Florilège de dégustations XXXIII
Bonjour,
Le 10 mars 2013 paraissait le dernier florilège du blog...
Depuis, des tables, des tables, encore des tables, des balades viticoles, des Greniers, un peu de VDV, mais plus de florilège depuis 15 mois (les cérémonies païennes de LPV BzH, ça ne compte pas) !!
Est-ce la grosse flemme d'écrire toujours "nez de carton mouillé, amers soutenus, bouche compacte" symbolique des 33 qui m'a fait reculer ainsi (Jésus, crucifixion tout ça !!)?!
Et pourtant, ce ne sont pas les bouteilles qui ont manqué !!
Je note toujours scrupuleusement mes impressions laissées par toute boisson, à base de raisins, passant à proximité de mes badigoinces.
Mais je vomis plus ne rends plus beaucoup compte par le biais de ces florilèges, foutoirs au style télégraphique à la profondeur d'un bonnet de soutifs de Milla Jovovich !!
Trêve de mea culpa en copeaux, place aux vins en tonneaux (parce qu'en cuve ça rime moins !!).
Une (très courte) sélection piochée, au hasard, dans mon carnet gribouillé :
Nez empli de finesse, relativement discret, épicé, à la joli touche de menthol. Si les 1ères impressions sont moyennement rhodaniennes, la bouche s'ancre lentement sur le terroir concerné (la sentence qui ne veut rien dire, mais ça meuble le compte rendu).
La note de rafle s'évertue à dominer, au milieu d'un bouquet de fraises et autres fruits rouges à l'eau de vie. Une matière très poivrée, compacte, pleine, à la puissance débridée, laissant des notes d'alcool peu flatteuses en finale.
A ce stade, il y a même un côté "clérical-bordelais", finement asséchant, à la rétro de champignons.
Le lendemain, le nez est encore plus fin, peu disert, avec une jolie touche de "fraise écrasée avec une pointe lactée". L'attaque est "acidulée", presque crayeuse, mais à la digestibilité limitée à ce stade. **/(**(*)
Nez boisé, fermentaire, "bourgui-chardonnesque" marqué, au fin sucre palpable, au fruité puissant.
L'attaque est boisée, la bulle vive, la matière dense, mais assez court dans l'ensemble.
Finale marquée par une petite amertume presque intégrée, finement salivante.
Le fond de verre de cette bulle élevée en fût durant un an, qui a passé les 52 mois suivants sur lattes est un petit plaisir à humer.
Un joli pirate, qui flirte avec le chenin par moment. ***
Nez d'une élégance rare, pas du tout sudiste, évoquant le chenin, alors que nous sommes en présence de carignan gris.
La poire mûre, quelques fruits jaunes se bousculent au-dessus du verre. Puis ce sont des notes d'hydrocarbures qui viennent occuper une espace quasi alsacien pour le coup !!
Une attaque très dynamique, à l'acidité haute, très marquée "blanc du nord", un poil courte, au juste gras, au boisé encore marqué.
Une bouteille forcément trop jeune, mais au potentiel de "grande sudiste du sud qui peut faire la nique à quelques seigneurs des blancs du nord". ***/***(*)
Nez de carton mouillé puissant, assez monotone-monocorde olfactivement parlant. La bouche s'avère plus variée, dansante, avec son toucher "caillouteux" (oui, j'ai beaucoup sucé de cailloux dans mon enfance, c'est la famine de 1976 qui m'a poussé à en lécher des quantités non négligeables), relativement simple, lisse, bien équilibré, aux fins amers dans le ton, un poil lâche en finale.
Plutôt pas mal pour le coup **(*)/***
Nez caractéristique de grenache, adossé à des fruits rouges cuits et le pruneau. L'attaque est fraîche, très acidulée, épicée, relativement simple.
La matière "s'ouvre" lentement sur les fruits à noyau, se faisant même "crayeuse" par moments. L'ensemble reste frais, gourmand, sur une jolie cerise en finale. ***
Nez fermentaire, à l’effervescence débridée. C'est successivement entre l'Aspro et le microbullage macro-bullage pas ménagé du tout !!
La grenade (le fruit, pas l'explosif) survole ce bouillon à l'acidulé jaillissant.
Une attaque nerveuse, à la bulle inversement proportionnelle au visuel (elle est fine sous la langue quand le visuel est plus proche d'un détendeur de plongée en action !!), à l'acidité relevée, au sucre "intégré", à l’amertume sur le fil. Une vraie bulle de soif !! **(*)
Fin du XXXIII ème florilège. Prochain "revue de cave" dans moins de 15 mois, j'espère.





