Torino salé...
La (trop) brève escale dans la capitale piémontaise, m'a privé de la possibilité d'embrasser "un panel représentatif" de la cuisine nord-italienne (si tant est qu'elle existe !!).
2 nuits sur place, 1 déjeuner et 2 dîners seulement au compteur (et sur la balance aussi !!).
Un premier repas (après une visite au musée du cinéma ci-dessus) qui a pris une tournure tragi-comique (j'ai oublié jusqu'au nom de l'établissement, tellement il m'a gavé).
A peine arrivés, nous sommes jetés au fond d'une salle déserte (quand la terrasse est pleine, l'étage bondé), puis oubliés une bonne vingtaine de minutes avec des menus à décrypter...
Les serveurs passent une bonne dizaine de fois, sans s'arrêter... La patronne, sentant "un certain agacement de ma part", nous amène des bruchettas (bonnes) pour patienter et s'excuser...
La commande est prise une bonne quinzaine de minutes plus tard.
Puis, plus rien.
Quand une assiette de charcuterie débarque entre les mains de la patronne, comme pour s'excuser à nouveau du zapping systématique de la part des 2 connards serveurs qui s'en battent les c... très distraits (que je soupçonne d'avoir transmis la commande avec beaucoup de retard).
Des "ravioles de poissons" bonnes, justes fondantes, un poil salées par le jus, au bout d'une heure et quart.
Un "sympathique petit sicilien" pour faire glisser le tout, 02h00 pour ça !!
Service de daube, cuisine correcte, mais le mal est fait, malgré la gratuité des bruchettas et de l'assiette de charcuterie...
Le déjeuner du lendemain, se présenta fort heureusement sous de meilleurs auspices.
Une adresse soufflée par Luca Roagna himself, lors d'une visite improvisée de notre part, l'avant-veille à Barbaresco (article à venir).
Pour lui, c'est tout simplement "la meilleure trattoria de la ville".
C'est sous une fine pluie (après une visite marathon au museo egizio), que nous nous rendons au 23 Via Monte di Pièta, au Ristorante Consorzio.
Une escalope de veau panée, une panna cotta (d'anthologie, je me répète, je
sais !!), peu esthétiques (d'où l'absence volontaire de clichés) mais cinglantes.
Assurément une cuisine simple, goûteuse, soignée, justement tarifée (2 plats, 2 desserts, une bouteille d'eau pour 38 €).
Je vous invite à consulter la carte des vins, remarquablement pointue...
Ristorante Consorzio
Via Monte di Pièta, 23
Torino
fermé samedi midi et dimanche
+39 011 276 7661
Fin du séjour. Au fil de nos pérégrinations nocturnes, nous atterrissons au Satprem, Via Piave (une rue perpendiculaire à la fameuse Via Garibaldi). L'établissement est un "bioristorante naturale", qui affiche fièrement sa "certification biologique d'une cuisine naturelle" axée sur le poisson, la viande blanche, le végétarien.
Déco un peu improbable, mêlant des influences indiennes et "le reste du monde philosophiquement annexé par les bobos".
Les tables sont plus cohérentes. Un menu très fourni, qui provoque toujours en moi une certaine méfiance.
Antipasto de tofu épatants, où nous devinons facilement ceux à la betterave, moins facilement les autres.
Des "linguines au poisson et à la tomate" honnêtes, sur lesquelles j'ai empilé un "biotiramisu" moyen. Au global, un service sympa, une cuisine "tiède", mais naturelle...
Satprem
Via Piave, 8/10
Torino
011.436.66.80
Fin du séjour, nous remontons toujours le temps. Prochaine étape : le vignoble du Piémont....