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EscapadeS

Articles avec #un p'tit resto en bzh

Le Tire Bouchon II : Le retour de la revanche....

3 Avril 2010, 10:54am

Publié par Docadn

Pas de revanche en l'air pour cet établissement, juste la petite frustration personnelle de ne pas avoir eu mon appareil photo lors de ma première visite...


Cette fois, je suis paré et je déjeune avec un ami. Il est pile midi, et comme des belges affamés, nous ouvrons le service de ce vendredi.

Karine Mahé est toujours en salle, épaulée d'une serveuse au sourire naturel et à l'accueil idoine.


L'ami propose de démarrer par "un apéro du maçon". Mon incrédulité face à l'expression, le pousse à m'expliquer que cet apéro se compose en fait d'un verre de vin...

Voilà donc la nouvelle du jour : je m'envoie des apéros de maçon depuis des années sans le savoir !!


L'ami commande sans conviction un verre de rouge (de pays d'Oc dont j'ai oublié le pedigree). J'opte pour un sauvignon de Loire : Attitude 09 de P. Jolivet . Un poil variétal, à l'aromatique marquée, et à l'amer consensuel.


Nous partons sur le menu du jour.


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Mises en bouche


Pas de détails donnés lors de leur arrivée sur la table. Au premier plan, des tranches d'andouille fumée, des sablés salés parsemés de graines au second plan, du fromage fondu sur toasts avec quelques feuilles de persil au dernier plan.

C'est simple, bon, mais encore bien mystérieux à l'heure où j'écris ces lignes.


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Poêlée de gnocchis à la pomme de terre


Dans une délicieuse crème de champignons, gnocchis fondants et copeaux de parmesan en "dépôt minute".

Une entrée bien exécutée, à la température de service idéale.


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Cabillaud aux tagliatelles fraîches


C'est le poisson du jour et ça tombe bien puisque j'adore ce dernier. La cuisson est une leçon de cuisine de la mer. C'est terrible de justesse. La peau est craquante quand la chair reste fondante. Le morceau se détache en lamelles et offre cette magnifique teinte nacrée qui signe la fraîcheur et la juste cuisson du cabillaud.

Un morceau d'anthologie (bien trop petit) qui condamne les tagliatelles à un certain anonymat dans le plat...


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Verrine de fruits frais


Un dessert qui porte bien son nom de part sa taille. Les fruits sont effectivement frais, mûrs et signent la fin de ce déjeuner léger et soigné.


Ce menu à 15 euros laissera quand même sur sa faim le moindre maçon au vu des proportions proposées. Mais il déculpabilisera à coup sûr les chasseurs de calories qui veulent se régaler sans remords.

Un menu qui valide déjà la cuisine raffinée que l'établissement revendique à travers les autres menus et plats proposés...


On signalera l'arrivée d'un vivier en salle, où on peut voir s'ébattre les crustacés royaux avant le grand saut dans la marmite...


Un rapport qualité prix de très bon niveau, avec juste un ratio quantité à revoir. Karine Mahé semble plus en retrait dans le service (présence d'une serveuse, alors qu'elle assurait seule le service auparavant !?).

Elle n'hésite pas à jouer les sommelières pour la maline carte des vins alternant petits et grands domaines.

La première visite est visible ICI.

 

Le Tire Bouchon

45 Rue Jules Le Grand
56100 Lorient
02 97 84 71 92

Fermeture le Mercredi toute la journée et le samedi midi

Le Restaurant est ouvert le Dimanche midi et Soir

www.letirebouchon.net

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La Cigale Égarée

31 Mars 2010, 17:11pm

Publié par Docadn

Déjà 2 rendez-vous ratés avec cet établissement au nom bien choisi. Une première tentative de résa, pour un "menu dégustation" il y a 1 ou 2 ans, restée sans réponse.

Une autre tentative quelques mois plus tard, mais c'était fermé. Puis plus rien. Un entrefilet de F. Simon (du temps où il ne faisait pas encore des jeux concours gastros) prudent, comme il sait faire, ou comment nager sans se mouiller même en Bretagne.

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Aux portes de Quimperlé (à la frontière du Morbihan et du Finistère), la Cigale Égarée semble être la naufragée de la zone d'activités dans laquelle elle semble surnager.
Un court chemin défoncé mène à la bâtisse. On a l'impression de s'inviter chez quelqu'un.


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Déco que je qualifierais de "patinée" rapport aux murs savamment colorés. Vieux plancher et bibelots, sièges résolument modernes et couleurs néo-provençales discutables. Pas âme qui vive à notre arrivée. La maîtresse de maison sort de la cuisine après le toussotement de circonstance dans pareille situation. Toussotement que je ne déclenche jamais avant 180 secondes de solitude. Une vieille astuce qui a ses règles : être bref mais audible.
Elle nous installe rapidement et disparaît à nouveau en cuisine. Deux nouveaux clients arrivent et vivent à leur tour le même long moment de solitude, avant de voir apparaître la responsable des lieux...

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Nous voilà enfin en possession des cartes des mets & des vins à l'ergonomie moyennement pratique. Trois menus sont disponibles
le week end : Découverte à 35 €, Promenade des épices à 50 € et l'inévitable Dégustation à 75 €.
En semaine la formule vous propose le plat du jour à 10 €, l'entrée + plat à 15 € et "la totale sans fromage" à 19,80 €.
Puisque nous en sommes au stade de la découverte, nous optons pour ce 1er menu.

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Escargot et sa réduction au vin rouge - Betterave, bonbon à la poire - velouté de tomate au curry


Les intitulés plutôt approximatifs, sont la réinterprétation de ma mémoire de poisson rouge.

Très jolies mises en bouche avec un escargot au sommet sur sa petite tranche de pain toasté. Une cuisson parfaite pour cette véritable croquandise qui excite le palais. La betterave (dont je ne raffole pas) est sans plus. Le velouté de tomate bien mûre est très expressif, au curry savamment dosé.


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Pastilla d’agneau caramélisée aux douces épices - extrême réduction de jus de cuisson.

‘’Sorbet d’orange amère à l’estragon"


Une jolie composition, (pas super bien relayée par la photo) qui embaume l'atmosphère de la menthe parsemée sur la pastilla. Posé sur une tranche de navet (excellent puisque je n'ai pas senti ce légume insipide et détestable), l'agneau (pas suffisamment rosé pour ma pomme) est bien exécuté, mais manque un peu de goût. Le jus de cuisson est délicieux et le sorbet accompagnant le plat est une réussite en terme d'accord et de goût.


En face, et toujours en entrée il y avait :


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Soupe d’avant le printemps aux petits pois. Croque mignon de St Jacques à l'infu de truffe,

émulsion de lait fumé…


Un concentré de goût et de technique en quelques bouchées. Une soupe "nature & tellement pas sucrée pour des petits pois" (qui devancent de peu les navets en terme de détestation dans mon panthéon culinaire).

Un croque mignon démoniaque, une St Jacques cinglante dans cette petite merveille de réduction de club sandwich. Puis l'étonnante émulsion de lait fumé, amusante et aérienne.


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Nage de merlu juste cuit au plat très très gentiment épicé, fondue de verdure relevée de chorizo…


Le merlu est posé sur un lit de lentilles et baigne dans un jus de cuisson de cailles. La cuisson du merlu est un poil poussée à mon goût, les lentilles sont bonnes, la verdure pas incontournable, et le jus de cuisson est la vraie tuerie du plat.


En face :


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Mignon de cochon rôti, farci à la sauge… « Extrême réduction de jus de vin rouge et sorbet de poivron rouge. »


Là encore, un bel effort de présentation et de travail sur les couleurs. Le mignon est hélas comme souvent un poil sec, le gratin pas mal, la réduction top, le flan de carotte-citronnelle bien. Le sorbet, malgré sa bonne qualité, était en trop. À croire qu'il faut à tout prix rentabiliser le Pacojet !!!


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Et quelques gourmandises du moment…


De gauche à droite :

l'inévitable moelleux au chocolat sans défaut et son excellent sorbet à la clémentine (à ce stade, j'ai pris ma dose de sorbet pour l'été prochain et le suivant).

La tartelette aux mendiants succulente.

Le doux smoothie mangue-carotte et son pain d'épices bien trop riche en cannelle.

Au premier plan du cliché, la crème glacée pruneau-armagnac.

Au delà de la énième glace du repas, c'est juste de texture et de saveur.

Des gourmandises, à l'exception près de la tartelette, en dessous du niveau général du repas.

 

Côté carte des vins, ça pèche terrible... Y'a rien de transcendantal en dehors d'un vin de Bizeul...

 

Au global, un bon repas avec de jolis pics de plaisir. En s'autoproclamant "restaurant gastronomique & atypique", la Cigale Égarée n'usurpe absolument pas le titre gastro. Mais il y a aussi plus atypique !!


Un service là aussi égaré, que j'excuse plus facilement qu'ailleurs. La maîtresse de maison semblait totalement à côté de ses escarpins.

Elle était vraisemblablement très très fatiguée. Oubliant jusqu'aux intitulés des plats, elle a assuré le service au moral. En temps normal, elle doit mener son service de manière plutôt décontractée avec le sérieux qui s'impose...


Certains verront certainement d'un oeil très critique le décalage "palpable" entre le type de service et la cuisine servie.

Les coincés seront certainement déçus de ne pas assister aux courbettes de rigueur avec ce niveau de cuisine. Pour ma part, cela ne m'a pas du tout manqué !!

Et ce décalage fermera, pour un moment je pense, l'accès à une étoile avec laquelle la cuisine surfe joliment sur certains plats...

 

La Cigale Égarée

Villeneuve Braouic
29300 Quimperlé
02 98 39 15 53

www.lacigaleegaree.com

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La Closerie de Kerdrain

27 Décembre 2009, 09:54am

Publié par Docadn

Je n'étais plus retourné à la Closerie de Kerdrain depuis le 04 Janvier 2003 (les collectionneurs de factures de resto sont d'une organisation préoccupante pour le corps médical !!). Le resto était désert en ces lendemains de fêtes et la pièce guère chauffée. J'y avais fait un excellent dîner avec une lumineuse cuisine et notamment des produits de la mer de très haut niveau et à la cuisson d'orfèvre.

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Aussi en ce soir du 24 Décembre 2009, j'étais impatient d'en découdre à nouveau avec la belle cuisine de Fernand Corfmat et de son équipe. La belle demeure est toujours là, mais ornée pour l'occasion d'une guirlande électrique maladroitement plaquée sur la façade.
Il est vingt heures et l'équipe est sur le pied de guerre pour accueillir les "feignasses du 24/12" (dont j'assume totalement le statut).
Pour l'anecdocte, j'avais pensé dîner chez Abadie à Lorient mais les 250 euros (hors vins) par personne demandés m'ont laissé sans voix sur le coup.
On nous propose d'emblée de prendre l'apéritif dans la véranda (nouveauté depuis mon dernier passage) que j'accepte volontiers, en avinant mon palais avec un Pouilly Fumé  "cuvée triptyque 2007" du domaine Cailbourdin, très bof accompagné quelques lampées plus tard de quelques honnêtes grignotages tièdes.

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2 menus sont proposés ce soir. L'un se nommant "Saveurs de fêtes" et le second "Tentations" respectivement à 60 & 90 euros. Devant la variété des propositions et des goûts de chacun, nous prendrons les 2 menus pour découvrir :

Patience
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Huître et mousse de pois cassés & Saumon

Je vais être honnête avec vous, je n'ai pas noté l'intitulé exact de ces mises en bouche, juste le souvenir d'une huître pas écrasée par les petits légumes croquants qui la couvrait (notamment des petits dés de cornichons) mais surtout à l'agréable citronnelle (déduction personnelle que l'on a pas été capable de me confirmer) qui relevait le tout. La mousse est riche mais goûteuse, quant au saumon, il est remarquablement fumé. Une jolie entrée en la matière.
Patience commune aux deux menus la suite fut bien distincte.

"Saveurs de fêtes"
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Rémoulade de céléri, coquilles St Jacques, granny, émulsion de passion & mangue

Entrée qui me semble un peu "cheap" pour un réveillon mais bon, choix de la miss avant tout.Mariage désormais classique entre la St Jacques et la pomme. Ça fonctionne toujours, mention pour l'émulsion des fruits exotiques, juste acidulée et très bonne. La rémoulade est basique, les Saint Jacques sont crues et top de fraîcheur.

"Tentations"
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Foie gras cru et St Jacques à l'orange amère, mâche et endives

Une première pour moi concernant le foie gras cru. Je me suis toujours arrêté au mi cuit. Il faut reconnaître que sous cette forme c'est très bon. Il est juste parsemé de ce qui me semble être du poivre blanc et recouvert de lamelles de radis noir. La St Jacques est toujours divine et l'orange amère se marie merveilleusement avec l'ensemble. Une très belle entrée que je savoure avec soin et qui me semble bien courte...


"Saveurs de fêtes"
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Sauté de sole, salsifis aux amandes grillées, jus de cresson

Le syndrome de l'Atlantide se réveille, aïe !! les morceaux de sole sont trop cuits. Ils sont bons, mais plus fermes que ne le voudrait une juste cuisson. Le reste est bien cuit et en harmonie avec le poisson, mais il y a quelques minutes de trop de sauts dans la poële...

"Tentations"
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Queue de homard bleu laquée au beurre d'épices, purée de panais

Comme pour la sole, la queue se révèle elle aussi un poil trop cuite. Elle ne possède pas la texture qui en fait ce "morceau" un peu mythique et rare. Elle a le goût mais pas la majesté. Je suis d'autant plus déçu que Fernand Corfmat m'avait ébloui lors de ma 1ere visite par sa maîtrise "poissons, crustacés" dont la cuisson ne souffrait pas l'approximation de ce soir.
Le beurre est sublime, la purée bonne mais il manque l'actrice principale...

"Saveurs de fêtes"
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Poitrine de pigeon fermier, tarte de cèpes, jus en salmis et porto

Retour vers les sommets avec ce volatile à la cuisson au laser coté poitrine, un poil moins précise coté "pattes". Très beau plat avec une savoureuse tarte aux accents "forestiers" qui vous plonge chez ces gros moustachus de chasseurs bourrés et leurs gros fusils en plein coeur de la saison des treillis et des meutes de chiens du dimanche matin. Le jus en salmis et porto est à se damner.
"Tentations"
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Noisettes de chevreuil sauce venaison, marrons, cèpes et brocolis

On reste en altitude avec cette version très réussie du cervidé. Cuisson rosée (à ma demande) et tendreté de la viande sont au rendez vous. Les morceaux marient force et fondant. Les marrons ne sont pas secs. Juste un petit bémol sur l'assaisonnement un poil appuyé de la sauce.

"Saveurs de fêtes"
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Juste intitulé "Pré dessert" cette verrine composée (de mémoire) d'une mousse d'amande et d'un coulis de fruits rouges s'avèrera être la petite tuerie de la partie sucré du repas.

"Tentations"
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Soupe glacée de fruits exotiques, granité sauge et ananas

C'est la soirée des fruits exotiques !! Il ne manquait plus que l'ananas et le voici. Pré dessert simple et granité rafraîchissant.

"Saveurs de fêtes"
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Cube chocolat noir 1er Cru Maralumi, sauce pistache, glace chocolat

Et ce fut l'heure de la grande tuerie sucrée du repas par le biais de ce met (dont la présentation d'équilibriste attira le regard des convives encore présentes ayant toutes optées pour le menu Tentations). Au delà de la présentation flatteuse de la chose, le chocolat est d'une puissance à faire passer le fameux Chuao pour une vulgaire plaquette de Galak.
L'ensemble est riche mais au caractère affirmé. La sauce est fidèle à ce que l'on attends de la pistache fraîche.La glace chocolat semble tellement douce par rapport au cube. Mais cela en fait malgré tout un grand dessert !!!
"Tentations"
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Tour ganache, chocolat mi amer, glace vanille, espuma cappuccino

Jolie présentation (guère relayée par la photo j'en conviens) et cappuccino agréable. Seul reproche, sur la consistance de la ganache pas assez croustillante à mon goût. C'est bon mais je ne décolle pas sur ce dernier.

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Petits fours frais et chocolat de Kerdrain

Guère plus faim pour les apprécier pleinement. Toutes ces agapes furent accompagnées par une eau pétillante habillée par Jean Paul Popeye et :

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Santenay 1er Cru "Beaurepaire" 2003 - Domaine Chanzy

Point d'expression caniculaire pour ce vin, mais il manque singulièrement de caractère et reste coincé dans une gangue de bois particulièrement expressive. Pas mauvais, mais pas le frisson du juste plaisir attendu. La carte des vins est sage en terme de sélection, les tarifs un poil moins.

Au global un bon repas, dont mon coté "sodomite de diptères" ne devrait retenir que les "plats pas grands" du service.
Ce n'était pas aussi magique que la 1ere fois, et c'est parfois le bon coté des "one shot" sur certains établissements.
Dans le cas contraire cela dessert grandement la table en question (quid de l'Atlantide)...

Fernand Corfmat est "boudé" par le Michelin depuis un bail alors qu'il a de quoi tenir un mac depuis un bout... Il est membre des "Tables & Saveurs de Bretagne" qui réunit les grandes tables d'Armorique, et il y a toute sa place surtout les jours ou tout ce qu'il touche est grand... Il sait faire, à vous d'avoir la chance de tomber ce jour là...

La Closerie de Kerdrain
24 rue Louis Billet
56400 Auray
Tél : 02 97 56 61 27

www.lacloseriedekerdrain.com

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Hent Er Mor

13 Décembre 2009, 09:52am

Publié par Docadn

Un deuxième passage dans cette antre de la pâte à crêpe imposait un petit billet. Les époux Guillevic ont tenu une crêperie durant 10 ans à Crac'h. Et c'est en Avril 2004 qu'il ont repris Ze crêperie de Kervignac. Personnellement, je n'y avais plus mis les pieds depuis cette époque. J'en avais gardé le souvenir d'une déco surchargée de tableaux aux thèmes et styles discutables, et de crêpes (ou galettes pour faire plaisir à nos voisins costarmoricains) d'un niveau supérieur à celles croisées ça et là.

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La déco s'est allégée de quelques toiles mais l'ensemble est encore dans son jus.
Yann Guillevic vous accueille avec une bonhomie réjouissante, et semble doté d'une mémoire à démoraliser toute velléité du syndrome d'Aloïs en m'indiquant la table que j'occupais lors de mon 1er passage.
Un honnête cidre brut de chez Camille Even pour entamer les hostilités et je démarre par :

Crêpe aux noix de Saint Jacques (recette maison)


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De véritables St Jacques et non pas des pétoncles comme souvent.Les noix sont épaisses, nombreuses et cuites au poil. Un excellent coulis à base de corail enveloppe l'ensemble dans une pâte fine, croustillante et moelleuse à la fois.


Crêpe Gourmande

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Des pommes rissolées dans une beurre et son caramel le tout orné d'une boule de vanille. Là encore même sur le froment on maîtrise l'ouvrage.

Lors de ma visite précédente, j'avais dégusté une délicieuse crêpe à la sardine (version pimentée),et une crêpe miel chèvre. Coté froment je m'étais sustenté de la crêpe CBS maison topissime.

Le service est ultra rapide et pourrait décontenancer nombre d'entre nous.
Et petit détail pour faire pleurer les expatriés nostalgiques ou les franciliens amoureux de la galette de blé noir et de froment : Les prix.
Les sarrazines sont disponibles entre 1,80 et 5,90 euros.
Les froments varient de 1,90 à 5,70 euros.

Et Les Guillevic ont décroché le fameux label "crêperie gourmande" il y a près de 3 ans. Label qui pour une seconde fois dissipe un peu plus mon scepticisme naturel dès que l'on agite un énième référentiel gastronomique.
L'interpellant sur la crédibilité de ce label, Yann Guillevic ne s'est pas fait prier pour me donner tous les détails de cette démarche.

Inspiré directement du label des restaurants du terroir, les crêperies gourmandes ont appliqué le même esprit dans leur cahier des charges.
Et pour garder une réelle objectivité dans la notation et l'appréciation des établissements désirant s'inscrire dans cette démarche, les inspections ont été confiées à un organisme externe.

Ainsi Mr Guillevic a répondu aux questions d'un "client mystère" après son déjeuner, et lui a ouvert sa cuisine et ses frigos...
Et le "Hent Er Mor" s'est vu notifier d'un taux de 92% de conformité (il manquait l'affichage des heures d'ouverture !!) et de la note globale de 8,80/10.

Bref au delà de tout ceci, voilà encore une crêperie qui me réconcilie un peu plus avec cette "famille gastro" dont je ne suis pas un fan de la première heure.
Un lieu un peu excentré des sites touristiques mais avec l'assurance de manger bon, différent et dans un esprit "terroiriste" totalement assumé et un service bigrement équilibré...

Hent Er Mor
30, avenue des Plages
56700 Kervignac
02 97 65 77 17

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L'Atlantide

3 Décembre 2009, 18:27pm

Publié par Docadn

Vingt heures pétantes et c'est au 3ème étage de la CCI de Nantes que nous avons rendez vous avec la cuisine de Jean-Yves Gueho.
Jolie salle panoramique avec vue sur l'ile du grand éléphant le plus célèbre de l'ouest et toujours cette pu.. de pluie qui balaie la terrasse et les baies vitrées.
Accueil pro et délicat, table bien située (201). C'est parti et très vite puisqu'à peine 25 secondes après avoir posé nos séants, les grignotages sont déjà là :


Bonbon de foie gras et gelée de coing

Le bonbec de foie gras est tiède et bon. Joli contraste entre la brick craquante et fine et le foie gras poêlé.La gelée de coing me parle moins mais est bien exécutée.
Le tout sur une flûte rosé Besserat de Bellefon (Cuvée des moines), très crémeux et (hélas) encore un poil trop dosé pour moi. Ça me laisse un peu froid contrairement au tarif de la dite flûte (17 euros). en face on sirote le cocktail maison à base de Cointreau et de champagne.


N'étant ni fan de cocktail ni Cointreau et malgré la jolie présentation, je me lance dans l'étude des menus.


Et rapidement l'un d'eux se détache rapidement par sa variété et les produits proposés et il se nomme "Métissage des saveurs" (55 euros).
En parallèle la carte des vins (le bottin) au premier abord classique, et qui après un second balayage s'avère pertinente, éclectique notamment coté Loire (heureusement). Un jeune et passionnant sommelier au service. Et coup d'envoi du menu avec :

Éveil de palais


"Levée de merlan" mi cuit et velouté de poireau

Un tronçon de filet juste saisi et fondant comme je l'aime. C'est délicat, juste relevé par le fin velouté. Une bouchée délicieuse pour amateur de poisson "presqu'à poil". Un peu japonais, totalement bon. Ça commence très bien.


Homard du pays aux navets croquants, miel et romarin

De fines pétales de navets abritent la pince de homard tiède. L'ensemble est une tuerie de chez Attila !! navets croquants et fins (je hais les navets !!), homard saisi au laser, iodé, moelleux et ce "faux bouillon et vrai jus" est le second homicide du plat. Très grand plat, trop petite entrée, mais très grand plat...Une véritable gifle gustative !!!


Bar laqué au citron coquillages du golfe

A peine remis ce cette entrée d'anthologie, que survient l'un de mes poissons favoris. D'emblée une douche froide comme j'en ai rarement vécu après un tel plaisir. Le poisson est définitivement bien trop cuit. La cuisson se fait plus fine au fur et à mesure que l'épaisseur du poisson se fait plus dense. Las, c'est raté !!!Matière asséchée par une cuisson mal maîtrisée. Les petits coquillages sont le parfait contre exemple du poisson. Un moelleux laissant l'iode et la fraîcheur intactes. Ils sont délicieux et trop rares.


Tranche épaisse de côte de veau , jus corsé

La tranche est grasse est goûteuse et parfaitement saisie.La grande surprise vient de l'accompagnement composé d'une aubergine et de champignons aux parfums et à la cuisson extra. Le jus corsé est juste un poil trop salé à mon goût. dans l'ensemble un bon plat.


Cake citron en dôme ananas rôti

En fin la deuxième belle claque de la soirée. Cake juste "trempé", cuisson de l'ananas parfaite et très belle expression de fruit dans l'ensemble. La glace au nougat (au demeurant délicieuse) me paraît juste de trop dans ce dessert fort réussi.L'ananas "parfait" restant pour moi à la charge de l'Auberge de Kerbourg de St Lyphard désormais fermée.


Les mignardises

des mignardises soignées avec une "petite mention" pour les macarons framboise juste un poil trop sucrés. Nous terminons le repas par un moka d'Ethiopie fort corsé. Service relativement rapide pour ce type d'établissement (02h00).
mais une jolie régularité dans le "lancement des plats".
Coté vin, j'ai voulu redonner une autre chance à un domaine goûté la semaine précédente et qui m'avait laissé une impression mitigée.


Macon Villages Guillemot-Michel "Quintaine" 2004

Et j'ai bien fait, car j'ai pu goûter un vin exprimant toujours des fruits jaunes et exotiques mais avec une très belle tension dont il manquait sur 2006. Un vin qui s'est ouvert au long du repas et toujours marqué par cette finale épicée et délicieuse. Là je l'aurais noté plutôt ***/***(*).
L'Atlantide, "un mac, 4 toques" selon les classements du rouge et jaune. Ok pour le mac, pour les 4 toques, c'est moins évident, car il y a un manque flagrant de régularité et d'application sur les mets goûtés.
Il est capable du meilleur et j'ai pu l'entrevoir alors pourquoi pas sur tout un repas !!!
Malgré tout de bons moments et de moins bons aussi.
Une belle conclusion de normand...

L'ATLANTIDE
16 quai Ernest Renaud 44100 NANTES
 Tél : 02 40 73 23 23
Fax : 02 40 73 76 46
 www.restaurant-atlantide.net

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Debotté

29 Novembre 2009, 16:33pm

Publié par Docadn

Escapade à Nantes en week end météorologiquement catastrophique mais O' combien doux pour l'apprenti épicurien que j'aspire à devenir.
Et c'est sous des trombes d'eau dignes de giboulées de Mars, que je découvre la maison centenaire Debotté.
Chocolatier de tradition, et inventeur du Mascaron nantais, la maison compte 4 adresses dans la capitale "ligéro-atlantique", dont 2 salons de thé.
Et c'est dans l'un d'entre eux (Rue Crébillon) que je me suis sacrifié à la dégustation de quelques pâtisseries :

Royal et réduction Mikado



La réduction Mikado est une crème au beurre fleurant les gâteaux des "seventies quand y'avait rien d'autre". C'est riche, goûtu mais un poil too much pour ma pomme. La nougatine est correcte et le biscuit servant de base au montage est excellent.
quant au Royal, il est composé d'une mousse de chocolat noir, d'un praliné croquant et d'un biscuit aux amandes d'Espagne.
Hormis un coté un poil trop sucré pour l'ensemble c'est fort bon. Le praliné est un modèle du genre,croustillant et puissant. Dans l'ensemble c'est encore un gâteau fort riche.

réduction d'éclair au café et Maragogype



L'éclair est classique et très bien exécuté. Chou extra frais, pas "trempé", crème équilibrée, juste sucrée et bien dosée en café. La réduction disparaît en 2 bouchées.
Le Maragogype est mon coup de coeur de cette mini dégustation. On retrouve le praliné du Royal, mais sans "la surcharge" de sucre qui l'entoure. Le coté crème au beurre est bien plus léger que sur les pâtisseries précédentes et c'est excellent de bout en bout.
Un salon de thé dominé comme souvent par une clientèle "vieille France", certainement  à la recherche du "goût d'autrefois" et d'un savoir faire et de traditions sans équivoques.
Les macarons semblent avoir les grandes faveurs de cette dernière. Effet de mode ou réelle qualité ?? Je ne pourrais me prononcer ne les ayant pas goûté.
Coté boutique c'est celle située au 9 rue de la fosse qui mérite le détour pour sa déco (surtout les plafonds) et sa devanture remarquables.
Les thés servis sont plutôt corrects ( ils sont revendeurs Mariage Frères de mémoire mais je ne connais pas ceux servi au salon).

Toutes les adresses sur : www.Gautier-Debotte.com

Et puis il fut l'heure d'aller découvrir notre chambre...Sous des trombes d'eau évidemment...

A SUIVRE

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Le Vivier

20 Novembre 2009, 14:56pm

Publié par Docadn

Voilà une adresse que je fréquente "assidûment" en comparaison de mes passages uniques sur certaines tables et de mes appréciations "one shot".
J'ai effectué une dizaine de repas dans ce petit temple du poisson et des crustacés. Et c'est précisément le vivier qui signe la fin d'une vie pour les princes aux pinces bleues.
Et en 10 ans peu de révolution.Juste un lifting salvateur pour les chambres et la salle en ce début d'année 2009. Le vivier trône toujours dans la pièce et sa démographie varie selon les saisons.
L'orientation culinaire décline (depuis ses origines) les produits du large. et la mer ben justement elle est là, juste à nos pieds.


Car au delà de sa cuisine, le Vivier possède l'une des plus belles vues de restos du Morbihan. Et c'est l'infatigable Yves Gueguen qui vous accueille avec un talent à enseigner dans toutes les écoles hôtelières. D'ailleurs son équipe relaie parfaitement ce sens pointu du client.
On se sent déjà bien, la vue, le cadre. C'est chic sans être coincé, déjà un peu vieillot alors que c'est tout nouveau..Mais ça vieillira bien.
Et comme au théâtre,les mêmes dialogues qui bégaient :
Yves Guéguen tendant les cartes : "je vous fais travailler un peu..."
et à la commande, je lui réponds 2 fois sur 3 : "je vais en face..."
En face, c'est l'île de Groix, le nom d'un des 3 menus.
Le plus gros s'appelle Belle Île et le plus petit Houat.
C'est mnémotechnique pour les locaux et les plaisanciers, le prix varie avec la taille de l'île.


Et c'est parti pour une escapade chez les Greks avec au menu :



Les grignotages du moment

avec un Lirac blanc un poil mollason dont j'ai déjà oublié le nom.


Asperges et coques à la crème en mise en bouche


Timbale de bar au crabe et aux asperges



Fricassée de Saint Jacques en persillade

Du coup j'ai aussi goûté le plat en face qui était :



Carré d'agneau en croute de pain d'épices



Carpaccio de poire chocolat fondu boule de vanille


Et c'est le même constat à chaque fin de repas : c'est bon, bien exécuté, sans chichis. On fait ce que l'on sait faire avec fraîcheur, rigueur et douceur.
La tuerie de ce repas se situe dans l'accompagnement du plat d'agneau (au goût remarquable) sous la forme d'un petit gratin dauphinois au poivrons formidable.
La timbale est cet hymne à la fraîcheur,les St Jacques top saisies et les petits haricots fondants...
Je ne saurais que trop recommander le plateau royal de fruits de mer qui est un modèle absolu du genre (un poil onéreux).
La carte des vins est très sage, plus assez variée pour l'amateur que j'aspire à être.
Voilà c'est mon coté Champérard. Une table qui rassure et qui ne me déçoit jamais.
Et si avec ça vous avez la tempête qui décoiffe Groix, vous aurez 2 spectacles pour le prix d'un...

Le Vivier
9 route de Beg-Er-Vir,
Lomener - 56270 PLOEMEUR
Tél : 02 97 82 99 60
Fax : 02 97 82 88 89

Site internet : www.levivier-lomener.com

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Les Remparts

25 Septembre 2009, 17:52pm

Publié par Docadn

Un déjeuner imprévu dans la préfecture du Morbihan pour découvrir un nouveau venu dans le PGV (Paysage Gourmet de Vannes).
C'est en lieu et place de la Table des Gourmets qu'en Mai 2009 3 couples ont démarré l'aventure des Remparts sur un concept dont la ville manquait réellement : Un bistrot ET Bar à Vin...


Hormis les associés vivants en Andalousie, le reste de l'équipe se succède aux services pour nous faire partager la cuisine d'Emilie Robin qui fît ses armes de seconde au Ar'Millin (le moulin en breizhou) à Chateaubourg avant de prendre les commandes de ce piano.
Comme tous les repas qui se respectent, un verre de vin pour découvrir les "vins du moment" ou quelques unes des 80 sélections de Nicolas Séjourné en charge de la cave.


Ce sera donc le Chauvigné 2007 de chez Richou dont le joli gras se mariera parfaitement avec mon entrée :


Taboulé au melon

un taboulé d'une rare douceur, mêlant graine, chair de poisson et melon. C'est d'une belle fraîcheur et c'est gourmand...


Lasagnes à la bolognaise

Classiques, bien faites et à la tomate très expressive.
Et pour qu'elles souffrent pas d'isolement, j'ai pris une verre de "Fontanilles" 2005 du domaine des 2 ânes :
Un poil de réduction et un caractère fermier au nez pour une belle et dense matière en gueule.C'est suave avec des tanins un poil saillants mais à peine gênants.


Tarte au fromage blanc, coulis de fraise et caramel au beurre salé

La petite tuerie de ce déjeuner. Pâte brisée top, texture juste, coulis qui vous chope les naseaux à 2 mètres et le CBS est un appel au suicide pour les diabétiques...Un vrai dessert de brasserie !!

Et c'était roboratif comme pas permis (bon en même temps j'ai un poil cumulé les féculents), et ce déjeuner coûte 15 euros tout rond.

Un vrai bistrot dans l'esprit et dans l'assiette.
Un service enlevé et tout en équilibre.
Pain croustillant et beurre de Bordier sur caillou (Cf photos)...
Carte des vins modèle...Ni trop ni trop peu et sélection exigeante d'un véritable passionné...
Le bar à vin ouvre ses portes dès 10h30 et à 18h00 tous les jours sauf le lundi pour des grignotages là aussi sélectionnés...
Les autres formules, extraits de la carte des vins, horaires et tout le toutim disponibles sur leur site www.restaurant-lesremparts.fr

Restaurant les Remparts
6 rue Alexandre Le Pontois
56000 Vannes
0297475244
fermé le lundi

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J'ai mangé et dormi chez Vauban...

30 Août 2009, 19:58pm

Publié par Docadn

Petit clin d'oeil au Cercle de Maigremont et à son scribe Gildas, qui a carrément becté chez Carlos (pas l'ex chanteur ayant depuis troqué sa chemise à fleurs contre une convention obsèques mais le roi des Ibères !!).

Ben de mon coté j'ai passé le week end chez Vauban. Ça en jette moins, mais attendez !! Un site de vente privée bien moins connu que cet architecte militaire proposait un week end dans une de ces réalisations pour une tarif fort alléchant...

Du coup j'ai pris le taxi local :



 Je suis arrivé devant un ensemble dessiné puis bâti selon les plans de Seb.      On a beau dire il ne faisait pas les choses à moitié :


La citadelle Vauban (classée aux monuments historiques depuis 2007) est désormais aux mains du Groupe Savry (Les Hôtels Particuliers) qui a racheté l'ensemble (Citadelle et musée) en 2005 aux époux Larquetoux qui durant 40 ans ont englouti leur fortune à rebâtir ce domaine de 10 hectares.

Ainsi le 1er "hôtel musée" de France a ouvert ses portes au printemps 2007 après 3 ans de travaux avec une trentaine de chambres. La restauration se poursuit, et une cinquantaine de chambres sont désormais disponibles.


C'est dans une caserne (du nom de Bigarré) que j'ai passé 2 nuits dans une chambre dite "Grand Pavois" :


Une très grande chambre à la déco soignée et sobre aux normes de confort et d'équipement différentes de celle que j'occupais lors de mon service national.
Et toujours "le concours de la robinetterie la plus tendance" :


Accueil du niveau "Relais & Châteaux". L'espace du rez de chaussée composé de casemates métamorphosées en petit salons en enfilade est une réussite majeure de l'établissement :



Après avoir profité de" l'espace balnéide" de l'établissement (salle de fitness, sauna, hammam, piscine intérieure et une extérieure sur les hauteurs de la citadelle),



il était temps de découvrir la Table Du Gouverneur ( à gauche ci dessous avec les volets rouges):


C'est Patrice Parois qui est aux commandes de cette table ambitieuse, aux tarifs un poil "élitistes".

Pour déjeuner comptez 25 euros pour une entrée + un plat, et 30 euros en y ajoutant un dessert.Les mets disponibles sur cette formule sont peu attrayants.

A la carte comptez 18 euros pour une entrée, 27 euros pour un plat, 9 euros pour les fromages et enfin 10 euros pour un dessert.

Les menus se nomment Artilleur (44,10 euros à la place de 50 euros merci à la nouvelle TVA), Armurier (40 euros) et L'Intendant (32 euros).
Et dans ces derniers, les intitulés sont bien plus alléchants.

Nous optons pour 2 menus de l'Artilleur que nous dégusterons dans une déco bourgeoise début du 20 ème siècle et avec un service "concourant au 1er macaron" souriant et attentif :



Assiette de légumes tièdes, asperges, petit violet de Bretagne, courgettes fleurs, tomates à l'étuve et flan de poivron à l'huile de noix.

En face il y avait : Terrine de queues de langoustines et lotte à la mère Goutte, laitue de mer et sa fiture de céleri.

Les portions proposées sont conséquentes dans les 2 cas.
Les légumes sont croquants comme je les aime et d'une fraîcheur indiscutable. Mention spéciale pour les courgettes fleurs vraiment délicieuses et les champignons.Le flan est très crémeux.

La terrine est bien équilibrée, les Langoustines n'écrasant pas la délicate chair de la lotte.Là aussi c'est frais et bon.

après une très longue attente et les excuses de la serveuse pour cet imprévu les plats arrivent enfin :


Turbot rôti aux palourdes, asperges et corail d'oursin sur tagliatelles


En face nous avions :


Noix de ris de veau braisés aux langoustines et lentilles vertes du Puy au jus.

J'étais tellement obnubilé par le turbot que j'en ai oublié les accompagnements et me retrouve encore avec des asperges.
Fort heureusement elles sont toujours excellentes.
Le poisson est en demie teinte, le 1er filet est un poil trop cuit, le second l'est à merveille !!

Coté ris le bégaiement là aussi des langoustines, est un ravissement et je me surprends à goûter d'excellentes noix (alors que je suis loin d'être fan) croustillantes avec des lentilles cuites au nanomètre...


Les fraises de Plougastel en fraisier.

Un moment que j'attends toujours et qui me laisse parfois sur ma faim...
Ce fût hélas encore le cas sur ce dessert juste honorable et en dessous du moment passé.
J'ai souvent l'impression que l'on soigne moins les desserts que le reste du repas...
Dans ce ce dernier, tout est frais, c'est juste pas mal mais un peu brouillon.
Une impression de "moins d'exigence et d'application" que sur les assiettes.

L'ambiance est tranquille avec sa triste ritournelle classique "anti sacem".
Et une jolie balade sur les remparts au clair de la ville pour digérer,
avant de regagner sa chambrée pour une douce et confortable nuit...



La Citadelle Vauban
56360 LE PALAIS

reception.vauban@leshotelsparticuliers.com
Tél. 0297318417
Fax 0297318947

www.citadellevauban.com

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Crêperie d'Antan

24 Juillet 2009, 14:52pm

Publié par Docadn

S'il y a une catégorie de table pour laquelle je pense être "difficile"(chiant étant un gros mot qui n'a pas le droit de citer sur ce carnet), les crêperies joueraient hors concours. Habitant "Crêperiland" et proportionnellement un département plutôt bien équipé dans ce créneau, j'ai essuyé plus d'échecs dans ces lieux que l'équipe de Clermont Ferrand dans la conquête du bouclier de Brennus.
Aussi, je passe très souvent mon chemin lorsqu'une façade de pierre, laissant transpirer un biniou gémisseur, me fait de l'oeil et m'invite à pénétrer dans un décor le plus souvent kistch et garni de toute la symbolique bretonnante pour touristes fraîchement déguisés en jean Paul Gaultier version Popeye ou en pseudo pêcheur de langoustines au ciré couleur "poussin écrasé".
Vous l'aurez compris, "le folklore pseudo culturel local" me gonfle, et les crêperies ont tendance à jouer à fond sur cette note.
Mais au delà de "l'esprit" c'est la platitude des mets proposés qui me pousserait à clouer sur le bilig bien chaud le ou la crêpière responsable de ces galettes souvent insipides, toujours trop onéreuses et rarement trop garnies...
La seule crêperie locale (avant cette découverte) à avoir ému mes papilles s'appele "le Merdy". elle se situe à Pont Scorff et le patron (en instance d'abandonner le piano depuis 4-5 ans !!) ouvre quand il veut.
Les galettes sont au top,pas trop chères mais il faut être patient (tout est fait maison, même la confiture) et surtout chanceux pour trouver la boutique ouverte...
Puis en ce samedi de juillet, une randonnée avortée par 3 averses successives me conduisit en "cette batisse en pierre au cadre authentique".
Il est 14h00, nous sommes à St Gildas de Rhuys et je pousse la porte d'une énième et basique crêperie avec ses affiches endémiques et sa déco surannée.


La carte (au premier abord classique) retient tout à coup mon attention sur une sarrazine à la composition enfin originale. Son nom l'est moins. Je commande la dite "quiberonnaise".
Moins de 2 gorgées de "cidre primé" (honnête sans plus) plus tard, je me retrouve avec ma galette fourrée d'une délicieuse rillette de sardines.
La sarrazine est fine mêlant moelleux et craquant...en face une sarrazine armée de lard fumé et de coeurs d'artichaut ne se laisse pas compter non plus...
Enfin une crêperie qui tient la route !!!
On enchaine avec les froments et j'opte pour "une gourmande" composée de pommes et poires cuisinées au caramel de cidre.


Bon je ne commenterais pas la présentation "naïve ou 1er degré" de cette dernière mais même constat que pour la sarrazine, ça fait plus que de tenir la marée et le caramel est top !!! Toujours en vis à vis une froment à la frangipane & pommes (frangipane dont je suis absolument pas fan et pour qui le mois de janvier représente un véritable Halloween gustatif) excellente et qui calmera n'importe quel boulimique...
ayant passé la porte avec un air de Droopy sous Prozac
® (et trempé) à la perspective d'une 262 ème déception, j'affiche à la fin du repas le sourire béat d'un Oui-Oui qui sort sa bagnole de 25 ans d'un contrôle technique vierge.
j'interpelle la serveuse (jeune, débordée et volontaire) pour lui faire part de ma satisfaction.
Apprenant que je ne suis "pas de passage", elle me confie alors le guide des "crêperies gourmandes de Bretagne".
Ce dernier regroupe les établissements sous "un label developpé afin de fédérer les crèperies dans une démarche de qualité et de promotion des produits régionaux".
En le parcourant, j'y ai retrouvé 2 crêperies déjà testées et qui était en effet un peu au dessus du lot (mais pas du niveau de cette dernière).
Avis donc aux visiteurs, si vous voulez "une véritable crêperie avec des vrais produits locaux et du goût" (Jean Pierre Coffe d'avant Leader Price sort de ce corps !!), cliquer donc sur www.bretagneacroquer.com,et dans la rubrique idoine faite votre choix.
Espérant que ce ne soit pas un énième label qui se fasse plaisir tout seul.

Crêperie D'Antan
15 rue du général de Gaulle
Bourg de St Gildas
56730 St Gildas de Rhuys
tél : 02-97-45-28-77

Le site internet : ICI
Sur ce je vous laisse puisqu'à l'heure ou vous lirez ces lignes, j'aurais, j'espère, trouvé à Madrid de vrais bons bars à tapas, goûté une authentique paëlla et marché sur de véritables chemins de randonnées de qualité à Tijarafe et ses environs...

Je vous souhaite un excellent été...

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