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EscapadeS

Articles avec #un p'tit resto en france

Carnet secret de mes vacances : Le restaurant de Monsieur Mollicone

11 Mai 2011, 15:50pm

Publié par Le petit Docadn

Cher carnet,


Comme tous les ans, je vais voir ma maman qui habite très très loin de là où j'habite maintenant, comme tu le sais...

Et vu que c'est très très loin de là où j'habite maintenant, ben je vais la voir pas trop souvent...

 

Cette année, comme tous les ans où je viens, elle m'a préparé tout plein de trucs que j'adore manger, mais que je sais pas faire, ou trop mal faire.

Elle en fait beaucoup ma maman. En fait, elle en fait toujours trop. Pour dire la vérité, j'arrive "presque maigre" chez ma maman et je repars toujours en "gros patapouf", comme on dit.

Aussi, à chaque fois, je lui demande la permission de pas manger une fois à la maison.

Au début, elle comprenait pas. Elle disait : "quoi, t'aimes pas la cuisine à ta mère ?"

Je lui dis toujours : "de ta mère, on dit maman...".

"Oui, ben c'est pareil, t'aimes pas quand même ou quoi ?".

Alors, je lui dit que je veux qu'elle arrête une fois, de faire trop de trucs que j'arrive pas toujours à  finir... Pas parce que c'est pas bon, mais parce que c'est trop, pour qu'elle se repose un peu.

Maintenant, ca va mieux et elle me laisse manger ailleurs, mais une seule fois, des fois deux, mais là c'est pas trop souvent.

Cette année, je suis allé dans "un grrrand restaurant quatre itoiles" comme elle dit ma maman.

C'est juste derrière mon école où j'allais quand j'étais un peu plus petit.

J'ai mis des tongues, parce qu'il faisait trop chaud pour mettre des chaussures toutes fermées. En plus, j'y suis allé en marchant sous un soleil éblouissant.


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Le "grrrand restaurant quatre itoiles" il s'appelle "Villa Augusta".

Quand j'étais plus petit, c'était une vieille ferme triste avec une grande porte en bois toute pourrie et toujours fermée.


Très longtemps après, ils ont tout cassé, ils ont fait un grand hôtel classe, tout jaune avec plein de grosses voitures qui se garaient devant.

Ils avaient dépensé tout plein de sous pour faire venir des suisses et des allemands tout rouges, mais aussi des cuisiniers jumeaux un peu chauves, qui venaient jamais et qui cuisinent presque aussi bien que ma maman, à ce qu'il paraît.


Les 2 frères sans trop de cheveux, ils ont fait travailler  Julien Gleize puis  Christophe Fluck, mais ça a pas trop bien marché.

Du coup, ils ont été obligés de fermer le grand hôtel tout jaune. Les suisses et les allemands tout rouges avec leurs grosses voitures, ils sont plus venus.


Ca a duré 5 mois, puis y'a David Mollicone qui connaît bien les jumeaux un peu chauves qui a dit : "ben moi, je veux bien m'occuper du restaurant et de l'hôtel".

Il a dû trouver tout plein des euros et il a tout recommencé. 


C'est que David Mollicone, il est pas de Saint-Paul-Trois-Châteaux, non !!

Il a fait plein de voyages avant. Surtout vers chez les chinois, ou pas trop loin de chez eux.

Je sais pas si il fait du karaté comme " le petit cuisinier tout lisse de la tête, un peu bouboule qui est très sévère à la télé", mais en attendant, lui, il a ramené une vraie fille de là-bas.

Parce que 8 ans à Singapour, il a dû embrasser trop de filles qui font pas de karaté et maintenant y'en a une, c'est sa femme.

Elle s'appelle Priscilla et elle dit bonjour à tous les gens qui viennent manger chez eux...


Quand je suis rentré dans le restaurant, c'était trop bien et joli comme dans les films avec des riches, qui ont des pulls sur les épaules et qui passent des vacances dans le Lubéron.

Y'a un monsieur très très poli qui nous a amené à notre table. Y'avait

au moins 100 mètres entre l'entrée et la table.

Quand on est arrivé, après une belle promenade, y'avait juste une table avec des gens un peu vieux qui parlaient comme nous.

J'étais un peu déçu, car je voulais voir des allemands tout rouges qui parlent très vite et qui rigolent tout le temps après avoir dit : "ya, ya, ya"...

Ca me fait un peu peur. J'aime bien avoir un peu peur en entendant des allemands qui rigolent...


Là, y'a un autre monsieur, super bien habillé, très très poli aussi, qui nous a dit ce qu'on allait manger. Le midi, David Mollicone il fait un "menu du marché".

Ça tombe super bien, car mardi c'est le marché à Saint-Paul et on était mardi...


On a demandé un jus de raisin frais et blanc et on nous amené un verre de Les Dames Blanches du Sud 10.

Celui-là il était sec mais tout rond dans la bouche. C'était frais mais un peu tout mou. Là, y'a une fille bien habillée qui nous a donné des petits légumes à manger. 


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Bon, moi j'aime pas trop les radis, mais le beurre, ben il était bon quand même.

Puis, on est passé "aux choses sérieuses", comme disait Monsieur Léna qui était mon maître en CP.


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Les Cappelinis liés de légumes en vinaigre, vinaigrette vierge et poissons fumés, mesclun du marché


Quand la fille elle a annoncé tout ce qui y'avait dans l'assiette, j'ai rien compris.

Alors j'ai goûté.

Ben, comment dire, c'est comme un gâteau roulé, mais avec des pâtes, tout plein de légumes dedans et des morceaux de poissons.

C'est vachement bon en fait. Les pâtes, elles sont justes cuites, les légumes ils sont encore tout croquants comme dans Bugs Bunny et sa carotte qui fait tout plein de bruit quand il dit : "quoi de neuf docteur ?".

Les petits bouts de poisson, on a reconnu du hareng mais aussi un autre, mais je me rappelle plus.

C'était acide à cause du vinaigre (c'est comme du vin en pas bon, mais dans la salade c'est bon).

On a attendu un petit peu et la fille gentille, elle nous a débarrassé l'assiette vide et elle est revenue avec une autre assiette pleine.


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Le lieu jaune de ligne, le coeur de filet aux herbes, tomate confite, gnocchis rôtis, asperges fines et beurre de sardine


Là, mes yeux ils ont fait "whaouuu, trop belle l'assiette !!".

J'ai encore rien compris à la récitation de la fille, mais j'ai tout de suite vu le morceau de poisson, vachement moins jaune que les murs de dehors.

C'est le premier truc que j'ai mangé, c'était trop bien cuit pour une fois !! Ah oui, j'en ai tellement marre que tout le monde il cuit trop les filets de Némo !! Là c'était le paradis dans la bouche !!

Les gnocchis, ils étaient presque aussi bien que ceux de la mère de David (tu connais pas les gnocchis de sa mère, je te jure elle est italienne, elle s'appelle Maria la preuve, et c'est pour ça qu'elle sait trop bien les faire), en fait, si ça se trouve, c'est elle qui a dû lui apprendre à les faire.

Les asperges y'en a partout en ce moment ! Y'au qu'au dessert que j'en ai pas eu.

Mais là aussi, faut dire qu'elles étaient trop bien aussi. C'est un plat qui vaut  les "quatres itoiles" de ma mère. 


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La banane rôtie rhum raisin, coulis orange amère et croustillant coco, sorbet aux fruits du moment


C'est là où j'ai eu trop peur, car y'avait tout ce que j'aime pas, même chez ma mère.

J'aime pas les fruits avec de l'alcool qui fait dire n'importe quoi, j'aime pas l'orange amère et j'aime pas la noix de coco, c'est trop trop nul comme fruit !!

Vu que là c'était un peu joli, j'ai goûté en faisant super gaffe.

Ben, c'était bon quand même.

On sentait pas trop le rhum, l'orange amère était trop amère mais ça faisait pas pour de faux et la tuile à la noix de coco, c'était léger.

La banane, elle était vachement bien rôtie, comme un poulet.


Après, j'ai pris un petit café comme les grands et je suis allé faire pipi car j'ai bu trop d'eau qui pique et qui fait roter...

On a refait les 100 mètres jusqu'au comptoir et on a payé 28 € chacun pour le manger.


Franchement, ca vaut le coup et c'est pas trop cher pour un "Quatre itoiles". "Le gros bonhomme tout en pneus qui rigole toujours" devrait presque lui en donner une vraie, comme au ski.

Même "le gros livre tout jaune" pourrait lui donner 3 bonnets de Ratatouille...


Cher carnet, voilà, je voulais te dire tout ça et si quelqu'un te lit, qu'il est à Saint-Paul, qu'il a 28 € dans ses poches, ben qu'il aille s'éclater le bidon dans cette maison trop bien même si elle est trop jaune comme le soleil, car les poissons et les bananes sont meilleurs qu'ailleurs mais ça manque un peu d'allemands qui rigolent et qui font un peu peur...

 

Villa Augusta

14 rue du Serre Blanc
26130 SAINT-PAUL-TROIS-CHATEAUX

Tél : 0475972929  Fax : 0475972927

contact@villaaugusta.fr

www.villaaugusta.fr

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"Autour d'un Cep"... Gourmand à Angers

6 Février 2011, 15:41pm

Publié par Docadn

"Restaurant à vin, cuisine du marché", en sous-titre de cette table angevine.

C'est en marge du salon Renaissance, que nous partons à la découverte de l'établissement.

Déjà la troisième saison pour cette association née d'une amitié de lycée.


Antoine Landron est "le fils à Jo" du même nom. Une trajectoire qui semble évidente... Et pourtant.

Jérémie Baron lui, a promené sa mallette dans 4 des 6 coins de l'hexagone, notamment en Bretagne chez les Hennaf à la Roseraie de Bel-Air (Pluguffan, près de Quimper).

Ce dernier a des bouffées d'indépendance. Il veut sa cuisine, ses chaises, son ardoise et son expert-comptable.

La légende raconte qu'il a visité l'emplacement, il a flashé, il a composé le 06 de son pote, lui à dit : "Yo man, j'ai le plan d'enfer pour notre burlingue, lâche ton sécateur et ton réfracto, ramène ton calbut et les pifs de l'ancêtre, on démarre...".

En Octobre 2008 "Autour d'unCep" a ouvert ses portes.


Mon collègue de goulot avait réservé la table (haute et pas très équilibrée) une petite quinzaine avant notre venue, à la perspective de la cohue prévisible, à Angers ce week-end.

Et il a eu doublement raison le bougre, les perdants se comptant au godet de tractopelle...

 

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Une déco "bistrot sur base tuffeau" agréable, un peu dépouillée, juste maquillée par les ardoises omniprésentes.

Formule unique du soir à 28 € pour entrée-plat-fromages ou dessert.

Serveur un peu gauche, dans l'animation de l'ardoise, mais volontaire.

Un pigeonneau très tentant, un supplément de 10 € dissuasif.

Seul notre dessert sera commun. En avant...

 

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Saumon mariné maison - huître chaude - petit salé chou rouge

 

Sympathiques mises en bouche soignées et goûteuses. Mon alter-gastro, peu fan d'huître, trouve cette dernière "consensuelle voire bonne".

 

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Son côté neutre (un  peu comme un sabayon), plaira certainement aux allergiques de la première heure.

Personnellement, je trouve dommage que le côté iodé soit totalement "blanchi" par la préparation à la feuille d'épinard.

C'est souvent le sort de la cuisson de l'huître, ça nous change aussi un peu...

Le saumon est juste, la bouchée du petit salé très bien épicée, limite orientale. Elle me renvoie au travail de Laurent Saudeau et sa raviole de boeuf à la coriandre...

 

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Burger de chevreuil

 

Entrée aux dimensions d'un menu dégustation. C'est celle de mon collègue. Il détaille, après les 3 bouchées, une viande savoureuse, fondante, bien cuite, bien épicée mais petite.

 

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Anguille de Loire

 

Là aussi, la taille est dans l'esprit dégustation. Belle cuisson des tronçons, toujours trop peu nombreux quand ils sont délicieux. C'est juste un quart de poil trop assaisonné pour moi.

Mention pour le "beurre d'herbes fraîches" (oseille ou autre chose, allez savoir) qui flirte avec la richesse et l'équilibre de celui de Patrick Jeffroy.

 

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Lotte poêlée, Boulghour et endives caramélisées

 

Toujours le choix de mon collègue de goulot. Taille du plat un peu plus conséquente, mais toujours optimisée.

La lotte est tout juste cuite. Je confirme la chose en prélevant un morceau juste saisi. Le boulghour s'intègre bien au plat. Il me ramène à une semoule "bio", unique, très rarement récoltée au Maroc.

 

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Tête et joue de veau, légumes fondants

 

Encore dans l'esprit "portion à déguster", un plat qui transpire le mijotage et la précision.

Pas de décalage  de cuisson entre les légumes et les viandes.

La (petite) tête n'est quasiment pas gélatineuse, très bien cuite. La joue est une petite tuerie fondante, juste confite, comme les légumes.

 

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Feuillantine noisette-chocolat

 

Pour clôturer le repas, net, efficace, craquant, un poil sucré pour ma pomme, enfin à la juste taille pour finir...

 

Coté liquide, on pouvait s'attendre à un bottin en phase avec le nom de l'établissement.

N'ayant pas entièrement parcouru la liste (que je me suis empressé de transmettre à mon co-mangeur,), je laisse la place au spécialiste du domaine, dont voici un extrait de la synthèse, rédigée dans la voiture à la sortie de l'établissement :

En Alsace, je me souviens m'être fait la réflexion qu'il n'y avait que du "grand" : presque sûr pour Deiss, un peu moins pour Zind.

En Bourgogne, honte à moi, pas beaucoup d'autres souvenirs, si ce n'est un Raveneau je crois.

Il me semble aussi qu'il y avait des domaines présents à Renaissance, genre Giboulot. Pas ma bite aux rougets de roche !
En Rhône, je chie à nouveau la honte...sauf pour UN domaine : Mas Théo * ! Souviens-toi de ma réflexion : "putain, regarde un peu ça : "que des grands noms en Rhône, et Mas Théo" ...
Sinon, en vrac, je me rappelle de Barral, Olivier Pithon, Pithon-Paillé, Richard Leroy, Tour Grise (Saumur), Thierry Michon, Eric Nicolas et la Coulée (pas sûr pour ces 2 derniers).
Au niveau des coeffs, on se situait en moyenne autour de 3 (disons de 2,5 à 3,2). Notre Clef de Sol à 30 €, alors que ça coûte 12 € au domaine, c'est du 2,5, Chalasses (Ganevat) à 54 €, on est à 3,2.

Un autre prix me revient, celui du Chambertin 01 de Trapet : 130 €, le prix auquel était vendu le 2008 au domaine (noté 19/20 dans le Guide vert, oui Monsieur !).

* Domaine (d'un appellation trop souvent dénigrée) que l'on retrouve sur certaines tables étoilées ou à la carte des restos curieux et de bon goût...

 

Auxquels il faut, bien évidemment, rajouter les vins du padre Jo Landron...

 

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Domaine de la Grange Tiphaine - Clef de Sol 2008 - Montlouis

 

Un beau chenin, vif et gras,  tendu comme un arc, à la puissance et à l'acidité élevées. A l'esprit encore plus "naturel" que mes autres rencontres avec cette cuvée. Pas mal d'évolution depuis ma première rencontre, avec ce domaine et cette cuvée, sur le millésime 02...

 

Un point réellement gênant fut l'attente entre l'entrée et le plat.

Pas loin de 45 minutes ! Soit, il y avait du monde, et puis !! Dommage que la fluidité du service (et donc du rythme en cuisine) n'ait pas mieux servi le réel et bon travail du piano (toutes les assiettes étaient chaudes, donc servies en temps et en heure).

 

En résumé, une jolie cuisine de bistrot, soignée, sincère et pas maniérée. Les portions sont effectivement un poil chiches pour ce type de table.

La tendance à une "bistronomie un peu précieuse" serait le piège a éviter...

  

En attendant, le gros rouge vient de laisser fuir ses premières récompenses pour l'année 2011, pas plus tard qu'hier... Et le Cep se retrouve garni d'un bib mérité (en plus d'une toque déjà acquise sur le G&M)...

"Avec tout ça, Cep à demain qu'il y aura un siège de libre, n'est ce pas Aurélia" ?!

 

Autour d'un Cep

9 rue Baudrière

49100 Angers

02 41 42 61 00

fermé le samedi midi, dimanche et lundi.

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GTMC... C'est où qu'on mange ?

17 Octobre 2010, 15:14pm

Publié par Docadn

Petit flashback sur une petite randonnée VTT :  La Grande Traversée du Massif Central.

Une sympathique balade traversant 7départements, entre Clermont-Ferrand et Sète, cumulant 680 bornes et 12 000 mètres de dénivelé.

 

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Les emplois du temps des participants, conjugués à notre préparation physique proche d'un Balladur dans le métro, nous ont obligés à effectuer ce raid en 2 fois 6 jours sur 2 années.

En 2009, nous avions conquis la partie sud entre le lac de Charpal et la mer.

 

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Cet été, c'était la partie nord avec un départ (monstrueux) de Volvic. Deux petits mots sur ce tracé dantesque. Une très large préférence pour la partie nord.

Personnellement, je conseillerais aux raiders de stopper cette traversée à  Saint-Jean-de-Fos. Mais comment résister à l'appel du grand lac de la Grande Bleue...

Le parcours entre St Jean et la mer est totalement inintéressant (voire hideux comme à Aniane)...

Ce périple en 12 étapes (confortablement assisté par notre chauffeur-cuisinier-relayeur-bagagiste-vttiste Marc, un must pour pédaler sans portage) fut agrémenté par quelques étapes réparatrices et caloriques.

 

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Première adresse à se faire remarquer : La Cabane à Saint-Alyre-ès-Montagne. Un poil excentré du parcours de la GTMC, ce bar-tabac & station essence est un "pilier de la gastronomie locale".

Les Clermontois et les riverains se ruent tous les midis dans ce hameau, pour y dévorer une partie des 200 kgs de batraciens cuisinés chaque semaine.

 

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Pour 20 euros, vous aurez de la charcuterie, des cuisses de grenouilles, fromage et dessert. Une variante à 22 euros, vous propose les grenouilles en entrée, viande + légumes, fromage et dessert.

Comme vous pouvez le deviner, c'est diététique et les portions sont chiches (la serveuse est presque déçue quand vous laissez des cuisses dans le plat, le rab étant de rigueur dans l'établissement).

Cuisson parfaite des cuisses, un poil "juteuses", ail bien dosé. Côté dessert, mention pour la crème fouettée sur un classique de la maison : la Pêche Melba. Carte des vins à la peine.

 

 La Cabane", 63420 St Alyre ès Montagne

04 73 71 77 53

 

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Un autre spécialiste de la cuisse de grenouille sévit dans le Cantal, plus précisément à Trailus (à mi-chemin entre Ruynes en Margeride et le Mont Mouchet et au terme d'une des montées les plus costaudes du périple). Les cuisses d'anoures ne sont servies que le vendredi. Nous y faisons étape un mercredi soir. Et le mercredi, c'est aligot...

 

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 Les Volpilières jouent souvent à guichets fermés avec leur "purée de l'Aubrac". Une dizaine de kilos pour apaiser les 50 clients affamés et impatients (La mère du patron promène son énorme gamelle sur roulettes dans toute la salle).

Une assiette "correctement nettoyée", vous permettra de vous faire resservir 2 à 3 fois.


Les Volpilières
15320 Ruynes en Margeride - Trailus, Cantal
E-Mail : info@chambres-les-volpilieres.com

www.chambres-les-volpilieres.com
Mob : 06.07.15.81.19 

Tel : 04.71.23.48.31 
Fax : 04.71.23.42.53


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"Côté sud"(du Massif Central), une étape INDISPENSABLE et INCONTOURNABLE dans le stupéfiant paysage du Causse Méjean (et ses chevaux de Prezwalski). C'est au Nivolier que se trouve l'excellente Auberge du Chanet. 

Un établissement qui cumule les fonctions de chambre d'hôte, gîte, bar, restaurant et accueil équestre pour le plus grand soulagement des séants, des pieds, des gosiers, des palais des cavaliers et marcheurs en tout genre.

Sans conteste, la meilleure boutique (testée) pour se restaurer, de toute la GTMC.

Des "plats bistrot soignés", avec la touche locale et une fraîcheur indiscutables. La salle voûtée est superbe, la carte des vins n'est presque pas honteuse.

 

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Auberge du Chanet
Nivoliers
48150 Hures la Parade
tel/fax 04 66 45 65 12
e-mail :
lechanet@aol.com
site : www.aubergeduchanet.com

 

Pour 2011  le Tour de la Margeride et celui de l'Aubrac sont normalement au programme (et peu de chance que Bras fasse un accueil VTT dans son auberge)...

 

A SUIVRE

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Virée lyonnaise...

24 Août 2010, 09:05am

Publié par Docadn

Deux petits arrêts dans la capitale des Gaules et (re)découverte du Vieux Lyon, ses traboules, ses cours intérieures et sa gastronomie.

C'est l'été, et nombre d'établissements sont eux aussi en congés.

Aussi, je n'ai pu me sustenter au  Georges Five (en prestation extérieure selon l'écriteau, et ce par deux fois à 1 semaine d'intervalle).

J'ai aussi tenté ma chance au  "Verre et l'Assiette". Là encore, je me suis cogné au rideau de fer...

Aussi, avant de manger, j'ai sacrifié au rituel lyonnais chez le glacier historique :  René Nardone.

 

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Duo figue-citron vert. La figue (fraîche) est une tuerie absolue !!!!

Petit tour chez le chocolatier Bouillet. La météo caniculaire nous incite plutôt à déguster ses macarons (5,10 € les 6 pièces).

 

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Les versions salées sont plus convaincantes que les sucrées, l'ensemble ne me fera pas non plus relever la nuit. Petite mention pour le carotte-cumin et le citron-gingembre, quand les versions framboise ou vanille nagent dans le "tout juste correct".

C'est du côté des Halles Bocuse que nous testerons ceux de Sève.

 

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Le gérant de la boutique nous indique que Bouillet est plutôt dans l'esprit macaron "biscuit-craquant" quand Sève élabore les siens dans l'esprit "gâteau-moelleux".

Pour ma part au-delà de la texture, il y a plus de complexité gustative dans les macarons de Sève. Le macaron verveine est top !!! Crémeux, parfumé et fondant. Le gorgonzola-cèpe est une tuerie d'équilibre...


Pour le déjeuner, j'avais envie de retourner dans l'antre historico-touristique de la Brasserie Georges.

 

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Excellente bière maison (version dorée) de rigueur pour démarrer. 

 

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Nous sommes jeudi, je prends le plat du jour : Volaille fermière en croûte de sel.

Un vrai plat de brasserie. Volaille et pommes de terre fondantes, cuisson aboutie, rien à redire...

En face, je redécouvre le bonheur d'un plat ancestral que j'évite systématiquement, certainement à tort...

 

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Tête de veau sauce ravigote

 

Quasiment pas de partie gélatineuse, morceaux là encore d'un fondant, comment dire, confondant. Sauce ravigote pêchue, un plat excellentissime !!

 

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Mille-Feuille aux framboises

 

Nous sommes toujours jeudi et c'est le dessert du jour. Le petit génocide® (copyright  Chrisos) de fin de repas. Un feuilleté modèle, une crème renversante et des fruits à l'acidulé jouissif. Je persiste sur l'excellence de cette populaire et grosse brasserie, au service enjoué et attentionné, dont nous avons bénéficié grâce à l'une des rares serveuses de la maison.

Carte des vins toujours pertinente et étonnante pour une brasserie.

 

Le soir venu, c'est indécis et hésitants que nous avons passé le seuil du Comptoir des Marronniers, sis dans la rue éponyme et attrape-touriste.

Une déco pseudo-historique réussie, mais sans âme. Nous commandons "le plat lyonnais".

Une "rassurante attente de 20 minutes" que l'on occupera avec une "assiette lyonnaise".

 

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Les gratons sont fidèles à leur réputation, à savoir gras à souhait, la rosette quelconque, la cervelle des canuts est par contre bonne.

 

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Quenelle & coulis sauce homardine

 

Très jolie réalisation et taille plus que respectable pour ladite quenelle. C'est  gustativement réussi et loin des  avatars Liebig que certains restos n'hésitent pas à servir. La sauce homardine est puissante (juste un poil trop salée à mon goût). La carte des vins est nulle, le service très distant, en dilettante, limite méprisant par moments.


Les très belles adresses ne manquent pas à Lyon. J'ai maté par curiosité la carte de Cuisine & Dépendances Acte II, n'ai pas trouvé En mets fais ce qu'il te plaît, louché sur la belle cour et les menus de La Cour des Loges. Bref, trop de belles promesses et pas assez de temps, ni d'argent pour vous en dire plus sur ces derniers...

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A Stalla Sischese

23 Août 2010, 13:10pm

Publié par Docadn

Escapades izzzzzzzzzzzze baque...

C'est la rentrée, il faut donc s'y remettre...

Je ne vais pas vous saouler avec mes vacances à l'itinéraire d'un VRP multicartes, mais juste vous narrer les quelques bons glous-miams-randos vécus lors de cette trêve estivale.

Des congés qui ont démarré sur l'Ile de Beauté, plus exactement au nord de Bastia dans la vallée de Sisco. Côté assiette, rien à signaler, jusqu'à cette adresse trouvée totalement par hasard en traversant le bourg, la langue sur le bitume brûlant en cette fin de mois de juillet.

Une jolie terrasse (quasi déserte) ombragée en bord de route. Deux arguments suffisants pour y faire une halte après 03h00 de marche.

La carte propose des viandes, des pâtes et des planches avec la touche locale de rigueur. Les tarifs sont "bord de mer et station pas trop touristique". Je pars "côté mer" pour un loup grillé au four (17 €).

 

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Je reste ébahi devant la taille du plat (de la planche en fait). Le poisson est bien cuit, la mini ratatouille est très bonne et les beignets de brocciu excellents. Je peine à finir l'ensemble tellement c'est roboratif.

 

Ma coéquipière s'est jetée sur une entrecôte grillée aux parfums du maquis (17,50 €), et elle va (un peu) le regretter.

 

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"Le cuistot a eu la main un peu lourde sur votre entrecôte..." C'est ainsi que fut annoncée et servie cette planche monumentale.

Un morceau d'au moins 400 g, sublime de goût et à la cuisson irréprochable.

Le tout arrosé du "Perrier du coin" (formule copyrightée par une normande en villégiature, qui n'a jamais pu prononcer "Orezza").

Je me laisse tout de même tenter par un "petit dessert".

 

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Tiramisu à la châtaigne (6 €)

 

Assiette Ikéa là encore, pour un fort honnête tiramisu local.

 La carte indique les adresses de 2 autres établissements :

 Le Caraïbo à Pietracorbara et  l'Ostéria di U Portu à Macinaggio.

Un excellent déjeuner avec un service discret, complice et efficace. A faire absolument si vous êtes dans les parages...

L'hôtel (du même nom) faisant face au resto, peut très bien compléter l'étape d'un motard gourmand.

 

A Stalla Sischese

Lieu-dit Marina, 20233 Sisco

04 95 35 26 34

www.astallasischese.com

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Remise en Ventre III : L'Hédoniste à Tours...

28 Février 2010, 11:10am

Publié par Docadn

Tours était la seule étape du "week end coup de tête" où j'avais quelques noms de restos en bille (sinon ça fait 2 fois tête dans la phrase).
Sans parler du lobbying forcené du régional de l'étape qui comme Raymond Babitt répète inlassablement "Casse-Cailloux, Casse-cailloux...". Et le hasard faisant toujours le contraire de ce que l'on veut : ce dernier est fermé le week end...
Étonnant fonctionnement, mais c'est comme ça !!

J'avais du coup inscrit le Barju au programme du soir. En flânant dans la ville, je découvre par hasard la devanture de ce dernier et une discrète affichette signalant que l'établissement est fermé ce jour et les suivants pour cause d'inventaire...

Bref, aucune perspective en vue. Le soir venu, je surfe sans convictions sur le site du Rive Gauche mais là encore pas de plats ou d'intitulés suffisamment excitants pour franchir le pas (et faut pas rêver, on est samedi soir et ce dernier comme les 2 autres macs de la ville doit certainement compenser les appétits
guindés des "orphelins de Bardet"...).

Aussi, je relis le texto reçu le matin même du Raymond Babitt local.Il me suggérait en dernier recours (sans conviction coté cuisine mais avec bien moins de réserve côté carte des vins) "le resto de la cave à côté de la cathédrale" :

"Allo oui, bonsoir, je voudrais savoir si vous avez une table pour 2 de disponible pour dans un quart d'heure ?"
"Oui bien sûr, une table pour 2 pour 20h10, c'est noté au nom de monsieur..."
"C'est parfait, à tout de suite".

Fascinants dialogues qu'Audiard père & fils n'auraient même pas inventé tellement c'est immuable quand on réserve une table...

14 minutes plus tard, nous sommes donc accueillis dans l'établissement qui jouxte la cave du même nom.

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Intérieur mi tuffeau, mi four à pizza (dès que je vois des briques, je pense à Pierre Bachelet et j'imagine toujours les maisons ch'ti comme des fours à pizza géants...) Les cartes débarquent. Intitulés bistrot et des formules Entrée plat ou plat dessert oscillant entre 24 & 30 euros. Je pars sur la formule plat & dessert à 30 euros.

Saint Jacques en robe de canard,fondue d'endives & jus terre & mer


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Encore l'appareil de secours pour une vision pas très claire du plat. L'association canard et St Jacques m'a plu sur le papier et s'avère réussie dans l'assiette. Les St Jacques sont bardées par le volatile et ce dernier ne domine pas la noix. C'est cuit au poil, pardon à la plume (le canard est juste un poil sec) et la fondue d'endives (je hais les endives cuites mais c'est comme les vins rouges de Loire, je m'acharne ...) n'a pas l'amertume coutumière, c'est même bon. C'est dans l'ensemble bien exécuté, dans l'esprit bistrot de la carte : simple et bon...

Maki Sushi au lait de coco & fruits exotiques

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et un flash à la con un !! Là encore sur cette proposition, on se fait remarquer mais on reste cohérent... Une pâte à crêpe renfermant un riz au lait et des fruits exotiques (c'est la journée de la mangue). Vu que c'est mon week end de chance, je n'avais pas imaginé du riz au lait (et j'aime pas le riz au lait !!!). Par contre je découvre avec bonheur l'association du caramel et d'un coulis de fruits exotiques... C'est divin !!! je me serais même contenté juste de cela...

Et coté glou alors me diront "ceux qui se cognent l'article juste pour savoir ce que je me suis mis dans le cornet et qui se fichent éperdument que la noix soit bien cuite et que j'aime pas le riz au lait"....

Pour commencer, la carte est vraiment d'une clarté et d'une justesse rares... C'est vraiment une belle carte mettant en avant les vignerons et non pas le nom de leur domaine... C'est volontaire et c'est pas plus mal...
Bien évidemment, une grande place est laissée aux productions "endémiques", mais aussi un éclectisme issu des multiples déplacements du patron Jacky et de Fred le sommelier (ce dernier ayant juste le défaut d'avoir un niveau sonore à peine audible pour la trop grande gueule de service que je suis).
Les 2 personnages sont un plaisir absolu en terme de connaissances, de conseils et d'échanges...
A noter la transparence de la carte des vins qui affiche les prix "à table" & caviste des quilles proposées...

Grégory Leclerc - Domaine Chahut & Prodiges - La Mule 2008 - Vin de France


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"La mule, ben parce qu'il faut toujours charger la mule !! Gamay carbo, zéro soufre...08 c'est le 4ème millésime de ce vigneron..." Tel fut le résumé d'ouverture de Fred qui nous a redirigé vers cette quille après l'absence du gamay choisi au départ (et que j'ai oublié le nom du coup)... Et je ne peux que le remercier à nouveau, car là, j'ai pris la gifle du week end !!!

Une forte réduction ouvre la matière, puis le vin commence à exploser de petits fruits rouges et affirme un caractère acidulé.La matière glisse en bouche, sans aucune aspérité, mêlant framboise et chocolat, gourmandise absolue, petit bonheur en bouteille...
Et vu que nous sommes très sages, le "gloubag à emporter" (de rigueur dans  l'établissement) nous a permis de le ramener à la maison.
Le lendemain, le vin s'est complexifier en proposant olive, réglisse et prune au tarin. La mise en gueule est pleine, suave et toujours terriblement gourmande...***(*)

Signalons que l'incontournable Olif en fait "une pub éhontée" en annonçant la présence de ce petit gars aux belles quilles lors du salon de Villebarou... Si vous y êtes, surtout ne l'évitez pas !!!
En résumé, voilà "une bonne brasserie à vin" proposant une cuisine soignée et actuelle, soutenue par une formidable carte des vins, le tout joliment animé par 2 mordus curieux, et une cave adjacente qui ne mérite pas moins le coup d'oeil...


L'Hédoniste
16 rue Lavoisier
37000 Tours
02 47 05 20 40
www.lhedoniste-caviste.com

Et un grand merci à mon modèle qui illustre parfaitement une vraie remise en ventre...

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Remise en ventre II : La Chocolatière, Christophe Ménard à Tours...

28 Février 2010, 09:34am

Publié par Docadn

Découverte de la ville de Tours, dotée "d'un patrimoine riche et varié" largement plus criant que celui de la matinée, quand mon estomac se manifeste très bruyamment.
C'est l'heure du sucre et un relais à la crédibilité sans faille (à mes yeux) apparaît tout à coup.
Une très jolie boutique, de jolies pièces et une clientèle très pincée ou stressée (niveau crash aérien minimum) à l'idée de ne pas être livrée à temps pour le dîner de ce soir !!!
Nous faisons remarquer qu'il est dommage de ne pas voir l'établissement doté d'un salon de thé (alors qu'ils en vendent). L'employée nous explique que la place manque, l'étage étant déjà occupé par la chocolaterie.
Nous mangerons donc nos pâtisseries dehors. En entendant nos propos, l'employée, très pro, ajoute couverts et serviettes dans la boîte pour notre pique-nique de diabétiques.

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A gauche, une tarte à la mangue, et à droite "Mélissa", composée de chocolat, praliné et coeur de mousse de crème brûlée à la vanille (de mémoire).
La tarte à la mangue est une bombe de fruits frais, au sablé parfait et juste sucré.Goût et texture sans défaut, une tuerie !!
Mélissa n'est pas en reste, chocolat et praliné top, la mousse est là-aussi parfaite. Allez petite critique c'est juste un "poil de photon" trop sucré à mon goût. Je fais une fixette sucre depuis que je mets moins de 40 g de sucre dans ma tasse de café !!!
Bref, l'institution de la ville mérite son rang, et je suis sûr que la vieillesse dorée de la ville réclame elle aussi à coup de sac à main et de caniche, un salon de thé raccord avec cette excellente Chocolatière.

La Chocolatière
2 & 4 rue de la scellerie
37000 Tours
02 47 05 66 75
www.la-chocolatiere.com


A SUIVRE...

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Remise en ventre : L'Amuse Bouche

24 Février 2010, 18:28pm

Publié par Docadn

Un petit repérage pédestre pour déterminer lequel des 2 restos nous accueillera ce soir. Avantage non négligeable de ce Petit Hureau est de pouvoir se restaurer à une centaine de mètres de la couette.
D'un côté, le Madinina qui propose comme son nom l'indique des spécialités antillaises et locales. C'est assez curieux pour nous interpeller.
De l'autre côté, l'Amuse Bouche dont notre logeur nous a dit du bien ( et dont nous découvrirons les menus dans la salle du petit déjeuner). Des curiosités là aussi, on hésite. Retour au bercail et c'est une pièce  de 10 centimes et le côté face de cette dernière qui décidera de nous emmener à L'Amuse Bouche.

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Intérieur soigné, tuffeau et quelques touches rococo pour l'insensible que je suis. Une serveuse mi timide-mi débutante pour nous accueillir et une patronne au rire expansif et agréable avec de faux airs de Marianne Basler et quelques dizaines de tours de taille en moins.
Une carte qui décline des entrées entre 15 & 24 euros, des plats entre 19 & 23 euros. Cela me paraît cher mais la possibilité de constituer son menu à partir des plats de ladite carte si celui à 21 euros ne vous inspire guère...
Et pour 27 euros c'est Entrée Plat fromage ou Dessert, et la possibilité de faire la "doublette" (viande+poisson) pour 35 euros.
Je pars sur le classique EPD à 27 euros et immédiatement notre serveuse débute avec :

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Un flash très moche pour apercevoir la crème brûlée au foie gras. Le patron a l'air d'adorer le foie gras puisqu'il a semble t il bâti sa réputation locale avec notamment sa recette de "foie gras poêlé au chocolat" (que nous ne goûterons pas).Je laisse de coté mes forts préjugés sur le foie gras cuisiné pour découvrir une excellente crème brûlée.C'est juste sucré, la texture est parfaite, à la bonne température et c'est hélas comme souvent dans ces cas là, trop petit. Vraiment pas mal.

Velouté de pleurotes, sa quenelle de brochet et sa crème légère à la cancoillotte.


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Cherchez l'intrus dans l'intitulé ?? Vous avez trouvé !! Velouté riche, parfumé et expressif de pleurotes. La cancoillotte est plutôt transparente, mais l'ensemble est pas mal et fortement déconseillé aux chasseurs de calories...

Matelote d'anguilles au Saumur blanc

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Une autre des spécialités de l'établissement. D'emblée le bouillon est bien trop salé pour mon palais. J'attaque les anguilles (un  poisson dont je raffole). La cuisson est brouillonne et les légumes pas gégés. C'est plus que moyen...

La crème brûlée et flambée à la Framboise

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Encore un de mes desserts favoris. Une crème classique, une eau de vie de framboise, un coup d'allume gaz sur le tout. Deuxième froncement de sourcil de la soirée : je n'aime pas les desserts alcoolisés. Je m'attendais à une crème brulée avec des framboises. Que nenni, elle est juste flambée. J'avais qu'à mieux lire le menu !!
L'alcool ne marque pas trop la crème, c'est classique, sans plus...
Et côté goulot !! La carte est timide et propose 95% de vins de Loire dont 90% situé à moins de 30 bornes du resto.Pas de grands noms, mais les voisins et les domaines du bord de Loire.Et une rubrique coup de coeur dans laquelle j'ai pioché la quille du soir...

Chinon - Blanc de Franc 2007- Couly Dutheil


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Un (rare)cabernet franc (noir à jus blanc) très aromatique, sur la confiserie et vraiment too much aussi bien au nez qu'au palais et qui n'a fonctionné sur rien, le plantage total...
Dans l'ensemble, c'est pas remarquable mais les petites réussites nuancent mon propos sur le coup...La miss ayant opté pour d'autres plats est plus convaincue que ma pomme sur la qualité de la table. Et les morceaux picorés vont aussi dans ce sens...
Donc, ne faites pas un détour pour la chose, mais sur le coup j'essaierai bien le Madinina si je repasse dans le coin...


L'Amuse Bouche
512 Route de Montsoreau
Dampierre/Loire
02 41 67 79 63
www.lamusebouche.fr
lamusebouche@wanadoo.fr


A suivre Montlouis et Tours...

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Hôtel de La Croix d'Or ou le cauchemar de F.Simon et de ses ouailles

17 Décembre 2009, 21:42pm

Publié par Docadn

Alors voilà, ça se passe à Avranches, vous savez cette grosse bourgade célèbre pour sa bataille et son promontoire. Bon on s'ennuie à Avranches, c'est pas d'un esthétisme fascinant et les magasins ferment entre midi et 2. Et puis il y a ce restaurant là, bien caché là haut sur la colline.
Alors on fait comme tout le monde. On refait la déco par Garcia, on passe en boucle la dernière compli de Béatrice Ardisson (pas l'originale mais la Versus par Benjamin Biolay bien sur). On la joue Costes à 2 jets de caillou de Gargantua du Mont Saint Michel et son "omelette mythique".
On a fait sauter le toit tricentenaire pour mettre une verrière et des poutres en acier que l'on a peint en mauve pour être raccord avec les tables en cuir de tapir vernis au placenta d'agneau de pré salé.
Coté toilettes on pouvait pas faire plus bio responsable puisque de ravissantes latrines sèches vous accueillent.
Selon la saison vous pourrez recouvrir vos besoins de sciure de teck d'Indonésie plantés en biodynamie par le Nicolas Joly local (qui enterre des couilles de tigre à défaut de corne de boeuf pour que ça marche) ou des copeaux de Cèdre naturel du Liban estampillé Max Havelaar...
Les serviettes et les nappes sont en coton Gabonnais qui comme tout le monde le sait est le dernier coton non ogm du monde...
Et puis le service est "casté" comme pas permis. On a misé sur l'esthétisme, moins sur la compétence.Les garçons affichent un tardif jean du temps des cerises alors que les filles surfent encore sur le modèle 2008 de JCC, c'est agréable, ça swingue :
Et "simon" coté assiette, ben c'est pas si pas mal.

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C'est bien présenté,du moins pour le coin, on veut faire comme à la capitale,
du saumon bien fumé, sans chichi, le sorbet de poivron est bien, c'est bon, un peu copieux, mais c'est la PROVINCE, les paysans ils aiment ça manger.
Tiens d'ailleurs y'en a plein la salle. Ils sont touchants avec leurs vestes pied de poule et leurs Méphisto toutes crottées.
Et leurs dames qui sortent de chez "Actuelle Coiffure" ou de "Touch de couleur", et qui ne se séparent jamais de leur sac "Bernadette vintage 77" rouge pompier. Elles sont toutes gauches et ne savent pas tenir leur verre.
D'ailleurs, elles virent à leur tour rouge au bout de 2 gorgées et c'est Bernard qui va finir seul la bouteille de Saumur Champigny 2004...
Puis vu que je suis à coté de la mer, j'ai poursuivi avec du saumon pour changer.

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Là encore, on s'est un peu cassé la tête en cusine pour nous donner envie de "piocher dedans".C'est bien cuit, le gateau de légumes est correct, c'est bien ça le gâteau de légumes, c'est une bonne idée, un peu cuisine nouvelle seventies, mais c'est bon. Et puis y'a du beurre, on est en Normandie.Bon y'a la petite tomate qui sert à rien, mais ça fait joli dans l'assiette.

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Le dessert c'est l'assiette des assortiments, tiens ça se fait encore ça !!! C'est pas mal, les portions sont impeccables, les glaces sont à la bonne température. Bon le fondant au chocolat, il est fondant comme partout.

Alors coté ambiance, c'est pas mal, la sono distille la compil,il fait un peu chaud, normal y'a un séminaire Windows 7 avec 50 nazes cadres de la Banque Postale à coté. Les serveurs et serveuses promènent leurs silhouettes standardisées et envoient des SMS et matent leur profil Facebook dans le dos du chef de salle...

Donc l'addition, 94 euros pour 3, même pas un déjeuner solo à la Brasserie du Bristol...
C'est bien pour la PROVINCE...
Donc Avranches, vous regardez sur la carte, c'est juste avant le Mont Saint Michel et le resto c'est La Croix d'Or. Ils auraient pu le nommer Ze Gold Cross ou ZGC pour faire underground mais ici on dit La Croix d'Or...

Hôtel La Croix d'Or
(ancien relais de Poste du XXVII ème siècle)
83 rue de la Constitution
50300 Avranches
tél : 02 33 58 04 88
www.hoteldelacroixdor.fr
hotelcroixdor@wanadoo.fr

Merci d'avoir lu tout ceci au 11 ème degré, car tout est évidemment absolument faux sauf les plats qui étaient au delà de l'honorable...
Alors oui, c'est la "vieille France" qui se donne rendez vous dans cette "institution locale". Encore oui, le maître d'hôtel semble surgir de l'époque giscardienne et la déco est de la même trempe.
Et cela suffit à certains esprits franciliens ou tellement citadins pour caricaturer sans appel tous les établissements sans "Costes touch", sans "Garcia ou Starck spirit" et de ne même pas prêter attention à l'assiette.
Ils veulent une ambiance !! C'est quoi une ambiance ? Un Beaumard dans chaque salle !! Du coude à coude où l'on postillonne dans l'assiette des voisins ! un patron grande gueule et qui claque la bise à un client sur 2 et qui connaît "du monde", un service typé Elite version discount !!
A la Croix d'Or, il y a des Casseroles en cuivre clouées aux murs, une horloge qui marque à jamais 12h30, un service traditionnel, des plats d'aujourd'hui avec la piqure de rappel du terroir environnant, des baptèmes, des noces d'or et autres métaux précieux... Et alors aurais je envie de hurler !!! J'y vais d'abord pour me sustenter, pas pour un speed dating !!
Je me régale des yeux et des papilles des assiettes que l'on transpire à me faire en cuisine. Je laisse le clinquant, l'épuré, le zen, "l'esprit" à ceux qui n'ont rien d'autre à me proposer...
Bien sur qu'il y a aussi un vrai plaisir à manger dans un joli cadre (quid du bon goût).Il participe au faste d'une (vraie) grande table, d'un hôtel chargés d'histoire.
Et si je n'ai que des gogos dancers de salle des fêtes et autres bimbos d'enterrement de vie de garçon pour me servir du fade à prix d'or dans un ex studio de tournage porno relooké , dois je trouver cela "intéressant" ???
Ces mêmes gravures de la Redoute ne sachant même pas prononcer Chassagne Montrachet et qui vont me toiser zapper entre le plat et l'addition...Désolé mais je préfère le fils naturel de Balladur et ma serveuse à l'acnée tenace pros et disponibles, avec du concret dans l'assiette...

Au lieu de chercher des ambiances "lumineuses", de "l'esprit" dans les tonalités des nappes, cherchez donc des tables où on s'éclate avec les couverts et pas avec le Désigneuuu, la musique ou le cul des serveuses...
Cessez donc de cherchez "la future table la plus en vue" de Hong Kong ou du Marais, pour courir après la meilleure crème brûlée du pays Basque ou le meilleur carré d'agneau du sud est...

A ce jour mes plus belles claques gastronomiques ont eu lieu sur des tables à la déco "has been de chez Barbelivien"mais avec de vrais talents devant et derrière les pianos. Les 2 ne sont pas incompatibles mais cela se fait rare...

En attendant La Croix d'Or est une chouette table et si vous y passez, comme disait Karol : "n'ayez pas peur"...

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Bio à volonté...

23 Octobre 2009, 15:25pm

Publié par Docadn

C'est au terme d'une épuisante et haletante GTMC (en fait la moitié du parcours total, l'autre moitié étant prévue pour l'an prochain) que notre équipée se retrouva pour un dernier dîner avant le retour dans nos foyers...
Et c'est dans la bourgade au charme limité de Saint-André-de-Sangonis qu'un de nos compagnons avait trouvé par une "googlelisation expresse" cet établissement.


Le Saveurs de l'Escale peut se targuer d'avoir été le 1er restaurant certifié bio de l'Hérault. Et il double cette performance par l'originalité de son offre en ne proposant qu'une formule unique : Le Buffet.
Pourquoi donc un panneau digne des poissonneries de GMS ?? Car le prix du buffet varie comme la météo.
 Ainsi il s'affiche à 14 euros au déjeuner, 17 pour le dîner et 24 le week end pour un buffet dit "festif".
La famille Rebichon a tenu des années durant une crêperie à proximité. Puis des problèmes de santé, une mise en gérance catastrophique et c'est le retour à la case départ...
Puis naquit l'envie de travailler "autrement". Une démarche et un concept osé dans ce bourg loin de tout et à coté de rien...
Et toute la famille s'y est collé et travaille autour de la cuisine du chef Jérôme Rebichon.


Et le résultat tient ses promesses. Contrairement à la majorité des buffets, le chef est derrière le stand et explique chaque proposition si besoin.
Un code couleur figure sur chacune des propositions pour respecter une certaine cohérence dans la composition du repas (Ben oui volonté peut aussi rimer avec équilibre...).
Et la préparation de nombreux produits à la dernière minute est la clé des saveurs proposées. Du coup, pas de sensation de "sec" comme très souvent sur ces formules en self service. Même les grillades sont effectuées quasiment à la demande...

Coté fraîcheur, c'est tout simplement remarquable. Au delà du coté bio des éléments, la proximité géographique de la majorité des producteurs joue forcément dans le croquant des végétaux et légumes...
Et si on lorgne sur la carte des vins, on est pas en reste et on joue la encore la cohérence, à savoir Bio et proximité.
Aussi retrouve t-on par exemple le Domaine de Gabelous qui a agrémenté notre repas avec ses cuvées plaisir et Cazelles.
Nature, saveur et terroir est la devise des Saveurs de l'Escale.
Au delà du concept, une table gourmande et "responsable" qui mérite plus qu'un éclairage à la bougie de ma part...

Les saveurs de l'Escale
16 avenue de Lodève
34725 Saint André de Sangonis
04 67 60 94 26
www.lessaveursdelescale.fr
sevbio@orange.fr

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