Le Café de L'Espérance à Bouliac
Un week-end pyrénéen qui s'achève. Sur la confortable (et dispendieuse) autoroute A'lienor du retour, l'idée de déjeuner à proximité de Bordeaux me prend.
Un coup de fil au "casque bleu de la gastronomie" (il maintient l'ordre par l'observation d'un moratoire gastronomique strict, pédalant sans relâche à travers le Limousin, pour ne pas céder à la tentation calorique), qui me dégote rapidement une table répondant à un cahier des charges strict : "simple, bon, pas cher, à moins de 5 minutes de mon ruban d'asphalte"...
Il est 13h00 en ce lundi de septembre. Je suis à Bouliac, célèbre localité abritant un charmant petit hôtel familial et sa cantine ouvrière Le Saint-James, établissement Relais & Châteaux, accessoirement table doublement étoilée dirigée par Michel Portos...
Brillante idée, de la part de ce dernier, que de créer à quelques mètres de la maison mère, un bistrot "à l'ancienne" en lieu et place de l'ancien bar du village : "Le Café de L'Espérance".
Si la volonté était de créer un "bistrot atmosphère années 60-70", chapeau au décorateur !!
C'est sans réservation que je pointe mon palais affamé. Accueil neutre, juste poli. Les 2 salles sont quasi pleines, la terrasse est ouverte, la météo un poil fraîche pour en profiter...
La clientèle est très éclectique. On y croise des cols blancs se dégourdissant les jambes en papillonnant entre le buffet des entrées et celui des desserts, quand les cols bleus profitent pleinement de leur pause, en se faisant servir la formule à 15 €.
J'opte aussi pour cette dernière. Les grosses mâchoires voisines m'ont tellement impressionné, que je n'ai osé sortir mon appareil photo de peur de le voir (et moi avec) broyé par ces dernières.
C'est donc en "mode tout petit" (dans mon caleçon réduit instantanément à la taille 12 ans), que j'ai dégusté une "salade de pâtes" un peu grasse, aux accents orientaux bien étudiés.
Puis, une "poule confite - frites - salade" juste, dans l'esprit bistrot. Une viande très bien confite, louchant presque sur un bon canard, de grosses frites maison un poil sèches.
Pour finir un "assortiment de desserts" comprenant un "riz au lait vanillé" bon (alors que je n'aime pas le riz au lait), un "gâteau au chocolat" dans l'esprit ménager, pas mal, un "clafoutis aux mûres" pour finir, qui déchira absolument tout !!
Une carte des vins (majoritairement locale) relativement "déséquilibrée", où se côtoient Falfas, Seguin, Lafargue, Clos Floridène, Clos de Los Siete et Mouton-Cadet... Un verre de riesling 10 de Trimbach moyen, pour arroser le tout (facturé quasiment la moitié du prix de la formule).
Un café serré, accompagné d'un très bon cannelé pour finir.
Service surfant entre "très décalé" pour le lieu, voire distant par moments, contrastant avec la franche nature rassurante et unique d'un "Paul Préboist qui ne joue pas"...
En conclusion, un concept réussi, une cuisine directe, bonne, pas chère, idéale pour une pause routière...Un grand merci au "cycliste casqué" pour ce bon plan...
Café de L'Espérance
10 rue de l'espérance
33270 Bouliac
tél : 05 56 20 52 16
Ouvert 7/7