Escapade insulaire
Un article censé occuper l'espace dévolu, à l'origine, aux récits des "balades italo-helvétiques" de l'été dernier. Une bête histoire de "carnet qu'on ne retrouve pas", voilà un week-end de février déjà en ligne...
Belle-Île est certainement le confetti de l'Atlantique que j'ai le plus écumé. Cette visite doit être la sixième à mon actif. Ma dernière escapade là-bas comptait notamment un séjour chez Vauban. J'ai parcouru l'île en long et surtout en large (plus court). Pour cette 6 ème visite, guidée par des conditions météo acceptables au regard de celles proposées par les autres îles de la péninsule Armoricaine, c'est L'Hôtel Atlantique qui a servi de camp de base (pile en face du débarcadère, d'une propreté à rendre priapique un hypocondriaque impuissant).
Pour commencer, un conseil aux radins qui comme moi préfèrent mettre leur pognon "dans n'importe quoi sauf la literie avec vue". Demandez la chambre 33 de l'hôtel qui vous permettra d'avoir une honnête vue sur le port (la preuve ci-dessus), sans le supplément de 20 € pour "la vue sur mer".
Les sacs déposés, nous voilà sur la route (trop fréquentée), direction Sauzon.
La route est parsemée de cyprès légèrement déracinés. La tempête de décembre 2011 a laissé quelques traces. Nous apprendrons quelques heures plus tard que ce ne sont pas moins d'une trentaine d'entre eux qui sont tombés au champ d'honneur.
L'adorable port de Sauzon est désert. Seul le PMU (L'Abri Côtier) et la boulangerie sont ouverts. C'est en repartant du bourg que nous trouverons de quoi nous restaurer.
La petite crêperie nous attend. Nous serons les seuls clients du service. La patronne-cuisinière-serveuse est accueillante, affable. D'abord employée, elle a racheté voilà 10 ans cette sympathique "bonbonnière baba-cool".
Une "Bangor" (salade + chèvre), plus "une gourmande" (au CBS) pour moi. "Une complète" et une "miel-citron" pour la randonneuse. Crêpes et galettes correctes, sans plus. Tarifs du quartier de Montparnasse hors-saison. 35 € avec 2 cafés et une demi-bouteille de cidre.
Crêperie La Mère Michelle
Pen Prad
56360 Belle-Île-en-Mer
02 97 31 62 70
Retour par la côte et les 13 kms (relativement escarpés) reliant Sauzon au Palais. Un parcours déjà effectué auparavant, mais dans l'autre sens !! Une côte toujours enchanteresse, malgré le ciel maussade. Trois petites heures pour rejoindre la capitale insulaire.
Le soir, nous ferons le plein de sucres lents à la pizzeria-gril-snack-café-glacier L'Artimon. La déco lassante de bistrot avec ses fausses vieilles pubs (genre Au Bureau, mais en bien plus cheap). Un serveur branché-branleur, assez doué, condamné à servir des pizzas moyennes mais bien garnies.
L'Artimon
Avenue Carnot
56360 Belle-Île-en-Mer
02 97 31 43 06
Le lendemain, c'est autour de la plage de La Ramonette que nous polissons nos semelles. Une mise en jambes matinale, de 6-7 kms, moins escarpée que la veille.
Midi trente !! Nos estomacs se sentent menacés. Une table (repérée la veille) nous fait de franches oeillades avec son menu d'appel.
Déco relativement chaleureuse (le coin bar est "cosy" aussi), poncée comme un Ikéa fraîchement ouvert. Un menu bistrot agrémenté de plats à la carte un poil élististes (forcément onéreux, comme ce pavé de turbot à 24 €), au regard de la séquence entrée-plat-dessert à 17 € !!
Un (très) mauvais réglage de mon appareil a planté l'ensemble des clichés. Pour autant, mon palais se souvient de :
- La salade de chèvre chaud, miel et noix
- Le rôti de boeuf, sauce marchand de vin
Moelleux aux deux chocolats
Ma coéquipière ayant préféré :
Gratin de fruits de mer aux épices douces
Des plats généreux (en quantité), "gentils", en phase avec la cuisine attendue. L'établissement à été repris courant mai 2011 et totalement rénové. Service souriant mais dissipé. Mention pour le dosage des épices du gratin, ainsi que la petite carte des vins comportant notamment Fosse-Sèche (Saumur), ou encore les "Ceps Centenaires" de Chasseloir (Muscadet)... L'établissement propose aussi des plateaux de fruits de mer.
Le Vivier
4, place de l'hotel de ville
Le palais, 56360
Belle-Ile-en-Mer, France02 97 31 37 37
L'après-midi, c'est avec 2 tours de taille supplémentaires que nous avons loué le ludique et "hipster" deux-roues suivant :
un moyen efficace de revoir quelques lieux emblématiques de l'île :
Les aiguilles de Port-Coton
La Pointe des Poulains... qui démontre que le soleil est très généreux en Bretagne !!
L'Apothicairerie (et son hôtel fermé totalement vandalisé), comme les autres lieux, sont déserts comme un magasin à la veille des soldes.
Nous rendons notre scooter de Barbie en fin d'après-midi, perdons un temps délicieux à lire en attendant l'heure du dîner. Ce dernier ne nous demandera qu'une dizaine de mètres de dénivelé pour nous y rendre. "Le Grand Café" est le nom de restaurant de l'hôtel. Un menu à 18,50 € comprenant notamment un impeccable filet de lieu jaune à la sauce aux algues (transparente) pour ma pomme, une tête de veau dans les règles de l'art en face. Service peu souriant mais appliqué.
Une dernière matinée avant de rejoindre le continent et Quiberon, toujours baignée d'une des plus belles lumières du département, assortie d'une hideuse architecture de HLM de bord de mer...