Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
EscapadeS

Articles avec #un p'tit resto en france

Tables en vrac à Lille, Pont-Aven, Loctudy...

12 Septembre 2014, 10:32am

Publié par Docadn

Bonjour,

Voilà que je fais à nouveau appel à une grossière feinte éditoriale, pour tenter de masquer le retard hallucinant que j'accuse sur la tenue de ce foutoir.

J'avais déjà usé de ce subterfuge l'an dernier, pour livrer des notes bricolées sur les tables fréquentées au cours de l'année écoulée !!

Je passe sous silence pas moins d'une quinzaine d'autres restos dont je n'ai pas retenu (ou noté) grand chose, afin de solder le bilan d'un 1er semestre 2014 caloriquement débordant.

Tables en vrac à Lille, Pont-Aven, Loctudy...

Direction Lille pour commencer cette revue, chez Tata Aubry, avec Mr Jean, annexe chic de la star locale Marc Meurin.

Le chef bi-étoilé de Busnes propose, à 2 crachats de la Grand Place, une jolie salle à l'esprit bourgeois, où se pavanent des Le Quesnoy qui n'ont sûrement pas la thunes pas eu de place dans la maison mère...

Gaëtan Citerne et Franck Defermez aux pianos, quand un certain Sami Sfaxi officie en tant que directeur de salle.

Accueil "courtois-grande-maison-maniéré", table au pied d'un escalier, pas idéal mais correctement "isolée" pour ne pas avoir les pompes des serveurs qui passent à 05 cm de votre nuque...

Ce soir-là, un menu à 39 €, pas super excitant sur le papier, me fait partir sur une séquence plat-dessert à la carte (Entre 28 et 32 € le plat, ça ne se mouche pas du coude non plus !!).

Poulette de la cour d'Armoise/asperges vertes/ravioles pistachées - Rhubarbe pochée/Pana cotta vanille/Tuiles amande/Sorbet rhubarbe - Saumur 10 - Guiberteau
Poulette de la cour d'Armoise/asperges vertes/ravioles pistachées - Rhubarbe pochée/Pana cotta vanille/Tuiles amande/Sorbet rhubarbe - Saumur 10 - Guiberteau
Poulette de la cour d'Armoise/asperges vertes/ravioles pistachées - Rhubarbe pochée/Pana cotta vanille/Tuiles amande/Sorbet rhubarbe - Saumur 10 - Guiberteau

Poulette de la cour d'Armoise/asperges vertes/ravioles pistachées - Rhubarbe pochée/Pana cotta vanille/Tuiles amande/Sorbet rhubarbe - Saumur 10 - Guiberteau

Présentations simples, goûts et cuissons maîtrisés, asperges sauvages magiques, viande moelleuse, juste gâchée par ce "goût de salamandre" (je soupçonne un séjour un peu longuet sous cette dernière !!).

Dessert frais, à l'acidité domptée.

Service discret. Petite carte des vins aux tarifs humains (le Guiberteau est à 29 €, soit un petit coefficient 2 tarif caviste).

Après, ça ronronne comme un commissaire-priseur et son marteau à la 50ème enchère de la matinée !!

Une cuisine bourgeoise bien faite (je cherche encore la "re-création culinaire" vantée par le site), où rien ne dépasse, faite de consensualité savamment étudiée, comme pour ne pas réveiller les sens assoupis d'une clientèle peu curieuse...

Monsieur Jean

12 rue de Paris

59000 Lille

03 28 07 70 02

fermé le dimanche soir

www.restaurant-jeanjean.fr

Salade de sardines poireaux confits coulis de poivrons rouges - Croustillant de Julienne Légumes confits Beurre de Gingembre
Salade de sardines poireaux confits coulis de poivrons rouges - Croustillant de Julienne Légumes confits Beurre de Gingembre

Salade de sardines poireaux confits coulis de poivrons rouges - Croustillant de Julienne Légumes confits Beurre de Gingembre

Back to ze "roots", à Pont-Aven en Bretonnie occidentale !!

Sur le Pont est, là encore, une annexe tenue par la référence gastronomique locale.

La "version bistrot" du Moulin de Rosmadec (qui fut ma 1ère "grande table" il y a une quinzaine d'années, depuis régulièrement inondée par les humeurs de l'Aven), siège (comme son nom l'indique) sur le pont enjambant l'Aven.

Source Ouest-France

Source Ouest-France

Formule entrée/plat ou plat/dessert à 21€ (25 pour la totale) honnête, dans une déco "damideauesque" ratée.

Service pro mais moyennement attentif. Il faut que ça tourne... et ça tourne pas mal !! Pensez à arriver tôt si vous n'avez pas de résa !!

NB : faites un tour jusque dans la cour du Moulin, situé à l'arrière du bistrot, vous y trouverez aussi une discrète et jolie épicerie fine sur la gauche (hélas fermée à l'heure du déjeuner).

Sur le Pont

11 place Paul Gauguin

29930 Pont-Aven

Tél : 02 98 06 16 16

fermé mardi soir et mercredi

www.surlepont-pontaven.fr

La Suroît

La Suroît

Mon légendaire penchant pour les "adresses de l'improbable" ne peut passer sous silence cette découverte au pays de la langoustine demoiselle.

Le Suroît affiche une banale ardoise proposant les traditionnels fruits de mer et crustacés.

Déco de pizzeria des années 90, nappes comprises, accueil un peu distant (qui se détend après les félicitations).

Une carte un peu à rallonge (pas super bon signe). Et pourtant, tout semble arriver directement du port (situé à 200 m).

Les plateaux copieux adossés à des portions roboratives peuvent faire craindre le pire aux anorexiques.

Aussi, voyant que le service à emporter des pizzas marche aussi bien qu'un bouquin d'une cocue de la République, vous tentez "la Suroit", la "spécialité du chef".

Et là, au-delà de la pizza "je-mets-tout-ce-qui-peut-tenir-dessus", vous avez des langoustines cuites à la perfection, des pétoncles délicieuses, des moules plus qu'honnêtes... le tout sur une pâte extra !!

Ne cherchez pas, la meilleure "pizza marine de l'ouest" est ici !!

Le Suroît

2 Rue Port

29750 Loctudy

Tél : 02 98 66 57 52

​NB : la pâtisserie d'Yveline et Patrick Briec, juste à côté, propose "un biscuit dacquoise, mousse au chocolat, mousse passion, coeur de passion" dénommé "Saveur des îles" fort recommandable !!

A suivre... un spécial "Tables en vrac à Paris" !!!

Voir les commentaires

La Baule - Guérande - St-Lyphard - Le Pouliguen

11 Novembre 2013, 10:28am

Publié par Docadn

Bonjour,

Voilà bientôt 2 décennies que j'habite en Bretagne !!

J'ai écumé une grosse partie de sa campagne. Aussi, de manière cyclique, je retourne sur mes premiers forfaits, 5, 10, ou comme ici, presque 15 ans après...

Les blaireaux à bonnet chauvins me diront que la Brière et ses environs n'appartiennent pas à la Bretagne. Administrativement parlant je ne peux que leur donner raison. Historiquement, c'est une autre histoire !!

Mais point d'Alain Decaux sentencieux pour notre propos du jour.

Contentons-nous de voir ce que marais, cités de caractère, plages et autres stations balnéaires nous offrent aujourd'hui en terme de balades et de plaisirs gustatifs !!

(source Eco Nuit)

(source Eco Nuit)

C'est dans la "banlieue" de Guérande que nous avons pris nos quartiers.

Eco Nuit est un hôtel à vocation "économicologique".

Il n'est pas en bois, la literie n'est pas bio, mais l'effort "écolo", allié à un marketing surfant sur une mode porteuse, est louable.

Côté tarif, le rapport qualité-nuit est plutôt bon, le petit-déj' très correct, l'accueil au-dessus des "hôtels en plastique" (aussi chers), l'environnement et l'architecture guère plus excitants que ces derniers.

Seul petit hic : la localisation !!

Quartier d'affaires tout récent, il n'est pas encore recensé sur les cartes et autres GPS (à la date de rédaction de cet article) !!

Redoublez de vigilance pour trouver l'établissement et la rue du Milan Noir.

Eco Nuit

1 Rue du Milan Noir

Parc d'activités du Bréhadour

44350 Guérande

Tél : 02 40 45 85 47

www.econuit.com

L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard

L'Auberge de Breca St-Lyphard

Nous nous retrouvons au coeur du Parc Naturel régional de Brière, pour ce premier soir d'escapade.

C'est L'Auberge de Breca qui ouvre les hostilités de ce week-end de gros "gourmand".

C'est la flemme, assortie d'une promo (permanente, hors week-end, à en croire le site) La Fourchette qui nous a poussé à tester cet établissement.

Une immense et belle bâtisse (historique selon les photos datant au moins de Niepce, si on veut un peu exagérer), plantée au milieu des marais, proposant en dehors de sa table, balades en barque ou calèche.

La déco est assez ringard très très classique, l'agréable patio sent hélas le moisi.

Depuis 26 ans, la famille Deniaud gère la boutique.

La pipelette de patronne (je suis le mime Marceau à côté d'elle) taille des bavettes XXL à tous ses clients (8, ce soir-là).

Plat-dessert à la carte, pour tous (à -40%) !!

  • Un "crémeux de potiron" (nous allons le croiser par 2 fois, sur cette période très prolifique pour le curcubitacé), riche et agréable.
  • "Duo d'anguilles et cuisses de grenouilles en persillade", super old school, généreux, riche et classique pour La Miss.
  • "Daube de sanglier à l'ancienne" pour mézigue, à la viande inégale en tendreté, au jus très 70's, là encore très roboratif.
  • "Le marbré Louis XV tout chocolat" ultra sucré, aussi fin et aérien qu'un sketch de Laurent Gerra.
  • "Café gourmand" sans surprise, pour La Miss.

Label "Maître Restaurateur" fièrement affiché à l'entrée, cuisine "aux aspirations gastronomiques VGE" (côté tarifs aussi), une affaire familiale (père et fistons en cuisine, maman au service) qui ronronne.

Une présomption flagrante d'un cauchemar pour le dandy masqué, sur lequel je ne peux qu'être d'accord, cette fois-ci !!

C'est juste pas mal, très nourrissant, mais d'un ennuyeux classicisme, à la carte des vins mortifiante, quand le service est pro et agréable !!

L'Auberge de Breca

352 village de Bréca

Lieu-dit Breca

D47

44410 Saint-Lyphard

tél : 02 40 91 41 42

www.auberge-breca.com

QG Beach - Le Pouliguen
QG Beach - Le Pouliguen
QG Beach - Le Pouliguen
QG Beach - Le Pouliguen
QG Beach - Le Pouliguen

QG Beach - Le Pouliguen

Autre adresse, plus côtière, soufflée par le scribe-gourmand Alain Neyman : QG Beach.

Selon l'hagiographie, largement pompée sur le site lesrestos.com, le chef Arnaud Trouvé a notamment bourlingué entre Le Ritz à Paris et le Nossy Be à La Baule, avant d'ouvrir sa "table de plage" en 2011.

Les pieds sur la (jolie) plage de Nau au Pouliguen, Arnaud Trouvé délivre à la mitrailleuse, une cuisine fraîche, simple et personnelle.

La terrasse est très courue, voyant des hordes de franciliens en polo-bermuda envahir bruyamment les lieux, se perfusant le foie au rosé sur les transats dans l'après-midi !!

Ce midi-là, ce fut :

  • "Crevettes sautées au pastis" : une bonne quinzaine de spécimens bien parfumés (7,50 €).
  • "Keftas de sardines à la marocaine" un poil fades, pour La Miss (6,50 €).
  • "Tataki de thon à la tahitienne, écrasé de pommes de terre, chou chinois au lait de coco", à peine cuit, superbe, un poil marqué par le lait de coco pour mézigue (19,50 €).
  • "Poulet tandoori" assez hétérogène, mais correct (14,50 €).
  • "Cheese cake, coulis aux fruits rouges", addictif, pour finir (6,50 €)

Une bonne "cantine de plage" que les urbains ont vite repéré, idéalement placée, aux tarifs plutôt accessibles, à la cuisine généreuse, au service efficace et discret, à la clientèle majoritairement agaçante pour le pichou qui sommeille en moi !!

QG Beach

14, rue de la Plage (Nau)

44510 Le Pouliguen

Tél : 06 18 13 62 69

Résa quasi obligatoire, ou se pointer à midi pétante comme moi, pour choper la dernière table libre avant 14h00 !!
La Baule - Guérande - St-Lyphard - Le Pouliguen

Je vous épargne le récit de l'horreur locale nommée "Le Vieux Logis" à Guérande (Merci M pour cette belle adresse "par défaut"), pour signaler une autre surprise moins désagréable.

Quand, sans convictions, vous vous arrêtez devant "la pizzeria collée au cinoche local", vous avez le sentiment fort d'avoir niqué votre samedi soir que votre soirée sera aussi passionnante qu'un loto au foyer de "La Joie de Vivre"...

Pourtant, cet immense établissement au cadre aussi enchanteur qu'un Pizza Pino de centre-commercial, est la bonne surprise que l'on attend plus !!

Tous les artifices de marketing répondent présents (avec la "Napolitan touch" de rigueur), mais la pizza a le "soupçon inespéré d'humanité" !!

La pâte de cette dernière est une réussite !! Moelleuse et croquante à la fois, épaisse au visuel, à la garniture manquant un tantinet de sensuel.

Sinon, c'est bruyant, relativement "cher" pour une pizzeria (j'entends ici : "loin" des stations balnéaires), à la carte des vins pathétique, au service relativement impersonnel, mais Guérande a une vie nocturne encore moins trépidante que le Vatican !!

Da Etto

6 avenue Anne de Bretagne

44350 Guérande

tél : 02 40 24 40 40

(service de pizzas à emporter)

http://Daetto.free.fr

La Baule - Guérande - St-Lyphard - Le Pouliguen

Pour finir, tout en justifiant la présence de "La Baule" dans le titre, une découverte sucrée soufflée par le "Google de la bectance qui lit plus qu'il ne mange" : Christophe Roussel.

Avec des boutiques implantées sur un triangle La Baule-Guérande-Paris, on peut penser qu'il s'agit d'un énième chocolatier, juste prompt à délester les CSP+ en villégiature dans le bourg, avec un choco à la con vendu au prix de la truffe d'Alba !!

Que nenni !!

Le coffret de 250g, ci-dessus, est décédé sous mon palais en moins de 48h00 !!

Des ganaches somptueuses, des textures et un sucré magistralement équilibrés !!

Même La Miss, qui termine invariablement chaque dégustation chocolatée par un : "bah j'préfère Leroux", a reconnu que "c'était très bon !!".

Christophe Roussel

A La Baule

  • 6 allée des camélias
  • 19 ave du Gal De Gaulle

44500 La Baule

A Guérande

26 rue St-Michel

44350 Guérande

A Paris

  • 10 rue du Champ de Mars

75007 Paris

  • 5 rue Tardieu

75018 Paris

www.christophe-roussel.fr

Et avec tout ça, il a fallu quand même un peu se dépenser !!

A suivre...

Voir les commentaires

Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

26 Juin 2013, 06:11am

Publié par Docadn

Bonjour,

A peine arrivé dans "le sud", que je le quitte par le nord. Je me dirige vers le mâconnais, non sans avoir tenté de décrocher un couvert dans ce qui semble être le bistrot le plus couru de la préfecture de la Drôme...

Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

Je ne vous fais pas la pige sur la maison Pic à Valence. Si ?! Bon d'accord, mais juste 3 mots, même si résumer cette saga familiale gastronomique peut s'avérer aussi long que la vulgarisation d'une complication horlogère...

Commençons par la fin, avec la 4ème génération à la tête de cette maison "cent-vingtenaire" : Anne-Sophie Pic (qui a succédé à son frère, incapable de "maintenir à flots" le vaisseau, allant jusqu'à perdre une des 3 étoiles).

2ème dame de la famille à occuper le poste de "capitaine des fourneaux", seule cuisinière en France à détenir le Graal du Gros Rouge depuis la Mère Brazier (les 3 macs ont été reconquis en 2007), elle ventile depuis son savoir-faire avec succès, en éditant des livres, en signant des cartes, de Lausanne à Paris, en animant une école de cuisine, tout en restant fidèle à la maison historique...

Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

Mes vacances m'ayant laissé un peu sur la paille...

Pressé par le temps, je n'ai pas le temps de m'attabler pour 04h00 à la grande table...

C'est le bistrot que je suis venu découvrir, en ce mercredi (férié) de mai. J'arrive à midi pétantes, sans réserver.

Accueil très souriant, chaleureux, dans la très grande salle (mais aussi une très grande terrasse ombragée disponible), à la déco moderne, routière, sobre et sombre, "aux chiottes propres qui sentent très bon" (il paraît que pour certains, c'est encore un "signe de qualité non négligeable" de nos jours #SorsDeCeCorpsLouisDeFunès).

Notaires et autres médecins généralistes déconventionnés à la retraite entrent lentement mais sûrement tout droit dans le temple, quand les pauvres CSP- arrivent fébrilement devant le bistrot (dont l'entrée se situe à gauche dans le hall).

Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

Je grignote de petits sablés au parmesan en découvrant la formule "Plein des Sens" (Nationale 7, bagnole, station-service, tout ça, 100% jeu de mots "M6 Turbo" !!).

Un courte sélection de vin au verre, dont une thématique "à l'aveugle" que je m'empresse de prendre...

Un blanc que je place immédiatement en Muscadet Loire Méridionale, aux accents sudistes évidents... qui se trouve être un blanc 11 de Mas de Libian... en Ardèche (dont le domaine se situe effectivement sous la Loire, n'y voyez aucune mauvaise foi de ma part, ce n'est absolument pas mon style) "encore dans le mille Cécil B2" !!

C'est sans points Tatal que j'opte pour la formule hydrocarbures à 30 €...

Le velouté d'asperges vertes, panna cotta à la réglisse

Le velouté d'asperges vertes, panna cotta à la réglisse

L'entrée arrive très rapidement (tout droit du frigo, vu la température de service). Le velouté est impeccable, aussi bien sur le volet consistance que sur celui du goût. La belle idée réside dans l'étonnante panna cotta à la réglisse, là encore d'une rare justesse en terme de texture et de goût... Le ton est donné !!

Le merlan saisi, fenouil confit, bouillabaisse revisitée à la fève Tonka

Le merlan saisi, fenouil confit, bouillabaisse revisitée à la fève Tonka

Le temps de regoûter à mon blanc, toujours sudiste, que voilà le plat. Le choc thermique avec l'entrée est imposant. L'ensemble est bouillant, mais pas un élément ne souffre d'une surcuisson !!

Le merlan (cuisson-laser) est une ode à la mer, le fenouil un hymne au potager et à la cuisson douce, la bouillabaisse un splendide hommage à Fernandel la cuisine méridionale, quand la fève se cherche en finale, comme un Jo-Wilfried Tonka... Un plat ébouriffant !!

La (toute petite) Anne-Sophie Pic passe, donnant à tous du "bonjour" timide et souriant, s'installe au passe de la cuisine (ouverte) du bistrot, puis déjeune (la même chose que moi, copieuse !!) sur un tabouret en compagnie d'un de ses enfants...

Un serveur m'amène une second verre de vin blanc, mais c'est mon voisin qui l'a commandé...

Le moelleux au chocolat Guanaja, coeur coulant et sorbet à la framboise

Le moelleux au chocolat Guanaja, coeur coulant et sorbet à la framboise

Le "creux" de ce "programme court" quasi parfait !! Un moelleux un poil sec, au "coeur coulant" moyennement digeste, bien trop sucré pour mon bec !! Le sorbet est classique, "typé Pacojet", servi à la température idéale...

Service souriant, aimable, "détendu-sérieux". Carte des vins locale, accessible et courte...

Le 7, "bistrot chic" à Valence Anne-Sophie Pic

Le 7 dans l'assiette ressemble à l'image que l'on devrait avoir du (souvent trop fumeux) concept de la "bistronomie".

Pour 30 €, vous avez de vrais produits de saison travaillés, une réflexion évidente et originale des alliances entre ces derniers, des assiettes très gourmandes, un service très pro... et l'envie d'y retourner !!

La reine de la gastronomie 3* a tout compris !! Son "bistrot chic" l'est... son mobilier décalé beaucoup moins !!

Seule ombre à l'ardoise (dont j'assume la moitié de la responsabilité), le second verre de vin (non commandé) m'a été facturé !! Mon timing de "lapin d'Alice" n'ayant relevé la boulette que 4 jours après... en rentrant de Bourgogne !!

En conclusion, une excellente adresse à faire sur "la route des bouchons", dont la réservation ne paraît pas inutile est tout de même fortement conseillée...

Le 7, bistrot chic

285 avenue Victor Hugo

26000 Valence

Tél : 04 75 44 53 86

Ouvert toute l'année midi et soir, sans exception...

www.pic-valence.com

Voir les commentaires

Restaurant Le Parvis à Orange

21 Juin 2013, 08:29am

Publié par Docadn

Bonjour,

C'est le palais encore meurtri par les affres du dîner de la veille, que je cherche l'inspiration de quoi déjeuner dans un des ex-bastions du FN celle que l'on nomme parfois encore la "Cité des Princes".

Il est midi pile, je cherche quelque chose de "central" dans l'antique cité, avec si possible un parking couvert, histoire de ne pas ramener mes bouteilles de Châteauneuf-du-Pape chauffées à 30°C !!

Le cours Pourtoules propose un providentiel parking souterrain (gratuit à l'heure du déjeuner), ainsi que quelques restaurants peu encombrés en ce début de mois de mai.

L'ardoise du Parvis gagne rapidement mes faveurs. J'entre...

Restaurant Le Parvis à Orange

Le "gap" est conséquent entre la formule très populaire attrayante à l'extérieur et l'intérieur aux aspirations bourgeoises, auréolé de "peintures naïves montmartoises" !!

L'accueil est poli, mais frais comme une clim' très mal réglée. Seules 2 autres tables sont occupées.

Restaurant Le Parvis à Orange

J'opte pour la formule du jour, tandis que l'on me dépose "l'éternelle-sempiternelle-traditionnelle tapenade" (aux olives noires aujourd'hui), que je grignote en compagnie d'un blanc sudiste oubliable (et oublié) !!

Filets de rougets grillés, ratatouille froide

Filets de rougets grillés, ratatouille froide

Les filets sont remarquablement bien saisis !! La fraîcheur et le goût se disputent autour d'une délicieuse ratatouille. Une ratatouille relevée avec une précision diabolique !! Je suis déjà en mode "Bob l'Eponge qui cligne les yeux, se demandant où il est" !!

Poisson cuisiné selon le retour du marché : filets de maquereaux à la cannoise d'olive...

Poisson cuisiné selon le retour du marché : filets de maquereaux à la cannoise d'olive...

5 généreux filets d'un poisson vulgaire trop souvent méprisé, qui peut s'avérer fabuleux quand il est traité avec soin !!

Là encore, une cinglante démonstration de la maîtrise des cuissons, qui offre un condensé de savoir-faire, des bouffées magiques d'iode, quand la mer ne s'offre à vous, visuellement, que 3/4 d'heure plus bas !!

Le jus est une tuerie, une boucherie, un génocide des sens, mêlant une huile d'olive limite "hallucinogène pour les papilles", additionnée d'olives de dingo forcément d'un autre monde, capables de faire avaler du navet au "brassicasséphobe" que je suis (hé oui, je déteste aussi les olives en temps normal !!).

Les rares légumes sont au diapason du niveau olympique du plat !!

Une assiette qui manque de provoquer un avc à mes paupières de Bob l'Eponge, quand mon palais veut prolonger ce coït inattendu !!

Le savarin à la mangue

Le savarin à la mangue

C'est une sorte de "baba au rhum" qui débarque sur la table (je n'aime pas les babas non plus !!).

L'acidulé et le sucré se téléscopent judicieusement dans ce savarin, qui disparaît en moins de 3,5 bouchées (oui, même la bouche de Mick Jagger à côté de la mienne ressemble à la poitrine de Birkin face à celle de Christina Hendricks)...

Jean-Michel Bérengier officie depuis la fin des années 80 au Parvis (la carte précisait même qu'il fêtait ses 25 ans cette année, à la tête de l'établissement).

Sans être d'un avant-gardisme désopilant (il semble se réclamer d'Escoffier), voilà un cuisinier qui cultive un sens aigu des goûts, délivrant une cuisine désarmante de simplicité assise sur une technique éprouvée...

Un mot sur le service. Si celui-ci fut teinté d'une certaine fraîcheur au départ, il a su se faire souriant, voire charmant, pour ne pas dire flatteur, quand l'élégante hôtesse me fit notamment part du "bel organe inexploité" que représentait ma voix (cassée depuis plusieurs semaines)...

Au-delà des rougeurs provoquées par ces flatteries, le service est très pro, mais effectivement pas immédiatement engageant !!

Restaurant Le Parvis à Orange

La formule entrée, plat, dessert + 1 verre de vin + 1 café est facturée 19,50 € !!

Contrairement au Poulpe, où le prix de la formule "rend" la séquence bonne, ici c'est très bon, au rapport qualité/prix exemplaire !!

Etonnant de constater que ce resto (aux formules plus "ambitieuses" le soir venu) ne soit guère plus "médiatique" !!

Il y manque sûrement la gouaille d'un cuistot "grande gueule avé l'assent", ou les services et l'acharnement d'une attachée de presse affamée !!

Si l'on devait "coter" Le Parvis, il pourrait largement prétendre à un Bib Gourmand (alors qu'il ne figure même pas dans la sélection du Gros Rouge) et naviguer sur "2,5" toques au Gros Jaune (où il ne figure pas non plus !!), sur la base de ce déjeuner .

Les locaux se plaignant, à juste titre, de la banalité du paysage gastronomique orangeois, seraient très inspirés de réorienter leurs budgets vers Le Parvis, plutôt que de s'acharner à gaver les nombreuses "chaînes de décongélation"...

Le Parvis

55 cours Pourtoules

84100 Orange

Tél : 04 90 34 82 00

Voir les commentaires

Restaurant l'Esplan à Saint-Paul-Trois-Châteaux

14 Juin 2013, 05:36am

Publié par Docadn

Bonjour,

De retour en France, c'est toujours lesté de mes 4 kgs que je pars à la découverte du restaurant de l'hôtel du centre-ville de la bourgade, d'où on jettera sûrement mes cendres le jour venu, là-haut sur la colline, à côté de la chapelle !!

Par le passé, j'ai dû tenter 4 ou 5 fois d'y déjeuner à l'improviste !! A chaque tentative j'ai pris un rebond digne d'une épreuve olympique de trampoline !!

A l'époque, c'est un certain Cédric Denaux qui distillait, avec succès, sa cuisine très inspirée !! Depuis, il a migré à quelques centaines de mètres de la place de l'Esplan, avec Madame, dans sa propre maison (qui fut aussi la mienne) nommée L&Lui.

Restaurant l'Esplan à Saint-Paul-Trois-Châteaux

Ce (chaud) soir-là, je me pointe, une fois de plus, sans convictions. Des tables inoccupées... le "oui, nous avons une table de libre" franchit enfin les lèvres de la responsable de salle !!

Je vais enfin pouvoir poser mon séant dans "le patio aux brumisateurs" (c'était une pure "révolution" à l'époque où l'hôtel ouvrit ses portes !!).

A peine le fessier thermomoulé dans le siège, que l'on me dépose quelques tartines grillées et "l'éternelle-sempiternelle-traditionnelle tapenade" (aux olives vertes).

Grignotage banal, dégusté avec un verre de "Colombier 11" (Grignan-les-Adhémar) du très local Bonetto-Fabrol, au boisé très marqué (alors qu'il n'y a que de la cuve), à la syrah gustativement dominante (c'est normalement 50/50 grenache-syrah). L'ensemble est crémeux, plein, aux Gildas amers marqués.

Papeton d'aubergines, coulis de tomates fraîches au pistou

Papeton d'aubergines, coulis de tomates fraîches au pistou

Une entrée au goût très marqué par l'oeuf, servie tiède, au coulis gentil, que le serveur m'a servi dans un mutisme à faire passer un Chartreux pour une pipelette de terrasse de café...

Sauté de boeuf longuement mijoté à la provençale

Sauté de boeuf longuement mijoté à la provençale

A la première bouchée, une impression immédiate se dégage : voilà un plat qui semble avoir été amoureusement réchauffé dans un micro-ondes d'une puissance de 15 yottawatts !!

Je manque juste de me brûler la langue et le reste du bec avec le jus de ce "sauté du Vésuve" !! La viande n'a pas le moelleux qu'un long mijotage est censé lui donner.

Elle est même dure par moments !! La sauce semble avoir été allongée à la flotte, sans parler de l'assaisonnement à la pelleteuse !! Un sauté d'une absconse nullité, sauf pour les fanas de volcanisme maritime buccal...

Dessert du jour : millefeuille aux pommes

Dessert du jour : millefeuille aux pommes

Là encore, une affligeante banalité entoure ce montage de pièces de feuilletage et les morceaux de pommes !!

Une séquence facturée 25 € (Menu de Saison) assez ennuyeuse, pour ne pas dire pathétique.

Le service peut parfois compenser minorer la médiocrité de la cuisine. Là encore, il n'en fut rien. Comme si ce dernier se devait d'être au diapason des fulgurances réchauffées délivrées...

Le verre de vin fut tarifé 6€, quand la bouteille vaut environ 8€ prix caviste (je vous laisse calculer le coefficient) !!

Le chef n'est autre que ... Serge Fricaud, petite gloire locale qui tient aussi les pianos du couru Logis de l'Escalin, (même si ma mémoire approximative reste persuadée que c'est le prénom d'une fille qui signait la carte et le menu ce soir-là !!).

Vu le résultat, peu importe !! La sympathique cour ne suffit pas à claquer 25 boules pour manger du "mal réchauffé" et boire un verre de vin au prix des 3/4 de la quille !!

Si vous passez par "mon village", faites plutôt honneur à Cédric & Cathie Denaux, ou bien à la discrète Chapelle hélas fermés ce lundi soir...

Restaurant l'Esplan

15 place de l'Esplan

26130 St-Paul-3-Châteaux

Tél : 04 75 96 64 64

Voir les commentaires

Mets et Vins Plaisirs à Angers...

3 Juin 2013, 06:16am

Publié par Docadn

Bonjour,

Après l'intermède des VdV, retour sur la suite de notre périple ligérien qui, comme dans les BD peuplées de gaulois moustachus et rieurs, se termine par un banquet...

Mets et Vins Plaisirs à Angers...

Retour à Angers, pour nous sustenter au "Mets & Vins Plaisirs", table reprise et baptisée ainsi en 2009 par Gaëlle & Richard Cerini.

Ce dernier aspirant à "créer une table de toute pièce", a aussi ouvert depuis août 2012 le XVIIème (dans l'ex-hôtel particulier "Gohin des Aulnays", 6 rue Claveau à Angers), aux aspirations plus gastronomiques que notre table du soir...

Nous passons devant la cave et une impression de vide nous saisit "au volume étudié", avant de rejoindre notre table dans une salle à la déco "branchée", que l'allergique au "lounge-Damidot" que je suis boude immédiatement...

L'accueil est très poli, un poil guindé pour un bistrot...

Mets et Vins Plaisirs à Angers...

Assez rapidement, nous jetons notre dévolu sur le "Menu 1er Cru" (37€). La question de "quoi boire" anime très vite notre hippie-motard.

Ici, le principe est simple : on va choisir directement dans la cave (à l'entrée, dans "l'espace très dégagé") avec l'aide du sommelier, la victime désignée...

Mais le choix est rude, surtout avec notre "polaire-man" aussi pointilleux qu'un régleur de Tourbillon, devant une sélection relativement maigre... pour des chieurs comme nous !!

                            Fondant de crabe aux agrumes, vinaigrette exotique

Fondant de crabe aux agrumes, vinaigrette exotique

Une entrée plutôt plaisante à regarder, par ses couleurs vives, au crabe à la texture un peu trop humide, à l'accord réussi avec les agrumes, à la vinaigrette trop exotique (en plus d'être "trop sucrée") pour moi !!

Thon rouge, sauce mangue & piment d'Espelette, billes de légumes

Thon rouge, sauce mangue & piment d'Espelette, billes de légumes

Les intitulés auraient dû faire reculer le fan de sucré-salé que je ne suis pas !! Mais l'espoir de voir le piment d'Espelette jouer les trouble-fête dans cette "salade de fruits maritime" m'a décidé à choisir ce plat, dont le thon rouge fut le principal alibi !!

Je ne m'éternise pas sur la cuisson du poisson (assez hétérogène, délivrant de vraies petites bouchées de bonheur quand d'autres gâchent la fête), mais plutôt la sauce sucrailleuse où surnagent d'agréables billes de légumes et d'autres de melon !!

Fondant au chocolat, sorbet coco

Fondant au chocolat, sorbet coco

Le sorbet coco ayant été (à ma demande) remplacé par un autre sorbet à l'origine moins douteuse bien meilleur (question de goût personnel, pas de jugement qualitatif), je termine ce repas par un fondant classique, servi trop chaud, dont les 11 000 calories de rigueur viennent tapisser la cuisine trop "sucrée" pour mon bec !!

Mets et Vins Plaisirs à Angers...

Pour le glou, c'est un Savennières Roche-aux-Moines de chez Damien Laureau qui accompagna par sa "grasse" son "opulence" et son "boisé ostensible" le repas, là où on nous promettait de la tension.

En conclusion, une cuisine relativement soignée, mais dont les "expérimentations" sucrées-salées présentent un déséquilibre rédhibitoire sur les plats goûtés...

Mets & Vins Plaisirs

44 boulevard Jean-Marc Ayrault

49100 Angers

Tél : 02 41 87 03 35

Voir les commentaires

Aux P'tits Oignons à Angers...

19 Février 2013, 12:39pm

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Suite et fin du périple ligérien, avec la découverte d'une "nouvelle" table du paysage angevin. De longues tractations, en coulisses, ont été nécessaires pour choisir notre table du soir.

C'est que vous ne vous rendez pas compte des négociations quasi onusiennes pour faire asseoir un limousin aux portes de la cinquantaine, sous perf' d'Oxyboldine depuis 1983, à une table de resto ?!


Il est quasiment plus aisé d'obtenir un poutou en public entre Netanyahou et Ahmadinejad, que de traîner le vioque à table sans qu'il risque une indigestion après la mise en bouche !! 

Après 3 semaines 3 jours de recherches et de concessions mutuelles, nous avons opté pour  "Aux P'tits Oignons", sise au 14 de la rue Cordelle à Angers.


Notre chevelu local, Fifi, nous rejoint directement à la table dudit établissement.

Une déco "hésitante", sans fil conducteur, un peu "hétéroclite" par les "styles" et couleurs croisés.

Pas désagréable, mais pas folichonne non plus (je ne suis pas loin de croire que Valérie Damidot et sa clique de bricolos du dimanche, ont un jour entendu des voix, qui leur commandaient de "décorer à la truelle toutes les maisons de France et de poser des bougies chauffe-plats partout"... si seulement quelques sympathiques anglois pouvaient leur réserver le même sort que Jeanne d'Arc !!). 


Voilà 3 ans qu'Anne et Nicolas Ruau ont repris cet établissement. Nicolas Ruau est sommelier de métier. Il a notamment exercé ses talents au Crillon (époque Jean-François Piège). 

 

http://img4.hostingpics.net/pics/705767DSCF5123.jpg

 

Accueil sobre, pas très chaleureux, presque distancié de la part de la patronne.

Une immense ardoise propose les combinaisons croisées de 2 menus. Après avoir posé les équations et autres dérivées secondes, nous comprenons que le "menu du haut" met les entrées à 12 €, au lieu de 6 pour le "menu du bas" (désignation totalement personnelle, moins exclusive que "menu moyen 2" et "menu de pauvre 1"), tout le reste étant commun.  


Pour les plats, un nouveau chef. En effet, Antoine Thomas n'est plus à la tête des cuisines.  Ce dernier a repris "La partie de Cartes" à la fin de l'année dernière.

Le resto s'appelle désormais "L'Astuce", 57 avenue Victor-Chateney, toujours à Angers.


Aux P'tits Oignons, on fait toujours dans la cocotte, concept semble-t-il toujours en vogue à Angers, relativement éculé ailleurs à Paris. 

Tout "absorbés" que nous sommes par la carte des vins, nous traînons un peu dans nos choix, avant d'opter pour le "menu de rupin 2".

 

http://img4.hostingpics.net/pics/313107DSCF5134.jpg

 

Noix de St-Jacques, mousseline de topinambours et jus au lard paysan

(12 €)

 

De belles noix charnues, un jus un poil salé, une mousseline purée de topinambours correcte. Une bonne entrée au global, portée par la parfaite cuisson des noix.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/770311DSCF5137.jpg

 

Filet de lieu jaune, fondue d'endives et émulsion de beurre blanc à l'orange

(16 €)

 

Servi en cocotte, un filet relativement généreux, à l'aspect un poil sec cuit. Il se révélera moins catastrophique sous la langue, avec une cuisson à coeur "plus juste", mais comme toujours souvent too much pour moi !!

Côté accompagnements, c'est l'amertume (de l'endive, un peu l'orange) qui signe le plat. L'endive que je ne supporte que crue, est pour le coup fort bien accommodée ainsi. Un plat là encore soigné, à l'ail un poil généreux...

 

http://img4.hostingpics.net/pics/796965DSCF5138.jpg

 

Sablé breton aux pommes caramélisées et parfait caramel (6€)

 

Sympathique dessert chaud-froid, au caramel outrageusement trop sucré, au sablé honnête, aux pommes justement saisies. 

 

Côté liquides, nous avions l'embarras du choix. Le patron-sommelier a, il faut le reconnaître, vraiment soigné sa carte des vins :

Blot, Redde, Dagueneau, Cotat, Dauvissat, Coche Dury, Raveneau, Mas Jullien, Clos Rougeard, Bonneau, Montcalmès, Rayas, Soria, Trimbach, Alliet, Jamet, Gangloff, Grange des Pères, etc ...

Un inventaire à la Prévert à faire saliver tout buveur d'étiquettes, mais aussi tout amateur assoiffé, soucieux de ne pas se faire tondre par les coefficients généralement pratiqués...

 

http://img4.hostingpics.net/pics/669949DSCF5127.jpg

 

Ici, Nicolas Ruau a construit une solide carte des vins (dont il fait vieillir quelques références, pour les servir à leur "apogée") aux coefficients oscillant entre 1,5 et (très rarement) 3 !! 

 

http://img4.hostingpics.net/pics/450516DSCF51322.jpg

 

Ce soir-là, ce fut Chablis 1er Cru - "La Forest" 05 - Dauvissat (45 €), qui prit son temps pour s'ouvrir, délivrant opulence, relative rondeur et prégnance standard.

Ce fut bon, sans pour autant me défroisser le calbut, ni soulever le moindre mouvement involontaire dans le Thermolactyl du limousin, quand Fifi avait le Freegun frétillant... 


Un service cohérent, relativement ouvert, sympa (nous avions des fonds de quilles généreusement offerts par les Delesvaux, aucune objection, ni droit de bouchon réclamé par la direction).


En conclusion, une cuisine soignée, aux sympathiques accents gastro, aux cuissons "maîtrisées", aux saveurs pertinentes (teintées d'approximations mineures), à la carte des vins commercialement intelligente...

 

Restaurant Aux P'tits Oignons

14, rue Cordelle

49100 Angers

tél : 02 41 86 06 31

Voir les commentaires

Restaurant Mariottat à Agen

12 Décembre 2012, 19:15pm

Publié par Docadn

Eric Mariottat doit être le dernier cuisinier en France (vivant) à se réclamer de Raymond Oliver !! Il raconte que c'est à cause de lui que l'envie de devenir cuisinier est née...

Apprenti à 15 ans et demi, 10 maisons et autant de "maîtres à cuisiner" (dont Ernest Young et André Daguin) plus tard, il s'installe à la périphérie d'Agen à la fin des années 80. Une décennie plus tard, il emménage au coeur de la ville, dans l'adresse actuelle.

Une belle maison bourgeoise, à la cour aérée, nichée dans un dédale de ruelles forcément trop étroites (admirez le pléonasme volontaire, forcément ridicule malgré son signalement).

 

http://img15.hostingpics.net/pics/943056DSCF4901.jpg

 

Un aller-retour dans le Sud-Ouest pour fêter les 40 ans de ma coiffeuse. Quelques heures avant la grosse beuverie sauterie, je m'offre un déjeuner en solitaire, dans une tenue légèrement déconnectée du lieu.

C'est en effet sapé comme un montreuillois (sans sa trottinette) faisant son marché le samedi matin, que je passe la porte de "la table la plus huppée" de la préfecture du Lot-et-Garonne.

Un accueil en cohérence avec "l'esprit et le standing" de la table. Je n'ai pas de réservation, le sourire demeure. On m'installe dans un joli salon "bourgeois vieille France" au charme et à la patine sans artifices. 

Une explication détaillée, souriante de la carte, ainsi que les suggestions du jour, anime le triste sauvignon local qui m'est servi en guise d'apéritif.

J'opte naturellement pour le "menu du marché", communiqué de "bouche à oreilles"...

 

http://img15.hostingpics.net/pics/368577DSCF4893.jpg

 

Grignotages

 

http://img15.hostingpics.net/pics/115257DSCF4894.jpg

 

Mise en bouche : crème de panais, chips de carottes

 

http://img15.hostingpics.net/pics/837963DSCF4898.jpg

 

Risotto, filet de truite, jeunes pousses de salade

 

http://img15.hostingpics.net/pics/184454DSCF4899.jpg

 

Pintadeau, légumes et son jus épicé

 

http://img15.hostingpics.net/pics/393675DSCF4903.jpg

 

Clémentines, sorbet mandarine, tuile de caramel

 

http://img15.hostingpics.net/pics/211291DSCF4904.jpg

 

Mignardises

 

Un ballet de 55 minutes, parfaitement orchestré, au rythme soutenu, très plaisant pour le gourmand impatient que je suis. Cette grande séquence ci-dessus m'a été facturée 26 € (hors boissons et café) !!

Dès les grignotages (mention particulière pour le nem au lapereau), l'ambitieuse cuisine d'Eric Mariottat s'affiche.

La mise en bouche, telle une caresse automnale, détend langoureusement le palais pour le gifler immédiatement après, avec l'entrée.


Une entrée subtile, au risotto bien collant, agrémenté d'un souffle végétal, fil aérien s'opposant intelligemment aux accents carnassiers et aquatiques des filets de truite....


Le plat secoue encore mes sens, avec cette cuisson au millimètre de ce pintadeau moelleux, ne souffrant d'aucune sécheresse, rehaussé d'un jus épicé-corsé puissant (un poil salé), de légumes admirablement traités, donnant à l'ensemble une posture altière indiscutable...


Redoutant, depuis deux décennies, le moment du dessert, je laisse venir les agrumes, pieds trempés dans le jus couleur jaune d'oeuf, pour me faire scotcher la cavité buccale et l'expression générale de ma tronche bobine, dès les premières bouchées de cette "vitamine C reconstituée". Un très grand dessert, dont la seule évocation me fait encore saliver !!


Les mignardises (un cran en-dessous, soyons honnête) ont empli les derniers cm3 encore disponibles dans mon estomac.


Cet "extrait" de la cuisine d'Eric Mariottat m'a tout simplement enchanté. Un déjeuner au rapport qualité-prix impressionnant, au regard du haut niveau délivré (une étoile au Gros Rouge amplement méritée).

Pas un creux notable sur cette longue séquence (hors 2 mignardises). Difficile de voir de quelconques "escoffiades" dans les salves servies...


Eric Mariottat semble s'être définitivement affranchi de ses "maîtres à cuisiner". Il offre une cuisine bourgeoise dépouillée de ses attributs, sans en trahir l'esprit.

La peinture "dite contemporaine" semble avoir inspiré sa cuisine. Les spécialistes (dont je ne suis pas) y trouveront l'épure, assise une base technique solide, vivante, vibrante.  


Certains se focaliseront sûrement sur le service un peu "province" (francilien, ce message est pour toi), très "dress-école hôtelière" (hipster amateur de serveuses au percing sur petites lèvres, ce message est aussi pour toi), légèrement ampoulé (skater amateur de serveurs tatoués te tutoyant, ce message est encore pour toi).

Oui, so what et alors !? 

Il suffisait d'observer le couple d'anglais s'extasier devant chaque assiette, chaque présentation (sortant leur appareil photo après m'avoir vu à l'oeuvre), gloussant presque à chaque bouchée (j'ai même cru que la fille allait nous faire le remake de la scène du Kat's de "When Harry Met Sally", quand le splendide dessert au chocolat est arrivé sur sa table), pour s'affranchir des derniers doutes sur le plaisir vécu...


"Manger comme un prince" au prix d'un menu  "Hippo Plaisir", mon choix est fait !!

 

Christiane et Eric Marriottat

25 rue Louis-Vivent

47000 Agen

tél : 05 53 77 99 77

www.restaurant-mariottat.com

contact@restaurant-mariottat.com

Voir les commentaires

La Suite à La Rochelle...

18 Novembre 2012, 10:09am

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Dire que La Suite n'existerait pas sans Xynthia, est un doux euphémisme de littérature de comptoir.

Johan Leclerre, avant de s'installer à La Suite, a connu un parcours spectaculaire qui l'a mené de Cagna (Relais Sainte-Jeanne) à Gagnaire (époque St-Etienne), en passant par Troisgros à Roanne, ou encore Ducasse à Monaco. Une longue marche qui l'a mené au prestigieux col tricolore en 2007.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/169331DSCF4823.jpg

 

Bien avant le titre de MOF, Johan et Stéphanie Leclerre s'étaient installés dans "La Maison des Mouettes" en 1998. 

Deux restaurants, un bel hôtel de 12 chambres à Aytré, rasés dans la nuit du 27 au 28 février 2010 par la tempête Xynthia.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/804446DSCF4826.jpg

 

Les Leclerre abattus (sans mauvais jeu de mots), ont rebondi rapidement. En mai 2011, ils ouvrent La Suite, un restaurant de quartier au coeur de La Rochelle historique. Sobriquet "pied de nez" à la nature, symbole de continuité... 

 

http://img11.hostingpics.net/pics/858861DSCF4825.jpg

 

Ce long week-end de la Toussaint se termine, nos agapes aussi. Dernière étape chez un des "espoirs" les plus prometteurs de la place de La Rochelle.

L'oeil averti observera rapidement la prédominance des Coutanceau sur la ville. Le 2 macarons est désormais entre les mains de Christopher (qui, comme un interne en collège, soucieux de ne pas perdre se faire voler ses affaires, a marqué son prénom sur tous les petits stores ringards de l'établissement), quand son frère Grégory "téléguide"  Le Comptoir des Voyages,  Les Flots,  L'Entracte,  La Cédraie...

"Coincé" entre Les Flots et Le Comptoir des Voyages, Johann Leclerre tente d'attirer les regards avec son col tricolore (affichant même sur la devanture le fait d'être le seul MOF de Charente-Maritime...).

 

http://img11.hostingpics.net/pics/835937larochellelasuite79067.jpg

 

(source l'Internaute)

 

Une déco en provenance directe de M6 et de sa génitrice blonde énervante, avec les mêmes codes couleurs, le même mobilier qui me saturent la rétine depuis au moins 3-4 ans. Sans parler de l'inusable compli' "lounge-Costes", sûrement pompée sur le CD original de  Suwanna.

L'esprit se veut assurément "chic-contemporain". Cela ressemble plus à un bar à cocktails new-yorkais des années 80 où il ne manque plus qu'un faux Tom Cruise à peine "déBiactolisé", qu'à un resto à vocation gastro... Passons aux assiettes et son menu à 26 €...

 

http://img11.hostingpics.net/pics/839429DSCF4827.jpg

 

Crème de potimarron 

 

http://img11.hostingpics.net/pics/664463DSCF4829.jpg

 

 Pain Bagnat (olives, anchois marinés, radis fenouil)

 

http://img11.hostingpics.net/pics/120758DSCF4830.jpg

 

Galette de maïs roulée, effilochée de saumon et chèvre frais

 

http://img11.hostingpics.net/pics/538295DSCF4833.jpg

 

Merlu poché au beurre tandoori, fine ratatouille d'automne taillée au couteau

 

http://img11.hostingpics.net/pics/497622DSCF4834.jpg

 

Tartare de fruits frais version automne-hiver, sorbet passion

 

http://img11.hostingpics.net/pics/440184DSCF4836.jpg

 

Cheesecake, crème glacée au thé Matcha

 

Derrière le cv du cuisinier, son titre de MOF, les intitulés, le tarif du déjeuner, la déception est hélas au rendez-vous. 

La mise en bouche est gentille, mon entrée plutôt pas mal (pain bagnat), à l'huile d'olive douce et plaisante, aux bons anchois,  quand celle de La Miss est d'une franche banalité. 


Le plat est par contre d'une médiocrité criante en terme de cuisson (pour une fois, je me suis mis dans la peau d'un gars qui mange un poisson "normalement" cuit). c'est extrêmement sec, bâclé, quand le tandoori est juste bon. Dommage, car l'accompagnement était soigné. Celui de La Miss était juste mieux moins cuit...


Quant au dessert, il semble avoir fait l'équivalent d'un Vendée Globe au frigo, tellement le "goût" de ce dernier était prégnant dans le cake... La glace était par contre bonne. 

Le dessert aux fruits fut qualifié de "salade de fruits en emporte-pièce" par La Miss, convaincue par le sorbet (dont elle n'est pas fan habituellement). Un bon point pour l'acidulé de l'ensemble.


Le service se veut "standing poussant poliment mais souvent sur les boissons", la clientèle bourgeoise péteuse (entendu à la table voisine : "désormais c'est uniquement Coutanceau et ici que je viens manger..."), la musique sincèrement insupportable.

Carte des vins classique, s'appuyant sur les champagnes de "grandes maisons", aux généreuses vitrines de propagande. 


En conclusion, il est clair que le col tricolore, fièrement revendiqué dès l'entrée, est un symbole d'exigence fort dont je n'ai pas retrouvé "la sève" dans les plats délivrés ici.

La déco et l'ambiance ne m'ont pas mis plus à l'aise (je passe sous silence les "tables semi-hautes ou basses" comme au Suwanna, sans parler de ma chaise déjà branlante).
La vraie déception du week-end quand, sur le papier, ce devait être LA table censée faire trembler le petit empire des Coutanceau... 

 

La Suite - Johann Leclerre

15 rue de la Chaîne

17000 La Rochelle

tél : 05 46 50 51 98

www.lasuite.co

suite@orange.fr

Voir les commentaires

Suwanna à Saint-Martin-de-Ré

9 Novembre 2012, 08:37am

Publié par Docadn

13 ans aussi que je n'avais pas remis mes semelles de chaussures soldées sur l'Île de Ré. Que de changements depuis ma dernière promenade cycliste de l'été 99 !!

 

DSCF4754.JPG

 

J'avais à l'époque, comme tous les "pauvres", laissé ma Bx TZD turbo vert bouteille et ses 205 768 kms au pied du pont, pour ne pas payer ce dernier. Puis, j'avais loué un vélo pour arpenter les pistes cyclables de l'île. 30 kms dans les pattes, 2 glaces dans le cornet plus tard, je revenais en sueur vers le continent.

13 ans plus tard, j'ai réussi !! Je peux enfin me payer le pont (au tarif hors-saison, à - 50%) pour partir à la découverte des "champs de patates taxés par l'ISF"...

Je redécouvre notamment Saint-Martin-de-Ré, filiale francilienne des néo-CPCH (Colliers de Perles - Carré Hermès), reconnaissables à leurs vélos hollandais qu'ils enfourchent avec des bottes de pluie norvégiennes et un parapluie ouvert à la main (je ne l'invente même pas !!). 

 

DSCF4770.jpg

 

L'insularité semble très lointaine quand on voit le nombre de boutiques "élitistes" ayant pignon sur le port. J'ai l'impression de visiter un parc naturel sanctuaire prônant la sauvegarde du pantalon en velours à grosses côtes et celle du chihuahua diabétique...

Après avoir écarquillé les yeux devant une boutique de "brocanteur en meubles industriels" (style qui, comme tout le monde le sait, est né sur cette île, célèbre pour ses fonderies et ses mines à ciel ouvert), je me suis mis à la recherche de ma "cible comestible".

Comme je l'expliquais dans l'article précédent, j'ai utilisé pour la 1ère fois les données de Tripadvisor. J'ai ainsi découvert que 31 restaurants y étaient répertoriés pour la seule commune de Saint-Martin-de-Ré (pour moins de 3000 habitants à l'année !!).

En 6ème position, un restaurant thaï (je n'apprendrai qu'à mon retour qu'il était estampillé du "label" Le Fooding). Une présence somme toute banale, quand on peut acquérir des "bronzes originaux du Burkina Faso" dans une galerie de La Flotte !!

 

DSCF4760.JPG

 

Des commentaires forcément dithyrambiques quand on est classé 6ème sur 31. Là est la "force" discutable de Tripadvisor !!

Pourquoi manger thaï sur l'Île de Ré me diront certains d'entre-vous !? Parce que l'arrogance tarifaire constatée chez certains, doublée de pédants intitulés, ne m'ont pas donné envie de changer mon fusil d'épaule !!

Un peu à l'écart du centre de la bourgade, nous pénétrons dans une cour abritant un sympathique jardin, puis gagnons le (grand) resto quasiment vide (4 couverts sur la bonne cinquantaine potentiels). 

Accueil "casté" (les critères physiques purement pros de chez Costes s'exportent admirablement bien), souriant, "gauche touchant"

 

DSCF4757.jpg

 

Une énième déco "lounge", les insupportables tons taupes, d'inconfortables tables et chaises mi-basses (ou mi-hautes, au choix selon la taille de ses jambes), sans parler de cette musique, là encore très "lounge", horripilante : welcome to "Paris by Ré" !!

 

Une formule du midi à 18 € pour entrée-plat ou plat-dessert, 24 € pour la totale. Des suggestions du jour appétissantes sur le papier. La Miss part sur la formule du midi à 18 €, quand je choisis 2 suggestions dans la carte du jour.

Deux verres de vin justes corrects pour commencer, suivis d'une mise en garde essentielle de la part de la serveuse pour mon entrée. Je joue la prudence, demandant que la préparation soit "adaptée".

 

DSCF4761.JPG

 

Som Tam Thaï = salade épicée de papaye verte (9,80 €)

 

Posologie révisée en terme de piments broyés pour une salade très croquante, très très relevée mais supportable. L'alliance avec les cacahuètes fruits secs fonctionne plutôt bien (j'ai l'impression d'avoir lu, il y a longtemps, une longue "discussion-baston" sur ce sujet !?), le jus de fond d'assiette éteint partiellement les 17 foyers d'incendie parsemant mon palais...

 

DSCF4765.JPG

 

Salade de filet de boeuf épicée thaï 

 

L'entrée de La Miss : une salade très gourmande, à la viande presque parfaite en terme de marinade (quelques rares morceaux sont un poil secs). Herbes, petits légumes, épices et jus donnent de l'allonge et de l'écho à chaque bouchée. La Miss se régale. J'en fais autant avec les quelques bouchées chipées !!

 

DSCF4766.JPG

 

Massaman Kae = agneau au curry "Massaman" et lait de coco (14,80 €)


Nous revenons à des "doses standards" d'épices. Une viande quasi confite, délicieuse, habillée d'une sauce onctueuse, petite merveille d'équilibre entre crémeux et épices. Le lait de coco est sur le registre infime du "lacté-décalé", les légumes fondants atténuant efficacement cette fine prégnance. Une expression presque "indo-pakistanaise" d'un plat fort bien tourné.

 

DSCF4769-copie-1.JPG

 

Canard au curry rouge épicé et lait de coco

 

Nous atteignons facilement nos 3 produits laitiers pour la journée. Un lait de coco plus marqué que dans mon plat. Un canard de compét' en apnée dans une tuerie de curry. Là encore, La Miss se régale sans ménagement. 

J'ignore toujours si la cuisine délivrée ce jour était effectivement thaï ou non, une chose est sûre : c'était bon !!


Resto-2012-Suite-0714.JPG

 

(ceci n'est pas un publi-reportage !!)


La serveuse nous apprendra que les patrons gèrent deux autres établissements à Paris. C'est en allant aux cabèches wc que j'ai appris le nom de la "maison mère" : Lao Lane Xang (la carte de visite est curieusement disposée à côté du lavabo post-grosse ou petite commission).

Ken et Do Siackhasone sont les propriétaires des 3 lieux, quand une certaine Suwanna Tusanapinij occupe le poste de manager...

Option thaï aussi pour le Lao Lane Xane I, laotien avec un "bout de viet' " pour le II, "Fooding sacrement" pour les 3 adresses.

Ce dernier détail devrait atténuer largement mon enthousiasme !! Eh bien non, soyons objectif !!

Suwanna est une excellente adresse à la formule déjeuner d'un rapport qualité/prix épatant, à la carte des vins relativement pertinente, mais sûrement peu facile à conjuguer avec les mets proposés... 

Quant à Tripadvisor, il semble que j'ai eu de la chance, quand d'autres témoignages rapportent un seuil de crédibilité aussi grand que l'industrie du rapt de viennoiseries en France...

 

Suwanna

20 Cours Vauban

17410 Saint-Martin-de-Ré

Île de Ré

tél : 05 46 07 04 04

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 > >>