Renaissance aux Greniers St Jean Acte II
Une tartine (sommaire) "aux rillettes de la mer" à la table de la plus célèbre vidéaste québécoise, Aurélia Filion. Elle me confond avec Stéphane Planche, avec qui je partage un désordre capillaire très étudié.
La reprise est assez difficile avec les blancs de Joan Ramón Escoda. Le Maccabeu 09 à l'étonnant goût de cacahuète ou la version 10 très "space". Les rouges sont plus aimables à mon palais. Le "Roig" Classic 10 (cabernet sauvignon & Carignan) qui, dans un verre noir, passerait facilement pour un blanc. La Carbonica Sunday (grenache) est fraîche, quand la Finca Espartal "Roig" 10, aux accents de garrigue, me plaît pas mal.
Un nouveau détour par la Bourgogne, chez Trapet, avec un Marsannay 09 très bof, un Gevrey 08 un poil sucrailleux mais pas mal, puis un Chambertin 08 totalement indigne (la matière et le prix).
Baptême du feu pour le tout premier domaine beaujolais invité à la manifestation : Michel Guignier.
Ce dernier n'avait pas réussi à me rendre guilleret sur son Nouveau 10. Il a amené l'armada. Un MAV 07 un poil sucrailleux, une Bonne Pioche 09 "Top fruitée", un Fleurie 09 entier, une version 07 construite et dense, un MAV 09 sanguin aux accents de syrah.
Retour chez Barral pour les vins en "mode magenta". Un Faugères 08 encore sur l'élevage, très marqué par les agrumes. Le Jadis 08 "syrahte" sympathiquement mais paraît "fermé".
Valinières 08 (80% mourvèdre et 20% syrah) assoit un potentiel prometteur.
Retour aussi au Clot de L'Oum, avec une Compagnie des Papillons 08 (carignan-grenache) avenant et frais, un St Barth 09 riche et dense, un St Barth 08 Vieilles Vignes (carignan/syrah/grenache à parts égales) là encore frais, droit, juste un poil boisé.
Le Novo 09 (carignan) fait dans la soie et l'aérien, quand le Numéro Uno 07 (90 syrah/ 10 carignan) et le Clot 09 affichent un côté sanguin et complet.
La journée se termine à l'est, chez Zusslin, avec un Bollenberg 08 aromatique, gras & pétrolé, un Pfingstberg 08 riche, qui "berlingote" et traîne un peu de sr, quand le 07 paraît dissocié et plus tendre.
Chez Zind Humbrecht, l'accueil est remarquable et simple, comme le Zind 08. Heimbourg 08 propose une belle trame acide, sur un fil de poire très prégnant. Le Clos Saint Urbain "Rangen de Thann" 08 écrase par sa classe olfactive, sa pureté et sa droiture (et par son tarif à plus de 60 €). Le Clos Windsbuhl 04 affiche un équilibre monumental et les 100g de résiduel sont aériens comme un cirrostratus d'été...
Presque 18h00, fin de cette première journée...
PS : Je remercie désormais Google Chrome, pour sa perf' face à Mozilla, dans la prise en charge des clichés...