Un dîner joliment arrosé...
Lors de la première rencontre LPV BzH, j'ai pu enfin mettre un visage
sur des intervenants locaux que je n'avais pas encore eu le loisir de rencontrer.
Ludo nous avait concocté un repas-débriefing mémorable.
Il y a quelques semaines c'est Nicolas & Solenn qui lancent une invitation. Pas une hésitation, et nous nous retrouvons à 6 autour d'une table pour une formidable parenthèse de convivialité et d'agapes qui se termineront très tôt dans la journée suivante...
Pas de prise de notes, mais des impressions fortes à très fortes sur les quilles croisées ce soir. Elles sont toutes servies à l'aveugle, et la brouette de compétition que je suis dans cet exercice va s'en donner à coeur joie...
Sur des bigorneaux, tapenades, samossas chèvre & algues, Nicolas nous propose le 1er vin de la soirée.
Je le place en Loire, mais une petite résilience me fait pencher vers un chardonnay de Bourgogne (Ahh ce Laurent Tribut !!).
Bien évidemment, je propose Muscadet et c'est Bourgogne.On reste perplexe devant ce chardonnay atypique et bien fait et pour cause, c'est un Aligoté...

Nicolas peine à retenir le bouchon de la seconde bouteille de la soirée. Voilà donc de la bulle.
C'est très oriental pour ma part,un véritable souk déboule dans les narines. "Safrané" dira Ludo. L'attaque est stupéfiante.
J'ai rarement bu une bulle aussi "bien calibrée". Elle a la taille parfaite pour moi. L'ensemble est une caresse, c'est quasi érotique, une impression de dosage qui disparaît rapidement pour laisser place à une pure merveille de blanc de blanc...

Je ne connaissais ce domaine qu'à travers la cuvée de base qui m'avait énormément plu.
Là je touche à une dimension du champagne que je ne soupçonnais même pas. Assurément le 1er coup de coeur de l'année avec cette cuvée... ****
Nous passons à table et entamons le dîner avec "un foie gras et poire".
Le 3ème acteur de la soirée arrive. Là encore en blanc.
C'est fleuri, profond et déroutant côté nez. Une matière élégante, joliment corsée et tout en largeur. Les pronostics vont bon train.
Ludo annonce Rhône. Il est dedans. Il précise Sud, raté...
Donc retour dans le nord et la liste des grands blancs défile.
Nicolas nous donne un repère sur le fait que le vigneron est plus connu pour ses rouges que ses blancs... On finit par ne trouver que l'appellation et découvrir...

C'était un 2004 de mémoire et première rencontre personnelle avec un St Jo blanc. C'est bon. ***
Le foie gras est vraiment divin et si vous passez par Les Remparts goûtez le !! Emilie le façonne vraiment très bien (et pourtant j'en ai mangé quelques kilos et suis plutôt "exigeant" sur ce dernier). Pas d'alcool, très peu salé. C'est une petite merveille...
C'est l'heure du plat, et je place ma quille, sur laquelle je n'ai strictement aucun recul... C'est phénoménal au nez, dense, riche et profond, limite alcooleux.
Ludo lance grenache après avoir pensé pinot. La matière est monstrueuse. Pinot inattendu pour mon palais, tellement c'est démonstratif.
Sa buvabilité me semble limitée (même expérience avec un CDR 2005 du château des Tours).
Nicolas lance alors "ce ne serait pas Confuron ? Je ne l'ai jamais bu, mais j'en ai parlé ce midi, et beaucoup lui reprochent ce côté démonstratif..."Bien joué...

sur des intervenants locaux que je n'avais pas encore eu le loisir de rencontrer.
Ludo nous avait concocté un repas-débriefing mémorable.
Il y a quelques semaines c'est Nicolas & Solenn qui lancent une invitation. Pas une hésitation, et nous nous retrouvons à 6 autour d'une table pour une formidable parenthèse de convivialité et d'agapes qui se termineront très tôt dans la journée suivante...
Pas de prise de notes, mais des impressions fortes à très fortes sur les quilles croisées ce soir. Elles sont toutes servies à l'aveugle, et la brouette de compétition que je suis dans cet exercice va s'en donner à coeur joie...
Sur des bigorneaux, tapenades, samossas chèvre & algues, Nicolas nous propose le 1er vin de la soirée.
Je le place en Loire, mais une petite résilience me fait pencher vers un chardonnay de Bourgogne (Ahh ce Laurent Tribut !!).
Bien évidemment, je propose Muscadet et c'est Bourgogne.On reste perplexe devant ce chardonnay atypique et bien fait et pour cause, c'est un Aligoté...
Bourgogne Aligoté 2007 - Michel Bouzereau & Fils
Bien meilleur que celui d'Aubert de Villaine et objectivement bien fait. ***Nicolas peine à retenir le bouchon de la seconde bouteille de la soirée. Voilà donc de la bulle.
C'est très oriental pour ma part,un véritable souk déboule dans les narines. "Safrané" dira Ludo. L'attaque est stupéfiante.
J'ai rarement bu une bulle aussi "bien calibrée". Elle a la taille parfaite pour moi. L'ensemble est une caresse, c'est quasi érotique, une impression de dosage qui disparaît rapidement pour laisser place à une pure merveille de blanc de blanc...
Larmandier-Bernier Vieille Vigne de Cramant Grand Cru
Je ne connaissais ce domaine qu'à travers la cuvée de base qui m'avait énormément plu.
Là je touche à une dimension du champagne que je ne soupçonnais même pas. Assurément le 1er coup de coeur de l'année avec cette cuvée... ****
Nous passons à table et entamons le dîner avec "un foie gras et poire".
Le 3ème acteur de la soirée arrive. Là encore en blanc.
C'est fleuri, profond et déroutant côté nez. Une matière élégante, joliment corsée et tout en largeur. Les pronostics vont bon train.
Ludo annonce Rhône. Il est dedans. Il précise Sud, raté...
Donc retour dans le nord et la liste des grands blancs défile.
Nicolas nous donne un repère sur le fait que le vigneron est plus connu pour ses rouges que ses blancs... On finit par ne trouver que l'appellation et découvrir...
Saint-Joseph - Les Oliviers - Pierre Gonon
C'était un 2004 de mémoire et première rencontre personnelle avec un St Jo blanc. C'est bon. ***
Le foie gras est vraiment divin et si vous passez par Les Remparts goûtez le !! Emilie le façonne vraiment très bien (et pourtant j'en ai mangé quelques kilos et suis plutôt "exigeant" sur ce dernier). Pas d'alcool, très peu salé. C'est une petite merveille...
C'est l'heure du plat, et je place ma quille, sur laquelle je n'ai strictement aucun recul... C'est phénoménal au nez, dense, riche et profond, limite alcooleux.
Ludo lance grenache après avoir pensé pinot. La matière est monstrueuse. Pinot inattendu pour mon palais, tellement c'est démonstratif.
Sa buvabilité me semble limitée (même expérience avec un CDR 2005 du château des Tours).
Nicolas lance alors "ce ne serait pas Confuron ? Je ne l'ai jamais bu, mais j'en ai parlé ce midi, et beaucoup lui reprochent ce côté démonstratif..."Bien joué...
Côte de Nuits-Villages - Les Vignottes 1999 - Domaine JJ Confuron
Je suis aussi partiellement déçu par ma quille. J'aime beaucoup 99 en Bourgogne, mais là c'est vraiment too much pour
mon palais...
**/**(*)
Ludo place son apport et annonce confiant : "C'est un Monsieur...".
Nico y voit une belle grenache,j'y vois plus généralement un rouge sudiste. Nous concluons pour un Rhône sud, puis sur Châteauneuf...
Je lance alors 98 puis 90, bingo sur 90. Le vin est aérien et d'une élégance absolue. Ca glisse et la trame est taillée au couteau à sushi !! La dernière fois qu'un Châteauneuf m'a fait cet effet, c'était Brunel. Je lance Brunel, signal vert....

Un très beau vin qui confirme le franc penchant que j'ai pour les vins de ce domaine, injustement méconnu mais dont la production me va à ravir côté goût... ***(*/****
il sera un bon compagnon de route du veau marengo...
C'est le moment du fromage et celui de placer mon apport blanc. Le nez n'annonce pas de grandes choses. Ludo et Nico annoncent même une déviance liégeuse !!! La bouche ne semble pas confirmer la chose. Je trouve cela hélas étriqué et fermé à double tour... Ludo l'a bien placé en Anjou :

C'était pas son jour...**
On annonce un blanc.Le nez évoque un élevage ambitieux. Après la Bourgogne, je pars instinctivement sur une nouvelle résilience de dégustation avec un Mas Jullien (dont Nico nous avait déjà gratifié).
Puis j'égrène toutes les régions de France en omettant juste Tulle et le territoire de Belfort, pour revenir sur un chenin (il y en a un poil dans le Mas Jullien mais c'est pas recevable..), et sur la Loire.
Ludo et moi sommes perplexes et confondus par la noblesse du vin évoquant toujours la Bourgogne. C'est fin, élégant et racé... L'étiquette découverte confirme ma perception du domaine...

**/**(*)
Ludo place son apport et annonce confiant : "C'est un Monsieur...".
Nico y voit une belle grenache,j'y vois plus généralement un rouge sudiste. Nous concluons pour un Rhône sud, puis sur Châteauneuf...
Je lance alors 98 puis 90, bingo sur 90. Le vin est aérien et d'une élégance absolue. Ca glisse et la trame est taillée au couteau à sushi !! La dernière fois qu'un Châteauneuf m'a fait cet effet, c'était Brunel. Je lance Brunel, signal vert....
Les Cailloux - Châteauneuf-du -Pape - Cuvée Centenaire 1990
Un très beau vin qui confirme le franc penchant que j'ai pour les vins de ce domaine, injustement méconnu mais dont la production me va à ravir côté goût... ***(*/****
il sera un bon compagnon de route du veau marengo...
C'est le moment du fromage et celui de placer mon apport blanc. Le nez n'annonce pas de grandes choses. Ludo et Nico annoncent même une déviance liégeuse !!! La bouche ne semble pas confirmer la chose. Je trouve cela hélas étriqué et fermé à double tour... Ludo l'a bien placé en Anjou :
Domaine Richard Leroy - Noël de Montbenault - Anjou 2005
Je suis profondément déçu par cette cuvée qui se goûtait tellement bien à l'achat aux Angevins en 2007. Un
domaine que j'affectionne en temps normal.C'était pas son jour...**
On annonce un blanc.Le nez évoque un élevage ambitieux. Après la Bourgogne, je pars instinctivement sur une nouvelle résilience de dégustation avec un Mas Jullien (dont Nico nous avait déjà gratifié).
Puis j'égrène toutes les régions de France en omettant juste Tulle et le territoire de Belfort, pour revenir sur un chenin (il y en a un poil dans le Mas Jullien mais c'est pas recevable..), et sur la Loire.
Ludo et moi sommes perplexes et confondus par la noblesse du vin évoquant toujours la Bourgogne. C'est fin, élégant et racé... L'étiquette découverte confirme ma perception du domaine...
Clos Rougeard - "Chacé" 1998 - Saumur
Stupéfiant chenin d'un domaine que je qualifie depuis toujours comme "le plus bourguignon des ligériens" en rouge
et qui enfonce le clou dans cette veine en blanc aussi... ***(*)
Et pour finir, il est d'une isolente jeunesse qui lui laisse encore une à deux décennies minimum de potentiel...
Un délicieux crumble pomme-ananas pour finir le repas et une dernière bouteille sacrifiée qui m'envoie direct à Olifland..."Ouh là !! Ça trousseaute ça !!" m'écriais je.
C'est "petits fruits rouges, ça pète, c'est goulu-gourmand". Je tente la star du moment... Raté. Je tente l'autre trublion du Jura... Gagné.

Un trousseau de Stéphane Tissot (que j'ai en plus récemment acheté et sur ce millésime) comme je l'aime, franc et droit...***
Et pour finir, il est d'une isolente jeunesse qui lui laisse encore une à deux décennies minimum de potentiel...
Un délicieux crumble pomme-ananas pour finir le repas et une dernière bouteille sacrifiée qui m'envoie direct à Olifland..."Ouh là !! Ça trousseaute ça !!" m'écriais je.
C'est "petits fruits rouges, ça pète, c'est goulu-gourmand". Je tente la star du moment... Raté. Je tente l'autre trublion du Jura... Gagné.
Domaine André & Mireille Tissot - Trousseau 2006
Un trousseau de Stéphane Tissot (que j'ai en plus récemment acheté et sur ce millésime) comme je l'aime, franc et droit...***
03h00 du mat', j'ai des frissons, je claque les bises et démarre l'canasson,
seuls sur la route à moitié gelée, c'est l'insomnie et le palais habillé,
je perds la tête et les quilles défaites sont toutes rangées dans le grand cellier,
c'est plein d'ivresse et de bouteilles vides...
et je conduis pas...
seuls sur la route à moitié gelée, c'est l'insomnie et le palais habillé,
je perds la tête et les quilles défaites sont toutes rangées dans le grand cellier,
c'est plein d'ivresse et de bouteilles vides...
et je conduis pas...
Bref, une très belle soirée et un grand merci à Nico & Solenn ainsi qu'à Ludo & Valérie... Ça va être
dur de vous succéder, mais c'est à notre tour...
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