Les Frangines (à Paris)...
Bonjour à tous,
Un nouveau séjour à Lutèce, l'occasion renouvelée de goûter à un infime échantillon de la cuisine parisienne ou d'ailleurs.
(source la Fourchette)
Une adresse chipée sur le carnet d'adresses éclectique et très urbain d' Aude Baron.
Un mercredi soir (très animé après cette belle journée printanière) rue Losserand, sans réservation.
La terrasse est pleine comme un Zodiac débarquant à Lampedusa, la salle aussi.
On doit frôler les 80% d'humidité dans la salle tendancieusement décorée.
Un serveur déterminé, sourire de rigueur, me place à la vitesse d'un Usain Bolt à l'entraînement, à la table 23 (idéale si vous êtes seul).
J'opte aussi rapidement pour une formule entrée + plat à 20 €. Cette table 23 donne le loisir de lire un petit article (placardé sur le mur) où l'on apprend que les frangines en question se nomment Vanessa & Ornella Hubel.
La première était styliste, la seconde pâtissière de formation. Alors que Vanessa se lassait du "monde merveilleux" du stylisme, Ornella aspirait à être sa propre patronne. "Et si on bossait ensemble ?!".
Elles se sont alliées pour ouvrir leur adresse proposant une cuisine familiale et nostalgique, à prix serrés.
Ornella est au piano, tandis que Vanessa assure le service. On dit que la maman veille derrière le comptoir. Ce soir là, pas de madre à signaler.
A peine ai-je fini de lire la "biographie commune", que Vanessa apparaît avec mon entrée :
Carpaccio de boeuf à l'huile de truffe, pousses de roquette, copeaux de parmezan
Olfactivement très puissante, elle perturbe les sens des 2 tables alentour. Ma voisine s'inquiète même d'une éventuelle fuite de gaz, puis succombe au parfum prégnant de cette entrée.
Le carpaccio s'avère basique, le parmesan très consensuel. Une entrée tout en fraîcheur, rehaussée de cette "huile truffée" désarmante.
Ravioles de Royan gratinées à la crème de parmesan
C'est la "soirée du parmesan".
Un plat basique garantissant le million de calories.
Je retrouve dans ce dernier, le caractère "régressif" revendiqué par les soeurs Hubel.
C'est bien fait, très nourrissant, avec ce parfum de "comme à la maison". Je les soupçonne de mettre un peu de cette "huile truffée" à la sortie du four...
Cheesecake & coulis de fruits rouges
Je me suis laissé tenter par un dessert (6.50 €). Il me paraît "trop carré pour être vrai" (Bon, Ornella n'a pas l'air d'être non plus un manche en pâtisserie vu son parcours) .
La pâte est cassante (comme ayant subi une décongélation). L'ensemble est compact, "honnête comme un bon dessert Picard"...
Service "acrobatique, efficace, au sourire démagogique très bien étudié". Rapport qualité-prix correct, esprit et cuisine de bistrot un peu artificiels, carte des vins pathétique. C'est réellement très bruyant, sans parler de cette moiteur désagréable par très beau temps...
PS : Désolé pour la très très grande médiocrité des clichés, "l'appareil à images de voyage" est en fin de vie. Si vous voulez bien m'aider à acquérir un petit X100, je vous en serais reconnaissant...
Les Frangines
46, rue Raymond Losserand
75014 Paris
01 43 21 11 80
Pernety