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EscapadeS

Articles avec #un p'tit resto en france

"La Cuisine de Jules" à La Rochelle

7 Novembre 2012, 10:25am

Publié par Docadn

 

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Escapade pluvieuse au coeur de la "capitale" de la Charente-Maritime : La Rochelle. Je n'y avais plus mis les ongles, pas coupés, de mes pieds depuis 1999. De très vagues souvenirs, l'occasion de redécouvrir une cité au passé prestigieux, au charme actuel certain. 

 

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Une balade facile, d'une petite heure, nous fait découvrir des édifices historiques, ainsi qu'une plaisante architecture héritée de l'importante activité commerciale rythmant, en son temps, le port et la ville. 


Comme souvent, la faim se fait sentir quand les deux aiguilles se croisent autour du 12 de la tocante même pas waterproof.

J'ai, pour une fois, pris la précaution de noter plusieurs adresses, piochées dans un vaste "horizon prescripteur". Je vais même tenter, lors de ce week-end, une adresse recommandée par le célèbre fourre-tout Tripadvisor !!


Pour démarrer ce week-end de gros gourmand, j'ai scanné les historiques Gros Rouge & Jaune pour y dénicher une adresse commune aux 2 mastodontes dinosaures de la presse gastro. 

 

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 La pluie nous pousse juste derrière les jolies halles métalliques de la ville. Une

toque et un bibornent la poitrine de ce bistrot au joli cachet sur les murs, aux sempiternels tons taupes, à la déco un peu "cheap" pour son comptoir et son habillage autour des tables (je fais partie du "collectif contre la frisette dans les pizzerias et sur les plafonds des combles aménagés").


Accueil souriant, sans résa comme (trop) souvent. Un verre de beaujolais quelconque pour démarrer. Un verre obtenu après avoir tenté "d'arracher" le pedigree des autres propositions au verre.

Moue dubitative de la serveuse quand je lui demande de quel domaine vient le Crozes proposé au verre ! Elle va vérifier, revient en lançant mollement : "Chapoutier !"...


Bref, une carte des vins bien moins vivante dans sa bouche que dans celle de son collègue, mari, pote, employeur, ex, j'en sais rien, je brode... 


Jour férié : une formule à 28,50 € pour la séquence entrée-plat-dessert, 23,50 € pour entrée-plat ou plat-dessert. Nous prenons une prudente séquence entrée-plat, au regard du "marathon stomacal" qui nous attend pour ce long week-end.

 

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Salade "foldingue", gambas et cecina, copeaux de parmezan, vinaigrette à l'huile de truffe

 

La cecina est une viande séchée de boeuf. Deux petites gambas, parfaitement cuites, sont adossées à une salade très bien assaisonnée. Un parmesan gentil, une huile de truffe douce mais affirmée.

Une entrée sympathiquement fraîche, avec le croquant de rigueur. 


La Miss fut moins convaincue par sa "galette de tête et pied de cochon grillé, vinaigrette à l'échalote et toast de campagne". La galette était effectivement gélatineuse, peu goûteuse. Là encore, une bonne huile douce (noisette, noix ?!), mais un ensemble moins gai que mon entrée. 

 

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Le tartare de Jules juste saisi à la plancha

 

Bonne surprise d'emblée, avec ce tartare passé sur la plancha. La partie saisie est agréablement croustillante, se mêlant agréablement avec la partie fraîche et crue, aux herbes bien dosées.

Une purée maison agrémentée de morceaux, riche et bonne.

 


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Risotto de langoustines snackées

 

Plat visuellement salivant, aux langoustines justement snackées. Risotto maîtrisé en terme de cuisson, catastrophique en terme d'assaisonnement. C'est excessivement salé, limite ingurgitable pour une personne en bonne santé, assimilable à une "tentative d'homicide" sur un hypertendu !!

Une vraie déception, que La Miss ne manquera pas de signaler poliment à la fin du déjeuner. Remarque qui soulèvera une indifférence presque attendue de la part de la serveuse, moyennement affable, au sourire radieux d'un chômeur en fin de droit. 


En conclusion, un déjeuner très hétérogène. Ma séquence servie par l'autre serveur aurait été qualifiée de "cuisine soignée de bistrot au service très plaisant".

La séquence de La Miss, assortie du service triste en vigueur, nous pousserait presque à jeter une lapidaire conclusion du style : "plats très aléatoires, l'as du risotto en cuisine doit écouler un stock conséquent de sel lié à une activité non déclarée de paludier..."

Carte des vins très inégale où se côtoient Chanson & Weisskopf, recelant tout de même quelques bonnes références.

 

La Cuisine de Jules

5 rue Thiers

17000 La Rochelle

05 46 41 50 91

www.lacuisinedejules.com

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L'Adresse à Saintes

12 Octobre 2012, 06:51am

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Un court week-end charentais, pour un mariage du même cru. Pour une fois, j'ai pris hâtivement le temps "d'étudier le terrain", l'heure de la "cérémonie nuptiale" me permettant une courte halte à Saintes. 

 

J'ai longuement hésité entre La Table de Marion & L'Adresse. Des formules tarifairement du même ordre, relativement alléchantes d'un côté comme de l'autre.

 

C'est tout de même L'Adresse qui a remporté l'appel d'offres, pour "aptitude à un service rapide" (je n'avais qu'une heure) que j'ai imaginé (peut-être à tort) plus souple qu'à la table étoilée.

 

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Parking de l'église, pratique et libre, juste en face du resto. Accueil tout sourire, la salle est quasiment vide. Seule une table de deux débute son déjeuner. La déco semble "récente" (j'ai crû lire que le resto est ouvert depuis 2007).

 

Je n'ai évidemment pas réservé, il est 13h00, il y a de la place. J'indique immédiatement que je n'ai qu'une heure pour déjeuner, "pas de problème" me rétorque la patronne (Vanessa) enceinte jusqu'aux seins (si j'abuse souvent de l'hyperbole, je n'ai jamais apprécié l'expression à la con "enceinte jusqu'aux yeux" !! Désolé, mais un foetus va rarement foutre ses orteils ou ses doigts dans l'oeil de sa mère...). 

 

Le menu arrive rapidement entre mes pognes. La formule du déjeuner se décline en ABC. A pour les entrées, B pour les plats, C pour les desserts.

 

On peut combiner B, AB, BC, ABC au choix. Je pars sur AB (presque à regret, ayant vu après coup, que le chef était pâtissier de formation). 

 

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Mises en bouche : Tartelette courgettes et saumon-pomme de terre

 

De mauvaise mémoire. Gentilles minuscules mises en bouche, en attendant mon entrée.

 

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Tartare de boeuf et huîtres

 

C'est l'entrée du jour. En dehors du persil "old school", ça démarre en fanfare !! Très bel équilibre entre la viande et les huîtres. Le bon assaisonnement porte à merveille l'onctuosité de l'alliance du bovidé et du bivalve. Excellente entrée (à laquelle ma photo floue ne rend pas l'hommage mérité) !!

 

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Daurade royale, petits légumes du moment cuits "al dente", tapenade

 

C'est le plat du jour. Énormes filets (plus impressionnants en réalité que la photo ne le laisse paraître), à la cuisson sur le fil. Celui du dessous s'avèrera même bien mieux cuit que son partenaire de levrette du dessus. Chose rare, on peut choisir son accompagnement !!

 

Légumes à la juste cuisson, tous parfaitement saisis, tapenade un poil salée. Un ensemble très gourmand, roboratif comme j'en croise trop rarement avec des plats maritimes. Une belle assiette qui transpire l'effort, le soin et l'envie de faire plaisir.

 

Il ne vous aura pas échappé, une fois de plus, que le persil "old school" fait encore inutilement son intéressant sur ce plat !!

 

Une formule à 24 € (nous sommes samedi midi) cohérente, pour cet établissement qui fleure bon la gastronomie soignée, dans son décor "chic et sobre". Service raccord avec les ambitieuses aspirations affichées de "cuisine locale de saison"

 

Un Bib Gourmand, largement mérité pour Vincent Coiquaud (membre de GC) et son équipe, orne la façade, en compagnie de nombreuses plaques "décalées" du gonflant ex-moustachu et son sac à dos mappemonde. Une adresse sûrement trop peu "feeling, terroir" pour Le Fooding...

 

Carte des vins moyenne, aux tarifs abordables. 

En conclusion, une jolie découverte qui donne forcément envie de s'y rasseoir et plonger dans les autres menus...

 

L'Adresse

48 rue Saint Eutrope

17 100 Saintes

Tél : 05 46 94 51 62

 www.adresserestosaintes.com

restaurant-ladresse@orange.fr

fermé dimanche, lundi

EDIT 2016 : changement de propriétaire le 11/02/16

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L'Arthé à Soissons

5 Septembre 2012, 07:19am

Publié par Docadn

Bonjour,

Voilà bien deux décennies que je n'avais pas emprunté la nationale 2 !!

 L'ex-Route des Flandres a bien changé depuis mon dernier passage. Il semble bien loin le temps où l'on faisait 27 kms derrière un poids lourd avant de s'engouffrer dans les 29 mètres de zone de dépassement, puis de refaire 12 autres kms derrière un énième poids lourd. Vingt ans après, elle a encore ses mécontents

 

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(source France 3 Picardie)

Pas mal de doubles voies jalonnent désormais cette route reliant la région francilienne à la Belgique. Moins mythique que la RN7, elle traverse des localités un peu moins sexys et ensoleillées que Menton ou Avignon.

Soissons fait partie des villes-étapes de cet itinéraire. J'arrive sur les coups de midi dans cette localité, célèbre pour son vase et son Jean-Pierre (sans S) du même nom. 

Un soleil salvateur (après 15 jours en Norvège, n'importe quel soleil à plus de 18°C est un must) éclaire joliment la ville, lui donnant un petit charme rarement visible dans le reste du département.

 

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Me voilà donc,  dénué de conseils et de références, à la quête d'une table. 

Les PMU premières "brasseries" croisées proposent le sempiternel "steak-frites sauce au(x) poivre(s) de chez METRO". En fait, elles proposent quasiment toutes la même terrine, presque le même poisson du jour, dans une fade formule du midi...

Je tente une incursion dans une rue perpendiculaire, pour tomber face à ce restaurant-salon de thé, à la terrasse ombragée tentante.

Déjà largement occupée, la salle est par contre déserte. Un grand cadre, agrémenté d'une expo-vente de peintures, dans le style "bonbonnière épurée" avec son lot de colifichets de rigueur.

 

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Accueil souriant, ardoise des suggestions. Des formules croisées, peu évidentes à comprendre au premier coup d'oeil, où se mêlent la "salade du jour", mais aussi le "plat du jour", puis le "menu du jour" hors salade, puis enfin les "plats à la carte" contenant "l'entrée du jour"...

Des"formules Tétris", prenant pas mal de temps à la patronne-serveuse, en terme d'explications. Pour faire simple et rapide, nous partons sur un plat à la carte. 

 

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Brochette de boeuf (18 €)

 

Une attente interminable, pour un service à moins de 50% d'occupation des tables. Près de 45 minutes pour voir enfin arriver nos plats.


Une brochette correcte, juste cuite, tendre, à la texture attendue.  Un "gâteau" de pommes de terre presque plaisant, un autre aux légumes ne déméritant pas non plus. Seule la sècheresse relative de ces deniers gâche l'ensemble.

En face, La Miss dévorait un dos de cabillaud, standard (cuisson limite haute), aux petits légumes (17 €) idoines.


Service volontaire, un poil maladroit pour l'employée. Plus assuré, souriant pour la boss. Cela semble surtout pêcher en cuisine. Le rythme ne suit pas (une table d'employées tenues par des horaires serrés, ayant semble-t-il pris le soin d'arriver assez tôt, zappera la fin de son déjeuner à cause de la lenteur des séquences).


L'après-midi, le restaurant se transforme en salon de thé.

Une cuisine tout juste honnête, qui mériterait sûrement un renfort en cuisine pour ne pas voir quelques plats dessécher (sous la salamandre ou au four ?!), dévalorisant ainsi les prometteuses propositions de l'ardoise...

Une simplification semble aussi incontournable sur les "formules Sudoku" (même s'il faut garder l'intéressante suggestion "végétarienne"). Petite carte des vins passable. Allez les filles, vous pourriez en faire quelque chose de plus sympa encore !!

 

L'Arthé

16 rue de la Bannière

02200 Soissons

tél : 03 23 76 29 64

www.restaurant-larthe.com

Le Blog : larthe.canalblog.com

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Le Clair de La Plume à Grignan

21 Juin 2012, 09:11am

Publié par Docadn

Grignan, un nom qui, au-delà du célèbre château, de sa Marquise, de son très couru "Festival de la correspondance" orne, désormais en compagnie de"les Adhémar", toutes les bouteilles de feu l'appellation "Tricastin" depuis le millésime 2010.

"C'est plus vendeur" nous a-t-on dit !! En attendant, cela a suffi à provoquer l'ire des producteurs des "vins de Pays Comté de Grignan", inquiets de voir leurs vins confondus avec ceux de "l'appellation maudite".

Revenons à Grignan, bourgade bien garnie en chambres d'hôtes et autres Hôtels Collection. Les tables ne manquent pas non plus. Le Clair de la Plume cumule ces deux fonctions, mais pas que... On y trouve aussi un salon de thé, une boutique, un "espace naturel"... Un établissement qui ne "ferme jamais", enchaînant déjeuner puis salon de thé, 365 jours par an.

Peu d'éléments sur "la toile" sur ce complexe (3 lieux de villégiatures répartis dans le village). Un propriétaire du nom de Jean-Luc Valadeau (qui répond régulièrement à sa clientèle, contente ou pas), un chef cuisinier du nom de Didier Brissi (ex-Le Nid d'Aigle à Gourdon et Grand Hôtel les Lecques), un établissement estampillé "gay-friendly". Google ne fut guère mon ami dans mes requêtes. J'ai même, pour tout dire, un peu ramé...

Arrivés trop tard (14h15 pour une fin de service à 14h00), je laisse mon amie à l'oeuvre pour négocier une table et un plat, avec un "sourire à qui on ne dit pas facilement non"...

 

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Une syrah (jeune) nous accompagnera de l'apéritif au dessert.

 

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Pintadeau et légumes du printemps

 

Le plat est arrivé dans le quart d'heure suivant. Une viande moelleuse, à la cuisson de "rôtisseur expert", des légumes en osmose avec les couleurs excitantes et évidentes de fraîcheur. Un jus de viande savamment assaisonné. Une assiette soignée, cinglante, épatante.

 

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Les desserts


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J'ai demandé (par mail) au Clair de la Plume les intitulés de ces derniers (que j'avais omis de noter) mais n'ai, à ce jour, pas reçu de réponse. Le "sablé-fraises-pistaches" était très bon selon sa tortionnaire. De mon côté, la sobre "poire au sirop" était en fait fourrée d'une subtile et aérienne crème. Le soin et la précision rencontrés, donnent un bel aperçu d'un certain "savoir-faire pâtissier" du lieu. 

Un service "international" (un de nos serveurs était totalement non-francophone) de bon niveau, une superbe cour ombragée, apte à provoquer des envies de prolongations avec le "salon de thé". Une très belle verrière "1900" était en cours de finition lors de mon passage début mai 2012.

Carte des vins heureuse, assez locale, aux coefficients plutôt "doux" sur certaines "grosses cartouches" (Côte-Rôtie de Jasmin à 59 € sur table !!).

La douloureuse "douce-heureuse" : en phase avec le "standing" du lieu et de sa cuisine. Deux formules "plat-dessert" à 28 €, une eau plate à 5,50 €, un St-Jo à 35 €, 2 cafés pour 9 € (là, ils poussent quand même !!). Je me vis donc délesté d'un billet de 100, qui me parut bien léger face au remarquable déjeuner et à la délicieuse langueur d'une amitié qui n'aura jamais de prix (et sans MasterCard, pour les enfants de la pub)...

 

Le Clair de la Plume

2 place du mail

26230 Grignan

tél : 04 75 91 81 30

www.clairplume.com

Ouvert tous les jours de l'année

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Le Carillon à Liessies

15 Juin 2012, 06:24am

Publié par Docadn

Nous sommes au sud du Nord (59), dans l'Avesnois. Liessies abrite, comme de nombreux villages des environs, une église fortifiée, mais aussi un Parc (classé) de l'abbaye (disparue).

 

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Face à l'église, en plein virage, se dresse la bâtisse du Carillon. Avec ses murs en briques de four à pizza, Le Carillon semble être l'institution locale, la "table de sous-préfet" et des "notables" qui, le dimanche venu, sortent la veste croisée (on est, pour certains, pas loin de celle de  Ricardo Tubbs ou Sonny Crockett), plaquent leurs derniers cheveux blancs avec leurs paumes embaumant L' Eau Sauvage, avant d'entrer faire bombance.        

Un intérieur plus "rieur", qui fait presque oublier la "rigueur" de la brique externe. Cela se veut "tradi-chic-bourgeois-rural". Accueil neutre, une seule serveuse (la patronne semble-t-il), une trentaine de couverts à satisfaire, ça sent le service long comme un film de Lelouch...

On nous propose machinalement un apéro. Je demande "un vin blanc sec". "C'est possible" me rétorque-t-on, sans ajouter le moindre indice sur ce dernier. Le verre arrive, je demande son origine "blanc de Touraine !!". C'est félin comme un sauvignon indigne. Aucun grignotage n'accompagne ce dernier.

Notre choix s'arrête sur le menu déjeuner (35 €) composé d'une séquence entrée, plat, fromage et dessert.

 

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velouté d'asperges

 

C'est la saison, tous les restaurateurs en font à toutes les "sauces". Une mise en bouche veloutée, expressive, crémeuse, bonne dans l'ensemble.

 

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Tartare de petits légumes, gambas en chaud-froid et crème légère aux huîtres  


Un impressionnant travail de "détail" (j'ai vu "largement pire" depuis), pour cette entrée très marquée par la coriandre. Fraîcheur et végétal dynamisent les papilles. Très oriental dans l'esprit et le goût. Bien.

 

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Salade d'asperges à l'asperge et arôme de truffe 

 

Pour La Miss, asperges, la suite. Ces dernières sont très bien cuites, très parfumées. Encore une belle expression végétale, portée par une fraîcheur spectaculaire. L'huile de truffe est justement dosée. Un ensemble fort plaisant, un intitulé un peu "grolandais".

 

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Pavé de boeuf rôti et son cappuccino de pomme de terre à la mousse de Maroilles


Un morceau ferme sur les bords, onctueux en son centre. Un jus très salé, une pièce bien saisie, au cappuccino amusant, au Maroilles juste. Un plat académique, sans grande folie, bien exécuté.

 

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Morue épaisse, confit de poivron doux et pousse d'épinard à la fleur de thym

 

Le plat de La Miss. Un pavé "forcément" trop cuit pour moi. A contrario, les piquillos sont impeccables. Plat très bien assaisonné, au caractère méditerranéen perçant, juste.

 

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Pavé de bar rôti, son risotto aux asperges et jus de viande

 

Poisson, là encore trop cuit, face à un grand risotto. Comme précédemment, les asperges sont au top !!

 

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Île flottante


Un dessert vraiment remarquable !! De vrais blancs en neige, bien fermes, un vrai caramel, une bonne crème anglaise, bien vanillée, un dessert corpulent... On peut vraiment déclamer, sans hésiter, en dégustant cette dernière : vade METRO satanas !!


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Fantaisie chocolatée, méli-mélo de fruits secs et griottines

 

Un chocolat classique, un méli-mélo de caramel-fruits secs très bon.

 

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Croustillant au citron, framboises au jus et confiture d'agrumes

 

Fine dentelle très croustillante, fourrage typé "Lemon Curd" de très bon aloi, coulis de fruits rouges justement acidulé. La marmelade est bonne selon les spécialistes (que je ne suis pas !!).

 

Au global, une cuisine soignée, soucieuse des produits et de leurs traitements, versant majoritairement dans la "cuisine bourgeoise rurale". Elle attire son lot de notables, amateurs de classicisme et de tradition. Le Bib gourmand est largement mérité (on flirte même avec le macaron pour certains plats !!). Pour l'originalité, on repassera. La grosse lacune de cet établissement est le flagrant sous-effectif du service (et par ce biais le rythme en cuisine aussi, on imagine !!). Seule en salle, la patronne fait l'accueil, la réception, la serveuse au bar, la sommelière... Cela nous vaudra 03h00 pour un déjeuner... Beaucoup trop long !!

Le Carillon abrite aussi une cave à vins. Un rapide tour en son sein nous laissera aussi sur notre faim (oui je sais, c'est soif mais ça ne rime pas)...

 

Le Carillon

Restaurant - Bar - Cave à vins - Boutique Traiteur

Face à l'église

59740 Liessies

03 27 61 80 21

www.le-carillon.com

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Jean-Luc Tartarin

5 Juin 2012, 16:10pm

Publié par Docadn

 

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Étonnante destination que Le Havre, diront certains d'entre vous, pour passer un week-end d'anniversaire ?! Et pourtant... Cette ville (pas si désagréable) reconstruite de toutes pièces (comme St-Nazaire, Lorient, Brest, etc) après la guerre, a réussi l'exploit de classer le quartier de sa renaissance au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le dernier chantier du célèbre architecte Auguste Perret abrite depuis 4 ans l'un des grands chefs les plus discrets de l'hexagone. 

 

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Jean-Luc Tartarin a un cv long comme une file d'attente devant L'Entrecôte. Ce natif de Caen, formé chez Plaisance, Boyer, Gill, récolte sa première étoile, dans son premier resto à Caudebec-en-Caux à tout juste 24 ans !!

Après un passage chez les Partouche dans les années 2000 (et une étoile again !!), Jean-Luc Tartarin renoue avec l'indépendance en 2008. Le Gros Rouge ne l'oublie pas,  lui redonnant "son" étoile en 2009. La "cour des grands" s'ouvre en 2012, avec une seconde étoile. Nous sommes le 26 mai, c'est mon anniversaire !! 

 

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Accueil chic et souriant de la part d'Annabelle Tartarin (splendide dame au charme troublant, lookée années 50, voix rauque renversante). La salle est petite, les tables serrées, la déco actuelle, tendance "taupe et persiennes". A peine les cartes en mains, des "grignotages" nous sont déjà servis. Un sablé au parmesan relativement banal, une bille au Beaufort plaisante, d'excellents churros, un palet glacé "laitue-moutarde" au sucre pétillant régressif,  rigolo, au- delà des goûts justes du duo "laitue-moutarde".

 

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Je me vois confier la carte "invité" (celle où ne figure aucun prix). Aussi, je parcours les 3 menus à l'aveugle, sans influence aucune des tarifs pratiqués. L'un d'entre-eux me paraît très alléchant, cohérent avec mon appétit. Une séquence entrée, poisson, viande, dessert avec un éventuel fromage. J'ai, sans le savoir, choisi le premier menu (le menu dégustation me paraissait "too much" en nombre de plats). Nous voilà donc partis pour "Saveur de mai".

 

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Une batterie de mises en bouche débarque avec par ordre d'apparition, un saumon à l'aneth très "fumé-salé", de bons petits légumes au soja (un vrai boulot de "pervers" quand on voit les dimensions des morceaux de la brunoise), une formidable mousse de tomate verte aux accents évidents de basilic. Hors champ, nous avions aussi une épaisse crème brûlée au foie gras et émulsion à la choucroute. Le concert s'acheva avec du chou vert & petits morceaux de Salers aériens.

 

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Raviole d'herbes sauvages, sardine fraîche, bouillon thaï

 

Une assiette esthétique, aux couleurs appétissantes. Un bouillon délicatement mentholé, une raviole saisie au micromètre, une citronnelle juste, une fine et parfaite sardine qui me renvoie à l'immense ABC d'Abadie. Un ensemble somptueux, aérien, équilibré, goûteux qui ouvre parfaitement l'appétit. A noter que l'on retrouve nos petits légumes d'horloger...

 

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Cabillaud de ligne étuvé longuement (cuit à basse température à 38°c), poireaux bouchots et curry 

 

Magnifique teinte, très légèrement rosée, du pavé. Le nacré est saillant, la cuisson est époustouflante à mon goût (je pense que beaucoup la trouveraient "limite"). Un pavé parfait, ferme à coeur, à l'effeuillage jouissif. Des légumes (trop rares) à l'unisson. Des moules top, un jus un poil salé. Malgré cela, une très grande réalisation maritime !!

 

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Morceau dans un gigot de pré-salé, huile de tapenade et de citron vert, polenta et légumes verts

 

Toujours cette mise en scène épurée d'un plat déjà salivant. Une tapenade très olfactive, acidulée. Un morceau juste rosé, maîtrisé. La tendreté, le goût, la cuisson d'anthologie d'un morceau de choix !! Des petits pois extras (coupés en deux, le "pervers" a encore frappé !!), un petit jus corsé au diapason, une polenta de compétition. Un plat magistral !!

 

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Plateau de fromages (9 €)

 

Je me laisse convaincre par le plateau de fromages. Là encore, une sélection et un affinage diaboliques. Mentions spéciales pour le Stilton, le Comté 36 mois et la vieille Mimolette.

 

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Tube croustillant au sucre, crème de citron épicée, fraises et sorbet

 

Délicieux croustillant, subtile et aérienne mousse au citron. Duo sorbet et fraises sans faute. Un dessert juste trop petit pour le coup...

 

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Une succession de pains (épeautre, pommes de terre, cacao...) aux caractères disparates. Mention "petite tuerie" pour le pain à la pomme de terre...

 

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Mignardises

 

Je commande un café pour faire glisser les dernières sucreries "avant de prendre la route" (notre hôtel se situe à 5 petites minutes à pied du restaurant). Un petit flan "oeufs-vanille" (très marqué) old school, un streusel très bon, une confiture de poire justement acidulée pour accompagner le divin, le génial, la quintessence, le nirvana du quatre-quart !! 

 

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Cuvée Laïs 10 - Olivier Pithon - Vin de pays des Côtes Catalanes

 

Une forte réduction à l'ouverture. Une matière dense, tendue, jongleuse, qui s'est pliée sans efforts aux différentes textures croisées, avec un pic d'expression sur les fromages notamment.

 

Un service au rythme assez soutenu (parfait pour moi, un peu rapide pour La Miss). Un service "grande maison" avec le guindé de rigueur, un peu coincé côté masculin, plus à l'aise côté féminin (Annabelle Tartarin en tête).

 

Une impression générale extrêmement réjouissante, pour tous les sens, à travers cette très belle expérience. La clarté des plats, la distinction nette des goûts, la précision des cuissons, la technique de haute volée, auréolée d'un immense respect pour les produits d'exception mise en oeuvre. On a parfois accusé Jean-Luc Tartarin de s'être un peu perdu dans sa cuisine (errements qualifiés, de manière vacharde, comme des "tartarinades"). La cuisine proposée ce soir-là était, dans toutes les assiettes, épurée et profonde.

 

Le "choc" est arrivé quand j'ai pris connaissance (le lendemain) du tarif du menu : 47 € (sans les fromages) !! Soit le prix "moyen" d'une formule entrée-plat au déjeuner dans beaucoup d'autres bimacaronnés !!

 

Jean-Luc Tartarin a eu la grande sagesse (en plus d'être toujours présent en cuisine) de maintenir ses prix, malgré l'arrivée de la seconde étoile. Je veux bien croire ceux qui disent que sa formule déjeuner est imbattable en terme de rapport qualité-prix (30 €). Ce soir-là, la majorité des convives avait opté pour le menu dégustation (93 €) comprenant la célèbre "langoustine léchée par la braise de romarin"...

 

Il va de soi que je conseille, sans réserve,  cette "petite table (35 couverts, un seul service) au très grand savoir-faire"Jean-Luc Tartarin et son équipe vous offrent, pour un tarif de base très raisonnable, l'occasion d'effleurer une belle et grande cuisine dans un cadre à peine intimidant. Carte des vins pléthorique, très pertinente, aux coefficients discutables (comme hélas souvent).

 

Jean-Luc Tartarin

73 avenue Foch

76600 Le Havre

tél : 02 35 45 46 20

www.jeanluc-tartarin.com

info@jeanluc-tartarin.com

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Escapade IØ (part III)

21 Avril 2012, 08:41am

Publié par Docadn

Le Grain de Sable a réveillé, de manière forcément exagérée, ma méfiance naturelle à l'encontre des restaurants de lieux hautement touristiques. Ces concentrations naturelles de "touristus-pecnus-souvent-ignorus" tendent à accroître les pièges à leur notre encontre.

 

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Nous sommes à Le Château d'Oléron. Le port (pas si désagréable) abrite l'inévitable galerie de boutiques et restos pour gogos. Ma faim est plus forte que mon aspiration à bien manger. Nous hésitons entre deux "gargottes" aussi excitantes par leurs propositions que la promesse d'un strip-tease par Philippe de Villiers. Je tranche sur la façade la moins "ouverte" (et le menu le plus attrayant financièrement parlant, quitte à se faire baiser plumer, autant en donner le moins possible !!).

 

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Accueil dynamique, très souriant dans cet établissement à la déco "bleue-délavée-tendance-maritime-fatigante".

Il y a de la place en ce samedi 13h00. Comme tous les bons restos qui se respectent dans cette configuration, nous avons droit à un légitime "installez-vous où vous voulez !!". Nous choisissons la terrasse couverte (déjà chaude en cette période, sûrement intenable l'été).

 

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A la consultation des ardoises et de la carte, ma vigilance se relâche un poil. Les prix sont cohérents, certaines suggestions presque tentantes. Un fond de parano me pousse quand même à rester sur le menu-déjeuner à 12 € (c'est la crise mon pov' monsieur, hein Jull !!).

Une tapenade (verte et honnête) nous est offerte avec nos apéros. J'enchaîne avec un bouquet de crevettes roses, bien cuites, pas détrempées, au bouillon marqué.

 

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La Miss a opté pour 6 huîtres n°4 au juste affinage, sans cette salinité poussive, souvent rédhibitoire sur les "cailloux" de Marennes-Oléron (oui, allez-y, insultez-moi), pour mes papilles de terrien.

 

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Filet de Maquereau, petite ratatouille, purée de pommes de terre-carottes

 

Un effort de présentation que je ne pensais pas croiser sur mon "menu discount". Un filet aux limites (personnelles) acceptables de cuisson. Une agréable ratatouille (au jus de "couscous" marrant), une purée honnête. La bonne surprise d'un plat généreux, aux accompagnements soignés.

 

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La Miss s'est goinfrée d'un classique moules marinières & frites, noté "pas mal" sur son échelle aussi douce que celle de Mohs.

Alors que j'attendais la crème brûlée de METRO (je ne fais pas de fixette, mais je vous assure qu'en tant que "spécialiste mondial de la crème brûlée dans les restaurants en France", METRO doit fournir pas loin de 84,47% des restos), voilà que débarque un "modèle" inconnu dans ma base de données. Colori de terre cuite inédit pour le pot, crème plus foncée que d'habitude, même texture, goût de caramel (ou praliné) prononcé. C'est subjectivement meilleur. La question reste entière : crème maison ou nouvelle recette de crème d'usine ?

Au global, un "bon plan pour pauvres" (ou radins), que le service enlevé, souriant, pro, d'un personnel en mode "on est content de bosser", rend encore plus sympathique.

 

La Courtine

5 Avenue Port  

17480 Le Château d'Oléron 

05 46 36 00 74

 

Le soir venu, les hésitations sont encore nombreuses pour savoir qui subira notre jugement nous dépouillera de nos derniers euros, en cette dernière soirée insulaire.

Trois établissements sont en lice pour le dernier tour. Le Drugstore, avec son menu à une vingtaine d'euros, mais des propositions peu inspirées. Les Alizés, forts d'une bonne presse, mais dont le changement récent de propriétaire et le menu, là-aussi relativement banal, mènent à la disqualification.

C'est Le Petit Coire (injustement écarté avant le départ, par mes soins) qui recueille nos votes. Niché au milieu d'une zone commerciale, forcément hideuse, Le Petit Coire est une ancienne maison de meunier, faisant face de nos jours à une version bleue et en plastique de Oum le dauphin.

 

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Un intérieur campagnard (et sa collection de scies anciennes), apte à figer les boutons de manchettes de F. Simon et provoquer un avc à la moustache de Mr Lung (qui sont un peu nos Dr Jekyll & Mister Hyde du dandysme gastronomique).

 

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Je ne vous épargne pas non plus les verres vintages exposés. Service en noir et blanc, avec un clone rigolo de l'arrière petit-fils du Pr Tournesol.

 

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La touche de modernité est symbolisée par une ardoise sur roulettes, déclamant les 5 à 6 propositions disponibles du menu unique à 25 €. La patronne partage son temps entre les prises de commandes et la rédaction des additions sur un bureau d'écolier (Ze farmer touch').

 

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Le saumon fumé maison au sel d'Oléron, à l'allure grasse (filets richement dotés de fibres blanches), s'avère fin, bien fumé, à la texture délicate. Sympathique crème à la ciboulette.

 

Celui de La Miss (roulé de saumon aux asperges) est très différent, moins "maison", plus pataud. Les asperges sont croquantes, limite cuites.

 

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Emincé d'agneau gratiné, pommes de terre boulangère

 

La frustration de l'agneau de la veille est encore vive. La cocotte (servie à la température proche de celle du Piton de la Fournaise très énervé) couve un gratin à point. On oublie la réaction de Maillard, en se délectant d'un agneau gras, tendre, goûteux, à la cuisson maîtrisée. Des pommes de terres fondantes, parfaites, ne tombant pas dans le piège de la purée. Un gratiné impeccable, une sauce un poil trop salée. L'apothéose du plat arrive avec "le fond de la cocotte qui colle" au goût absolument magistral !! Un très grand plat de mémé !!

 

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Le dessert (gâteau roulé aux fruits rouges) gentillet, clôture ce dîner globalement réussi. Service à l'ancienne, un peu maladroit avec la fille, assuré avec Tournesol Jr.

 

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Carte des vins banale. L'occasion de goûter le sauvignon insulaire de la maison Coulon (croisé par 2 fois sur la carte des vins des restos fréquentés). Un duo de buis et d'urine de félin caressent mes naseaux, une matière peu complexe, à l'acidité appréciable, ne laissera pas un souvenir inoubliable à nos palais fatigués.

 

Le Petit Coire 

10 avenue de Bel Air

17310 Saint-Pierre d'Oléron

05 46 47 44 23

www.lepetitcoivre.fr


En conclusion, Oléron n'a pas provoqué une addiction incurable m'obligeant à y séjourner tous les week-ends. Les rares espaces naturels subsistants, la pêche artisanale (dont le "show-room" du marché couvert de St-Pierre, agréable et salivant, est un petit "must see"), ainsi que quelques portions de la route des huîtres sont les seuls points dignes d'intérêts...

A noter que la cuisine de la star locale (militant convaincu des moules sans frites) du Port des Salines semble très intéressante, mais restera un mystère pour mes sens...

Pour finir, levons enfin la pseudo énigme du "IØ" de notre saga oléronnaise. Une simple variante des initiales du quartier maritime de l'Île d'Oléron (IO), parfois présente sur les coques de bateaux, surexploitées par des fringues et autres produits dérivés censés identifier l'île...

 

FIN

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escapades IØ (Part I)

17 Avril 2012, 06:09am

Publié par Docadn

Une éprouvante semaine de labeur, à cotiser pour une infime partie des confortables retraites des députés et sénateurs, me donne une légitime et furieuse envie de week-end de détente. Les prévisions météo limitent le champ des possibilités d'un cahier des charges comportant une clause irrévocable de randonnée. C'est l'Île d'Oléron qui remporte l'appel d'offres.

 

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Un trajet, tranquille de 03h30, nous mène au Viaduc (gratuit) d'une île que je ne connais absolument pas.

Oléron est, dans mon esprit, une île où la moitié des réalisateurs du cinéma français a tourné les tourments d'une famille de bobo en villégiature au mois d'août (l'autre moitié des réalisateurs ayant préféré tourner sur l'Île de Ré). Il y est souvent question d'un père s'angoissant sur l'état de la mer, son bateau, sa calvitie et d'une maîtresse enceinte qui menace de débarquer. La mère flippe sur le vernissage essentiel de sa galerie à la rentrée tout en faisant de l'œil au meilleur copain du fils, fin prêt à brader son pucelage avant de repiquer sa première.  Quant aux enfants (toujours un frère et une sœur, super bien foutue la génétique chez les bobos), ils découvrent aussi leurs premiers émois sexuels mais avec des prolos, si possible ostréiculteurs ou saisonniers au Bar de la Plage (le fils découvre toujours son homosexualité pendant les vacances d'été)...

Le premier contact avec l'île est tout simplement démoralisant. Des routes (en très bon état) bordées de lotissements et de campings aux sobriquets excitants. Une architecture hétérogène allant du "mouais" à "ils ont pas osé ?!".

Quelques courses au Super U du Grand Village (doté d'une galerie marchande a classer dans la catégorie "ils ont pas osés ?!") avant de déposer nos affaires à St-Georges d'Oléron.


 

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Nous entamons notre périple par le port de La Cotinière (bof), puis le site de Chassiron (pas mal) sur lequel trône un hôtel-galerie commerciale modèle "Pointe du Raz 1987" (que même les bretons ont détruit depuis, tellement c'était indigne).

 

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"L'aventure" optique continue, les ports étant privilégiés dans nos choix de destinations. Nous découvrons à chaque fois, adossées à de sympathiques petits ports, de véritables horreurs architecturales dédiées à "Ste-glace pas bonne" ou "St-beignet trop gras". Une large place est faite à de nombreuses chapelles dédiées à "Notre-Dame-de-la-décongélation du-METRO-je-vous-émascule-le-porte-monnaie-avec-le-sourire". De jolies plages ponctuent cette galerie visuelle comparable à un "freaks de la maçonnerie".


Mes recherches de bons plans pour manger sur le quatuor "G&M, Gros Rouge, Trip Advisor, Mmmm" se sont avérées guère excitantes.

C'est à Domino que nous posons nos séants et nous sustenter le soir venu. Le Grain de Sable est posé en contrebas d'une sympathique plage du nord-ouest de l'île. Non déco subjective d'une salle aux tons clairs. Accueil sur la réserve, poli. Une séquence entrée-plat-dessert à 28 €, avec 3 propositions au choix. La séquence entrée-plat ou plat-dessert est à 23 €.

 

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Cassolette de langoustines, réduction d'échalotes au pineau

Une entrée qui se révèle fade, puis prend du volume au fur et à mesure des bouchées. Ce miracle d'évolution est dû a des grains entiers de poivre et de baies roses dissimulés dans cette entrée, globalement gentille, copieuse en langoustines, à la cuisson limite.

 

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Gigot d'agneau cuit en 07h00, mogettes à la fleur de sel

La plat arrive, provoquant un doute immédiat sur le temps de cuisson annoncé. "L'apprenti légiste en viande d'agneau" que je suis, ne donne pas plus de 03h00 de cuisson à la viande d'ovin proposée. Le doute se confirme en mâchant la bête. Pas le moelleux ni le confit espérés, sur ce plat normalement et naturellement divin. C'est relativement sec, les mogettes sont trop cuites. Seul le jus de mogettes est honorable. La Miss tente une café gourmand. Les bouchées volées sont nulles ou transparentes.

Au global, une cuisine qui manque singulièrement de peps et d'application. Service neutre, carte des vins à la peine, déco oubliée. Ça commence vraiment bien ce week-end à Oléron...

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Auberge de la Roche à St-Jean de Linières

9 Février 2012, 18:10pm

Publié par Docadn

Après  "Autour d'un Cep", bistrot gourmand découvert l'an dernier en marge du  "salon Renaissance", place à une autre table du PAMEAB (Paysage A Manger Et A Boire) angevin.

Claire et Philippe Bodier, "guidés par la nostalgie du pays", ont repris cet établissement il y a environ 18 mois. Philippe Bodier s'était fait remarquer à la fin des années 90, en arrachant la 3ème place du "Challenge européen de la gastronomie". Il avait déjà offert quelques litres de sueur aux cuisines parisiennes des restaurants Opéra, Café de la Paix ou encore à celles de l'Inter-Continental. Un parcours qui l'a mené jusqu'au prestigieux  poste de chef au Pavillon Ledoyen, aux côtés de l'indéboulonnable Christian Le Squer.

Nous débarquons en ce samedi soir dans l'antre de cette auberge de bord de route, pour découvrir une déco surannée, typique des "Logis de France des 70's",  suffisamment soignée pour refiler un lupus à François Simon. L'accueil, le service et certains détails tendent à inscrire l'ensemble dans le courant "gastro-chic des régions, sans architecte à la mode". Le resto va rapidement afficher complet grâce, semble-t-il, au tout récent passage de Jean-Luc Petitrenaud dont  la presse locale s'est faite le large écho. La diffusion étant prévue pour le 19 février prochain, Claire Bodier nous a confié redouter un "déferlement" de réservations encore plus grand après l'émission...


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Crème de lentilles et gougères


Crème de lentilles affable et gentillets choux en amuses bouche, pour ouvrir le "menu découverte" à 29 €.


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Chair de tourteaux sur gelée d'étrilles et lit de fenouil


Intitulé un peu "old school", pour une entrée délivrant des bouffées d'iode et de fraîcheur remarquables. Une chair un poil "humide", mais au goût bien distinct. La gelée d'étrilles est un petit modèle du genre. Ça commence plutôt pas mal...


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Filets de daurade royale, phocéenne de légumes, vinaigre balsamique à l'huile d'olive

 

Des filets à la cuisson impeccable (à un poil de morpion près), des légumes croquants justement. Mon inspecteur G&M souligne, à juste titre, la quantité trop importante d'huile d'olive. Les quenelles de poivrons (mûrs) sont justes aussi. Un plat à l'esprit plus largement méditerranéen que"phocéen"


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Coque chocolatée, compotée de fruits rouges, vanille glacée sur cheveux d'ange


Montage un peu approximatif des deux demi-coques (mon référentiel étant la sphère croisée à  L'Auberge Grand Maison). La coque recèle une délicieuse compotée, à l'acidité de circonstance, face au chocolat fondu bien trop sucré... Dommage !!

Une sympathique discussion s'engage avec Claire Bodier (ayant assuré un service empreint de rigueur et de douceur) au moment de l'addition. Elle nous détaille naturellement les objectifs de la maison. Le couple Bodier vise le "bib gourmand". Une mention toujours très prisée, synonyme d'une fréquentation assidue, en échange d'un niveau culinaire toujours en alerte. A la lumière des plats délivrés, ils peuvent y prétendre sans conteste (pour l'anecdote, le chef de Gagnaire était dans les cuisines ce soir-là, le "quasi quinqua" a compris qu'il était dans la salle  !!). 

La carte des vins, aux accents forcément ligériens, est encore perfectible. "Les Rogeries 10" de chez Richou était d'un mollasson légitimement décevant...


Auberge de la Roche

10 Route Nationale 23

49070 St-Jean de Linières

02 41 39 72 21

Fermé dimanche à dîner, lundi

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Le Café de L'Espérance à Bouliac

19 Octobre 2011, 17:33pm

Publié par Docadn

Un week-end pyrénéen qui s'achève. Sur la confortable (et dispendieuse) autoroute A'lienor du retour, l'idée de déjeuner à proximité de Bordeaux me prend.  

Un coup de fil au "casque bleu de la gastronomie" (il maintient l'ordre par l'observation d'un moratoire gastronomique strict, pédalant sans relâche à travers le Limousin, pour ne pas céder à la tentation calorique), qui me dégote rapidement une table répondant à un cahier des charges strict : "simple, bon, pas cher, à moins de 5 minutes de mon ruban d'asphalte"...

 

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Il est 13h00 en ce lundi de septembre. Je suis à Bouliac, célèbre localité abritant un charmant petit hôtel familial et sa cantine ouvrière Le Saint-James, établissement Relais & Châteaux,  accessoirement table doublement étoilée dirigée par Michel Portos...


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Brillante idée, de la part de ce dernier, que de créer à quelques mètres de la maison mère, un bistrot "à l'ancienne" en lieu et place de l'ancien bar du village : "Le Café de L'Espérance".

Si la volonté était de créer un "bistrot atmosphère années 60-70", chapeau au décorateur !! 

 

C'est sans réservation que je pointe mon palais affamé. Accueil neutre, juste poli. Les 2 salles sont quasi pleines, la terrasse est ouverte, la météo un poil fraîche pour en profiter...


La clientèle est très éclectique. On y croise des cols blancs se dégourdissant les jambes en papillonnant entre le buffet des entrées et celui des desserts, quand les cols bleus profitent pleinement de leur pause, en se faisant servir la formule à 15 €.

J'opte aussi pour cette dernière. Les grosses mâchoires voisines m'ont tellement impressionné, que je n'ai osé sortir mon appareil photo de peur de le voir (et moi avec) broyé par ces dernières.


C'est donc en "mode tout petit" (dans mon caleçon réduit instantanément à la taille 12 ans), que j'ai dégusté une "salade de pâtes" un peu grasse, aux accents orientaux bien étudiés.


Puis, une "poule confite - frites - salade" juste, dans l'esprit bistrot. Une viande très bien confite, louchant presque sur un bon canard, de grosses frites maison un poil sèches.


Pour finir un "assortiment de desserts" comprenant un "riz au lait vanillé" bon (alors que je n'aime pas le riz au lait), un "gâteau au chocolat" dans l'esprit ménager, pas mal,  un "clafoutis aux mûres" pour finir, qui déchira absolument tout !!


Une carte des vins (majoritairement locale) relativement "déséquilibrée", où se côtoient Falfas, Seguin, Lafargue, Clos Floridène, Clos de Los Siete et Mouton-Cadet... Un verre de riesling 10 de Trimbach moyen, pour arroser le tout (facturé quasiment la moitié du prix de la formule).

Un café serré, accompagné d'un très bon cannelé pour finir.


Service surfant entre "très décalé" pour le lieu, voire distant par moments, contrastant avec la franche nature rassurante et unique d'un "Paul Préboist qui ne joue pas"...


En conclusion, un concept réussi, une cuisine directe, bonne, pas chère, idéale pour une pause routière...Un grand merci au "cycliste casqué" pour ce bon plan...


Café de L'Espérance

10 rue de l'espérance

33270 Bouliac

tél : 05 56 20 52 16

Ouvert 7/7

www.cafe-esperance.com

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