi que le manque de charme des propositions des autres établissements de la rue) a eu raison de mon entêtement !! Je cède, pour découvrir une sympathique salle aux tons "duvet de poussins écrasés", aux volumes verticaux généreux, au mobilier sobre. 

Il est 13h00, le rush bat son plein, une table de libre sur la (chaude) mezzanine. Accueil naturel, souriant, décontracté, vif (pas loin de 50 couverts à servir, 2 personnes en salle, vous entendez ça les molles du mollet !?).

 

http://img15.hostingpics.net/pics/452828DSCF5068.jpg

 

Prise de commande en servant les 2 verres de vinho verde, perlant et fruité à souhait. Une formule "entrée-plat" pour La Miss (10,90 €), la totale formule "midi gourmand" pour moi (14,80 €) !!

 

http://img15.hostingpics.net/pics/825147DSCF5070.jpg

 

Salade d'encornets

 

Servie dans la "traditionnelle" (petite) vaisselle du pays (à chacun son Arcopal !!), des encornets très bien cuits (loin des élastiques pour queue de cheval, souvent croisés), une bonne et douce huile d'olive, une salade un poil généreusement trop assaisonnée, sans parler de la rondelle de tomate anachronique. Hormis ces 2 derniers détails, les anneaux sont vraiment bons !!

 

http://img15.hostingpics.net/pics/979144DSCF5073.jpg

 

Frango Assailo (Coquelet à l'ail)

 

Un volatile fort en ail (j'aime ça, mais les sensibles ou les vampires devront fuir la chose), aux bonnes et grasses riches "chips maison"

 

http://img15.hostingpics.net/pics/844018DSCF5075.jpg

 

Tripes à la mode de Porto

 

Excellentes tripes (je ne cours pas naturellement après, en temps normal), plat très "fumé", riz bien cuit, assiette là encore généreuse... 

 

Une (classique) mousse au chocolat pour finir. Une cuisine assez "personnelle", relativement soignée, très roborative, dont la longue digestion et le caractère riche ne feront pas de mystère dans l'après-midi qui a suivi... 


Un service vif, souriant en permanence (plus généreux en "strip-tease dentaire" côté mâle que femelle), une clientèle très Ticket Restaurant®, visiblement fidèle, un menu aux rapports qualité-prix-goût-calories forcément difficile à battre.


Le resto propose, quelques mètres plus loin, "La Boutique du Salgado" (pas visité, car fermée pendant le service), proposant vins, fromages et morues salées de Rodez du pays... 

 

Le Salgado

Spécialités portugaises

43 rue Fontaine

56000 Vannes

Tél : 02 97 47 66 93

www.lesalgado.com

 

EDIT : je viens de me rendre compte que c'est le 400 ème billet du blog !!

Voir les commentaires

La Chaumière à Auray...

1 Février 2013, 07:38am

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Voilà typiquement un établissement qui serait porté aux nues à Paris par Le Fooding et ses blogueurs-suiveurs...

Mais pour cela, il aurait dû se situer dans le Xème, avoir un patron (minimum ex-convoyeur de voiliers de luxe, fatigué par ses 11 tours du monde) hâbleur, ayant eu l'idée d'ouvrir une cantine "sincère, sans chichis, où l'important c'est le produit".

La déco serait négligemment étudiée, les plats "terroiristes", la clientèle jeune, la carte des vins naturelle, le jambon forcément ibérique comme Cécile de France est belge !!

 

 http://img15.hostingpics.net/pics/543719IMG0094.jpg

 

Mais voilà, nous ne sommes pas dans le Xème. Nous sommes à Auray, dans le Morbihan !! Le patron (visible) est une patronne, la déco n'est pas négligée, juste d'origine, la carte des vins est nulle, les plats sont figés sous le menu plastifié (un peu collant, comme au Toritcho), l'enseigne annonce depuis 2 décennies "spécialités de poissons"...

Et vous vous dites que même avec tout ça, il va nous en parler ?! Ben je vais me gêner !!

 

http://img15.hostingpics.net/pics/589103IMG0098.jpg

 

(détail de la nappe,  table 10)

 

Eh bien oui !! Car on se dit qu'à 500 bornes près, à 11 000 quartiers près, à la branchouille ésotérique près, ça s'est joué à pas grand-chose pour que La Chaumière soit le best off, le petit mausolée, le lieu culte, Ze truc couru, increvable comme un Verre Volé pour un ardéchois expatrié, ou une "Crêperie de Josselin" pour un breizhou nostalgique...

 

http://img15.hostingpics.net/pics/298887IMG0096.jpg

 

Alors que dans les faits, Edwige et Patrick Abgrall tiennent La Chaumière depuis plus de 20 ans, sans chercher à faire un quelconque buzz.

2 décennies dans une discrétion qui frise l'abnégation. J'ai découvert, personnellement, cette "inquiétante" devanture il y a presque 10 ans. 

On effectue un réel saut dans le temps pour la déco, quand la carte se veut juste "réaliste". Ici, pas de name-dropping, d'hommage, de tendance.

Le chef fait de la cuisine, de la vraie, la sienne, point.

Edwige prend les commandes, sert les kirs au bar situé à l'arrière. Romain, le serveur, donne du "bonjour madame, bonjour monsieur", comme on lui a sûrement appris à l'école hôtelière de Dinard, ou ailleurs... 

Le menu est à 16 €, les suggestions du jour sont nombreuses, classiques, comme la clientèle, visiblement fidèle, à peine 4 fois plus âgée que l'établissement.

On zappera le crépi noirci, le bar 80's, les accessoires fantomatiques de l'ambiance Bag(d)ad Café. On parcourera la carte, les zygomatiques presque moqueurs, en lisant l'antédiluvien Post-It signalant "recommandé par Petitrenaud".

 

http://img15.hostingpics.net/pics/574617IMG0087.jpg

 

Il est marqué "spécialités de poissons", donc on prend du poisson. Alors oui, il est trop cuit pour moi, comme dans 50 89,7% des cas !!

Mais ici, c'est un des derniers endroits en Bretagne (peut-être même en France, aujourd'hui ?!) où on vient encore vous montrer la pièce crue avant qu'elle ne passe à la poêle !! 

La première fois, j'y avais pris de la viande... on m'avait aussi présenté la pièce avant traitement !!

Vous imaginez, chez Buffalo ou Courtepaille, le serveur vous amener la pièce de boeuf, toute fumante, à peine sortie de ses -18°C ?! 

Rien que pour ce poignant et touchant détail "à la Escoffier", La Chaumière mérite un petit mot sur ce carnet du mauvais goût assumé,  qui emmerdera toujours les vestes pied de poule qui sont restées coincées sur la cuisine de Fernand Point.

 

http://img15.hostingpics.net/pics/419665IMG0088.jpg

 

Alors oui, la présentation est aussi très 1992 1983. Mais la rillette de saumon, les herbes justes ciselées, la baguette (à 2 balles) grillée vous plongent dans le casse-croûte marin qu'on ne fait jamais pour soi. 

 

http://img15.hostingpics.net/pics/657289IMG0091.jpg

 

(une baguette polymorphe)

 

Qui reculerait devant ce cassoulet de canard (à la Maïté) avec ses 134 768 calories ?! La justesse, la rudesse et la générosité de ce plat (un poil assaisonné) fait vite oublier la préciosité qui animent certains culs et ventres serrés qui viennent parader dans les restos pour une salade et une San-Pé !!

 

http://img15.hostingpics.net/pics/486306IMG0093.jpg

 

Comment ne pas succomber face à cet autre petit tableau kitsch maritime mettant en scène le "gratiné d'espadon Thermidor" !? 

 

http://img15.hostingpics.net/pics/305575IMG0100.jpg

 

Voilà une adresse à se refiler fréquenter, quand on a moins de 20 € en poche et qu'on en a marre de bouffer de la merde 100% décongelée !!

Alors oui, on est pas chez "Dutour-je-ne-sais-quoi-et-je-m'en-branle", on y vient pour se nourrir, pour se remplir le bide, efficacement, avec même un peu de plaisir !!

Oui, c'est moche dedans, oui les plats ne sont pas glamour à regarder (et mes photos de daube, même pas "instagrammées", n'arrangent pas le portrait), mais il faut juste parfois arrêter de s'exciter sur des "assiettes-mannequins" qui n'offrent parfois que de l'érection oculaire et de la branlette gustative !! 

Ici, c'est votre voisin(e), votre astrologue, votre urologue, la meilleure amie de votre femme, le meilleur pote de votre fils, votre collègue de boulot, sur lequel-laquelle vous avez raisonnablement fantasmé, qui s'offre à vous.

L'avantage, c'est qu'il ou elle a dit oui, qu'il ou elle est à la hauteur de vos attentes... 

 

La Chaumière

1, rue Abbé Philippe Le Gall

56400 Auray

Tél : 02 97 50 77 75

 

EDIT 2014 : restaurant fermé au 1er semestre 2014

Voir les commentaires

Le K5 à Lorient...

13 Janvier 2013, 09:56am

Publié par Docadn

Bonjour,

Nous arrivons dans un établissement au décor somptueux, ébouriffant de finesse. Passé ce premier choc visuel, le service nous prend en charge et nous emmène vers notre table. Deuxième stupéfaction devant le dressage de cette dernière. Les détails et les attentions sont suffocants de lisibilité et de bon goût. Le service démarre sur les chapeaux de roues, avec une succession de 4 mises en bouche sidérantes, servies dans une chorégraphie millimétrée comme une opération du cerveau.

Les plats se succèdent. Nos palais vont d'émerveillement en émerveillement. Comme une suite d'orgasmes sans fin, nos sens chancelants peinent à revenir sur terre, devant l'explosion des saveurs et le cinglant permanent des produits sublimés.

La carte des vins, vertigineuse, nous frustre par sa diversité, sa sélection experte, ses tarifs ne passant jamais le Rubicon du coefficient 1,5.

Nos deux serveuses, toutes dévouées, ne ménagent par leurs peines pour nous offrir un moment magique, portées par une cuisine déifiante, ou les crises d'apoplexie menacent à chaque bouchée... 

C'est KO, lessivés, comme flottants entre deux eaux divines que nous quittons cet antre d'une cuisine galactique, au service parfait que nombre de triples étoilés devraient copier sans hésiter...


http://img15.hostingpics.net/pics/205184DSCF5002.jpg

 

Na je décooooonnnne !!!

Mais voilà ce qu'un "Charles-Henri Orliac, ou un Verjus discount" (sans parler de leurs disciples), auraient pu écrire après avoir été invités dans cet établissement.

Sous couvert d'un "reportage", ils auraient pondu, sans le rouge au front, un publireportage forcément dithyrambique sur une gargote s'offrant une page de pub, au prix d'un menu.


N'étant ni un blogueur influent, ni prescripteur de qui ou quoi que ce soit, en plus de ne pas être naturellement très argenté côté bancaire, je vous livre la version brute non-censurée et libre de cet épisode "gastronomique inique" vécu il y a peu... 


C'est la deuxième fois que je "grouponne". La première fois, c'était pour un resto dont La Miss est coutumière, moi pas. Elle m'a avoué que ce n'était pas au niveau de ce qui était délivré habituellement. Une déception en demi-teinte, supportable, déjà oubliée.


Quand l'offre s'est présentée pour le K5, nous avons immédiatement pensé qu'il s'agissait du Quai Ouest, un resto voisin, à la cuisine plus "ambitieuse" (nous sommes sur le site du Pôle Course au Large de Lorient). Première "mauvaise surprise", ça nous apprendra l'art de l'approximation !!


Moi : t'es sûr que c'est là ?

La Miss : ben oui, y a marqué K5 !!

Moi : je croyais que c'était celui du fond, à côté de l'Espace Tabarly !!

La Miss : ben moi aussi !! A priori non, c'est là !! 

Moi : ça m'a pas l'air terrible ?!

La Miss : non, mais on a payé, donc c'est foutu !!

Moi : mouais, on s'est fait niquer !!

La Miss : mais non !! On va voir !! Ça se trouve c'est bon !

Moi : je doute, mais tant pis... on s'est fait niquer !!


(si vous cherchez des dialoguistes pour votre prochaine série française, ne cherchez plus !! C'est ici, livrable en 10 minutes, 8 saisons assurées).

Les qualificatifs "lounge""restaurant" et "sandwicherie" accolés, sont aussi improbables que de proposer un "tagine de filet mignon" à des imams saoudiens gays et végétariens !!


Accueil neutre, poli, dans une déco M6 à la convivialité d'un Joey Starr débarquant dans un congrès d'hôtesses de l'air.

Six tables de 2 et une de 5 occupées, pour 70 à 80 couverts possibles. Un autre couple arrive en même temps.


Nous avons le choix de l'emplacement. Les deux serveuses reprennent leur service... puis rien !! L'une d'elles "s'inquiète" de nos 2 tables au bout de 10 minutes, puis apporte la carte... des apéritifs.


http://img11.hostingpics.net/pics/771506DSCF5004.jpg

 

Nous avons le temps de lire, voire d'apprendre par coeur cette dernière, avant que l'autre serveuse s'aperçoive qu'il n'y a toujours rien sur nos tables.


Elle décide de prendre notre commande... d'apéritifs, avant de se rendre compte que sa collègue ne nous a pas donné la carte des mets !!


35 minutes que nous sommes assis, toujours rien à boire, encore moins à grignoter, aucune commande "solide" passée. Il y a 9 tables à servir, nos deux serveuses sont déjà débordées !!

 

http://img11.hostingpics.net/pics/542074DSCF5005.jpg


Devant le très bas débit et l'efficacité criante du service, nous ne prenons pas le risque de commander un cocktail (large choix), de crainte de voir l'une d'elles partir cueillir les fruits et sonder le terrain pour y trouver une source d'eau gazeuse.


50 minutes que nous sommes arrivés (je suis à la limite de commettre un homicide très volontaire sur les 2 gourdasses), quand la plus souriante avec son tee-shirt de pouf "Love", vient nous déposer 3 rondelles de charcut' et prendre enfin la commande.


Je passe cette dernière avec la même chaleur que la progéniture de Véronique Courjault . La truffe "La brave fille" sourit toujours, en lançant "ok, super, allez, efficacité !!" (je ne l'invente même pas !!). Trois thèses s'affrontent :

- elle se fout de nous ?!

- elle est en pleine descente de son overdose de Xanax ?! 

- y a une caméra à la con qui filme ce gag aussi fin qu'un film de Luc Besson ?!

 

 

Voilà 80 minutes qu'on a foutu les pieds dans ce resto de bras et jambes cassés, toujours pas une entrée sur la table. Ce temps libre très précieux nous permet de constater :

 

- qu'une autre table attend de l'eau, du pain, de la moutarde depuis une bonne vingtaine de minutes.

- que le serveur du bar a fini de servir les plaisanciers en plastique déguisés en navigateurs de course au grand large avec leurs parkas Musto, juste capables de se perdre sur Virtual Regatta, car ils ont déjà vomi juste en allant à Groix. 

- que les wc sont à l'extérieur du resto.

- que la musique de ce rade est plus pourrie que "lounge".

- que nos serveuses de génie, avec 12 tables à servir, ont besoin de l'aide du serveur du bar. 

 

 

Quand tout à coup, à la 85 ème minute, nos entrées arrivent...

 

http://img15.hostingpics.net/pics/655712DSCF5011.jpg

 

Feuilleté de St-Jacques

 

Quasiment 01h30 pour se faire servir une salade périgourdine et un feuilleté, qui dit mieux ?! Même la SNCF, Air France-KLM et tous les autres spécialistes du "décalage horaire" peuvent aller se rhabiller et se brosser devant cette performance hors norme !!


L'ensemble, pas terrible, est avalé en 5 minutes. Nous nous préparons à nouveau à un long moment de solitude. 


Nos assiettes vides sont quasiment prêtes à être rangées directement dans les placards, tellement elles sont nettoyées face à la nouvelle attente en cours. Là, je ne tiens plus, je me lève, enfile ma veste et me prépare à me barrer avant de voir éclater des pulsions aussi incontrôlables et inappropriées que celles de William Foster.

 

La Miss me ramène "à la raison" et prend les choses en main. Elle interpelle une des 2 MOF du service, demande fermement à ce que nos assiettes soient immédiatement débarrassées et que notre plats arrivent dans les minutes qui suivent. 


Enfin confuse, la serveuse propose pour s'excuser un verre de vin. La Miss l'arrête net en lui rétorquant : "non merci, s'il met autant de temps que tout le reste, c'est pas la peine..." 


Dans les 10 minutes qui suivent, nos plats débarquent. Dès l'arrivée de ces derniers, La Miss repart à la charge : "nous voulons nos desserts dans 10 minutes !!"

 

http://img15.hostingpics.net/pics/154126DSCF5013.jpg

 

Brochette de St-Jacques, beurre nantais, pommes vapeur, bouquetière de légumes

 

Je ne sais pas si "l'urgence de la commande" est responsable du résultat dans l'assiette, mais les St-Jacques sont, contrairement à ce service de merde, superbement cuites.

Seules quelques unes souffrent d'une sur-cuisson partielle (minime) en surface.  Par contre, les accompagnements (la boule de riz, si, si, ça se fait encore !!) sont transparents comme une critique dans le Bottin Gourmand. 

 

http://img15.hostingpics.net/pics/984264DSCF5014.jpg

 

Café gourmand

 

Dernière charge de La Miss pour réclamer les desserts, aussi convenus et légers qu'une carte de voeux envoyée par Charles Manson à Roman Polansky. Hormis les fruits, toutes les portions semblent amoureusement décongelées directement sur le bout de toiture. 

A peine le café avalé, je sors, pour ne pas sauter à la gorge de ces 2 apprenties hontes du métier.


La Miss apprendra, en réglant les 2 kirs (tout en leur assurant de chaleureuses recommandations pour le K5), que nos deux chefs de rang du soir avaient eu l'idée de génie de tenter une "stratégie du service" consistant à s'occuper toutes les deux de toutes les tables.

Vu le degré zéro de communication, chacune pensant que l'autre s'occupait de telle ou telle table, personne n'était servi, desservi, ravitaillé... 


Il y a peu, l'inégal François Simon posait la question (légitime ?!) du rôle et de la place actuelle du serveur/maître d'hôtel. Si je tance souvent la cuisine et ses auteurs, je rends souvent hommage aux "metteurs en scène" que sont souvent les serveurs/serveuses.

Ils peuvent gommer, amortir, enjoliver, faire saliver, comme ils peuvent nous braquer, nous démoraliser, nous énerver.


Pour notre K5, il aura fallu 02h10 pour se faire servir un kir, une entrée à la con, un plat pas mal et un dessert déballé (quand  des gastros, avec un vrai service, vous balancent 7 plats tous faits à la main, dans le même laps de temps), grâce au talent, que dis-je, au génie de 2 trolls aptes à rendre ce "resto lounge" aussi fréquentable qu'une centrale nucléaire japonaise...


Aussi, si vous êtes dépressif, suicidaire, énervé par cette gauche qui ne branle rien, alors que votre droite n'en a pas fait lourd non plus, si vous voulez voir des blaireaux se la jouer Desjoyeaux alors que leur plus grand fait maritime consiste en une croisière commentée dans le Golfe du Morbihan, alors le K5 est "ze place to be" pour en finir !!

Carte des vins où Sylva Plana côtoie les fabuleux crus de Gérard Bertrand, Mourat et Richard de Sauvion, qui m'ont poussé à ne boire que de l'eau (comme souvent, hélas). 


K5 

5 rue du sous-marin Vénus

Pôle Course au Large

56100 Lorient

02 30 91 70 00 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 > >>