Virée lyonnaise...
Deux petits arrêts dans la capitale des Gaules et (re)découverte du Vieux Lyon, ses traboules, ses cours intérieures et sa gastronomie.
C'est l'été, et nombre d'établissements sont eux aussi en congés.
Aussi, je n'ai pu me sustenter au Georges Five (en prestation extérieure selon l'écriteau, et ce par deux fois à 1 semaine d'intervalle).
J'ai aussi tenté ma chance au "Verre et l'Assiette". Là encore, je me suis cogné au rideau de fer...
Aussi, avant de manger, j'ai sacrifié au rituel lyonnais chez le glacier historique : René Nardone.
Duo figue-citron vert. La figue (fraîche) est une tuerie absolue !!!!
Petit tour chez le chocolatier Bouillet. La météo caniculaire nous incite plutôt à déguster ses macarons (5,10 € les 6 pièces).
Les versions salées sont plus convaincantes que les sucrées, l'ensemble ne me fera pas non plus relever la nuit. Petite mention pour le carotte-cumin et le citron-gingembre, quand les versions framboise ou vanille nagent dans le "tout juste correct".
C'est du côté des Halles Bocuse que nous testerons ceux de Sève.
Le gérant de la boutique nous indique que Bouillet est plutôt dans l'esprit macaron "biscuit-craquant" quand Sève élabore les siens dans l'esprit "gâteau-moelleux".
Pour ma part au-delà de la texture, il y a plus de complexité gustative dans les macarons de Sève. Le macaron verveine est top !!! Crémeux, parfumé et fondant. Le gorgonzola-cèpe est une tuerie d'équilibre...
Pour le déjeuner, j'avais envie de retourner dans l'antre historico-touristique de la Brasserie Georges.
Excellente bière maison (version dorée) de rigueur pour démarrer.
Nous sommes jeudi, je prends le plat du jour : Volaille fermière en croûte de sel.
Un vrai plat de brasserie. Volaille et pommes de terre fondantes, cuisson aboutie, rien à redire...
En face, je redécouvre le bonheur d'un plat ancestral que j'évite systématiquement, certainement à tort...
Tête de veau sauce ravigote
Quasiment pas de partie gélatineuse, morceaux là encore d'un fondant, comment dire, confondant. Sauce ravigote pêchue, un plat excellentissime !!
Mille-Feuille aux framboises
Nous sommes toujours jeudi et c'est le dessert du jour. Le petit génocide® (copyright Chrisos) de fin de repas. Un feuilleté modèle, une crème renversante et des fruits à l'acidulé jouissif. Je persiste sur l'excellence de cette populaire et grosse brasserie, au service enjoué et attentionné, dont nous avons bénéficié grâce à l'une des rares serveuses de la maison.
Carte des vins toujours pertinente et étonnante pour une brasserie.
Le soir venu, c'est indécis et hésitants que nous avons passé le seuil du Comptoir des Marronniers, sis dans la rue éponyme et attrape-touriste.
Une déco pseudo-historique réussie, mais sans âme. Nous commandons "le plat lyonnais".
Une "rassurante attente de 20 minutes" que l'on occupera avec une "assiette lyonnaise".
Les gratons sont fidèles à leur réputation, à savoir gras à souhait, la rosette quelconque, la cervelle des canuts est par contre bonne.
Quenelle & coulis sauce homardine
Très jolie réalisation et taille plus que respectable pour ladite quenelle. C'est gustativement réussi et loin des avatars Liebig que certains restos n'hésitent pas à servir. La sauce homardine est puissante (juste un poil trop salée à mon goût). La carte des vins est nulle, le service très distant, en dilettante, limite méprisant par moments.
Les très belles adresses ne manquent pas à Lyon. J'ai maté par curiosité la
carte de Cuisine & Dépendances Acte II, n'ai pas trouvé En mets fais ce qu'il te plaît, louché
sur la belle cour et les menus de La Cour des
Loges. Bref, trop de belles promesses et pas assez de temps, ni
d'argent pour vous en dire plus sur ces derniers...