Trois balades drômoises, une ardéchoise...
Le stage de "remise en ventre", en Drôme provençale, m'a permis d'arpenter des itinéraires pédestres pas encore explorés par mes gambettes.
La découverte a démarré par une mise en jambes autour de Grignan.
En partant de la "cité de la Comtesse", le parcours déroule de jolis points de vue sur la Lance. Une campagne alternant la douce austérité du "maquis à la provençale" et l'opulence des résidences secondaires (toujours restaurées avec goût), encore inoccupées à cette époque.
Une balade qui emprunte le "chemin de l'Estang", "le Jas", "la Grande Tuilière", des sobriquets typiquement picards. Certains avertissements ravivent des actualités sombres dans le pays de l'or noir...
Puis le parcours emprunte une partie du "sentier des vignes et des cabanons".
Des panneaux détaillent les cépages cultivés dans le "Comté de Grignan" et plus généralement dans la région. L'un d'eux rappelle que la marsanne est drômoise dans ses origines. La preuve, on en est tellement fiers que même un village et un pays en portent le nom (pour paraphraser Oscar Wilde).
Nous passons devant le domaine de Montine (en plein travaux d'extension) dans un joli hameau puis revenons tranquillement vers le célèbre château.
Mise en jambes douce et agréable, avec une météo idéale.
Autre balade du côté de Montbrizon-sur-Lez. Cette localité, célèbre chez les buveurs patentés, abrite notamment les grenaches magiques (mais aussi un peu de syrah) du domaine le plus emballant du coin : Gramenon.
Un parcours qui nous mènera de la mairie à La Viale. Un promontoire dévoilant un sympathique panorama sur le sud de vallée du Rhône.
Une (belle) erreur d'aiguillage (comme on aimerait en connaître plus souvent) nous mènera au séduisant et paisible village de Le Pegüe. Là encore, une promenade emplie de senteurs... Thym et romarin sauvages se disputent les faveurs de notre odorat, quand le vent, portant le chant des insectes et des oiseaux, berce notre ouïe...
Dernière sortie drômoise à La-Bégude-de-Mazenc, à la conquête du Serre (487 m).
Une jolie grimpette à travers les bois et une descente enchantée, en balcon, à travers les buis. Une très jolie balade conclue par un petit saut dans le magnifique village perché du Poët Laval.
Passons le Rhône, dépassons Bourg-Saint-Andéol, laissons Saint-Remèze, gagnons Ruoms...
Nous sommes en Ardèche. Destination Labeaume, remarquable village de calcaire, une rivière éponyme (orthographiée La Beaume), des gorges moins célèbres que celles de sa grande voisine Ardèche et véritable "trésor de randonnées".
Une promenade qui emprunte un chemin filant sur les parois des gorges, avant de nous livrer des "terrasses de pierres" dans les hameaux de Linsolas et Chapias.
Un balisage aléatoire pour un parcours surprenant, très plaisant, malgré une chaleur printanière très généreuse (pour l'été prévoyez au moins 2 l d'eau par personne).
Efforts que l'on oublie rapidement, en regagnant le
village pour boire un grand sirop artisanal (violette, châtaigne...) sur la salutaire (et charismatique) promenade ombragée, au bord de la rivière.
Une solution alternative (et solide) au Bec Figue, estampillé de la qualitative
enseigne "Bistrot de Pays".
Voilà deux "terres de marche" qui renforcent leurs statuts naturels dans mon esprit (et dans mes cuisses). Objectivement, Labeaume fut la plus spectaculaire, la plus plaisante, mais aussi la plus chaude des balades. Ardèche 1, Drôme 0. La revanche l'an prochain !!